Archives par étiquette : Enfant

Mon enfant de 7 ans menace de se tuer

Question d’Anne :

Je vous remercie pour votre article « L’enfant et la mort » et vous adresse une question sur la mort mais dans un contexte différent.

J’ai un petit garçon de 7 ans qui, après avoir été très obéissant se met à refuser les règles et à déployer beaucoup d’agressivité et d’impulsivité. A la suite d’une lourde punition, il menace régulièrement de se tuer, en disant que la vie est nulle. Je tiens à dire que nous sommes une famille très unie, sans aucun problème. Est ce qu’un enfant de cet âge peut passer à l’acte ? Bien sûr à chaque fois qu’il parle de ça, je n’entre pas dans sa menace mais je lui explique toujours après que je l’aime et serai très triste s’il n’était plus là. Merci de me donner votre avis.

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Je n’arrive plus à communiquer avec mon fils de 11 ans ?

Question de Touraya :

Assistante de direction à Marseille, France.

J’ai deux garçons 11 et 7 ans, W. 11 ans est au collège avec un an d’avance. Le 1er trimestre a été bon (14,86/20 de moyenne) et depuis les vacances de Noël il a décidé de régresser, ses notes sont en chute libre, il me ment, il me cache ses devoirs et interrogations écrites.

Je suis à bout, j’ai discuté avec lui, j’ai puni, il se repli sur lui même dans un mutisme, il ne répond pas quand j’ai des discutions avec lui…

J’ai tout essayé ou alors je m’y prends mal…

J’ai besoin d’aide pour que mon fils reprenne en main sa vie scolaire et qu’il extériorise ses problèmes.

Je sais qu’il m’en veut, j’ai trouvé dans ses papiers « Je hais une certaine… » et c’est l’adresse de ma boite mail.

J’ai besoin d’aide pour que mon fils aille mieux et retrouve sa joie de vivre au lieu de toujours me cacher les choses comme il le fait depuis fin décembre…

Merci pour votre compréhension et vos précieux conseils…

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Manifeste contre la violence « éducative »

La France a signé et ratifié le 7 août 1990 la Convention des droits de l’enfant. L’article 19 de cette Convention stipule que les États signataires « prennent toutes les mesures législatives, administratives, sociales et éducatives appropriées pour protéger l’enfant contre toutes formes de violence, d’atteinte ou de brutalités physiques ou mentales ».

Or, en France, d’après un sondage SOFRES de janvier 1999, 80% des parents donnent à leurs enfants gifles et fessées quand ce ne sont pas des coups de martinet ou de ceinture. Presque tout le monde trouve cela normal, inoffensif et même nécessaire. Et les services sociaux et la Justice n’interviennent que dans les cas extrêmes.

Pourquoi est-il permis de frapper un enfant alors qu’il est interdit de frapper un homme adulte, une femme, une personne âgée et, en prison, le pire des criminels? Nos lois ne permettraient-elles d’agresser que les plus faibles?

Les enfants ont le droit d’être élevés sans violence, ce qui ne signifie pas sans fermeté.

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J’ai peur que ma petite fille de 5 ans n’ait été secouée par un décès

Question de Karine :

Je suis maman d’une petite fille de 5 ans et demi, nous avons fait face à un deuil au mois de décembre une arrière grand mère, le jour même de l’annonce j’ai préférée lui dire avec douceur et convictions religieuses, lui expliquant qu’elle était malade et que c’était préférable pour elle, qu’elle ne souffrirait plus. Mais depuis un certain temps elle me pose des questions, est elle vraiment morte ? Je ne veux pas que tu meures maman ? J’ai peur qu’elle est été secouer par ce décès. A part ces questions je ne vois aucun autre trouble, ses dessins sont vivant remplient de couleur. Dois-je m’inquiéter de toutes ces questions ?

Merci pour vos commentaires.

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Je réalise que mon fils de 17 ans part à la dérive, que faire ?

Question de Jean-Michel :

Pour se raccrocher aux branches

Sans vouloir abuser de votre disponibilité, j’aurais besoin d’un conseil :

Je viens de découvrir que mon fils Rémi qui vient d’avoir 17 ans travaille beaucoup moins à l’école, n’a plus de projet d’orientation vers un métier pour plus tard, délaisse le vélo et le rugby qui le passionnaient, est dépensier, s’est séparé de sa petite amie dont il estimant la relation sérieuse, passe beaucoup de temps avec des groupes punk ou oisifs pas clairs à boire du pastis, jouer au loto, et fumer des cigarettes qu’on ne trouve pas dans le commerce, et ment de plus en plus. Il n’y a jamais eu problème de tabac ni d’alcool ni du coté de la famille de sa mère ni du coté de la famille de son père.

Il vit la semaine chez sa mère à 15 km dont je suis séparé depuis 2 ans, et je le vois les week-ends et je passe quand il le souhaite. Il a peu de projets partagés avec moi en dehors de son argent de poche et de la conduite accompagnée du permis de conduire. Il dort peu et on a du mal a savoir où et avec qui il passe du temps quand il n’est pas avec un des parents, même équipé d’un téléphone portable, sans qu’on ait une attitude de contrôle strict. Ce n’est pas faute de lui proposer des activités intéressantes et variées sans chercher à imposer un emploi du temps.

Comment faire pour rétablir le contact avec la partie de Rémi qui est le décideur lucide de son avenir ? Quelles erreurs éviter ? Jusque maintenant j’ai toujours privilégié la confiance et l’indépendance, en surestimant peut être sa maturité.

Son état de fragilité actuel me fait penser qu’il n’y aura pas de solution sérieuse en dehors d’un arrêt complet des comportements déstabilisants. Voilà, je n’arrive pas à voir plus loin dans les possibilités d’évolution.

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Ma fille de 18 ans veut fuir notre amour, que faire ?

Question de Nathalie :

Artisan à Ajaccio, France.

Bonjour, j’ai 40 ans, je suis mère de 2 enfants une fille de 18 ½ et un fils de 15 ans, et depuis plusieurs mois je ne reconnais plus ma fille, elle a fait la connaissance d’un jeune homme pas très fréquentable (5 ans de prison avec sursis à a peine 19 ans ! et qui continue a faire des petits larcins), bien sur au début je n’avais rien contre, j’ai demandé a faire sa connaissance, et bon je me disais que cela ne durerais pas.

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Convention Internationale des Droits de l’Enfant

La Convention Internationale des Droits de l’Enfant concerne chacun de nous parce qu’une société de droit ne peut pas ignorer les victimes innocentes que sont les enfants…

La Convention Internationale des Droits de l’Enfant a été adoptée le 20 novembre 1989 par l’Assemblée Générale des Nations Unies, elle est ratifiée le 2 juillet 1990 par la France, et entre en vigueur dans le monde deux mois plus tard.

Elle a été signée par 191 pays, à l’exception des Etats-Unis et de la Somalie et comporte 54 articles.

Elle concerne chacun de nous parce qu’une société de droit ne peut pas ignorer les victimes innocentes que sont les enfants.

Que représentent ces mots : « droits de l’enfant » ?

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Comment puis-je aider ma fille qui refuse d’être aidée ?

Question de : Lucette

Profession : Mère

Ma fille de 20 ans a vécu un événement très traumatisant au mois de juillet. Elle a rencontré son ex avec lequel elle était séparée depuis 4 mois, il avait une relation disons amicale mais cette journée là, il a piqué une crise extrême de jalousie et il l’a attaquée, il l’a frappée un peu partout et il y a eu de l’agression verbale aussi, elle a réussi a s’enfuir. Depuis elle n’est plus la même, elle a commencé a s’enfuir de la maison par la fenêtre, à boire, à être boulimique, elle n’est pas capable de fonctionner, elle ne paie plus ses facture etc. Elle ne peut plus travailler, ni aller à l’école. Elle est constamment en conflit avec nous et dernièrement elle a décidé que la solution est de déménager. Ne pouvant pas l’empêcher puisqu’elle est « adulte », nous allons l’aider comme on peut mais elle refuse d’aller consulter.

Que pouvons nous faire ?

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Éduquer ou dresser ?

« L’éducation, c’est une vision d’ensemble, ce n’est pas juste de permettre ou de ne pas permettre. Il s’agit de guider un enfant, de l’aider à se structurer. »

Arnaud Desjardins.

  • Pourquoi mon petit garçon accepte mal la critique ?
  • La sensibilité de mon enfant est-elle normale ?
  • Les deux secrets alliés de l’amour.
  • Faut-il agir « pour le bien » de son enfant ?
  • Pourquoi nous sommes-nous « endurcis » ?
  • D’où vient le sentiment que l’enfant a de lui-même ?
  • Pourquoi mon enfant a-t-il le besoin d’être sécurisé ?
  • Que faire pour qu’il reprenne confiance en lui ?

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L’apprentissage de la violence

« La violence n’est pas un jeu ; la violence n’est pas amusante ; la violence n’est pas une forme d’entraînement sportif ; la violence tue. »

Dave Grossman.

Thèmes principaux :

  • Tuer son prochain n’est pas un geste naturel, on doit apprendre à le faire.
  • Se battre pour s’intimider ou pour s’anéantir ?
  • L’usage « naturel » de la violence.
  • Comment conditionner l’être humain à tuer ?
  • L’objectif de la brutalisation : la désensibilation à la violence.
  • Similitudes entre jeux-vidéo, TV et entraînement militaire : la mise en condition.
  • La brutalisation « pour rire ».
  • Quelques études scientifiques sur l’impact de la violence.
  • Une technique efficace pour conditionner des soldats à commettre des atrocités.
  • Apprendre à aimer tuer.

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Comment trouver les bons mots pour parler à mon enfant de ma séparation ?

Question de M. M. :

Déléguée Médicale.

Je suis divorcée depuis 3 ans et mon fils de 4 ans commence à poser des questions sur les raisons de notre séparation. Ce qu’il me demande le plus souvent ce sont les raisons pour lesquelles son père ne voit plus ma famille et pourquoi je ne vois plus sa famille.

Les relations avec mon ex-mari sont très froides mais pas conflictuelles, par contre avec ma famille et la sienne on ne se parle plus. (Je ne veux pas lui dire qu’on ne s’aime plus ou que l’on s’est disputé ce sont des mots trop violents.)

Aidez moi à trouver les bons mots.

Merci d’avance.

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Il n’y a pas de « bonne fessée »

« 85% des enfants français sont frappés par leurs parents. »

Sondage SOFRES, réalisé pour l’association Eduquer sans frapper.

« Traitez vos enfants exactement comme vous voudriez que vos enfants vous traitent. »

Norm Lee.

« Pour mettre de l’ordre, il faut regarder le désordre », disait un thérapeute avec bon sens. Le désordre dans la relation parent-enfant n’est pas facile à admettre, d’autant plus que sa reconnaissance risque d’engendrer la culpabilité et la honte.

Là, nous nous trouvons devant un choix :

  • nous voiler la face et continuer de croire – en souriant – qu’une bonne fessée ou que quelques claques n’ont « jamais fait de mal à personne ».
  • ou voir la vérité (ce qui est), en face, lucidement, et oser s’interroger : pourquoi frapper un enfant s’appellerait éducation alors que frapper un adulte s’appelle agression ?

Alice Miller est docteur en philosophie et psychothérapeute. Chercheuse, elle se consacre, depuis 1980, à l’étude des causes des mauvais traitements infligés aux enfants, et à leurs conséquences sur la vie d’adulte.

« L’opinion publique est loin d’avoir pris conscience que ce qui arrivait à l’enfant dans les premières années de sa vie se répercutait inévitablement sur l’ensemble de la société, et que la psychose, la drogue et la criminalité étaient des expressions codées des expériences de la petite enfance…

Ma tâche est de sensibiliser cette opinion aux souffrances de la petite enfance, en m’efforçant d’atteindre chez le lecteur adulte l’enfant qu’il a été. » (A.M.)

Le tract d’Alice Miller sur la fessée :

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Les racines de la violence

« Si le seul moyen de préserver le moi consiste à perdre autrui, alors l’enfant ordinaire préfère renoncer à son moi. »

Abraham Maslow.

« Car je préfère avoir des crises et te plaire plutôt que te déplaire et de n’en point avoir. »

Marcel Proust, lettre à sa mère.

Avant propos : Comprendre les causes originelles de la violence, c’est pouvoir ne plus se laisser enfermer dans des croyances manichéennes du type : « Dans la vie, il y a les gagnants et les perdants, on ne peut pas en sortir ! ». C’est aussi faire renaître l’espoir :

  • L’être humain n’est pas condamné à reproduire indéfiniment les mêmes comportements appris.
  • Le meilleur service que nous puissions lui rendre, s’il le désire, c’est de l’aider à voir les mécanismes qui – chez lui – font qu’il agit comme il agit.

Donc comprendre que les comportements sans cause n’existent pas, que « tout comportement absurde révèle sa logique jusqu’alors cachée, dès l’instant où les expériences traumatiques de l’enfance ne restent plus dans l’ombre. » (A.M.) Continuer la lecture