à propos des parents aux comportements toxiques

Faut-il rester soumis à ceux qui ne nous respectent pas ?

Quel avantage y a-t-il à être attentif à la toxicité de ses parents ?

« Plus le niveau spirituel de l’éducateur est pauvre, plus sa morale est incolore, plus grand sera le nombre des injonctions et interdictions qu’il imposera aux enfants, non pas par souci de leur bien, mais pour sa propre tranquillité et son propre confort. »

Janus Korczak(1)

« C’est notre propre exemple qui apprend à l’enfant à mépriser tout ce qui est faible. »

Janus Korczak

Récemment je conversais avec une personne qui me disait que l’appellation « parents toxiques » qu’elle rencontrait ici et là sur internet lui semblait exagérée, que bien sûr ses parents n’étaient pas parfaits et qu’elle avait été malmenée par eux (comme nous tous, disait-elle), mais que cela ne l’empêchait pas de vivre « normalement. » Elle ajoutait que l’égoïsme faisait des ravages aujourd’hui et que puisque tous les parents avaient eu, eux aussi, leurs problèmes avec leurs propres parents, il était normal de les respecter et de les aimer en leur montrant présence et affection.

Elle estimait aussi que c’était le plus souvent « de bonne foi » qu’un parent obligeait son enfant à agir, qu’il le punissait « pour son bien », et que le simple fait que nos parents nous aient donné la vie et qu’ils aient eu leurs lots de peines et de soucis, justifiait à lui seul notre devoir de reconnaissance et de respect à leur égard.

Alors, devons-nous obligatoirement aimer et respecter nos parents ?

Est-ce que le fait de faire « ce que l’on peut, comme on le peut » mérite le respect ? La volonté de bien faire aboutit-elle obligatoirement à « faire le bien » ?

Avoir peur de convenir que les « parents toxiques » existent, c’est croire qu’il est interdit de « toucher » aux parents sous le prétexte qu’ils sont des parents. Or il existe des parents respectueux de la personnalité et des besoins réels de leurs enfants mais aussi des parents aux comportements déviants, donc nuisibles, dans un monde qui a bien du mal à les repérer.

C’est donc par respect pour tous les parents respectueux de leurs enfants que nous allons tenter de comprendre ce que c’est que la toxicité d’un parent.

Qu’est-ce qu’un parent toxique ?

Bien sûr, on pense immédiatement aux parents alcooliques, coupables de sévices physiques ou d’abus sexuels sur leurs enfants. Ce sont là des comportements extrêmes qui ne doivent pas masquer la toxicité de parents plus « ordinaires » qui sont dominateurs, critiques, méprisants et/ou manipulateurs, et font ainsi preuve d’une toxicité insidieuse qui leur semble naturelle, persuadés qu’ils sont de la légitimité de leur comportement envers leurs enfants.

Les parents inconscients de leurs actes n’ont que rarement l’impression d’être véritablement nuisibles à leurs enfants. Ils sont certains de les aimer suffisamment et ils ne pensent pas pouvoir les maltraiter alors qu’ils sont en train de les humilier par exemple. Sous les apparences de l’éducation, les propos tenus aux enfants sont trop souvent des violences ordinaires qui conduisent à l’opposé de l’intention supposée de l’éducateur.

Par exemple une mère qui passe son temps à répéter à sa petite fille qu’elle va tomber dès qu’elle bouge est un parent toxique inconscient, en ce sens que son angoisse bride l’énergie de vie de son enfant.

En fait, ces parents inconscients s’emploient à infantiliser et à détruire leurs enfants avec des gestes et des paroles négatives, des décisions dévalorisantes parce qu’elles favorisent la dépendance et la perte de confiance en soi-même. C’est ainsi qu’ils provoquent, chez l’enfant sans défense, des dommages émotionnels qui s’insinuent peu à peu dans son être.

Cette façon inconsciemment perverse d’agir, trouve sa principale efficacité dans la répétition, qui structure peu à peu la personnalité de l’enfant, le fait souffrir en le persuadant que sa nature originelle est inadaptée et instille chez lui les poisons de la mauvaise conscience, de la peur et de la culpabilité.

Une toxicité ordinaire : le déni du vécu de l’enfant.

Un enfant tombe en courant dans la rue, il se fait mal, j’oserais dire il se fait « naturellement mal » ; son parent, le plus souvent culpabilisé dans son rôle, lui dira peut-être que ce n’est rien et qu’il n’a pas mal. Il veut le convaincre que la douleur qu’il ressent est moins importante que son désir qu’il aille bien. L’enfant, divisé intérieurement entre son ressenti douloureux et son désir d’être à la hauteur de ce qu’il sent important pour son parent, minimisera sa sensation de douleur en la ravalant, apprenant par là même que dans le choix entre ce qu’il sent par lui-même et ce que son parent lui dit qu’il doit ressentir, il a toujours intérêt à se conformer à la perception de l’adulte s’il veut être aimé, (et un enfant a besoin de se sentir aimé).

Plus tard, devenu adulte, ayant été pour ainsi dire formé à la confusion entre ce qu’il sent de lui-même et ce que sentent les autres de lui, il se méfiera de son propre ressenti et n’osera pas, par exemple, s’engager dans une relation amoureuse parce qu’il n’a jamais eu le droit, dans son enfance, de vivre ses propres émotions et en a très peur. Un homme de 40 ans peut ainsi refouler son désir homosexuel pour ne pas faire de la peine à sa mère. Cet homme croit aimer sa mère alors qu’il est soumis aux peurs de cette femme. Et c’est clair que du côté du parent, on ne peut pas parler d’amour quand on se permet de critiquer les choix de vie de son enfant devenu adulte.

Pourtant quel parent n’est pas un jour ou l’autre tombé dans le piège du « J’ai fait ça pour son bien » qui lui a permis de légitimer son action maladroite, pour ne pas dire maltraitante ?

Certains s’y enferment en n’en démordant pas ; ce faisant, ils deviennent des parents toxiques parce qu’ils ne voient les besoins de leurs enfants qu’à travers leurs besoins à eux, c’est ce que l’on appelle parfois une attitude « incestuelle », parce qu’elle fait obstacle à la séparation en empêchant l’enfant de se développer par lui-même donc d’accéder à son autonomie réelle.

Le parent respectueux de son enfant se remet en question et découvre (parfois même douloureusement) que, puisque son enfant n’est pas lui, il ne lui appartient pas. Il convient alors qu’il ne peut pas toujours savoir « ce qui est bon pour lui ». Il découvre en fait que, dans la plupart des cas, aimer son enfant c’est le laisser faire ce qu’il croit bon pour lui, quand bien même le parent est persuadé – à un moment donné – du contraire.

Wayne Dyer(2) disait : « L’amour est la capacité et la volonté de laisser ceux pour qui on a de l’affection être ce qu’ils choisissent d’être sans exiger que leur comportement vous donne satisfaction. »

Pour permettre à une personne de grandir, il faut la laisser commettre ses propres erreurs, donc la laisser tirer par elle-même les leçons de ses propres expériences.

La fille d’une amie est particulièrement désordonnée. Elle pose les objets n’importe où et passe son temps à les chercher. Le jour où le fait de ne pas retrouver sa carte d’étudiant à temps l’a empêché de passer un examen, elle a eu un choc suffisant pour se donner les moyens de changer. Lui avoir dit et répété que l’ordre est important n’avait servi à rien pendant des années.

C’est la preuve que l’expérience de l’autre n’a jamais été utile à personne. Pour apprendre à se relever, il faut être tombé, et plus un enfant grandit, plus il est à même de s’enrichir à travers ses expériences.

C’est notre peur (égoïste) de parent, qui nous contraint de croire que d’agir « pour le bien de notre enfant » s’appelle l’aimer. Ainsi empêcher un enfant de commettre certaines erreurs c’est lui voler l’outil de sa propre croissance, et c’est ce que les parents « toxiques » ne peuvent ni ne veulent pas voir.

Face à l’erreur de son enfant, le parent toxique râle, crie et lui assène qu’il n’aurait pas dû la commettre sous le prétexte qu’il l’avait prédite à plusieurs reprises ; le parent aimant – lui – comprend, soutient et accompagne alors même qu’il avait envisagé la possible erreur de son enfant, parce qu’il sait qu’il n’y a pas un domaine de l’existence où l’apprentissage ne passe pas par l’erreur.

Bien sûr, si votre enfant de 5 ans se penche par la fenêtre du 3ème étage, vous n’allez pas attendre qu’il tombe pour intervenir rapidement et sans lui demander son avis ; mais s’il a 17 ans et qu’il vit une liaison amoureuse avec une personne qui vous déplaît, le respecter – donc l’aimer – c’est avoir le tact et la douceur de « faire avec » la liaison qui est la sienne.

Les parents toxiques sont donc ceux qui, parce qu’ils sont persuadés du bien fondé de leurs jugements sur les autres, les imposent. Ils font à leur enfant un chantage à l’amour qui se traduit par cette fausse loi inconsciente : « J’ai nécessairement tort quand je ne pense pas ou n’agis pas conformément à la volonté de mon parent qui m’aime. »

Or qu’est-ce qui fait qu’un enfant se sent aimé ?

Un enfant « se sent aimé » par ses parents non pas parce que ceux-ci le lui disent, mais parce qu’il n’a pas besoin d’avoir peur de leurs réactions. Il se sent donc accepté tel qu’il est.

Pour que cette sécurité soit rendue possible à l’enfant, il faut que son parent soit lui-même autonome, c’est-à-dire capable de comprendre et de sentir que les émotions que le comportement de son enfant fait naître en lui (peurs, inquiétudes, angoisses), trouvent leur origine dans sa propre histoire. Ce dont les parents toxiques ne sont pas capables.

Un enfant dont les parents auront développé une réelle autonomie par rapport à leurs émotions, deviendra à son tour capable de développer une réelle autonomie : il pourra avoir ses propres convictions, ses propres sentiments, il sera capable d’être « vrai avec lui-même », il se définira par lui-même en faisant ses choix de vie propres, en accord ou non avec ses parents.

A l’inverse, un parent toxique « crée » le plus souvent des enfants conciliants et soumis qui ignorent leurs propres besoins parce qu’ils les pensent égoïstes. Mais parfois aussi les enfants de parents toxiques réagissent à la maltraitance en se rebellant pour survivre, ils sont alors injustement traités de « méchants » par leurs géniteurs. La peur de l’enfant, issue de la toxicité du parent, l’aliène, l’isole et le referme en créant en retour l’irrespect et la haine qui renforcent la toxicité du parent, dans un tragique cercle vicieux.

Quels que soient leurs comportements, tous ces ex enfants de parents toxiques, une fois devenus adultes valident et minimisent le plus souvent les attitudes maltraitantes de leurs géniteurs par des formules comme : « J’ai reçu quelques baffes mais je les méritais bien, ça m’a forgé le caractère, j’étais un enfant difficile. »

Ce serait trop terrible pour eux d’admettre qu’ils ont été mal aimés étant enfants, de renoncer à l’illusion de l’amour.

C’est au contact de son parent qu’un enfant développe (ou ne développe pas) sa confiance en lui-même et pour que l’enfant développe cette confiance, il faut que son parent le respecte. On pourrait ainsi dire qu’un parent qui respecte son enfant sera nécessairement respecté par lui car l’amour inspire et permet l’amour en retour.

Un enfant respecte naturellement son parent quand il a confiance en lui et c’est cette confiance en lui qui lui permet – par exemple – de ne pas avoir besoin de lui mentir ou de dissimuler (des mauvaises notes à l’école, par exemple.)

Pour un parent, convenir qu’il a pu avoir des attitudes toxiques envers son enfant est une grande opportunité pour lui permettre de réparer certains de ses manquements lorsque cet enfant entre en adolescence.

C’est dans ce contexte qu’un de mes amis me disait : « Parler à un adolescent, ce n’est pas lui dire : « Maintenant je suis là pour t’aider », mais lui dire la phrase complète : « Je sais qu’à des moments, je n’ai pas été là quand tu m’attendais mais maintenant je suis là. » parce que cela seul est générateur de confiance et d’amour. Et le moment de l’adolescence de son enfant pour un parent est un moment propice. En s’y prenant bien, en écoutant beaucoup sans juger, il peut soigner des blessures anciennes.

En réponse à ceux qui pensent que la maltraitance « n’a jamais fait de mal à personne ».

Sous-entendre que « le fait d’avoir été malmené ne nous empêche pas vraiment de vivre normalement », revient à dire aux victimes qu’elles n’ont qu’à se taire et souffrir en silence.  Ne pas croire les victimes, c’est donner de la légitimité aux bourreaux. De même, ne pas oser s’ouvrir à la victime que l’on a été, c’est emprisonner sa colère à l’intérieur de soi-même et prendre le risque de devenir un prédateur pour les autres.

Qu’est-ce que vivre « normalement » ?

Est-ce vivre « normalement » que de craindre – comme tant de gens – le conflit, parce qu’il a toujours été résolu pour nous à travers un rapport de force en notre défaveur ?

Est-ce vivre « normalement » que de croire que le meilleur moyen de persuader un enfant de ne pas recommencer une bêtise c’est de l’en rendre honteux et de le culpabiliser parce que nous en avons nous-mêmes été rendus honteux et culpabilisés ? Ou de lui donner des baffes parce que nous-mêmes en avons reçu dans des contextes similaires ?

N’est-il pas toujours légitime pour une personne qui souffre d’exprimer, de crier même parfois sa souffrance ? Devons-nous expliquer aux victimes qu’elles doivent se taire parce que leur souffrance remet en cause une sacro sainte croyance qui dit que le parent a toujours raison ? Devons-nous penser que les femmes qui, au siècle dernier, ont osé remettre en cause l’autorité de leur époux auraient mieux fait de se taire ? Et si non, pourquoi ce qui a pu nous sembler légitime pour une épouse ne le deviendrait-il pas pour un enfant ou un ex enfant devenu adulte ?

Autant de questions qui – si nous osons nous les poser – nous aideront à convenir que personne, jamais, ne mérite la violence ni la maltraitance, qu’elles soient physiques ou psychologiques.

Ce sont les personnes qui ont été maltraitées qui sont réduites à penser que les claques et les humiliations n’ont jamais fait de mal à personne (pour surtout ne pas s’avouer que leurs parents étaient toxiques.)

Nous vivons une époque dans laquelle nous osons enfin remettre en cause certains tabous qui nous contraignaient jadis à la complicité et à la « loi du silence. »

La condition de la possible remise en cause de nos propres comportements erronés (soi-disant aimants), passe par la constatation de nos erreurs et de nos maladresses et cette constatation passe également par la remise en cause de la possible toxicité des comportements de nos parents, car il est toujours légitime de reconnaître la toxicité d’un acte, fût-il celui de nos géniteurs.

Si nous observons notre enfant de manière neutre, comment ne pas remarquer qu’il est déjà bien ennuyé d’avoir cassé la bouteille de lait sur le carrelage de la cuisine. Comment ne pas remarquer que de lui dire : « Eh bien bravo, tu peux être content, quel maladroit tu fais ! » c’est lui infliger la cruelle injustice d’une double peine.

Il est important pour le parent de découvrir que son attitude culpabilisatrice et moqueuse (comment l’enfant pourrait-il « être content » de sa maladresse ?), n’est que la rançon présente de la manière dont à l’époque où il était lui-même enfant, il s’était senti humilié par ses propres parents et avait été obligé de considérer cela comme une marque d’attention à son égard (ce qui vaut mieux pour un enfant que de ne pas se sentir exister aux yeux de son parent.)

Pour que tous les membres d’une famille apprennent peu à peu à vivre ensemble dans le respect et l’amour, il leur faut ne plus avoir le besoin de se manipuler les uns les autres sous le prétexte qu’il est douloureux de reconnaître ses maladresses. Et ce travail est à initier par le parent qui montre l’exemple et qui dira par exemple à son enfant : « Viens, on va nettoyer ensemble, et je vais te montrer comment tenir cette grosse bouteille… » reconnaissant par là que la bouteille est difficile à prendre pour lui.

N’est-il pas légitime de ne pas nous laisser manipuler par le comportement égocentrique et totalitaire de notre vieille mère qui nous en veut parce que nous lui disons devoir partir, à l’issue d’une visite que nous lui avons faite, au sortir de notre travail, entre les courses et le dîner à préparer à la maison pour notre propre famille ? N’est-il pas légitime de ne pas tenir compte de ses plaintes quand elle nous les présente sous la forme d’un insupportable chantage ?

Pourquoi la parentalité comme la vieillesse devraient-elles donner des droits spécifiques ? Ne devons-nous pas tout bonnement réfléchir et apprendre à nous situer, c’est-à-dire à trouver la réponse juste face à la nocive inconscience de l’autre ? Et pour trouver la réponse juste à la toxicité, ne faut-il pas d’abord apprendre à la reconnaître comme telle ?

Dans le cas de la vieille mère « abusive », ce peut être d’y aller une fois par semaine, pas plus, de mettre en place un réseau d’aide et d’être très ferme sur ses limites.

En conclusion :

Pour pouvoir devenir peu à peu de plus en plus responsables de nous-mêmes, donc pour oser regarder nos propres imperfections en face, il nous faut commencer par balayer devant notre porte, ce qui revient à dire renoncer (au moins en partie) à notre propre tranquillité et à notre propre confort, (c’est-à-dire reconnaître nos comportements toxiques.)

Il est vrai que l’égoïsme fait des ravages aujourd’hui, mais nous ne parlons pas tous du même égoïsme. S’ouvrir à l’altérité, c’est commencer par arrêter de cautionner une culture judéo chrétienne dévoyée qui veut nous faire croire qu’il est égoïste de vouloir penser à soi comme de se préserver soi-même. L’égoïsme c’est de vouloir que l’autre se comporte comme soi. L’égoïsme, c’est l’intolérance de celui qui ne peut pas voir plus loin que le bout de son besoin à lui.

Convenir de son égoïsme est a priori impossible pour le prédateur, et c’est pour cela que nous devons apprendre à reconnaître, pour éviter de continuer à les subir, les comportements toxiques et pervers des autres, et en particulier ceux de nos parents (s’ils les ont eus ou les ont toujours).

Notes  (source Wikipédia) :

(1) Janus Korczak : Médecin-pédiatre et écrivain polonais. Avant la Seconde Guerre mondiale, il est une des figures de la pédagogie de l’enfance les plus réputées. Il laisse son nom à la postérité pour avoir choisi délibérément d’être déporté vers Treblinka avec les enfants juifs du ghetto de Varsovie dont il s’occupait dans un orphelinat.

(2) Wayne Dyer : Psychologue, conférencier et auteur de renommée internationale dans le domaine du développement personnel.

PS : Au moment où je mets cet article en ligne, je lis le livre de le Docteur Muriel Salmona “Le livre noir des violences sexuelles”, qui vient de paraître aux éditions Dunod et dont je ne saurai trop vous recommander la lecture.

Il y figure un passage qui éclaire la culture de beaucoup de personnes réticentes à convenir de la toxicité possible du parent. Le voici :

“De fait, l’enfant est encore trop souvent considéré comme la propriété de ses parents, auquel il doit respect et obéissance quoi qu’il arrive. Rappelons que jusqu’à la date récente du 5 mars 2002, l’article 371-1 du code civil sur l’autorité parentale, inspiré du cinquième des dix commandements bibliques, commençait en stipulant : « L’enfant, à tout âge, doit honneur et respect à ses parents. » Modifié, il commence maintenant par : « L’autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l’intérêt de l’enfant, » l’article 371-1 précisant que cette autorité parentale « appartient aux père et mère jusqu’à la majorité ou l’émancipation de l’enfant pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, Pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne. Les parents associent l’enfant aux décisions qui le concernent, selon son âge et son degré de maturité. »

© 2013 Renaud PERRONNET Tous droits réservés.

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Moyennant une modeste participation aux frais de ce site, vous pouvez télécharger l’intégralité de cet article (7 pages) au format PDF, en cliquant sur ce bouton : 

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Après avoir lu cet article, je vous conseille vivement de faire le test :

Pour sentir de très près la toxicité des parents à l’œuvre, vous pouvez vous procurer les films éloquents :

Vous pouvez également télécharger les fiches pratiques inédites :

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Lisa
Lisa
8 décembre 2021 16:15

Je n’étais pas passée depuis longtemps, mais je tiens à dire que le partage des expériences et surtout la lucidité des témoignages est vraiment impressionnant. Bravo! Quant à moi, j’arrive enfin à m’affirmer (sans bouder ou crier, ou pleurer) et à dire ce que je pense. Bon, le plus dur reste avec mes proches, car j’ai toujours peur de perdre leur amour. Continuant ce travail sur moi, je trouve mon compagnon apaisé et calme et gardant enfin du temps pour lui, certainement par mimétisme. Pour ma part, j’ai coupé définitivement les ponts avec mes ascendant-es, famille très toxique, secret de… Lire la suite »

Vénus
Vénus
7 décembre 2021 14:57

Merci Muriel pour votre témoignage clairvoyant.
Je vous souhaite de la reussite dans votre parcours.

Muriel
Muriel
Répondre à  Vénus
8 décembre 2021 12:20

J’avais lu votre post, et j’ai vraiment trouvé, dans la description que vous faites de votre situation, que vous êtes clairvoyante dans votre analyse.

Je vous souhaite de la force.

martine
martine
7 décembre 2021 13:10

Il y a le Oui et le Non,
Il y a le Mal et le Bien,
Il y a le gagnant et le perdant.
Il y a la vie et la mort.
C est comme cela, c est la loi de la nature, si votre mari ne veut pas ou ne peut pas choisir son camp, c est son problème, vous ne pouvez plus rien y faire, à Vous de choisir votre camp.
A Vous de vous recréer, avec lui ou sans lui.

Vénus
Vénus
Répondre à  martine
7 décembre 2021 14:52

oui Martine, mon mari ne veux pas choisir son camps ou plutôt si je pense que inconsciemment il l a choisi.
Vous avez raison maintenant il faut que je trouve le courage de faire mon choix , plutôt que de me battre contre le vent.

Muriel
Muriel
7 décembre 2021 10:58

Bonjour Monsieur Perronnet, et bonjour les lecteurs des posts de Monsieur Perronet, Je suis vos posts depuis quelques années déjà et vous suis reconnaissante de partager ces pensées avec nous tous. Malheureusement, ces derniers temps, j’ai un peu moins de temps pour cela, mais je vais essayer de lire plus, car c’est important pour moi. Ce n’est pas pour dire cela que j’écris. Mais c’est pour dire ma stupéfaction devant le nombre de réactions et de témoignages déclenchées suite au post sur les parents toxiques, qui date maintenant d’il y a quelques années. Cela me pose vraiment question. Je me… Lire la suite »

Muriel
Muriel
Répondre à  Renaud Perronnet
8 décembre 2021 12:17

Merci pour votre réponse, Monsieur Perronnet, et oui, je crois que c’est sur cette différence entre respecter et dépasser ses limites qu’il me faut réfléchir.

martine
martine
6 décembre 2021 20:49

Bonjour Vénus,
Votre mari doit comprendre que ses parents sont comme ils sont, et qu’il ne pourra jamais les changer.
Bien sûr, il peut les aimer, puisque c est son papa, sa maman, sa sœur, il peut aussi leur dire: ” Je vous aime, mais je ne partage pas vos idées. ”
Je suis maintenant un grand garçon, et j ai construit ma famille, que j aime aussi, et rien ! ni personne ! Ne détruira ma propre famille, car elle n appartient qu à moi et à Elle.

Vénus
Vénus
Répondre à  martine
7 décembre 2021 08:31

merci Martine. oui Il sait tout cela c’est bien ce que l on a fait apres notre mariage pour leur expliquer pourquoi on avait choisi de se marier en intimité. .Mais je pense il a surtout tres peur que si il va trop dans l opposition ils finissent par couper les ponts car sa mère en est capable. elle est tres tres rancunière. Elle s est faché avec la moitié de sa famille (elle a 11 freres et soeurs) et elle a fait le gueule a son boucher pendant 20 ans parce qu il lui avait pas demandé comment s… Lire la suite »

Nita
Nita
6 décembre 2021 18:04

Bonjour Vénus, J’ai souvent ressenti ce genre de choses avec la famille de mon (ex) mari. D’ailleurs il appelait sa mère (entre nous bien sûr) “le colonel”, c’est tout dire… Et même si elle a désapprouvé plein de nos projets (partir à l’étranger, ne pas baptiser les enfants, ne pas venir chaque année pour Noël etc.), avec bouderies appuyées : tout ça, on l’a fait pour nous et pour nos enfants, pas pour elle ! Et votre mariage, je ne vois pas en quoi il concerne votre belle-mère 😉 Je vous souhaite de beaux moments de joie dans ce que… Lire la suite »

Vénus
Vénus
Répondre à  Nita
7 décembre 2021 08:35

Merci Nita pour ton soutien et tes encouragements.
Bon cela ne me rassure pas je vois que tu as ecrit Ex-mari. j espere que ce n est pas les conflits avec la famille toxique qui ont eu raison de votre mariage.

Nita
Nita
Répondre à  Vénus
7 décembre 2021 16:43

😉 Non : même si notre séparation m’a aussi soulagée de ne plus devoir avoir de relations avec ma belle-mère, elle n’en est pas du tout la cause. Nous avions “simplement”, lui et moi, une relation toxique, dont j’ai pris conscience lors d’une thérapie.
Lui traverse actuellement une grave dépression, je suppose que le jour où il décidera de travailler sur lui il cessera aussi de se laisser infantiliser par elle…

Le courage vous viendra, je dirais même… il est déjà là, vu ce que vous écrivez 🙂

Vénus
Vénus
6 décembre 2021 15:43

Bonjour, Je souhaiterai apporter mon témoignage car j’ai besoin de réconfort. Je ne suis pas fille de parents toxique, je suis belle-fille dans famille toxique. Je suis en couple avec mon mari depuis plus de 25 ans, nous avons 3 filles et nous nous sommes mariés il y a seulement presque 3 ans. J’ai vite remarqué que dans cette famille il y avait quelque chose de malsain mais je n ‘avais pas encore compris que c’était une famille toxique. Ils étaient juste très chiants. Je n’ai jamais été accepté comme une personne de la famille ni par les parents ni… Lire la suite »

Venus
Venus
Répondre à  Renaud Perronnet
6 décembre 2021 16:35

merci pour votre réponse mais pourquoi dites vous qu ‘il ne peut pas changer? il y a une trop grosse emprise familiale? c est si grave que ça ?

Vénus
Vénus
Répondre à  Renaud Perronnet
7 décembre 2021 08:59

Oui je suis tout à fait d accord, c est exactement cela. Il a été bridé toute sa vie à se conformer aux exigences de sa mère l’impératrice et la décevoir ou se comporter différemment de ses attentes est pour lui un véritable combat. D ‘ailleurs si nous avons accepté de passer le reveillon de Noel 2020 avec sa mère c est parce qu’il savait qu’ il allait la décevoir et il ma dit “je préfère faire pleurer ma femme que ma mère.!!!!!” ( Aïe j ai encore mal en l ‘écrivant) . Il a envie de prendre un peu… Lire la suite »

shantine
shantine
Répondre à  Venus
6 décembre 2021 18:20

Personne ne change réellement sauf s’il décide de faire un réel travail sur soi et cela demande du temps, de l’énergie, de la patience.
De soumis à sa famille votre mari ne pourra pas devenir rebelle.

shantine
shantine
1 décembre 2021 17:23

Mon témoignage Je viens d’une famille de 4 enfants. Le premier un garçon est dcd à 6 mois. De là mes parents on conçu ma soeur enfant “de substitution” mise sur un piédestal qui leur a permis de ne pas sombrer ou pire. Elle a été enfant unique 2 ans et demi et souhaitait un petit frère; mon père lui a donné son prénom. Elle voulait un petit frère et a même choisi le prénom. Je suis arrivée et ce fût la déception pour tout le monde. Sur les 4 enfants je n’ai pas été allaitée. Ma soeur venait dans… Lire la suite »

Lahure
Lahure
7 novembre 2021 18:08

Mcmir, Je ne suis pas maman abandonnée, je suis fille ayant ressenti des souffrances et “jeune” mère qui comprend mieux les “erreurs” de mes parents. J’ai longtemps souffert de certains manques et aujourd’hui je prends conscience que d’autres enfants ne les auraient pas ressenti comme moi, et que ce qui apparaît comme grave pour l’un n’est qu’un détail pour l’autre. C’est exactement ce que vous dites, et personne ne peut juger du ressenti de l’autre. Cependant, on peut aussi mesurer soi-même sa souffrance, prendre du recul et mieux comprendre ses parents et ses enfants. Devenir mère à mon tour m’apprend… Lire la suite »

Martine
Martine
Répondre à  Lahure
9 novembre 2021 09:38

Bonjour Lahure,
Tout va bien, pour moi maintenant et merci à Vous, pour vos mots d’encouragement.
Cependant, je rejoints les mots de Mcmir: ” Il n’y a pas d’échelle de valeur dans la souffrance ressentie”
Tumulte, nom masculin au sens 1:
‘ Chahut, agitation, grand mouvement de DESORDRE aussi bien sonore que physique’
La langue française est bien compliquée, et cela est un véritable problème pour exprimer sa souffrance, son désordre!
Est-ce que cela, quelqu’un peut l’ entendre,
” Quand çà fait Mal çà fait mal!”

Lahure
Lahure
7 novembre 2021 14:44

@Martine,
Il y a tumultes et tumultes,
un viol n’est pas un tumulte et en aucun cas un apprentissage de quoi que ce soit!
Ce n’était pas du tout le sens que j’ai voulu donner à mes propos,
pardon de vous avoir offensée.
Je souhaitais simplement dire que parfois, on se prends la tête avec des éléments qui ne sont pas si grave, c’est loin d’être votre cas! Courage à vous !

mcmir
mcmir
Répondre à  Lahure
7 novembre 2021 15:46

Le viol est évidemment l’une des pires choses qu’une enfant puisse vivre et effectivement, il ne s’agit pas d’un simple tumulte… en revanche, ces éléments que vous qualifiez de “pas si graves”, quels sont-ils ? tout est si subjectif et certaines fois, la maltraitante psychologique fait des ravages surtout si c’est insidieux et perpétuel même à l’âge adulte et qu’en face malgré de multiples tentatives de communication, rien ne change. Il n’y a pas d’échelle de valeur dans la souffrance ressentie – je comprends votre douleur de maman abandonnée qui ne comprend pas pourquoi mais il est important de ne… Lire la suite »

Martine
Martine
7 novembre 2021 14:13

@Lahure, Il y a Imperfection et Imperfection, en ce qui me concerne les tumultes de cette vie m ont détruites à petit feu. Bravo à vous pour cette réussite! Toxique! on parle de relation Toxique! Mais qu’est que cela veut dire, alors que j’ai 4ans…6ans…8ans; Je m’accroche éperdument au tablier de ma mère, je m’accroche éperdument au pantalon de mon père, je les aime, je les aime tellement. C’est Elle, ma mère qui m’achète de beaux vêtements, c’est Lui, mon père qui m’aide dans mes devoirs d’école. Pourtant, ils ne me font jamais de “bisous” Pourtant , je les aime… Lire la suite »

Lahure
Lahure
7 novembre 2021 10:55

Tous imparfait J’ai appris à connaître et à comprendre ma mère, elle a appris aussi à me connaître, à me comprendre. Nous savons repérer et répondre à nos besoins mutuels sans que l’une ou l’autre ne se sente envahie, nous nous aimons sans être interdépendantes. Cela demande de l’observation, de la patience, de l’amour. J’estime que nous sommes arrivés à une relation d’égal à égal et que cela est l’évolution logique d’une relation mère fille. Est-ce cela une relation non toxique? Les tumultes font aussi partie de la vie et apprendre à vivre parmi l’imperfection me semble indispensable à moins… Lire la suite »

THIMA
THIMA
13 septembre 2021 22:23

Merveilleux travail et merci infiniment pour ces parents sains pour leurs enfants je vous aime 🤍✨

léa
léa
21 juin 2021 12:32

Je me suis éloignée de mes parents , j’ai mis une distance mais cela déclenche les foudres. De mouton noir à inexistante, je suis aujourd’hui la “mauvaise”, la “spéciale”, l’ingrate.
Et je suis encore malheureusement touchée, fatiguée, et encore stupéfaite de tout ce gâchis.
Je pense qu’il me faudrait réellement couper les ponts mais leur colère ne laiise pas de paix possible.

Océ
Océ
24 mai 2021 20:06

Renaud Perronnet, j’essaie réellement de comprendre et de la connaître aussi. Mais au plus les blessures sont vieilles, au plus elles sont enfouies et donc difficiles à ressortir. Beaucoup de gens pensent qu’il est impossible de se défaire de ses parents et de ne pas les aimer, pourtant ils sont loin d’être intouchables…Pourquoi devrait-on les placer sur un piédestal alors qu’eux aussi sont capables du pire ? Irmg, c’est ce déni en question qui fait vraiment mal oui…Tout ce qu’il reste à faire c’est accepter, et s’en libérer. Et même si le parent fautif souffre, le plus important c’est d’avoir… Lire la suite »

Océ
Océ
23 mai 2021 02:18

Depuis toute petite je n’ai jamais été proche de ma mère, et cela a empiré après le suicide de mon père, toujours lorsque j’étais petite. Jusqu’à il y a quelques années je pensais qu’il n’y avait que ce décès qui m’avait cassé mon enfance, ma mère pensait la même chose. Aujourd’hui j’ai 23 ans, et je n’ai jamais connu l’amour dans ma vie, si ce n’est celui de mon père jusqu’à mes 6 ans. Je suis partie de chez ma mère il y a quelques mois, alors maintenant, je n’ai plus peur des ultimatums qu’elle peut me poser si je… Lire la suite »

irmg
irmg
Répondre à  Océ
23 mai 2021 13:36

Océ, votre témoignage m’a beaucoup touchée et quelque part je m’y retrouve un peu. Je comprends pleinement votre souffrance, votre frustration à voir votre mère dans le déni et votre regret de n’avoir jamais reçu l’amour et la sécurité auxquels tout enfant peut prétendre. Le chemin est long pour parvenir à être “libre de son père et sa mère” et je ne pense pas y être parvenue mais je vous le souhaite de tout coeur et j’ai envie de simplement vous dire que vous n’êtes pas seule (car c’est souvent mon sentiment dans ma problématique familiale). Je vous souhaite le… Lire la suite »

Aj
Aj
18 mai 2021 22:10

C’est vrai mais au fond de moi je crois que je n’ai pas vraiment envie de réécrire un nouveau chapitre justement, peut être comme je l’ai dit à cause de mon inconscient mais comme Renaud Perronet me l’a conseillé je vais aller voir un psychothérapeute, je vous remercie beaucoup pour vos messages

AJ
AJ
16 mai 2021 22:49

J’ai besoin d’aide Petite j’avais un père toxique il en a fait de la prison, on m’a alors mise en famille d’accueil, maintenant 10 ans sont passés j’ai bientôt 18ans mon père est sorti de prison il a changé il s’est excusé et je ne lui en veux pas il ne critique même plus mes choix, le problème c’est qu’il ne vit pratiquement que pour moi ayant déjà été séparé d’un autre enfant alors il aimerait tout recommencer depuis le début et faire plein de choses avec moi, au début cela ne me gênait pas je comprenais et j’étais d’accord… Lire la suite »

Lahure
Lahure
Répondre à  Renaud Perronnet
17 mai 2021 10:24

Aj,
Est-ce qu’il n’est tout simplement pas un poil trop envahissant avec vous,
votre père souhaite se rattraper mais du coup, il vous étouffe avec son empressement.
Reprendre une relation avec vous c’est aussi accepter votre liberté et faire les choses
à votre façon et selon votre rythme, et non parce que lui a besoin de renouer et se sent peut-être esseulé.
Il ne doit pas chercher à rattrapper ce qu’il a perdu, ce qui est fait est fait. Mais, vous pouvez écrire un nouveau chapitre ensemble et qui conviendra à vous deux.

Nita
Nita
Répondre à  Lahure
16 novembre 2021 12:34

J’ai vu mon père pour la première fois quand j’avais 20 ans.
Il a été très envahissant, je me suis sentie étouffer, il voulait rattraper le temps perdu, à 20 ans j’avais d’autres envies que celle de jouer au bébé.
J’ai coupé les ponts, ça s’est traduit par des comportements inacceptables de sa part (incluant menaces de mort envers certaines personnes).
Du coup, je n’ai jamais regretté de ne pas céder à ses demandes, par lui ou par personnes interposées, de se revoir.

irmg
irmg
27 février 2021 14:07

Merci pour cet article qui confirme mes ressentis sur le sujet. Il y a trois ans après des années (comptées en décennies) de mal être j’ai entrepris un travail de développement personnel qui m’a poussée à prendre de la distance avec ma mère avec qui j’entretiens une relation très toxique. Lasse de ses manipulations, de ses injonctions, de ses propos sois disant maladroits (mais tellement récurrents qu’il ne s’agit plus de maladresse) et surtout de sa culpabilisation constante si je ne répondais pas à ses besoins. Des années à supporter son comportement néfaste qui me rendait malade. Malheureusement mes soeurs… Lire la suite »

SK
SK
24 février 2021 13:23

Moi je n’ai plus envie de me faire aimer et je ne les aime plus. Ma mère est toxique et l’a toujours été. A son contact mon père est devenu méchant. J’ai pu poser les mots et lui dire mon mal être. Il sait . Mais ca ne change rien. A chaque fois que j’essaie de m’éloigner il me supplie de revenir et je cède. Seule le mort pourra me délivrer car ils ne me feront plus de mal. Ma force, c’est que nous sommes quatre filles et que nous nous soutenons.

R Z
R Z
8 janvier 2021 03:44

Merci pour cet article. Je suis jeune adulte et je n’en peux plus de subir la toxicité d’un de mes parents (manipulations, violences verbales voire physiques, chantage, culpabilisation, critique sur chacun de mes choix, minimisation de ce que j’ai vécu…). Pourtant, je ne me sens pas capable de couper les ponts, même si j’ai souvent le sentiment qu’il s’agirait de la seule solution… D’une part, je culpabilise énormément quand je proteste ou décide de ne plus lui parler durant un temps, et d’autre part je l’aime beaucoup malgré tout et j’ai conscience des choses terribles vécues dans sa propre enfance.… Lire la suite »

Cjr
Cjr
Répondre à  R Z
4 avril 2021 15:04

Bonjour à tous Je lui plusieurs articles de ce forum. Celui là en particulier fait penser à ma fille. Cela est tout ce quelle me reproche de son point de vue. Je vous réponds en tant que maman, il est possible de mal agir, de ne pas se rendre compte les effets de certains propos, remarques… Ayez des enfants, parlez autour de vous…on peut toujours reprocher pleins de choses à ses parents, je suis bien placée pour le dire, mais soyez aussi lucide. Qu’a réellement été votre vie, chercher les moments positifs, êtes vous sûre que le soi disant parent… Lire la suite »

irmg
irmg
Répondre à  Cjr
4 avril 2021 20:31

Le parent toxique aime sans nul doute mais il aime MAL au point de ne pas faire du bien à son enfant qui, de fait, se protège en choisissant l’éloignement. On ne choisit JAMAIS de gaité de coeur de couper les ponts et c’est une douleur latente au quotidien mais il faut choisir son degré de souffrance : sentiment de tristesse liée à une relation ratée avec un parent ou douleur permanente à supporter une relation toxique. j’ai choisi les regrets, la tristesse et épargne ma propre famille (mon époux et mes trois enfants) de conflits et de tensions. Aucune… Lire la suite »

Cjr
Cjr
Répondre à  irmg
5 avril 2021 11:40

Le mot vengeance était peut être mal approprié. Je voulais dire que décider de couper les ponts avec un de ses parents et continuer à avoir des relations avec l’autre (son père ici) met donc tout l’entourage en péril. Il ny a pas eu véritablement d’explication. J’ai essayé à plusieurs reprises de renouer, vouloir comprendre ses blessures, parler, rien n y fait. Je suis toujours rejetée. Elle ne veut plus le parler. Mon mari cautionne son comportement. Comment puis-je vivre avec ça ? Faut il en arriver à un divorce et me retrouver seule ce qui pourra m apaiser juste… Lire la suite »

irmg
irmg
Répondre à  Renaud Perronnet
5 avril 2021 13:37

Toujours dans la juste parole ! Tellement vrai tout ce que vous exprimez. En tant que parent il faut se DECENTRER (et j’y travaille en tant que maman) – cesser de raisonner par rapport à sa propre souffrance mais s’attacher à la souffrance de l’enfant qui vous reproche des choses. Lorsque j’ai “coupé” avec ma mère j’ai tenté une communication, j’ai tendu une main, j’ai voulu amélioré les choses. Mais me suis retrouvée devant un MUR …. ma mère s’est positionnée en victime auprès de mon père et mes soeurs (qui ne me parlent plus) et continue de le faire.… Lire la suite »

Cjr
Cjr
Répondre à  Renaud Perronnet
5 avril 2021 14:48

Merci pour vos propos. Cela m’apaise. Oui je suis déterminée à montrer à ma fille que je l’aime mais je ne sais plus comment.
On dit que le temps peut aider, je vais me raccrocher à ça.

JG
JG
5 janvier 2021 14:01

merci pour cet article tellement édifiant et bienveillant 👍 j’ai enfin osé couper les ponts avec ma famille depuis 1 an et demi et c’est une délivrance, c’est grâce à des personnes comme vous que j’ai pris la décision de sortir de cette prison mentale qu’est l’obligation de loyauté filiale devenue délétère, j’ai failli mettre fin à mes jours tellement le chantage, le harcèlement moral, les mensonges et les accusations me rendaient folle… aujourd’hui Je revis, je respire, je prend conscience du caractère précieux de ma vie et je l’honore devant ma santé mentale retrouvée 💕 merci à vous et… Lire la suite »

Anne
Anne
22 décembre 2020 22:08

J’ai lu toutes les questions et toutes les réponses. Je suis une femme de 62 ans. Mes parents toxiques ont tous les deux 88 ans. Mon frère est astrophysicien, c’est lui le roi moi je ne suis pas formidable, la servante…. Je n’ai pas pu faire ma vie. Pas pu me marier ni eu d’enfants. Et c’est de ma faute, j’aurai dû définitivement et très tôt couper les liens définitivement. Ce qui me l’a empêché et qui m’en empêche encore aujourd’hui c’est la culpabilité de laisser des personnes âgées choir si jamais elles ont besoin de moi (mes parents me… Lire la suite »

Lea
Lea
Répondre à  Anne
23 décembre 2020 23:53

Courage à toi Anne. Ton message est particulièrement touchant. Tu es encore jeune mais surtout, tu es tellement lucide. Et si tu choisissais le reste de ta vie? Et si tu jouais ta dernière carte aujourd’hui? Ne penses-tu pas que tu suffisamment donné? Crois-tu vraiment qu’il y a un âge pour s’autoriser à être soi- même?? Ta maturité, ton expérience, ta lucidité ne sont-elles pas suffisantes pour décider de te faire se cadeau et d’envoyer valser ceux qui jugent, profitent, se gavent de ton énergie, de TA vie? Quel beau pied de nez tu ferais là, quel pied tu pourrais… Lire la suite »

corinne
corinne
Répondre à  Anne
6 novembre 2021 20:39

De nos jours on voit des parents toxiques partout. Est ce un phénomène de mode ? une nouvelle lubie ? Est ce pour cela que les personnes âgées se retrouvent seules et abandonnées dans les maisons de retraite ? J’ai eu une mère dysfonctionnelle ‘je n’aime pas le mot toxique” qui m’a fait bcp de mal. Malgré des thérapies et des questionnements auprès es psy je n’ai eu aucune réponse. C’est la vie qui me les donne maintenant c’est comme si le puzzle était presque complet. Plusieurs psy m’ont dit “couper les ponts” : impossible pour moi. Cela s’est fait… Lire la suite »

gonzalez
gonzalez
Répondre à  corinne
7 novembre 2021 10:07

Votre témoignage m’a beaucoup touchée. J’admire votre capacité à ne pas avoir coupé les ponts et à avoir pu mettre de la distance émotionnelle, je n’y suis jamais parvenue et le temps n’y fait rien. A votre questionnement sur votre potentielle toxicité, je répondrais que le simple fait de vous remettre en question et de vous demander ce que vous auriez pu faire de mal ou de bien, montre que vous ne l’êtes pas foncièrement. Une mère dysfonctionnelle (je n’aime pas non plus le mot toxique) se remet rarement en question. Et je ne crois pas non plus qu’une mère… Lire la suite »

B
B
Répondre à  corinne
7 novembre 2021 15:15

@Corinne Corinne, je rejoins votre réflexion sur les personnes âgées abandonnées dans les maisons de retraite. Ces personnes, majoritairement âgées de 85 à 95 ans, ont élevé leurs enfants à une époque où les parents étaient rois. Ils pouvaient, sans subir aucun reproche, frapper en public leurs enfants en se plaignant bruyamment de désobéissance ! Certains en abusaient : ils définissaient leur loi, ne l’expliquait pas à leurs enfants et frappaient quand cette “loi” n’était pas respectée. Leurs enfants ont aujourd’hui entre 50 et 70 ans. Eux sont devenus parents à une époque où ce sont les enfants qui étaient… Lire la suite »

Zammaz
Zammaz
Répondre à  corinne
26 novembre 2021 15:33

C’est exactement pour ce genre de discours que nous les enfants, avons besoin de ce genre de site, témoignages, avis etc … Quand les parents parlent de suicide dés qu’on veut leur faire entendre leurs tords… Et bien non, ce n’est pas normal, votre commentaire est un très bon exemple, je trouve de ce dont on parle ici. Et dénigrer tout ça par des propos aussi vides que “c’est quoi cette nouvelle mode gnagna” bah voilà… C’est bien de ça dont on parle… A bon entendeur 😉