7 réflexions au sujet de « Souffrance et agressivité »

  1. christine

    il se peut aussi qu’il soit tout-à -fait possible d’arrêter de souffrir si on le décide et cela devrait peut-être faire partie de l’éducation,du système social et ça devrait disparaître de l’héritage judéo chrétien (souffrir pour gagner son paradis …foutaise)

    si on décide de jeter ou d’apprendre à jeter le passé ,les blessures et ça si on l’apprend vite à nos enfants……on peut gagner beaucoup en qualité de vie ….ne pas s’appesantir mais s’apaiser ….ne pas « se plaindre » mais faire une recette de cuisine avec cette énergie de « plainte » avec beaucoup d’amour dedans …accueillir les événements douloureux au lieu de les « subir » ….les souffrances ça s’apprivoise et si on décide du chemin du bonheur

    il faut le désirer et se donner les moyens d’y parvenir ….c’est possible …

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  2. Vanina

    Bonjour,
    Je suis d’accord monsieur Perronnet. Il serait donc déplacé d’accuser une personne souffrante de ne pas respecter la bienséance ou de manquer aux règles de civilité. La souffrance s’accompagne de modification dans la structure electro- encéphalo-graphique et de perturbations neuro-hormonales indépendantes de toute volonté. Dans la grande souffrance, le désir n’existe plus. Dans tous les cas la souffrance est subjective, elle est donc ce que celui qui souffre dit qu’elle est. Parfois, elle est indicible et se traduit par des comportements d’adaptation inconscients qu’il faut savoir décrypter. Si l’on veut aider, la reconnaissance absolue de la souffrance de l’autre est première. Merci de votre lecture. Bien à vous.

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  3. Anne

    Bonjour,
    Ce qui me parait essentiel dans ce vous nous exposer, c’est qu’il est important que la personne aidante ait en tête que souffrance engendre souvent agressivité; la conscience de cet effet de cause à effet si je puis dire, permettra à l’aidant de ne pas se sentir « visée » par l’agressivité de la personne qui souffre et par conséquent d’être encore + aidante .

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    1. Françoise DO

      Comme vous avez raison, ces fonds de couleur rendent la lecture très difficile! Merci d’en tenir compte

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      1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

        Entendu, mais la taille réelle de ces posts mots-clics – quand ils sont téléchargés et ouverts sur votre ordinateur – est de 30 cm X 30 cm, ils deviennent alors très lisibles, même de loin…

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  4. Barbara

    Un bref témoignage ici. Il y a quelques mois, j’ai échangé avec M. Perronet par email. J’etais dans une grande détresse due a des soucis familiaux et une histoire familiale « toxique’. Il y a quelques jours j’ai relu nos échanges et j’ai « halluciné » de relire mes réponses et de la violence que j’exprimais alors. Violence verbale bien entendu car par email. J’avais alors l’impression de ne pas être comprise, d’être jugée (mais si!), ou de recevoir des injonctions des qu’un impératif ou une forme de langage sans beaucoup d’enrobage m’était adressée. J’etais alors comme une écorchée vive qui hurlait au secours à ‘lintérieur « en vain’ (bien sur que non, mais cela, c’est mon vécu d’enfant). Pouvez vous imaginer ce dont une personne écorchée vive a besoin? d’infiniment de douceur. Je l’ai trouvée, ailleurs, aupres d’une psy en présenciel, de mon chat et d’autres personnes… et de mo-même (ca c’est le plus difficile), car les emails etaient des catalyseurs. Tout cela pour dire que je crois que face à la violence, ce n’est pas d’intellectualisme dont j’avais besoin, mais avant tout de tendresse, d’apaisement, de mots doux, d’être rassurée (ma rage me faisait très peur et très honte). On pourrait croire que les échanges avec Renaud ont échoué à cette époque et pourtant je ne pense pas, car au fond ils me faisaient réfléchir, parfois je ré-ouvrais un mail et je relisais, en arrivant, au fil du temps, à prendre du recul et en pouvant mieux recevoir ces /ses mots. Accepter ses émotions pour ce qu’elles sont et soi-même pour ce par quoi nous passons c’est difficile quand cela touche à l’idéal du soi/la dignité/l’estime de soi. Mais quand on y arrive effectivement on peut alors redonner la priorité à ce qui fait du bien… Merci donc pour ces échanges et tous les textes sur ce site qui aident tant à retrouver des repères. Et bon courage (et patience) aux aidants de personnes agressives.

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