Archives par étiquette : Parent

Enfant menteur, parent qui fait peur

à propos du mensonge et du goût de la vérité dans l’éducation

« Nous ne pouvons pas aimer vraiment s’il nous est interdit de voir notre vérité, la vérité sur nos parents et nos éducateurs, mais aussi sur nous-mêmes. Nous pouvons seulement faire semblant d’aimer. Mais ce comportement hypocrite est le contraire de l’amour. »

Alice Miller

« Tout être humain qui approche la vérité de ce qu’il vit, en propre, rencontre l’humanité tout entière. »

Fabrice Midal

Qu’est-ce que le mensonge ? Le Petit Robert le définit comme « Affirmer ce qu’on sait être faux, nier ou taire ce qu’on devrait dire. » La vérité étant « Ce à quoi l’esprit peut et doit donner son assentiment, par suite d’un rapport de conformité avec l’objet de pensée, d’une cohérence interne de la pensée. »

La vérité est donc l’accord de la pensée avec la chose telle qu’elle est, dire la vérité c’est donc dire les choses telles qu’elles sont. A l’inverse, mentir, c’est travestir ou cacher les choses telles qu’elles sont.

Une mère m’écrit :

Mon fils de 17 ans ment tout le temps et sur tout ! Je viens de me rendre compte qu’il m’a menti sur la personne chez qui il a dormi ce week-end et que ce n’est pas la première fois.

A chaque fois qu’il me ment, je m’en aperçois et il le sait mais il continue.

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Comment sortir de sa toxicité de parent ?

ou comment se déséduquer pour respecter son enfant tel qu’il est ?

« Si nous voulons éviter le viol inconscient de l’enfant et sa discrimination, la première chose à faire est d’en prendre conscience. Nous sensibiliser aux formes fines et subtiles d’humiliation d’un enfant est le seul moyen de nous aider à acquérir ce respect pour l’enfant dont celui-ci a besoin dès le premier jour de sa vie pour pouvoir se développer psychiquement. »

Alice Miller Le Drame de l’enfant doué

Devenir parent

Le désir d’enfant n’implique pas que les futurs parents seront à l’écoute de leur enfant à naître.

Le désir d’enfant d’une femme dépressive peut par exemple être un moyen pour elle de tenter de réparer – inconsciemment – un besoin d’affection non comblé.

Sans parler des nombreux cas de couples qui se réconcilient sur l’oreiller à travers leur mutuel désir d’enfant – vu comme une réponse à leurs difficultés relationnelles.

Il y a aussi les hommes immatures paniqués par la grossesse de leur femme et qui la quittent parce qu’elle est enceinte.

Et les jeunes mères qui ne savent pas, ne peuvent pas s’occuper de leur bébé.

Pour ne parler que de quelques cas.

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Être un parent acceptable…

« L’éducation n’a pas d’autre but que de faire d’un petit enfant un adolescent heureux. Ce n’est pas d’en faire un enfant bien élevé, un enfant sage, un enfant instruit, un enfant qui fasse honneur à ses parents, un enfant qui acquière les traditions de sa caste ou de sa classe – tout cela est secondaire. Si c’est nécessaire pour que l’enfant soit heureux, bien ; si c’est inutile pour que l’enfant soit heureux, inutile ; et si cela doit compromettre le bonheur de l’enfant puis de l’adolescent puis de l’adulte, alors non. Puissent les parents être animés seulement par ce seul but : je veux faire un petit être heureux et un adulte heureux. Il ne s’agit pas bien sûr de s’occuper de l’enfant du matin au soir ni de satisfaire tous ses caprices. Plus l’enfant apprend peu à peu la non-dépendance, plus il sera heureux. »

Extrait du chapitre « De l’Education » dans Un Grain de sagesse, d’Arnaud Desjardins*, Editions de La Table Ronde.

Illustration : Promenade au parc de Raphaëlle Jouffroy.

Les parents qui sont convaincus de la véracité de ces paroles et qui essaient de les mettre en pratique, je les appellerai des parents acceptables. Pas des parents parfaits (c’est impossible), mais des parents qui ont réfléchi aux implications de leur rôle et sont prêts à ne pas juste reproduire avec leurs enfants ce qu’ils ont vécu auprès de leurs propres parents.

Comment reconnaître un parent « acceptable » ?

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Le petit enfant et le désir des parents

« Ce que l’on devient dépend de la manière dont on reçoit les choses. »

Swami Prajñânpad

Question de Richard :

Profession : militaire.

J’aimerais savoir s.v.p. si je devrais forcer mon fils de 3 ans a continuer son cours d’apprentissage au patins a glace.

Situation :

Son premier cours, il a pleurer pas mal tout le long du cours mais a réussi a rester debout quelque fois, lorsqu’il tombe, bien sur il se fais mal au fesse etc.

Après le cours nous lui avons donner des encouragement positif : c’est beau t’es bon et tout.

Son deuxième cours, hier, il a pleurer pas mal tout le long du cours, j’ai noter quelque amélioration mais pas beaucoup. nous lui avons encore donner des encouragement et tout.

2h après le coucher, il se réveille en panique et impossible de le consoler, il dit non, non j’veux pas etc, alors je lui demande pourquoi non et tout, a un moment il dit je ne veux pas faire de patin, j’essai encore de le réconforter en essayant de lui faire penser a autre chose, c’est dur de le calmer et il se met a pleurer avec tristesse et finalement il s’endort.

Moi et ma femme avons conclus qu’il a probablement eu un mauvais rêve qu’il étais peut être dans un état de somnambulisme et tout.

Donc nous ne voulons surtout pas le traumatiser et le forcer sans raison mais aussi ont se dit que de le sortir du cours ne l’aideras pas a passer par dessus d’autres obstacle de sa vie,

Je sais pas trop quoi faire, pouvez vous m’aider s.v.p.

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Etes vous adulte ou fusionnel dans la relation à vos parents ?

« Par rapport aux lois de la vie, les parents pervers tentent d’inverser l’ordre des générations. Au lieu d’être au service de la vie des générations suivantes, ils veulent supprimer leur fils, pour l’empêcher de nuire : l’enfant sert aux parents et non l’inverse. Ainsi les familles pathologiques font tout à l’envers, et prétendent que les enfants nuisent à leurs parents, ou alors, leur demandent de résoudre leurs blessures psychiques. C’est comme demander à la rivière de remonter son cours. A coup sûr, l’inversion engendre des monstres. »

Lily Jattiot, psychanalyste jungienne, Dynamique du Soi, p.165, Editions Accarias.

On définit habituellement l’autonomie comme la capacité pour un être humain de savoir quelles sont les lois et les règles qu’il respecte et pourquoi. Elle est donc la capacité à se diriger avec cohérence, selon ses propres choix.

L’adulte responsable est une personne qui reconnaît ses droits et ceux des autres. Il est clair, authentique, cohérent et ouvert (aussi bien avec lui-même qu’avec les autres). Il discute, négocie et coopère ; pour ce faire, il discrimine ce qui n’est pas acceptable de ce qui l’est, compte tenu des circonstances.

Sa croyance de base – avec laquelle il entre en relation avec les autres – est quelque chose comme : « La vie est une négociation entre égaux. »

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Comment accompagner un enfant dont la mère se meurt ?

L’éducation consiste à comprendre l’enfant tel qu’il est, sans lui imposer l’image de ce que nous pensons qu’il devrait être.

Krishnamurti.

Question de Solange :

Mon fils est séparé de la mère de ses deux filles (9 et 7 ans)

Elles voient régulièrement leur maman, mon fils entretenant de bonnes relations avec elle. Elle est atteinte d’un cancer très avancé dont malheureusement l’issue est fatale.

Comment préparer mes petites filles à ce terrible drame ?

Elles voient régulièrement un pédopsychiatre car leur comportement est difficile à l’école depuis la séparation des parents.

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Ma propre mère me culpabilise, comment en sortir ?

Question de Dominique :

Commercial à Neuilly-sur-seine, France.

Je suis un homme de 48 ans divorcé ; chaque fois que j’ai ma mère au téléphone, elle a le « don » de pointer du doigt ce qui ne va pas, ou ce que je n’ai pas fait ou bien fait, ma négligence vis-à-vis de mes enfants, mon laisser aller…

Bref elle me fait culpabiliser et cela me perturbe énormément à un point tel que je manque d’estime de moi et donc me sens en permanence en infériorité.

Comment sortir de ce piège qui me détruit ?

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Je culpabilise d’avoir laissé ma mère mourir seule

Question d’Ahmed :

Technicien à Vauréal.

Bonjour, j’ai quitté mon pays il y a 15 ans, j’ai laissé mes parents, mes frères et sœur pour essayer d’améliorer mon quotidien et le leur bien sûr. On n’avait pas grand chose, elle s’est battue jusqu’à son dernier souffle à nous offrir tout ce qui pouvait pour notre survie. Il y a deux ans je suis allé la voir. J’avoue que cela m’a fait un grand bien. Malgré la difficulté de la vie, maman est resté elle même, souriante, courageuse, aimante…

Le 6 décembre 2008, maman vient de partir au ciel, je dis bien de partir car je ne supporte pas le mot « mort ».

Ce qui me fait mal c’est que je n’étais pas là, auprès d’elle et je culpabilise. Je ne peux vous dire ou décrire le chagrin que j’ai en ce moment et je ne sais plus quoi faire.

Ca me fait horriblement mal.

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Ma fille doute que je sois son père

Question de Christophe :

Assistant Maternel à Paris, France

Ma fille doute que je sois son pére biologique.

La mère (malgache) de ma fille a voulu finir son accouchement à Madagascar cela s’est mal passé là-bas sur place. Elle est décédé 10 jours après l’accouchement et j’ai mis 1 mois 1/2 à récupérer ma fille, une amie à elle me l’a amené à l’aéroport. Ma fille extrapole sur le fait que je sois son père, que je n’ai pas de photo de sa mère ce qui est vrai car nous n’avons jamais vécu ensemble. Elle se pollue, ce que je peux comprendre, toute son enfance avec cela. Que faire ? Elle a 9 ans.

Merci par avance.

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Papa, apprends-moi à penser

Dans son ouvrage « Cabaret mystique », paru aux Éditions Albin Michel, 2008, Alexandro Jodorowsky répond à sa fille qui lui dit « Papa, apprends-moi à penser… »

Un précieux texte pour nous aider à assimiler les lois de la vie et les faire comprendre simplement.

  • Ce que tu dis des choses est fonction de ton expérience.
  • Tous les concepts que nous employons le sont par comparaison.
  • Toutes les choses se définissent par un « pour moi ».
  • Le semblable n’est pas l’identique.
  • Rien n’est stable, tout change tout le temps.
  • Il est nécessaire d’avoir l’esprit dans le présent.
  • Personne n’est identique à soi-même.
  • Les choses ne peuvent être belles qu’ici.
  • Il faut que tu saches « où tu es » quand tu penses.
  • La vie est toujours imprévisible.

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J’ai peur que ma petite fille de 5 ans n’ait été secouée par un décès

Question de Karine :

Je suis maman d’une petite fille de 5 ans et demi, nous avons fait face à un deuil au mois de décembre une arrière grand mère, le jour même de l’annonce j’ai préférée lui dire avec douceur et convictions religieuses, lui expliquant qu’elle était malade et que c’était préférable pour elle, qu’elle ne souffrirait plus. Mais depuis un certain temps elle me pose des questions, est elle vraiment morte ? Je ne veux pas que tu meures maman ? J’ai peur qu’elle est été secouer par ce décès. A part ces questions je ne vois aucun autre trouble, ses dessins sont vivant remplient de couleur. Dois-je m’inquiéter de toutes ces questions ?

Merci pour vos commentaires.

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Je réalise que mon fils de 17 ans part à la dérive, que faire ?

Question de Jean-Michel :

Pour se raccrocher aux branches

Sans vouloir abuser de votre disponibilité, j’aurais besoin d’un conseil :

Je viens de découvrir que mon fils Rémi qui vient d’avoir 17 ans travaille beaucoup moins à l’école, n’a plus de projet d’orientation vers un métier pour plus tard, délaisse le vélo et le rugby qui le passionnaient, est dépensier, s’est séparé de sa petite amie dont il estimant la relation sérieuse, passe beaucoup de temps avec des groupes punk ou oisifs pas clairs à boire du pastis, jouer au loto, et fumer des cigarettes qu’on ne trouve pas dans le commerce, et ment de plus en plus. Il n’y a jamais eu problème de tabac ni d’alcool ni du coté de la famille de sa mère ni du coté de la famille de son père.

Il vit la semaine chez sa mère à 15 km dont je suis séparé depuis 2 ans, et je le vois les week-ends et je passe quand il le souhaite. Il a peu de projets partagés avec moi en dehors de son argent de poche et de la conduite accompagnée du permis de conduire. Il dort peu et on a du mal a savoir où et avec qui il passe du temps quand il n’est pas avec un des parents, même équipé d’un téléphone portable, sans qu’on ait une attitude de contrôle strict. Ce n’est pas faute de lui proposer des activités intéressantes et variées sans chercher à imposer un emploi du temps.

Comment faire pour rétablir le contact avec la partie de Rémi qui est le décideur lucide de son avenir ? Quelles erreurs éviter ? Jusque maintenant j’ai toujours privilégié la confiance et l’indépendance, en surestimant peut être sa maturité.

Son état de fragilité actuel me fait penser qu’il n’y aura pas de solution sérieuse en dehors d’un arrêt complet des comportements déstabilisants. Voilà, je n’arrive pas à voir plus loin dans les possibilités d’évolution.

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