Comment aider une personne qui se déteste ?

Question de Jacqueline :

Profession : Professeur de Yoga

Merci pour ces rappels toujours très éclairants que tout part de cette nécessaire réconciliation avec soi.

J’ai en ce moment, parmi mes amies, une jeune femme, victime d’un traumatisme dans sa jeunesse et qui n’arrête pas de me répéter : « Je me déteste ! Je me déteste ! » Comme elle est très croyante, elle n’ose pas exprimer ce qu’elle ressent vis-à-vis de celle qui l’a agressée et elle tourne sa violence contre elle-même, jusqu’à exprimer des tendances suicidaires.

Pourriez-vous m’aider à l’aider ?

Ma réponse :

Parce qu’elle est « très croyante », dites-vous, l’une de vos amies tourne sa propre violence contre elle-même, et est par conséquent incapable de découvrir que son ressentiment provient de la colère qu’elle a éprouvée contre la personne qui l’a agressée dans sa jeunesse.

Soyez certaine que votre amie obéit à une croyance qui la contraint à se mentir à elle-même et qu’en se sentant confusément coupable, elle se condamne à ne pas voir la vérité. Or seule la reconnaissance de la vérité de ce qu’elle a vécu peut lui permettre de ne plus devoir indéfiniment souffrir de son traumatisme.

Je me souviens d’une parole d’Andrew Cohen qui disait quelque chose comme : « Il existe deux dieux : celui de la peur et celui de l’amour. Duquel êtes-vous le disciple ? »

Assurément votre amie est la disciple du dieu de la peur. Plutôt que de devoir personnellement renoncer à la personne qui l’a traumatisée dans sa jeunesse en éprouvant de la haine contre elle, elle « préfère » renoncer à elle-même en s’en voulant d’éprouver de la colère contre son persécuteur, peut-être même se déteste-t-elle de n’être pas capable de pardonner. Elle est une victime, parce qu’elle se déteste d’avoir été l’objet de persécution de son persécuteur.

La victime ne peut pas découvrir qu’elle est innocente quand – à cause de ses croyances perverses – elle doit faire allégeance à sa peur de reconnaître la vérité, et se retrouve contrainte de se penser coupable de ce qu’elle a subi.

Pactisant avec les raisons d’agir de son bourreau et avec son intention inconsciente de parfaire son oeuvre, elle peut même songer au suicide.

La seule voie de salut pour votre amie est de trouver le goût de la vérité. Que s’est-il réellement passé ? Est-il vrai qu’un enfant est coupable des traumatismes qu’il a subi ?

Les forces qui lui interdisent de reconnaître son bourreau comme tel sont d’autant plus puissantes que l’image qu’elle a d’elle-même est bien frêle puisqu’elle est fondée sur les besoins d’un enfant totalement dépendant donc vulnérable.

L’aider c’est donc l’aider à se construire elle-même, afin qu’elle puisse un jour s’ouvrir à son besoin interdit de colère car, dans sa dépendance, elle a appris que le ressentiment contre son agresseur est prohibé.

Son point de réconciliation est donc d’oser non seulement reconnaître « ce qui s’est passé » mais aussi les réactions de colère qui ont été les siennes à « ce qui s’est passé. » L’aider c’est donc le lui montrer, le lui faire sentir à travers le regard que vous porterez sur elle.

C’est donc commencer… par ne pas lui dire qu’elle ne devrait pas se détester. C’est lui faire sentir que vous comprenez qu’elle se déteste puisqu’elle est amenée à se détester… afin qu’il y ait le moins possible d’espace entre elle et vous.

Là, peut-être se sentira-t-elle comprise, y compris dans son besoin de se détester, et ce sera peut-être le moment où elle se sentira aimée (par vous) comme par un miroir qui lui fera découvrir ce qu’elle est vraiment : une personne innocente, qui peut être aimée et qui s’interdit de haïr son persécuteur à cause de ses croyances.

Cela sous-entend que vous témoigniez pour elle de ce qu’elle a vécu. C’est cette bienveillance pour elle qui pourra – si elle la ressent – l’aider à être bienveillante avec elle-même, c’est-à-dire qui l’aidera à accéder à ses vrais sentiments.

Pour ce faire, pour lui tendre ce délicat miroir, vous aurez besoin de vous interroger sur votre propre motivation à vouloir l’aider, ainsi vous ne pourrez pas faire l’économie de vous poser la question de savoir qui – en vous – souhaite l’aider. Peut-être découvrirez-vous que le simple fait qu’elle se déteste vous est insupportable. Dans ce cas, il vous faudra (avant de pouvoir l’aider), commencer par vous aider vous-même, c’est-à-dire par réparer en vous ce qui est aussi cassé chez elle.

© 2007 Renaud PERRONNET Tous droits réservés.

VOS COMMENTAIRES SONT EN BAS DE PAGE, JE VOUS RÉPONDRAI LE CAS ÉCHÉANT.

————–

Moyennant une modeste participation aux frais de ce site, vous pouvez télécharger l’intégralité de cet article au format PDF, en cliquant sur ce bouton : 

—————-

CC BY-NC-SA 4.0 Comment aider une personne qui se déteste ? par Renaud Perronnet est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'utilisation Commerciale-Partage à l'identique 4.0 .

41 réflexions au sujet de « Comment aider une personne qui se déteste ? »

  1. Martine

    Profession : Aide-Soignante
    Ville : Gorcy
    Pays : France

    Si vous aidez votre amie, c’est comme une longue route, un long voyage à deux ! Avec toutes vos émotions. Oh ! parfois il est difficile ; il y a des pleurs, de la tristesse, de la colère, des moments de déprime, vient aussi du rire et de la joie. Il faut du temps, beaucoup de temps, mais cela vaut la peine d’être vécu ; car au bout de ce voyage, c’est comme « un cadeau » que l’on reçoit, c’est-à-dire « Vivre en toute Liberté », être libéré, enfin bouger, bouger presque à voler, comme un papillon ! Etre enfin « SOI ».
    C’est un « Magnifique Voyage ! »
    Si vous avez décidé de le faire, alors je vous souhaite « bonne route » mais attention, la route est parfois sinueuse !

    Répondre
  2. France

    Profession : Vendeuse
    Ville : Bois francs
    Pays : Canada

    J’ai ma belle fille qui vie avec nous depuis 3 mois ½ et elle fait tout pour que je la déteste. Elle est manipulatrice, menteuse et agressive. J’ai pourtant essayer de l’aimer mais tout se que j’arrive a ressentir pour elle c’est de la haine. Elle a 12 ans et elle veut prendre le contrôle dans notre maison son père est d’accord sur mes décisions mais il dit que je devrais la laisser faire. Sa mère est malade dans la tête et veut pas se faire soigner. Est-ce que l’enfant pourrais avoir des gènes de cet maladie ?? Elle est entrain de détruire mon couple que dois-je faire car j’adore mon conjoint mais elle c’est un autre histoire.
    Merci.

    Répondre
  3. Renaud Perronnet

    Je ne doute pas que votre belle fille soit maladroite donc manipulatrice, menteuse et agressive pour vous. Par contre je n’ai encore jamais rencontré quelqu’un qui faisait tout pour se faire détester… Regardez, sans doute vous est-il déjà arrivé de mentir et de manipuler les autres, sûrement d’être agressive, que vouliez-vous alors ? Simplement obtenir ce dont vous aviez besoin, bien maladroitement je vous le concède.

    Votre jeune belle fille de 12 ans est donc agressive parce qu’elle est très maladroite et qu’elle ne sait pas s’y prendre autrement dans la souffrance qui est la sienne pour obtenir ce qu’elle veut, vraisemblablement de l’amour et de l’attention.

    Si vous interprétez les attitudes maladroites qui sont les siennes, contre vous, vous êtes perdue vous aussi et votre couple risque de l’être avec.

    N’avez-vous jamais remarqué que l’agressivité est le mauvais moyen que la plupart d’entre nous employons pour remédier à notre propre souffrance ? De même que vous êtes agressive avec elle en la haïssant parce que vous avez peur qu’elle détruise votre couple. De même elle est odieuse avec vous parce qu’elle a peur de vous la femme qui avez remplacé sa mère, c’est pour cela qu’elle veut prendre le contrôle. Quand on ne craint pas l’autre, on ne veut pas « prendre le contrôle ».

    Vous avez donc besoin de vous parler tous les trois, le cœur ouvert, et surtout de vous écouter mutuellement. Cela ne sera certes pas facile si les uns et les autres vous êtes dans l’émotion. Dans ce cas il vous faudra avoir recours à un thérapeute médiateur qui vous aidera à l’entendre (de même qu’il l’aidera à vous entendre.)

    Votre belle fille n’est ni folle ni malade, elle se débat d’une manière odieuse pour vous parce que vous la craignez.

    « J’adore mon conjoint mais elle c’est un autre histoire », me dites-vous. Etes-vous certaine que ces histoires ne sont pas liées ? Car comment haïr la fille de quelqu’un qu’on dit adorer ? N’est-ce pas paradoxal ? A moins qu’elle ne symbolise pour vous autre chose ? Cherchez quoi ?

    Je suis sûr que ce que vous souhaitez au plus profond de vous-même, c’est de pouvoir vivre ensemble tous les trois, en harmonie. Et je vous assure que cela peut devenir possible si vous acceptez de vous remettre en cause.

    Encore une fois si vous n’y parvenez pas seule, n’hésitez pas à vous faire aider « tous ensemble », à consulter tous ensemble « pour pouvoir être heureux ensemble. »

    Répondre
  4. Anonyme

    J’ai eu une belle fille de 15 ans. A la maison, c’était plutôt laborieux ! Elle séchait souvent ses cours, allait très peu à l’école. Son papa, souvent absent, elle avait pris les commandes de la maison, c’est bien clair, il n’y avait pas de place pour moi ! La maison était remplie de ses copains et copines, le seul endroit qui restait pour moi, c’était la chambre. Quand son papa rentrait de ces déplacements, ma belle fille devenait toute cajoleuse toute douce avec son père, si bien que celui ci ne me croyait pas, lorsque je lui faisait part du comportement de sa fille. Et puis, un jour, j’ai respiré bien fort, je suis sortie de ma chambre et j’ai mis tous ces copains dehors et j’ai dit à ma belle fille : « Tu as de la chance, j’aime ton papa ! Désormais, tu recevras tes amis le week end seulement. » Elle s’est mise à sangloter ! Le soir son papa m’a écouté, puis on a parlé tous les trois. Ma belle fille est retournée à l’école, pas à pas, nous avons appris à nous connaître, à nous apprécier. Ma belle fille aujourd’hui approche la quarantaine et chaque année, elle me fête la « Bonne fête des mères » tout en sachant, que je ne suis pas là pour remplacer sa maman. Aujourd’hui, je suis grand mère de trois beaux petits enfants. Si vous aimez votre conjoint, la solution est toute proche de vous, cela se résume qu’en un seul mot « AMOUR ».

    Répondre
  5. Jérôme

    Profession : Ouvrier

    Bonjour, Voila ma belle soeur se déteste elle se juge, pense qu’elle ne mérite pas ce qu’elle a (belle maison belle famille réussite prof. etc) elle est venu vers moi pour se dévoiler ! Je suis un peux désemparé et par lui dire que c’est une femme merveilleuse et qu’elle est peut être trop exigeante envers elle je n’ai pas de solution ! Elle se fait vomir parce qu’elle se reproche d’avoir trop mangé elle réfléchi a une attitude quelle a eue lors d’une soirée d’un geste d’une phrase elle se déteste !
    Aidez-moi que je puisse l’aider. Merci.

    Répondre
  6. Renaud Perronnet

    Oui Jérôme, il semble que vous analysez tout à fait bien la situation. La seule question que vous ne vous êtes pas posée est celle de savoir pourquoi vous voulez l’aider…

    Parce qu’elle ne s’aime pas, votre belle-soeur se dénigre et n’a de cesse de se faire des reproches. Sans doute a-t-elle rencontrée quelqu’un dans son enfance (qu’elle croit toujours) et qui a réussi à la persuader qu’elle n’est pas assez bien. A tel point que si vous l’appréciez et que vous lui dites que c’est une femme merveilleuse, elle ne vous croit pas ou pire pense que vous vous moquez d’elle.

    Que faire dans une telle situation ?

    D’abord comprendre qu’il est certainement inutile de votre part de tenter de la convaincre qu’elle a tort d’être comme elle est, vous ne feriez que renforcer son schéma. Comprenez qu’un schéma bâti depuis l’enfance ne disparaît pas grâce au raisonnement. Pour changer, votre belle-sœur a besoin du « désir de changer » donc elle pourra être aidée quand elle-même en exprimera le besoin.

    Parce que cette femme a été blessée, elle se critique et ne trouve pas grâce à ses propres yeux. Cela lui permet sans doute de donner raison à ceux qui l’ont critiquée et c’est de ce côté-là qu’elle aurait du chemin à parcourir.

    Par contre plus elle sentira que vous n’avez aucune leçon à lui donner donc que vous l’acceptez et l’appréciez, « telle qu’elle est » (donc même quand elle se dénigre), plus elle se détendra avec vous et c’est dans la détente donc la confiance, que peut-être elle deviendra un jour capable d’écouter vos conseils…

    Répondre
  7. Sisi

    Profession : Intermédiaire
    Ville : Montréal

    Le nos 2—- la jeun femme sens bien qu elle n a pas auprès de son père la 1ere place meme après le départ de sa mère… c’est donc frustrant et blessant émotivement elle ne veux pas etre amie avec la nouvelle femme elle veux qu’elle n’exhiste pas croyant qu’elle aura toute la place mon opinion papa ne met pas son pied parterre ne donne pas l affection juste mesure qui se doit a ce bout de femme de 12 ans et celle ci se retrouvant dans un certain vide considere que essayer d avoir le tout en etant detestable et y meler ces hormones du a son age ca fait une belle vie peux etre qu exaspérer elle partira …elle reve mais fait une vie de stress et de chien alors que si papa dit j aime cette femme elle est ma compagne et je t aime comme fille et tres clairement ca ..fera la paix….

    Répondre
  8. Coquelicot

    Depuis quelque mois déjà, un ami ne se sent pas très bien, il ne s’aime pas, il déteste son travail et dès qu’une personne veut l’aider, il dit que personne peut l’aider. Quand on lui donne un conseil, il ne l’écoute pas. Et quand je lui demande ce qu’il ne va pas il répète toujours : « on peut pas me remonter le moral… donc les problèmes je n’en parle pas je n’y pense pas, je les fuis, donc je n’ai même pas envie d’y penser, ni de les évoquer. »
    Lors de ses soirées entre amis il peut passer des heures sans rien dire… il a même tenté d’en finir avec la vie et de sombrer dans l’alcoolisme…
    Et il commence à m’exclure de sa vie.
    Je lui envois des mots gentils pour lui donner du courage, pour lui montrer que je pense à lui et que je m’inquiète. J’essaie de lui montrer qu’il compte dans ma vie, et que je suis la pour l’écouter et le soutenir, mais j’ai peur de devenir trop étouffante pour lui et de pas l’aider comme il en aurait besoin.
    Je veux l’aider parce que je l’aime et qu’il ne mérite pas de souffrir autant, personne ne le mérite…
    Pouvez-vous m’aider à lui « rendre son sourire ? »
    Merci de votre attention.

    Répondre
  9. Renaud Perronnet

    La personne dont vous rapportez les propos est très négative avec elle-même. Si elle « fonctionne » de cette manière, soyez certaine que c’est parce qu’elle l’a appris : elle a appris à ne pas s’aimer et à n’avoir aucune estime d’elle-même.

    Dans un tel contexte, vous comprendrez que si vous dites à une personne qui ne s’aime pas elle-même que vous l’aimez, elle pensera que vous mentez (alors même que vous êtes sincère) ou que vous voulez l’utiliser en la manipulant. Une personne qui ne s’aime pas ne peut pas croire en votre sincérité quand vous lui dites que vous l’aimez. Pire, elle tentera souvent – inconsciemment – de saboter la relation pour se prouver à elle-même la véracité de ce qu’elle pense d’elle-même.

    La manière dont nous avons été aimés détermine la manière dont nous nous percevons qui détermine la manière dont nous allons percevoir le monde et les autres autour de nous. Si nous sommes confiants en nous-mêmes les tâches que nous nous proposerons de réaliser nous sembleront accessibles, si nous doutons de nous-mêmes, nous douterons de nos capacités à les réaliser.

    Quand vous envoyez des mots gentils à votre ami, nécessairement il les interprète, il ne les reçoit pas pour ce qu’ils sont « des mots gentils ». Quand vous prenez peur alors qu’il commence à vous exclure de sa vie, il interprète votre peur comme une preuve de votre impossibilité à communiquer à tous les deux et non pas comme la preuve de votre amour pour lui. Il pense qu’il ne mérite pas l’amour donc il s’y prend de manière à le détruire quand il se montre.

    Tant que votre ami n’aura pas osé se confronter aux difficultés qui sont les siennes, il dégringolera, inexorablement à travers le cercle vicieux qu’il créé : non estime de soi / problèmes / fuite.

    Vous voulez l’aider et lui conseillez donc de faire quelque chose pour lui-même et de se prendre en charge plutôt que de se fuir, il vous ressent aussitôt comme étouffante à lui donner des conseils qu’il ne peut pas mettre en pratique et s’éloigne donc de vous au moment même où vous tentez de vous rapprocher de lui en l’aidant.

    « Rendre son sourire » à celui qui n’a pas envie de sourire n’est pas l’aider mais tenter de le modeler « selon vos besoins à vous », comme vous le sentez si bien c’est « ne pas l’aimer comme il en aurait besoin », mais l’aimer comme « vous en avez besoin » donc tenter de le faire autre que ce qu’il est.

    Pour qu’un être envisage de s’aimer lui-même, il faut qu’il se soit senti aimé pour lui-même au moins une fois dans sa vie.

    Je vous renvoie donc votre question : Quelle dose d’amour et de patience vous faudrait-il pour l’aimer sans vouloir le changer ? Vous en sentez-vous vraiment capable ? Et surtout : êtes-vous certaine que c’est ce que vous voulez ?

    Répondre
  10. Myriam

    Ville : Metz

    C’est vrai que c’est pas facile d’aider quelqun qui se deteste et se refoule sur elle meme et se refuse a sortir voir autre chose que ses probleme j’ai une amie que j’aime beaucoup je lui avais envoye un jour une carte ou c’etait ecrit sort de ton trou et viens voir la ou je suis moi je voulais avec mon humour l’aider mais elle l’a tres mal pri alors que faire pourtan elle a de grandes capacites a aider les autres par son ecoute deja pour moi et par ses talents a dire les choses sans juger et a ecrire de belles choses et aussi se rendre utile mais quand elle est angoissée et mal elle se fait de l’autodestructions et s’isole et je m’inquiete pour elle je voudrai tant l’aider a parler a bouger je vous avoue que face a elle je perd de mon energie et ca menerve de voir qu’elle ne bouge pas mais peut etre que je dois accepter la difference et que je ne peu pas la juger merci bien a vous d’une reponse.

    Répondre
  11. Renaud Perronnet

    Tant que vous fixerez votre regard sur l’autre en pensant qu’il a besoin d’aide, vous serez empêchée de découvrir que vous projetez vos propres besoins d’aide sur lui. Que faire ? dites-vous. Découvrir qu’avec votre humour vous avez blessé l’autre, donc vous retrouver en face de votre impuissance à l’aider et vous y ouvrir, plutôt que d’être énervée par cette impuissance au point de risquer de devenir le persécuteur de l’autre.

    Oui, votre travail est d’accepter la différence de l’autre et si vous l’acceptez vous accepterez votre impuissance à le changer. Et c’est dans ce précieux moment que peut-être il se passera quelque chose dans votre relation à l’autre. L’ouverture inconditionnelle à l’autre n’est rien d’autre que le fruit du respect.

    Répondre
  12. Flotta89

    Profession : Etudiant
    Ville : Casablanca
    Pays : Maroc

    Cet article offre beaucoup d’informations et véhicule pas mal de connaissance ; Monseigneur qui répond aux questions possède véritablement une formidable capabilité à répondre d’une manière aussi convaincante que poli, et merci de nous avoir permetté de lire cet article et en conséquent puiser de ses informations !!!

    Répondre
  13. Sylvie

    Profession : Barmaid
    Ville : Longueuil
    Pays : Canada

    J’ai un fils de 22 ans et il ne s’aime pas, il prend de la drogue pour oublier le véritable problème de s’aimer. Que dois-je faire je suis malheureuse de ne pas pouvoir l’aider.

    Répondre
  14. Renaud Perronnet

    Sentir quels seront les comportements de votre part qui lui permettront de se sentir aimé par vous, bien qu’il vous rende malheureuse.

    Répondre
  15. Clé

    Ville : Montréal
    Pays : Canada

    Depuis l’age de 14 ans jadore la mechancete envers moi. Je convainc mes amies de filles de me faire chier, jouer dans mon dos, me fair ede la peine et rire de moi. Je retire de la satisfaction lorsquune amie me trahis ou me fait un coup dans le dos. Je souhaite mon malheur et davoir seulement des amies d efilles hypocrites et mechantes. Pourquoi ??? Mon reve serait un clan qui serait contre moi !! Pourquoi jaime ca ?

    Répondre
  16. Renaud Perronnet

    Sans doute est-ce le moyen qu’inconsciemment vous avez trouvé pour vous prouver à vous-même que vous ne méritez pas d’être aimé ? Pourquoi seriez-vous obligé de penser cela ? Sans doute en auriez-vous été persuadé ?

    Répondre
  17. Camillablua

    Ville : Thumeries
    Pays : France

    Tout le monde me déteste. Au collège, ils n’arrêtent pas de se moquer de moi, de faire croire que c’est moi la responsable de tout.
    Lorsque j’écris la liste de Noël, j’écris ce qu’ils me disent et donc que je ne mérite rien. Mais mes parents ne me croient pas.
    De plus, je me trouve très très peureuse.
    Comment avoir du courage et faire comprendre à mes parents et aux personnes qui m’embêtent que je fais tout pour essayer de ne pas les déranger ?

    Répondre
  18. Renaud Perronnet Auteur de l’article

    Quand tu écris ta liste de Noël et que tu écris ce que les personnes qui cherchent à t’humilier te disent, tu te soumets à leur humiliation. Il faut que tu comprennes que les personnes qui cherchent à humilier les autres adorent trouver des personnes qui se soumettent à elles : en te soumettant, tu t’imagines que c’est le meilleur moyen pour avoir la paix ce qui est (comme tu le découvres) faux.

    Avoir du courage ce n’est donc pas tenter de convaincre les autres que tu es une personne pacifique et tranquille (ce dont je ne doute pas). C’est plutôt oser avoir les goûts qui sont les tiens, alors même que les autres te critiquent. Il faut que tu saches que tu as le droit d’être « qui tu es », que tu es « toi-même » donc une personne unique et incomparable (comme chacun d’entre nous.)

    Les personnes qui te comparent à d’autres, celles qui cherchent à t’humilier et à te convaincre que tu n’as pas le droit d’être toi-même sont des personnes qu’en psychologie on appelle manipulatrices et perverses. Si tu leur donnes raison, tu risques vite de devenir leur « souffre douleur », alors que si tu oses leur tenir tête, elles sentiront vite que tu n’es pas comme un paillasson et te respecteront. Attention, parce que si tu te juges toi-même comme une personne « très très peureuse » tu risques de ne pas trouver la force en toi de leur résister… et tu deviendras leur victime, ce qui sera très douloureux pour toi.

    Ton courage passe par ta confiance en toi. Parfois un enfant (parce qu’il ne s’est pas senti aimé comme il l’aurait aimé) en arrive à penser qu’il est une personne sans valeur et il perd sa confiance en lui-même. Il lui faut donc assurément être très courageux pour oser sentir qu’il est un être humain, vivant et qu’il a le droit au respect et à l’amour, comme tous les êtres humains vivants.

    Si tu veux, tu peux aussi lire : Comment devenir soi-même ?

    Répondre
  19. Braktor

    Bonjour mon ex petite amie ce déteste aux plus haut point. elle se détestait tellement quelle pensait qu’elle ne me méritais pas donc elle ma laissé mais cette personne a tellement souffert dans sa vie a tellement subi meme aujourd’hui elle souffre ne veux pas etre heureuse et croyant qu’elle ne mérite pas d’etre heureuse j’ai tenté de l’aidé mais je crois quand voyant mes efforts et tout ce que je sacrifiais pour son bohneur elle a pris peur et m’a donc laissé tombé. Mais meme maintenant je tente de l’aidé mais comment aidés une personne qui croit qu’elle ne seras jamais heureuse pire encore elle me demande toujours pourquoi elle ferais cela ?Pourquoi elle se donnerait tant de mal pour son bohneur, vous imaginé la souffrance qu’elle me fait ressentir a chaque fois !! Deplus c’est parents font justement partis de ceux qui l’on blessé et continu a la blessé malgré de nombreuses discussion avec eux rien ne se regle et ils lui on meme interdit de me voir et depuis je ne peux qu’agir en cachette et tenté de l’aidé mais que faire ? Je n’ai plus d’idée, mon bohneur et assuré mais vivre heureux en regardant quelqu’un s’autodétruire je ne peux pas faire cela. Alors que me conseillé vous ?

    Répondre
  20. Renaud Perronnet Auteur de l’article

    Oui, ceux qui maltraitent ton amie lui interdisent de fréquenter celui qui lui fait du bien. Et toi, pourquoi t’entêtes-tu à vouloir convaincre de changer une personne qui te dit ne pas voir pourquoi elle changerait ? C’est ta simple impuissance qui te fait souffrir. Pourquoi joues-tu au Sauveur ? Pourquoi la vision tragique de la condition humaine (illustrée par ton amie) devrait-elle être un obstacle à ton bonheur ? Crois-tu qu’en souffrant de la souffrance de ton amie tu pourras mieux l’aider ? Au mieux – et à l’inverse – tu te lasseras de ses comportements et tu lui en voudras de ne pas changer. Comme tu l’as compris, il y a des forces en elle qui – pour le moment – l’obligent à renoncer à celui qui pourtant l’a aimé sincèrement. Ne pas se saboter elle-même la forcerait à renoncer au schéma sur lequel elle s’est construite et cela lui est impossible. L’aider, c’est l’aimer « telle qu’elle est », dans ses contradictions, aussi paradoxales soient-elles. Vouloir la convaincre à tout prix est violent, c’est ne pas la respecter. L’aimer c’est lui faire sentir que tu es et restes son ami, au-delà de ce qui te déplait chez elle. Peut-être qu’alors ton attitude la troublera suffisamment et l’aidera à se remettre en cause et à découvrir qu’elle est aimable ?

    Répondre
  21. Nexus

    Profession : Informaticien
    Ville : Québec
    Pays : Canada

    Bonjour, je suis a la fois perdu et sur. Ma blonde, bien que je l’aime, a des défault que je considere problematiques a mes yeux. Problematiques certe oui, mais pas pour moi loin de la. Entre autres certains défauts tres poussé, il y a celui de la personne qui a peur de la vie et de ne pas savoir comment interpreter les choses « obligatoires » de la vie en générale. Elle a réussi a avoir une premiere job grace a moi, oui je sais le mérite n’Est pas necessairement bon, mais c’Est moi qui l’a en quelque sorte oubliger a y aller… Bref, elle est dans une famille asse riche, la mere travaille comme technicienne de laboratoire et son pere informaticien a la défense canadienne, ce qui juste avec ca amene un autre probleme, celui du « je veux, j’obtien ». La mentalité éduqué de ses parents est gravement entré, je lui en est parlé (a ma blonde), et elle est daccord sur mon point de vue, mais je ne suis pas capable de la changer. Selon elle, elle se donne la peine mais j’ai pas du tout l’impression de ca. alors ma question est : Je laisse filler ou je fonce ?

    Répondre
  22. Renaud Perronnet Auteur de l’article

    Ce que nous appelons « les défauts des autres », sont bien souvent les projections de ce que nous n’aimons pas chez nous. C’est ainsi que prisonniers de nos croyances nous essayons de changer l’autre et de le façonner « à notre convenance ». Les « choses obligatoires de la vie » le sont pour vous et peut-être pas pour votre compagne. L’aimerez-vous suffisamment pour lui laisser le droit à la différence ou continuerez-vous à « vouloir la changer », quitte à déstabiliser votre relation ? Et si « votre blonde » devenait votre aventure ?

    Répondre
  23. brun

    Bonjour,

    j’ai un fils de 25 ans qui souffre d’un manque affectif, il ne s’aime pas, dit qu’il est moche, un raté….il dit que personne ne veut de lui, pas de copine et cela le fait énormément souffrir, il dit qu’il n’en aura jamais à moins qu’une, vienne le chercher, car lui n’ira pas de peur de se prendre un vent, il fait des crises d’hyperphagie, je n’en peux plus de le voir ainsi, merci de votre aide

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Votre fils n’est pas né avec une image de lui-même négative, il l’a apprise, au contact des personnes avec qui il a grandi. Je comprends parfaitement que votre coeur de mère saigne de le voir ainsi mais attention à ne pas rajouter de la détresse chez lui sous le prétexte qu’il doit changer. Apprendre à écouter et comprendre (sans juger) le malaise qui est le sien est le seul moyen de l’aider peu à peu, c’est-à-dire lui permettre de se sentir aimé par vous alors même qu’il ne s’aime pas lui-même.

      Répondre
  24. Robert St-Germain

    Une personne qui ne s’aime pas ne se sent pas bien dans sa peau peut elle aimer ou faire croire aimer quelqu’un d’autre ?

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Ce doit être bien difficile de se laisser aimer quand on pense que l’on n’est pas aimable.
      Comment aimer (c’est-à-dire donner) ce que l’on n’a pas soi-même reçu ? Vous ne pourrez donner que ce que vous êtes, même si vous essayez de le cacher…
      C’est pour cela qu’il y a urgence à s’aimer soi-même et à se respecter, pour celui qui aspire à aimer.

      Répondre
  25. sandra

    Bonjour,
    Je suis auxiliaire de vie à domicile. En ce moment j’interviens chez un homme de 70 ans suivi en psychiatrie et atteint d’un début de la maladie d’Alzeïmer. Je vois une personne qui n’a plus envie de vivre depuis le décès de sa compagne. Il reste toujours dans son lit, ne se lave pas sauf le rasage et le visage. Il ne mange pas et ne sort pas. J’interviens pour lui préparer des repas attractifs ainsi il mange. Je le stimule à sortir. Il sort parfois avec moi. Mais je n’arrive pas à lui faire prendre des douches ce que me demande la famille et ma responsable. En effet, il sent mauvais et a toujours les mêmes vêtements. Lorsque je commence à lui faire couler un bain, il va dans la salle de bain, arrête le robinet et ferme la porte. La baignoire n’est jamais utilisée. Comment l’amener à se laver en prenant en compte l’intimité de la personne ?
    J’ai tenté plusieurs choses : un post-it à la salle de bain »aujourd’hui je vais prendre un bain pour me faire du bien », « dans ma voiture l’autre jour, vous ne sentiez pas bon, comment cela se fait il ? » cette dernière réflexion je l’ai trouvée limite mais la fois suivante lorsque je l’ai pris en voiture, il ne sentait pas !
    Merci pour votre aide.

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Je suis d’accord avec vous, cette dernière réflexion est « limite ». Pourquoi pas essayer quelque chose comme : « Je sens bien que ce que vous vivez en ce moment dans votre chair est très douloureux pour vous. Je sens bien que vous n’avez plus envie de vivre depuis le décès de votre compagne et cela parle de l’amour que vous avez pour elle. Je comprends bien que vous n’ayez guère le désir de prendre soin de vous et pourtant je suis votre auxiliaire de vie et je suis là pour vous aider, comme cela est possible, à prendre soin de vous… »
      Et puis peut-être – pour vous y aider – relire (avant d’entrer en relation avec ce Monsieur) : Ecouter.

      Répondre
      1. sandra

        Ok, je n’ai pas encore abordé le décès de sa compagne malgré qu’on fond de moi je sais que là est la source. Je vais essayer. Sachant, qu’il refuse le dialogue, sachant que la psychiatre est derrière : d’ailleurs que fait elle ?
        J’ai lu « L’écoute » :
        « Écouter, c’est commencer par arrêter son petit cinéma intérieur, son monologue portatif, pour se laisser habiter par l’autre. C’est accepter que l’autre entre en nous-même comme il entrerait dans notre maison et s’y installerait un instant, en prenant ses aises. »
        Je suis professionnelle, jamais je ne laisserai habiter par l’autre. Ce n’est pas une relation d’amour, là.
        Mais j’ai compris ce que vous me dites. Sachant qu’il ne reconnait pas qu’il se laisse aller.
        Demain on tente une douche avec l’infirmière. Malgré son refus, on verra comment cela se passera.
        Je vous tiens au courant ?
        Merci encore pour vos conseils et ce « travail d’équipe ».

        Répondre
        1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

          « Sachant que »… Plus vous « savez » de choses sur ce patient, moins votre esprit sera disponible pour entrer en relation (sans a priori) avec lui…
          Pourquoi « se laisser habiter par l’autre » ne serait-il juste et souhaitable que dans la relation amoureuse ?

          Répondre
          1. sandra

            Sachant que… plus je sais de choses sur lui, plus mon esprit doit rester Mon esprit afin justement, de ne pas avoir d’apriori. Ainsi je peux entrer en relation avec lui avec empathie (conscience de la conscience d’autrui).
            Deux autres formes d’empathies qui rejoignent « se laisser habiter par l’autre » : l’aptitude de se voir avec les yeux d’autrui et l’aptitude à voir les autres avec les yeux d’autrui. Tout est dans cette mesure afin de ne pas se perdre dans cette forme particulière qu’est la connaissance du moi.
            Ceci étant qu’une forme de protection afin de ne pas faire entrer n’importe qui chez soi et qu’en prenant ses aises il vous blesse ou vous déstabilise. Ce qui est déjà assez complexe dans la relation amoureuse ne dois pas l’être dans la relation professionnelle.
            Lire aussi « la gestion de ses émotions ». 🙂

            Répondre
              1. sandra

                Je suis d’accord avec vous, cela est également très acrobatique lorsqu’une aidante extérieur est vu en train de serrer dans un ses bras une personne qui a était démunie de tout : affection, statut social, indépendance financière, mobilité…
                Cela est acrobatique de voir d autres aidantes entrées en unité psy. à cause de « l’effet miroir »qu’elles n’ont pas pu dominer.
                Leur statut est ruiné car cela ne se fait pas.
                Les principes en France sont trop présent. On ne doit pas!
                D’où la maltraitance et l’ignorance.
                C’est pour cela que je souhaite poursuivre en indépendante.
                Dans les associations on vous tape sur les doigts pour « ces dérapages ». Souvent les familles aussi.
                Acrobatique, oui c’est le mot.
                Cette maman dans « pour ne plus avoir peur de la bonté…. »a dû y laisser « des plumes », j’espére que sa santé va bien.
                Dans tous les cas, l’essentiel est d’avoir une bonne conscience et de se dire que ce que l’on fait est juste, humain. Tans pis si l’on gagne moins en matériel, mais qu’est ce que l’on gagne en bien être.
                Oui, j’ai peur de tout ça, mais c’est normal d’avoir peur pour ce que l’on aime, ceux, pour soi.
                J’ai lu marie de Hennezel, je connais l’humanitude, mais on a pas le même statut. La seule crédibilité que j’ai est celle que mes personnes aidées me renvoient.
                Je n’ai pas peur de la vieillesse, je n’ai pas peur de la mort, je n’ai pas besoin de reconnaissance, grâce à eux. Cela vaut tout l’argent du monde.
                Pourtant, je suis seule c’est pour cela que j’écris ces mots mais je ne sais pas si le post est toujours dans la bonne rubrique! Oups!

                Répondre
                1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

                  Hé bien si vous vous sentez seule dans votre métier, sachez que vous serez toujours la bienvenue sur ce blog.
                  Oui, parfois, alors même qu’on essaye de comprendre et de trouver un équilibre dans un monde souvent déséquilibré, on peut se sentir « seul ». Moment précieux pour réaffirmer ses motivations. Parfois – en effet – on « laisse des plumes » pour ceux qu’on aime, mais est-ce vraiment un problème, pour celui qui aime ?

                  Répondre
  26. Claire

    Une de mes meilleures amies ne s’aime pas : « je me hais, je suis mal dans ma peau » ma répète-t-elle souvent ou alors « je me trouve vraiment dégueu, je ne dis pas ça pour que tu me dises t’es belle mais parce que je suis pas bien », elle m’a même déjà dit qu’elle ne souhaitait à personne de vivre ce qu’elle vit, elle a conscience de vouloir changer. Ayant déjà eu quelques soucis alimentaires (sans grandes conséquences sur sa santé), elle me dit presque tout le temps qu’elle se trouve trop grosse (ce qui n’est de loin pas le cas), elle réussit pourtant en cours, a une vie familiale équilibrée, est plutôt jolie, …
    Elle veux changer, est prête à être aider … j’essaye de la rassurer mais ne sais pas vraiment comment l’aider, je lui ai proposé d’aller voir un spécialiste mais elle n’ose pas en parler à ses parents. Comment puis-je l’aider ? Comment pourrait elle reprendre confiance en elle sans avoir de complexes inutiles ?

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Plutôt que de la rassurer, lui faire sentir que vous êtes son amie, c’est-à-dire que vous l’appréciez « telle qu’elle est ». Un jour viendra peut-être où sa non confiance en elle, sera tellement forte qu’elle sentira par elle-même ne pas avoir d’autre choix que celui de se faire aider..
      Mais pour cela il faut aussi estimer en valoir la peine. Le regard que vous posez sur elle (tel que vous le lui montrez), vous, son amie, est donc très important.

      Répondre
  27. berny

    bonjour,

    j’ai une amie à qui je tiens énormément, qui ne s’accepte plus du tous tant physiquement que moralement faut dire qu’elle a eu une vie très difficile elle a perdu sa mère à l’age de 8 ans ne connais pas son père et c’est fait en quelque sorte rejeté durant son enfance par sa famille jeune elle a rencontré un homme qui la frappé au bout de quelque année et la trompé à plusieurs reprise leur histoire c’est mal passé elle est parti vivre loin de lui ça fait 1 ans elle a une fille de 6 ans qui est très agité parfois même méchante ….
    Mon amie à pour moi bcp de courage et a tjs relevé la tête et avancé avec bravoure mais depuis quelque temps elle n’a plus gout a rien elle ne se supporte plus physique (elle a tjs eu se complexe mais en a jamais fait autant une fixation) et surtout se dit être une mauvaise maman car sa fille a des problème à l’école et est difficile à gérer au quotidien d’après elle c’est de sa faute aussi si elle n’a pas su garder son homme
    elle ne se trouve plus que des défauts !!
    avant malgré tous ses soucis elle avait tjs la joie de vivre et c’est pour cela que ça m’inquiète autant je ne sais vraiment pas comment l’aider et je n’aime pas la voir comme ça .
    je lui ai conseillé une thérapie mais elle ne pense pas que ça puisse l’aider
    voila c’est pour cela que j’aimerai avoir de vos conseil
    mercii bcp

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Si votre amie est véritablement votre amie, vous ne lui donnerez pas de conseil, vous vous débrouillerez simplement pour lui faire sentir qu’elle est votre amie, donc que vous l’aimez comme elle est.
      Car ce qui – en vous – à peur pour elle est un empêchement à votre amitié sincère.

      Répondre
  28. frog

    Bonjour,

    Je suis une jeune femme de 21 ans, ma haine envers moi même à commencé il y a quelques années (je ne saurais dire quand exactement car je mettais tout ceci sur le compte d’une quelconque crise d’adolescente au commencement).
    Mes relations avec mon entourage sont très difficiles; je fais en sorte que personne ne se rende compte de rien en plaçant un sourire de temps en temps et en étant toujours aimable. Je ne donne jamais de nouvelles, n’appelle jamais mes amis. Bien sûr ils le savent et je me suis présentée comme une personne distante quand j’ai commencé à passer du temps avec eux.
    Je déménageais presque tout les ans lorsque j’étais plus jeune et la situation restait gérable mais je me suis installée maintenant depuis plusieurs années et je commences à saboter réellement mes relations.
    La situation s’est encore aggravée il y a a peu près deux ans je pense lorsque mon auto critique s’est accentuée; mes paroles faits et gestes sont alors devenues des armes que je retourne contre moi même à chaque instant de pensée libre. Je me torture mentalement mais jamais physiquement; j’ai connu des personnes faisait ça plus jeune et voyant l’impact que leur torture avait sur leur amis et famille j’en ai conclu que le dégout que je m’inspire en serais encore plus fort. Du suicide j’ai tiré la même conclusion, en y ajoutant que je ne suis ni assez courageuse, ni quand même assez lâche pour pour passer à l’acte et faire subir ça à mes proches.
    J’essaye de trouver une raison au gâchis que je fais de ma propre vie et je n’en trouve pas, il y a des personnes ayant vécu dans des conditions bien pire qui s’en sorte beaucoup mieux, qui sont bien plus fort; des gens qui auraient mérité ma vie.
    Je me suis fuie pendant un an en allant travailler à l’autre bout du monde; j’ai connu alors des moments de paix avec moi même, mais jamais de joie. Je donnerais tout pour retrouver ces états de calme, sans aucune pensée pour me juger.
    Mais je ne peux pas me fuir toute ma vie et j’en suis réduite à écrire ici, à prendre de votre temps et de votre réflexion pour partager ces mots en mauvais français et espérer une réponse qui m’aidera peut être un peu.
    Je crois que mendier de l’aide est la seule option restante car mon état commence à être visible aux yeux de personnes qui ne méritent pas de le voir.

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Vous vivez dans la crainte des réactions de votre entourage et vous retournez leurs réactions contre vous-même en leur donnant raison. Pourquoi voulez-vous leur rester fidèle ? Qu’est-ce que cela vous rapporte ?
      Si vous voulez que votre torture mentale cesse (et j’ai bien compris que vous le voulez puisque vous m’écrivez), il va vous falloir comprendre de l’intérieur les causes de votre haine de vous-même. A qui profite le crime ? Certainement pas à vous ? A qui profite votre masochisme ? A quelle part de vous-même ? L’autre étant celle qui veut s’en sortir, une troisième se faisant honte à elle-même de demander de l’aide.
      Pourquoi tant de harcèlement quand vous convenez que vous avez connu des moments de paix avec vous-même ?
      Pour aller plus loin dans l’exploration de vous-même lisez :
      Comment parvenir à guérir de son enfance ?
      Le travail sur les pensées.

      Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *