Vos questions / Mes pistes de réponse

Un mode de vie juste signifie que l’homme doit suivre le chemin de la vie les yeux ouverts, en se posant des questions : « Quoi ? Pourquoi ? Comment ? »

Swami Prajnanpad

Les mots justes trouvés au bon moment sont de l’action.

Hannah Arendt

Comme si vous jetiez une bouteille à la mer…
Vous êtes nombreuses(x), chaque jour, à tenter d’obtenir des réponses à vos questionnements concrets, à propos de vous-même ou de vos relations, en tapant quelques mots dans votre moteur de recherche – qui vous dirigera vers mon site.

Alors pourquoi ne pas directement poser votre question ici ?
En revenant sur cette page, quelques jours plus tard, vous trouverez mes courtes réponses à vos questions brèves.
Qui sait si en les lisant, d’autres personnes y trouveront de quoi nourrir leur réflexion sur elles-mêmes ?

Laissez-vous interroger par mes pistes de réponse. Puissent-elles vous accompagner dans vos questionnements et vous aider à vous rapprocher de vous-même en trouvant davantage de sens à ce que vous vivez.

ATTENTION : Si vous souhaitez me poser une question personnelle et confidentielle qui m’exposera en détail votre situation et ne paraîtra pas sur ce site, cliquez ici.

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Connaissance de soi

La première chose que vous devez savoir est que la pédophilie est un fantasme (donc que ce n’est pas parce que vous avez peur d’être pédophile que vous l’êtes). D’autant plus que les fantasmes ne sont pas illégaux… contrairement aux passages à l’acte.

Sachez qu’il existe des pédophiles qui sont juste « attirés par les enfants » mais qui ne les ont jamais touchés (donc qui ne sont jamais passés à l’acte), on dit qu’ils sont des pédophiles abstinents.

Par contre si vous vous sentez concerné par le fantasme de la pédophilie et de l’inceste (deux attirances sexuelles bien différentes, car les pédophiles sont très rarement incestueux), je vous invite à demander de l’aide sur :

Le site PedoHelp : https://pedo.help/fr/accueil/

Le site de L’Ange Bleu : http://ange-bleu.com/fr/accueil

Ou le Centre de Ressources pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violences Sexuelles (CRIAVS) qui vient de mettre en place un numéro unique pour vous aider et qui est le 08 06 23 10 63. Ce centre a précisément pour but d’aider les personnes attirées par les enfants à ne pas faire de victimes.

Vous pouvez aussi regarder cette vidéo (55′) très instructive sur YouTube.

Notez que je prépare un article sur « Pédophilie, pédocriminalité et perversion : y voir un peu plus clair » à paraître dans les semaines à venir.

© 2020 Renaud Perronnet. Tous droits réservés. https://www.evolute.fr/questions-reponses

 

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La « méchanceté gratuite » est une expression que nous entendons souvent et qui désigne un comportement dont nous ne comprenons pas la logique.

Les personnes qui ne comprennent pas les causes d’un comportement ont vite fait de dire que ce comportement est « gratuit » donc qu’il s’exprime « pour rien ».

Il y a là une profonde illusion car il n’existe pas d’effet sans cause. La gratuité ne peut donc pas exister, tout juste pouvons-nous dire que nous ignorons les causes d’un comportement.

Les tenants de la « méchanceté gratuite » tenteront de justifier par exemple que certaines personnes sont motivées par de la jalousie ou une haine maladive, (sous entendant qu’elles n’ont pas de raison d’être jalouses ou de haïr.) D’autres diront que la « méchanceté gratuite » est liée au désir de se faire remarquer ou de provoquer les autres (sous-entendant que les personnes qui sont la proie de ces désirs n’ont pas de raison de se faire remarquer ou de provoquer.)

Le paradoxe c’est de ne pas comprendre que la haine, la jalousie ou le désir de se faire remarquer sont des causes qui sont à l’origine de comportements dangereux pour les autres. Il ne nous faut donc pas nier la logique causale du comportement que nous déplorons.

Derrière la méchanceté se cache toujours un besoin inassouvi et refoulé qui rend dangereux celui qui en est la proie.

Le besoin compulsif de détruire ou de faire du mal à l’autre existe bel et bien mais toujours à partir de l’espoir (pour celui qui en est la proie), que cela va lui faire du bien à lui, autrement dit que ça va lui permettre d’apaiser une souffrance plus ou moins insupportable.

Les personnes que nous jugeons gratuitement méchantes sont donc parfaitement cohérentes avec elles-mêmes, et c’est parce que nous ne les comprenons pas que nous les jugeons folles et inconséquentes.

Ainsi – par exemple – celui ou celle dont la jalousie est apaisée, celui ou celle dont le désir de se faire remarquer est assouvi, n’éprouvera plus le besoin d’avoir certains comportements appelés « méchants » par ceux qui n’en perçoivent pas la logique comportementale parce qu’ils les craignent.

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Pour aller plus loin, je vous invite à lire : Comment gérer celui qui dit du mal de nous ?

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Relation aux parents

C’est vrai que la mort – parce qu’elle est irrémédiable – parait le plus souvent inhumaine à celle ou à celui qui vit dans la peur de la perte de l’autre.

Ainsi, à force de nous laisser conseiller par notre peur, nous pouvons nous laisser enfermer dans une solitude glacée et mortifère.

L’écrivain Yvan Amar nous montre le chemin pour en sortir :

« Nous ne pouvons empêcher la souffrance de l’autre, mais nous avons une responsabilité dans le regard que nous portons sur lui. »

Il peut nous arriver de croire (quand nous confondons l’amour avec la peur), que c’est l’amour qui nous retient de parler à l’autre de ce qui nous brûle… Auquel cas des êtres qui croient s’aimer restent parfois, chacun de leur côté, murés dans leur silence mutuel de peur de faire souffrir l’autre et se condamnent à la solitude et à l’enfermement.

Regarder les choses en face c’est convenir que la peur de la mort de l’autre nous rapproche paradoxalement du déni de la mort de l’autre, et que le déni de mort se venge toujours en déni de vie.

A contrario, s’aimer, donc prendre sa responsabilité par rapport à la souffrance et à la mort de l’autre, c’est se rencontrer, partager sa peur plutôt que l’enfermer muette à l’intérieur de soi-même. Une peur partagée est déjà un peu moins contraignante parce qu’elle respire.

En vérité quoi de plus humain que la perte de l’autre ?

Le poète Jacques Prévert l’exprime à sa manière :

« La mort est dans la vie, la vie aidant la mort.
La vie est dans la mort, la mort aidant la vie. »

Il y a sans doute moins « quelque chose à se dire » pour supporter la mort de l’autre, qu’à être vrai avec les émotions qui nous appartiennent en les partageant avec simplicité avec ceux qu’on aime (y compris avec ceux dont on redoute la mort.) La parole est thérapeutique parce qu’elle libère.

Ce faisant, peut-être arriverons-nous – ainsi familiarisés avec ce qui nous faisait si peur – à envisager plus sereinement la perte de l’autre, c’est-à-dire à accepter qu’il s’en aille, plutôt que de nous recroqueviller sur nous-même.

Cette anecdote, racontée par le Dalaï-Lama à l’occasion d’une interview, m’a personnellement beaucoup aidé à réfléchir sur ce que je prends pour ma peur égocentrée de la mort de l’autre :

« J’ai un ami, député et moine du monastère de Ganden, qui vient d’apprendre qu’il avait une tumeur cancéreuse à l’estomac. Il est venu me voir la semaine dernière. Le diagnostic une fois confirmé, il a lui-même décidé que la situation était sans espoir et qu’il était temps de partir. Il n’éprouve aucune inquiétude. Je lui ai simplement dit : « Si vous pouvez guérir, c’est bien, si vous devez mourir, c’est bien aussi. » Nous avons même plaisanté un peu. (…) Sans aucun doute nous sentions tous les deux que ces adieux nous séparaient de manière définitive, mais nous n’éprouvions ni inquiétude ni souffrance. »

Cette formule partagée avec un vieil ami : « Si vous pouvez guérir, c’est bien, si vous devez mourir, c’est bien aussi », peut sembler inhumaine alors qu’elle met en évidence le fait que la mort fait partie intégrante de la vie, qu’elle en est un simple moment particulier et que nous ne choisissons rien.

Alors, pourquoi se soucier de ce sur quoi nous n’avons aucun pouvoir ?

Sur ce chemin, découvrir que nous avons sans doute moins peur de la mort de l’autre que de vivre notre séparation d’avec lui, nous permettra de remettre les pendules à l’heure par rapport à notre soi-disant peur de la mort de l’autre.

Nous pourrons alors aller encore plus loin dans notre découverte de nous-même en répondant à cette question : cette peur de la séparation ne parle-t-elle pas de nous-même, de nos manques, de nos vides et de la manière souvent frustrée dont nous menons notre vie ?

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Pour elle plus loin, n’hésitez pas à lire mon article : Le travail de deuil

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  • Basha dit :

    Bonjour,
    Voice mon témoignage ; j’avais 12 ans, mes parents sont morts dans un accident, je me suis dit que ma crainte la plus redoutée venait de m’arriver et que je devais aller de l’avant sans crainte dorénavant … Cette expérience m’a donnée une force intérieure, une force de vie. J’ai maintenant 51 ans.
    (Merci Renaud pour toute l’énergie positive de votre site.)

  • Marie-Claire dit :

    « Il a lui même décidé que la situation était sans espoir… ». C’est là où , pour moi, nous avons peut être un pouvoir, le pouvoir de se battre contre la maladie, en faisant tout ce qu’il est possible de faire pour guérir. La maladie n’est pas pour moi une fatalité, qui nous indique qu’il est temps pour nous de partir, et elle a peut être un autre message à nous délivrer? Un message qui peut aussi nous faire grandir. J’ai l’impression qu’ici la mort est presque banalisée, or la vie n’est elle pas précieuse?

    • En effet pour un bouddhiste, la mort ne s’oppose pas à la vie, elle en fait partie intégrante et n’est donc pas redoutée. La vie c’est la succession des naissances et des morts.
      Prenons un exemple : Une pomme tombe de l’arbre, à quel moment pouvons-nous dire qu’elle est une pomme ? Elle est en transformation permanente (impermanence), vous l’épluchez et la mangez, en même temps elle se dissémine dans l’univers à travers vous en se décomposant. Peut-on dire qu’elle est morte ? Alors qu’est-ce que la pomme ? N’est-elle pas partout ? Quelle que soit la direction de votre regard qui peut porter vers son origine comme vers sa finalité ?
      La pomme n’est-elle pas à notre image ?

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    Relations amoureuses

    Confrontez-vous au paradoxe de vos propos de manière à trouver le courage d’agir pour vous-même.

    Osez regarder les choses en face : être violent avec une personne est incompatible avec l’aimer. L’amour ne peut pas être violent. Vous vous racontez à vous-même que vous aimez votre femme mais c’est faux. L’amour demande le respect et la douceur.

    Vous vous dupez vous-même quand vous vous faites croire que vous aimez votre femme, vous ne l’aimez pas mais vous avez besoin d’elle, vous la voulez pour vous, parce que vous n’avez pas assez confiance en vous. (En fait, avoir besoin de l’autre pour soi est juste égoïste et n’a rien à voir avec de l’amour.) Ne supportant pas certains de ses comportements, vous restez persuadé, dans votre toute puissance, qu’elle ne devrait pas les avoir. C’est ainsi que quand elle ne répond pas à vos attentes cela vous est insupportable et galvanise la violence qui est en vous.

    Or personne n’appartient à personne et contrairement à ce que vous pensez, « votre » femme ne vous appartient pas, c’est un être libre (comme vous), qui appartient à lui-même.

    Alors que faire si – après ces réflexions – vous estimez toujours « aimer » votre femme ?

    Tenter de comprendre les raisons pour lesquelles vous avez des accès de violence. Pour ne plus ressentir le besoin d’être violent avec l’autre, il n’y a pas d’autre moyen que celui de rencontrer la violence qui est en vous. Découvrir pourquoi il vous est insupportable d’être contrarié par un(e) autre, c’est à ce niveau que se trouve votre pathologie… à ce stade il vous reste donc à vous mobiliser afin de vous mieux connaître.

    C’est à ce prix que vous parviendrez à sortir de la relation malsaine que vous entretenez avec votre femme.

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    Pour aller plus loin et tenter de vous comprendre un peu, commencez par lire : Les racines de la violence.

    Après avoir lu ce texte, il vous faudra l’assumer et oser agir pour vous-même en prenant la mesure de ce que vous êtes devenu qui n’est pas irréversible car ce n’est pas parce que vous avez été vous-même maltraité et contraint de prendre cela pour de l’amour, que vous devez vous condamner à éternellement maltraiter les autres. Il n’y a là rien d’inéluctable.

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