Archives par étiquette : Violence

Comment maîtriser un homme violent ?

Question posée par Leïla.

Si la colère est l’émotion de l’injustice, la violence en est sa pathologie.

La violence signe toujours l’échec de la relation parce qu’elle cherche à soumettre celles et ceux qu’elle contraint à la peur. La violence est irrationnelle par nature.

Si vous cherchez à maitriser la violence d’un homme sous le prétexte que vous pensez l’aimer, c’est que vous n’avez pas encore perçu que le véritable contraire de l’amour n’est pas la haine mais la peur.

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J’ai donné une tape derrière la tête de ma fille suite à un quiproquo, j’en suis malade, help !

Question posée par Sandrine.

Avez-vous conscience qu’à travers votre malaise et votre mauvaise conscience vous cherchez à vous éliminer ? À définitivement vous disqualifier en tant que mère ?

Pour avoir un tel désir de vous rendre malade, cherchez ce que l’on a pu vous dire, dans votre histoire, à propos de votre propre valeur.

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Je passe mon temps à critiquer, à pointer du doigt les défauts des autres. Que faire ?

Question posée par Jeanne.

Si vous passez votre temps à critiquer les autres et à pointer du doigt leurs défauts, n’est-ce pas parce que vous ressentez le besoin d’en découdre avec tout le monde ?

On ne le répétera jamais assez : si vous ressentez le besoin d’agresser c’est parce qu’il y a de l’agressivité à l’intérieur de vous.

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J’aime ma femme mais je suis violent avec elle, que faire ?

Question posée par Jacques.

Confrontez-vous au paradoxe de vos propos de manière à trouver le courage d’agir pour vous-même.

Osez regarder les choses en face : être violent avec une personne est incompatible avec l’aimer. L’amour ne peut pas être violent. Vous vous racontez à vous-même que vous aimez votre femme mais c’est faux. L’amour demande le respect et la douceur.

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La connaissance de soi comme remède à la violence

« Quand tous les hommes marcheront à quatre pattes, ceux qui marcheront encore sur deux jambes passeront pour fous. »

Dicton indien

« On n’éteint pas le feu de la haine par la haine, le feu de la haine ne s’éteint que par l’amour. Et si le feu ne s’éteint pas, c’est que la compassion n’est pas encore assez puissante. »

Bouddha

Attentats, guerres, fanatisme, radicalisation, agressions : la violence traverse nos sociétés et nous traverse en même temps. Comment résister ? Comment s’y retrouver dans les discours brouillés et le chaos ?

Voici quelques pistes essentielles de réponse avec Mario Cifali, psychanalyste Genevois, remarquablement interviewé (le 17/1/16), par la RTS (Radio Télévision Suisse) pour l’émission Haute Définition.

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Sexisme ordinaire

« Avant mes 14 ans, les garçons de ma classe m’auront déjà traitée de salope, de pute, de connasse, de plein d’autres choses. C’est juste pour rire, bien sûr ! »

Cette phrase est extraite d’une vidéo* qui nous interpelle tous mais s’adresse spécifiquement aux hommes.

En effet, existe-t-il un seul homme qui de près ou de loin n’ait participé à l’humiliation des « filles », ne serait-ce qu’en ayant assisté à une maltraitance sexiste sans être intervenu ?

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Doit-on écouter les personnes qui nous disent qu’elles ont été abusées sexuellement ?

« Dès lors que l’on se présente uniquement en thérapeute face à un autre être humain, on perd déjà la moitié de son humanité. »

Edward Podvoll (psychiatre et psychanalyste qui révolutionna l’accueil et le traitement des personnes psychotiques à travers le projet Windhorse.)

Récemment, alors que j’animais une formation sur la relation soignant / soigné, auprès d’infirmières d’un centre hospitalier de l’est de la France, alors que nous réfléchissions ensemble sur la manière d’entrer en relation avec des personnes traumatisées, l’une d’entre elles est intervenue pour dire qu’il ne fallait pas exagérer et que les abus sexuels dont les enfants étaient victimes ne laissaient généralement pas de traces dans leur vie ultérieure.

Choqué par son affirmation, selon moi, non fondée, je lui ai demandé ce qui lui permettait d’être si certaine de ce qu’elle affirmait. Elle m’a répondu qu’elle avait entendu dire cela récemment à la télé par un psychiatre renommé dont elle avait oublié le nom.

Après quelques recherches sur internet, j’ai découvert que le pédopsychiatre en question s’appelait Marcel Rufo, qu’il était auteur de nombreux ouvrages consacrés à l’enfance et avait en effet tenu des propos plus que suspects dans l’émission de télévision « Allo Rufo » du 3 décembre 2012, diffusée sur France 5. Il s’agit d’une émission quotidienne de 6 minutes, dans laquelle il répond aux questions des auditeurs, « sans aucun tabou », est-il précisé.

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