Archives par étiquette : Confiance

Ressentiment ou responsabilité

En chemin vers la liberté

« Tous nous serions transformés si nous avions le courage d’être ce que nous sommes. »

Marguerite Yourcenar

« Si une femme vous attire, cette femme n’en est pas coupable, c’est vous qui l’êtes, n’est-ce pas ? De là vous en arrivez à la première condition de la vie spirituelle : « Vous êtes seul responsable de toute réaction émotionnelle qui se produit en vous. Il n’y a qu’un seul responsable. Rien d’extérieur. »

Swami Prajnanpad

Question de Lisa :

J’ai besoin de votre aide dans la mesure où je ne comprends pas ce qu’est l’inconscient, ni les notions de responsabilité et culpabilité qui peuvent lui être liés.
Ayant vécu une enfance violente, chaotique et abusive, m’ayant amené à l’âge adulte à subir des viols, je reprends un travail thérapeutique. J’ai encore beaucoup de culpabilité, de honte et de détresse en moi, je trouve, et, ce d’autant que j’ai coupé les ponts avec ma famille proche et éloignée pour m’en protéger. Je ne comprends pas toujours mes réactions mais j’aimerais savoir et comprendre si je suis responsable et/ou coupable quand je ne pose pas des limites. J’ai encore du travail à faire pour soigner mon incapacité à dire non, ou à dire ce que je ressens de peur d’être rejetée, plus aimée, abandonnée, qu’on me crie ou hurle dessus, qu’on m’agresse, que la personne en face ne se contrôle plus. Mon compagnon en fait les frais : j’accepte des choses puis le lendemain, je suis agressive.
Un-e être humain-e est-il coupable et/ou responsable de ce dont il n’a pas conscience et/ou fait de manière automatique ?
Quelle est la manière la plus juste d’y faire face et d’y voir plus clair, selon vous ?
Je vous remercie chaleureusement pour votre réponse.

Mes pistes de réponse :

L’inconscient et ses déclencheurs

La première chose à comprendre c’est que votre inconscient est ce qui en vous vous pousse à agir.
Dire que nous sommes menés par notre inconscient c’est admettre que tout notre être est mémoire et que les drames que nous avons vécus dans notre passé nous obligent à certains comportements dans le présent. Nous sommes en permanence, ici maintenant, les conséquences vivantes de ce que nous avons vécu auparavant.
Swami Prajnanpad expliquait que l’inconscient est « une action non terminée dans le passé qui s’introduit de force dans le présent.1 » Prenons un exemple : un enfant s’est senti abandonné par sa mère ; devenu adulte, il ne supporte pas que sa compagne arrive en retard à un rendez-vous. Il pourra tenter de rationaliser en se disant que sa compagne est simplement en retard et que ce n’est pas grave, mais si cette blessure créée par l’abandon de sa mère est active en lui, elle s’exprimera en lui comme une déflagration lui rendant le retard de sa compagne insupportable. N’ayant pas pu – enfant – exprimer sa souffrance, il sera contraint, malgré lui, d’exprimer sa souffrance sous la forme d’une remarque négative et cinglante à sa compagne.

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Montrer la confiance

Pour aller plus loin et comprendre comment faire grandir la confiance, lisez :

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Éclairer


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Changer l’autre ?

Est-il raisonnable d’attendre que l’autre change ou faut-il le prendre tel qu’il est ? Pour aller plus loin et découvrir comment s’y prendre pour se respecter soi-même et respecter l’autre dans les relations, lisez mes articles sur :

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Influence

Réflexion n° 21 :

Beaucoup de personnes se laissent impressionner par la culture religieuse à laquelle appartiennent ceux qui les sermonnent et leur disent avec force qu’ils ont tort et qu’ils devraient être autrement que ce qu’ils sont. C’est ainsi qu’une personne partageait récemment sur mon blog la profondeur de son trouble d’être l’objet de paroles blessantes de la part de ses parents – chrétiens pratiquants.

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Pour ne plus avoir peur de la bonté ni de l’impuissance…

« Homo sum : humani nihil a me alienum puto. »

(Je suis homme, rien de ce qui est humain ne m’est étranger.)

Publius Terentius Afer, dit Térence

(auteur latin d’origine berbère, né à Carthage, vers 190 – 159 av. J.C.).

Quand il a peur d’assumer ses valeurs humanistes, quand il finit par « oublier l’homme », l’aidant qui sent que la réponse juste à la détresse de l’autre est de le prendre dans ses bras pour l’étreindre n’ose pas le faire ou, s’il le fait, il pense qu’il doit le cacher.

Plus l’aidant s’endurcit et « se blinde », plus il se sent insatisfait de lui dans son rôle, donc pas à la hauteur humaine de sa tâche.

Il y a encore trop souvent dans le milieu de la relation d’aide une sorte de conformisme qui oblige les aidants à penser qu’ils ne doivent pas se montrer compréhensifs, ou tout du moins à s’en sentir coupables quand ils le sont.

Les aidants ont besoin de prendre confiance en eux-mêmes (et en ce qu’ils sentent juste de faire) donc de savoir qu’ils sont capables d’être plus solides qu’ils ne le pensent. Dans une interview accordée à Fabien Ouaki, le Dalaï-Lama partage : Continuer la lecture

La confiance, le thérapeute et la relation

L’importance de la relation au thérapeute

« Ce n’est pas tant l’aide de nos amis qui nous aide que notre confiance dans cette aide. »

Épicure.

Pouvez-vous énoncer clairement votre but ? Votre intention en allant consulter un thérapeute ?

Êtes-vous certain de vouloir ce qu’en apparence vous semblez vouloir ?

Prendre un temps pour tenter de répondre honnêtement pour soi-même à cette question est très important puisque cela conditionne votre implication.

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Se situer et trouver le bon thérapeute

Comment s’y prendre pour oser faire confiance à un thérapeute, les yeux ouverts ?

En guise d’avertissement :

Vous avez décidé de perdre la dizaine de kilos que vous avez en trop et vous souhaitez vous faire accompagner pour cela par votre médecin. Ce dernier, après vous avoir écouté, vous dit : « Je vais vous aider : vous aller – à partir de maintenant -procéder à un jeûne hebdomadaire, et supprimer tous les sucres de votre alimentation. Revenez me voir dans trois semaines.»

Dépité, parce que vous vous dites que vous ne parviendrez jamais à respecter ces consignes, vous tentez tout de même de vous accrocher. A ce moment-là, votre meilleure amie vous téléphone en vous expliquant que grâce à tel produit miracle qu’elle a vu à la télévision, elle espère perdre 15 kg en dix jours, sans le moindre effort de sa part, excepté la prise régulière de deux gélules matin et soir.

Conquis par la facilité du traitement, vous laissez tomber vos résolutions premières (et les conseils de votre médecin) et décidez d’adopter « son régime à elle ».

Il est devenu habituel, à notre époque et pour la plupart d’entre nous, de nous comporter en client-consommateur exigeant, plutôt qu’en personne responsable et déterminée par ce qu’elle veut au fond d’elle-même. Ah si les choses pouvaient se faire seules sans notre participation… ce serait tellement plus confortable !

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Prévention de la maltraitance et pratique de la bientraitance

Douceurs et violences ordinaires en maison de retraite et en long séjour

(Où nous découvrirons qu’aider la personne âgée, c’est lui permettre d’accéder à la vérité de ce qu’elle est, donc lui permettre de faire le deuil de ce qu’elle n’est plus.)

  • Comment “être avec” le malade ?
  • Qu’est-ce que “bien vieillir” ?
  • Le rôle du soignant : établir une relation de confiance.
  • Ce qui se passe encore trop souvent : la maltraitance.
  • Quelques idées reçues…
  • Le danger d’étiqueter comme dément.
  • La formation des soignants à l’accompagnement.
  • Oser être en Communication Vraie.
  • Mettre de la vie au coeur de la souffrance.
  • Devenir humain.

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