Archives par étiquette : Enfant

Mon fils ne change toujours pas !

Question de @patricia :

Bonjour, je vous avez posé une question sur mon fils je pensait qu’il changerai, mais je vois que notre relation est toujours au point mort. Aucune discussion il me reproche quoi ? Il est devenu ingrat, m’ignore, pas même un merci quand il est en difficultés. Cette année il m’a présenté sa copine, mais c’est par interêt pour prendre la voiture et lui faire visiter Nice. Je lui ai demandé sa date d’anniversaire, il m’a répondu que cela ne me regardait pas. Au bout de 8 ans rien de change.

Mes pistes de réponse :

Oui, c’est vrai, rien ne change lorsque nous attendons que l’autre change. Nos relations ne peuvent évoluer que si nous prenons l’initiative de changer nous-mêmes.

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Manipuler son enfant après une séparation

(Proposition de réflexion pour des parents en cours de séparation.)

« Plus le niveau spirituel de l’éducateur est pauvre, plus sa morale est incolore, plus grand sera le nombre des injonctions et interdictions qu’il imposera aux enfants, non pas par souci de leur bien, mais pour sa propre tranquillité et son propre confort. »

Janusz Korczak

Il est fréquent que des personnes, ayant perdu toute dignité et se sentant parfois misérables, dépourvues de ressources et d’estime d’elles-mêmes, tentent, pour survivre, croyant échapper à leur malheur, de se réfugier dans la haine de l’autre.

La haine de l’autre est toujours la conséquence d’une souffrance insupportable, c’est pourquoi un être en souffrance est potentiellement plus capable d’être dangereux pour un autre, qu’un être qui ne souffre pas.

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Mes filles ne s’intéressent pas à moi, que faire ?

Question posée par @ingrid :

Mes filles sont grandes, mamans, et je les vois très peu. Elles ne m’appellent pas. Elles ne demandent pas si je vais bien, ne s’intéressent pas à ce que je vis. Je ne suis jamais invitée dans leurs belles familles respectives, alors qu’elles y vont tout le temps. Je me sens isolée. J’ai pensé leur écrire, mais je redoute leur réaction, et que ce soit pire encore, qu’elles pensent que je me plains. J’aimerais juste qu’elles s’intéressent à moi.
Merci.

Mes pistes de réponse :

Dans votre souffrance, vous pensez que vos filles devraient s’intéresser à vous.
Il existe un moyen presque infaillible pour que vos filles vous donnent ce dont vous avez besoin : une nouvelle manière de vous intéresser à elles qui fera qu’elles auront envie de s’intéresser à vous en retour, et cela passe par commencer par ne rien attendre d’elles. Plus vous focalisez votre attention sur l’espoir que vos filles s’intéressent à vous, plus vous vous repliez sur vous-même et votre souffrance.

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Être libre de ses parents

Pour aller plus loin et comprendre la nature de la relation parent / enfant, vous pouvez lire :

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À propos de la punition

Nasreddin – « le fou qui rend sage » – est un personnage mythique de la culture musulmane. Philosophe ingénu et faux-naïf, il prodigue des enseignements tantôt absurdes tantôt ingénieux. Sa renommée est internationale.

Voici comment Nasreddin s’y prend pour attirer notre attention sur la punition :

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Comment aider ma fille sans redevenir victime de son père ?

Question de @jeanne :

Le père de ma fille m’a inlassablement dénigrée auprès d’elle, interdisant notre affection et lui imposant d’exiger de moi des pensions pour lui et pour elle. Les juges s’opposaient au père et ma fille a longtemps résisté. Mais à 14 ans, face aux violences physiques et verbales, elle a mimé son comportement. À sa majorité, j’ai pris des distances pour me protéger, étant handicapée.

A 20 ans, elle m’appelle à l’aide.

J’ai peur d’eux.

Que dois-je faire ?

Mes pistes de réponse :

La première chose à sentir et à accepter est qu’il est parfaitement légitime de votre part (et encore davantage compte tenu de votre handicap) d’avoir pris des distances avec votre fille à sa majorité, compte tenu de votre besoin de vous protéger d’elle et de son père.
Cela doit être très clair pour vous car si vous deviez en culpabiliser ne serait-ce qu’un peu, ce serait un obstacle à votre capacité à faire du neuf dans votre relation à votre fille aujourd’hui.
Vous en avez la preuve aujourd’hui (même si vous n’en aviez pas conscience hier), les dénigrements de votre mari à votre égard auprès de votre fille n’ont pas définitivement interdit votre affection mutuelle puisqu’elle vous appelle aujourd’hui à l’aide et que vous aspirez à répondre à sa demande, votre question le montre.

Pour parvenir à répondre à son besoin d’aide, donc pour parvenir à répondre présent à votre rôle de mère, vous avez besoin de commencer par faire en vous la part entre la femme maltraitée par son ex compagnon manipulateur de sa propre fille, et la mère à qui des circonstances adverses ont empêchées l’expression de son affection pour sa fille.
C’est la femme maltraitée qui a peur « d’eux ». Je présume que la mère qui m’écrit – elle – aspire à s’ouvrir à ce qui lui a été pendant si longtemps interdit.
Si votre fille vous appelle à l’aide, n’est-ce pas parce qu’elle s’est enfin désolidarisée de ce « eux » qui vous a terrorisé pendant si longtemps ? N’est-ce pas parce qu’elle a enfin ouvert les yeux sur les comportements manipulateurs de son père ?
Si ses yeux sont ouverts, que devriez-vous craindre aujourd’hui ? Pour répondre à cette situation, il vous faudrait préalablement et à l’occasion d’une investigation avec un thérapeute, définir à qui – dans votre profondeur – vous souhaitez obéir ?
Même si vous doutez, vous semblez solide puisque vous avez été capable de vous protéger en restant distante de comportements mortifères.
Alors que devriez-vous craindre de vous-même ? Quelle peur intime et cachée devrait vous faire douter de votre capacité à aimer votre fille en accueillant sa demande ?

Pour aller plus loin vous pouvez lire :

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Juger son enfant

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Mon petit-fils s’est perdu, comment l’aider ?

Question de @martine :

Mon petit-fils s’est perdu, comment l’aider ?

Théo a vécu douloureusement la séparation de ses parents à 8 ans. Extrêmement gâté, sans trop de discipline il est devenu à 17 ans un ado rebelle, déscolarisé sans projets, en conflit avec son beau-père (un petit frère est né) vivant plus ou moins en marge de sa famille, avec fréquentations douteuses (+ cannabis).

Sa maman a perdu tout contrôle sur lui.

Mes pistes de réponse :

Votre partage montre à quel point – depuis sa naissance ou presque – votre petit-fils est balloté par des adultes qui n’ont pas vraiment su prendre soin de lui.

La vie est cruelle en ce sens qu’on récolte toujours ce que l’on sème. Votre petit fils trop gâté (aimé de façon dysfonctionnelle c’est-à-dire aimé par des parents qui songeaient plus à eux qu’à lui), se perd à travers ce qu’on lui a laissé croire qu’il était et se prend aujourd’hui pour un roi rebelle. Remplacé par un petit frère, il est en conflit avec son beau-père et n’a plus de repères, sa propre mère est elle-même dépassée et ne sait plus comment s’y prendre avec lui, il le sent, s’éloigne de ceux par qui il devrait se sentir aimé, il cherche donc et trouve sa propre valeur là où il peut : à travers des fréquentations marginales et douteuses. Dans un tel contexte, vous pouvez être certaine qu’il utilise inconsciemment le cannabis pour fuir sa vie douloureuse et sans repères.

Si vous voulez l’aider, commencez par lui faire sentir que vous ne le jugez pas quoi qu’il fasse où quoi qu’il ait fait (il ne contrôle lui-même rien de sa propre vie ou si peu, il fait comme il peut pour survivre à toutes sortes de souffrances et de difficultés liées à ce qu’il se sent être.) Donc pas de chantage à l’amour ni de leçons de morale inutiles car – n’étant pas en estime de lui-même – il ne pourrait pas les entendre et les retournerait contre lui-même et contre vous en vous jugeant négativement à son tour.

Par contre si vous réussissez à lui faire sentir que vous ne le jugez pas, en même temps que de porter sur lui un regard inconditionnellement bienveillant, vous créerez avec lui un lien spécifique qui deviendra petit à petit réciproque et – même si ce peut être assez long – la rencontre se fera.

Souvenez-vous de continuer de créer un lien d’amitié avec lui quoi qu’il fasse.

Dans ce tableau plutôt sombre, il faut qu’il ressente sa grand-mère comme une personne déterminée à le comprendre par-delà ses frasques. Un adolescent réellement éclairé par l’amour de ses grands-parents – pas par leurs conseils, injonctions ou plaintes – peut faire des bêtises, il ne peut pas sombrer. Il vous faut donc vous-même être suffisamment solide par rapport à ses « bêtises » pour garder le cap de votre confiance en lui malgré elles.

Nous vivons dans un monde dans lequel beaucoup d’adultes perdent tout contrôle sur leurs enfants qui, se sentant abandonnés, sont seuls et se perdent à leur tour avec leurs pairs qui leurs offrent l’attention qu’ils ne trouvent plus chez leurs parents depuis longtemps (on estime que 68% des parents ne parlent pas à leurs enfants et n’évoquent donc jamais avec eux ce qu’ils ont fait dans la journée).

Peut-être qu’à force d’avoir compris qu’ils ne devraient pas être toxiques pour leurs enfants, certains parents perdent toute confiance en eux-mêmes et en leur rôle, arrivant ainsi à délaisser leurs enfants pour les abandonner à des pairs eux aussi perdus ? C’est ainsi que les enfants se regroupent en bandes ou en gangs, transformés en racailles par le regard que certains portent sur eux, ils s’y conforment et peuvent devenir criminels.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire : 

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Ma petite fille est désagréable avec son frère

Question de @pascal :

Ma petite-fille de trois ans et demi est très désagréable avec son frère, de deux ans son cadet. Elle lui vole ses jouets, lui bloque le passage quand il veut aller quelque part, le pousse… Ses parents ne semblent pas s’inquiéter de cette attitude.

Est-ce que je peux faire quelque chose ?

Mes pistes de réponses :

Votre question est très pertinente, il faut tout mettre en œuvre pour éviter le traumatisme possible de l’aîné à la naissance de son petit frère ou de sa petite sœur.

Je connais des parents conscients qui – à la naissance de leur second – avaient pris soin que le bébé ne soit pas présent au moment des retrouvailles (après l’accouchement) de la mère avec son aîné. Ce n’est qu’après un temps laissé à ces retrouvailles que le nouveau né – qui avait été confié à un proche – a été présenté à l’aîné en pleine relation avec sa mère.

De même ils s’étaient arrangés pour que la naissance du second soit une occasion non pas de couvrir de cadeau le nouveau né qui n’en avait que faire (comme ça se fait habituellement de manière parfaitement inconsciente), mais l’aîné qui a pu ainsi associer sa propre joie à celle de la naissance du second.

Votre petite fille est vraisemblablement très jalouse de son petit frère, elle se ressent douloureusement détrônée depuis sa naissance et ne manque pas une occasion de se faire justice en cherchant à éliminer celui qui n’est pour elle qu’un intrus.

Le pouvoir d’un grand-père est immense puisque vous êtes dans une position privilégiée pour tout mettre en oeuvre afin de réparer son traumatisme. Ne pas intervenir ouvertement contre elle au profit de son petit frère dans les situations qui vous apparaissent comme injuste pour lui, mais a contrario vous y prendre d’une manière suffisamment ingénieuse et habile avec votre petite fille pour qu’elle se sente en quelque sorte « réhabilitée » dans sa place, reconnue et comblée.

Pour pouvoir trouver une relation équilibrée à son petit frère, votre petite fille a besoin de recevoir davantage d’amour, de patience et de reconnaissance.

Tout cela en gardant à l’esprit que c’est à ce prix que son petit frère trouvera la paix dans sa relation à sa grande sœur.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire cette si éloquente histoire :

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Mon fils de 30 ans ne me donne pas de nouvelles

Question de @geraldine :

Les relations avec mon fils de 30 ans, parti vivre et travailler dans un pays européen proche de la France sont compliquées. Il ne nous donne jamais de lui-même de ses nouvelles. Il a un métier instable et dangereux, vit seul. Je le sens déprimé, ne pas trouver son bonheur. Il rappelle toujours mais reste froid, distant.

Comment agir ? Cela m’attriste.

Mes pistes de réponse :

Vous avez raison, il faut agir, et pour ce faire, je vous propose – en vrac –  quelques pistes pour continuer d’être sa mère :

Accueillez votre tristesse révélatrice de votre cœur de mère, soyez-y vulnérable ; et en même temps sentez qu’aimer votre fils c’est ne pas faire peser cette tristesse sur lui.

Considérez que s’il rappelle toujours, c’est la preuve qu’un lien réel est tissé entre lui et vous, même si vous ne sentez pas ce lien à la mesure de votre besoin à vous, sa mère.

N’attendez plus indéfiniment de ses nouvelles en pensant qu’il devrait vous appeler donc prenez l’initiative de le faire et en même temps respectez sa possible indisponibilité.

Laissez-vous plus inspirer par votre amour pour lui que par votre inquiétude, ne courez pas le risque d’être trop pesante, soyez légère, enjouée, racontez-lui des anecdotes plaisantes.

En même temps respectez-le, respectez son besoin de mise à distance, de se protéger et de vivre dangereusement, ne lui adressez pas de reproches, ni de sous-entendus, vous l’aimez donc permettez-lui d’être qui il est.

Considérez qu’il fait ce qu’il peut comme il le peut, mais soyez-là pour lui et arrangez-vous, non pas pour le lui dire, mais pour qu’il le sente.

Soyez opiniâtre et persévérez, c’est au moment où vous n’attendrez plus rien de lui que – peut-être – il s’ouvrira : il ne peut pas y avoir de certitude avec « un autre » même si c’est votre fils, et en même temps, quoi qu’il arrive, vous aurez fait ce que vous aurez pu.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire :

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Mes deux grands fils se déchirent

Question de @fanfan :

Mes deux fils de 15 et 20 ans passent leur temps à se déchirer. Ils ont des caractères opposés ; l’un est un très bon provocateur et l’autre réagit au quart de tour ! Ils rejettent sans cesse la faute sur l’autre ! Ils disent se détester !

Je ne sais plus quoi faire ; doit-on consulter un thérapeute ou y a-t-il des pistes à exploiter pour tenter de renouer le dialogue entre eux ?

D’avance je vous remercie pour le moindre début de piste à suivre car je me sens perdue !

Mes pistes de réponse :

Avez-vous songé à commencer par tenter de changer votre regard sur vos fils ? Cela reviendrait de votre part à accepter qu’ils aient des caractères opposés, accepter qu’ils ne s’entendent pas puisqu’ils ne s’entendent pas, cela vous permettrait donc de leur faire sentir que vous êtes d’accord pour qu’ils soient comme ils sont.

La plupart d’entre nous n’osons généralement pas regarder le soleil en face, mais à le faire on peut parfois renverser les situations de manière étonnante.

En leur permettant de sentir que vous respectez strictement leurs différences, vous allez sans doute pouvoir commencer à dialoguer avec honnêteté et franchise avec eux, c’est du moins mon hypothèse qui pourrait être votre premier but. Ils ne pourront accéder à leur propre franchise, à l’évidence de leur propre vécu, que s’ils se sentent écoutés par vous (et pour ce faire il ne faut pas qu’ils se sentent jugés par vous.)

Comprenez qu’ils ne sont pas de « mauvaise volonté », y a une cause au fait qu’ils se déchirent. Cette cause est nécessairement une souffrance qui – tant qu’elle n’est pas mise au jour – continue d’agir de manière souterraine et destructrice.

Consulter un thérapeute – pourquoi pas – mais comment parvenir à ce qu’ils y consentent ? Pour ce faire, il leur faudrait commencer par sentir qu’ils y trouveraient chacun leur propre intérêt.

En fait, pour comprendre ce qu’ils vivent, il faudrait investiguer à propos de leur relation. Il est possible (par exemple) que l’aîné n’ait jamais accepté la manière dont il s’est senti définitivement détrôné par la naissance de son frère ? Et que le cadet se sente constamment agressé par lui…

Si cette piste vous inspire, sans doute pouvez-vous commencer par l’investiguer personnellement avec un professionnel ?

Pour aller plus loin, vous pouvez lire :

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Enfant ou adulte ?

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Comment surmonter le départ définitif de mon fils ?

Question posée par Pascale :

J’ai du mal quand mon fils me dit vouloir aller vivre en Australie. Je me sens abandonnée d’autant que cette décision intervient après le mariage avec une femme qui n’a plus de famille car trop de violences chez elle. Du coup tout est plus simple pour ma belle-fille. Et elle me dit que son problème c’est la famille de son mari pour son départ. Comment faire pour surmonter ce départ définitif ?

Mes pistes de réponse :

Oui, votre belle-fille n’a pas de problème à mettre de la distance avec sa propre famille donc le seul obstacle à son départ est – pour elle – la famille de son mari.

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