Le vieil homme et le cheval

ou comment s’y prendre pour ne plus souffrir inutilement ?

Marc-Aurèle[1] nous explique « Si tu t’affliges pour une cause extérieure, ce n’est pas elle qui t’importune, c’est le jugement que tu portes sur elle. Or ce jugement, il dépend de toi de l’effacer à l’instant. »

Si nous nous inquiétons à propos d’une chose qui ne dépend pas de nous, ce n’est pas la chose qui ne dépend pas de nous qui nous inquiète mais la manière dont nous interprétons cette chose.

Et Marc-Aurèle de conclure : « Ne dis rien de plus à toi-même que ce que directement t’annoncent les représentations. »

Autrement dit il nous faut apprendre à discerner les faits de l’interprétation que nous leur donnons car – le plus souvent – c’est l’interprétation que nous donnons aux faits qui est pour nous cause de souffrance et non pas les simples faits eux-mêmes. Et il précise : « Je vois que mon enfant est malade. Je le vois ; mais qu’il soit en danger, je ne le vois pas. » Ainsi nous pouvons affirmer que constater que son enfant est malade est acceptable, mais envisager qu’il est peut-être en danger est angoissant.

L’histoire traditionnelle orientale du vieil homme et du cheval[2] nous aide à prendre conscience de la distorsion que nous faisons entre « les choses telles qu’elles sont » et la manière dont – le plus souvent – nous les vivons à travers nos interprétations :

Un vieil homme, qui vivait dans un village, n’avait plus de famille, excepté un jeune homme qui était son petit-fils. Ils avaient un cheval. Le jeune homme, de temps en temps, chevauchait jusqu’à la ville pour ramener des provisions.

Fort peu de gens, dans le village, avaient assez d’argent pour avoir un cheval. Les villageois enviaient donc le vieil homme et le considéraient comme quelqu’un qui avait bien de la chance.

Un jour, cependant, le cheval se perdit. Les villageois vinrent voir le vieil homme et, pour le consoler, lui dirent que ce n’était vraiment pas de chance d’avoir perdu ce cheval, le seul qu’il avait. « Quel dommage – dirent-ils – d’avoir perdu votre unique cheval ! Comme cela va être difficile pour vous maintenant ! »

Le vieil homme écouta et sourit : « C’est vrai que ce cheval est perdu. »

Les villageois insistèrent que ce n’était vraiment pas de chance d’avoir perdu ce cheval, mais le vieil homme répondit, en peu de mots, que le cheval n’était plus là.

Après quelques jours, le cheval revint accompagné de trois ou quatre chevaux sauvages. Les villageois se précipitèrent vers le vieil homme pour le féliciter de son immense bonne chance. « Oh ! Vous en avez de la chance ! Alors qu’auparavant vous n’aviez qu’un seul cheval, maintenant vous en avez trois ou quatre de plus. Vous en avez de la chance ! »

« Oui – dit le vieil homme – avant je n’avais qu’un seul cheval qui s’est perdu. Maintenant je vois qu’il est revenu avec trois autres chevaux. Je ne sais pas si j’ai de la chance ou non, la seule chose que je vois, c’est que ce cheval est revenu avec d’autres chevaux… » Mais les villageois continuèrent de le féliciter pour sa chance extraordinaire.

Quelques jours après, le petit-fils du vieil homme demanda la permission de monter un des nouveaux chevaux sauvages, qu’il avait réussi à apprivoiser. Le vieil homme la lui accorda en lui demandant de faire bien attention.

Mais voilà qu’un moment après, le jeune homme revint porté sur les épaules des villageois. Le cheval l’avait jeté à bas, et le pauvre jeune homme avait une jambe cassée.

Les villageois de nouveau se lamentèrent sur le manque de chance du vieil homme : « Vous n’aviez que cette seule personne pour s’occuper de vous dans votre vieillesse et hélas, le voilà handicapé pour le restant de ses jours ! C’est un grand malheur qui s’est abattu sur vous. »

Le vieil homme répondit calmement : « Le garçon est certainement handicapé pour le restant de sa vie. Mais ce que vous dites concernant le grand malheur qui s’est abattu sur moi, ça vraiment je ne sais pas. »

La guerre éclata et il y eut une conscription. On recrutait partout des jeunes gens à travers le pays. Des officiers vinrent au village. Ils voulurent enrôler le petit fils du vieil homme. « Mais il boîte – dirent-ils – il ne peut pas nous être utile. »

« C’est à vous de décider » répliqua le vieil homme.

Les villageois accoururent voir le vieil homme et le félicitèrent pour sa chance extraordinaire : « Quelle chance pour vous que votre petit fils se soit cassé la jambe dans cet accident ! »

« Ah ! – dit le vieil homme – c’est vrai qu’ils n’ont pas voulu le prendre et ils ne me l’ont pas pris. Cela je le vois bien. Mais si j’ai de la chance ou non, que ce garçon se soit cassé la jambe et qu’il n’ait pas été envoyé à l’armée, je ne sais pas. »

Les villageois sont à notre image, ils se laissent inconsciemment berner, manipuler par les représentations mentales immédiates qu’ils ont des choses.

Ils s’emballent facilement, quitte à devoir déchanter très vite et dramatisent imprudemment, quitte à le regretter tout aussi rapidement.

Ils interprètent ce qui arrive au vieil homme à travers leurs préférences du moment sans voir plus loin que le bout de leur nez. Ils sont incapables de réfléchir et de prendre un tant soit peu de distance, autrement dit ils sont instables et peu fiables pour eux-mêmes. Pour eux, c’est toujours la dernière apparence qui a raison, comme si elle était définitive. Ils ne savent pas que la vie est imprévisible par nature et que tout change tout le temps, ils croient pouvoir tirer des leçons définitives des événements quand ils ne font que les interpréter émotionnellement.

Le vieil homme est beaucoup plus cohérent avec la réalité, il ne se « mouille » pas, il sait que puisque la vie est un continuum, il serait incorrect de tirer des événements tels qu’ils arrivent des conclusions hâtives. Parce qu’il sait voir derrière les apparences : comme Socrate (et comme Marc-Aurèle), il dit qu’il ne sait pas, il attend et a la sagesse de ne pas se prononcer définitivement.

Nous pouvons donc voir ici clairement à l’œuvre le mécanisme pathologique de la névrose des villageois, mécanisme qui les oblige à considérer qu’ils savent alors même qu’ils ne savent pas.

Ils n’ont pas cette qualité propre à l’intelligence humaine qui lui permet de séparer, de distinguer les objets entre eux. Ils sont la proie de l’amalgame et de la confusion. Ils sont incapables de discernement et c’est en ce sens qu’ils se condamnent à souffrir.

Pour ne plus souffrir, il nous faut apprendre à discriminer le réel de l’imaginaire, le certain de l’hypothétique, donc le fait extérieur « tel qu’il est » de la représentation que nous nous en faisons.

Distinguer ce qui est certain de ce qui est hypothétique, c’est discerner le vrai du faux, « ce qui est » de « ce qui n’est pas. »

Que disent mes pensées (ma subjectivité mentale) ? Que dit la « vérité » (les choses telles qu’elles sont) ?

Comprenons-nous bien, il ne s’agit pas ici de se « rassurer » en ne voulant pas voir une réalité mais d’apprendre pas à pas à discerner « ce qui est » de « ce qui pourrait être » qui – en réalité – n’existe pas (en tous cas pour le moment).

Mon cheval est perdu, mon petit fils boite, c’est en apparence une mauvaise nouvelle mais attendons un peu pour voir en n’en tirant pas de conclusions hâtives.

Combien de fois dans l’existence avons-nous découvert après coup que ce que nous avions pris pour une mauvaise nouvelle allait nous être en réalité favorable ? Et combien de fois avons nous déchanté à partir d’un événement que nous prenions – a priori – pour heureux ?

De même que lorsque nous nous réveillons après un mauvais rêve, nous nous demandons : « est-ce que j’ai rêvé ? » pour découvrir que oui, nous pouvons nous demander quand nous sommes la proie d’une émotion : « est-ce que j’interprète les choses ? » et découvrir que nous sommes entrain de les qualifier, de les juger et qu’il dépend de nous « d’effacer à l’instant » cette interprétation parce qu’elle est toujours abusive.

Ordinairement les gens prennent, avec une facilité déconcertante, leurs interprétations pour argent comptant sans songer un instant à les mettre en doute. Pour ne pas souffrir inutilement, nous voyons que nous devons apprendre à discriminer nos interprétations.

Toute situation nouvelle demande à être vue et appréhendée à travers le discernement. Ce travail ne sera donc jamais « acquis une fois pour toutes » car ce n’est pas parce que nous venons de discerner les choses ici maintenant que nous sommes dispensés de remettre en œuvre notre capacité de discernement la seconde d’après.

Il serait donc utile que nous nous posions constamment la question : Est-ce que par hasard, ici maintenant, je ne serai pas entrain de m’abuser moi-même ?

Ne suis-je, par exemple, pas entrain de m’abuser quand :

  • je suis triste et déçu de ne pas avoir obtenu ce que j’espérais obtenir ?
  • je suis en colère de m’être fait jouer un mauvais tour ?
  • j’ai peur d’avoir commis une erreur ?

Car nous ne savons pas ce qui se cache derrière une perte, une injustice ou une erreur ?

Comme le disait avec sagesse l’humoriste Pierre Dac « Seul l’imprévisible est certain. » La seule certitude sur laquelle nous pouvons nous appuyer est celle du « je ne sais pas » du vieil homme. L’imaginaire, lui, nous propose un potentiel de possibles, bien sûr utile à celui qui se propose de prévoir différentes réponses à une situation donnée pour pouvoir agir en conséquence, mais qu’il ne faut pas confondre avec le « certain ».

Il nous faut donc nous souvenir que nous ne pourrons jamais savoir avec certitude quelles seront les retombées à moyen ou long terme d’un événement qui nous apparaît aujourd’hui comme négatif ou positif, car le futur (pas plus que nos interprétations) ne peut jamais être sûr à 100 %.

En réalité la vie est toujours prête à nous étonner et nous n’avons pas d’autre alternative que de nous y adapter c’est-à-dire de nous détendre au cœur même d’une complète absence de certitude[3]. C’est l’acceptation intérieure de cette complète absence de certitude qui permet la paix et l’apaisement de la souffrance.

Marc-Aurèle nous confirme : « Ce concombre est amer ; jette-le. Il y a des ronces dans le chemin ; évite-les. Cela suffit. N’ajoute pas : « Pourquoi cela existe-t-il dans le monde ? » (…) Ainsi donc, restes-en toujours aux représentations immédiates ; n’y ajoute rien au-dedans de toi-même, et rien de plus ne t’arrivera. »

[1] Marc-Aurèle Pensées pour moi-même, Livre 8-47 et 49 Éditions GF-Flammarion 1992, p.123

[2] L’expérience de l’unité. Dialogues avec Swâmi Prajnânpad. Éditions Accarias L’Originel p. 159

[3] Voir mon article La vie n’est pas injuste mais elle est cruelle.

© 2016 R & H PERRONNET Tous droits réservés.

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CC BY-NC-SA 4.0 Le vieil homme et le cheval par Renaud Perronnet est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'utilisation Commerciale-Partage à l'identique 4.0 .

13 réflexions au sujet de « Le vieil homme et le cheval »

  1. Mathilde

    Bonsoir Renaud,
    Merci pour ce texte que je trouve très juste, je ne connaissais pas l’histoire. La sagesse du vieil homme est attirante, mais en même temps j’ai aussi l’impression que du coup, il n’a pas d’émotion : son petit-fils se casse la jambe il s’en fout, son cheval se perd il s’en fout. Les villageois me semblent moins intelligents, en effet, mais aussi plus sensible, finalement… Même si leur émotion dépend de leur interprétation et donc est éphémère. Mais n’est-ce pas mieux que pas d’émotion ? En fait, j’avais trouvé la même chose pour votre article sur le lien entre pensée et émotion : je suis d’accord sur le principe, mais une fois qu’on sait ça, à quoi bon couper le fil entre émotion et pensée ? J’ai l’impression que c’est plutôt ça qui est s’abuser soi même, en un sens, en tout cas c’est rechercher un contrôle qui me semble abusif. Pourquoi ne pas juste accepter d’être un villageois, et se dire que c’est ce qui nous rend humain ? De toute façon ce vieillard a-t-il existé ? Peut-il exister ?
    Bien cordialement,
    Mathilde.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Votre observation est intéressante et je crois que vous faites-là une confusion entre émotion et sensibilité. Notre sensibilité nous permet de nous ouvrir à la vie et au monde, elle nous permet de goûter les choses donc d’y accéder (y renoncer ce serait renoncer à vivre et c’est ce que font beaucoup de personnes en s’endurcissant.)
      D’ailleurs je ne dirais pas comme vous que le vieil homme « se fout » des choses (s’il s’en foutait, il serait vraisemblablement désabusé), or il n’est pas une victime émotionnelle des contraires, il est et reste ouvert à tout ce qui peut lui arriver, il est profondément d’accord pour accueillir la vie comme elle vient (et cet accueil est fondamentalement bienveillant et joyeux.)
      Les villageois – eux – ont une vision « définitive » des choses de la vie et c’est cette vision égocentrique qui les contraint à l’émotion qui – elle – trouve son origine à partir d’un refus qui est l’écho d’une vision erronée parce que partielle et sans perspective des choses (ils sont donc contraints de s’emballer ou de se lamenter et se condamnent ainsi à souffrir.)
      Il ne s’agit pas de « couper le fil entre émotion et pensée » mais de voir le lien entre les deux (l’émotion trouve son origine dans un refus qui est une pensée.)
      Je suis d’accord avec vous, nous sommes des villageois (c’est-à-dire des personnes qui ont des émotions qui sont des refus de la réalité telle qu’elle est) et si nous acceptons d’être ces villageois, nous devenons capables de gérer nos émotions avec fluidité sans que celles-ci soient considérées par nous comme un problème.

      Prenons un exemple. Je suis triste d’avoir perdu un être qui m’est cher. Ma tristesse est liée au refus de l’avoir perdu parce qu’il m’est cher et je ne peux rien faire contre cela (même si intellectuellement je conviens volontiers que la perte est inéluctable et que le fait que cet être me soit cher ne change rien à l’affaire.)
      Je peux ainsi m’enfermer dans ce refus et bloquer mon émotion de tristesse (auquel cas je me condamne à souffrir) ou – au contraire – être d’accord pour être triste puisque je le suis donc laisser cette énergie aller à son terme. Ce qui revient à dire « je suis humain avec mes émotions », je les accepte et je les vis jusqu’au bout. Quand j’éprouve le besoin de pleurer, je pleure (ce qui ne veut pas dire que je dois le faire n’importe où devant n’importe qui).

      Ce vieillard comme ces villageois existent : ils sont à l’intérieur de nous.
      Le principe de base est de rester ouvert aux choses telles qu’elles sont (comme le vieil homme), qui est conscient donc fluide, et si à un moment je vois que j’ai interprété les choses (et toute interprétation est une émotion parce qu’elle se fait sur la base d’un refus des choses telles qu’elles sont), je me retrouve villageois. Là (rien n’est perdu), car il m’est possible de le reconnaître (de reconnaître mon interprétation erronée) pour intégrer les choses telles qu’elles sont (car c’est le refus de la souffrance qui créé la souffrance.)

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  2. Nyls

    Dans cette histoire, les villageois sont aussi très nombreux à interpréter les événement pour les autres. E là aussi ils se montrent à notre image : À souvent juger ce qui est bon au mauvais pour les autres, il n’y a qu’à entendre les « Tu devrais être content / heureux / triste… »

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  3. Marie

    En lisant cet article je me rends compte et moi la première qu’on a tendance à confondre nos émotions et nos jugements, ce n’est pas si facile de se détacher de ce qu’on a appris.

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  4. Marie

    Si je comprends, en fait les villageois interprètent les émotions qui sont les leurs pour ne par voir les faits et le vieil homme il prend les faits comme ils viennent, le vieil homme c’est notre partie lucide et nos émotions c’est notre partie enfant ?
    Si il y a un fait qui est douloureux pour nous, notre tête fait barrage et cela génère une émotion et pour pouvoir accepter, le mieux c’est de l’écouter ?

    En fait, le but d’écouter nos émotions c’est d’accepter la réalité avec un peu plus de temps que si on voyait les faits.

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  5. guy

    pas tout à fait d’accord…
    Les ronces évitent les… je prèfère coupe-les ou signale-les car celui qui te suit va peut-être s’y accrocher.
    Ce recul sur les situations peut marquer un certain détachement pour ce qui peut arriver à l’autre, voire de l’indifférence.
    Le juste milieu est difficile à trouver comme toujours…. mais peut-être je n’ai pas bien compris.

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  6. Nyls

    Bonjour,

    Alors, quelques jours après avoir lu votre article, j’ai essayé de mettre en pratique l’enseignement donné, c’est-à-dire qu’à chaque fois qu’il m’arrivait quelque chose qui a priori me semblait fort désagréable, j’essaie de comprendre que ce qui m’irrite, ou déclenche en moi l’émotion, qu’elle quelle soit, n’est que l’interprétation de la situation. Bon, ça demande de l’entraînement et de ce côté là, ça m’aide un peu. Par contre, le côté plus désagréable, c’est que désormais ça devient une sorte de réflexe, et lorsque par exemple je vis ou vois un événement / quelque chose qui me rend heureux, je me dis là aussi que c’est une interprétation et que je ne sais pas ce qui va se passer par la suite. C’est certes peut-être bénéfique de rester vigilant et de ne pas rester comme les villageois enfermés dans notre vision très ponctuelle des choses… Mais moi ça me rend plutôt anxieux (de penser à un futur plus négatif de ce que je vois vis maintenant, qui me semble positif).
    Est-ce que mon erreur est due à une mauvaise interprétation / application de « l’enseignement » ? Auriez-vous un éclairage à m’apporter ?

    Merci d’avance.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Nous vivons dans l’impermanence des êtres et des choses, tout change tout le temps. D’autre part il n’y a pas de haut sans bas, d’envers sans endroit, de qualité sans défaut, de positif sans négatif. S’il y a l’un il y a – inévitablement – l’autre. Ce que vous avez, vous allez le perdre, ça ne peut pas être autrement.
      Plutôt que de vous « cramponner » comme nous le faisons tous à l’aspect qui nous plait des choses, il s’agit de voir plus loin que le bout de votre nez… Bien sûr que cette soirée agréable va se terminer, il ne s’agit donc pas (sous ce prétexte) de se gâcher le plaisir de la vivre en se racontant qu’elle va bientôt être finie (même si c’est vrai.) Il s’agit – à l’inverse – de la vivre pleinement – ici maintenant – bien sûr… puisque tout passe.
      Vivre pleinement sa vie avec audace, les rires, avec les pleurs, les hauts avec les bas car l’un ne va pas sans l’autre, c’est certainement pouvoir – un jour – mourir sans regret n’est-ce pas ?
      Merci de votre partage.

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      1. DUHEM

        Oui ! et en plus en vivant pleinement l’instant présent en pleine conscience, je remarque que finalement il y a de la positivité a tous moments.. Accepter ce que l’on ne peux pas changer…dans le moment présent si une émotion est difficile a vivre il y a toujours un phénomene qui est positif.. rien n’est totalement Noir ni Blanc..on ne peux en prendre conscience qu’en étant vivant à l’instant..cessons de nous accrocher au passé laissont le futur exister.et le present finalement fait deja partie du passé…c’est étrange…..si quelque chose meurt c’est que quelque chose renait derrière tel un bourgeon du printemps qui succede à la feuille morte.

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  7. Marie

    Je comprends, c’est notre interprétation des faits qui fait qu’on transforme la réalité, les faits sont les faits, notre interprétation peut être bonne ou mauvaise mais les faits restent les mêmes.

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  8. Mat

    Bonjour
    Cette réflexion est bien vraie.
    Il est vrai que l interprétation est un leurre.
    Aussi je suis bien souvent victime de ces interprétations qui sont sources d angoisses.
    Aussi, je me rends compte que dans les échanges les jugements de toutes sortes prennent le pas sur les opinions.
    Autant un avis ou une opinion enrichit autant un jugement ou préjugés détruit.
    C est dommage.
    Est ce moi qui suis sensible ou Est-ce un réel dérapage?
    Merci

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