Archives de catégorie : Textes et Histoires

Le vieil homme et le cheval

ou comment s’y prendre pour ne plus souffrir inutilement ?

Marc-Aurèle[1] nous explique « Si tu t’affliges pour une cause extérieure, ce n’est pas elle qui t’importune, c’est le jugement que tu portes sur elle. Or ce jugement, il dépend de toi de l’effacer à l’instant. »

Si nous nous inquiétons à propos d’une chose qui ne dépend pas de nous, ce n’est pas la chose qui ne dépend pas de nous qui nous inquiète mais la manière dont nous interprétons cette chose.

Et Marc-Aurèle de conclure : « Ne dis rien de plus à toi-même que ce que directement t’annoncent les représentations. »

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Le mental

« Le mental a son origine dans le refus d’une réalité impossible à supporter. »

Arnaud Desjardins

On ne répétera jamais assez que nous nous faisons principalement souffrir à cause des pensées que nous avons sur nous-mêmes, que nous croyons et auxquelles, sans songer à les remettre en cause, nous obéissons aveuglément.

Ces pensées sont le plus souvent insidieuses et déraisonnables puisqu’elles sont issues de notre expérience propre distordue et de ce que les autres ont raconté à notre propos et que nous continuons obstinément de croire en infidélité complète avec qui nous sommes.

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La solidarité des convives

Vous connaissez peut-être la célèbre formule de Martin Luther King qui, le 31 mars 1968 à Washington, cinq jours avant son assassinat, s’exclamait : « Il nous faut apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons périr ensemble comme des imbéciles. » 

Cette courte histoire issue de la tradition hassidique pour vous le faire sentir de plus près : Continuer la lecture

Le vizir et la mort

« Nous sommes tous créatures d’un jour. Et celui qui se souvient, et l’objet du souvenir. Tout est éphémère. Et le fait de se souvenir, et ce dont on se souvient. Aie toujours à l’esprit que bientôt tu ne seras plus rien, ni nulle part. »

Marc Aurèle

Beaucoup de thérapeutes se gardent de prendre en compte de manière explicite l’angoisse de mort de leurs patients alors que d’autres sont persuadés que, dans une thérapie approfondie, il est à la fois nécessaire et précieux d’aider les patients à accueillir cette angoisse pour s’y confronter et l’élaborer.

Entrer en thérapie c’est notamment se confronter au mécanisme du refoulement et découvrir qu’il est une peur fondamentale : celle de l’idée que chacun se fait de la mort et de l’inéluctable.

Pour vous faire sentir le mystère et l’implacabilité de l’inéluctable et de la mort, je propose à votre réflexion cette histoire qu’on prête à Farid al-Dîn Attar, poète et mystique soufi de la Perse du XIIIème siècle. Continuer la lecture