Archives de catégorie : Relation d’aide

L’euthanasie à la sauvette

« L’aide à mourir » telle que prévue par la loi qui doit être très prochainement votée en France, est-elle pour Monsieur Martin – compte tenu de son état – réellement une aide, ou est-elle une opportunité funeste ?

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Comment changer celui qui ne veut pas être aidé ?

Question de @valbene :

J’ai parcouru quelques éléments sur ce blog, et j’ai bien noté qu’un homme violent s’il ne veut pas être aidé ne peut pas s’aider ou se comprendre lui même.
Alors comment faire pour l’amener sur le terrain d’être aidé quand celui ci est totalement réfractaire et dans le déni. Ce afin de pouvoir éviter l’inévitable, la souffrance de sa famille et de ses enfants.
Merci pour votre retour.

Mes pistes de réponse

À vouloir changer l’autre sans son assentiment, à vouloir son bien malgré lui, on court le risque de créer chez cet autre toujours davantage d’hostilité, soit le résultat inverse de celui que l’on espère obtenir.

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Que penser de l’assistance au suicide ?

Question de @pier :

Que penser de l’assistance au suicide ?

Merci

Mes pistes de réponses :

Fondamentalement, qui serais-je pour décider de ce qui est bon ou pas bon pour l’autre ? La liberté n’est-elle pas le plus précieux des biens ?

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Comment ne plus souffrir du regard de ceux qui m’aident ?

Question posée par Clau :

Je suis handicapée… je sais combien cela peut être fatigant d’aider une personne avec plusieurs déficiences aussi je prends soin de mettre des distances… mais pourquoi depuis quelques temps, je ne ressens que de la pitié dans l’aide apportée par certains de mon entourage ?

Mes pistes de réponse :

Oui, il faut comprendre à travers vos questionnements qu’un être a d’autant plus de mal à assumer le regard de l’autre qu’il n’est pas en paix avec le regard qu’il pose sur lui-même.

Je présume donc que votre difficulté provient de la mauvaise relation que vous entretenez avec vous-même.

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Faut-il et peut-on aider par devoir ?

« Essayez de rendre service au mieux de vos possibilités. Mais il y a une limite : « Jusque-là et pas plus loin » doit être votre devise. Quand vous avez atteint votre limite, vous devez être heureux, parce que vous avez fait de votre mieux. Qu’est -ce qu’on peut faire de plus ? Ne regrettez pas d’être allé seulement là, ne croyez pas que vous auriez dû aller plus loin. Ce « j’aurais dû » est faux. Bien sûr, il est difficile de déterminer ce qu’est cette limite. Mais vous pouvez l’apprendre par la pratique et la persévérance. »

Swami Prajnanpad cité par R. Srinivasan, Entretiens avec Swami Prajnanpad, Éditions L’Originel, 1986, p. 89.

Dans un article précédent intitulé « Quelle limite au cri du cœur ? »1  et publié sur mon site dans les écrits thérapeutiques, Lie a crié son désespoir et son épuisement dans sa relation à son mari atteint de la maladie de Parkinson depuis plus de vingt ans.

En proie au burnout, elle prend douloureusement conscience de la réalité de son propre vécu en écrivant : « Je le tue ! Je me tue ! Nous nous tuons ! »

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Comment s’y prendre avec des personnes handicapées ?

Question de @floggy :

Est-il possible d’utiliser le mimétisme en miroir avec des personnes handicapées afin de leur faire prendre conscience qu’elles se parlent mal entre elles ?

Mes pistes de réponse :

Avant toute chose il me semble important de savoir ce que vous voulez faire avec elles, c’est-à-dire de savoir quel est votre rôle ? Aider des personnes handicapées à faire avec leur handicap, y compris dans leurs relations sociales, ou chercher à les éduquer pour les changer ?
Votre rôle est-il de réussir à faire en sorte que ces personnes ne se parlent plus mal ? Ou, plus humblement – compte tenu de leur handicap – de savoir les prendre d’une manière suffisamment non dramatisante pour parvenir à ce que le fait qu’il arrive à ces personnes de se parler mal ne soit plus un problème pour elles ni pour vous ?
Cela pour faire l’hypothèse qu’il est possible que vous souhaitiez éduquer ces personnes parce que leurs comportements vous déplaisent et vous sont trop difficiles à gérer ?

Puisque nos neurones miroirs, s’activent quand on fait quelque chose ou qu’on regarde une personne faire quelque chose, il va vous falloir, en tant qu’aidante, prendre toute votre responsabilité par rapport à ce phénomène : oser être à la fois en écoute active et en empathie avec ces personnes handicapées, vous adapter à elles, quels que soient leurs comportements, ce qui est – à ce niveau – assez éloigné de chercher (de près ou de loin) à les faire évoluer.
Et là – grâce à votre patience et aux neurones miroirs – peut-être découvrirez-vous des changements inespérés ?
En voulant obtenir des changements des personnes handicapées, en voulant les éduquer, vous courez le risque de l’épuisement. Par contre en restant vous-même, consciente des comportements professionnels qui vous sont demandés, sans trop vous soucier des comportements des personnes dont vous vous occupez, je fais le pari que vous resterez une professionnelle à la fois satisfaite et équilibrée.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire :

© 2023 Renaud Perronnet. Tous droits réservés

Comment aider une personne qui se détruit ?

Question posée par Peggy :

Comment faire face à une personne proche de vous qui se détruit sans que vous puissiez l’aider, je vis dans la peur pour elle et suis triste de voir que toute l’aide qu’on lui apporte ne suffit pas.

Mes pistes de réponse :

Sous prétexte d’accompagnement et en éprouvant ce que l’on peut appeler de l’empathie pour l’autre, vous courez le risque de vous perdre dans votre identification inconsciente à ce que vit cet autre.

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En toutes circonstances, préservons le lien

La barbarie c’est d’être contraint à renoncer à son humanité

Nous savons tous que certaines personnes qui – parce qu’elles prétendent redouter la mort d’un être qui leur est cher – renoncent à lui rendre visite et à lui témoigner amour et bienveillance. Il ne s’agit pas ici de les juger mais de comprendre le mécanisme émotionnel dont ces personnes sont les esclaves.

Déterminées par leur refus d’accepter le départ de ceux ou celles dont elles pensent avoir besoin, elles ne peuvent qu’obéir à leur peur de les voir partir.

Souvent – par un habile tour de passe-passe – ces personnes cherchent à faire croire qu’elles agissent par compassion pour leur proche alors que c’est à elles que la mort de ce proche est insupportable.

Le conditionnement par la peur

Accompagner jusqu’au bout celui qu’on aime nécessite un travail sur ses émotions.

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Comment guérir pour gagner en solidité et devenir une meilleure aidante ?

(Expérience de la non dualité dans la relation d’aide)

Question de Marie :

J’ai 37 ans, je suis aujourd’hui intervenante auprès de « proches aidants d’aînés. » J’ai commencé ma vie professionnelle comme artiste peintre. Ma vie amoureuse a été difficile. Il y a deux schémas de comportements dont je n’arrive pas à me défaire et qui diminuent mon estime de moi au travail en plus d’à mon domicile : la fuite des tâches répétitives et désagréables (je suis désordonnée, je fuis la tâche en lui tournant le dos, en lisant, ou en changeant de pièce), et donc la procrastination, qui a de plus en plus d’impact maintenant au travail.

Au cours des années, j’ai essayé en vain beaucoup de modes d’action.

Dans ma vie personnelle, je suis attirée par des hommes blessés qui fuient une part de leur vie.

Je voudrais guérir pour gagner en solidité et devenir une meilleure intervenante.

Mes pistes de réponse :

Un(e) aidant(e) qui n’a pas mis à jour les mécanismes inconscients qui veulent faire de lui (elle) un(e) aidant(e), court le risque de se retrouver un jour floué(e) dans sa relation aux autres en général et en particulier à ceux et celles qu’il (elle) veut aider.

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La névrose de l’aidant

Ne pas tomber dans un comportement sacrificiel dans la relation d’aide tout en restant ouvert

« Pour servir les autres, le travail sur soi est aussi important que, pour un musicien qui donnerait un récital, accorder son instrument. »

Arnaud Desjardins

Après avoir lu mon article : La juste relation d’accompagnement

Léa m’écrit :

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Accompagner la liberté

Plaidoyer pour la personne hospitalisée

Il est devenu courant aujourd’hui, dans le contexte de la relation d’aide (et plus particulièrement dans celui de l’accompagnement des personnes en fin de vie) de penser que l’on « accompagne la vie » et de l’énoncer un peu à la manière d’une profession de foi.

Croire qu’il « accompagne la vie » et non pas « la vie d’un patient particulier », permet à un médecin comme à un soignant de mettre en place toute procédure de soin qu’il croit bonne pour son patient sans avoir à lui demander son avis.

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Vivre heureux avec Alzheimer ?

« Un patient Alzheimer, ce n’est pas forcément un patient grabataire au fond de son lit, c’est un patient qui au début a quelques troubles et qu’il va falloir accompagner tout au long de l’évolution de cette maladie… Ce qui me semble important, c’est de proposer différentes actions thérapeutiques, médicamenteuses ou non, pour vivre malgré tout avec cette maladie. »

Docteur Drunat.

« Ne pas regarder sans cesse ce que l’on perd ou a perdu, mais ce qu’il nous reste de capacité, d’intelligence ou de sensibilité… et il n’y a qu’ainsi que la maladie peut être supportée et la vie continuer d’être vécue, avec le but de faire de chaque instant un moment important. »

Claude Couturier (patient Alzheimer.)

Regard et parole fondamentalement « révolutionnaires » sur l’accompagnement d’un malade atteint d’Alzheimer, le livre de Colette Roumanoff Le bonheur plus fort que l’oubli donne des pistes précises pour qui veut éviter « les mille et une manières d’aggraver la maladie » (titre du chapitre 6) et au contraire apprendre « les mille et une manières d’améliorer le quotidien » (titre du chapitre 10).

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Traumatisme et présence

Comment s’y prendre avec une personne victime d’un traumatisme ?

Ou comprendre le fonctionnement du traumatisme pour respecter et entrer en relation avec les personnes qui en sont victimes.

Il faudrait agir avec une personne traumatisée comme nous ferions avec une personne blessée, or le plus souvent, le traumatisme ne se voit pas.

« L’amour n’est pas une valeur, mais justement ce qui nous délivre de toute évaluation. La mise en présence la plus pure. »

Fabrice Midal[2]

Question de Daniel :

Je suis le conjoint d’une femme victime d’un viol alors qu’elle avait 16 ans (elle en a aujourd’hui 37). Elle me l’a dit dès notre rencontre il y a 9 ans mais a quitté la phase de déni des conséquences de ce traumatisme depuis seulement quelques mois. Et 20 ans de silence ont gravé beaucoup de choses. Son évolution est très très lente et la honte et la culpabilité sont très présentes. Nous sommes encore loin de l’acceptation, et je ne parle pas de guérison pour le moment. J’éprouve beaucoup de difficultés à l’aider correctement et je suis très souvent maladroit face à des attaques qui ne me sont pas destinées, mais sont dirigées vers moi, au quotidien.

En lisant votre article : « Comment gérer l’agressivité et la violence dans la relation d’aide ? » je me suis reconnu dans les attitudes qui provoquent le conflit et enveniment ces situations.

En tant que thérapeute, considérez-vous que je puisse m’appuyer sur vos travaux concernant les personnels médicaux pour tenter de trouver des éléments de réponse et réussir, un jour, à avoir l’attitude juste face à cette situation ?

Merci d’avance pour votre attention.

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