à propos des parents aux comportements toxiques

Faut-il rester soumis à ceux qui ne nous respectent pas ?

Quel avantage y a-t-il à être attentif à la toxicité de ses parents ?

« Plus le niveau spirituel de l’éducateur est pauvre, plus sa morale est incolore, plus grand sera le nombre des injonctions et interdictions qu’il imposera aux enfants, non pas par souci de leur bien, mais pour sa propre tranquillité et son propre confort. »

Janus Korczak(1)

« C’est notre propre exemple qui apprend à l’enfant à mépriser tout ce qui est faible. »

Janus Korczak

Récemment je conversais avec une personne qui me disait que l’appellation « parents toxiques » qu’elle rencontrait ici et là sur internet lui semblait exagérée, que bien sûr ses parents n’étaient pas parfaits et qu’elle avait été malmenée par eux (comme nous tous, disait-elle), mais que cela ne l’empêchait pas de vivre « normalement. » Elle ajoutait que l’égoïsme faisait des ravages aujourd’hui et que puisque tous les parents avaient eu, eux aussi, leurs problèmes avec leurs propres parents, il était normal de les respecter et de les aimer en leur montrant présence et affection.

Elle estimait aussi que c’était le plus souvent « de bonne foi » qu’un parent obligeait son enfant à agir, qu’il le punissait « pour son bien », et que le simple fait que nos parents nous aient donné la vie et qu’ils aient eu leurs lots de peines et de soucis, justifiait à lui seul notre devoir de reconnaissance et de respect à leur égard.

Alors, devons-nous obligatoirement aimer et respecter nos parents ?

Est-ce que le fait de faire « ce que l’on peut, comme on le peut » mérite le respect ? La volonté de bien faire aboutit-elle obligatoirement à « faire le bien » ?

Avoir peur de convenir que les « parents toxiques » existent, c’est croire qu’il est interdit de « toucher » aux parents sous le prétexte qu’ils sont des parents. Or il existe des parents respectueux de la personnalité et des besoins réels de leurs enfants mais aussi des parents aux comportements déviants, donc nuisibles, dans un monde qui a bien du mal à les repérer.

C’est donc par respect pour tous les parents respectueux de leurs enfants que nous allons tenter de comprendre ce que c’est que la toxicité d’un parent.

Qu’est-ce qu’un parent toxique ?

Bien sûr, on pense immédiatement aux parents alcooliques, coupables de sévices physiques ou d’abus sexuels sur leurs enfants. Ce sont là des comportements extrêmes qui ne doivent pas masquer la toxicité de parents plus « ordinaires » qui sont dominateurs, critiques, méprisants et/ou manipulateurs, et font ainsi preuve d’une toxicité insidieuse qui leur semble naturelle, persuadés qu’ils sont de la légitimité de leur comportement envers leurs enfants.

Les parents inconscients de leurs actes n’ont que rarement l’impression d’être véritablement nuisibles à leurs enfants. Ils sont certains de les aimer suffisamment et ils ne pensent pas pouvoir les maltraiter alors qu’ils sont en train de les humilier par exemple. Sous les apparences de l’éducation, les propos tenus aux enfants sont trop souvent des violences ordinaires qui conduisent à l’opposé de l’intention supposée de l’éducateur.

Par exemple une mère qui passe son temps à répéter à sa petite fille qu’elle va tomber dès qu’elle bouge est un parent toxique inconscient, en ce sens que son angoisse bride l’énergie de vie de son enfant.

En fait, ces parents inconscients s’emploient à infantiliser et à détruire leurs enfants avec des gestes et des paroles négatives, des décisions dévalorisantes parce qu’elles favorisent la dépendance et la perte de confiance en soi-même. C’est ainsi qu’ils provoquent, chez l’enfant sans défense, des dommages émotionnels qui s’insinuent peu à peu dans son être.

Cette façon inconsciemment perverse d’agir, trouve sa principale efficacité dans la répétition, qui structure peu à peu la personnalité de l’enfant, le fait souffrir en le persuadant que sa nature originelle est inadaptée et instille chez lui les poisons de la mauvaise conscience, de la peur et de la culpabilité.

Une toxicité ordinaire : le déni du vécu de l’enfant.

Un enfant tombe en courant dans la rue, il se fait mal, j’oserais dire il se fait « naturellement mal » ; son parent, le plus souvent culpabilisé dans son rôle, lui dira peut-être que ce n’est rien et qu’il n’a pas mal. Il veut le convaincre que la douleur qu’il ressent est moins importante que son désir qu’il aille bien. L’enfant, divisé intérieurement entre son ressenti douloureux et son désir d’être à la hauteur de ce qu’il sent important pour son parent, minimisera sa sensation de douleur en la ravalant, apprenant par là même que dans le choix entre ce qu’il sent par lui-même et ce que son parent lui dit qu’il doit ressentir, il a toujours intérêt à se conformer à la perception de l’adulte s’il veut être aimé, (et un enfant a besoin de se sentir aimé).

Plus tard, devenu adulte, ayant été pour ainsi dire formé à la confusion entre ce qu’il sent de lui-même et ce que sentent les autres de lui, il se méfiera de son propre ressenti et n’osera pas, par exemple, s’engager dans une relation amoureuse parce qu’il n’a jamais eu le droit, dans son enfance, de vivre ses propres émotions et en a très peur. Un homme de 40 ans peut ainsi refouler son désir homosexuel pour ne pas faire de la peine à sa mère. Cet homme croit aimer sa mère alors qu’il est soumis aux peurs de cette femme. Et c’est clair que du côté du parent, on ne peut pas parler d’amour quand on se permet de critiquer les choix de vie de son enfant devenu adulte.

Pourtant quel parent n’est pas un jour ou l’autre tombé dans le piège du « J’ai fait ça pour son bien » qui lui a permis de légitimer son action maladroite, pour ne pas dire maltraitante ?

Certains s’y enferment en n’en démordant pas ; ce faisant, ils deviennent des parents toxiques parce qu’ils ne voient les besoins de leurs enfants qu’à travers leurs besoins à eux, c’est ce que l’on appelle parfois une attitude « incestuelle », parce qu’elle fait obstacle à la séparation en empêchant l’enfant de se développer par lui-même donc d’accéder à son autonomie réelle.

Le parent respectueux de son enfant se remet en question et découvre (parfois même douloureusement) que, puisque son enfant n’est pas lui, il ne lui appartient pas. Il convient alors qu’il ne peut pas toujours savoir « ce qui est bon pour lui ». Il découvre en fait que, dans la plupart des cas, aimer son enfant c’est le laisser faire ce qu’il croit bon pour lui, quand bien même le parent est persuadé – à un moment donné – du contraire.

Wayne Dyer(2) disait : « L’amour est la capacité et la volonté de laisser ceux pour qui on a de l’affection être ce qu’ils choisissent d’être sans exiger que leur comportement vous donne satisfaction. »

Pour permettre à une personne de grandir, il faut la laisser commettre ses propres erreurs, donc la laisser tirer par elle-même les leçons de ses propres expériences.

La fille d’une amie est particulièrement désordonnée. Elle pose les objets n’importe où et passe son temps à les chercher. Le jour où le fait de ne pas retrouver sa carte d’étudiant à temps l’a empêché de passer un examen, elle a eu un choc suffisant pour se donner les moyens de changer. Lui avoir dit et répété que l’ordre est important n’avait servi à rien pendant des années.

C’est la preuve que l’expérience de l’autre n’a jamais été utile à personne. Pour apprendre à se relever, il faut être tombé, et plus un enfant grandit, plus il est à même de s’enrichir à travers ses expériences.

C’est notre peur (égoïste) de parent, qui nous contraint de croire que d’agir « pour le bien de notre enfant » s’appelle l’aimer. Ainsi empêcher un enfant de commettre certaines erreurs c’est lui voler l’outil de sa propre croissance, et c’est ce que les parents « toxiques » ne peuvent ni ne veulent pas voir.

Face à l’erreur de son enfant, le parent toxique râle, crie et lui assène qu’il n’aurait pas dû la commettre sous le prétexte qu’il l’avait prédite à plusieurs reprises ; le parent aimant – lui – comprend, soutient et accompagne alors même qu’il avait envisagé la possible erreur de son enfant, parce qu’il sait qu’il n’y a pas un domaine de l’existence où l’apprentissage ne passe pas par l’erreur.

Bien sûr, si votre enfant de 5 ans se penche par la fenêtre du 3ème étage, vous n’allez pas attendre qu’il tombe pour intervenir rapidement et sans lui demander son avis ; mais s’il a 17 ans et qu’il vit une liaison amoureuse avec une personne qui vous déplaît, le respecter – donc l’aimer – c’est avoir le tact et la douceur de « faire avec » la liaison qui est la sienne.

Les parents toxiques sont donc ceux qui, parce qu’ils sont persuadés du bien fondé de leurs jugements sur les autres, les imposent. Ils font à leur enfant un chantage à l’amour qui se traduit par cette fausse loi inconsciente : « J’ai nécessairement tort quand je ne pense pas ou n’agis pas conformément à la volonté de mon parent qui m’aime. »

Or qu’est-ce qui fait qu’un enfant se sent aimé ?

Un enfant « se sent aimé » par ses parents non pas parce que ceux-ci le lui disent, mais parce qu’il n’a pas besoin d’avoir peur de leurs réactions. Il se sent donc accepté tel qu’il est.

Pour que cette sécurité soit rendue possible à l’enfant, il faut que son parent soit lui-même autonome, c’est-à-dire capable de comprendre et de sentir que les émotions que le comportement de son enfant fait naître en lui (peurs, inquiétudes, angoisses), trouvent leur origine dans sa propre histoire. Ce dont les parents toxiques ne sont pas capables.

Un enfant dont les parents auront développé une réelle autonomie par rapport à leurs émotions, deviendra à son tour capable de développer une réelle autonomie : il pourra avoir ses propres convictions, ses propres sentiments, il sera capable d’être « vrai avec lui-même », il se définira par lui-même en faisant ses choix de vie propres, en accord ou non avec ses parents.

A l’inverse, un parent toxique « crée » le plus souvent des enfants conciliants et soumis qui ignorent leurs propres besoins parce qu’ils les pensent égoïstes. Mais parfois aussi les enfants de parents toxiques réagissent à la maltraitance en se rebellant pour survivre, ils sont alors injustement traités de « méchants » par leurs géniteurs. La peur de l’enfant, issue de la toxicité du parent, l’aliène, l’isole et le referme en créant en retour l’irrespect et la haine qui renforcent la toxicité du parent, dans un tragique cercle vicieux.

Quels que soient leurs comportements, tous ces ex enfants de parents toxiques, une fois devenus adultes valident et minimisent le plus souvent les attitudes maltraitantes de leurs géniteurs par des formules comme : « J’ai reçu quelques baffes mais je les méritais bien, ça m’a forgé le caractère, j’étais un enfant difficile. »

Ce serait trop terrible pour eux d’admettre qu’ils ont été mal aimés étant enfants, de renoncer à l’illusion de l’amour.

C’est au contact de son parent qu’un enfant développe (ou ne développe pas) sa confiance en lui-même et pour que l’enfant développe cette confiance, il faut que son parent le respecte. On pourrait ainsi dire qu’un parent qui respecte son enfant sera nécessairement respecté par lui car l’amour inspire et permet l’amour en retour.

Un enfant respecte naturellement son parent quand il a confiance en lui et c’est cette confiance en lui qui lui permet – par exemple – de ne pas avoir besoin de lui mentir ou de dissimuler (des mauvaises notes à l’école, par exemple.)

Pour un parent, convenir qu’il a pu avoir des attitudes toxiques envers son enfant est une grande opportunité pour lui permettre de réparer certains de ses manquements lorsque cet enfant entre en adolescence.

C’est dans ce contexte qu’un de mes amis me disait : « Parler à un adolescent, ce n’est pas lui dire : « Maintenant je suis là pour t’aider », mais lui dire la phrase complète : « Je sais qu’à des moments, je n’ai pas été là quand tu m’attendais mais maintenant je suis là. » parce que cela seul est générateur de confiance et d’amour. Et le moment de l’adolescence de son enfant pour un parent est un moment propice. En s’y prenant bien, en écoutant beaucoup sans juger, il peut soigner des blessures anciennes.

En réponse à ceux qui pensent que la maltraitance « n’a jamais fait de mal à personne ».

Sous-entendre que « le fait d’avoir été malmené ne nous empêche pas vraiment de vivre normalement », revient à dire aux victimes qu’elles n’ont qu’à se taire et souffrir en silence.  Ne pas croire les victimes, c’est donner de la légitimité aux bourreaux. De même, ne pas oser s’ouvrir à la victime que l’on a été, c’est emprisonner sa colère à l’intérieur de soi-même et prendre le risque de devenir un prédateur pour les autres.

Qu’est-ce que vivre « normalement » ?

Est-ce vivre « normalement » que de craindre – comme tant de gens – le conflit, parce qu’il a toujours été résolu pour nous à travers un rapport de force en notre défaveur ?

Est-ce vivre « normalement » que de croire que le meilleur moyen de persuader un enfant de ne pas recommencer une bêtise c’est de l’en rendre honteux et de le culpabiliser parce que nous en avons nous-mêmes été rendus honteux et culpabilisés ? Ou de lui donner des baffes parce que nous-mêmes en avons reçu dans des contextes similaires ?

N’est-il pas toujours légitime pour une personne qui souffre d’exprimer, de crier même parfois sa souffrance ? Devons-nous expliquer aux victimes qu’elles doivent se taire parce que leur souffrance remet en cause une sacro sainte croyance qui dit que le parent a toujours raison ? Devons-nous penser que les femmes qui, au siècle dernier, ont osé remettre en cause l’autorité de leur époux auraient mieux fait de se taire ? Et si non, pourquoi ce qui a pu nous sembler légitime pour une épouse ne le deviendrait-il pas pour un enfant ou un ex enfant devenu adulte ?

Autant de questions qui – si nous osons nous les poser – nous aideront à convenir que personne, jamais, ne mérite la violence ni la maltraitance, qu’elles soient physiques ou psychologiques.

Ce sont les personnes qui ont été maltraitées qui sont réduites à penser que les claques et les humiliations n’ont jamais fait de mal à personne (pour surtout ne pas s’avouer que leurs parents étaient toxiques.)

Nous vivons une époque dans laquelle nous osons enfin remettre en cause certains tabous qui nous contraignaient jadis à la complicité et à la « loi du silence. »

La condition de la possible remise en cause de nos propres comportements erronés (soi-disant aimants), passe par la constatation de nos erreurs et de nos maladresses et cette constatation passe également par la remise en cause de la possible toxicité des comportements de nos parents, car il est toujours légitime de reconnaître la toxicité d’un acte, fût-il celui de nos géniteurs.

Si nous observons notre enfant de manière neutre, comment ne pas remarquer qu’il est déjà bien ennuyé d’avoir cassé la bouteille de lait sur le carrelage de la cuisine. Comment ne pas remarquer que de lui dire : « Eh bien bravo, tu peux être content, quel maladroit tu fais ! » c’est lui infliger la cruelle injustice d’une double peine.

Il est important pour le parent de découvrir que son attitude culpabilisatrice et moqueuse (comment l’enfant pourrait-il « être content » de sa maladresse ?), n’est que la rançon présente de la manière dont à l’époque où il était lui-même enfant, il s’était senti humilié par ses propres parents et avait été obligé de considérer cela comme une marque d’attention à son égard (ce qui vaut mieux pour un enfant que de ne pas se sentir exister aux yeux de son parent.)

Pour que tous les membres d’une famille apprennent peu à peu à vivre ensemble dans le respect et l’amour, il leur faut ne plus avoir le besoin de se manipuler les uns les autres sous le prétexte qu’il est douloureux de reconnaître ses maladresses. Et ce travail est à initier par le parent qui montre l’exemple et qui dira par exemple à son enfant : « Viens, on va nettoyer ensemble, et je vais te montrer comment tenir cette grosse bouteille… » reconnaissant par là que la bouteille est difficile à prendre pour lui.

N’est-il pas légitime de ne pas nous laisser manipuler par le comportement égocentrique et totalitaire de notre vieille mère qui nous en veut parce que nous lui disons devoir partir, à l’issue d’une visite que nous lui avons faite, au sortir de notre travail, entre les courses et le dîner à préparer à la maison pour notre propre famille ? N’est-il pas légitime de ne pas tenir compte de ses plaintes quand elle nous les présente sous la forme d’un insupportable chantage ?

Pourquoi la parentalité comme la vieillesse devraient-elles donner des droits spécifiques ? Ne devons-nous pas tout bonnement réfléchir et apprendre à nous situer, c’est-à-dire à trouver la réponse juste face à la nocive inconscience de l’autre ? Et pour trouver la réponse juste à la toxicité, ne faut-il pas d’abord apprendre à la reconnaître comme telle ?

Dans le cas de la vieille mère « abusive », ce peut être d’y aller une fois par semaine, pas plus, de mettre en place un réseau d’aide et d’être très ferme sur ses limites.

En conclusion :

Pour pouvoir devenir peu à peu de plus en plus responsables de nous-mêmes, donc pour oser regarder nos propres imperfections en face, il nous faut commencer par balayer devant notre porte, ce qui revient à dire renoncer (au moins en partie) à notre propre tranquillité et à notre propre confort, (c’est-à-dire reconnaître nos comportements toxiques.)

Il est vrai que l’égoïsme fait des ravages aujourd’hui, mais nous ne parlons pas tous du même égoïsme. S’ouvrir à l’altérité, c’est commencer par arrêter de cautionner une culture judéo chrétienne dévoyée qui veut nous faire croire qu’il est égoïste de vouloir penser à soi comme de se préserver soi-même. L’égoïsme c’est de vouloir que l’autre se comporte comme soi. L’égoïsme, c’est l’intolérance de celui qui ne peut pas voir plus loin que le bout de son besoin à lui.

Convenir de son égoïsme est a priori impossible pour le prédateur, et c’est pour cela que nous devons apprendre à reconnaître, pour éviter de continuer à les subir, les comportements toxiques et pervers des autres, et en particulier ceux de nos parents (s’ils les ont eus ou les ont toujours).

Notes  (source Wikipédia) :

(1) Janus Korczak : Médecin-pédiatre et écrivain polonais. Avant la Seconde Guerre mondiale, il est une des figures de la pédagogie de l’enfance les plus réputées. Il laisse son nom à la postérité pour avoir choisi délibérément d’être déporté vers Treblinka avec les enfants juifs du ghetto de Varsovie dont il s’occupait dans un orphelinat.

(2) Wayne Dyer : Psychologue, conférencier et auteur de renommée internationale dans le domaine du développement personnel.

PS : Au moment où je mets cet article en ligne, je lis le livre de le Docteur Muriel Salmona “Le livre noir des violences sexuelles”, qui vient de paraître aux éditions Dunod et dont je ne saurai trop vous recommander la lecture.

Il y figure un passage qui éclaire la culture de beaucoup de personnes réticentes à convenir de la toxicité possible du parent. Le voici :

“De fait, l’enfant est encore trop souvent considéré comme la propriété de ses parents, auquel il doit respect et obéissance quoi qu’il arrive. Rappelons que jusqu’à la date récente du 5 mars 2002, l’article 371-1 du code civil sur l’autorité parentale, inspiré du cinquième des dix commandements bibliques, commençait en stipulant : « L’enfant, à tout âge, doit honneur et respect à ses parents. » Modifié, il commence maintenant par : « L’autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l’intérêt de l’enfant, » l’article 371-1 précisant que cette autorité parentale « appartient aux père et mère jusqu’à la majorité ou l’émancipation de l’enfant pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, Pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne. Les parents associent l’enfant aux décisions qui le concernent, selon son âge et son degré de maturité. »

© 2013 Renaud PERRONNET Tous droits réservés.

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Après avoir lu cet article, je vous conseille vivement de faire le test :

Pour sentir de très près la toxicité des parents à l’œuvre, vous pouvez vous procurer les films éloquents :

Vous pouvez également télécharger les fiches pratiques inédites :

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958 Commentaires
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lola
9 novembre 2014 03:55

bonjour, comme toutes vos lectrices et lecteurs, je me reconnais dans votre article, et vous remercie de sa publication. cela fait un moment que ma perception de la place que j’occupais dans la famille me dérangeais, ainsi que l’incompréhension de mes parents à mes problèmes, sans parler de toutes les humiliations subies pendant mon enfance. veuve à 38 ans mes parents ont refusé de me venir en aide quand je les ai averti du futur décé de mon mari, par contre arrivée le jour des obsèques ma mère à pris du plaisir à se retrouver dans la position des personnes… Lire la suite »

Gérard
Gérard
3 novembre 2014 15:35

Bonjour, Cet article m’a fait du bien à lire… il me réconforte car il m’est difficile d’en vouloir en mes parents… Je culpabilise tellement… Je me dis que c’est peut-être moi qui suis trop fragile ou trop idéaliste… Mais à force, avec le temps, je me suis finalement écouter, j’ai réussi à croire que j’avais raison… Même si je doute encore parfois… Aujourd’hui, j’ai 33 ans et je viens enfin de me dire à mes parents. Je viens enfin de leur raconter comment j’ai vécu « chez eux »… J’y reviendrai… Selon moi, mon père est un vrai toxique… Je… Lire la suite »

Gérard
Gérard
Répondre à  Renaud Perronnet
6 novembre 2014 14:04

Il m’est difficile d’accepter les parents que j’ai eus… d’accepter qu’ils manquent d'”ouverture de coeur” comme vous dites et toutes les limites qui m’ont fait mal…
Une autre difficulté est de se raconter mais de constater qu’on n’est pas compris… qu’on nous renvoie l’image de qqun qui exagère ou qui est déprimé et que c’est pour ça qu’on s’en prend aux autres…
Le doute s’installe alors en soi… Alors que leurs comportements sont déjà pour moi la cause principale de mon manque de confiance…

Mario
Mario
Répondre à  Gérard
8 février 2015 22:41

Bonjour Gérard. J’ai été touché par votre commentaire. J’ai 52 ans et deux enfants de 28 et 30 ans. En décrivant votre père vous m’avez presque décrit, car je lui ressemble en plusieurs points et je ne serais pas surpris qu’un de mes deux enfants parle de moi dans les mêmes termes. Personnellement, j’ai eu mes enfants très jeune, à 21 et 23 ans. J’aime énormément mes enfants, mais malgré cela je ne leur ai pas donné le meilleur père. Je vois mes erreurs aujourd’hui. Si on pouvait retourner en arrière je ferais certaines choses autrement. J’espère qu’aucun d’eux ne… Lire la suite »

Mario
Mario
Répondre à  Renaud Perronnet
9 février 2015 00:01

Merci pour votre commentaire M. Perronnet. Je pense que vous avez raison mais mon cas est loin d’être si désespéré. J’ai fait des excuses à mes enfants à ma manière, et ils savent que c’était sincère. Dans mon cas on peut parler d’intransigence, de sévérité et même de chantage affectif. Mais je pense comme la personne du début de votre article. Je trouve le terme “parent toxique” exagéré. L’auteure Terri Apter a utiliser le terme “difficult mothers” et non “toxic mothers”. J’ai moi-même vécu des problèmes similaires comme enfant, mon père ayant été un homme narcissique, égocentrique, contrôlant et paranoïaque.… Lire la suite »

LAPSEV
LAPSEV
29 octobre 2014 11:33

Bonjour, je viens de lire votre article et j’ai peur pour mes enfants. J’ai des problèmes de santé en raison d’erreur de jeunesse et quand j’ai une crise de douleurs violentes, je suis fort méchante avec mes enfants, je crie, je m’énerve, je ne supporte rien, Je ne lèverai jamais la main sur eux, je reconnais que quand ils tombent ou se font mal, on dédramatise du style :”c’est rien, ça va passer”…de peur qu’ils ne se plaignent sans arrêt plus tard. J’ai peur pour l’avenir de mes enfants, j’ai peur que mon attitude les handicape pour leur vie d’adulte,… Lire la suite »

Khadija
Khadija
28 octobre 2014 18:26

Bonsoir Un grand merci pour l article.Je m’y suis reconnu, hélas!!!! Pour ma part, ma fille de 12ans m’inquiete beaucoup ce qui nuit énormément à notre relation: Elle manque de motivation dans toute chose. Elle délaisse ses études, elle n aime pas apprendre ses leçons ni revoir ses cours avant d entamer ses exercices ceci sachant qu à l école c est rare qu elle fasse attention à l explication du prof. Son écriture ainsi que la représentation de la feuille laisse à désirer. Sa chambre est souvent dans un état lamentable. Son alimentetion est insuffisante….. Etant donné que moi… Lire la suite »

Marilys
Marilys
25 septembre 2014 03:37

Merci pour votre article éclairant. J’ai longtemps culpabilisé pour le mal être que je ressentais en moi, car la toxicité de mes parents est incidieuse et qu’elle est très difficile à exprimer et à prouver (peur de ne pas être crue ni prise au sérieux). J’ai 35 ans et j’ai décidé de rompre avec mes parents et la famille de ma mère : je suis la méchante fille qui fait souffrir ses parents. J’ai le sentiment que mes parents m’en veulent d’être celle que je suis, de faire des choix qu’ils ne se sont pas permis de faire : j’ai… Lire la suite »

Remi
Remi
Répondre à  Marilys
25 septembre 2014 23:46

Vous avez fait le bon choix. Pour vous reconstruire et vous sentir bien dans votre peau,il convient de mettre de la distance entre vous et vos persecuteurs. Moi,c est ce que j ai fait et ca a marche. Je vous soutiens dans votre decision et en plus en lisant votre histoire,je comprends votre souffrance et je peux vous dire que oui vos parents sont toxiques… Quand j ai lu que votre mere s est permise de contacter votre psychiatre,j ai trouve ca lamentable et j ai hallucine Je vous fais une bise pour vous donner du courage ce que vous… Lire la suite »

Siham
Siham
Répondre à  Remi
10 décembre 2014 15:14

N’importe quoi c’est pas aussi grave La t’exagère quand même !!! Bien sur que la mal traitance psychologique est dégeulasse mais de la dire que c’est autant pire que la mal traitance physique tel que les coups et abus Nn Nn je ne suis pas d’accord mais alors vraiment pas d’accord avec toi.Ilest bien plus grave la mal traitance physique oui oui car ces pauvres enfants risque leur vie avec de tel bourreau risque de mourir sous les coups!!!! Regarde la pauvre petite marina sabatié Le pauvre petit garçon Peter coneli La petite brianna Lopez et j’en passe Ils sont… Lire la suite »

Louissa
Louissa
Répondre à  Siham
14 décembre 2014 21:17

Il y a des personnes (enfants, ados, adultes) qui en viennent à mettre fin à leurs jours car ces personnes toxiques les ont poussé au delà de leurs limites psychologiques. Ainsi, personne ne peut se permettre de juger ce qui est pire ou non, personne ne peut mesurer, ni classer mais on peut les comparer pour dire que les maltraitances psychologiques sont aussi graves que les maltraitances physiques. Réduire l’impact des maltraitances psychologiques peut en mener plus d’un droit dans le mur alors ce n’est pas nécessaire de dire ce genre de chose là même où enfin on admet la… Lire la suite »

Maho
Maho
13 septembre 2014 15:31

Je suis tombée par hasard sur votre site. Je me souvenais à quel point jai été une ado difficile, ma mère n’arrêtais pas de dire “Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter une enfant pareille!” Je me braquais pour un oui pour un non, complètement ingérable. Et maintenant que mon fils est presque un ado, je voulais savoir pourquoi j’ai été si idiote à cette époque pour pouvoir mieux l’accompagner, lui. Je ne savais même pas que des parents pouvaient être toxiques! Je croyais qu’ils faisaient tout pour le bien de leurs progéniture, qu’ils peuvent bien faire quelques erreurs de temps… Lire la suite »

remi
remi
24 août 2014 00:11

Je vous felicite pour votre article. Ce qui est terrible dans la maltraitance,c est que lorsque l on est enfant,on pense que c est normal. Je me suis maltraite psychologiquement de 6 a 20 ans, je pensais que c etait ma faute et que je valais rien. Je comprenais rien, c etait pas moi le probleme mais eux….. Honnetement,je suis en colere et assez degoute. J aurais tellement aime que quelqu un me defende,car lorsqu on est enfant on en est pas capable. Je suis assez degoute car je sais pertinnement aujourd hui que j ai souffert a cause de… Lire la suite »

agathe
agathe
15 juillet 2014 02:00

J’ai une relation très insatisfaisante avec un père qui n’écoute pas… est totalement centré sur sa vie.. ses anecdotes de quand il etait jeune… sur tout le monde de la famille bref excepté sur moi. Étant fille unique jai la pression d’être la seule dans sa vie, lui n’ayant pas de conjointe, pas damis, ne parlant plus a personne de sa famille presque. Problemes de sante mentales pour lui (maniaco dépression) en addition..bref jen viens a le détester. Pour donner un exemple quand je lui ai téléphoné pour lui parler de mon échographie de mon bébé, il n’a pas reagit… Lire la suite »

Amaryllis
Amaryllis
11 juillet 2014 22:16

Merci beaucoup pour cet article qui m’a éclairé sur pas mal de points, et merci également aux témoignages présents dans les commentaires. Quelque part c’est assez rassurant d’apprendre que les horreurs que nous vivons ne sont pas “normales”, bien qu’on veuille nous en faire croire le contraire. À force de vivre dans la confusion et l’absurde, je n’ai eu de cesse de chercher une raison à tout et n’importe quoi. Pour ma part j’ai 17 ans, et je suis encore dans ce cercle vicieux de manipulation et de négligence, mais j’espère pouvoir m’en sortir bientôt. Malheureusement cela risque d’être assez… Lire la suite »

chris
chris
9 juillet 2014 21:32

Oui, apparemment elle ne se rend pas compte elle-même à quel point ses parents lui manquent de respect. Tant qu’elle n’est pas motivée elle même pour changer sa propre vie, vous ne pouvez pas l’aider. Je vous souhaite d’arriver à faire votre deuil et de rencontrer quelqu’un de plus autonome capable de prendre ses décisions seule.
Bon courage, amicalement,

Jim
Jim
9 juillet 2014 20:37

Oui , vous avais raison , mes la moi je n’est plus de vie ma vie et foutu , je l’aimer comme j’ai jamais aimer personne , a l’heure ou je vous parle je bois pour oublie que je vie , j’ai c’est idée noir que l’on a quand on est malheureux pis a quoi bon résister ça donnera peut être une leçon de vie , je sais pas mes la j’ai juste envie d’une chose c’est mourir ! j’en peu plus de c’est condition je suis fou amoureux , on m’enleve de ce qu’il a de plus chère au… Lire la suite »

chris
chris
Répondre à  Jim
12 juillet 2014 06:40

Ne vous détruisez pas ! Le problème c’est que votre amie ne s’aime pas assez pour se défendre; montrez lui l’exemple en vous aimant vous-même suffisamment. Je sais que c’est très dur, je suis passée par là aussi.
Mais la vie est un fleuve, et le temps finit par transformer les choses. Et puis , si vous vous en sortez, sait-on jamais; peut-être reviendra-t-elle un jour , même si c’est dans plusieurs années. Montrez lui l’exemple !

Jim
Jim
9 juillet 2014 15:23

Bonjour , c’est encore moi , malheureusement :/ Voila son père a réussi a la faire craquer , elle ma quitter ;( , il lui a fait des menace , il lui a dit que ça vie n’étais pas avec moi , mes qu’il lui fallait quelqu’un qui a les même passion qu’elle , qu’elle perd son temps avec moi , qu’elle devrais profité de ça vie , car être en couple avec moi c’est perdre son temps car on et a 300km de distance :/ , il lui a dit que ça vie étais en Normandie , qu’elle pouvais… Lire la suite »

Jim
Jim
6 juillet 2014 14:36

Merci pour votre réponse encore une fois je viens de lire le premier lien sur “oser la colère” ça ma appris beaucoup de chose , que je referme en mois aussi. Vous dite que je doit lui faire sentir que son respect est légitime , oui j’ai déjà essayer de lui parler de tus cela, en lui disant par exemple qu’il faut qu’elle face ce qu’il a de mieux pour elle , qu’elle doit s’épanouir dans ce qu’elle veut qu’elle doit avoir des opinions d’elle même et non pas les opinions des autres , je lui est expliquer qu’elle étais… Lire la suite »

Jim
Jim
4 juillet 2014 21:48

Bonjour, J’ai lu votre article que je trouve intérréssant Moi je suis en couple avec une femme de 20 ans qui vie toujours chez c’est parents , je lui expliquer la dernière fois qu’elle avais des parents toxique , mes le problème c’est qu’elle ma pas crue :/ Je vous explique : ça fait 2 ans qu’on est en couple elle et atteint d’une maladie qui l’empèche de trouver un emploie car il lui faudrais trop souvent faire des pause , c’est parents essayer de la forcer a prendre n’importe qu’elle travaille ce qu’elle voulais pas bien sur , Puis… Lire la suite »

Jim
Jim
Répondre à  Renaud Perronnet
6 juillet 2014 13:20

Merci de votre réponse ça me fait du bien de voir que je ne suis seul a penser ainsi , Car je souffre de ce parent toxique qui n’est pas le mien , comme j’ai dit précédemment je ne vois plus ma femme a cause de ce père toxique , il lui prive de son amour pour moi et il me prive de l’amour que je ressent pour elle , il et toxique a notre relation , et je ne peut rien y faire , car elle bien sur a subis toute son enfance la toxicité de son père sans… Lire la suite »

Romain
Romain
15 juin 2014 17:17

Bonjour, J’ai lu l’article ainsi que quelques commentaires (il y en a beaucoup). J’ai moi aussi eu des parents, et une famille que je qualifierai hyper toxique. Cela fait 6 mois que j’ai quitté un super travail à Paris pour retourner vivre chez mes parents. Les circonstances de mon départ? Rage folle, dépression, je ne supportais plus rien à Paris, ma mère qui me disait “ben revient”. Je pense que mon ancien patron est le déclencheur de tout cela (merci Olivier!!!). Il a souvent pris son fils avec lui aux bureaux, et subtilement, il a fait jaillir la vérité au… Lire la suite »

vali
vali
1 mai 2014 00:38

Merci pour cet article et ces commentaries dans lesquels je retrouve tant de choses vecues. Comme vous tous ici mes parents etaient toxiques, de meme que leurs propres parents. SI je dis etaient, c’est parce que mon pere (alcoolique) est aujourd’hui decede et j’ai rompu definitivement avec ma mere (perverse narcissique). Cela ne s’est pas fait sans mal,apres une reconstruction de plus de 5 ans avec un excellent therapeute grace auquel j’ai ou percevoir la pathologie de cette famille. Suivie de nombreuses lectures et reflexions personnelles qui m’ont encore permis d’avancer.aujourd’hui, moi qui Il y a encore quelques annees pensais… Lire la suite »

maia
maia
24 février 2014 07:21

Les pensées traumatiques sont régulières. A 45 ans, je baigne dans un fond d’angoisse concernant mes parents. A chaque fois que je dois les voir, ce qui est pourtant rare, j’ai peur, je n’ai aucun plaisir, c’est une corvée et le pire, c’est que chez eux, tout me fait mal, l’endroit, la même maison depuis plus de 40 ans et leur comportement. Ils sont devenus des personnes âgées et je me demande où est passé le monstre bipolaire de mon père ? Et cette mère soumise qui ne m’a pas protégée ? Elle croit qu’elle l’a fait, mais quel modèle… Lire la suite »

maia
maia
22 février 2014 17:43

Un grand merci à ce site et à M. Perronnet. Il y a quelques années, lors d’un entretien psychologique fait par une assistante sociale, on m’a posé la question très directe : “comment qualifierez-vous votre enfance ?” J’ai répondu après deux secondes : une enfance triste, et je me suis tue. C’est étonnant, comme j’ai réalisé à cet instant précis, combien je m’étais tue. Et pourtant, j’ai continué encore à me taire. Mr Perronnet a raison, il faut un travail thérapeutique, on ne s’en sort pas seul, je pense. J’ai osé répondre durement à ma mère et elle ne me… Lire la suite »

Michel
Michel
24 janvier 2014 17:40

Je vous remercie pour vos articles, la toxicité des parents est assez compliqué a formuler. Moi même j’ai des parents toxiques. Mon père est mauvais, je ne sais pas trop comment expliquer. Pendant quelques années un de mes oncles maternelles à été hébergé chez nous, je me souviens de sa chambre mais pas de lui. Selon ma mere après son départ il y a eu de fort conflit le concernant, et tres violent , qu’il est possible que j’ai effacé de ma memoire à cause de celà tout le concernant. (mon oncle n ayant pas dit à mon pere que… Lire la suite »

BENZO
BENZO
29 décembre 2013 14:42

Bonjour, Ayant une histoire de parents toxiques, j’ai déjà posté sur ce blog que je trouve très intéressant tant par les articles que par les échanges. En cette période de Fêtes, j’aimerais revenir sur le film Festen conseillé à l’Inconnue. J’avais été très touché par ce film un peu OVNI par son histoire et sa manière d’être tourné (le fameux « Dogme » rendant les films très réalistes style vidéo de famille). Même si mon histoire est très éloignée de celle de Christian dans le film (violé par son père dans son enfance comme sa sœur Linda), je me suis… Lire la suite »

L'inconnue
L'inconnue
20 décembre 2013 11:57

Bonjour, vos articles et témoignages ont un effet miroir stupéfiant. Je me reconnais tellement dans vos ressentis. Mon enfance a été traumatisante et pourtant en apparence, tout était normal. Mes frères et moi avons fait des études, avons une “situation” (une vraie ascension sociale qui permet à mes parents de garder la tête haute et de justifier nos visites si rares “ils travaillent tellement, ils ne peuvent pas venir nous voir trop souvent”) nous nous sommes mariés, avons eu des enfants. Mes frères sont malheureux. On n’en parle jamais entre nous, sauf avec une de mes belle-soeurs. On se voit… Lire la suite »

michel
michel
9 décembre 2013 12:47

bonjour,
je suis fille de parents toxiques (tous les deux alcooliques) je suis partie (jetée?) a mes 18 ans. aujourd’hui j’ai 40 ans et vit seule avec ma fille de 11 ans. En lisant votre article, une peur me saisie ! Suis-je condamnée de part mon vécu a reproduire ce genre de comportement ?

michel
michel
Répondre à  Renaud Perronnet
9 décembre 2013 13:35

merci pour vos questions,elles me donnent a reflechir 🙂 oui je suis a l’ecoute des emotions de ma fille, enfin,je crois, ne serait-ce pas a celle de la petite fille que j’etais ? Et si c le cas, cela me permettent-elles d’être plus attentive a ne pas blesser ma progéniture ?

Marie
Marie
7 décembre 2013 18:36

Bonjour, Je tiens vraiment à vous remercier pour cet article car c’est tout ce que j’ai vécu toute ma vie toute mon enfance et mon adolescence. Pas de violence physique mais toujours des mots rabaissants humiliants dévalorisant un discour tout le temps négatif, une fille ça ne réussi pas, pauvre fille, pas besoin d’un homme ça ne sers a rien pense a travailler il n’y a que ça d’important, et à mes moindres rébellions. Tu es une ingrate tu ne vois pas tout ce que tu as la chane que tu as, nous t’avons tout donné, tu n’est qu’une chieuse,… Lire la suite »

Carlota
Carlota
3 décembre 2013 12:50

Bonjour M. Perronnet, Vous m’aviez conseillée il y a quelques temps, et j’ai pas mal avancé. Mes parents ne me contactent plus, ou très peu. Je ne m’en porte que mieux. Cependant, je suis enceinte. Je ne souhaite pas me pourrir la grossesse en leur en parlant, c’est hors de question. Mais une fois le bébé né, je crois que la loi m’oblige à leur en parler… Non ? Je sais d’avance que ma belle-mère (la grand-mère paternelle du bébé) va insister pour que je le leur dise, voire elle le leur dira, vu comme elle peut être intrusive. D’ailleurs… Lire la suite »

Carlota
Carlota
Répondre à  Renaud Perronnet
3 décembre 2013 14:45

Merci pour votre réponse rapide, Bien sûr je comprends votre position. Ce qui me fait très très peur c’est que j’ai lu que la loi donne un droit d’hébergement aux grands-parents… HEBERGEMENT !!! Pas seulement un droit de visite ! Cela me retourne les tripes d’imaginer ma mère et mon frère, qui sont capables de me dire “tu n’imagines pas les efforts que les gens font pour te supporter”, s’occuper de notre enfant ! Comme avec moi ma mère lui mettra la tête sous l’eau pour le calmer quand il pleurera ? Et mon père le traitera de fou/folle bonne/bon… Lire la suite »

Carlota
Carlota
Répondre à  Renaud Perronnet
3 décembre 2013 16:27

Vous avez raison, il est possible que je ne sois pas encore très sûre de moi quant à ce que m’ont fait subir mes parents. J’ai tenté d’avancer un maximum en thérapie, mais l’objet de cette thérapie n’était pas de résoudre ce conflit, mais plutôt de surmonter un traumatisme qui n’a rien à voir avec eux. Du coup, je ressens encore une pointe de culpabilité, je me sens encore un peu “méchante”. Aucun de mes amis ne comprend que je puisse avoir besoin de couper les ponts, du coup je ne trouve pas le soutien nécessaire. Selon eux, on a… Lire la suite »

PYM
PYM
2 décembre 2013 22:43

Bonjour M. Perronnet, J’ai parcouru certains de vos articles et ça me parle énormément. J’ai été victime, et malheureusement je le suis toujours, d’une mère toxique. J’ai aujourd’hui 29 ans et j’essaye de sortir de tout ça pour avancer dans la vie. J’ai subit, et donc je subis encore, un inceste affectif sous plusieurs formes : – D’une part m’a mère me disait (à ma soeur et à moi) que j’étais sa raison de vivre, son médicament et parfois que sans moi elle ne serait plus de ce monde. – D’autre part j’étais son confident (moi seul, pas ma soeur)… Lire la suite »

PYM
PYM
Répondre à  Renaud Perronnet
3 décembre 2013 13:25

Bonjour, Merci pour votre réponse mais je crois qu’il y a mésentente. Mon père n’est pas le parent toxique, il s’agit de ma mère. Quand je vais voir mon père, ma mère est toujours là, j’ai bien des moments seuls avec lui mais la majorité du temps elle est là. J’ai conscience qu’il faut que je m’écoute et me préserve et que cela passe par un recadrage avec ma mère (et ma soeur) mais je ne veux pas que cela nuise à la relation que je peux avoir avec mon père. Mon envie et de passer du temps de qualité… Lire la suite »

PYM
PYM
Répondre à  Renaud Perronnet
3 décembre 2013 14:37

Je vous remercie.
Je vais réfléchir à tout ça, comme vous le dites si bien, il faut oser.
Prendre ce risque pour moi est peut-être comme sauter à l’élastique pour une personne aillant le vertige (j’exagère surement).
Est-ce le bon moment pour affirmer mon identité au sein de ma famille ? Je sens que c’est tellement proche et pourtant…

Je vous souhaite une bonne continuation et à bientôt peut-être sur le forum.

Elaurah
Elaurah
2 décembre 2013 16:03

Merci pour votre réponse . J’ai fait le test et …..je suis vraiment dépendante de mes parents !! De cela je n’en doutait pas mais je voudrai savoir comment m’en sortir , avoir ce courage pour avancer et m’épanouir vraiment . Je suis restée la petite fille de mes parents à 49 ans ! J’en ai honte parfois car j’interprète cela comme de la faiblesse Pourquoi rejette t il mes amis comme cela en me donnant la fausse excuse que mes amis ne sont pas venus me voir pendant deux ans !!! Ils sont parents , ont leur vie ,… Lire la suite »

Elaurah
Elaurah
2 décembre 2013 13:23

Bonjour, Je viens de découvrir votre site qui je pense pourra m’aider à dépasser mon problème. J’ai 49 ans, célibataire et fille unique. J’ai des parents qui ont toujours été là pour moi ce qui je pense est normal pour des parents aimant. Le souci c’est qu’ils sont de grands manipulateurs psychologiques afin que j’agisse comme eux le pensent et le décident. J’ai un couple d’amis, très proche (je suis la marraine de leurs deux adorables petits garçons), il faut savoir que mon amis avant de connaitre son mari est venu vivre à mon appartement après des violences conjugales avec… Lire la suite »

Benzo
Benzo
17 novembre 2013 21:16

J’avais déjà posté un message. Je me suis reconnu dans certains mots de Kenji. Dans mon cas, la violence verbale s’est aussi accompagnée de violence physique pendant l’enfance. Je ne sais pas dire quelle est la pire car les deux sont destructrices. Dans mon cas, des années de souffrance et des séquelles psychologiques voire physiques. A Noël dernier, les humiliations verbales permanentes de mon père furent la goutte d’eau. J’ai coupé les ponts avec mon père et de fait avec ma mère, sa complice de toujours, et ma sœur qui lui a toujours été loyale n’ayant pas subi de violences… Lire la suite »

lydie devis
lydie devis
13 novembre 2013 16:16

merci pour ce bel artcile! j’aurais tellement pu l’écrire il reflète tout ce que je vis depuis des années et qui est tellement difficile à expliquer aux autres qui pensent que les parents c’est tout et qu’il faut garder toujours un lien.. Il y a une notion qui moi mes parait essentielle aujourdhui :comment être reconnue comme victime? on ne peut se reconstruire que si on est reconnu comme victime. La maltraitance physique est reconnue mais non la matraitance psychologique. Evidement on peut se reconnaitre soi même et se reconstruire mais quel temps ça prend c’est un travail de longue… Lire la suite »

Emmanuelle
Emmanuelle
4 novembre 2013 12:24

Bonjour, Cet article m’a conforté dans l’identification (tardive malheureusement) de ce qui ronge ma vie depuis tant de temps. C’est au moment où je suis tombée enceinte au printemps que j’ai mis moi même les mots de “parents toxiques” sur la relation qui me lie à mes parents. Je ne connaissais pas ce “concept” mais j’ai vraiment identifié leur comportement comme toxique à mon égard. Aujourd’hui je travaille sur moi pour accueillir mon enfant comme je l’entend, dans l’amour et le respect, et pour cela j’ai coupé les ponts avec mes parents, qui avant même la naissance de ce petit… Lire la suite »

D
D
4 novembre 2013 05:05

Merci pour cet article. Vous avez mis des mots à ce que je ressentais au sein de ma famille, mais avait mal à expliquer.
Je vais donner cet article à lire à mes parents en gardant un faible espoir qu’ils changent, même si je m’attend plutôt à des moqueries sur le contenu.

Merci à vous

ISA
ISA
29 septembre 2013 21:10

Bonsoir Je suis tombée sur votre article qui est excellent et dont je partage totalement le point de vue. J’ai 39 ans et j’ai vécu sous l’emprise de parents toxiques jusqu’à il y a environ deux ans (j’ai coupé les ponts). J’ai essayé de “gérer” nos relations pendant toute ma vie puis des évènements personnels graves m’ont ouvert les yeux. J’ai passé ma vie à minimiser les incessantes humiliations de mon père, il a passé sa vie à me traiter de “minable” (j’ai pourtant fait de brillantes études), me dire que j’étais mariée avec un raté, que ma vie n’était… Lire la suite »

kenji
kenji
Répondre à  ISA
26 octobre 2013 06:00

ISA j’ai été très touché par ton commentaire car je suis dans le même cas, sauf que pour le moment je n’ai pas encore déclenché de maladie grâce à dieu pourvu que ça dure et jusqu’à quand? Mon père est un hyper dominant colérique humiliant violent et j’en passe. IL est chef d’entreprise et pdg d’un groupe. Imagine l’égo qui est dévellopé en plus de son caractère imbuvable. Depuis petit il est impossible d’avoir une discussion avec lui sans qu’il s’emporte violemment. Il rabaisse humilie gratuitement et fais mine d’oublier la minute d’après. Il sait comment culpabiliser, faire du chantage… Lire la suite »

Josh
Josh
27 septembre 2013 13:41

Bonjour à toutes et a tous J’ai 24 ans, et je me suis rendu compte de facon consciente il y a moins d’une semaine à la suite d’une ènieme remarque culpabilisante de la part de ma mère que la situation ne pouvait plus durer ainsi. Si je pense que j’ai mis tout ce temps a m’en rendre compte, c’est que des mécanismes inconscient m’empechaient de prendre conscience que la relation avec ma mère pouvait etre toxique. Ces mécanismes prenaient naissance selon moi dans le fait que ma mère a depuis toujours assumé toutes les charges financières familiales avec son maigre… Lire la suite »

Josh
Josh
Répondre à  Renaud Perronnet
28 septembre 2013 12:03

Merci infiniment pour votre éclairage.

Bonne journée.

Christiane
Christiane
Répondre à  Josh
28 septembre 2013 15:01

Votre mère vous a écouté et a été troublée, mais apparemment elle ne vous en veut pas trop.Certains parents ne veulent même pas écouter leurs enfants ! Il vous faut arriver à vous positionner en tant qu’adulte en face d’elle, mais à vous lire, je pense que ce n’est pas le genre de parent toxique au point d’être obligé de couper les ponts. De vous voir changer la perturbera un moment, mais elle finira par s’habituer à voir grandir ses enfants et prendra l’habitude d’accepter plus facilement vos choix sans essayer de dire ce qu’elle en pense. Grandir , c’est… Lire la suite »

Alexandra
Alexandra
23 septembre 2013 11:50

Bonjour, Un grand merci pour votre commentaire. Oui exprimer ma colère m’a fait avancer. J’ai pris ma plume pour leur écrire hier soir, car je sais que je ne peux laisser cette situation en l’état, je vais me prendre le retour de manivelle tôt ou tard. J’ai donc tenté de faire ce que ma mère me demande en espérant pouvoir fermer cette boucle pénible: lui expliquer encore une fois ce qui ne va pas, d’une autre manière, peut-être avec moins de colère maintenant que j’ai pu l’exprimer un bout. J’ai pu leur écrire en étant moins dans l’émotionnel tout en… Lire la suite »

trebila
trebila
Répondre à  Alexandra
2 mai 2014 14:35

merci Alexandra. Je découvre aujourd’hui en vous lisant que j’ai bien eu des parents toxiques mais que je suis moi encore dans le déni et la culpabilité, pourquoi redire, refaire des “esclandres, des histoires” comme ils le disent “tu es si jalouse”, j’ai encore peur de mon père (j’ai 47 ans), inconsciemment, j’attends leur mort pour me libérer, je n’oserai jamais… je vais essayer d’écrire mon histoire et la publier. Merci beaucoup pour le témoignage, vos adjectifs, description… c’est mon histoire

Alexandra
Alexandra
Répondre à  trebila
6 mai 2014 08:10

Bonjour Trebila,
Je suis très touchée que vous vous retrouviez autant dans mon témoignage…
Je vous souhaite de pouvoir écrire votre histoire, elle pourra sûrement aider d’autres personnes à comprendre la leur.
Bon courage!
Alexandra

Alexandra
Alexandra
18 septembre 2013 18:23

Bonsoir, Je reviens déposer la suite de mon témoignage, peut-être pour tenter de me soulager un peu. Je suis au bord de la crise de nerfs. Mes parents, à qui j’avais demandé de ne plus me téléphoner ni m’écrire suite aux gifles que mon père avait donné à mes enfants et auxquels ma mère avait gentiment demandé de ne rien dire, sont apparus derrière ma porte à 12h10 par surprise ce midi. En les voyant tout mon corps a réagi, j’étais sidérée, angoissée, je n’ai pas réussi à les faire rester dehors. “On aimerait juste te dire quelque chose…” Mon… Lire la suite »

Brigitte
Brigitte
Répondre à  Alexandra
20 septembre 2013 18:01

Bonsoir Alexandra, Je viens de lire votre témoignage et votre détresse m’a touchée. Je vous comprends car moi aussi je me débats avec la culpabilité d’essayer de me rendre libre de mes parents. J’ai 57 ans ! et ce n’est qu’avec l’aide d’un thérapeute compétent et attentif qu’il a été possible que le processus de libération commence, mais cela a pris du temps. Je ne suis toujours pas libérée de ma propre culpabilité, mais quand elle est là, je me rappelle d’une phrase qui m’a été dite dans le cadre de mon travail psychothérapeutique : “lorsque vous ressentez de la… Lire la suite »

Alexandra
Alexandra
Répondre à  Brigitte
20 septembre 2013 18:53

Bonsoir, Un grand merci Brigitte et Monsieur Perronnet pour vos réponses. Deux journées au travail m’ont changé les idées, et même si c’était compliqué, le fait de me mettre réellement en colère contre mes parents DEVANT eux a changé quelque chose en moi. Merci Brigitte pour cette remarque concernant la culpabilité, cela me fera certainement du bien d’y penser. Je suis en tous cas sortie de la peur de la briser, je me dis qu’elle m’en fait bien assez voir pour que je puisse m’accorder le droit de dire ce que je pense. Et cette colère est le signe que… Lire la suite »

Karine
Karine
5 septembre 2013 19:32

Bonjour et merci pour votre article. Merci aussi aux personnes qui ont laissé leurs témoignages, dans lesquels je ne me reconnais que trop. J’ai 37 ans aujourd’hui. J’ai fui mes parents à l’occasion de mon divorce il y a un an. La prise de conscience s’est élaborée très lentement et très difficilement depuis quelques années, au fil des thérapies, des lectures et de la confrontation à la vie d’adulte. J’ai lu Susan Forward, j’ai beaucoup lu sur la manipulation et la violence perverse. Je me suis rendue compte que l’attitude de ma famille était déviante, que ma souffrance avait un… Lire la suite »

Barbara
1 septembre 2013 08:43

Bonjour, Je viens de tomber sur votre article qui résume ma vie. Mes rapports avec mes parents et l’incidence sur ceux conflictuels d’avec ma fille. Être conscient de cette toxicité est une chose et en faire prendre conscience ses ascendants en est une chose. Je pense que pour s’en sortir, tous les maillons de cette chaine doivent s’aligner. Je sais que je ne peux pas être la mère de ma fille tant que je suis encore la fille de mes parents et a 43 ans bientôt c’est une chose qui me fait souffrir. Essayer de leur faire comprendre reviendrait pour… Lire la suite »

Sandra
Sandra
27 août 2013 11:01

J’ai longtemps hésité à rédiger ce commentaire, mais j’avais besoin en quelque sorte d’évacuer une colère qui se transforme depuis déjà quelques temps en haine à l’égard de mes parents. A la lecture de cet article, je me suis mise à pleurer comme une madeleine parce que chaque paragraphe me renvoyait à des épisodes ou anecdotes vécues de manière récurrente. Pour résumer, j’en ai assez d’être le pansement ou le miroir de mes parents incapables de voir plus loin que le petit bout de leurs besoins personnels et doté d’un égoïsme hallucinant. Moi aussi j’ai des parents toxiques. Le pire… Lire la suite »

Sandra
Sandra
Répondre à  Renaud Perronnet
28 août 2013 19:22

Tout d’abord merci de votre réponse. Mes parents m’ont réellement pourri la vie. Outre le fait que mon non désir d’enfant soit influencé par leur toxicité, ils ont surtout créé à terme des troubles de la personnalité qui m’ont empêché de mener une vie d’adulte normale et d’apprécier l’existence pleinement. Pour exemple, l’insatisfaction chronique de ma mère à mon égard et l’absence de réaction de mon père ou de fuite face aux multiples conflits entre elle et moi ont abouti in fine à développer un perfectionnisme maladif, une très forte anxiété, sans parler de la peur de l’abandon, ou de… Lire la suite »

Carlota
Carlota
25 août 2013 01:16

Bonsoir, Merci Renaud pour ce blog, cela m’a fait beaucoup de bien de vous lire. Voici non pas mon histoire, car je l’ai écrite ici mais vue la longueur je l’ai supprimée pour me concentrer sur mes émotions et mes challenges. Mes parents m’ont éduquée en me donnant le confort matériel, mais en me répétant que j’étais : – difficile à vivre – avec un sale caractère – fainéante – trop intello – trop conne (mon frère, jamais repris par ma mère, mon père) – que personne ne me supportait – individualiste – impulsive – violente – folle bonne à… Lire la suite »

purestar
purestar
Répondre à  Renaud Perronnet
10 octobre 2013 11:03

Je lis avec beaucoup d’attention et d’émotion tous ces mots et ces maux, cet article, ces témoignages. Je pourrais ajouter le mien : “sois parfaite”, “sois la première”, “sois la plus belle”, des humiliations, jamais d’encouragements (ni de compliments cela va de soi), l’interdiction d’échouer. Evidemment, puisque mes parents sont des personnes aigries car médiocres, qui se font avoir tout le temps, qui se veulent intellectuelles mais ne comprennent jamais ce qu’elles lisent. Ma mère a eu des parents extrêmement toxiques elle-même (elle a essayé plusieurs fois d’étrangler sa propre mère, ne parle plus à son père depuis presque 15… Lire la suite »

Benzo
Benzo
7 juillet 2013 12:39

Je viens de tomber sur ce site très intéressant et ton message, comme d’autres, m’a touché. Je comprends ta souffrance et tes interrogations. Je vais parler de moi et de mon histoire en « miroir » en espérant ne pas être trop long car je pourrais en écrire un livre. Mon parcours et mon éducation font qu’une part de moi a toujours été très idéalisante envers mes parents. Comme m’a dit ma thérapeute récemment, le paradoxe c’est que « plus on a été maltraité, plus on aime ses parents ». J’ai encore du mal parfois à comprendre comment cette part… Lire la suite »

jean michel
9 juin 2013 20:44

Dans une relation entre générations comme dans les autres types de relations, il me semble que l’important c’est toujours ce qu’on construit. Et dans une relation on ne construit pas seul. Le parent qui sait qu’il a contribué à élaborer un monde meilleur après lui ne craint pas de s’effacer aussi bien dans ses affirmations, dans ses demandes que même dans sa propre disparition définitive.

F.
F.
3 juin 2013 22:43

Bonjour, J’apprécie beaucoup vos articles qui m’aident dans mon évolution personnelle. Toutefois, si je comprends souvent ce que vous décrivez dans les articles, je n’arrive pas à le ressentir, à le rattacher à mes propres expériences. J’en ai parlé à mon thérapeute en lui disant que je n’arrivais pas à faire tomber de leur piédestal mes parents toxiques. Il m’a indiqué que je les avais idéalisé et que mon surmoi est très fort. Comment faire dans ce cas? comment arriver à la prise de conscience? Le dialogue raisonné avec ce surmoi est-il une possibilité pour l’adoucir? Merci d’avance pour votre… Lire la suite »

Cathy
Cathy
Répondre à  Renaud Perronnet
6 juin 2013 15:06

Bonjour,
Je suis dans la même impasse que Benharkat, je me suis tellement blindée que je n’ai plus accès à mes émotions et si par chance je me rappelle une scène douloureuse, je n’arrive quand même pas à contacter celles-ci.
J’ai quasiment tout oublié de mon enfance et aujourd’hui, je constate que je me suis construit un faux soi pour faire parade à ce que j’ai vécu et qu’il me manque ma partie vitale que j ai mis de côté, la petite fille que j’étais. Je ne sais pas quoi faire

Alexandra
Alexandra
30 mai 2013 15:15

Bonjour, Un immense merci et bravo pour ce site qui doit faire un bien énorme à de nombreuses âmes en souffrance… Je ne sais pas si c’est le bon endroit pour déposer mon message, mais je me lance! A 20 ans j’ai ouvert une porte en découvrant le livre “parents toxiques” de Suzan Forward, je pouvais enfin lire noir sur blanc ce que je vivais. Quel soulagement sur le moment! J’ai aussi lu certains ouvrages d’Alice Miller, magnifiques, mais apparemment cela ne suffit pas; je suis encore dans une quête perpétuelle d’approbation, de reconnaissance. Je ne suis encore pas sûre… Lire la suite »

Carlota
Carlota
Répondre à  Alexandra
25 août 2013 00:16

Bonsoir Alexandra, Je ressens la même chose que vous à l’égard de mes parents, de la culpabilité. Mais en lisant votre histoire, il est clair que vous n’êtes coupable de rien, vous avez fait ce qu’un enfant maltraité par ses parents fait souvent : vous avez cherché leur amour en tâchant de vous comporter comme vous pensiez qu’ils souhaitaient que vous le fassiez. Maintenant, je crois que vous avez pris une sage décision, et vous n’êtes coupable que d’avoir cherché à vous faire aimer de vos parents, qui peut vous le reprocher ? J’aimerais avoir le même recul face à… Lire la suite »

Christiane
Christiane
22 mai 2013 07:29

Chère Annie, Vous avez fait de votre mieux, mais cela n’a pas suffi. L’étendue de la souffrance était telle qu’il faudra peut-être plusieurs générations avant de la résorber totalement. Dites-vous que sans vos efforts, votre fille n’aurait peut-être jamais découvert la musique. Le choix de votre mari a probablement été conditionné par la toxicité reçue de vos parents, et il est certainement plus responsable que vous. En effet, pourquoi êtes-vous restée aussi longtemps avec un tel homme ? Je pense que vous devez continuer vos efforts pour arriver à démêler les sentiments qui viennent vraiment de vous-même de ceux que… Lire la suite »

Annie
Annie
15 mai 2013 07:55

Ceci est un témoignage : J’ai été “élevée” par des parents toxiques. Aucun respect de ma personnalité; Chantage sur tous les plans, jusqu’au chantage au suicide lorsque je tentais une petite rebellion. Je suis restée “à la botte”, presque séquestrée jusqu’ à 30 ans, âge de mon mariage. Je vous passe les dégâts sur ma personnalité ! Evidemment, j’ai voulu faire le contraire pour l’éducation de ma fille unique : dans le respect et l’écoute en permanence, au contraire de son père qui était autoritaire et souvent injuste, égoïste et parano. J’ai donc « servi de tampon » entre le… Lire la suite »

Raphaëlle J.
Raphaëlle J.
13 mai 2013 16:33

Bonjour Nora, Je me permets de rebondir sur votre message. En effet je comprends ce que vous voulez dire mais je doute que cette violence installée au sein de familles maghrébines soit un problème culturel mais plutôt le signe d’un groupe de gens en grande souffrance. Pour illustrer ceci j’aimerais faire part de mon expérience. Pendant quelques années, j’ai vécu avec les touaregs du Niger, musulmans avec un enracinement dans la tradition extrêmement fort. Monogames, seuls leurs hommes sont voilés, ils sont extrêmement pratiquants, l’Islam est au coeur de leur vie. Leur rapport aux enfants a été pour moi une… Lire la suite »

Bernard
Bernard
9 mai 2013 15:46

Que dire d’autre? Que nul n’est sans colère, qu’on aura beau se donner toutes les raisons du monde pour “pardonner”, pour “honorer”, la colère reste là et si on n’écoute pas ce qu’elle a à nous dire, on sera toujours écartelé entre ressenti et “loyauté”. Peut-on passer sa vie à être écartelé entre 2 pôles? Cela dit, et sans doute que je me répète, elle peut être un point de départ si on travaille dessus, c’est à dire qu’il faut savoir s’y confronter, non pour la laisser nous envahir, mais pour utiliser son énergie pour réémerger et être enfin plus… Lire la suite »

Carlota
Carlota
Répondre à  Bernard
25 août 2013 00:01

Bonjour Bernard,

Votre approche correspond exactement à ce que je ressens : comment se respecter soi-même alors qu’on laisse nos parents nous manquer de respect ?
Si vous êtes intéressé, voici quelques ouvrages qui m’ont aidée à y voir plus clair sur le sujet :
Cessez d’être gentil, soyez vrai ! Être avec les autres en restant soi-même, de Thomas d’Assembourg
Imparfaits, libres et heureux, pratiques de l’estime de soi, Christophe André

Ensuite, il faut encore réussir à gagner la confiance en soi que les parents toxiques ont appelé “individualisme”, “sale caractère” ou “méchanceté”. C’est mon prochain but…

Bernard
Bernard
Répondre à  Carlota
30 août 2013 16:03

Je me suis procuré cet ouvrage très intéressant, au vu de son titre un tantinet provocateur. Trop souvent, on est “gentil” parce qu’on se soumet au regard des autres, pour mériter leur approbation . Lorsqu’on est “téléguidé” par ce besoin-là, on se plie à la volonté de celles ou ceux qu’on croit supérieurs à soi et dont on redoute le “pouvoir”. Et que dire lorsqu’on a affaire à un groupe! Faire leurs “quatre volontés” devient un automatisme et lorsqu’on reçoit un “t’es gentil”, alors on se jetterait pour un peu aux pieds de l’auteur de cette phrase, tout heureux (se)… Lire la suite »

Caroline B.
Caroline B.
6 mai 2013 11:35

Bonjour Renaud, Bonjour Nora, Merci pour cet article et ces réflexions! Je pense, pour avoir été élevée par des parents toxiques, que les bonnes intentions, la culture, les conditions socio-économiques n’y changent rien… Il s’agit toujours de toxicité qui entraine toujours des conséquences. On peux l’expliquer, mais intentionelle ou non, pour moi elle n’est jamais justifiable. Personnellement, je tente d’identifier au maximum les conséquences que cette toxicité a eues sur ma vie pour ne pas la reproduire sur mon fils. Et j’apprend énormément en observant d’autre parents ou d’autres adultes que je considère moins toxiques que moi dans leur relation… Lire la suite »

Nora
Nora
5 mai 2013 13:33

Bonjour, Tout d’abord, je vous remercie pour ce très bel article. J’aurais bien une question à vous poser si vous le voulez bien : peut-on nuancer un peu ce propos et estimer que dans la “mesure” de la toxicité des parents se cache aussi une dimension fortement culturelle ? Je m’explique, et je ne vais être en mesure de le faire qu’au regard de ma propre histoire : dans les familles maghrébines, ce dont vous parlez ici est “monnaie courante”, mais les parents n’ont pas le sentiment de causer du tort à leurs enfants – et je crois d’ailleurs que… Lire la suite »

Ana.S
Ana.S
Répondre à  Renaud Perronnet
10 septembre 2013 00:49

Très bon article, merci beaucoup. Gràce à cela j’ai enfin pu comprendre ce qui se passait, pourquoi je n’étais pas en paix avec moi-même. En lisant cela j’ai eu l’impression de me voir, qu’il s’agissait de moi et je comprend alors que je ne suis ni une enfant ingrate ni une jeune adulte paranoïaque.

Christiane
Christiane
Répondre à  Nora
22 mai 2013 07:38

En réponse à Nora:
Je pense que, dans toutes les cultures, les adultes se protègent de la souffrance reçue par eux-mêmes lorsqu’ils étaient enfants en refusant de la voir en eux-mêmes d’abord, puis chez leurs enfants ensuite. Et ce d’autant plus facilement que tous les autres adultes autour d’eux font de même et tiennent un discours qui valorise ce refoulement, en l’appelant culture ou “bonne éducation”.
Mais les choses évoluent peu à peu. Les Romains avaient le droit de tuer leurs enfants, c’était leur culture ; heureusement les cultures évoluent aussi !

Carlota
Carlota
Répondre à  Nora
24 août 2013 23:53

Bonjour Nora, Je comprends votre point de vue, mais je ne le partage pas. Si l’on se base sur la culture pour justifier des faits objectivement négatifs (puisqu’ils produisent des sentiments négatifs chez les personnes concernées), alors on justifie tout et n’importe quoi comme les mariages forcés, l’excision, le viol, le fait de lapider quelqu’un, répudier une femme… Je comprends que ce que je suis en train d’écrire puisse vous blesser, mais bon but est avant tout de faire réfléchir, prendre du recul par rapport à ce que l’on a vécu et tâcher de ne pas reproduire ces/nos erreurs par… Lire la suite »

Princesse
Répondre à  Nora
5 mai 2014 23:08

Comment honorer ces parents et sortir du vice toxique sans conflit sans rancune et haine par rapport aux paroles blessantes échangé

Princesse
Répondre à  Renaud Perronnet
6 mai 2014 13:18

ok d’ac merci, je suis épuiser facile de reconnaître il m’arrive même de culpabiliser suite à une dispute et de me remettre en question par rapport à la dispute, je ne suis pas parfaite mais j’aimerai vraiment m’en sortir sans aucune séquelle et sans remord. Je me rend compte que je suis lâche.

Princesse
Répondre à  Renaud Perronnet
6 mai 2014 13:32

merci beaucoup soyez bénis

Princesse
Répondre à  Renaud Perronnet
6 mai 2014 14:04

J’ai grandi dans une famille chrétienne mais en grandissant et en méditant un peu plus la parole mon regard sur mon entourage a changé et j’ai pu voir le grand disfontionnement qui régnait aucune famille n’est parfaite. Chercher à ne pas obéir alors que l’on me freine dans tout mes fait et geste en sortant tout mes défauts commence à être lassant je perd un peu toute source de motivation a vouloir faire ce qui me tiens réellement à coeur et l’estime de moi même.

Naila
Naila
Répondre à  Nora
18 mai 2014 12:41

comment s’en sortir, quand ses parents sont toxiques ? mes parents le sont, encore plus depuis que je me suis marriée il y a 5ans, c’est une catastrophe. Ils ne me respectent pas en tant qu’adulte indépendante ayant ma vie, mes enfants, mon travail, et un mari aimant. Tout ce que je fais qui ne leur plait pas pour x raisons, absurde le plus souvent, meme si cela m’épanouit, est ramené au fait que je me fait manipuler par mon mari qui essaye de m’éloigner d’eux et qui ne les respecte pas. Quel est la solution?

Carole Douillot
Carole Douillot
Répondre à  Nora
24 septembre 2019 10:39

Une fois partie vivre en Angleterre je n’ai plus jamais levé la main sur mes enfants alors qu’en France c’était monnaie courante donc oui la part culturelle est primordiale dans ce contexte. Les parents anglais n’ont pas du tout la même approche… il n y a pas de moquerie… il y a un vrai dialogue… après on tombe dans l’excès de l’enfant roi…difficile de trouver la juste mesure.

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