Pourquoi un travail thérapeutique ?

De quoi s’agit-il ?

En hommage à Alice Miller

(Si vous envisagez d’entreprendre un travail thérapeutique avec moi, il est important que vous commenciez par comprendre intellectuellement ce dont il s’agit. Pour ce faire, lisez et relisez attentivement ce texte en laissant passer plusieurs jours entre vos lectures afin de ressentir s’il vous parle.)

On commence souvent une démarche thérapeutique en sachant davantage « ce qu’on ne veut plus » que « ce qu’on veut vraiment. »

Beaucoup de personnes souffrent de ne pas être autonomes, c’est-à-dire qu’elles n’osent pas se démarquer de ce que les autres attendent d’elles, ainsi elles oscillent sans arrêt entre négliger leurs propres besoins et se soumettre à ceux des autres, ou imposer leurs points de vue de manière plus ou moins agressive, quitte à culpabiliser après coup d’avoir été désagréables et de se sentir « nulles. »

Etymologiquement, « autonome » vient de « auto » (soi-même) et « nomos » (la loi). Une personne autonome – qui se régit elle-même en utilisant ses propres lois – a des comportements adaptés aux situations relationnelles qu’elle rencontre.

Par contre la personne que l’on pourrait appeler « émotionnellement endommagée », ne peut pas accéder à son autonomie, elle ne peut que se nuire à elle-même et nuire aux autres, parce qu’elle est « en souffrance. »

Pourquoi sommes-nous si confus ?

Nous avons tous été bombardés – depuis notre naissance – par des suggestions qui nous limitent. C’est ainsi que le sentiment premier que chacun a de lui-même provient du premier stade de son développement : l’idée que nous nous faisons des autres est liée aux rapports que nous avons eus avec les personnes avec lesquelles nous étions en contact lors des premières années de notre vie.

Ainsi, ce que nous sommes à la naissance est remodelé pendant l’enfance par les réactions de notre entourage et par ce que nous renvoie notre environnement, créant ainsi l’idée que nous nous faisons de nous-mêmes.

Si des liens affectifs solides se sont créés avec nos parents et que ceux-ci nous ont respectés, une saine estime de soi s’élabore. Si ce n’est pas le cas, le sentiment que nous avons de nous-même sera à la fois négatif et déficient.

Par la suite, cette première image de soi-même est plus ou moins renforcée par les maîtres d’école, les professeurs, toutes les figures d’autorité et les gens qui ont une influence sur nous.

C’est donc à partir de ce conditionnement permanent que se développe un sentiment habituel de soi basé sur les « schémas » de notre petite enfance et recréé, à travers nos rencontres et nos comportements à mesure que nous nous développons, dans l’équilibre ou la névrose.

Beaucoup de personnes ont été éduquées à travers des « programmes » basés sur la peur et l’insécurité. Pour vivre une vie plus vaste (ce à quoi vous aspirez si vous lisez ces lignes,) c’est-à-dire plus complète et satisfaisante, il va vous falloir changer le contexte depuis lequel vous voyez cette vie et vous-même et pour cela entreprendre ce que l’on nomme un travail thérapeutique.

Sur quoi précisément porte un tel « travail » ?

La connaissance de soi est la connaissance des causes qui nous poussent à agir, elle n’est rendue possible que si nous osons nous observer honnêtement à la fois avec bienveillance et objectivité. Il s’agit donc, pour se comprendre soi-même, de « valider » les raisons (les causes) qui nous ont poussés à agir comme nous avons agi, c’est-à-dire de reconnaître la cohérence interne qui existe entre ce que nous avons appris, le plus souvent malgré nous, dans la relation avec nos parents et éducateurs, et la manière dont nous fonctionnons avec nous-même et les autres aujourd’hui.

Par chance il existe un signal qui nous montre notre inadaptation aux situations relationnelles que nous vivons, c’est l’émotion (étymologiquement, ce qui nous meut hors de nous-mêmes.) Notre mari nous dit quelque chose de plutôt anodin alors que nous sommes ensemble en voiture en route pour le restaurant, du genre « tu as bien fermé la porte en partant ? » et nous sentons monter en nous une bouffée de malaise qui risque de nous faire répondre agressivement quelque chose comme « si t’as pas confiance, tu n’avais qu’à vérifier toi-même ! » et le début de soirée peut être compromis. Or cette émotion vient de très loin, sans doute de notre enfance (où nous avons dû entendre plus d’une fois : « on ne peut pas te faire confiance »). L’émotion (ici le malaise disproportionné par rapport à la situation présente) est un signal qui montre qu’à l’intérieur de nous, quelque chose d’incompris et de malheureux cherche à être enfin reconnu.

Certaines de nos émotions peuvent bien sûr être adaptées et utiles, par exemple quand nous avons soudainement peur parce que notre enfant de trois ans se penche un peu trop par la fenêtre du troisième étage, c’est le signal qui nous pousse à intervenir.

Nos émotions sont inadaptées quand nous sommes emportés et que nous avons des comportements irrationnels. Plus il y a disproportion entre la situation que nous vivons et l’intensité de notre émotion, plus nous pouvons être certains d’être les victimes de notre mémoire émotionnelle.

Il nous faut donc (à partir du repérage de nos émotions), travailler sur cette mémoire, c’est-à-dire sur les causes émotionnelles qui nous poussent à agir de manière disproportionnée et cela est d’autant plus difficile que avons appris à nous juger et à nous culpabiliser de n’être pas conformes à l’idéal qui nous était présenté dans l’enfance par nos parents et éducateurs.

Quel est ce « travail sur la mémoire » ?

Les enfants, par définition, naissent physiquement, intellectuellement et émotionnellement « non achevés » et innocents. Ils ont donc émotionnellement besoin de croire, pour se développer, que leurs parents les aiment, c’est ce qui les rend dépendants d’eux.

Les parents, pour le meilleur comme pour le pire, influencent leurs enfants :

Quand un père dit à son fils « Comment oses-tu me parler ainsi, à moi, ton père ? », l’enfant se sent inférieur, il subit et apprend le rapport de force plutôt que de se sentir aimé.

Quand une mère dit de sa fille devant elle « Ah ! Celle-là, c’est le portrait craché de son père : menteuse et fainéante », l’enfant croit, comme une fatalité, ce qu’on dit de lui.

Quand une mère dit à son enfant « Si tu continues tes bêtises, je ne t’aimerai plus », l’enfant se sent mal et seul, il apprend alors à se renier lui-même.

Quand un parent dit à son enfant « C’est pour ton bien que je t’ai battu, plus tard tu me remercieras », l’enfant le croit et se soumet (tant qu’il est petit, du moins). Et il est écartelé car il sent au plus profond de lui que quelque chose n’est pas juste : celui qui dit qu’il m’aime me fait mal. Il risque d’errer dans sa propre vie (où est le bien, le mal ?) étranger à lui-même et mené par sa propre rage refoulée.

Parce que les enfants sont dépendants des manières de voir, de penser et d’agir de leurs éducateurs, il suffit que ceux-ci décrètent quelque chose à leur propos pour qu’ils se sentent devenir ce qu’ils disent d’eux ou s’en veulent de ne pas être à la hauteur de leurs espérances.

Cette dépendance fait que, pour se sentir aimé, l’enfant consentira toujours à renoncer à lui-même et à ce qu’il sent plutôt que de s’y fier et de courir le risque de perdre l’amour de celui dont il a besoin pour survivre.

Si le parent avait accueilli les émotions de tristesse, de colère ou de peur de son enfant quand celui-ci les exprimait, elles se seraient évanouies d’elles-mêmes (comme elles sont arrivées) après s’être exprimées. A contrario, quand le parent refuse d’entendre l’expression émotionnelle de l’enfant, cette expression se retrouve refoulée en lui et agit alors pour lui comme un véritable poison.

Pour se sentir aimé, un enfant au parent non respectueux (donc maltraitant) aura besoin de croire qu’il mérite les insultes, les humiliations ou les coups qu’il reçoit, il sera prêt (sans savoir ni sentir consciemment ce qu’il fait) à réprimer sa colère, sa révolte et son besoin légitime de se défendre. En ne prenant surtout pas le risque de contrarier ses parents, en refoulant au plus profond de lui-même ses émotions de colère et de haine, il s’adapte – en espérant inconsciemment conserver l’amour dont il a besoin pour se développer.

En fait l’enfant innocent croit sincèrement que ce qu’on dit de lui est vrai ou que ce qu’on lui fait est normal et mérité.

Cette adaptation le sauve momentanément de l’abandon mais il en garde les séquelles, jusqu’à l’âge adulte, gravées profondément en lui sous forme de colère refoulée.

Et il vivra avec cette « colère », qui s’origine à partir du retour du refoulé, tant qu’il ne l’aura pas mise à jour. Elle pourra s’exprimer contre lui-même (dépression, maladies psychosomatiques, obésité, automutilation, conduites dissociantes [1]), et contre les autres à travers des comportements manipulateurs et pervers (prises de pouvoir, tentatives d’intimidation, narcissisme démesuré, déni de l’évidence, rejet de la responsabilité et interprétation tendancieuse) y compris contre ses propres enfants auprès desquels il pourra répéter les comportements abusifs de ses géniteurs.

Si cette colère refoulée reste hermétiquement close à l’intérieur de lui-même, il refera l’expérience traumatisante qu’il a vécue avec ses parents dans ses relations avec de nouvelles personnes qui l’abuseront à leur tour sans qu’il puisse se sentir légitime de se défendre, puisqu’il sentira confusément qu’il a mérité l’abus.

Sur quelle aide pouvons-nous compter ?

Dans un tel contexte, vous comprendrez aisément que seul(e)s, il nous est extrêmement difficile de nous libérer de telles compulsions [2] puisque nous sommes menés par nos habitudes comme par une espèce de « pilotage automatique » que nous n’avons pas nous-mêmes programmé, et que nous n’avons – jusqu’à maintenant – jamais osé remettre en cause.

C’est dans ce contexte que l’aide du thérapeute [3] est précieuse car c’est à travers la confiance que nous avons en lui que nous pourrons dévoiler nos comportements, nos émotions, nos pensées et même nos rêves les plus intimes.

Le thérapeute n’est pas neutre, il est notre allié puisqu’il cherche à nous comprendre « tels que nous sommes. » Le dévoilement devant une personne en qui nous avons confiance aide à mettre au grand jour, pour nous-mêmes, certains de nos fonctionnements que nous ne comprenions pas.

C’est ainsi que nous allons apprendre à nous fréquenter nous-mêmes consciemment « tels que nous sommes » avec nos stratégies d’adaptation, en apprivoisant progressivement la réalité de notre histoire telle que nous l’avons vécue.

Cette « transparence », cette « mise à plat » ne peut évidemment pas se forcer, elle se fait peu à peu, au fur et à mesure de l’évolution de la relation, elle demande du courage et de la patience et génère des transferts [4].

Dans une relation thérapeutique, il est essentiel de pouvoir se permettre d’être totalement partial (et même injuste et agressif), donc complètement subjectif. Si la confiance existe, autrement dit si le transfert est correctement installé, le thérapeute (qui ne cherche pas à se défendre) n’aura pas à être épargné. En s’offrant lui même comme objet disponible pour le transfert, le thérapeute permet à celui qui lui parle de regarder en lui-même comme dans un miroir.

Dans ce contexte, nous comprendrons que le thérapeute n’intervient pas en « gourou » qui a réponse à tout « parce qu’il sait », mais en ami qui acquiesce à « ce que je suis » parce qu’il me comprend parfois mieux que je ne me comprends moi-même.

Une psychothérapie réussie permet l’autonomie

De nombreuses personnes ne veulent pas faire ce travail, parce qu’elles ont peur de ce qu’elles vont trouver (des souvenirs de vécus traumatisants.) Elles errent souvent ainsi pendant longtemps dans l’existence en tentant de se persuader qu’il faut « aller de l’avant » et ne pas s’écouter. Surtout les hommes à qui on a fait croire qu’un garçon doit être fort et ne pas montrer sa souffrance. Ces personnes sentent bien parfois qu’elles ne peuvent pas soumettre le réel à leur volonté mais elles refusent d’aller voir un thérapeute alors même que leurs corps subissent les maux de la somatisation [5]. Leurs arguments sont multiples, elles disent qu’elles n’y croient pas (comme s’il s’agissait d’une croyance !), qu’elles ne veulent pas dévoiler leur intimité à un étranger, ou même avec une mauvaise foi qui cache leur souffrance, elles clament qu’elles vont très bien. Elles se laissent souvent conforter dans leur méfiance par des personnes de leur entourage qui résistent, elles aussi, à l’opportunité de se faire aider et accompagner.

Elles ressemblent tragiquement à celui qui porterait sur le corps toutes sortes de blessures purulentes mais qui, après avoir lutté avec courage contre le ressenti de la douleur, n’aurait pas trouvé d’autre moyen pour survivre à ce qui le broie que d’insulter son entourage, le rendant responsable de ce qui, en lui tente désespérément de se dire et de se faire panser.

Les personnes qui n’ont pas mis à jour leur colère refoulée (parce qu’elles ne veulent surtout pas fréquenter un thérapeute), ne peuvent pas devenir émotionnellement stables et équilibrées dans leur rapport à autrui. Elles continueront donc à compenser leur absence d’estime d’elles-mêmes en n’osant pas prendre leur place dans l’existence, en restant en retrait, ou au contraire en étant agressives, hautaines ou méprisantes avec les autres. Pire, convaincues que « qui aime bien châtie bien », elles exerceront leur violence dans leurs relations à leurs proches sans s’apercevoir ni comprendre qu’elles sont prisonnières d’une compulsion mortifère.

Pour conclure…

Pour qu’une personne puisse se libérer de sa compulsion à nuire aux autres et à elle-même, il lui faut donc faire ce travail thérapeutique qui consiste à revisiter l’histoire douloureuse refoulée de son enfance, accompagnée en cela par un thérapeute bienveillant qui comprendra avec empathie l’expérience de l’ex enfant qu’elle était et servira de miroir à l’adulte qu’elle devient.

C’est à ce prix qu’ayant exprimé sa colère refoulée en présence de cet « allié », elle n’aura plus à craindre le souvenir même des personnes qui lui ont manqué de respect dans son enfance. Elle pourra enfin s’apaiser. Ne ressentant plus le besoin d’interpréter les demandes des autres comme une obligation ou une menace, elle pourra devenir davantage bienveillante avec elle-même et les autres. Désidentifiée de ses anciennes peurs, elle pourra de mieux en mieux relativiser les situations relationnelles conflictuelles qu’elle vivra en les assumant avec moins d’émotion.

Elle deviendra plus autonome en ce sens qu’elle ne sera plus émotionnellement dépendante de sa relation ancienne aux personnes qui lui ont manqué de respect. Elle ne ressentira plus le besoin de leur rester soumise et obéissante, elle agira sur la base de son nouveau ressenti d’elle-même. Elle ne se vivra plus torturée entre ce qu’elle est et ce qu’elle pense qu’elle devrait être, elle se sentira plus unifiée.

Elle découvrira aussi peut-être, peu à peu, (ce que les personnes qui ont été respectées savent et vivent) qu’elle n’est pas obligée de se sentir personnellement concernée par ce que vivent les autres.

C’est à cela que peut servir un travail thérapeutique correctement mené.

Notes :

[1] Les conduites dissociantes sont les conduites à risques et les mises en danger incompréhensibles pour une personne de l’extérieur qui permettent à la victime d’éteindre momentanément sa mémoire traumatique en se retrouvant dans un état d’indifférence affective pendant un temps.

[2] La compulsion est l’impossibilité pour une personne de ne pas accomplir un acte, parce que ce non-accomplissement est générateur d’angoisse et de culpabilité.

[3] Le thérapeute est une personne serviable qui étymologiquement « prend soin » de quelqu’un.

[4] Attitude par laquelle une personne reporte sur le thérapeute une affection ou une hostilité qu’il éprouvait dans l’enfance pour une autre personne (père, mère, etc.)

[5] Traduction physique d’un conflit psychique. On peut somatiser une angoisse par exemple.

© 2014 Renaud PERRONNET Tous droits réservés.

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Anouch
Anouch
3 janvier 2021 13:16

Bonjour, J’ai lu et relu l’article sur le pourquoi du travail thérapeutique et je me reconnais bien dans tous ces dires. Je comprends l’intérêt de ce travail avec quelques bémols. J’ai pris quelques rendez-vous l’an dernier à la même époque pour entreprendre cette thérapie. Au bout de quelques séances, je me suis sentie mal à farfouiller au plus profond de mon enfance, mettant à la lumière du jour les souffrances issues des violences que j’ai subies, remuant pour ainsi dire le couteau dans la plaie. Pourquoi ? Parce que j’ai pris conscience du fait que mon attitude parfois inappropriée face… Lire la suite »

Luc
Luc
24 décembre 2020 08:56

J’ai lu l’article, je trouve tout ceci bien gentil. Mais le probleme est que la société ne permet pas de trop se demarquer sauf a faire de vous un marginal On retouvre toute l’amibiguité du message des psy que peu de gens signalent. meme rompre avec des parents toxiques est mal vu, car dans notre société, les parents sont considérés comme sacrés et un enfant doit respecter ses parents quoi qu’il advienne. Un prof peut sanctionner un eleve qui lui deplait ou entre pas dans le moule de differentes facons. Plus tard en entreprise surtout la grande entreprise avec le… Lire la suite »

agnes
agnes
26 octobre 2020 16:01

Mais Quelle juste analyse ! ” Une femme libre qui a peur d’affronter sa mauvaise conscience….. il ne peut y avoir de libération sans mauvaise conscience” Merci Mr Perronnet. Comment puis je avoir été si longtemps inconsciente à ce point ? Vous m’avez ouvert les yeux…. Moi qui pensais avoir analysé dans tous les sens la situation, je bloquais sur ce point parce que je ne voulais pas “voir” ni assumer cette peur d’affronter ma tenace mauvaise conscience …… De la peur. mais OUI. C’est exactement cela. Peur d’assumer cette fuite pourtant indispensable à mon bien être je le sais.… Lire la suite »

Agnes
Agnes
26 octobre 2020 08:25

Imaginons une personne qui mène à bien son travail sur elle avec l’aide d’un psychothérapeute. Qu’elle prend sa vie en main devient mature ose dire non etc…. ne perd elle pas de s(a) (hyper)sensibilité ? J’espère que je suis claire….

agnes
agnes
Répondre à  Renaud Perronnet
26 octobre 2020 12:06

Merci beaucoup de votre belle réponse très claire. Qui semble me confirmer que je dois vraiment m’écouter et couper complétement le lien avec mes parents qui me fait souffrir insidieusement depuis des années. Jusque là, la culpabilité m’en empêchait ! J’ai tout essayé pour des relations sereines avec eux . ..Même la grande distance respectueuse….. pour leur faire plaisir et ne pas les faire souffrir de leur peur de l’abandon (on est 4, une de mes soeur a coupé tout lien avec eux depuis des années)…. De mon côté rien ne fonctionne, je souffre à la seule vision de leur… Lire la suite »

Laurent
Laurent
22 mars 2019 13:50

Bonjour! Je suis arrivé sur ce site en cherchant de la doc sur les schémas. En poursuivant ma lecture, je viens de lire cet article. J’ai longtemps été dans une démarche psycho thérapeutique “classique” consistant à se souvenir, à revenant sur le passé… Et il y a quelques années j’ai rencontré les TCC. Ces thérapies me semblent être dans le juste alors que le travail sur le passé me semble totalement vain. Je me pose alors des questions concernant le présent article : Pensez vous vraiment qu’un travail thérapeutique doit contenir une grosse partie sur un retour sur le passé?… Lire la suite »

Eric D
Eric D
12 novembre 2017 16:47

Je suis votre site Evolute Conseil depuis quelques années, et il y’a quelques semaines je vois publié votre article ci-dessus (« Pourqoi un travail thérapeutique ? ». J’aime bien ce que vous écrivez, comment vous écrivez, et votre dernier post ne fait pas exception (qui j’ai ensuite réalisé date de 2014, vous l’avez remis à l’honneur). J’ai personnellement été “voir quelqu’un” début 2015 pendant plusieurs mois (ça s’est ensuite espacé, puis j’ai naturellement arrêté). C’était une psychologue clinicienne. Les séances avec elle m’ont fait beaucoup de bien. Je n’étais pas allongé mais assis en face d’elle. J’ai pu (lui) dire… Lire la suite »

Azi
Azi
Répondre à  Eric D
7 septembre 2021 16:22

Bonjour, Je trouve ce commentaire très touchant. En effet, ce chemin vers soi est un cadeau que l’on se fait à soi-même. Trop souvent on se lamente sur ce que l’on nomme “le travail sur soi”. Qui dit travail, dit souffrance. Peut-être n’utilisons-nous juste pas les bons outils pour y parvenir (voilà pourquoi votre site est essentiel) ou même le terme est-il approprié ? Soi est la plus grande des découvertes, le plus grand des voyages. Pourquoi cherchons-nous toujours à l’extérieur ou si loin, ce qui existe si près ? Ce chemin je l’ai entamé depuis si longtemps et il… Lire la suite »

francoise
francoise
Répondre à  Eric D
14 janvier 2022 10:08

Quel beau texte miroir …dont chaque mot me touche…. en sus pour moi la violence physique….oui tout faire pour que le schéma destructeur s’arrete à nous, parents, que nos enfants soient libérés (autant que faire se peut) du poids de nos souffrances, de notre frustration mais aussi de notre colère, inévitable, et quand les ombres menacent , parler, leur parler ….. mettre des mots, écouter, rassurer, apaiser, reconnaitre aussi que nous avons tort, demander pardon lorque nous les avons blessés….enfant me revenait souvent, entendu si souvent à l’Eglise “dis seulement une parole et je serai guérie”….Je regardais mon père que… Lire la suite »

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Lilou
Lilou
27 septembre 2017 15:43

Merci pour votre retour. J’allais voir ma psy régulièrement au début . (toutes les 2 semaines pendant 3 mois) Puis est arrivé un moment où je n’avais rien à lui dire. Donc je n’avançais plus. J’écrivais beaucoup en parallèle, aujourd’hui c’est par moments. J’ai participé à des groupes de parole. Ca m’a permis d’avancer pas mal. J’en cherche un depuis peu que je pourrai fréquenter de façon régulière. Si vous aviez des adresses, je suis preneuse. 🙂 J’ai besoin d’avoir un retour sur mon vécu, le retour d’un thérapeute et le besoin d’en parler encore et encore, jusqu’à ce que… Lire la suite »

lilou
lilou
26 septembre 2017 17:04

Bonjour. Tout d’abord, merci pour cet article qui décrit fort bien les mécanismes auxquels je suis actuellement dépendante et qui m’empêchent de vivre MA VIE. Mon passé d’enfant maltraitée ( physiquement, psychologiquement, verbalement , sexuellement) me pèse lourd. Ca a duré 25 ans. Jusqu’à ce que je coupe les liens avec ma famille. les conséquences: je suis incapable de parler. De créer des liens. Cela est très dur au travail par exemple , je ne peux évoluer, saisir les opportunités . Dans ma vie privée c’est pire encore. je n’ai pas d’amis , pour ainsi dire. Je me sens toujours… Lire la suite »

Lhote
Lhote
27 août 2017 05:55

Je viens de lire plusieurs de vos articles. Je souhaite être accompagnée par un thérapeute ayant la même approche que la vôtre, comment en trouver les coordonnées svp?
Merci

Noée
Noée
28 février 2015 15:25

Bonjour, Merci pour votre site qui contient beaucoup de ressources et réflexions enrichissantes. Depuis que je suis en couple (il y a 20 ans) et maintenant avec mes enfants, je me sens trop souvent mal aimée, je me positionne en victime. J’explose en colères violentes et je détruis les relations avec mon conjoint et mes enfants étant donné que je ne parviens pas à la sérénité, au calme et à l’ouverture, bref à être la personne que je voudrais au fond, et une ressource en amour, en optimisme, en sérénité, pour mes enfants. Je suis donc la plupart du temps… Lire la suite »

Noée
Noée
Répondre à  Renaud Perronnet
15 mars 2015 15:25

Je vous remercie vivement pour votre réponse à mon écrit sur votre blog. Cela fait du bien de se sentir entendue. Je vais mettre en pratique vos conseils, au quotidien, en prenant conscience des réactions qui appartiennent à la petite fille que je suis et en apaisant cette dernière en tant qu’adulte. Ce que vous m’avez mis en lumière est nouveau pour moi, malgré plusieurs thérapies, on ne me l’avait jamais vraiment dit comme ça. Depuis la rédaction de mon message sur votre blog, j’ai lu quelques autres de vos publications et je crois avoir avancé encore, notamment par la… Lire la suite »

H18rb
H18rb
6 décembre 2014 18:04

mon petit ami a du mal a partager ses sentiments, de parler ou voir plus , communiquer comme tout autre personne ! après des hauts et des bas bien sure j’ai essayer une autre technique pour essayer d’arriver a un petit quelque chose.. il s’est avérer qu’il a vécu une enfance difficile , intimidé par ses camarades de classes , forcé a faire quelque chose en classe par l’institutrice .. etc cela a pris des effets secondaire sur sa personnalité même a 20 ans , il est toujours entrain de réflechir a tout et a rien n’a aucune confiance en… Lire la suite »

Muriel
Muriel
22 juin 2014 20:08

Je me retrouve aussi dans ce que vous écrivez, Dame Fumée. Pour ma part, je rejoins les précieuses paroles de monsieur Perronnet, quand j’ai pris conscience de mes comportements et pensées “dysfonctionnels”, j’ai ressenti une grande colère contre moi-meme en me jugeant durement. J’ai voulu lutter contre ce qui était selon moi, des faiblesses méprisables. Je me suis encore moins aimée qu’avant, détestée meme et j’ai été bien malheureuse. Et puis je me suis rendue compte peu à peu que je me trompais de cible, que mon ennemi n’était pas moi mais ce qui m’avait rendue comme ça. Je me… Lire la suite »

Fumée
Fumée
Répondre à  Muriel
25 juin 2014 12:59

Merci de votre réponse Mr Perronnet, elle m’est importante et je travaillerai dessus. Dame Muriel, le plus difficile est le temps que la chose prend, pour se rendre compte du fait que l’on se trompe d’adversaire. Le savoir est une chose, l’admettre, au plus profond de soi-même, en est une autre. Déjà j’ai progressé : je ne me hais plus autant qu’avant. Il y a du progrès, c’est important. Néanmoins, j’ai aussi compris que je retourne contre moi toute ma fureur, et qu’effectivement, là encore je me trompe de cible. Mais alors comment exprimer cette colère ? Les arts ne… Lire la suite »

Fumée
Fumée
21 juin 2014 22:26

Dame Muriel, c’est étonnant comme sur certains points je me retrouve aussi dans ce que vous écrivez. Pour ma part je guéris, comme je peux, à mon rythme, d’un grand nombre de choses. Mais il en est une qui me pose un problème monstrueux, une chose pour laquelle j’arrive à me rendre malade. C’est la dépendance affective. Je m’en rends compte notamment ces jours-ci, je suis complètement dépendante de l’affection qu’on me porte. J’ai deux amies, qui sont très importantes pour moi. Et si jamais j’ai le sentiment d’être délaissée – pour une raison ou une autre, elles n’ont aucune… Lire la suite »

Muriel
Muriel
20 juin 2014 19:36

Sincères remerciements pour ces pistes que je vais noter précieusement. Merci pour avoir bien voulu me mettre sur la voie, bien à vous,
Muriel

Muriel
Muriel
20 juin 2014 15:14

En effet, pourquoi? Je vois plusieurs réponses: n’ayant pas appris, je ne sais pas faire autrement / Etant encore sous l’emprise de ce modèle, je crois que tout le monde attend cela de moi / Je continue à croire que pour m’aimer moi-meme je dois me faire aimer des autres / J’ai une peur viscérale de ne pas exister si on ne m’aime pas / Je pense que je ne suis pas aimable naturellement et que pour ne pas rester seule je dois faire des efforts pour le paraitre. Mon comportement est obsolète, j’en ai conscience mais mes pensées, mes… Lire la suite »

Muriel
Muriel
20 juin 2014 12:08

Merci monsieur Perronnet pour votre réponse sur laquelle je vais méditer… Ce besoin de me “remplir” des autres correspond probablement à un vide intérieur que je cherche ainsi à combler.. Ce vide qui s’est installé très tot du fait de mon “éducation”: mes parents m’ont élevée en m’apprenant à oublier mes besoins au profit des leurs et en me persuadant que ma survie émotionnelle et relationnelle dépendaient entièrement de leur bon-vouloir: “je t’aimerai, te parlerai, reconnaitrai ton existence, uniquement si tu fais l’effort de me plaire et de m’obéir en tout, y compris en acceptant l’inacceptable”, j’ai donc fonctionné comme… Lire la suite »

Muriel
Muriel
18 juin 2014 21:53

Bonsoir, “Elle découvrira aussi, peut-etre, peu à peu (ce que les personnes qui ont été respectées savent et vivent) qu’elle n’est pas obligée de se sentir personnellement concernée par ce que vivent les autres”. C’est précisément un de mes problèmes relationnels récurrent. Je me sens toujours et très fortement concernée par ce que vivent et ressentent les autres au point d’en perdre mes propres ressentis. Je ne le vis pas comme une obligation mais plutot comme un réflexe inconscient qui se met en place dès le début. J’ai meme un besoin de cela pour que la relation ait une valeur… Lire la suite »

Martine
Martine
8 mai 2014 16:34

Je voulais juste dire à M. Perronnnet que c’est la première fois que je lis un texte concernant la souffrance qu’on peut avoir lorsqu’on est dissocié de soi, qui correspond si bien à ce que je ressens.

Fumée
Fumée
5 février 2014 18:16

Bonjour. Voilà … Je viens de lire cet article, j’ai pleuré. J’imagine qu’il fallait que je m’y attende, cela fait bien une semaine que, tous les soirs, je suis partagée entre la fureur et la tristesse profonde. Oh, je sais d’où vient ma rage depuis peu ; contre mes parents. Et la tristesse, parce que cela va avec. Je présume. C’est … déroutant de se retrouver aussi facilement dans ces textes. Je sais que je vais réussir à m’en sortir – de toute manière il le faut bien – souffrir de la sorte et faire souffrir les autres m’insupportent profondément.… Lire la suite »

KHADIJA
KHADIJA
Répondre à  Fumée
22 mai 2014 11:01

Je ne sais pas si je pourrai exprimer mes sentiment comme il le faut ! Ce que je sais c est que je ne vais pas bien du tout. Je ne vois clair en rien. Ce qui me preoccupe le plus c est que ceci influence énormement sur ma relation avec mes enfants. Je ne voudrai pas qu ils aient ni mon caractere ni une vie pareille a la mienne alors que je fais tout pour les rendre malheureux etant donne qu ils ne suivent pas mes instructions ni mon éducation. Je me dis que s ils avaient une autre… Lire la suite »

Laure
Laure
Répondre à  Renaud Perronnet
1 août 2020 14:38

Bonjour Monsieur PERONNET, Votre réponse reflète tout de ce que je suis ou de ce que j’ai été jusqu’ici. Je ne sais pas laquelle des 2 affirmations est la plus exacte de moi-même aujourdh’ui. Car je me sens comme « en transition », ou « en chemin ». Les choses les plus enfouies au fond de moi commencent à donner des signes d’existence et à pouvoir être « joignables ». Et ce sont vos mots dans vos réponses aux commentaires, dans les articles que vous publiez, dans le contenu de tout ce que vous mettez à ma disposition ici… tout ici a ce pouvoir d’aller atteindre,… Lire la suite »

Laure
Laure
Répondre à  Renaud Perronnet
1 août 2020 22:18

Merci pour votre réponse. D’accord pour votre proposition.Pour répondre à votre question, en fait, je suis en train de prendre la mesure des douleurs qui broyaient en dedans, la petite fille que j’étais, je me souviens et à présent, j’ai l’impression que je m’apprete Les rencontrer. Et j’en ressens une certaine fébrilité, J’en pleure. Certaines fois, je ne peux plus lire vos articles. Je dois faire une pause j’ai comme une sensation que « ça s’ouvre » et c’est l’inconnu aussi qui s’ouvre « comment je vais réagir ? » je commence à ressentir de la bienveillance voire de la compassion envers la petite… Lire la suite »