Mes réponses brèves à vos questions

POUR POSER VOTRE QUESTION C’EST ICI

– Les réponses brèves font moins de 300 mots, au-delà les réponses sont ici

– En rouge et en haut la question dont la réponse paraitra le dimanche suivant –

– En rouge et en bas, les questions dont les réponses paraitront au fur et à mesure –

A l’impossible nul n’est tenu, même dans une relation avec un vieux père que l’on aime.
Pour parvenir à être en paix dans la relation à votre père, il va vous falloir commencer par l’action. Je m’explique :
Votre impression d’avoir « complètement abandonné » votre père est liée à votre sentiment d’impuissance à pouvoir l’aider.
Ne vous laissez pas dévorer par une émotion de culpabilité, par contre laissez votre chagrin vous habiter, c’est lui qui a la réponse à votre question.
La vérité c’est que votre père est en EHPAD et que cela vous effraie parce que vous l’aimez. Tant que vous refusez émotionnellement que votre père soit « dans un mouroir », votre accablement inhibe en vous toute capacité à agir.
Il vous faut donc focaliser votre attention non pas sur le fait que vous n’avez pas les moyens de faire autrement, mais sur la manière dont, compte tenu du fait que votre père est en EHPAD, il va vous être possible d’agir.
Un être qui aurait aimé en faire beaucoup plus pour un autre aura toujours des difficultés à envisager ce qu’il pourra faire a minima.
Ce minima est « ce que vous pouvez faire pour lui », compte tenu da la situation dans laquelle il est, alors je vous invite à le faire, plutôt que de vous laisser entraver par ce que vous pensez que vous auriez dû faire.

Pour découvrir qu’il se passe parfois des choses incroyables dans un EHPAD, lisez le témoignage de Martine : Avec vous, il n’y a pas de problème !

Oui, comprenez qu’une personne blessée vit dans la peur d’elle-même, c’est ainsi qu’elle peut en arriver à anesthésier ses sentiments, à se blinder pour tenter de moins souffrir en ne les montrant pas, c’est à partir de là que peuvent apparaître les émotions de rage et de haine.
Si « votre âme vous paraît défigurée » ne serait-ce pas simplement parce qu’une part de vous-même a conscience de ce qui se joue en vous et le reproche à la part de vous-même qui a peur ?
Ne vous accablez pas, n’en rajoutez pas contre vous-même, vous faites « comme vous pouvez. »
Commencez toujours par la réconciliation (avec vous), pour aller vers l’acceptation. Après (et après seulement), viendra la compréhension (c’est dans cet ordre que les choses fonctionnent.)
Donc « acceptez » d’être - pour le moment - la proie de la rage et de la haine, et en même temps sentez comment vous allez vous y prendre (comment vous allez vous faire aider), pour prendre en compte vos « problèmes anciens » qui ne sont récurrents que parce qu’ils n’ont jamais été mis au jour.
La pratique du déni ne fait qu’amplifier l’étouffement de la part de vous qui aspire à la paix et qui vit l’insupportable.
Laissez tomber vos jugements sur vous-même et prenez le risque d’écouter ce que murmure votre âme. Comme chaque être humain, vous portez en vous-même ce que l’écrivain Yvan Amar nomme un « chant de création », exprimez-le, osez vous laisser inspirer par lui.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire : Pourquoi un travail thérapeutique ?

Vous avez raison, il faut agir, et pour ce faire, je vous propose - en vrac -  quelques pistes pour continuer d'être sa mère :

  • Accueillez votre tristesse révélatrice de votre cœur de mère, soyez-y vulnérable ; et en même temps sentez qu’aimer votre fils c’est ne pas faire peser cette tristesse sur lui.
  • Considérez que s’il rappelle toujours, c’est la preuve qu’un lien réel est tissé entre lui et vous, même si vous ne sentez pas ce lien à la mesure de votre besoin à vous, sa mère.
  • N’attendez plus indéfiniment de ses nouvelles en pensant qu’il devrait vous appeler donc prenez l’initiative de le faire et en même temps respectez sa possible indisponibilité.
  • Laissez-vous plus inspirer par votre amour pour lui que par votre inquiétude, ne courez pas le risque d’être trop pesante, soyez légère, enjouée, racontez-lui des anecdotes plaisantes.
  • En même temps respectez-le, respectez son besoin de mise à distance, de se protéger et de vivre dangereusement, ne lui adressez pas de reproches, ni de sous-entendus, vous l’aimez donc permettez-lui d’être qui il est.
  • Considérez qu’il fait ce qu’il peut comme il le peut, mais soyez-là pour lui et arrangez-vous, non pas pour le lui dire, mais pour qu’il le sente.
  • Soyez opiniâtre et persévérez, c’est au moment où vous n’attendrez plus rien de lui que - peut-être - il s’ouvrira : il ne peut pas y avoir de certitude avec « un autre » même si c’est votre fils, et en même temps, quoi qu’il arrive, vous aurez fait ce que vous aurez pu.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire : Pour ne plus avoir peur de la bonté ni de l’impuissance

La première chose c’est de comprendre que vous avez besoin de vous rapprocher de vous-même : vous n’êtes pas ce que l’on vous a dit que vous étiez.
Pour le moment vous êtes la proie d’un phénomène d’identification à ce que l’on vous a fait croire et subir. Et c’est « normal » un être humain qui a été constamment humilié et rabaissé aura une énorme difficulté à croire en sa valeur. Votre mutisme est vraisemblablement la conséquence de votre peur de « prendre votre place. »
Comprendre cela est immense parce que ça vous permettra de mettre en doute vos propres croyances maltraitantes sur vous-même. Mettre en doute l’idée selon laquelle vous n’auriez pas de valeur.
À partir de cela - pour prendre votre envol - il vous faudra découvrir pas à pas qui vous êtes vraiment c'est-à-dire prendre confiance en vous en vous appuyant sur ce que vous êtes. Cela peut se faire à travers un accompagnement thérapeutique à la connaissance de soi-même.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire : Comment parvenir à guérir de son enfance ? Puis : Pourquoi un travail thérapeutique ?

Vous ne vous sentez pas respecté parce que vous ne l’êtes pas.
La rupture sera en effet d’autant plus inévitable que vous continuerez de vous mettre dans une situation de dépendance avec des personnes qui ne respectent pas vos demandes et cherchent à avoir un effet sur votre mauvaise conscience.
Si les accusations de votre sœur vous mettent à mal et que vous vous sentez coincé, c’est simplement parce que vous n’avez pas encore pensé à devoir faire un choix.
En ne demandant plus à vos parents de garder votre fille une fois par semaine, en prenant une certaine distance avec eux, vous ne leur fournirez plus l’occasion de vous critiquer d’une manière qui vous est insupportable (peut-être même qu’ainsi, votre père ne ressentira-t-il plus le besoin de vous culpabiliser puisque vous aurez moins l’opportunité de le contredire.)
C’est ainsi que vous pourrez garder un équilibre relatif avec eux, équilibre qui vous permettra de ne plus ressentir le besoin de rompre, auquel cas vous ferez l’économie de votre mauvaise conscience.
A contrario penser que vous avez nécessairement besoin de recourir aux services de parents par lesquels vous ne vous sentez pas respectés dans vos demandes, ne peut que mettre à mal votre relation à vous-même comme votre relation à vos parents.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire : À propos des parents aux comportements toxiques

Vous sentez quelque chose parce que par-delà vos inhibitions à être, vous êtes « vivante. »
Baudelaire écrivait : « Le génie de chacun, c'est sa sensibilité. »
Vous avez vraisemblablement enfoui votre génie au fond de vous-même, peut-être même - comme tant de personnes - avez-vous appris à en avoir honte ?
Pourquoi ? Sans doute pour rester conforme au regard des autres en ne faisant surtout pas de vagues avec votre originalité, votre particularité. Pourquoi êtes-vous mal à l’aise avec votre spécificité ?
Si, aujourd’hui, votre sensibilité ne se laisse pas approcher, apprivoiser, c’est parce que vous vous êtes endurcie, vous vous êtes censurée, sans en avoir conscience.
Il va donc vous falloir apprendre à devenir vulnérable (c’est un apprentissage), en vous laissant sentir les choses et en faisant peu à peu confiance à ce que vous sentez, c’est ainsi que vous pourrez un jour découvrir et exprimer votre sensibilité, c’est ce travail qui vous permettra d’être la femme que vous êtes.
Plus vous vous laisserez toucher par le monde et les autres, plus vous deviendrez capable d’exprimer vos sentiments. Donc arrêtez de vous contrôler et de vous censurer et pour ce faire, laissez vos émotions sortir.
Swami Prajnanpad était très explicite sur ce sujet : « Tant que les émotions refoulées ne sont pas exprimées, il n’est pas possible de fonctionner normalement. »

Si rien ne sort de vous, vous pouvez être certaine que c’est parce que la censure est trop forte, alors apprenez à ne plus avoir peur de vous en vous faisant aider.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire : Sensibilité, vous pouvez aussi faire cet exercice afin de vous mieux connaître : 25 questions pour mieux se connaître

Il n’est jamais trop tard pour vivre en soi-même une prise de conscience lumineuse.
Oui, vous avez énormément souffert de la manière dont votre père méprisait votre mère. En conséquence vous avez - pendant une grande partie de votre vie – cru qu’il vous fallait être un « bon garçon ». Vous avez cru devoir compenser la relation cruelle qu’entretenaient vos parents.
Aujourd’hui vous découvrez à la fois que vous êtes un adulte et un homme libre, vous n’avez donc plus besoin de plaire à votre mère.
Pour avancer, vous avez besoin d’un but, il vous faut donc réfléchir à ce potentiel de liberté qui est en vous et à ce que vous voulez en faire.
Ne plus être un bon garçon passe par découvrir les stratégies mises en œuvre pour l’être (notamment celle de vouloir racheter les erreurs des autres parce qu’elles vous sont insupportables), afin de parvenir à les déjouer, en vous faisant accompagner si vous ne vous en sentez pas capable seul.

Pour aller plus loin, faites le test : Etes vous adulte ou fusionnel dans la relation à vos parents ? et lisez : L’identification à son enfant intérieur
Lisez également mon article : Pourquoi le mépris ? qui vous aidera à sentir les causes du besoin de mépriser de votre famille.

Oui, vous vous sentez d’autant plus en décalage qu’au même moment vous aspirez très fort à parvenir à l’équilibre que vous voyez à l’œuvre dans la famille de votre conjoint et qui vous fait envie.
La première chose à comprendre c’est que s’il vous est difficile de trouver l’harmonie, c’est parce que vous êtes vous-même - pour le moment - inconsciemment conditionnée par les maltraitances que vous avez subies,
Pour sortir de votre conditionnement, il ne vous suffira pas de savoir intellectuellement que vous avez été maltraitée, il vous faudra aussi - à l’occasion d’un travail thérapeutique - rencontrer l’enfant maltraité et humilié que vous avez été pour qu’il vous raconte les souffrances de son histoire refoulée, les injustices et les violences qu’il a subies.
C’est au moment où vous saurez précisément de quoi vous avez souffert et pourquoi, que vous parviendrez à trouver l’équilibre que vous cherchez. Cela revient à développer de l’empathie et de l’amour pour l’enfant que vous étiez, c’est ainsi que vous parviendrez à vous donner à vous-même l’amour et la bienveillance que vous n’avez jamais reçus.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire : Parent efficace ou parent conscient ?

Avez-vous songé à commencer par tenter de changer votre regard sur vos fils ? Cela reviendrait de votre part à accepter qu’ils aient des caractères opposés, accepter qu’ils ne s’entendent pas puisqu’ils ne s’entendent pas, cela vous permettrait donc de leur faire sentir que vous êtes d’accord pour qu’ils soient comme ils sont.
La plupart d’entre nous n’osons généralement pas regarder le soleil en face, mais à le faire on peut parfois renverser les situations de manière étonnante.
En leur permettant de sentir que vous respectez strictement leurs différences, vous allez sans doute pouvoir commencer à dialoguer avec honnêteté et franchise avec eux, c’est du moins mon hypothèse qui pourrait être votre premier but. Ils ne pourront accéder à leur propre franchise, à l’évidence de leur propre vécu, que s’ils se sentent écoutés par vous (et pour ce faire il ne faut pas qu’ils se sentent jugés par vous.)
Comprenez qu’ils ne sont pas de « mauvaise volonté », y a une cause au fait qu’ils se déchirent. Cette cause est nécessairement une souffrance qui - tant qu’elle n’est pas mise au jour - continue d’agir de manière souterraine et destructrice.
Consulter un thérapeute - pourquoi pas - mais comment parvenir à ce qu’ils y consentent ? Pour ce faire, il leur faudrait commencer par sentir qu’ils y trouveraient chacun leur propre intérêt.
En fait, pour comprendre ce qu’ils vivent, il faudrait investiguer à propos de leur relation. Il est possible (par exemple) que l’aîné n’ait jamais accepté la manière dont il s’est senti définitivement détrôné par la naissance de son frère ? Et que le cadet se sente constamment agressé par lui...
Si cette piste vous inspire, sans doute pouvez-vous commencer par l’investiguer personnellement avec un professionnel ?

Pour aller plus loin, vous pouvez lire : Comment gérer l’agressivité et la violence dans la relation d’aide ?

En effet, beaucoup de parents nient (ou minimisent) volontiers les expériences négatives vécues par leurs enfants quand elles ne leur sont pas favorables. Craignant de se remettre en cause, ils ne veulent pas courir le risque de se retrouver en déséquilibre, même si c’est au détriment de leur enfant.
Pourquoi devriez-vous nier les expériences maltraitantes que vous avez vécues dans votre passé ? Serait-ce parce qu’il est important pour vous de donner raison à votre mère contre votre propre vécu et ressenti ?
Vous seriez donc prête à tout, prête à vous renier vous-même pour obtenir l’approbation de votre mère ? Cela en dirait vraisemblablement très long sur votre degré de dépendance et d’aliénation vis-à-vis d’elle.
Quoi qu’il en soit, savoir quoi penser c’est oser s’appuyer sur soi-même et ses intuitions. Pour ce faire vous avez un allié qui ne peut pas se tromper : votre corps, gardien de votre mémoire, et qui vous permet de sentir et connaître ce que votre psychisme peut avoir tendance à vous cacher.
Des maltraitances « ont été vécues » dites-vous. Par qui ? Votre dignité propre c’est d’oser reconnaître ce que vous avez vécu, c’est le seul moyen pour que ce vécu maltraitant ne vous hante pas toute votre vie.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire : Pourquoi un travail thérapeutique ?

Oui, vous vous sentez d’autant plus fragile que vous êtes ambivalente. C’est parce que vous êtes divisée que vous avez une vraie difficulté à mettre une limite à ceux qui vous harcèlent.
Rester fidèle à soi-même et à ce que l’on ressent ici maintenant c’est progresser, plutôt que de se raconter qu’on ne devrait pas en vouloir aux autres et de leur en vouloir en culpabilisant.
Vous avez raison, vous dire que vous pardonnez ne vous sert à rien d’autre que de rester dans la confusion. Pour faire confiance à ce que vous ressentez, avancez pas à pas, ce qui vous aidera à faire un choix, et souvenez-vous qu’au besoin, vous réajusterez les choses plus tard.
Si vous voulez une chose et son contraire, vous ne pouvez que vous perdre !

Pour aller plus loin, vous pouvez lire : Ressentiment ou responsabilité

Parfois dans la vie les choses nous semblent d’autant plus injustes que nous nous sentons certains de notre « bon droit » : vous aimez votre fils de 13 ans, vous le soutenez d’autant plus que vous le sentez faire des efforts pour réussir, et voilà que le « monde extérieur » (ici le Principal), semble vous en empêcher.
Il est de l’intérêt de votre fils que vous ne soyez pas en trop mauvaise relation avec son Principal n’est-ce pas ? Alors faites le dos rond en sachant pourquoi vous le faites, on vous traite de menteuse, et alors ? Appuyez-vous sur vous-même, vous savez que vous faites ce que vous avez à faire en croyant en votre enfant.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire : Comment sortir de sa toxicité de parent ?

Si vous ne parvenez pas à obtenir de la vie ce à quoi vous aspirez, il est fort probable que vous soyez sous l’emprise d’un « schéma » inconscient qui vous contraint à renoncer à ce dont vous vous sentez avoir besoin.
C’est ainsi que votre schéma d’abandon peut vous obliger (malgré vos efforts constants), à faire peur à vos amis en vous accrochant trop à eux, pour finalement les perdre et vous retrouver seule. Cela s’étudie de très près à l’occasion d’un travail thérapeutique de connaissance de soi.
S’aimer c’est commencer par se donner à soi-même le droit d’être ce que l’on est sur le moment. En croyant que vous ne pouvez pas y arriver seule et que vous avez nécessairement besoin d’amis pour vivre, vous tournez en rond en même temps que vous vous condamnez à la dépendance et à l’insatisfaction.
C’est au moment où vous parviendrez à vous appuyer sur vous-même en vous faisant confiance que vous parviendrez (à votre plus grand étonnement), à avoir des relations amicales stables.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire : Voir ses schémas à l’œuvre pour y renoncer.

À l’origine de votre culpabilité se trouve nécessairement une pensée sur vous-même. La voir à l’œuvre, c’est déjà pouvoir la remettre en cause en comprenant que vous n’êtes pas obligé d’adhérer à des pensées occasionnées par votre adhésion aux jugements des autres sur vous-même.
Si le coupable souffre, c’est bien parce qu’il pense qu’il a commis une faute, pour laquelle il vit (étymologiquement) dans la peur d’être coupé.
C’est donc au moment où vous oubliez de remettre en cause vos simples opinions sur vous-même que vous courrez le risque de culpabiliser donc de souffrir.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire : Culpabilité et souffrance

Je crois que toutes les thérapies analytiques (donc qui passent par la parole) passent nécessairement par la mise au jour, la compréhension et la digestion de ce qui s’est passé dans la relation entre le sujet et ses parents.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire : Comment parvenir à guérir de son enfance ? et aussi : Parent efficace ou parent conscient ?

Vous êtes sur le bon chemin puisque vous êtes sur le chemin de la vérité de vous-même. Votre prise de conscience est décisive, vous savez maintenant que ce qui vous empêche d’agir pour vous-même, c’est votre peur de mourir... qu’il va vous falloir rencontrer, investiguer.
Quand vous aurez découvert - à l’occasion d’un travail thérapeutique de connaissance de vous-même - que votre peur de mourir n’est que le prétexte (paradoxal parce que nous allons tous mourir), dont vous vous servez pour ne pas oser vivre, vous en serez délivrée.
Cela impliquera d’accueillir la part qui - en vous - ressent le besoin de cette peur, de la comprendre en lui permettant de partager son histoire refoulée (comment et de quoi elle a beaucoup souffert.)

Pour aller plus loin, vous pouvez lire : J’ai peur de la mort, elle a pris quelque chose de moi

Ce n’est pas tant votre aspiration à la quiétude qui est problématique (elle est légitime), que la manière dont vous vous y prenez pour y parvenir.
A vous lire, j’ai le sentiment que votre émotion de tristesse est la conséquence de la manière dont vous refusez de vous sentir victime en vous jugeant de l’avoir été.
C’est certainement le plus difficile pour une personne qui a été la « victime » d’une autre, d’en convenir en le reconnaissant, et pourtant ce qui s’est passé s’est passé.
Il va vous falloir parvenir à envisager que par définition une victime n’a rien fait de mal.
C’est donc en prenant appui lucidement sur ce qui s’est passé (en le reconnaissant plutôt que de courir le risque de vous infliger une double peine en en ayant honte), que vous parviendrez petit à petit à traverser complètement votre sensation d’avoir été une victime, sans plus ressentir le besoin de vous juger.
C’est après avoir traversé cette sensation que vous parviendrez à trouver l’équilibre et la quiétude. A contrario, tant que le fait d’avoir été victime vous fait réagir en vous rendant triste, vous entretenez inconsciemment votre blessure qui ne pourra donc pas cicatriser.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire : Ressentiment ou responsabilité.

Je vous invite à voir les choses avec simplicité : si vous vous sentez agressive face aux autres et même avec des désirs de violence, c’est qu’il y a de la violence refoulée à l’intérieur de vous qui s’infiltre à l’occasion de vos différents avec les autres.
Un travail thérapeutique de connaissance de vous-même vous permettrait d’investiguer pour découvrir que derrière votre agressivité se cache une souffrance qui cherche à se dire depuis longtemps.
Pour retrouver votre équilibre perdu dans vos relations, il vous faut mettre au jour cette souffrance refoulée au fond de vous-même (chercher qui a souffert et de quoi ?), sinon vous courez le risque d’exprimer inopinément votre violence, avec toutes les conséquences notamment pénales auxquelles vous vous exposez.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire : Comment gérer l’agressivité et la violence dans la relation d’aide ?

Je crois que votre question parle moins de vos enfants que de votre fatigue extrême. C’est votre fatigue qui vous fait interpréter vos enfants comme une contrainte. Si vous prenez soin de votre fatigue, vous découvrirez nécessairement des changements dans la perception que vous aurez de vos enfants.
Pour ce faire, observez la manière dont vous vous laissez influencer négativement par vos contraintes et pourquoi ? Cela parle aussi sans doute de l’image de « bonne mère » à laquelle vous cherchez à être conforme coûte que coûte.
Victime de votre idéal de mère, vous vous fatiguez trop. Paradoxalement, c’est en permettant à votre idéal de mère de se relâcher que vous parviendrez à être une mère à la fois acceptable et détendue.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire: Pourquoi faut-il reconnaître sa toxicité à l’œuvre dans sa relation à l’enfant ? et Être un parent acceptable.

L’ambiance incestuelle créé un climat propice à la confusion et à l’absence de limites qui sera d’autant plus pervers que son auteur le niera systématiquement.
Ce climat s’exprime avec des gestes, des regards, des mots sous entendus, de l’humour déplacé, des comportements (violents ou doux), qui se présentent souvent sous le jour de la liberté, pire encore de la normalité.
Pour mettre en évidence un tel climat il faut donc à la fois avoir des repères solides et des certitudes. Il faut aussi du courage puisque souligner de tels comportements, les dénoncer, c’est courir le risque d’être démenti(e), ridiculisé(e), stigmatisé(e) ou même banni(e).
C’est aussi courir le risque que ce qui est considéré comme ridicule se transforme en culpabilité pour la personne qui le subit.
Le climat incestuel est nécessairement poisseux puisqu’il se nourrit de ce qui est inapproprié, douteux et immoral. Il se nourrit aussi du doute, de la sincérité et de l’honnêteté de la personne qui le subit et cela pour la perdre.
Vous comprendrez que pour commencer à en sortir, la personne qui vit une telle épreuve, aura besoin d’un allié, un témoin (ami, thérapeute) sur lequel s’appuyer et qui validera ses doutes en la croyant.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire : Pédophilie, pédocriminalité et perversion

Et regarder cette vidéo :

On sait que le Syndrome d’Aliénation Parentale (SAP) est aujourd’hui une notion très largement controversée. Pour vous répondre de façon fiable, il faudrait donc investiguer.
Aussi douloureux et injuste que cela soit pour vous dans l’immédiat, tentez de prendre conscience que votre relation à votre enfant ne s’arrêtera pas à aujourd’hui, les drames, comme les choses agréables sont impermanents.
Ce qui se passe aujourd’hui n’est que la conséquence de ce qui s’est préparé hier, et ce qui se passera demain sera la conséquence de ce que vous aurez préparé aujourd’hui. Cela signifie que votre manière d’intervenir dans votre relation à votre fils aujourd’hui conditionnera la relation que vous aurez avec lui demain.
Cela parle en particulier de votre relation à vous-même et à la manière dont vous allez accepter la douloureuse réalité d’aujourd’hui qui est, ne l’oubliez pas, momentanée. Cela parle aussi de votre confiance en la vie, de votre confiance en ce que vous avez semé dans le passé, de votre confiance dans la manière habile dont vous allez prendre les choses et les gérer aujourd’hui afin de pouvoir retrouver - demain - un lien vivant avec votre enfant.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire : Je n’arrive plus à communiquer avec mon fils de 11 ans et Ma fille de 14 ans en est à sa 3ème tentative de suicide.

La promesse de la spiritualité c’est qu’elle affirme que tous les hommes vivent dans le sommeil et qu’ils peuvent s’éveiller à leur vraie nature. Cela signifie que nous sommes non pas mauvais mais coupés et séparés de nous-mêmes, qu’il y a en nous tous quelque chose de permanent qui n’est jamais né et qui ne mourra jamais, et que nous pouvons chercher et trouver.
Rencontrer sa vraie nature, c’est donc se retrouver dans cet espace non affecté qui se trouve au-delà de l’identification à ses réactions et à ses peurs.
Cette recherche commence généralement sur la base de la prise de conscience que nous ne sommes ni libres, ni conscients de nous-mêmes, mais que nous pouvons le devenir, que nous pouvons nous évader de notre prison à condition de commencer par nous mettre à l’étudier.
L’allégorie de la caverne de Platon parle de cela, ainsi que la fameuse formule de Socrate « Connais-toi toi-même » dont on ne cite généralement pas la fin : « …et tu connaitras le secret de l’univers et des dieux. »

Pour comprendre mieux cela, je vous invite à visionner cette courte vidéo : Sommes-nous prisonniers de nos perceptions ?

Pour aller plus loin, vous pouvez lire le très concret, précis, pratique et passionnant livre d’entretiens entre Emmanuel Desjardins et son père Arnaud, Spiritualité de quoi s’agit-il ? qui vient d’être réédité en Pocket.

Montaigne (Les Essais, I, 39, 241), homme plutôt extraverti, écrivait :

« Il faut se réserver une arrière boutique toute nôtre, toute libre, dans laquelle nous établissons notre vraie liberté et notre principale retraite dans la solitude. 

Sans cette arrière boutique, comment vivre ? La solitude n’est que l’état dans lequel l’être humain puise ses ressources en lui-même pour trouver son équilibre.
Mais plus que la solitude, vous semblez redouter les pensées que vous présumez que vous aurez sur vous-même à l’occasion de votre solitude.
Pour vivre votre vie présente sans angoisses, il vous faudrait investiguer pour découvrir les causes (traumatiques ?) de votre parti pris. Par qui donc vous êtes-vous sentie abandonnée ? Par quelle funeste magie assimilez-vous la solitude à la tristesse et à la mort ?
Il vous faut élaborer les angoisses qui sont les vôtres et qui vous conditionnent paradoxalement à penser devoir vous précipiter vers la mort pour vaincre votre peur de la solitude et de la mort.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire : Solitude.

Il n’y a pas d’autre possibilité - pour guérir - que celle de rencontrer ce que l’on a vécu pour le traverser.
Je présume, à vous lire, que votre chemin de réhabilitation de vous-même doit passer par l’accueil de votre « certitude physique », autrement dit entrez en dialogue avec votre corps, de manière à découvrir avec certitude qu’il ne peut pas mentir.
C’est à ce prix que vous pourrez guérir de votre traumatisme en en faisant l’équivalent d’une cicatrice propre.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire : Oser la colère, oser être vrai avec soi-même et aussi Esquiver ou digérer ?

Votre remarque revient à poser la question : Comment parvenir à entrer en relation réelle avec son enfant en souffrance ? Comment l’écouter pour lui permettre de se dire, de dire ses inhibitions, ses refoulements, ses peurs, ses hantises qui l’empêchent de vivre sa vie en étant à la hauteur de ses capacités et de ses talents ? Comment votre enfant pourrait-il ne pas souffrir s’il doute de sa légitimité à vivre ?
Aimer son enfant est une chose, parvenir à faire en sorte que son enfant se sente aimé alors qu’il est arrivé sur terre « abandonné » en est une autre, et d’autant plus délicate pour vous qu’elle ne dépend pas que de vous.
Dans sa dérive, votre enfant cherche à se fuir, à se déprécier, à ne surtout pas se rencontrer. Qui donc parviendra à être pour lui un pilier sur lequel il pourra s’appuyer, et qui lui permettra de découvrir que nous n’avons pas besoin d’avoir été accueillis par nos parents biologiques pour nous sentir accueillis par la vie elle-même ?
Courage, si vous vous sentez démuni pour ce faire, prenez vous-même appui sur un professionnel.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire : Aimer inconditionnellement son enfant et aussi Ma fille de 14 ans en est à sa 3ème tentative de suicide… le sous-titre en est : ou comment rencontrer la souffrance de son adolescent ?

Oui, rien n’y fait, mais regardez la manière dont vous vous divisez vous-même en voulant « parler avec amour » à votre auxiliaire de vie au moment où elle vous énerve. C’est tout simplement impossible !

Commencez par essayer de comprendre ce qui vous fait bondir chez elle et pourquoi. Cela parle vraisemblablement de quelque chose dont vous n’avez pas pris soin chez vous.

Ensuite regardez les choses en face : vous n’avez qu’une seule auxiliaire de vie, par contre elle a de nombreux clients. Sentir à quel point la relation est inégale (ce que vous êtes pour elle est sans commune mesure avec ce qu’elle est pour vous) vous aidera à vous adapter.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire : Comment enlever toute trace de méchanceté dans mon cœur ?

Ce que vous exprimez là est parfaitement cohérent, nous vivons dans un monde dans lequel le plaisir est inhérent à la souffrance et vice versa.

Swami Prajnanpad disait :

« Généralement les gens veulent éviter la souffrance et sont désireux de garder le plaisir ; donc ils obtiennent la souffrance ou le déplaisir. Pourquoi obtiennent-ils le déplaisir ? Le déplaisir n’est rien d’autre qu’une réaction ou le résultat du plaisir. Vous ne pouvez l’éviter, éliminer le déplaisir, parce qu’il n’a pas d’entité indépendante. Dès que vous dites : « Je veux faire quelque chose et y prendre du plaisir », alors vous devez être certain que la souffrance viendra après. »

Votre peur parle de votre absence de confiance en la vie qui ne nous est pas contraire, continuez de vous épanouir, et en même temps, voyez que la souffrance fait intrinsèquement partie de la vie, il n’y a pas de recto sans verso, de lumière sans ombre, de plaisir sans souffrance, pas non plus (vous le savez en tant que bénévole) de naissance sans mort.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire : La vie n’est pas injuste mais elle est cruelle

En êtes-vous certaine ? Le désordre de votre maison qui vous rend folle ne serait-il pas le symptôme d’un malaise plus profond et dû à la non acceptation de ce que vivent vos enfants ?

Il vous faut regarder ce qui se passe en vous de très près.

En même temps souvenez-vous :

« Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même. Ils viennent à travers vous mais non de vous. Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas. »

Khalil Gibran, Le Prophète.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire : Stress, intelligence émotionnelle et cohérence cardiaque et aussi Comment s’apaiser face à une menace potentielle ?

La première chose à faire c’est de comprendre que si vous souhaitez changer vos parents c’est parce que vous les considérez encore comme responsables de votre souffrance.

En les considérant comme responsables de votre souffrance – paradoxalement – vous leur donnez beaucoup de pouvoir.

Parallèlement il est vrai que de vouloir que son enfant soit conforme à ce que l’on veut qu’il soit est absurde et déraisonnable puisque nous sommes tous uniques et différents.

C’est en vous donnant le droit d’être qui vous vous sentez être que vous n’éprouverez plus le besoin de changer vos parents, donc que vous en deviendrez libre.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire : Repérer les principes pernicieux de la pédagogie noire pour y remédier et aussi : Comment gérer celui qui dit du mal de nous ?

Tant que l’enseignant, accablé par ses émotions personnelles, pense que son élève devrait être mature quand il est immature, il ne peut pas lui apprendre.

L’éthique de l’enseignant est de tout mettre en œuvre pour que l’élève se sente accueilli tel qu’il est, c’est à cette condition que – se sentant accepté – l’élève pourra ressentir le désir de s’élever jusqu’à lui donc d’apprendre.

C’est donc au pédagogue à s’adapter pour aller chercher l’élève au niveau où il est, et non l’inverse. Cela lui demandera donc une qualité de cœur : la patience.

Krishnamurti disait :

« L’éducation consiste à comprendre l’enfant tel qu’il est, sans lui imposer l’image de ce que nous pensons qu’il devrait être. »

Pour aller plus loin, vous pouvez lire : Éduquer ou dresser et aussi Oser être un prof de français heureux

Vous êtes vraisemblablement la proie d’un « schéma ». Pour arrêter ces échecs que vous ne voulez pas mais dont vous vous sentez être la « victime », je vous invite à investiguer du côté du premier homme que vous avez rencontré dans votre vie : votre père.

Il va ainsi vous falloir découvrir et mettre au jour, dans un travail thérapeutique de connaissance de vous-même, comment la relation que vous avez entretenue avec votre père conditionne jusqu’à ce jour votre relation d’échec avec les hommes.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire : Je me sens transparente en public, déconnectée, invisible, pourquoi ? et aussi Voir ses schémas à l’œuvre pour y renoncer.

POUR POSER VOTRE QUESTION C’EST ICI

CLIQUEZ ICI POUR VOUS ABONNER AUX COMMENTAIRES DE CET ARTICLE
Abonnement pour
guest

0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires