Archives de catégorie : Questions / Réponses

J’ai donné une tape derrière la tête de ma fille suite à un quiproquo, j’en suis malade, help !

Question posée par Sandrine.

Avez-vous conscience qu’à travers votre malaise et votre mauvaise conscience vous cherchez à vous éliminer ? À définitivement vous disqualifier en tant que mère ?

Pour avoir un tel désir de vous rendre malade, cherchez ce que l’on a pu vous dire, dans votre histoire, à propos de votre propre valeur.

Continuer la lecture

Je suis en couple, stable depuis 3 ans, et depuis 6 mois je m’imagine avec d’autres hommes !

Question posée par Akira.

Pour vous répondre, je présume que vous êtes une femme libre et que vous ne devez rien à personne.

Premier point, ne pas courir le risque de vous juger vous-même, vous n’êtes pas responsable de vos fantasmes mais de ce que vous allez en faire.
Alors regardons les choses telles qu’elles sont posément.

Il est normal pour un être humain d’être la proie de fantasmes (nous en avons tous), et personne n’en est maître, vous ne devez donc pas vous laisser impressionner par le fait de vous imaginer avec d’autres hommes par lesquels vous pouvez vous sentir attirée, il y a là quelque chose de banal et « normal ».

Par contre si vous vous sentez fortement troublée par vos fantasmes, c’est vraisemblablement parce qu’ils ont besoin d’être partagés et élaborés, ce qui peut se faire dans le cadre d’une relation thérapeutique.
Il est tout à fait légitime de votre part de chercher à connaître ce qu’ils vous disent de vous-même.
Disent-ils votre insatisfaction ? Votre désir refoulé ? Parlent-ils de vos désirs interdits ? Du clivage de votre moi, c’est-à-dire des façons dont vous vous êtes inconsciemment arrangée pour dénier une réalité à l’occasion d’un traumatisme ancien ?

Parallèlement, et après avoir exploré ces pistes, vous avez-là une belle opportunité de découvrir ce qui est important pour vous dans cette relation de couple que vous définissez comme « stable. »
Voici une belle occasion de vous mettre au clair avec ce que vous voulez vraiment.

Il vous faut regarder en face la manière dont vous allez permettre à votre sentiment de liberté (ou à vos peurs et à vos inhibitions) de vous laisser définir ce que vous voulez.

Si vous fantasmez par insatisfaction, peut-être est-ce pour vous l’opportunité d’en prendre la mesure et d’agir ?
Pourquoi ne parleriez-vous pas à votre compagnon de votre manque, de manière à pouvoir vous donner les moyens d’y remédier à travers des comportements concrets ?
Insatisfaction relationnelle ? Sexuelle ? Besoin de tendresse pas pris en compte ?
Dans tous les cas le fait de vous confronter à vos manques sans en avoir peur vous permettra de les reconnaître pour pouvoir y remédier.
Qu’est-ce que vous recherchez au juste ?
Qu’est-ce que vous demandez vraiment à votre relation de couple ?

Votre vécu peut être aussi la conséquence de votre immaturité affective. Peut-être êtes-vous à la recherche de « l’âme sœur » qui pourra combler vos manques, de l’Autre idéal que vous pouvez rechercher pendant longtemps puisqu’il n’existe pas… ?
Auquel cas vous voici devant l’opportunité de mûrir en vous posant de vraies questions : comment pourrais-je attendre d’être comblée par un autre puisque cet autre ne peut qu’être nécessairement différent de moi ? Qui mieux que moi peut combler mes manques ?

Une relation ne peut exister pour nous que « dans le relatif » donc compte tenu de la différence et des spécificités de l’autre que nous avons à accepter pour les respecter et les intégrer.

De vous poser ces questions, et d’y répondre pour vous-même, vous aidera sans doute à prendre la pleine responsabilité de vos décisions comme de vos comportements futurs.

—————–

Pour aller plus loin, vous pouvez lire les articles : À propos de l’autonomie et de la différence dans la vie de couple et Pédophilie, pédocriminalité et perversion.

Illustration : Fractale.

© 2020 Renaud PERRONNET Tous droits réservés. 

—————-

Petit sondage à propos de la question : Je suis en couple stable depuis 3 ans, et depuis 6 mois je m'imagine avec d'autres hommes !

(Après avoir sélectionné le numéro correspondant à votre opinion, cliquez sur "Votez" et vous découvrirez les résultats complets de ce sondage.)
  • Ce champ n’est utilisé qu’à des fins de validation et devrait rester inchangé.

VOS COMMENTAIRES SONT EN BAS DE PAGE, JE VOUS RÉPONDRAI LE CAS ÉCHÉANT

REVENIR À L’ENSEMBLE DES QUESTIONS / RÉPONSES ET POSER VOUS AUSSI UNE QUESTION

—————-

Moyennant une modeste participation aux frais de ce site, vous pouvez téléchargez votre question et ma piste de réponse, au format PDF, en cliquant sur ce bouton :

—————-

Faut-il cacher à l’entourage les conneries de ses enfants ?

Question posée par Ali.

En principe nous cherchons à cacher aux yeux des autres ce dont nous avons peur ou honte, ce avec quoi nous nous sentons mal à l’aise, sinon quel mobile aurions-nous à vouloir le cacher ?

Cela vous amènera à prendre conscience de vos éventuels malaises de parent, de votre éventuelle honte face aux erreurs de vos enfants.
À comprendre que le « Tu me fais honte ! » du parent n’est que l’expression de son décalage vis-à-vis de son enfant, car un enfant qui ressent la honte de son parent à son égard ne peut pas se sentir aimé par lui.
Le parent qui voudrait cacher à son entourage les erreurs de ses enfants chercherait à se disculper d’eux. Or quel est le rôle d’une mère ou d’un père ?
C’est de montrer à ses enfants qu’il est solidaire de ce qu’ils sont (ce qui est différent de leur dire qu’il trouve leurs comportements toujours appropriés). Mais qu’il les trouve appropriés ou pas, les enfants les ont eus ! Et leur faire sentir que nous sommes avec eux alors même que nous estimons que certains de leurs comportements n’ont pas toujours été appropriés, c’est justement leur permettre de se sentir aimés par nous.

Pour rester à notre place de parents (qui est celle de faire sentir à nos enfants que nous les aimons), nous ne devons pas être dans la confusion entre nous et eux.

En fait ce que nous appelons souvent « leurs conneries » ne sont – en réalité – que leurs tentatives plus ou moins maladroites de trouver l’équilibre dans l’apprentissage qui est le leur. On apprend parce qu’on tombe, on apprend en tombant et en se relevant. « On se relève en prenant appui sur le sol même sur lequel on est tombé », dit un proverbe bengali cité par Swami Prajnanpad, il n’y a pas d’autre moyen de se relever.

Penser qu’on n’aurait pas dû tomber alors qu’on est tombé est mortifère parce que cela nous condamne à rester à terre.

Le parent bienveillant pour ses enfants, n’a pas peur de leurs erreurs. Il les assume donc de façon solidaire auprès de son entourage.

Peut-être que ce sera à ce prix que son fils ou sa fille, adolescent, se sentant inconditionnellement aimé, pourra ressentir quelque chose comme « mon père (ou ma mère), c’est quelqu’un ! »
Et soyez assuré qu’un enfant qui se sent aimé et respecté par son parent jusque dans les erreurs qu’il commet ressent à son tour le désir d’être respectueux et aimant vis-à-vis de son parent.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire : Éduquer ou dresser et Être un parent acceptable.

Illustration : Fractale.

© 2020 Renaud PERRONNET Tous droits réservés. 

—————-

Petit sondage à propos de la question : Faut-il cacher à l'entourage les conneries de ses enfants ?

(Après avoir sélectionné le numéro correspondant à votre opinion, cliquez sur "Votez" et vous découvrirez les résultats complets de ce sondage.)
  • Ce champ n’est utilisé qu’à des fins de validation et devrait rester inchangé.

VOS COMMENTAIRES SONT EN BAS DE PAGE, JE VOUS RÉPONDRAI LE CAS ÉCHÉANT

REVENIR À L’ENSEMBLE DES QUESTIONS / RÉPONSES ET POSER VOUS AUSSI UNE QUESTION

—————-

Moyennant une modeste participation aux frais de ce site, vous pouvez téléchargez votre question et ma piste de réponse, au format PDF, en cliquant sur ce bouton :

—————-

Mon compagnon prétend m’aimer et me trompe allègrement, je suis perdue…

Question posée par Estelle :

« Mon compagnon dit m’aimer pourtant cela ne l’empêche pas de regarder les femmes dans la rue, de causer avec des femmes sur les sites de rencontre. Il drague des femmes, a parfois des aventures. Il leur dit qu’il n’a personne et cherche une femme à aimer. Ensuite il revient toujours vers moi en prétendant que je suis la seule femme qu’il aime. Je suis perdue et je souffre énormément de cette situation. »

L’autre jour je lisais une interview de la comédienne Isabelle Carré1 qui partageait sa fragilité extrême quand elle était adolescente : à 14 ans elle faisait une tentative de suicide suite à un chagrin d’amour.
Elle raconte qu’elle avait appris que son amoureux n’était sorti avec elle que pour gagner un pari avec ses potes. C’est alors qu’elle a vidé l’armoire à pharmacie en prenant soin d’avaler tous les cachets « ne pas dépasser la dose prescrite. »

Continuer la lecture

Comment s’apaiser face à une menace potentielle ?

Question posée par Sophie.

Un exemple : « Pourvu que mon mari, avec lequel je suis en instance de divorce, ne cherche pas à me retirer la garde de mes enfants. »

On comprendra que face à une menace potentielle, la peur est légitime. Cela signifie qu’il ne sert à rien de se dire qu’on ne devrait pas avoir peur. Il ne s’agit pas d’un fantasme, on a peur de la menace parce qu’on sait pertinemment qu’elle peut se réaliser, elle nous pend au bout du nez.

Pour tenter de s’apaiser, il n’y a pas d’autre moyen que de regarder en face la réalité (plutôt que de tenter de la fuir en se racontant des histoires auxquelles on ne croira pas soi-même).

Continuer la lecture

Que faire d’un enfant qui culpabilise ses parents ?

Question posée par Renée.

Les parents ont très facilement le pouvoir de culpabiliser leur enfant parce que ce sont eux qui détiennent l’autorité et qu’a priori les enfants les croient puisqu’ils ont confiance en eux.

Mais qu’en serait-il d’un enfant qui aurait le pouvoir de culpabiliser son parent ? Ce serait assurément le monde à l’envers car c’est bien le parent qui est responsable de son enfant et non l’inverse.

Continuer la lecture

Je passe mon temps à critiquer, à pointer du doigt les défauts des autres. Que faire ?

Question posée par Jeanne.

Si vous passez votre temps à critiquer les autres et à pointer du doigt leurs défauts, n’est-ce pas parce que vous ressentez le besoin d’en découdre avec tout le monde ?

On ne le répétera jamais assez : si vous ressentez le besoin d’agresser c’est parce qu’il y a de l’agressivité à l’intérieur de vous.

Continuer la lecture

Je suis en colère contre ma psy. C’est quoi la thérapie au final ?

Question posée par Julie :

« Je suis en psychothérapie et un jour lors d’une séance, j’ai voulu parler de l’agression physique ainsi que la séquestration que j’avais subi, dans mon logement par mes propriétaires. Cela a duré 1 heure, et il y a eu de la violence physique et psychologique. Ma plainte n’a jamais abouti.

Je ne me sentais pas capable de raconter, cet événement traumatique et j’ai fait lire à ma psychologue, le courrier que j’avais envoyé à mon avocat, au moment de l’agression qui expliquait de manière assez détaillée, ce que j’avais subi.

Continuer la lecture

Quoi se dire pour supporter la mort de ses parents et devenir capable de ne plus les voir ?

Question posée par Jean-Pierre.

C’est vrai que la mort – parce qu’elle est irrémédiable – parait le plus souvent inhumaine à celle ou à celui qui vit dans la peur de la perte de l’autre.

Ainsi, à force de nous laisser conseiller par notre peur, nous pouvons nous laisser enfermer dans une solitude glacée et mortifère.

Continuer la lecture

Je souffre de TOC, peur d’être pédophile et incestueux, que faire ?

Question posée par Pierre.

La première chose que vous devez savoir est que la pédophilie est un fantasme (donc que ce n’est pas parce que vous avez peur d’être pédophile que vous l’êtes). D’autant plus que les fantasmes ne sont pas illégaux… contrairement aux passages à l’acte.

Sachez qu’il existe des pédophiles qui sont juste « attirés par les enfants » mais qui ne les ont jamais touchés (donc qui ne sont jamais passés à l’acte), on dit qu’ils sont des pédophiles abstinents.

Continuer la lecture

J’aime ma femme mais je suis violent avec elle, que faire ?

Question posée par Jacques.

Confrontez-vous au paradoxe de vos propos de manière à trouver le courage d’agir pour vous-même.

Osez regarder les choses en face : être violent avec une personne est incompatible avec l’aimer. L’amour ne peut pas être violent. Vous vous racontez à vous-même que vous aimez votre femme mais c’est faux. L’amour demande le respect et la douceur.

Continuer la lecture

Qu’est-ce que la méchanceté gratuite ?

Question posée par Isa.

La « méchanceté gratuite » est une expression que nous entendons souvent et qui désigne un comportement dont nous ne comprenons pas la logique.

Les personnes qui ne comprennent pas les causes d’un comportement ont vite fait de dire que ce comportement est « gratuit » donc qu’il s’exprime « pour rien ».

Il y a là une profonde illusion car il n’existe pas d’effet sans cause. La gratuité ne peut donc pas exister, tout juste pouvons-nous dire que nous ignorons les causes d’un comportement.

Continuer la lecture