Etes vous adulte ou fusionnel dans la relation à vos parents ?

« Par rapport aux lois de la vie, les parents pervers tentent d’inverser l’ordre des générations. Au lieu d’être au service de la vie des générations suivantes, ils veulent supprimer leur fils, pour l’empêcher de nuire : l’enfant sert aux parents et non l’inverse. Ainsi les familles pathologiques font tout à l’envers, et prétendent que les enfants nuisent à leurs parents, ou alors, leur demandent de résoudre leurs blessures psychiques. C’est comme demander à la rivière de remonter son cours. A coup sûr, l’inversion engendre des monstres. »

Lily Jattiot, psychanalyste jungienne, Dynamique du Soi, p.165, Editions Accarias.

On définit habituellement l’autonomie comme la capacité pour un être humain de savoir quelles sont les lois et les règles qu’il respecte et pourquoi. Elle est donc la capacité à se diriger avec cohérence, selon ses propres choix.

L’adulte responsable est une personne qui reconnaît ses droits et ceux des autres. Il est clair, authentique, cohérent et ouvert (aussi bien avec lui-même qu’avec les autres). Il discute, négocie et coopère ; pour ce faire, il discrimine ce qui n’est pas acceptable de ce qui l’est, compte tenu des circonstances.

Sa croyance de base – avec laquelle il entre en relation avec les autres – est quelque chose comme : « La vie est une négociation entre égaux. »

« La toute première tâche de chaque homme est l’actualisation de ses possibilités uniques, sans précédent et jamais renouvelées », disait Martin Buber(1). Pour cette réalisation, chaque enfant a besoin d’être naturellement soutenu par ses parents dont la tâche est de l’aider à devenir lui-même.

Si la relation que nos parents avaient avec nous enfants était saine (donc que des liens affectifs solides s’étaient créés entre eux et nous), nos réactions émotionnelles ne leur posaient pas de problèmes : ils savaient gérer nos comportements de manière équilibrée.

Par contre si nos parents ne parvenaient pas à les gérer parce qu’ils les vivaient mal, ils ont pu nous les reprocher, nous en culpabiliser, créant ainsi en nous toutes sortes de troubles et d’attitudes pathologiques qui se retourneront contre nous pendant toute notre vie, du moins si nous ne les remettons jamais en cause.

Bien qu’il soit parfaitement normal pour un enfant d’éprouver de très fortes réactions émotionnelles à l’égard de ses parents, si vous avez été puni parce que vous avez osé révéler vos émotions et votre sensibilité, vous avez pu en déduire qu’il était dangereux et inopportun d’avoir des émotions et de la sensibilité. Si vos émotions étaient fortes et douloureuses, peut-être avez-vous préféré les refouler au fond de votre inconscient pour survivre. Peut-être même en êtes-vous arrivés à vous convaincre que les choses qui en fait vous touchaient, ne vous touchaient pas. Peut-être – à contrario – n’avez-vous jamais cessé (et même encore aujourd’hui) d’essayer de prouver à vos parents (par votre agressivité et votre attitude défensive) que leurs comportements réprobateurs ne pouvaient pas vous atteindre.

Aujourd’hui, vous êtes adulte et, si vous éprouvez des difficultés à gérer vos émotions en restant fidèle à qui vous êtes, c’est le signe que vos émotions sont profondément enfouies au fond de vous-même et que vous auriez tout intérêt à tenter d’y voir plus clair, c’est-à-dire à commencer par mettre en lumière la nature des pensées qui sont les vôtres – notamment à propos de vos parents – et qui sont à l’origine de vos comportements autodestructeurs.

Pour vous y aider, voici quelques « convictions familiales fusionnelles », telles que Susan Forward(2), les énonce.

Pour savoir si vous êtes adulte ou fusionnel dans la relation à vos parents, je vous invite à faire ce test :

 

A l’intention des parents :

Le poème de Khalil Gibran(3) peut nous aider à réfléchir aux fondements d’une saine relation parents / enfants, donc à nous situer, en tant que parents, afin de ne pas risquer d’inverser l’ordre des générations.

Vos enfants ne sont pas vos enfants.

Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même.

Ils viennent à travers vous mais non de vous.

Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

Vous pouvez leur donner votre amour, mais non point vos pensées,

Car ils ont leurs propres pensées.

Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,

Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter,

pas même dans vos rêves.

Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous.

Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier.

Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.

L’Archer voit le but sur le chemin de l’infini, et Il vous tend de Sa puissance pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.

Que votre tension par la main de l’Archer soit pour la joie;

Car de même qu’il aime la flèche qui vole, il aime l’arc qui est stable.

 

La soumission aux lois de la vie, donc à l’ordre des générations, est à la fois la condition de notre santé psychique à nous adultes et de celle de nos propres enfants.

A l’intention des enfants :

Nos parents ne sont donc (surtout pas) nos enfants, résoudre leurs blessures psychiques ou leurs problèmes de couple n’est pas notre rôle, même si les mères malheureuses en ménage essaient bien souvent de résoudre leurs problèmes par le biais de leurs enfants (« on ne demande pas à la rivière de remonter son cours »), nos parents ont été responsables de nous, ils ont eu pour mission de nous aider à grandir et se sont accommodés de cette tâche avec plus ou moins de bonheur mais, quoi qu’il en ait été, nous ne sommes pas – aujourd’hui – responsables d’eux.

On n’a jamais rien à craindre de la part de ceux qui nous aiment, car si on aime les gens seulement quand ils se comportent conformément à nos idéaux, ce n’est pas de l’amour.

Chacun a le droit de vivre sa vie, nous sommes uniques et il est impossible de toujours tenir compte de la façon dont les autres vont apprécier nos actions… car nous ne sommes responsables que de nous-mêmes, jamais des opinions des autres sur nous.

Plus rapidement nous comprendrons les causes de nos comportements douloureux et erronés, plus rapidement nous serons en mesure de les dépasser. Pour mettre de l’ordre, il faut commencer par regarder le désordre, c’est donc la connaissance que nous avons de nous-mêmes qui nous permettra de prendre de nouvelles orientations dans notre vie afin de vivre plus en harmonie avec nous-mêmes et les autres, car il est indispensable qu’un être humain apprenne à prendre de la distance (je ne dis pas devenir hostile) par rapport à ses parents, pour devenir un adulte équilibré, c’est-à-dire sortir de la fusion.

Notes :

(1) Martin Buber, philosophe israélien, figure du mouvement hassidique, pour lui « toute vie réelle est rencontre. »

(2) Susan Forward, psychothérapeute américaine, in Parents toxiques, p.213, Editions Marabout.

(3) Khalil Gibran, poète libanais, in Le Prophète, p. 19, Editions Gallimard.

© 2011 Renaud PERRONNET Tous droits réservés.


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Anne
Anne
17 mai 2018 14:22

Bonjour, Je reconnais certains aspects de la relation toxique entre mon copain et sa mère. Elle est voeuve depuis peu de temps et mon copain vit avec elle. Pour elle ce n’est jamais assez, elle dénigre son fils et ne le félicite jamais, sa vie c’est lui et se permet de se plaindre alors qu’il fait tout pour elle. Elle inspecte tout et nous critique des qu’elle le peut, elle lui fait aussi du chantage affectif. C’est une catastrophe elle s’est déjà permise de nous insulter d’alcooliques, d’enfants de mauvaise famille et de drogués parce que nous allons parfois prendre… Lire la suite »

Laetitia
Laetitia
15 novembre 2017 00:22

Bonsoir, J’ai découvert aujourd’hui votre site et les quelques articles parcourus à ce jour résonnent véritablement en moi. Je suis, moi aussi, issue d’une famille pathologique, même s’il m’a fallut un temps certain pour le reconnaître et si je n’en ai véritablement conscience que depuis l’âge de 17-18 ans. Parmi les éléments traumatiques de mon enfance, je relève le décès accidentel d’un petit frère, retrouvé mort dans son lit à barreaux par moi (alors âgée de 5 ans) et ma mère au réveil d’une sieste, un père bipolaire et très autoritaire et, plus récemment, une sœur plus jeune diagnostiquée bipolaire… Lire la suite »

Katia
Katia
20 juillet 2017 15:23

Bonjour, discussion de quelques années déjà mais toujours d’actualité. La parole “tu honoreras ton père et ta mère” vient des 10 paroles inscrites dans la Torah, texte fondateur des trois monothéismes. La traduction de l’hébreu (et non du sumérien !!) en grec puis dans les langues latines est impropre et réductrice, de plus il n’a jamais été question de figer le texte mais de le faire parler, de renouveler toujours son interprétation. En langage moderne, honorer ses parents reviendrait entre autres à honorer la vie qu’on a reçue d’eux, dont ils ont été le canal – notamment en apprenant à… Lire la suite »

Marie
Marie
28 avril 2017 13:12

Donc, peut-on oui ou non couper les ponts avec ses parents, est-ce un mal nécessaire transitoire pour arriver à se réparer ? Je suis déjà parvenue à exprimer ma souffrance et ma colère de ne pas avoir été aimée mais mes paroles sont sans cesse dénigrées au fur et à mesure de leur écoulement comme une entreprise de démolition patiente maternelle et que rien n’entrave: ” mais, non, c’est pas comme ça qu’il faut le voir, mais, non pourquoi tu dis ça,mais pas du tout, ça ne s’est pas passé ainsi, ect ect….” ( tout ça en même temps que… Lire la suite »

Chantal
Chantal
25 juillet 2016 07:46

Monsieur,

Merci beaucoup pour votre test, cela m’a m’aidé à me poser les bonnes questions et surtout à éviter de me culpabiliser !!!

Anonyme
Anonyme
16 juillet 2016 19:51

Bonjour Renaud, je vous écris en espérant avoir votre avis. C’est au sujet de mon ami avec qui je suis en couple depuis 7 ans, et de ses parents. Il a toujours habité chez eux. Lui-même a des problèmes d’argent, il a 30 ans et ne travaille pas, il se dirige dans plein de voies professionnelles différentes sans trouver la bonne, il n’arrive pas à épargner… et ses parents sont au RSA depuis toujours quasiment… Le problème c’est que j’ai l’impression qu’ils forment un couple à 3 avec ses parents, comme ces-derniers ne sont pas très débrouillards (ils n’ont pas… Lire la suite »

Freyja
Freyja
1 décembre 2014 12:08

ah voila, les mots de ma mère ont disparu comme par sorcellerie. D’ailleurs, elle m’a souvent fait l’impression d’une sorcière terrifiante. “Je souffre véritablement, toi, c’est rien. Tu es un monstre d’indifférence. En public, ne m’appelle pas maman, dis que je suis ta grande soeur (pour draguer). Quand ta petite soeur est morte, j’ai voulu me tuer. C’est grâce à toi que je suis en vie. C’est toi qui me donnes le cancer. Tu es comme moi, ton mari te quittera, ton deuxième enfant mourra. Je te pardonne, le pardon élève le coeur. Je sais que dans une vie antérieure,… Lire la suite »

Loulou
Loulou
Répondre à  Freyja
18 mars 2017 22:50

À quelques mots près, je suis sur le même chemin que vous. Merci d’avoir partagé votre vécu, je connais et comprends votre souffrance.

Freyja
Freyja
1 décembre 2014 12:01

Je suis bouleversée par les commentaire et les réponses de Renaud Perronnet. Ma mère narcissique, menteuse et perverse vient de mourir, et je suis parvenue à lui dire sur son lit de mort “Merci de m’avoir donné la vie.” Le plus compliqué pour moi est la prise de conscience et découverte honnête que cette femme pouvait être bonne pour d’autres, aimante, généreuse, pétillante. Une part de moi voudrait désespérément avoir RAISON, rallier le monde entier dans cette colère, ne plus me retrouver seule avec toute cette méchanceté domestique et ces manipulations. Ce quotidien a fait que je doute trop souvent… Lire la suite »

Joce
Joce
28 janvier 2013 15:48

Et la vieillesse de nos parents ne nous conduit elle pas a transformer nos relations voire à inverser nos rôles
J ai l impression que mes parents parfois en ont besoin
Suis je dans l erreur?

Bernard
Bernard
Répondre à  Renaud Perronnet
28 janvier 2013 23:10

Entre la soumission aux parents toxiques et l’abandon pur et simple, peut-être existe-t-il une 3ème voie? Il faut savoir reconnaître qu’on n’aura pas la force de prendre en charge ces personnes avec qui on a un contentieux et passer le relais à des personnes plus neutres ou plus compétentes, que ce soit dans notre famille ou chez les professionnels. Je suis justement en train de me poser des questions en ce qui concerne mes parents. Pour l’instant, ma soeur, qui est la plus proche, s’occupe d’eux (ou plutôt, elle les prend en charge depuis quelques années (dépression, hospitalisation, chassée de… Lire la suite »

Joce
Joce
Répondre à  Renaud Perronnet
30 janvier 2013 23:39

Ai-je bien compris? Vous dites qu on a du mal à croire qu on est contraint de se soumettre à nos parents toxiques.
On y est contraint par ce qu ils St. Toxiques ou parce qu ils sont nos parents?

Cynthia
Cynthia
21 août 2012 15:50

100% de reussite mais ça c’est la théorie. De la a passer a la pratique pour certains points, il va encore falloir travailler dessus.

Bernard
Bernard
30 juin 2012 15:43

Bonjour, c’est encore moi. Je reviens sur un élément déclencheur qui m’a permis de prendre conscience de mon “obéissance imbécile”. Il se trouve que même lorsque je suis parti de chez mes parents pour vivre ma propre vie, j’obéissais aux demandes de ma mère lorsque je venais en visite chez mes parents: ma mère avait le chic pour me faire faire son ménage. Il lui suffisait de courber un peu le dos, pencher la tête sur le côté et demander d’un air et d’un ton suppliant, presque geignard: “tu ne pourrais pas… (au choix: faire les poussières, laver les carreaux,… Lire la suite »

Bernard
Bernard
Répondre à  Renaud Perronnet
2 juillet 2012 20:00

C’est à dessein que j’ai mis “obéissance imbécile” entre guillemets, car c’est ce que j’ai ressenti à l’époque. Je me suis bien rendu compte que c’était un conditionnement, mais c’est le changement d’habitude qui a provoqué comme je le disais un choc. Je ne sais pas si pour d’autres personnes, la prise de conscience a été faite à la suite d’un “choc” ou à la suite d’une introspection. Enfin, le résultat est là. (Je crois avoir lu d’ailleurs sur votre site l’histoire de l’homme qui tombait sans cesse dans le même trou jusqu’à ce qu’il prenne conscience et qu’il n’y… Lire la suite »

Bernard
Bernard
3 juin 2012 17:32

Je me suis peut-être mal exprimé en disant qu’on vous traite comme vous vous traitez. J’aurais dû préciser que cela concernait mes réactions avec l’extérieur, avec les autres. J’en étais arrivé à la conclusion que mon manque de réaction face aux agressions et humiliations des autres trouvait son origine dans le milieu familial et que mieux “armé”, mieux préparé, les “dégâts”auraient -logiquement- été moindres. Au lieu de faire la guerre à l’un et à l’autre puis l’autre encore, parce que ne sachant pas qui et pourquoi, je suis parvenu à isoler la “cause première”. Me voyez-vous allez trouver l’un puis… Lire la suite »

Bernard
Bernard
29 mai 2012 21:04

De la part d’un monstre : J’ai décidé de rendre la monnaie de leur pièce à mes parents en leur retournant ce que j’ai subi : l’abandon. Pourquoi : lavements abusifs (tout petit), père qui cherche à m’embrasser de force “à la russe” (si vous voyez ce que je veux dire) ou qui me reluque quand je prends mon bain, humiliations publiques sans que personne ne dise quoi que ce soit, aucun soutien scolaire, obligation d’excellence dans tous les domaines et blâmes si échec dans des matières comme le travail manuel ou le dessin, mère qui se pose en victime… Lire la suite »

Bernard
Bernard
Répondre à  Renaud Perronnet
2 juin 2012 14:14

Merci pour ces liens. Lorsque je parle d’indifférence et de froideur, je ne parle pas de celle du sphinx, de celle que j’ai vue, mais sans oublier ce qui s’est passé, ne plus en être affecté outre mesure. J’ajoute que cet “abandon” n’est pas de mon seul fait, mais que petit à petit, plus personne n’a fréquenté ma famille: amis, oncles et tantes, mon propre frère… faire le vide autour de soi par son propre comportement… C’est ce constat là qui m’amène à cette “indifférence” que vous semblez déplorer. J’ajoute que ce droit à la colère, je l’ai exprimé par… Lire la suite »

LILOU
LILOU
Répondre à  Renaud Perronnet
5 juin 2012 13:19

Selon certains historiens, le 4ème commandement : “Tu honoreras ton père et ta mère” est une erreur de traduction du Sumérien. Sa signification est plus près de : “tu pèseras le poids de ton père et de ta mère”… ce qui signifie tout autre chose, n’est-ce pas ?

xxxx
xxxx
Répondre à  Renaud Perronnet
5 juillet 2012 13:24

“Honorer” ses parents c’est honorer la vie reçue d’eux. Père et Mère m’ont donné la vie, quoique qu’il en soit, puisque que je suis là, aujourd’hui, pour en parler. A moi aussi de donner la vie, non selon le modèle qu’ils m’ont transmis, puisque ce sont des humains sujets à l’erreur, mais selon un idéal de moi-même, la vie telle que je peux la concevoir … A chacun son “fil rouge”. “Honorer”, c’est reconnaître … sans méconnaître ni le mal ni le bien. Pour un croyant c’est aussi “confier” (se décharger) : je ne suis pas responsable de ce qui… Lire la suite »

Bernard
Bernard
Répondre à  xxxx
5 juillet 2012 20:09

Ca m’a l’air trop littéraire et je ne vibre pas à cela. Ce n’est pas parce que quelqu’un nous a “donné la vie” (autrement dit se reproduire) qu’il faille en être éternellement reconnaissant et prêter allégeance perpétuelle à ses géniteurs. A plus forte raison, “donner la vie” est une chose, mais accompagner en est une autre. Et qu’on le veuille ou non, le “modèle” (ou son absence) est là. Qui est capable de s’en affranchir et de se créer un “modèle” plus conforme à ses aspirations? “A moi aussi de donner la vie” mais sur quels critères? La perpétuation de… Lire la suite »

xxxx
xxxx
Répondre à  Bernard
6 juillet 2012 18:28

Je ne dis pas qu’il faut être reconnaissant, là où il n’y a rien à reconnaître, ce serait un non-sens. Je dis seulement que le fait est, que la vie est venue (e,t de fait, de “quelqu’un”), que je ne l’ai pas décidé, et que maintenant je dois faire quelque chose de cette vie-là … “honorer ses parents”, c’est honorer “la vie”. Vous dites : “Qui est capable de s’en affranchir et de se créer un “modèle” ” : on ne se crée pas de modèle, on porte en soi l’énergie pour vivre bien : ce fil-là, que chacun possède,… Lire la suite »

Bernard
Bernard
Répondre à  xxxx
7 juillet 2012 10:10

On en revient à la simple reproduction, or, la “vie”, ce n’est pas la vie “animale”, il y a aussi les nourritures affectives et morales. et ces nourritures là, si elles ne nous sont pas données par ceux qui ont charge de nous dans nos premières années, il faut bien aller les chercher ailleurs. “Honorer” la vie? Je dirais plutôt avancer “malgré” ou “en dépit de”, l’essentiel est de ne pas rester paralysé. Qu’on le veuille ou non, on regarde toujours vers la vie des autres, car elle est toujours notre première référence. Même si l’histoire des parents n’est pas… Lire la suite »

Sandra
Sandra
11 mai 2011 10:34

Bonjour, J’ai trouvé votre article très intéressant mais je suis très perplexe par rapport à la citation de Lily Jattiot. “A coup sûr, l’inversion engendre des monstres”. En caricaturant, cette dame nous signifie-t-elle que les fous engendre des fous ? Je suis issue d’une famille pathologique. Très longtemps, j’ai eu peur d’être moi-même nuisible, de cacher en mon sein un monstre hideux. Peur, au point de fuir psychologues et livres de psychologie. D’autant qu’on me répétait tout le temps “La pomme ne tombe pas loin du pommier”. Mais devenue mère, je ne pouvais vivre sans trouver une réponse à cette… Lire la suite »

siam
siam
Répondre à  Renaud Perronnet
14 novembre 2011 22:35

Besoin d’aide. Je n’ai pas eu une belle enfance et en suis consciente. Je n’en veux à personne d’ailleurs car je n’en vois pas l’utilité. A mon tour je suis maman de deux jeunes garçons. Je fonctionne sur la base de la culpabilité et malgré une compréhension mécanique de ce schéma et du pourquoi il est ce schéma chez moi, je le reproduit et fait culpabiliser mes enfants sans aucune maîtrise du moi. Je crois vraiment aimer fort mes enfants, je voudrais ôter cette carapace horrible pour les faire évoluer et les rendre à eux de façon à ce qu’il… Lire la suite »

Passiflore
Passiflore
Répondre à  Sandra
14 octobre 2011 12:51

Bonjour, Il faut savoir qu’avant d’arriver où vous en êtes aujourd’hui je suppose qu’ il vous a fallu faire grand un travail d’introspection, qui vous a permis d’ouvrir les yeux en grand, sur votre vécu dans la relation à vos parents . Sachez qu’il existe des parents très perturbés et qui ont malheureusement une emprise insidieusement destructible sur leurs enfants et peuvent faire de gros dégâts. En perdant l’estime de soi l’individu à ce moment là n’a pas cette faculté de ce défaire de cette relation empirique, dans premier temps ou, aussi dans certain cas pour de toute une vie.… Lire la suite »

Bo
Bo
Répondre à  Passiflore
16 juillet 2019 18:03

Ma mère était dépressive et indifférente.
Mon père s est suicide quand j avais deux ans.
Des l age de 2 3 ans il a fallut se gérer.
Je suis devenue insensible.mais aujourd hui a 54 ans je vis mes émotions enfin.apres des dépressions.
Mais je crois que je suis peut-être surdouée pour avoir vécu tout cela et avoir eu une vie normale après.mari et enfants qui sont diplômées.
Aujourd hui je suis divorcée hyper active et équilibrée
Je connais mes limites.et sais me ressourcer quand je suis au bord du burn out.

Marchal
Marchal
Répondre à  Sandra
5 février 2013 19:18

Bravo Sandra, tout à fait d’accord pour cette rectification faite avec beaucoup de finesse. Ann

NADINE
NADINE
10 mai 2011 14:54

Ma mére était dure avec ses enfants , elle a eu une enfance difficile. Vivre dans la culpabilité. Je suis la troisieme de ses filles, je lui tenais tête, mes soeurs disaient tu fais pleurer maman. Obeir à la baguette surtout ne pas la frustrer. Elle est morte maman. Je me sens vivre, mes soeurs sont dans la peine le shéma de maman est dans la peau, elle veulent me culpabilisé aussi et obeir. J’ai dis a une de mes soeurs au téléphone cela suffit, j en ai assez de la culpabilité et merde. Et j’ai raccroché. Mon genre n’est… Lire la suite »

malika
malika
9 mai 2011 18:58

Merci monsieur pour ce texte sur la relation fusinnelle… j’ai eu beaucoup de difficulté a devenir moi même j’ai grandis avec une mère qui toute sa vie nous a fait payer le faite qu’elle soit malheureuse c’estait a cause de nous elle s’etait sacrifier… durant des année même adulte j’ai repondu a pratiquement tout ces besoins elle donait l’impression que notre vies lui appartenait et qu’on lui etait redevable a vie parce qu’elle nous avait mis au monde… rien que ça! Aujourd’hui je m’en suis éloignée apres beaucoup de souffrance et des sequelles je me reconstruis peu a peu et… Lire la suite »

L
L
Répondre à  malika
14 août 2019 16:26

merçi de votre test tres enrichissant et on apprend beaucoup sur nous meme.j’ai une mere dysfontionnelle tres centré sur elle meme;.Aussi ma soeur s’en est detachée car elle a beaucoup souffert en étant enfant .Elle ne souhaite plus la voir car quand elle la voit met plusieurs jours à s’en remettre, moi je continue ,j’ai un fils qui souhaite voir sa grand mere .Je sais qu’elle ne changera jamais donc j’ai mis une distance emotionelle et continue de la voir car c’est une vielle dame .du coup j’ai toujours contact avec ma soeur mais la voit que tres rarement .son… Lire la suite »