365 paroles inspirantes de Swâmi Prajnânpad pour les 365 jours de l’année

Une boussole pour être

Ces paroles sont des invitations à un travail de connaissance de soi basé sur l’acceptation de la réalité telle qu’elle est ; elles expliquent de manière rigoureuse et implacable comment s’y prendre pour mener une existence la plus consciente et lucide possible.

« Le meilleur service que l’on puisse rendre aux autres, c’est de leur faire remarquer que c’est l’inconscient qui les incite à agir et de les aider à comprendre cet inconscient. »

« L’inconscient c’est une action non terminée dans le passé qui s’introduit de force dans le présent. »

Swâmi Prajnânpad

En effet, on ne peut pas se libérer d’une dépendance dont on ignore la nature, c’est ainsi que la fine connaissance et la compréhension de soi-même et de son propre fonctionnement sont essentielles à celles et à ceux qui veulent se libérer de leur passé.

Swâmi Prajnânpad qui disait que la spiritualité n’est qu’un autre nom pour désigner l’indépendance, est un sage et thérapeute indien (1891 – 1974), qui a proposé, entre psychanalyse et Advaita Vedânta, une voie originale vers la liberté. Pour en savoir plus, cliquez ICI.

Swâmi Prajnânpad n’a jamais écrit de livre ni fait de conférence. Ses paroles, toujours adressées à quelqu’un de particulier dans un contexte particulier, sont extraites d’entretiens enregistrés et de réponses à des lettres aujourd’hui publiées.

Avant de les découvrir et pour vous les approprier, gardez à l’esprit que même si ces paroles sont éclairantes, c’est ce que vous en ferez personnellement qui est important.

La parole de Swâmi Prajnânpad d’aujourd’hui :

Date: 24-08-2019
Mi-homme, mi-femme

Ici en Inde, on appelle tout organisme : « mi-homme, mi-femme ». Vous n'êtes pas un mâle. Chacun est mi-homme, mi-femme, mi-actif, mi-passif… C'est cela qui est complet. (…) Le mâle est partiel dans un mâle ; la femelle est partielle dans une femelle. Chaque caractéristique apparaît de manière flagrante, mais l'autre est présente de manière latente. Ainsi la totalité est mi-homme, mi-femme. (…) Quand l'homme arrive à cette réalisation, il équilibre en fait son aspect mâle et son aspect femelle. Il est alors sans émotion… non pas sans émotion, mais au-delà de l'émotion.

La connaissance de soi, p. 235, 236

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Les paroles de Swâmi Prajnânpad des deux jours précédents :

23-08-2019: Ouvrir l’inconscient à la lumière de la conscience

L'inconscient joue dans nos vies une part plus grande que celle que nous croyons. Le plus souvent nous ne savons pas que l'inconscient travaille. Tant que l'inconscient est là, il intervient dans notre perception et crée la confusion. Aussi l’inconscient doit être localisé et déraciné. Ce qui se fait en l'ouvrant à la lumière de la conscience. Ne censurez rien. (…) S’il n'y a pas de refoulement, alors tout l'inconscient sortira graduellement dans le conscient.

Entretiens avec Swâmi Prajnânpad, p. 42

22-08-2019: Le véritable amour est lucide

Le calcul est inséparable de l'amour, mais qu'est-ce que calculer en réalité ? Ce n'est rien d'autre que voir les choses comme elles sont, déterminer leur position relative, sentir et puis agir, de manière à être un avec l'autre. C'est cela l'amour vrai et on le reconnaît à son expression : l'amour a les yeux grand ouverts, il est lucide, tandis que l'amour qui a les yeux fermés est aveugle.

L’art de voir, p. 107

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Notes :

Ces 365 paroles sont extraites (par ordre de dates de parution), des livres suivants, tous (sauf un) parus aux Éditions Accarias L’Originel, tous sont le résultat du remarquable travail de traduction, de mise en forme et de synthèse de Daniel et Colette Roumanoff, tous deux disciples de Swâmi Prajnânpad :

  • Entretiens avec Swâmi Prajnânpad, de R. Srinivasan, 1986.
  • L’Expérience de l’unité, de Sumangal Prakash, 1986.
  • L’Art de voir, Lettres à ses disciples, Tome 1, 1988.
  • Les Yeux ouverts, Lettres à ses disciples, Tome 2, 1989.
  • La Vérité du bonheur, Lettres à ses disciples, Tome 3, 1990.
  • Psychanalyse et sagesse orientale, 1996.
  • ABC d’une Sagesse, paroles choisies de Swâmi Prajnânpad, Éditions de La Table Ronde, 1998.
  • L’Éternel présent, 2002.
  • Le But de la vie, 2005.
  • Ceci, ici, à présent, 2006.
  • La Connaissance de soi, 2008.
  • Vers la réalisation de soi, 2009.
  • De la sérénité, 2011.
  • Swâmi Prajnânpad mon maître, de Sumangal Prakash, 2012.

Pour aller plus loin :

Pour avoir un aperçu complet de l’enseignement de Swâmi Prajnânpad, vous pouvez lire la remarquable synthèse faite par Daniel Roumanoff aux Éditions La Table Ronde, ainsi que sa biographie et un recueil de paroles choisies et classées par thèmes :

  • Swâmi Prajnânpad, Tome 1, Un maître contemporain, 1989.
  • Swâmi Prajnânpad, Tome 2, Le quotidien illuminé, 1990.
  • Swâmi Prajnânpad, Tome 3, Une synthèse Orient Occident, 1991.
  • Swâmi Prajnânpad, Biographie, 1993.
  • ABC d’une Sagesse, paroles choisies de Swâmi Prajnânpad, 1998.

(Daniel Roumanoff est disciple de Swâmi Prajnânpad mais aussi sanscritiste. Ces trois tomes ont été dans leur première forme, une thèse de doctorat soutenue en Sorbonne et dirigée par le philosophe indianiste français Michel Hulin.)

Et aussi : 

  • De l’autre côté du désespoir, Introduction à la pensée de Swâmi Prajnânpad, de André Comte-Sponville, Éditions Accarias L’Originel, 1997.
  • Les formules de Swâmi Prajnânpad, commentées par Arnaud Desjardins, Éditions de la Table Ronde, 2003.
  • Dire oui à ce qui est, Alain Delaye, Éditions Accarias l’Originel, 2013.
  • Vivre, La guérison spirituelle selon Swâmi Prajnânpad, Emmanuel Desjardins, Éditions du Relié, 2019. (À paraître en octobre 2019)

12 réflexions au sujet de « 365 paroles inspirantes de Swâmi Prajnânpad pour les 365 jours de l’année »

  1. Kriss

    Bonjour Renaud, je me permets ce commentaire car cette citation de Swâmi Prâjnanpad m’inspire beaucoup :
    « La seule manière de se défaire de l’émotion attachée au passé est de revivre l’expérience en revenant dans le passé comme si le même incident du passé se produisait maintenant »
    Alice Miller préconise cette méthode également (si je ne me trompe), l’idée vient-elle des deux ou alors Alice Miller aurait-elle été inspirée par les pensées de Swâmi Prâjnanpad ?
    Si cette méthode est ainsi préconisée et par un grand sage thérapeute indien et par une grande psychanalyste, celle-ci pourrait « vraiment » fonctionner, et si tel est le cas, nous pourrions enfin sortir de bien d’émotions exagérées ou inappropriées qui ne surviendraient que parce que certains souvenirs refoulés (car trop difficiles à supporter par l’enfant que nous étions alors) n’auraient pas été vécus, et la bonne nouvelle serait que nous « pourrions » (si nous le voulons vraiment) les « revivre » aujourd’hui, pour enfin se débarrasser de ces émotions qui apparaissent par rapport à des situations actuelles, qui inconsciemment et inlassablement font toujours références à nos souvenirs non vécus car refoulés.
    Si l’on suit ce schéma, il resterait cette question : « si ces souvenirs sont refoulés, ils ne sont donc pas « conscients », comment faire pour les ramener à notre conscience, pour se « souvenir » ? C’est la question la plus importante …
    Dans mon cas par exemple, je réagis souvent (et de plus en plus depuis que j’effectue ce travail sur moi-même) et de manière assez forte (même si je ne le montre pas) par rapport à certaines situations d’aujourd’hui, il y a en effet deux sentiments « fil conducteur », qui en ressortent toujours, je les connais bien, mais je n’arrive pas à les associer au souvenir correspondant qui « resonnerait effectivement’ avec la situation d’aujourd’hui.
    Est-il « vraiment » possible d’avoir accès à ses souvenirs de la toute petite enfance, sans avoir forcement recours à l’hypnose, ou à la régression dans le passé par exemple ?
    Y aurait-il quelques pistes ?
    Merci

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Pour se défaire de l’émotion attachée au passé, Swâmi Prajnânpad proposait simplement de « voir », ce qui dans sa formulation était opposé à penser ou à avoir des opinions sur les choses. « Voir » c’est rencontrer la vérité des choses telles qu’elles sont en en faisant l’expérience, donc découvrir la manière dont nous projetons ici et maintenant le passé sur le futur.
      Quand un être prend conscience à la fois physiquement, émotionnellement et intellectuellement qu’il commet une erreur en sur implantant les choses, il s’arrête de la commettre.

      Mais « voir » n’est pas facile pour celui qui ne se connaît pas, pour celui qui est habitué au mensonge, à la censure et au refoulement parce qu’il vit dans la peur.
      Pour en sortir, Swâmi Prajnânpad avait une méthode que ses élèves ont appelé le « lying » (par opposition avec les rencontres « sittings » que ses élèves avaient avec lui en face à face). Une pratique de non-faire donc d’abandon : en position couchée, juste laisser sortir l’émotion sans se protéger et en acceptant de rencontrer tout ce qui vient. Opportunité de basculer conscient dans l’inconscient pour rencontrer et laisser s’exprimer des forces très puissantes. (C’est dans un tel contexte que certaines personnes retrouvent des mémoires, des souvenirs traumatiques qui étaient occultés depuis longtemps.)
      Notez que le « lying » ne libère pas en soi. Faire un lying c’est saisir le fil rouge de l’émotion pour remonter jusqu’au souvenir refoulé. Se donner l’opportunité « d’exprimer ce qui a été réprimé » dans le passé, disait Swâmi Prajnânpad. Ayant alors (dans le présent) la connaissance des choses telles qu’elles se sont passées, il devient plus facile de cesser de projeter ses illusions sur le monde et les autres.
      Swâmi Prajnânpad précisait : « Seule la compréhension libère » mais il faut préciser qu’il ne parlait pas là d’une simple compréhension intellectuelle, mais d’une co-naissance totale de l’être.

      Il ne s’agit donc pas de « chercher à associer » intellectuellement une émotion à un souvenir hypothétique qui par définition n’a pas été retrouvé, dans l’espoir qu’il puisse résonner en vous. Il s’agit juste d’exprimer ce qui est en le laissant sortir. Encore faut-il en avoir le courage et le goût. Vous l’exprimez fort bien, l’émotion est le fil conducteur qui mène au blocage qu’il s’agit de rencontrer et d’accepter, ceci afin de pouvoir débloquer les choses.
      Alice Miller n’a jamais connu Swâmi Prajnânpad mais je me souviens qu’Arnaud Desjardins (l’un de ses élèves et celui qui avec Daniel Roumanoff l’a fait connaître), avait énormément d’estime et de considération pour elle.

      Répondre
  2. Kriss

    Merci infiniment, pour m’avoir apporté tous vos éclairages sur le sens de « voir », qui permet de débloquer les choses, c’est-à-dire « rencontrer la vérité des choses telles qu’elles sont, en en faisant l’expérience, donc découvrir la manière dont nous projetons ici et maintenant le passé sur le futur ».
    Je souhaitais ajouter par rapport à la méthode « lying » que j’avais récemment d’une manière naturelle utilisé une pratique de non faire et d’abondan en position couchée, mais mon erreur je pense avait été de ressentir seulement ma souffrance qui résultait de mes émotions, au lieu de ressentir et « laisser sortir » les émotions proprement dîtes, ce qui expliquerait qu’aucun résultat ne s’est fait sentir (le fil conducteur étant l’émotion et non la souffrance en résultant)

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  3. Kriss

    Bonjour Renaud,
    Suite à nos derniers échanges ci-dessus concernant la citation de Swâmi Prajnânpad :
    « La seule manière de se défaire de l’émotion attachée au passé est de revivre l’expérience en revenant dans le passé comme si le même incident du passé se produisait maintenant »

    Ce qui est tout de même « formidable », c’est que cette citation permet (pour les personnes qui ne le savaient pas)
    de :
    1. « prendre conscience » que les mal-êtres, parfois ou de manière continuelle, ressentis « aujourd’hui », que souvent l’on ne comprend absolument pas, proviennent d’ émotions refoulées de l’enfance qui viennent se « coller » (cela dans une situation d’aujourd’hui qui inconsciemment nous rappelle notre enfance, et qui peut être tout-à-fait anodine) à notre état d’être d’aujourd’hui.
    2. et lorsque cette prise de conscience est faite, d’essayer en ressentant l’émotion d’aujourd’hui de remonter à l’émotion du passé pour enfin vivre et ressentir cette dernière, aujourd’hui, ce qui devrait faire disparaître dans un même temps et définitivement les mal-etres (émotions) habituels d’aujourd’hui.

    Là, nous sommes dans la théorie que j’ai bien comprise « mentalement », mais ce n’est pas du tout là la raison de mon commentaire.

    La nouveauté pour moi, c’est cette prise de conscience en : 1)

    Exemple : j’étais affairée sur mon ordinateur toute l’après-midi (mon esprit était donc bien occupé), mon travail terminé, j’éteins l’appareil et puis, étant seule dans la maison (et dans la vie il faut le préciser car cela change la donne aussi), me retrouve face à un grand silence dans la maison. Un silence lourd, de plomb et qui me fait mal, que je ne m’explique pas. Je sors un peu, m’occupe, rien n’y fait ! Le sentiment me poursuit, alors que hier par exemple j’ai été seule aussi et que le silence d’hier m’a plutôt été agréable et reposant et j’ai pu m’y glisser de manière tout à fait sereine.
    (donc il peut y avoir ces deux cas de figure par rapport à la solitude)

    J’essaie donc d’analyser pourquoi cette « émotion » bizarre par rapport à ce silence lourd d’aujourd’hui ?

    Je n’ai pas encore la réponse au pourquoi,

    mais par contre ce que je peux dire, et c’est la raison de mon commentaire, c’est que la « seule » prise de conscience, qu’il ne s’agit pas d’une émotion d’ « aujourd’hui », mais qu’elle concerne le passé, et même si cette emotion du passé n’est pas « encore identifiée », cela change « tout » que de le savoir :
    car là il y a une explication qui est bien « objective » : il suffit de « regarder les choses comme elles sont » aujourd’hui, et je vois que cette émotion est quand à elle subjective et qu’elle n’a rien à y faire : en effet, je suis libre, il fait beau, et à part cette « émotion » je n’ai pas de problème de santé, aucun problème particulier, je « pourrais » agréablement vivre avec ce silence …

    S’il n’y avait pas cette prise de conscience, ce serait très difficile, car il est très difficile de faire face à un problème si nous n’avons pas au minimum un indice …

    Il me reste à identifier d’où provient l’émotion …
    Puis la ressentir dans l’aujourd’hui …

    Je suis désolée pour la longueur du texte mais j’avais envie de partager cela
    🙂
    Kriss

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Je ne dirai pas : « ce qui devrait faire disparaître dans un même temps et définitivement le mal-être (émotions) habituel d’aujourd’hui. » Il serait plus juste de dire : quand on a « vu » les choses à l’oeuvre donc qu’on a été pleinement conscient ne serait-ce qu’une fois que l’émotion d’aujourd’hui n’est qu’une projection de l’enfance, il devient presque facile de ne pas s’y identifier aujourd’hui donc de remettre les choses à leur juste place plutôt que de se laisser manipuler par l’enfant en soi.

      Oui, il va vous falloir vous intéresser de beaucoup plus près à « ce silence lourd, de plomb » qui vous met si mal à l’aise. Vous y intéresser vraiment c’est le rencontrer (on ne peut se débarrasser que de ce que l’on connait), oser plonger dedans (c’est-à-dire plonger là où vous avez peur d’aller), c’est ainsi que l’illusion se dissipera.
      Remarquez que vous ne pouvez pas « analyser pourquoi » puisque vous n’avez pas rencontré ce pourquoi.

      D’accord ce que vous partagez-là est encourageant : « ça change tout de le savoir », vous allez donc avoir le courage d’aller voir ce qui se trame dans cette émotion passée donc rencontrer votre douleur de l’époque, regarder et comprendre les choses telles qu’elles sont.

      Oui, en effet, vous êtes libre en vérité et vous êtes aujourd’hui même encore « occupée » par cette émotion par le simple fait que vous la refusez. Il y a là un jeu à l’intérieur de vous-même : vous faites exister ce que vous refusez. Si vous accueillez, si vous êtes d’accord pour la rencontrer, votre émotion (comme toute émotion) épuisera son énergie et disparaitra.
      Oui, ce silence n’est problématique que parce que vous le refusez… et si vous le refusez c’est parce qu’il n’est pas neutre pour vous, qu’il est encore « coloré » par votre passé.

      Répondre
  4. Kriss

    Bonjour Renaud,

    Merci mille fois, plus, dix milles et ce n’est pas assez …
    J’attendais secrètement votre réponse qui je le savais, allait « éclairer » (le mot est faible) mon commentaire.
    Vos mots qui raisonnent très fort en moi, je les « sais » comme vrai, même si je ne me l’explique pas (puisque non vecus aujourd’hui), il me reste à ne plus « refuser » mon ou mes émotions liées au passé même si pour l’heure je ne sais pas encore comment m’y prendre pour « plonger là où j’ai peur d’aller »…, mais je sais aussi que « ce » reste là du chemin est à trouver et à faire par moi-même, car nous nous trouvons à ce stade dans le domaine des « ressentis » …
    Merci, pour m’avoir permis de prendre conscience du chemin à suivre.

    Répondre
  5. Kriss

    Bonjour Renaud,

    Swâmi Prajnânpad dans l’une de ses citations nous dit :
    « Le transfert : le moi adulte est submergé par le moi infantile.
    Le transfert implique une certaine dépendance. »
    Cela voudrait-il dire que pour que le moi adulte reprenne les rennes (le transfert), il faille « aussi » reconnaître, accepter puis accueillir son moi infantile, soit d’accepter d’en être « pour partie » « dépendant », ai-je bien compris le sens de la citation ?
    En vous remerciant pour votre éclairage sur cette question
    Bien à vous
    Kriss

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Par nature le moi infantile est dépendant de son parent puisqu’il ressent le besoin d’être aimé par lui, il n’est donc pas libre.
      De même à travers le transfert, l’analysé peut ressentir ce même besoin, du moins quand il s’identifie à son moi infantile.
      Le moi adulte doit donc commencer par reconnaitre et accepter ce besoin du moi infantile en lui. Le propre du moi adulte c’est en effet de voir et reconnaitre les choses telles qu’elles sont, c’est ainsi qu’il parvient à se libérer.
      Ce qui nous empêche de voir et reconnaitre les choses telles qu’elles sont, c’est la censure qui est liée à notre idée du bien et du mal que nous retournons contre nous-mêmes.
      Vous pouvez aussi lire : Transfert et contre-transfert

      Répondre
  6. Kriss

    Merci Renaud pour vos explications.
    Je n’avais effectivement pas compris la citation.
    Je vais me référer à votre partage : transfert et contre-transfert

    Répondre
  7. Kriss

    Bonjour Renaud,

    Je viens de prendre connaissance de cette citation de Swâmi Prajnânpad : « aimer le sujet de sa conférence », je ne le voyais pas sous cet angle là en matière de « conférence », je trouve cette citation éclairante (je comprends mieux pourquoi mes quelques petites interventions en publics n’ont pas été un succès, j’étais plus en train de me demander comment les autres me percevaient.
    Et pourtant je le sens un peu ainsi par rapport à mon projet de création d’entreprise : ne faire qu’un avec elle.

    Je comprends cette citation ainsi, nous ne devons pas nous occuper de l' »exterieur » et être « partagé » par rapport à lui, c’est-à-dire :
    pour la conférence se demander si le public va aimer ou non, mais au lieu de cela laisser le partage et la transmission se faire, et pour l’entreprise dans mon cas, vivre l’activité au travers elle et la laisser se déployer sans la peur d’imaginer que les clients pourraient ne pas être satisfaits puisque nous ne faisons plus qu’un avec nous-mêmes et donc avec l’entreprise puisque nous la « vivons », ce qui ne laisse plus de place à la peur.
    En la « vivant », nous pouvons « apporter » , c’est qui est mon intention.
    Petite réflexion.

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Oui, c’est en effet ce que cette parole dit, il ne vous reste donc plus qu’à l’expérimenter émotionnellement donc à « le faire » pour vérifier par vous-même si ce qui est dit est vrai.

      Répondre

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