à propos des parents aux comportements toxiques

Faut-il rester soumis à ceux qui ne nous respectent pas ?

Quel avantage y a-t-il à être attentif à la toxicité de ses parents ?

« Plus le niveau spirituel de l’éducateur est pauvre, plus sa morale est incolore, plus grand sera le nombre des injonctions et interdictions qu’il imposera aux enfants, non pas par souci de leur bien, mais pour sa propre tranquillité et son propre confort. »

Janus Korczak(1)

« C’est notre propre exemple qui apprend à l’enfant à mépriser tout ce qui est faible. »

Janus Korczak

Récemment je conversais avec une personne qui me disait que l’appellation « parents toxiques » qu’elle rencontrait ici et là sur internet lui semblait exagérée, que bien sûr ses parents n’étaient pas parfaits et qu’elle avait été malmenée par eux (comme nous tous, disait-elle), mais que cela ne l’empêchait pas de vivre « normalement. » Elle ajoutait que l’égoïsme faisait des ravages aujourd’hui et que puisque tous les parents avaient eu, eux aussi, leurs problèmes avec leurs propres parents, il était normal de les respecter et de les aimer en leur montrant présence et affection.

Elle estimait aussi que c’était le plus souvent « de bonne foi » qu’un parent obligeait son enfant à agir, qu’il le punissait « pour son bien », et que le simple fait que nos parents nous aient donné la vie et qu’ils aient eu leurs lots de peines et de soucis, justifiait à lui seul notre devoir de reconnaissance et de respect à leur égard.

Alors, devons-nous obligatoirement aimer et respecter nos parents ?

Est-ce que le fait de faire « ce que l’on peut, comme on le peut » mérite le respect ? La volonté de bien faire aboutit-elle obligatoirement à « faire le bien » ?

Avoir peur de convenir que les « parents toxiques » existent, c’est croire qu’il est interdit de « toucher » aux parents sous le prétexte qu’ils sont des parents. Or il existe des parents respectueux de la personnalité et des besoins réels de leurs enfants mais aussi des parents aux comportements déviants, donc nuisibles, dans un monde qui a bien du mal à les repérer.

C’est donc par respect pour tous les parents respectueux de leurs enfants que nous allons tenter de comprendre ce que c’est que la toxicité d’un parent.

Qu’est-ce qu’un parent toxique ?

Bien sûr, on pense immédiatement aux parents alcooliques, coupables de sévices physiques ou d’abus sexuels sur leurs enfants. Ce sont là des comportements extrêmes qui ne doivent pas masquer la toxicité de parents plus « ordinaires » qui sont dominateurs, critiques, méprisants et/ou manipulateurs, et font ainsi preuve d’une toxicité insidieuse qui leur semble naturelle, persuadés qu’ils sont de la légitimité de leur comportement envers leurs enfants.

Les parents inconscients de leurs actes n’ont que rarement l’impression d’être véritablement nuisibles à leurs enfants. Ils sont certains de les aimer suffisamment et ils ne pensent pas pouvoir les maltraiter alors qu’ils sont en train de les humilier par exemple. Sous les apparences de l’éducation, les propos tenus aux enfants sont trop souvent des violences ordinaires qui conduisent à l’opposé de l’intention supposée de l’éducateur.

Par exemple une mère qui passe son temps à répéter à sa petite fille qu’elle va tomber dès qu’elle bouge est un parent toxique inconscient, en ce sens que son angoisse bride l’énergie de vie de son enfant.

En fait, ces parents inconscients s’emploient à infantiliser et à détruire leurs enfants avec des gestes et des paroles négatives, des décisions dévalorisantes parce qu’elles favorisent la dépendance et la perte de confiance en soi-même. C’est ainsi qu’ils provoquent, chez l’enfant sans défense, des dommages émotionnels qui s’insinuent peu à peu dans son être.

Cette façon inconsciemment perverse d’agir, trouve sa principale efficacité dans la répétition, qui structure peu à peu la personnalité de l’enfant, le fait souffrir en le persuadant que sa nature originelle est inadaptée et instille chez lui les poisons de la mauvaise conscience, de la peur et de la culpabilité.

Une toxicité ordinaire : le déni du vécu de l’enfant.

Un enfant tombe en courant dans la rue, il se fait mal, j’oserais dire il se fait « naturellement mal » ; son parent, le plus souvent culpabilisé dans son rôle, lui dira peut-être que ce n’est rien et qu’il n’a pas mal. Il veut le convaincre que la douleur qu’il ressent est moins importante que son désir qu’il aille bien. L’enfant, divisé intérieurement entre son ressenti douloureux et son désir d’être à la hauteur de ce qu’il sent important pour son parent, minimisera sa sensation de douleur en la ravalant, apprenant par là même que dans le choix entre ce qu’il sent par lui-même et ce que son parent lui dit qu’il doit ressentir, il a toujours intérêt à se conformer à la perception de l’adulte s’il veut être aimé, (et un enfant a besoin de se sentir aimé).

Plus tard, devenu adulte, ayant été pour ainsi dire formé à la confusion entre ce qu’il sent de lui-même et ce que sentent les autres de lui, il se méfiera de son propre ressenti et n’osera pas, par exemple, s’engager dans une relation amoureuse parce qu’il n’a jamais eu le droit, dans son enfance, de vivre ses propres émotions et en a très peur. Un homme de 40 ans peut ainsi refouler son désir homosexuel pour ne pas faire de la peine à sa mère. Cet homme croit aimer sa mère alors qu’il est soumis aux peurs de cette femme. Et c’est clair que du côté du parent, on ne peut pas parler d’amour quand on se permet de critiquer les choix de vie de son enfant devenu adulte.

Pourtant quel parent n’est pas un jour ou l’autre tombé dans le piège du « J’ai fait ça pour son bien » qui lui a permis de légitimer son action maladroite, pour ne pas dire maltraitante ?

Certains s’y enferment en n’en démordant pas ; ce faisant, ils deviennent des parents toxiques parce qu’ils ne voient les besoins de leurs enfants qu’à travers leurs besoins à eux, c’est ce que l’on appelle parfois une attitude « incestuelle », parce qu’elle fait obstacle à la séparation en empêchant l’enfant de se développer par lui-même donc d’accéder à son autonomie réelle.

Le parent respectueux de son enfant se remet en question et découvre (parfois même douloureusement) que, puisque son enfant n’est pas lui, il ne lui appartient pas. Il convient alors qu’il ne peut pas toujours savoir « ce qui est bon pour lui ». Il découvre en fait que, dans la plupart des cas, aimer son enfant c’est le laisser faire ce qu’il croit bon pour lui, quand bien même le parent est persuadé – à un moment donné – du contraire.

Wayne Dyer(2) disait : « L’amour est la capacité et la volonté de laisser ceux pour qui on a de l’affection être ce qu’ils choisissent d’être sans exiger que leur comportement vous donne satisfaction. »

Pour permettre à une personne de grandir, il faut la laisser commettre ses propres erreurs, donc la laisser tirer par elle-même les leçons de ses propres expériences.

La fille d’une amie est particulièrement désordonnée. Elle pose les objets n’importe où et passe son temps à les chercher. Le jour où le fait de ne pas retrouver sa carte d’étudiant à temps l’a empêché de passer un examen, elle a eu un choc suffisant pour se donner les moyens de changer. Lui avoir dit et répété que l’ordre est important n’avait servi à rien pendant des années.

C’est la preuve que l’expérience de l’autre n’a jamais été utile à personne. Pour apprendre à se relever, il faut être tombé, et plus un enfant grandit, plus il est à même de s’enrichir à travers ses expériences.

C’est notre peur (égoïste) de parent, qui nous contraint de croire que d’agir « pour le bien de notre enfant » s’appelle l’aimer. Ainsi empêcher un enfant de commettre certaines erreurs c’est lui voler l’outil de sa propre croissance, et c’est ce que les parents « toxiques » ne peuvent ni ne veulent pas voir.

Face à l’erreur de son enfant, le parent toxique râle, crie et lui assène qu’il n’aurait pas dû la commettre sous le prétexte qu’il l’avait prédite à plusieurs reprises ; le parent aimant – lui – comprend, soutient et accompagne alors même qu’il avait envisagé la possible erreur de son enfant, parce qu’il sait qu’il n’y a pas un domaine de l’existence où l’apprentissage ne passe pas par l’erreur.

Bien sûr, si votre enfant de 5 ans se penche par la fenêtre du 3ème étage, vous n’allez pas attendre qu’il tombe pour intervenir rapidement et sans lui demander son avis ; mais s’il a 17 ans et qu’il vit une liaison amoureuse avec une personne qui vous déplaît, le respecter – donc l’aimer – c’est avoir le tact et la douceur de « faire avec » la liaison qui est la sienne.

Les parents toxiques sont donc ceux qui, parce qu’ils sont persuadés du bien fondé de leurs jugements sur les autres, les imposent. Ils font à leur enfant un chantage à l’amour qui se traduit par cette fausse loi inconsciente : « J’ai nécessairement tort quand je ne pense pas ou n’agis pas conformément à la volonté de mon parent qui m’aime. »

Or qu’est-ce qui fait qu’un enfant se sent aimé ?

Un enfant « se sent aimé » par ses parents non pas parce que ceux-ci le lui disent, mais parce qu’il n’a pas besoin d’avoir peur de leurs réactions. Il se sent donc accepté tel qu’il est.

Pour que cette sécurité soit rendue possible à l’enfant, il faut que son parent soit lui-même autonome, c’est-à-dire capable de comprendre et de sentir que les émotions que le comportement de son enfant fait naître en lui (peurs, inquiétudes, angoisses), trouvent leur origine dans sa propre histoire. Ce dont les parents toxiques ne sont pas capables.

Un enfant dont les parents auront développé une réelle autonomie par rapport à leurs émotions, deviendra à son tour capable de développer une réelle autonomie : il pourra avoir ses propres convictions, ses propres sentiments, il sera capable d’être « vrai avec lui-même », il se définira par lui-même en faisant ses choix de vie propres, en accord ou non avec ses parents.

A l’inverse, un parent toxique « crée » le plus souvent des enfants conciliants et soumis qui ignorent leurs propres besoins parce qu’ils les pensent égoïstes. Mais parfois aussi les enfants de parents toxiques réagissent à la maltraitance en se rebellant pour survivre, ils sont alors injustement traités de « méchants » par leurs géniteurs. La peur de l’enfant, issue de la toxicité du parent, l’aliène, l’isole et le referme en créant en retour l’irrespect et la haine qui renforcent la toxicité du parent, dans un tragique cercle vicieux.

Quels que soient leurs comportements, tous ces ex enfants de parents toxiques, une fois devenus adultes valident et minimisent le plus souvent les attitudes maltraitantes de leurs géniteurs par des formules comme : « J’ai reçu quelques baffes mais je les méritais bien, ça m’a forgé le caractère, j’étais un enfant difficile. »

Ce serait trop terrible pour eux d’admettre qu’ils ont été mal aimés étant enfants, de renoncer à l’illusion de l’amour.

C’est au contact de son parent qu’un enfant développe (ou ne développe pas) sa confiance en lui-même et pour que l’enfant développe cette confiance, il faut que son parent le respecte. On pourrait ainsi dire qu’un parent qui respecte son enfant sera nécessairement respecté par lui car l’amour inspire et permet l’amour en retour.

Un enfant respecte naturellement son parent quand il a confiance en lui et c’est cette confiance en lui qui lui permet – par exemple – de ne pas avoir besoin de lui mentir ou de dissimuler (des mauvaises notes à l’école, par exemple.)

Pour un parent, convenir qu’il a pu avoir des attitudes toxiques envers son enfant est une grande opportunité pour lui permettre de réparer certains de ses manquements lorsque cet enfant entre en adolescence.

C’est dans ce contexte qu’un de mes amis me disait : « Parler à un adolescent, ce n’est pas lui dire : « Maintenant je suis là pour t’aider », mais lui dire la phrase complète : « Je sais qu’à des moments, je n’ai pas été là quand tu m’attendais mais maintenant je suis là. » parce que cela seul est générateur de confiance et d’amour. Et le moment de l’adolescence de son enfant pour un parent est un moment propice. En s’y prenant bien, en écoutant beaucoup sans juger, il peut soigner des blessures anciennes.

En réponse à ceux qui pensent que la maltraitance « n’a jamais fait de mal à personne ».

Sous-entendre que « le fait d’avoir été malmené ne nous empêche pas vraiment de vivre normalement », revient à dire aux victimes qu’elles n’ont qu’à se taire et souffrir en silence.  Ne pas croire les victimes, c’est donner de la légitimité aux bourreaux. De même, ne pas oser s’ouvrir à la victime que l’on a été, c’est emprisonner sa colère à l’intérieur de soi-même et prendre le risque de devenir un prédateur pour les autres.

Qu’est-ce que vivre « normalement » ?

Est-ce vivre « normalement » que de craindre – comme tant de gens – le conflit, parce qu’il a toujours été résolu pour nous à travers un rapport de force en notre défaveur ?

Est-ce vivre « normalement » que de croire que le meilleur moyen de persuader un enfant de ne pas recommencer une bêtise c’est de l’en rendre honteux et de le culpabiliser parce que nous en avons nous-mêmes été rendus honteux et culpabilisés ? Ou de lui donner des baffes parce que nous-mêmes en avons reçu dans des contextes similaires ?

N’est-il pas toujours légitime pour une personne qui souffre d’exprimer, de crier même parfois sa souffrance ? Devons-nous expliquer aux victimes qu’elles doivent se taire parce que leur souffrance remet en cause une sacro sainte croyance qui dit que le parent a toujours raison ? Devons-nous penser que les femmes qui, au siècle dernier, ont osé remettre en cause l’autorité de leur époux auraient mieux fait de se taire ? Et si non, pourquoi ce qui a pu nous sembler légitime pour une épouse ne le deviendrait-il pas pour un enfant ou un ex enfant devenu adulte ?

Autant de questions qui – si nous osons nous les poser – nous aideront à convenir que personne, jamais, ne mérite la violence ni la maltraitance, qu’elles soient physiques ou psychologiques.

Ce sont les personnes qui ont été maltraitées qui sont réduites à penser que les claques et les humiliations n’ont jamais fait de mal à personne (pour surtout ne pas s’avouer que leurs parents étaient toxiques.)

Nous vivons une époque dans laquelle nous osons enfin remettre en cause certains tabous qui nous contraignaient jadis à la complicité et à la « loi du silence. »

La condition de la possible remise en cause de nos propres comportements erronés (soi-disant aimants), passe par la constatation de nos erreurs et de nos maladresses et cette constatation passe également par la remise en cause de la possible toxicité des comportements de nos parents, car il est toujours légitime de reconnaître la toxicité d’un acte, fût-il celui de nos géniteurs.

Si nous observons notre enfant de manière neutre, comment ne pas remarquer qu’il est déjà bien ennuyé d’avoir cassé la bouteille de lait sur le carrelage de la cuisine. Comment ne pas remarquer que de lui dire : « Eh bien bravo, tu peux être content, quel maladroit tu fais ! » c’est lui infliger la cruelle injustice d’une double peine.

Il est important pour le parent de découvrir que son attitude culpabilisatrice et moqueuse (comment l’enfant pourrait-il « être content » de sa maladresse ?), n’est que la rançon présente de la manière dont à l’époque où il était lui-même enfant, il s’était senti humilié par ses propres parents et avait été obligé de considérer cela comme une marque d’attention à son égard (ce qui vaut mieux pour un enfant que de ne pas se sentir exister aux yeux de son parent.)

Pour que tous les membres d’une famille apprennent peu à peu à vivre ensemble dans le respect et l’amour, il leur faut ne plus avoir le besoin de se manipuler les uns les autres sous le prétexte qu’il est douloureux de reconnaître ses maladresses. Et ce travail est à initier par le parent qui montre l’exemple et qui dira par exemple à son enfant : « Viens, on va nettoyer ensemble, et je vais te montrer comment tenir cette grosse bouteille… » reconnaissant par là que la bouteille est difficile à prendre pour lui.

N’est-il pas légitime de ne pas nous laisser manipuler par le comportement égocentrique et totalitaire de notre vieille mère qui nous en veut parce que nous lui disons devoir partir, à l’issue d’une visite que nous lui avons faite, au sortir de notre travail, entre les courses et le dîner à préparer à la maison pour notre propre famille ? N’est-il pas légitime de ne pas tenir compte de ses plaintes quand elle nous les présente sous la forme d’un insupportable chantage ?

Pourquoi la parentalité comme la vieillesse devraient-elles donner des droits spécifiques ? Ne devons-nous pas tout bonnement réfléchir et apprendre à nous situer, c’est-à-dire à trouver la réponse juste face à la nocive inconscience de l’autre ? Et pour trouver la réponse juste à la toxicité, ne faut-il pas d’abord apprendre à la reconnaître comme telle ?

Dans le cas de la vieille mère « abusive », ce peut être d’y aller une fois par semaine, pas plus, de mettre en place un réseau d’aide et d’être très ferme sur ses limites.

En conclusion :

Pour pouvoir devenir peu à peu de plus en plus responsables de nous-mêmes, donc pour oser regarder nos propres imperfections en face, il nous faut commencer par balayer devant notre porte, ce qui revient à dire renoncer (au moins en partie) à notre propre tranquillité et à notre propre confort, (c’est-à-dire reconnaître nos comportements toxiques.)

Il est vrai que l’égoïsme fait des ravages aujourd’hui, mais nous ne parlons pas tous du même égoïsme. S’ouvrir à l’altérité, c’est commencer par arrêter de cautionner une culture judéo chrétienne dévoyée qui veut nous faire croire qu’il est égoïste de vouloir penser à soi comme de se préserver soi-même. L’égoïsme c’est de vouloir que l’autre se comporte comme soi. L’égoïsme, c’est l’intolérance de celui qui ne peut pas voir plus loin que le bout de son besoin à lui.

Convenir de son égoïsme est a priori impossible pour le prédateur, et c’est pour cela que nous devons apprendre à reconnaître, pour éviter de continuer à les subir, les comportements toxiques et pervers des autres, et en particulier ceux de nos parents (s’ils les ont eus ou les ont toujours).

Notes  (source Wikipédia) :

(1) Janus Korczak : Médecin-pédiatre et écrivain polonais. Avant la Seconde Guerre mondiale, il est une des figures de la pédagogie de l’enfance les plus réputées. Il laisse son nom à la postérité pour avoir choisi délibérément d’être déporté vers Treblinka avec les enfants juifs du ghetto de Varsovie dont il s’occupait dans un orphelinat.

(2) Wayne Dyer : Psychologue, conférencier et auteur de renommée internationale dans le domaine du développement personnel.

PS : Au moment où je mets cet article en ligne, je lis le livre de le Docteur Muriel Salmona « Le livre noir des violences sexuelles », qui vient de paraître aux éditions Dunod et dont je ne saurai trop vous recommander la lecture.

Il y figure un passage qui éclaire la culture de beaucoup de personnes réticentes à convenir de la toxicité possible du parent. Le voici :

« De fait, l’enfant est encore trop souvent considéré comme la propriété de ses parents, auquel il doit respect et obéissance quoi qu’il arrive. Rappelons que jusqu’à la date récente du 5 mars 2002, l’article 371-1 du code civil sur l’autorité parentale, inspiré du cinquième des dix commandements bibliques, commençait en stipulant : « L’enfant, à tout âge, doit honneur et respect à ses parents. » Modifié, il commence maintenant par : « L’autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l’intérêt de l’enfant, » l’article 371-1 précisant que cette autorité parentale « appartient aux père et mère jusqu’à la majorité ou l’émancipation de l’enfant pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, Pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne. Les parents associent l’enfant aux décisions qui le concernent, selon son âge et son degré de maturité. »

© 2013 Renaud PERRONNET Tous droits réservés.

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Après avoir lu cet article, je vous conseille vivement de faire le test :

Pour sentir de très près la toxicité des parents à l’œuvre, vous pouvez vous procurer les films éloquents :

Vous pouvez également télécharger les fiches pratiques inédites :

Et lire :

888 réflexions au sujet de « à propos des parents aux comportements toxiques »

  1. Lilou

    Bonjour,

    J ai 33 ans, mon mari 37, établis et autonomes dans la vie. Nous n avons jamais rien demandé à nos parents respectifs pour avoir les biens que nous avons aujourd hui, on a réussi par nous meme . Curieusement on ressent une certaine jalousie de nos parents pas sur ce que l on a mais parce qu ils se sentent depossédés de nous, on a pas besoin d eux, on y arrive sans eux, ça devrait être une fierté pourtant mais non…

    C est surtout du coté de ma mere le problème, (d ailleurs enfant et adolescente ça ne c est pas tjr bien passé). Ma mere est une enfant non désiré par ses parents, elle m a souvent dit que ma grand mère avait été méchante sans raison auprès d elle…et le drame dans tout cela c est qu ils sont morts jeunes tous les deux (63 ans) et qu elle n a pas pu discuter de certaines choses avec eux.
    Et qu elle reproduit avec moi parfois ce que je pense qu elle a vécu elle même.

    On va voir mes parents régulièrement, un week end entier par mois. Ce n est jamais suffisant pour elle… Chaque fois que l on part elle me harcele avec la question quand es ce que l on revient..me faisant culpabiliser si j ai le malheur de donner une date trop éloigné pour elle.. Elle m impose comme à un enfant de venir à certains repas de famille (oncle et tante etc) sans me demander si on est dispos par avance, ca s est passé récemment pour l ascension où elle nous a invité d office chez ma tante sans passer par nous… Nous sommes respectueux de nos parents je ne l ai abandonne pas et estime que j y vais regulierement tout en convenant qu on fait pareil du côté de mon mari et qu heureusement mes beaux parents nous laisse la liberté de choisir quand on vient les voir en fonction de nos occupations. Et que si c est juste un repas le midi et qu on repart le soir je n ai pas de réflexion qu on aurait pu y rester plus.

    Ma mère refuse toute invitation chez nous également, le peu de fois qu elle est venu c est en visite éclair, je ne la sens pas à l aise chez nous, nous sommes qu à 130km de distance.. Et à 60 ans elle me sort que ça fait trop loin pour eux… Pourtant mon frère qui est sur Paris donc à 300kms, elle n hésite pas à y aller plusieurs fois et à y rester 3 jours… Moi si j arrive à la faire venir sur un repas c est exceptionnelle ce n est pas arrivé depuis 2 ans. Par contre nous, nous n avons pas le droit de n y passer que pour une journée, sans entendre des plaintes et limite que je ne suis pas sympa d y rester plus.. Mais on a notre vie, notre travail, nos occupations, notre famille à nous aussi, aller voir ses parents devrait être quelque chose de spontané et non de l obligation mensuel sur un week end entier.

    J en ai marre, je ne sais plus qu elle attitude adopter avec elle, je lui ai dit récemment qu on ne pourrait pas venir avant fin juillet, nous partons 3 semaines debut juillet et avant nous avons nos occupations, nous y sommes passés très récemment durant tout le week end de l ascension dont le fameux repas chez ma tante. J ai eu droit à des réflexions et comment ça se fait, ben quand même vous pouvez pas passé plus tôt, avec son air déconfit me faisant culpabiliser comme si j abandonné une mamie de 90 ans… Je n ai pas lâche le morceau, mais ça me fait mal au fond de moi car mm si je sais que je n abuse pas j arrive à culpabiliser quand meme. Mon mari très compréhensif dont j ai de la chance que ça ne créé pas de dispute entre nous tout ce cirque, me dit aussi de ne pas céder.. Mon frère lui a tous les droits, je trouve qu a l’inverse lui n y va franchement pas souvent alors qu ils sont profs tous les deux et ont donc toutes les vacances.. Pour dire qubil n y va pas souvent c est que en allant chez meq parents à un rythme d une fois par mois sur tout un week end, la dernière fois que j ai croisé mon frère c etait en novembre, il n est mm pas venu pour noel pretextant une excuse superflue…Mais lui il a le droit, il n était pas là pour l ascension mais chez un ami, ben il est excusé on ne l a pas invité d office chez ma tante.

    J ai l impression de devoir compenser des fois l absence de mon frère. Ma mère refuse de voir certaine chose de sa part. Après mon frère a eu la mm enfance dure que moi en éducation et je pense qu il fuit tout ça maintenant. Mais ce n est pas à moi de payer les pots cassés..

    Que faire dans cette situation ? Là elle ne va pas me lâcher au téléphone tant que je ne lui aurais pas trouvé une date plus proche que fin juillet… Elle va faire ses réflexions culpabilisantes..

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Pourquoi – en effet – vous faudrait-il compenser les troubles de votre mère ? Si vous partagez que vous ne « savez plus quelle attitude adopter avec elle », c’est sans doute que vous cherchez à trouver un moyen qui lui permettrait de changer dans sa relation à vous-même sous le prétexte que vous la recevez comme une injustice pour vous.
      Or votre mère est la femme qu’elle est, à vous lire j’ai l’impression que vous la voyez avec une certaine lucidité : une femme qui a souffert dans son enfance et qui – dans sa souffrance – a développé toutes sortes de comportements abusifs et culpabilisateurs.
      Vous n’avez donc pas le pouvoir de la changer mais le pouvoir de vous adapter à elle et à ses comportements maltraitants.
      Qu’est-ce qui vous empêche de vous adapter à elle en lui mettant les limites que vous estimez devoir lui mettre ? Votre croyance qu’elle devrait être autre et votre propre culpabilité à lui mettre les limites que vous lui mettez.
      C’est ainsi que plutôt que de vous confronter à votre propre culpabilité (ce qui reviendrait à comprendre à quels mécanismes d’assujettissement vous obéissez), vous souhaitez qu’elle change.
      Ouvrez les yeux, à moins d’entreprendre un sérieux travail sur lui-même, un être humain contraint à des comportements négatifs et maltraitants parce qu’il est angoissé ne changera pas.
      Par contre il vous est possible de comprendre, en rencontrant de beaucoup plus près votre mauvaise conscience, qu’il est parfaitement légitime de votre part de cesser d’être sa proie.
      Mais oser vous protéger d’elle, en continuant de mettre de la distance avec elle (et même peut-être encore plus de distance puisque la situation vous pèse encore), suppose que vous restiez autonome donc que vous ne soyez plus dépendante du petit enfant en vous qui sous le prétexte qu’il croit aimer sa maman voudrait qu’elle réponde à ses besoins en se régulant par elle-même.
      Grandir serait devenir capable de vous protéger de votre mère sans avoir mauvaise conscience de le faire. Oui votre mère refuse de voir certaines choses, et ce n’est pas à vous de payer les pots cassés comme vous dites.
      Votre mari compréhensif et lucide vous propose de ne pas céder, donc de rester vous-même. Vous n’êtes en rien responsable des angoisses de votre mère même si par un habile tour de passe-passe elle parvient parfois à vous le faire croire.

      Vous pourrez d’autant plus avoir le coeur déchiré de sentir votre mère incapable de ne pas souffrir de sa propre histoire que vous ne serez pas personnellement dans la confusion avec elle.

      Pour aller plus loin, lisez mon article : L’identification à son enfant intérieur

      Répondre
    2. Sabri

      Bonjour. Je m’appelle Sabri et j’ai 15 ans.

      Je suis venu consulter cette page car je viens d’avoir une dispute avec mes parents (ils s’opposent à ce que je fasse quelque chose que j’aime bien: surfer sur internet, dessiner, écouter de la musique…) Ils me prennent pour leur soldat sans sentiments qui est né pour travailler, et JUSTE pour travailler. Parfois je craque, et je réponds agressivement. Puis ils s’étonnent de ma réaction et me font le discours des parents qui m’ont élevé avec beaucoup de mal. Je comprends mais là, j’ai du mal à croire qu’ils m’ont élevé « avec beaucoup de mal » tout en imposant une dictature sur moi et mes frères. J’ai beaucoup reconnu mes parents dans certaines sections de cet article. Et j’aimerais résoudre mes problèmes car il n’y a personne pour me défendre… Non seulement ILS VEULENT TOUJOURS AVOIR RAISON, mais en plus, j’ai l’impression que je n’ai PAS LE DROIT d’avoir raison, pas le droit d’avoir une autre opinion que la leurs, et pas le droit d’avoir des choses que eux ont. Par exemple, ils ont tous les deux LEURS objets A EUX, et me contraignent de partager avec mes frères. Une vraie dictature communiste. Et le pire, c’est qu’ils ne veulent pas m’écouter…

      Comment faire pour leur parler du fait que leur « dark side » me dérange ? Comment leur expliquer quand ils ne veulent pas m’écouter ? C’est toujours très très difficile.

      Merci d’avance

      Répondre
      1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

        Oui Sabri, c’est toujours très très difficile de parler avec une personne qui ne veut pas nous écouter.
        En même temps, il est aussi difficile de tenter de dialoguer avec l’autre dès qu’on est soi-même persuadé que cet autre ne veut pas nous écouter ni dialoguer.
        La question revient alors à savoir qui des deux parties va avoir le courage de faire le premier pas vers l’autre ? C’est à mon sens cette personne-là qui est la plus « intelligente » parce qu’elle montre qu’elle tient à la relation et ne se contente pas de se satisfaire d’un banal rapport de force qui ne peut mener qu’à la guerre et à la toujours injuste victoire du plus fort.
        Je vous renvoie donc à ma fiche : Comment s’y prendre pour faire une critique à l’autre ? (que je vous fais parvenir avec plaisir sur votre adresse mail.)
        Bonne chance avec vos parents.

        Répondre
  2. 1 FOURESTIER

    j’ai 57 ans au rsa ma mère me verse 50 euros par mois car je vis avec 484 euros, je suis sans emplo.i
    et mes 3soeurs et mon frères vivent à 300km et 600 km de chez ma mère. mon frère à la retraite ma soeur ainéee bientôt à la retraite aussi, et moi je vis seule, pas d’avenir professionnel pas de vis affectif,et il y a un an j’ai subis des violences psychologique de ma soeur d’un an plus agée que moi .elle et partis vivre chez ma dernière soeur il y a 7 mois et elles travaillent dans la même usine maintenant et a un cdi.
    j’ai un fils de 36 ans.ma mère n’a que moi pour l’emmener en course elle me dis que dans un an elle ne sera peut-être plus là,mon père est décédé en 2015.Ma dernière soeur n’a même pas voulu me recevoir quelque jour chez elle
    après le dc de mon père ,alors qu’elle a reçu ma mère et mon autre soeur « qu’elle a hebergé cette année ».
    je suis seule j’aimerais changer ma vie je me sens trahis manipulée que faire pour avancer?

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    1. Anonyme

      Bonjour. Je vis un conflit intérieur car je déteste ma mère. Je la haïe pour toutes les fois où elle m’a insulté, humilié, rabaissé. Elle m’a rendu dépressive. Mais je culpabilise de ressentir cette haine. Je suis toujours là pour elle. Pour ses courses, ses papiers, la sortir…Elle n’a jamais approuvé mes choix, surtout s’agissant de mon mari. Il n’était pas assez diplômé et n’avait pas d’argent. J’ai développé un vaginisme et j’en souffre depuis 7 ans. Que dois je faire pour arrêter de ressentir cela? J’ai 38 ans et ma peur est d’être une mauvaise mère. D’être comme elle. Elle ne cesse de me répéter que les enfants ne servent à rien et qu’il est trop tard à mon âge. Que mon mari ne sert à rien. « Qu’avec ou sans lui ce serait pareil ». Je n’arrive plus à avancer. Je n’ai aucun projet dans ma vie. Je survie au jour le jour. Je suis malheureuse et je n’ai plus le goût de rien. Mon père vit lui aussi un calvaire avec elle. Elle l’insulte et le rabaisse tous les jours. Curieusement mes frères sont épargnés de ce comportement.

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      1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

        Oui, il vous faut mettre à jour ce qui vous oblige à la culpabilité alors qu’il serait parfaitement légitime de votre part de ne plus permettre à votre mère de déverser sa négativité sur vous. Voir les mécanismes à l’œuvre en vous qui vous empêchent de vous défendre et vous contraignent à demeurer sa victime.
        Cela se fait dans le cadre d’un travail thérapeutique de connaissance de soi-même.

        Pour aller plus loin, lisez : : Pourquoi un travail thérapeutique ?

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        1. Melissa

          Bonjour,
          J’ai 20 ans et je suis en deuxième année d’études superieures.
          Cela fait 2 ans et demi que j’ai un copain et cela fait un an et demi que je vais dormir chez lui.
          Mes parents sont très catholique et pratiquants et je suis l’aînée d’une famille de 6 enfants.
          Je ne me suis jamais entendu avec ma mère, on s’est toujours disputés et j’ai abandonné toute idée d’avoir une relation normale avec elle.
          Cependant, depuis 1 ans et demi, c’est a dire, depuis qu’ils ont appris que je dormais avec mon copain, c’est encore plus compliqué.
          Nous faisons nos études dans 2 villes différents mais lorsque nous nous retrouvons certains week-ends, ma mere devient hystérique. Elle fait des crises d’angoisse, se met a pleurer a déprimer durant toute la semaine et surtout elle n’accepte plus que je rentre chez moi les week-ends suivants.
          Ensuite, je reçoit des longs messages me disant que ce que je fais c’est mal, que je la detruie, parfois elle en vient presque a m’insulter, a me dire que je lui fais honte.
          J’ai tenté de lui parler, de lui dire que je choisissait mes propres chemins mais dès que je dis quoi que ce soit, elle explose en sanglots et devient folle.
          Dans ma famille, tout le monde est plus ou moins au courant de ce qu’il se passe mais tout le monde fait comme si de rien n’etait. J’ai tenté d’en parler avec certains mais « on ne veut pas avoir de problèmes ». Mon père suit ma mère et il est impossible de lui faire comprendre.
          Je me sens juste rejetée et j’ai l’impression de ne pas être aimée pour ce que je suis réellement. Je suis affreusement mal a chaque fois que je dois leur dire que je vais dormir chez mon copain et je suis constamment stressée.
          En plus de cela, je me sens coupable d’infliger tout cela a ma mère. Si je faisais ce qu’elle attend de moi que je fasse tout rentrerai « dans l’ordre ». Mais je renoncerait a ma liberté vous ne croyez pas ?

          Mon rêve serait de partir car même a la maison je ne supporte plus ce bourrage de crâne qu’on nous impose a mes frères et sœurs et moi. Nous n’avons pas le choix et nous devons avoir la vie que notre mère veut qu’on ait sans quoi nous tombons dans sa disgrâce et c’est l’enfer.
          Seulement mes parents me financent mes études et je me dis que je peux bien « supporter cette charge morale encore quelques années ».
          Mais ma peur est qu’à force d’attendre, je me detruise mentalement et je constate déjà les effet des actes de mes parents… ma confiance en moi se detruit petit a petit et j’ai peur que ce soit irréversible. Je n’ai que 20 ans et je suis une personne sensible et je n’ai pas envie d’être detruite par mes parents.
          Quels sont vos conseils pour rester forte et arrêter de detruire ma confiance en moi face a cette épreuve ?
          Me faut il partir et abandonner mes études ?
          Je vous remercie.

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          1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

            Comprenez que je ne vous connais pas et que ce n’est pas ici le lieu pour vous donner des directives. C’est à vous de décider des choses, compte tenu de ce que vous vivez. Il vous faut agir « en votre âme et conscience », sur la base d’une fidélité à votre ressenti, tout en comprenant qu’à chaque fois que l’on fait un choix on perd ce que l’on n’a pas choisi, qu’il y a donc un deuil à faire. Il ne peut pas en être autrement, aussi douloureux que cela soit.
            Ce que vous me décrivez de l’ambiance familiale est terrible, chantage, emprise, manipulation et besoins affectifs non satisfaits. Tout cela est explosif et me fait penser à une secte !
            C’est vrai qu’à force d’attendre vous courrez le risque de vous détruire mentalement, c’est d’ailleurs vous-même qui le dites, vous êtes donc lucide. Qu’est-ce donc qui pourrait vous contraindre à rester, à part le fait de surseoir à vos études ? Votre besoin affectif d’être aimée par vos parents ? Il n’est manifestement pas assouvi. Il reste alors votre mauvaise conscience… A ce propos je vous invite vivement à lire La Connaissance interdite d’Alice Miller, cela vous aidera à réfléchir pour peser les enjeux.
            Il y a parfois des prix qui sont trop chers payés pour obtenir ce que l’on veut. Tout cela il vous faut apprendre à le mesurer. Pourquoi ne pas vous faire aider, accompagner ?
            Encore un dernier mot. Il est de toutes les façons impossible pour un être d’affronter la toxicité ou la dysfonctionnalité de ses propres parents sans devoir affronter sa mauvaise conscience. C’est même parfois cet affrontement qui peut le sauver et vous avez manifestement besoin de liberté.

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  3. laurane

    et quand la société est aussi toxique que le fut ses parents, on fait comment pour trouver une place d’existence ?

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Réaliser qu’on ne peut peut pas compter sur ses parents, ressentir qu’on ne peut pas compter non plus sur son environnement social, c’est sans doute pouvoir découvrir qu’on ne peut compter que sur soi-même.
      Le piège étant de croire que pour pouvoir compter sur soi-même il faut nécessairement avoir été aimé.

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      1. Luc

        cher monsieur je suis d’accord avec vous, ses parents toxiques ont peut rompre avec meme si c’est pas toujours facile, compter sur soi-même d’accord, mais rompre avec la société dont on ne partage pas les valeurs (société narcissique ultra-individualiste) c’est plus compliqué non ? on a besoin des autres ne fut-ce que matériellement parfois surtout dans nos société complexes (vivre en autonomie est difficile)

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          1. Luc

            Je ne vous comprends pas bien, je suis plutôt altruiste et bienveillant.
            J’ai vu que vous parlez d’Alice miller qui a été plus loin que la plupart mais s’est heurtée a des tabous sociaux non ? et il faudrait encore prolonger son raisonnement
            a partir du moment ou les comportement toxiques sont transmis de parent a parent, sont tolérés (en tout cas la violence psychologique), on n’est plus dans le domaine de la psycho mais de la socio. Dans une société narcissique le plus adapté c’est le narcissique non ?
            Les parents « éduquent » leur enfant pour les adapter a la société, idem education nationale etc, pas pour en faire des etres épanouis et libres. La psychologie est aussi normative
            j’ai été a de nombreuses conferences de psychologie et ce qui m’a frappé c’est le nombre de parents qui voulaient que leur enfant soit dans le moule social avant tout et ca m’a meme choqué.
            c’est un sujet tres interessant maisrarement abordé.

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  4. Alex

    Mes parents ne sont pas toxiques mais j’ai subi pendant 10 ans environ des violences psychologiques( insultes, rabaissement, humiliations, et menaces) ainsi que physique de la part de mon mari. Je suis aujourd’hui divorcée et je vis seule avec nos jumeaux de 4 ans. Ils ont un comportement très difficile lié principalement au contexte de stress dans lequel ils ont vécu pdt leur 4 premières années… Le problème c’est qu’étant épuisée et détruite psychologiquement je n’arrive pas à prendre sur moi suffisamment pour ne pas être toxique.. Je ne sais pas comment m’en sortir, j’ai conscience que ce n’est pas en me comportant comme mon ex, que leur comportement améliorera mais en étant bienveillante mais c’est tellement plus simple des rabaisser que de prendre le temps d’écouter ce qu’ils ressentent… ( surtout avec 1 des 2 qui a pris  » le relais de son père » il m’insulte, me tape, et crie dès que je le contrarie)
    J’aimerais que Ca change mais je ne sais vraiment pas par où commencer… Si vous avez des solutions je suis preneuse..

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Les solutions comme vous dites ne sont pas à l’extérieur de vous mais en vous.
      J’ignore quels ont été les dysfonctionnements de votre famille mais je m’interroge sur le fait que vous ayez pu subir et endurer pendant 10 ans des menaces, des insultes, des humiliations et même des violences physiques.
      A mon sens, cela ne parle pas seulement de votre ex mari mais aussi de vous, de votre relation à votre dignité, de votre confiance en vous-même et du respect que vous vous portez.
      Quelle est la part de vous-même qui a pu consentir à ces humiliations parce qu’elle n’osait pas se rebeller contre son mari aux comportements toxiques ? Une énergie maintenue refoulée – vraisemblablement depuis très longtemps – peut se retourner contre vous-même et les autres.
      Mettre à jour cela dans un travail psychothérapeutique vous aiderait certainement à trouver en vous des ressources afin de ne pas devoir rabaisser et humilier à votre tour vos propres enfants.

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  5. Candyjoly

    Bonjour, je viens vers vous pour avoir un conseil car je suis inquiète des propos tenus par mon petit fils qui n’a pas encore 4 ans. Il vit avec sa mère au quotidien et voit son père en garde alterner 1 week-end sur deux ainsi que la moitié des vacances scolaires. Il est très agréable, sociable et enjoué au quotidien, mais lorsqu’il revient de chez son papa, il tient des propos qui m’effrayaient un peu. Il parle de ses jeux de boxe avec son papa qui lui montre comment être le plus fort et blesser et tuer les animaux en leur mettant les doigts dans les yeux, en lui faisant la démonstration celui-ci l’a même blessé à la paupière ce qui a suscité ma question sur cette griffure et donc la suite des explications à été fournie par mon petit-fils et, il l’incite à la haine de la police qu’il faut combattre et autre. Je doute qu’un enfant de cet age ait inventé ces propos . Pourriez vous me donner un conseil et me dire vers qui me rapprocher pour parler de cela avec sa maman qui est aussi très perturbée par ces propos. Merci par avance de l’aide que vous pourriez nous apporter par votre réponse.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Pour s’adresser à l’autre de manière à ce qu’il nous écoute, il faut d’abord le connaitre. Si vous donnez des conseils à celui qui ne les a pas demandés il ne pourra pas les entendre. Vous me parlez d’un gendre potentiellement violent qui apprend la violence à son enfant : comprenez que le père apprend à son fils ce qu’il connait, c’est sa manière à lui de l’aimer.
      Pour vous répondre, il me faudrait connaitre l’attitude de votre fille face à son compagnon qu’elle ne découvre pas depuis cet incident ? Il me faudrait aussi faire la part des choses entre votre demande et sa demande… votre fille n’est pas vous.
      Que voulez-vous au juste ? Changer votre gendre ? Donner des conseils à votre fille parce que vous ne supportez pas la situation qui est la sienne ? Calmer votre propre émotion de grand-mère bousculée par l’attitude de son gendre dans sa relation à son fils ?
      Il y a autant de paramètres dans cette histoire que de personnes. Pour répondre il me faudrait savoir à qui répondre… Cela demanderait un ou plusieurs entretiens approfondis et ne peut pas être réglé « à la sauvette » sur internet. Désolé !

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  6. Johanne

    Bonjour,

    J’aimerais discuter de mon père, je suis tombée enceinte cette année à 20 ans. C’etait de la manipulation de quelqu’un qui voulait absolument ses papiers mais je n’y ai pas cru tout de suite croyant que tout le monde de mon entourage avait tord à son sujet. Donnant comme argument que j’étais la seule à le connaître et même si j’avais des doutes, je pensais pouvoir le discerner. Enfin, tel n’est pas le sujet du commentaire. J’ai fini par couper les ponts avec cet homme qui au final à prouver qu’il n’attendait que ça et me voilà seule enceinte de 7 mois. J’essaie de remonter la pente et prendre toutes les choses positives que je peux mais à chaque fois que j’ai mon père au téléphone Il me rappelle à quel point j’ai fait une erreur et que je vais en assumer les conséquences. Ça en arrive à même des moments où je me sens heureuse pour mon enfant, il me rappelle à quel point un enfant seul va être difficile et une vie semée d’embuche et puis il me dit souvent que je dois être plus mature etc car il croit que je suis bête et que je vais recommencer. Je ne sais pas si c’est légitime de dire ça, étant donné que je suis une fille qui n’a jamais eu de soucis de ce genre. Je ne cours pas apres les hommes. Mais chaque fois qu’il m’appelle, il me décourage et il se donne en droit de me le rappeler à chaque fois parce que je suis sa fille et qu’il est mon.pere et que je ne comprendrais jamais. Enfin soit, je me dis que pour mon bonheur, je devrais prendre des distances avec lui car chaque bonheur dévient culpabilité et stress et pleur. Ça me fait douter de moi et de mes capacités à pouvoir m’en sortir dans cette situation comme si ma vie était foutue d’avance. Dois-je prendre des distances pendant quelques temps ?

    Merci de votre réponse

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Il n’y a – à mon sens – qu’une seule attitude possible qui vous permettra de préserver votre propre dignité alors même que votre père cherche à vous culpabiliser à partir de la manière dont vous vous y êtes prise dans le passé.
      Cette attitude est toujours la même : c’est celle de reconnaitre les faits, exclusivement les faits et de ne pas extrapoler sur leurs possibles conséquences puisque personne ne peut les connaître.

      Oui, vous avez été naïve et vous êtes trompée, vous avez été abusée dans le passé et en même temps la vie se déroule toujours exclusivement « ici et maintenant » (c’est ce que votre père ne sait pas qui reste dans le passé).
      Vous êtes courageuse, vous assumez les choses et puisque « ce qui est fait est fait », vous « prenez toutes les choses positives que vous pouvez ». Tout cela est très juste et va vous permettre de garder votre précieux équilibre.
      Votre père – qui lui n’a pas digéré votre passé – vous accable, non pas en vous disant que vous allez devoir assumer les conséquences de votre passé (parce que cela est vrai), mais en déchargeant sur vous sa négativité en cette occasion : il veut vous faire croire que « d’élever un enfant seul va être difficile et que votre vie va être semée d’embuches », ce qui est faux. Personne ne connait l’avenir, il projette donc ses propres peurs sur sa fille. Votre vie sera « ce que vous en ferez » puisque le bonheur que nous avons d’une chose ne dépend pas de cette chose mais de la manière dont nous la prenons, dont nous l’interprétons.
      De plus votre père en profite pour vous critiquer plus généralement, il semble ne pas avoir compris que vous ne lui appartenez pas, en fait il cherche à déguiser le fait qu’il n’a pas encore accepté que vous ayez été trompée dans le passé.
      A vous lire vous progressez puisque vous devenez capable d’intégrer et de digérer votre passé (qui va vous permettre d’être mère), alors que votre père fait du sur place avec le fait que vous ayez été trompée en cherchant à vous décourager.
      Vous êtes donc la seule à savoir s’il est juste – pour votre bonheur – en effet, de devoir prendre de la distance avec lui. Il n’est certainement pas juste en tout cas que vous le laissiez vous culpabiliser, vous diviser et vous stresser.
      Votre partage et la manière dont vous exposez les faits, montre au contraire votre maturité et votre lucidité. Vous voyez juste : vous êtes la seule responsable de la manière dont vous allez diriger votre vie donc il ne serait pas juste que vous laissiez l’immaturité de votre père vous convaincre que vous êtes « foutue d’avance » !
      Je vous souhaite donc de continuer d’être heureuse pour votre enfant… et pour vous-même (sa mère).

      Pour aller plus loin et comprendre comment « ce qui vous arrive » comme « ce qui va vous arriver » va être conditionné par la manière dont vous allez le prendre, je vous invite vivement à lire cet article : Le vieil homme et le cheval

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  7. Alisa

    Bonjour,
    J’ai toujours eu des problèmes avec ma mère, abusive, bourrée de certitudes ne reposant sur rien d’avéré, égocentrique, narcissique et recourant au mensonge et à la manipulation pour parvenir à ses fins. Elle a fait la loi dans la maison, imposant sa volonté, critiquant ses proches sans arrêt, surtout mon père et moi.
    Je n’ai pu comprendre celà qu’à 50 ans passés.
    Aujourd’hui j’en ai 62 et ma mère 93, elle ne s’est pas arrangée et nos rapports non plus, j’ai perdu mon travail, suis en instance de divorce, déménagement, et mon seul enfant s’est établi à 500 km. Ma mère est veuve et on lui a découvert un cancer il y a un mois, qui heureusement ne devrait pas lui être fatal.
    Elle entend mal, comprend encore moins bien mais continue à se prendre pour le centre du monde, faire celle qui sait tout et ne manifeste aucune compassion envers quiconque et surtout pas moi. Son seul sujet d’intérêt est … elle et accessoirement l’argent.
    Il m’est de plus en plus difficile de la supporter, d’autant plus que je ne peux rien lui dire, elle nie, fait celle qui a oublié, ou ment quand on lui fait un reproche. Je n’aurai jamais d’explication, encore moins d’excuses, je ne sais plus où j’en suis alors que je suis obligée d’être plus présente avec sa maladie. On s’engueule à chaque fois, surtout moi j’ai l’impression de revivre ce que mon père vivait, elle le poussait à bout et il se mettait en colère, détruisant des objets, c’est affreux, je finis par me dire que c’est peut-être moi qui exagère, j’ai bien un psy qui a l’air de me croire mais sa seule réponse c’est « limitez les contacts ». Ca ne m’aide pas beaucoup, j’ai l’impression d’être piégée, je ne vois pas d’issue à cette situation.
    Est ce que c’est possible ce que je décris, suis je aussi coupable que ma mère, est ce que ma mère est folle, toxique, set ce qu’elle se rend compte de ce qu’elle fait… avez-vous une idée ? Merci

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Si je vous comprends bien vous faites un travail psychothérapeutique depuis des années. Vous savez donc que les personnes sont mues par leur inconscient et qu’à moins d’être vraiment déterminé, personne ne change.
      Cela est donc vrai pour votre vieille mère qui n’a aucune conscience de ses mécanismes psychologiques éventuellement dysfonctionnels et toxiques.
      Il vous faut donc voir la réalité en face, elle ne changera pas ses comportements. La seule personne qui puisse faire bouger la relation c’est donc vous.
      Vous semblez avoir compris cela quand vous partagez : « Je n’aurai jamais d’explications, encore moins d’excuses », je suis donc d’accord avec vous il est inutile de chercher chez elle ce que vous savez que vous n’obtiendrez pas.
      Paradoxalement vous écrivez : « je ne sais plus où j’en suis ». En effet vous ne savez plus où vous en êtes si vous restez indéfiniment dans l’attente d’un changement chez elle (vous vous comportez alors comme une petite fille perdue parce que dépendante de sa « maman ») ; mais si vous vous comportez comme la femme adulte que vous êtes (celle qui a compris qu’elle n’aura jamais d’excuses ni d’explications), vous devenez « libre » de votre propre mère.
      C’est alors que n’étant plus dépendante d’une culpabilité quelconque, vous vous respectez donc vous-même en ne lui donnant que ce que vous avez vous-même décidé de lui donner de manière délibérée.
      Si vous vous identifiez de façon quasi permanente à la petite fille en vous, je suis d’accord avec votre psy, il va vous falloir limiter les contacts pour moins souffrir.
      Mais si – aspirant enfin à la liberté – vous avez enfin perdu toute illusion quant au changement de votre mère, je présume que vous allez pouvoir – vivant pleinement votre vie à vous – décider par vous-même ce que vous voulez lui donner ou non.

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  8. paty1964

    Bonjour,
    ayant eu un enfance pas heureuse père alccolique j’en ai souffert énormément, puis à 23 ans je suis partie de chez moi , j’ai commencé à vivre, j’ai rencontré un homme , qui après quelques années j’ai vu qu’il ressemblait à mon père il a commencé à boire, au début je ne l voyais pas, puis un jour j’ai vu qu’il cachait ses bouteilles de vins ..
    Il a arrêté après quelques années , il a eu un soucis avec sa mère sa mère la rejeté avait une préférence pour son fils Quand je suis tombé enceinte je pensait qu’il aurait changé erreur il la rejeté son propre enfant une jalousie envers lui il ne c’est jamais occupé de lui quand nous étions avec des amis il disait occupe toi de ton fils. Mon fils en a souffert j’ai fait le rôle de la mère et du père pour qu’il soit stable (maman calin et papa qui gronde) jusqu’à 13/14 ans sa allait et puis quand uil est partis au lycée il a changé j’ai essayé de lui donné une vie stable car son père qui vivait avec nous avait un dénis de son enfant. cela n’a pas éte facile. Il a réussi dans ses études et j’en suis fière , cette semaine il m’a dit que je me suis trop occupé de lui.. vu que son père la rejeté il m’a sortis je n’ai pas de parents (pas de mère et de père) vous êtes rien pour moi .
    Ai je loupé quelque chose ? je ne comprends pas son comportement vis à vis de moi , son père je comprendrais il ne c’est ps occupé de lui, maintenant je suis rien pour lui.
    Par contre quand il à un soucis c’est Allo maman jamais son père dois-je prendre des distances , là j’ai envie de tous coupé avec lui il est devenu ingrat
    Merci de m’avoir lu.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Vous n’avez rien loupé, je pense sincèrement – à vous lire – que vous avez juste fait ce que vous avez pu, pourquoi devriez-vous vous reprocher quoi que ce soit ?
      Essayons de vous comprendre : vous avez tellement essayé de donner à votre enfant dans un contexte familial difficile qu’aujourd’hui, à cause d’une parole maladroite, vous vous sentez profondément blessée. Votre blessure ne parle pas de ce que vous a dit votre enfant mais du sentiment d’injustice qui est le vôtre par rapport à tout ce que vous avez fait pour lui.

      Prenez la mesure de ce que je vous dis : le résultat d’une éducation se mesure quand un être est devenu adulte. C’est donc plus tard qu’il prendra la pleine mesure de ce que vous avez fait pour lui… à condition que vous ne perdiez pas le contact avec lui.

      Votre fils n’est pas ingrat mais simplement inconscient. Il n’a pas mesuré l’impact de sa parole sur vous. Sa parole malheureuse vis-à-vis de vous est juste la conséquence d’une émotion d’incompréhension, d’un accablement de sa part.

      Je suis persuadé qu’il saura – un jour – faire la part des choses entre un père qui était dans le déni d’avoir un fils, et une mère qui parfois, parce qu’elle se sentait seule et sans repère, a pu être maladroite avec son fils en occupant trop de place.
      Sentez qu’il n’y a rien d’irrémédiable entre vous, il est votre fils auquel vous avez tant donné.

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      1. paty1964

        Merci de m’avoir lu et répondu , je pense que 22 ans c’est encore jeune, il ne comprend pas, peut être plus tard .
        Ses paroles pour moi ont été très dures, de dire qu’ils n’a plus parents , alors que j’ai essayé d’être une maman , comme vous dites sans repères j’étais toute seule à élever alors que son père qui vivait avec nous l’ignorais …Ce n’est pas la première fois qui me dis cela, mais cette fois il y a eu un déclic , que voulait il me faire comprendre ?? je c’est que mon fils ne m’appartient pas, qu’il doit vivre sa propre vie et faire des erreurs, tous s’apprend la vie n’est pas facile, j’ai essayé de lui donner une vie remplie d’amour , bien que je n’en ai pas eu , je ne voulais pas reproduire le schéma de mon père.. mais j’ai l’impression qui ressemble à son père , lui le déni de son enfant, et mon fils le déni sa mère.. peut être que je me trompe , et que je suis encore blessé vis à vis de ses mots…

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        1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

          Vous vous sentez blessée mais vous ne semblez pas agressive. Pourquoi ne l’invitez-vous pas – par exemple – un soir au restaurant pour, non pas vous justifier, mais échanger avec lui en l’écoutant le cœur ouvert ? Vous faire « petite » et lui laisser de la place pour essayer de comprendre ce qui se passe en lui ?

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          1. paty1964

            Bonjour,
            J’ai essayé , mais je ressent de la honte vis à vis de moi , quand il était plus petit avant l’adolescent nous faisions çà tous les week-end c’était notre moment à nous deux. maintenant c’est une chose qui ne veut plus, j’ai tout essayer… les seules mots c’est qu’il n’a plus de parents …c’était mon anniversaire il y a deux jours avant il y avait des petits cadeaux qu’il faisait (dessin) maintenant qu’il travail je lui ai fait la remarque , il m’a répondu qu’il faisait des cadeaux a 2 ou 3 personnes qu’ils aimaient. une fois il m’ fait un cadeau et son père lui a été jaloux …alors il me dit j’en fait plus …il m’ignore
            Je ne c’est plus ou j’en suis ..

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            1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

              Oui, la blessure est profonde, il vous a touché là où c’est si douloureux. La réponse faite par votre fils à propos des cadeaux vous montre à quel point il est perdu lui aussi. Il ne sait plus ni quoi ni comment faire, alors il se referme et s’éloigne. Regardez les choses en face, s’il vous ignore c’est pour essayer de moins souffrir parce que c’est trop dur et déchirant pour lui de faire un choix.
              Il vous faut donc de la patience et de la finesse pour ne pas perdre le lien. Entre votre amour propre et votre amour pour cet enfant que vous avez porté à bout de bras une grande partie de votre vie, qu’allez-vous choisir ?
              Courage !

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              1. paty1964

                C’est une blessure j’en suis consciente , de la patience j’en ai , mais j’ai peur que c’est lui qui casse le jour ou il aura son appartement, on verra…
                Le lien d’une maman c’est pour la vie , j’espère quand il sera vraiment adulte il comprendra et que cela ne soit pas trop tard , la vie est courte et il faut en profiter à chaque instant ..c’est ce que je lui ai dit , même si c’est mon enfant la blessure restera c’est une cicatrice qui restera .

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  9. rémi

    Bonjour, j’ai été adopté à l’âge de 4 mois par des parents atypiques : un « père » qui m’a ignoré jusqu’à l’âge de 7 ou 8 ans oui qui piquait de sales colères sur moi …. et je me souviens de ce jour où il m’a dis près du garage : « qu’est ce que tu veux encore, je suis pas ton père moi !!!! »
    Puis est venue ma soeur adoptée aussi; ma mère reprochait à mon père des comportement préférentiels à son égard. Vers mes 8 ans il est devenu « un père ordinaire » puis 11 ans plus tard suite à sa séparation d’avec ma mère, le naturel revint au galop : et là ce fut humiliations, moqueries et hélas je voyais bien qu’au fond de lui c’était bien sa manière à lui sans l’admettre qu’il m’en voulait d’avoir pris une place illégitime dans son foyer; pour preuve, il me fit une sorte de facture écrite lorsque je fus amené à quitter le nid familial. Le détail de ce que je lui avait coûté : electricité, eau, alimentation, medecin etc …..
    Quant à ma mère, je savais que j’avais été le fruit d’un caprice. Pour la petite histoire, il se disait dans cette famille qu’elle ne faisait pas de différence entre des enfants et des poupons…. d’ailleurs il se disait qu’elle n’était pas faite pour cela. Très habile en revanche pour une éducation catho-martinet et pour se lamenter sur son sort.
    Mais chut, on le sait nous les adoptés nous ne savons pas la chance que nous avons d’avoir été adoptés par des parents affectueusements……toxiques….

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Oui, les névroses et autres dysfonctionnements des humains font particulièrement de dégâts quand ils influencent leur relations à leurs enfants, adoptés ou pas.
      Si un être humain vous en a voulu d’avoir pris une place soi-disant illégitime dans son foyer, je vous souhaite d’avoir la lucidité de sentir que personne ne peut légitimement vous en vouloir de prendre votre place sur cette planète.

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  10. Jean Michel

    Bonjour
    Je découvre avec stupeur , en vous lisant,que certains comportements que je croyais anodins sont toxiques , générateurs de troubles, d’anxiété et de colères chez mes grands enfants adoptés. Dès lors ma question est triple:
    Commrnt se rendre compte de la toxocité de certains de nos comportements, tant dans notre vie personnelle que dans nos relations parents enfants?
    Comment se juger sans trop s ‘absoudre ou se culpabiliser?
    Comment un parent aimant mais toxique, souvent sans le savoir, peut il devenir un parent aimant et tonique (en le sachant)
    Je vais znalyser cela avec ma psychothérapeute.
    Merci pour votre article il m’a ouvert les yeux.
    Jean Michel (Paris).

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Pour se rendre compte de nos erreurs je ne crois pas qu’il existe un autre moyen que de se laisser toucher par elles comme par leurs conséquences.
      L’émotion de culpabilité qui consiste à s’en vouloir de ce que l’on a fait dans le passé n’a que peu d’intérêt puisque nous n’avons pas la possibilité de retourner dans ce passé.
      Par contre, je crois que le fait de prendre conscience, de s’ouvrir et de se laisser toucher par ce que l’on a fait subir à l’autre est LE moyen qui nous permettra de réajuster notre attitude (parce qu’on en souffre), c’est-à-dire de réparer ce qui peut être réparé.
      C’est du moins ce que je souhaite à votre tonicité.

      Pour aller plus loin je vous conseille vivement de lire mon article Comment sortir de sa toxicité de parent ? qui tente de répondre plus précisément à vos questions légitimes.

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  11. Sylvie Beck

    Bonjour, la lecture de cet article m’éclaire. Du coup, je comprends et prends conscience d’une forme plus précise de toxicité.
    Étant enfant (née en 83) jai toujours vécu avec mes 2 parents. Même si je venais à contredire ma mère parce que j’avais le sentiment d’avoir raison, mon père prenait automatiquement la defence de celle-ci.
    Du coup, je n’ai eu que exemple de ce couple m’aimant qd même.
    Aujourd’hui ma fill va ses 11 ans début décembre, jai le sentiment d’avoir tt foiré avec elle. Séparation à ses 1 an, disputes et même « bagarre  » avec son père pendant des années. Lui a refait sa vie, (rien du mien, plusieurs essais mais toutes foireux- sans doute naïve pas suffisamment confiance en moi).
    Du coup ma fille a vécu qques années dans une situation familiale « normale  » avec sous le même toi, son père, sa belle-mère puis une petite sœur arrivée vers ses 6,5ans.
    La garde était partagée.
    Du coup, comme il l’avait moins que moi ils privilégiaient des moments familiaux intenses. Ma fille a fini par le considérer comme « une, sa maman »
    Je me suis exprimée en disant au père que cest extrêmement blessant de me dire ça.
    Sauf que, je pense que ma fille na jamais réussi à trouver son équilibre avec moi (mère seule).
    Elle a fini par me demander daller vivre avec son père. Depuis la séparation avec la belle-mère, on arrivait à un peu plus se comprendre.
    Mais l’adolescence arrive à grand pas.
    Je vis très mal la situation car j’ai réellement l’impression de tout rater avec mon enfant alors que ça se passe très bien avec ceux qui M ont rencontrés (mm difficiles)
    Je suis aujourd’hui dans une impasse, jai eu mon exemple et expérience avec mes parents et je ne suis pas capable d’aller au-delà de mon « émotion » ou « comportement » propre intérieur et passer au dessus de ça pour apporter ce qui est nécessaire à ma fille.
    Cest ce qu’ils me reprochent fortement tout les 2 et sans me ménager.
    Que puis je leur dire pour les rassurer et qu’enfin on arrive à se comprendre.
    Jai le coeur lourd de cette situation qui est aujourd’hui très à chaud, dure pour tous et pleine de rancoeur.
    Merci
    Cdlt
    Sylvie

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Je pense en effet que tant que vous êtes dans la rancoeur contre les autres, la rancoeur et la culpabilité contre vous-même, vous vous condamnez à être malheureuse et à souffrir.
      Pour aller au-delà, il vous faut traverser votre souffrance c’est-à-dire reconnaître vos manquements, vos approximations, vos erreurs (donc ne pas chercher à paraître). En réalité vous avez fait « comme vous avez pu », n’est-ce pas ? Alors pourquoi vous charger inutilement de votre passé ? (C’est cela être dans la rancoeur.)
      Pour pouvoir aller au-delà de votre émotion, il vous faut commencer par la reconnaître, oser faire avec puisqu’elle est là et plutôt que de vouloir la rejeter.
      La lourdeur de votre coeur parle de votre amour pour votre fille et croyez que son adolescence (loin d’être un obstacle), peut être une opportunité de rapprochement entre vous.
      Elle grandit, elle s’ouvre à la vie et a plus que jamais le besoin d’une mère par laquelle elle se sentira aimée.
      Le voilà votre objectif, non plus vous affliger, mais réfléchir à la manière dont vous allez vous y prendre avec finesse avec elle pour qu’elle se sente aimée par vous.
      En fait vous n’avez rien « raté » du tout puisque votre vie est ouverte devant vous.

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  12. Vanessa

    Merci beaucoup pour votre article il m’a aidé à me rendre compte que, « la poubelle du quartier » comme m’a appelé mon père toute mon enfance n’est pas aussi mauvaise, minable et bête qu’il à bien voulu me faire croire, même si j’ai encore bcp de chemin à faire pour m’en persuader intimement !

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Voici un exemple particulièrement odieux de maltraitance psychologique.
      Souvenez-vous en toute votre vie : personne n’est réductible à l’opinion des autres qui ne peuvent pas avoir accès à qui vous êtes.
      Vous êtes donc vous-même dans votre particularité et avec votre intimité. C’est le propre des parents toxiques que d’être dans le déni de cette particularité, de cette intimité, en réussissant à faire croire à leurs enfants qu’ils sont conformes à l’opinion qu’ils ont d’eux.
      Par bonheur il n’est pas nécessaire d’avoir été respecté pour se respecter soi-même c’est-à-dire pour se reconnaître l’entière légitimité à être.

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    2. Natalia

      Woaw. Carrément. Et vous arrivez à vivre avec ça? Je vous admire, quelle force de caractère vous devez avoir… Mais franchement, quelle horreur!!!
      Moi c’était juste « la gourde », mais ça m’a complètement minée, alors vous… Et vous lui en voulez encore ou vous avez réussi à passer le cap?

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  13. Melinda

    – A 18 ans je ne pouvais pas circuler comme bon me semblait comme les filles de mon âge qui se rendaient en ville (petite ville de campagne) ou chez des amies sans que leur parents ne s’y opposent. J’avais l’impression d’être une gamine stupide non respectée. Du coup je n’avais pas beaucoup d’amis puisque de toute façon quand on m’invitait je devais demander l’autorisation à ma mère. Toujours. Et à force de leur dire « non, ma mère veut pas » elles finissaient par capituler et par ne plus m’inviter. Normal. J’avais le droit de rien faire !

    – A 17 ans je devais demander l’autorisation pour prendre mon petit cousin dans mes bras. « Non, tu vas le faire tomber ». Allons, je ne suis pas une droguée, comment pourrai-je le faire tomber ??? C’est ridicule. D’autant plus que ma cousine de 4 ans de moins que moi le prenait dans ses bras sans demander l’avis à personne et on ne lui disait rien. A 7 ans ma cousine me donnait même le biberon dans ses bras tout en marchant alors que j’étais un jeune nourrisson, des photos en témoignent alors pourquoi diable moi, j’irai « faire tomber » l’enfant ???? J’avais vraiment l’impression de ne pas être comme les autres et d’être donc une incapable, une moins-que-rien. Du coup à présent je redoute de porter les enfants de collègues par peur de les faire tomber…

    – Ma mère et mon frère de 40 ans décident tout pour moi, même encore lorsque je fais des centaines de kilomètres pour leur rendre visite. Sans me demander mon avis. Alors que ma petite nièce de 5 ans, elle, lorsqu’elle refuse quelque chose on respecte son choix. Moi, je n’ai le droit de refuser de rien. Surtout quand il s’agit de mon frère. Ma mère le voit comme un roi et est à sa disposition et attend de moi que je fasse de même.

    – Ils me jugent sans cesse. Dans mon dos ça parle, ça jacasse et ça me rabaisse par rapport à mes nombreux échecs notamment ceux amoureux. Selon mon frère, je devrais choisir mon copain (et mes amis aussi) en fonction de son statut social. Je ne vois pas les choses comme ça.

    – Ma mère est toujours du côté des autres notamment de la petite-amie de mon frère. Lorsque cette dernière s’était levée pour débarrasser la table, ma mère a lancé un « non, laisse, Melinda va le faire » alors que je suis sensée être l’invitée, que j’avais fait des centaines de kilomètres pour venir.

    – Je ne sais pas ce qui lui a pris, devant mon voisin qui était venu boire le café, ma mère m’engueule devant lui comme si j’étais une gamine de 4 ans « qui a laissé tombé du jus par-terre ??? » alors qu’elle savait très bien que je n’en étais pas l’auteure car je mange rarement des fruits mais je ne sais pas, elle a sans doute voulu montrer au voisin qu’elle « commande ». Mais moi je me suis sentie super gênée et pas du tout respectée. M’engueuler comme ça à 30 ans devant le voisin alors qu’elle savait très bien que je n’avais rien fait… Et puis il y a des manières de s’adresser à quelqu’un.

    – Ma mère m’impose des choses encore à présent alors que nous revenions de courses tous les trois avec mon petit-ami. « Ca sert à rien de retirer ton manteau, on va chez ton frère ». Sans même me demander mon avis. Peut-être que moi (et mon copain aussi) je n’avais pas envie d’y aller mais non, c’est un ordre. Il faut que je vienne car si je ne viens pas elle fait la commission de mon refus à mon frère qui commence à se victimiser « pourquoi tu ne veux pas venir me voir ? Tu ne m’aimes pas, de toute façon personne ne m’aime » et ma mère me reproche dans son regard d’être méchante et sans coeur… Mon copain m’a fait remarquer que ce n’était pas normal et effectivement ça ne l’est pas.

    – A 18 ans je me souviens je m’apprêtais à dormir, il était déjà très tard, j’étais déjà dans mon lit et suite à un refus (de venir à une fête familiale) ma mère et mon frère se sont introduit dans ma chambre (que je partageais d’ailleurs avec mon frère) et se sont assis sur mon lit en me demandant des comptes : pourquoi je ne voulais pas venir. Il faut toujours que je me justifie dès lors ou je refuse quelque chose. Et mon frère m’a harcelée pendant plus de 3h pour qu’à la fin je finisse par céder, épuisée, en pleurs, poussée à bout, blasée.

    – En parlant de compte, j’avais besoin d’un garant pour louer un appartement. Ma mère n’étant pas éligible, j’ai demandé à mon frère, naturellement. Il s’est excité en me balançant en pleine figure « ouais, si je me porte garant je veux que chaque mois tu me montres tes comptes et tous tes tickets de caisse de tout ce que tu achètes »… Donc vous imaginez bien qu’à 22 ans, ayant juste besoin de papiers de garant pour valider mon dossier, je ne réclamais évidemment pas d’argent et ai toujours été sérieuse avec l’argent, j’ai laissé tombé. Les parents de mon EX petit ami se sont portés garants pour moi !

    – Il y a un truc aussi qui m’a beaucoup peinée. Mon père était mourant à l’hôpital, j’avais les larmes aux yeux, je me retenais de pleurer. Cela faisait un an que je le voyais mourir à petits feux. Je n’avais plus d’amis donc je ne me confiais à personne. Et ma mère me regarde et me reproche ma faiblesse et m’engueule « arrête parce que l’infirmière va te mettre des claques ».Alors l’infirmière va me mettre des claques parce que je suis triste ? Parce que mon père est dans le coma alors évidemment comme n’importe quelle jeune fille d’à peine 18 ans j’en avais gros sur la patate et avait envie de pleurer ? J’ai trouvé ça méchant. Du coup j’ai l’habitude encore de tout garder pour moi.

    – J’ai été harcelée au lycée. J’avais tenté d’en parler (et pas qu’une fois) à ma mère et à mon frère « mais arrête tes gamineries, impose-toi. Intègre-toi et elles seront tes amies ». En quoi ce sont des « gamineries » ??? C’était très sérieux au contraire. J’en avais la boule au ventre tous les matins. Je séchais même de temps en temps pour éviter cette boule au ventre. Et comme si je n’avais pas tenté de m’intégrer… Quand un groupe décide qu’il ne t’aime pas c’est comme ça et pas autrement. Et en plus de subir la mauvaise ambiance à la maison dû à la maladie de mon pauvre père, je subissais aussi au lycée des rumeurs injustes et infondées, des moqueries et j’en passe. Du coup, dans ma vie d’adulte, je ne leur parle pas de mes problèmes car je sais que je serai jugée et que ça ne me sera d’aucune aide de toute façon.

    Vous avez raison. Ce genre de comportement que l’on subit laisse des séquelles dans notre vie d’adulte. Surtout si ça n’a pas cessé. Je ne suis pas prise au sérieux et j’ai honte lorsque j’emmène quelqu’un avec moi là-bas car je sais qu’ils vont me rabaisser (comme ils l’ont déjà fait) devant la personne et c’est très handicapant. On ne se sent pas à notre juste valeur. On a l’impression de ne pas être humain. C’est ce que moi j’ai l’impression. Cela me laisse évidemment hésitante dans ma vie de tous les jours, je n’ai pas vraiment d’assurance, je doute beaucoup de moi.

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  14. Janaina Delmaire

    Merci pour cette brillante analyse qui me conforte sur le choix d’avoir mis de la distance entre mes parents et moi-même, car je ressentais notre relation comme étant toxique à mon équilibre général.

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  15. Océane

    Dans quelques jours j’aurai 19 ans, étudiante, je vis toujours chez mes parents. J’ai le malheur de posséder une mère au comportement toxique qui rabaisse et engueule quasi-quotidiennement mon frère, mon père et moi même. Autant vous dire que je vis personnellement très mal cette situation, et cela empire de jour en jour, me fatiguant à la fois physiquement et mentalement puisque j’en suis à un point où elle me laisse à peine dormir, préférant mettre le son de sa télévision à fond et m’hurler dessus pour peu que je lui demande de baisser un peu ou que je sois passée la baisser pendant son sommeil (en faisant la plus grande attention à ne pas la réveiller).

    J’ai longtemps hésité à aller voir un psychologue (ayant décidé cela la semaine dernière à peine) par peur que ma mère ne me traite encore plus de tarée et de folle à interner qu’elle ne le faisait déjà avant, ayant déjà fait le coup à mon frère qui lui,va voir une psychologue depuis quelques années pour peu qu’il se montre un peu capricieux (à vrai dire, à 15 ans c’est normal).
    Son jeu régulier est de faire l’inventaire de mes défauts, de me rappeler à quel point je suis une méchante, égoïste, paresseuse, folle, crasseuse tout en cherchant de quel membre de la famille je pourrais bien les tenir (tous sauf elle bien évidemment sinon ce ne serait pas amusant). Cela a bien évidemment un impact sur ma confiance en moi, n’arrivant pas à me trouver une seule qualité, ce qui est, avouons le, peu pratique pour remplir un CV.

    Il peut arriver parfois qu’à la place des piques lancées, elle menace, par exemple me disant qu’elle allait me démolir parce que j’avais soi disant éteint son réveil alors que celui-ci était simplement tombé en panne. Menaçant encore il y a quelques années de cela, de nous jeter par la fenêtre si on faisait des conneries ou bien, alors que j’avais à peine entre 4 et 6 ans, elle nous menaçait avec le martinet si on ne lui obéissait pas à la fin d’un décompte de 3. Plus récemment, quand j’avais entre 16 et 17 ans, elle me disait sans cesse qu’elle allait me mettre à la porte.
    En toute honnêteté, je crois qu’elle me terrifie, et attise ma haine bien plus que l’anecdotique «  »affection » » que je pourrais être susceptible de ressentir à son égard. Il est probable qu’elle m’aime, mais elle ne le montre pas. Je sais parfaitement que je ne pourrais jamais converser sereinement avec elle à propos de ce que je ressens, toutes mes tentatives d’engager une conversation à ce sujet s’étant soldées à un « te plains pas au moins t’as pas été élevée par ta grand mère! ».
    J’aimerai pourtant énormément avoir une « vraie » mère, une qui ne cherche pas à tout pris à me détruire moralement pour peu que j’entre en contact avec elle une ou deux fois dans la journée, une qui ne me donnerait pas peur de sortir de ma chambre, une avec qui j’aurai activement l’appétit nécessaire pour dîner avec elle lorsque mon père travaille le soir au lieu de crever de faim jusqu’à 0h30 pour manger mon dîner avec lui, une qui ne me donnerait pas autant envie de vivre la nuit à la place du jour pour ne pas entendre ses cris incessants, une que je n’aurai pas à insulter pour protéger le peu de santé mentale qu’il me reste.

    Parmi tout ceci je n’en tirerai qu’une conclusion: c’est bien l’une des raisons pour laquelle je ne veux pas avoir d’enfant, au moins, avec un peu de chance, je ne deviendrai pas comme ma mère.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Votre partage : « J’ai le malheur de posséder une mère au comportement toxique » est révélateur de votre dépendance.
      Tant que vous pensez « posséder » votre mère, vous vous identifiez à elle et vous faites posséder par elle.
      En fait il n’en est rien. Votre mère est la matrice à partir de laquelle vous avez pu vous incarner. Aujourd’hui, vous avez 19 ans et le but de votre vie est de devenir vous-même plutôt que de rester dépendante de votre matrice. Votre mère est comme une mue que vous avez le droit et le devoir de laisser derrière vous si elle est un obstacle à votre développement.
      Donc je ne peux que vous conseiller vivement de vous faire aider à devenir une jeune femme libre.

      Pour aller plus loin faites le test : Êtes vous adulte ou fusionnel dans la relation à vos parents ?

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  16. plouvin

    Bonjour,
    votre article est très bien écrit en effet. Il explique très bien le problème des parents toxiques.
    D’ailleurs, avons-nous des statistiques pour savoir si c’est plus souvent la mère?

    Je souhaiterai rajouter un élément qui complique la vie de l’enfant, son développement psychique : c’est lorsque le parent toxique est parfois toxique et parfois « gentil ». Il est irrégulièrement toxique. Il est capable de te donner des encouragements et des bons conseils, et deux secondes après, il te rabaisse et te traite en objet.
    Bref, l’enfant ne comprend plus rien, il ne sait plus à quel sein se vouer.
    Je sais depuis longtemps que j’ai une mère toxique (vers mes 25 ans). Mais je le redécouvre encore aujourd’hui à 45 ans. Elle ne change pas, même peut-être s’agrave? D’ailleurs est-ce possible?
    Je crois toujours avoir réussit à prendre mes distances quand je vais la voir (pour mes 2 enfants). Mes ses méchancetés arrivent toujours encore à me blesser. Elle insulte aussi mon mari dès qu’il exprime un point de vue différent d’elle. Mes frères et soeurs ont pris le partie de ne pas la contredire et de ne pas tenir compte de ses humiliations. Personne ne lui met jamais aucune limite. Mon père est silencieux.
    Je me demande si leur choix est la meilleure solution pour ne pas rompre le lien (je pense à l’intérêt de mes enfants), ou si mon mari et moi devons nous exprimer même si cela fini en conflit. Sachant que c’est épuisant.
    Je confirme qu’un parent toxique est incapable de changer. A moins d’une exception. En vérité, il n’y a pas de solution. Soit on ne veut pas rompre, et on doit supporter. Soit on ne veut plus supporter et on doit rompre.
    Je confirme aussi qu’un parent toxique est un mal aimant. L’enfant ne reçoit pas d’amour (en anglais love). Il est aimé comme un objet (en anglais like).
    J’encourage tous les enfants victimes à rencontrer un psychiatre pour démarrer une discussion avec lui. faites un pas, ne restez pas dans le déni ou l’à peu près.

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  17. Philip

    Je tiens tout d’abord à vous féliciter pour votre article qui, je trouve, devrait être montré au parents toxiques (encore faudrait-ils qu’ils acceptent de vouloir changer).
    Au vu des commentaires que j’ai lu, je ne sais pas si je peux vraiment me permettre de me plaindre, puisque ma « plainte » n’est qu’une broutille comparé à ce que d’autres ont vécu (qui est beaucoup plus grave), mais je tente malgré tout le coup.
    J’ai dix-huit ans, je suis au Lycée, et le système scolaire me dégoûte de plus en plus (pression infligée à la fois par le système et mon père, incompatibilité avec la vision de l’apprentissage (qui est plus vue de nos jours comme une « assurance » pour pouvoir survivre dans ce monde cruel, où la loi du plus fort règne plutôt qu’un apprentissage culturel, pour enrichir notre culture générale). Je souhaite donc couper les ponts totalement avec ce système qui m’épuise et me dégoûte depuis le début de la première. Pour cela, je souhaite postuler pour un métier sans diplôme. J’en parle d’abord par ma mère qui, au début n’était pas trop d’accord, mais en modifiant mes plans (en ayant un plan b), elle a tout de suite trouvé ça mieux (sans pour autant y adhérer). En revanche, lorsque j’en ai parlé à mon père, ça s’est passé différemment. Il m’a d’abord tenté de me convaincre gentiment avec ça https://www.paris.fr/pages/le-service-civique-2513?fbclid=IwAR2c0Vb8RveT7AVtcQU-uELOduiodaZtCy0l4gpk6P9ISE17yZdYLM8M8_M qui n’a absolument rien à voir avec ce que je veux faire. Alors il a révélé son « autre moi » en disant qu’il exigeait de moi que je passe le bac (par sécurité). J’ai donc essayé de lui faire comprendre ma souffrance envers ce système et qu’il ne me convient pas. Rien à faire, il ne veux rien entendre. Il m’a sorti tous les arguments possibles pour me dissuader de le faire (alors que je me suis renseigné sur la question), et me forcer à finir ma terminale pour avoir mon bac.

    Actuellement, je me pose la question : est-ce que ma demande n’est qu’un « caprice » pour échapper à court terme à ma souffrance et ainsi avoir un bonheur « artificiel », « éphémère », et que tout cela n’est qu’un coup de tête sur le coup du ras-le-bol et de la pression, ou est-ce ici un cas de parent toxique qui veut m’empêcher d’être véritablement heureux et ne respecte pas mes choix qui sont propice à mon bonheur ?

    Si demain toute la société décide de se suicider en sautant d’un pont, est-ce qu’on me reprochera le fait de ne pas avoir sauté comme tout le monde, et ainsi avoir préservé ma vie ?

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Celui qui se laisse engloutir par les conditions extérieures de son existence ne peut que faire l’expérience du mortifère et de la dépression. Et c’est ce qui se passe quand vous avez l’impression de « survivre dans un monde cruel » et un système scolaire qui vous dégoûte.
      En fait le monde est certes cruel mais la joie est possible. Avez-vous déjà envisagé de considérer que ce sont vos interprétations du monde dans lequel vous vivez qui conditionnent votre vision des choses ?
      En fait la qualité de votre vie est et sera tout au long de votre existence conditionnée par la perception que vous aurez des êtres et des choses. Intéressez-vous donc davantage à votre perception et n’hésitez pas à la remettre en cause en la relativisant puisqu’elle conditionne la qualité de chaque instant de votre vie.

      Sans doute votre père pense-t-il que ce serait vraiment dommage pour son fils qu’il ne termine pas ses études jusqu’au bac. Sans doute est-ce sa manière à lui de vous aimer ?
      Vous êtes maintenant majeur, c’est donc à vous de décider. Mais il ne faudrait pas que votre vision désabusée du monde (et je ne dis pas que vous n’avez pas de bonnes raisons de l’avoir), vous empêche d’agir positivement pour ce jeune homme que vous êtes, qui aspire à vivre et qui va participer au monde de demain.

      Pour aller plus loin, je vous invite à lire : Pensées, Se connaître , Subjectivité et Projections

      Répondre
  18. Isabelle b

    Bonjour
    Je me suis posée la question en lisant votre article des « degrés » de toxicité. Un parent qui punit sans frapper est-il moins toxique qu’un parent qui punit en frappant fort ? Ces adultes qui se disent contents d’avoir été élevé à la dure sont ils moins abimés que ces adultes qui se plaignent d’avoir été insuffisamment aimés ?
    Ma fille adolescente, hospitalisée en psychiatrie pour dépression, m’a récemment dit une chose qui me fait beaucoup réfléchir. Elle m’a dit que, pendant 10 ans, elle avait empêché son père de se suicider en étant simplement là quand il l’appelait ou venait sonner à l’interphone de notre immeuble. Moi, j’ai vécu ces 10 ans comme l’enfer du harcèlement : il ne cessait de hurler, de m’accuser de maltraitance en inventant les pires mensonges. Il nous empêchait toutes les deux de dormir en appelant au milieu de la nuit, il la ramenait toujours très tard de ses week end ou de ses vacances. Ma fille était très perturbée, elle s’endormait en cours, me suppliait de faire changer le jugement pour ne plus le voir, etc….
    Et puis, à l’adolescence, tout a changé. Son père est devenu son héros et elle s’est mise à m’accuser de ne rien comprendre. Elle est devenue dépressive. Je n’ai rien compris.
    Et il y a peu, ma fille m’a donné la clé : elle m’a simplement dit à propos de son père : « Mais maman, c’est normal d’agir comme cela quand on est dépressif ». Et elle a retourné l’accusation contre moi : en l’empêchant de répondre aux demandes de son père, je lui avais fait du mal à elle. « Tu imagines s’il s’était vraiment suicidé ? ». J’ai réfléchi et, effectivement, cela aurait été tout à fait destructeur pour elle.
    Aujourd’hui, alors qu’elle est hospitalisée pour dépression, elle est en osmose avec son père. Elle me dit que je ne peux pas comprendre car je suis la seule des trois à ne pas être dépressive.
    Alors, je me pose la question : lequel des deux parents a été le plus toxique pour notre fille ?
    Je me demande aussi ce qu’il aurait fallu faire pour ne pas en arriver là : ne pas quitter son père (et le laisser me démolir) ? quitter son père beaucoup plus tôt (pour qu’elle ne s’attache pas à lui) ? Laisser la garde au père pour l’aider à guérir (au risque de la démolir elle) ? Aider ma fille à l’aider (au risque qu’il ne fasse pas le deuil de notre couple et finisse par nous démolir toutes les deux) ?
    Qu’aurait-il fallu faire ?

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Vous posez une question qui me semble étrange : Qu’aurait-il fallu faire ? A quoi pourrait donc vous servir de savoir ce qu’il aurait fallu faire pour obtenir des conséquences différentes à cette situation relationnelle si délicate, puisque ce qui est fait est fait ? A vous culpabiliser ? Pour quoi faire ?
      Par contre il me semblerait très juste et utile de comprendre ce que vous pouvez faire aujourd’hui compte tenu de la situation telle qu’elle est. Qu’en pensez-vous ?
      Peut-être trouverez-vous quelques inspirations pour résoudre cette question en lisant cet article : Aimer inconditionnellement son enfant

      Répondre
  19. Isabelle b

    Votre réponse illustre toutes les limitations des psys ! En travaillant uniquement sur les symptômes et en ne cherchant pas les causes, les psys laissent le problème se répéter à l’infini. C’est à l’enfant de trouver seul comment supprimer la cause.
    Dans le cas de ma fille, les pédiatres de l’hôpital (et non les psys) ont tenté de travailler sur les causes. Ils ont poussé le père à mettre des limites sur les sorties de notre fille. La réaction de notre fille a été terrible. Voyant son père trahir leur pacte secret, elle a fait une crise, a voulu s’enfuir de l’hôpital et s’est scarifiée dans l’hôpital. Mais, ensuite, elle a beaucoup réfléchi et elle m’a dit qu’elle comprenait que c’était pour son bien.
    Malheureusement, quelques jours plus tard, en raison des grèves et des fêtes de fin d’année, l’hôpital a fait sortir ma fille. Et tous les mécanismes se sont remis en place….
    Bien avant l’hospitalisation, un pédopsychiatre m’avait dit : « l’histoire est beaucoup trop compliquée pour être traitée par un psy ». Un autre m’avait dit : « Madame, vous êtes le dernier rempart ».
    Alors, oui, vous avez raison, je ne cesse de me demander ce que je pourrais faire aujourd’hui pour aider ma fille. Votre article « aimer inconditionnellement son enfant » n’est pas la solution dans son cas car le père la pousse à réclamer toujours plus.
    Si je reprends votre exemple des ballons, je dirais qu’au 20ème ballon éclaté, le père a continué à crier que le vendeur de ballon était un escroc et que notre fille devait exiger que ce vendeur lui offre une montgolfière et notre fille a repris en choeur. Une fois dans la montgolfière, le père a crié au scandale que le paysage était nul et que le gouvernement devait le changer. etc…

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Ce n’est pas parce qu’un homme (le père de votre fille), cherche à manipuler votre fille à travers l’amour que vous lui donnez que vous devez renoncer à lui donner l’amour que vous sentez juste de lui donner.
      Il est juste de faire ce que vous sentez en lui donnant de l’amour, c’est-à-dire en lui permettant de se sentir aimée par vous.
      C’est plus tard que vous en récolterez les fruits.
      Pour vous répondre plus précisément il me faudrait connaître beaucoup mieux la situation. Je ne peux donc que vous conseiller de vous faire aider.

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      1. Isabelle b

        Oui, je me fais aider, je consulte un psychiatre. Il m’aide à me défendre face au père qu’il a identifié comme pervers manipulateur Il m’a aussi expliqué lors de la dernière séance pourquoi les psychiatres plus jeunes, influencé par l’école américaine du béhaviorisme, refusaient d’établir des liens entre les causes et les conséquences. Cela m’a beaucoup éclairé. Mais il ne m’explique pas comment créer un cadre sécurisant pour ma fille et rétablir un bon lien avec elle par delà les manipulations destructrices très efficaces du père.
        Si je me pose des questions sur ce qu’il aurait fallu faire pour ne pas en arriver là, c’est aussi parce qu’au début de ma relation avec le père, alarmée par ses comportements tour à tour colériques et hyper gentils qui me poussaient peu à peu à céder sur tout (jusqu’à le prendre le prendre en charge complètement financièrement et matériellement), j’avais consulté une psychiatre et que celle-ci m’avait déjà dit que j’avais à faire à un pervers manipulateur. A l’époque, plutôt que quitter mon compagnon, j’avais arrêté les séances avec cette psychiatre et décidé d’avoir un enfant. Puis, je me suis voilée la face pendant des années, minimisant les humiliations et les coups, lui trouvant toujours des excuses, et restant aveugle aux signes que je voyais (les mensonges, le refus de travailler, l’incapacité à éprouver de la pitié pour un SDF ou même de la simple compassion, etc..)
        En quittant le père il y a 10 ans, je me suis mise à l’abri mais c’est sur notre fille que le père a reporté ses manoeuvres. Furieux de me voir lui échapper et furieux d’être obligé de se mettre à travailler, sa colère a redoublé et a atteint un niveau qui dépasse tout ce que j’avais connu jusque là.. Depuis, le père utilise notre fille en arme pour me frapper et obtenir toujours plus d’argent mais, ce faisant, il fait beaucoup plus de mal à notre fille qu’à moi.
        Je suis effrayée par l’absence de limites de cet homme qui apparait comme de plus en plus satisfait au fur et à mesure que notre fille sombre. Il m’a déclaré récemment qu’il irait jusqu’au bout et que, pour cela, notre fille arrêterait ses études s’il le fallait.
        Récemment, j’ai réussi à emmener ma fille chez un autre pedopsychiatre pour une séance à deux. La séance a été très intéressante, ma fille révélant d’autres ressorts de manipulation du père et finissant par dire qu’elle ne voulait pas d’autre mère que moi. Puis, ma fille a parlé de cette séance à son père et la riposte a été terrible.
        J’ai lu sur internet des témoignages de jeunes femmes qui avaient été sous l’emprise de leur père manipulateur, du « pacte secret » que le père établissait avec elles dès le plus jeune âge en se faisant passer pour une victime. J’ai compris qu’il était inutile d’espérer une prise de conscience de ma fille avant l’âge de 20 ou 25 ans et qu’il lui faudra 10 ans de plus pour parvenir à se protéger de son père.
        Je vais prendre rendez-vous avec vous. Je voudrais que vous m’aidiez, par delà les manœuvres du père et son emprise sur notre fille, à créer un cadre sécurisant pour elle, à la recentrer sur sa vie à elle et la construction de son avenir, à commencer par le maintien au lycée.

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        1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

          Je crois que le simple fait que vous-même vous fassiez aider en mettant du sens, avec votre psychiatre, sur les comportements manipulateurs et dysfonctionnels de ce père, non seulement vous aide à trouver vous-même votre équilibre mais a des conséquences bénéfiques dont vous ne vous doutez pas sur l’équilibre de votre fille et sa capacité à se protéger. Soyez certaine que les choses avancent progressivement pour vous comme pour elle puisque vous êtes liées.

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  20. Frédéric

    Bonjour, suis-je toxique ? Je suis le papa d’un garçon de 8 ans, ce2. Ce petit représente tout pour moi. Je crois que j’ai reporté tout mon amour et mes attentes sur cet enfant, n’ayant pus de famille. Quand il avait 6 mois, je l’ai gardé pendant 1 an et demi ; on faisait les maisons vertes 2 fois par jour. Puis des ennuis de santé sont apparus et je me suis beaucoup énervé sur lui. On l’a mis à la crèche, et je m’arrangeait toujours en sortant du travail pour aller le chercher le plus tôt possible pour aller au parc, … Lorsque en MS de maternelles, la psy de l’école a fait des tests, elle nous a dit que notre fils avait une colère contre moi, son papa. En juin 2016, nous avons consulté une pédopsy et une psychologue. Aussi parce que notre fils avait peur de dormir tout seul ou refusait de porter certains vêtements (avec des lignes, …). Il dort toujours à côté de sa maman, sur un lit séparé. Pour dire la vérité, ces rencontres avec ces psys ne nous ont apporté aucun éclaircissement particulier en 3 ans et demi ; par fatigue, nous ne parvenons pas à sortir de cercle. Nous faisons toujours attention à ce que nous disons pour ne pas les vexer ; mais elles sont un soutien, car les relations avec l’école sont tendues. En cause, le fait que j’ai dû apprendre à lire, écrire, et tout le reste à notre fils, avec les tensions que cela peut provoquer. Je n’avais pas le choix ; je ne sais dans quel état scolairement parlant serait notre fils. L’école est à l’opposé de nos valeurs et les tensions à la maison viennent souvent de la frustrations liées à cette école. L’institutrice me dit que notre fils manque terriblement de confiance en lui au point que quand on félicite un élève, il ne se sent pas félicité et nul. En même temps, on ne lui donne jamais le prix d’élève à l’honneur malgré ses excellents résultats. Je ne parvient pas à exprimer émotionnellement ce que je voudrais expliquer. Présentement, notre fils qui s’intéressait à tout lorsqu’il était en maternelles, passe son temps à la maison à jouer au babyfoot ou à la petite balle sur le tapis ; il lit (le club des cinq) mais seulement si je lis avec lui ; je m’énerve en lui disant que je ne comprends pas son attitude de passer son temps à ne rien faire ; qu’il pourrait quand même prendre un livre, même une BD. Je l’ai même menacé de le mettre en stage s’il ne faisait pas quelque chose. C’est vrai que nous avons pris l’habitude de faire régulièrement des compositions de mathématiques et de grammaire puisqu’il n’en fait pas à l’école, mais jamais il va me demander pour regarder un « c’est pas sorcier » par exemple. Il y a une tension en sens opposé entre l’école et nos valeurs. Nous n’avons pas d’autre choix. Mais ça n’explique pas tout. Notre fils a dit à sa maman qu’il ressentait toujours une pression avec moi. C’est vrai qu’on fond de moi, j’ai une souffrance qui réapparaît en situation de perte de contrôle (un verre qui tombe et j’hurle) où de papa aimant je me transforme en M. Hyde. Que faire ? On est seul et sans conseil véritable. Merci de votre attention.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Il vous faut d’abord comprendre et accepter que pour le meilleur comme pour le pire, les enfants sont des éponges, ils absorbent donc tout particulièrement les comportements émotionnels de leurs parents.
      Votre fils dit simplement ce qu’il ressent quand il dit vivre une pression de vous sur lui. Interrogez-vous donc sur ce qui vous contraint ainsi à lui mettre une pression insupportable. Cela parle à coup sûr de votre enfance et de ce que vous avez vous-même subi. Tant que vous n’aurez pas mis cela à jour, votre fils restera la victime émotionnelle de son père.
      En conséquence, si vous l’aimez, prenez soin de vous.

      Pour aller plus loin lisez : Comment sortir de sa toxicité de parent ?
      Pour comprendre se qui se passe dans la relation quand vous vous mettez à crier sur lui, lisez : Pourquoi sommes-nous agressifs avec nos enfants et comment y remédier ?

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  21. Clém

    Bonjour, je pense avoir des comportements toxiques envers ma fille de 3 ans. Elle me ressemble énormément et je ne veux pas qu’elle devienne comme moi. J’aimerais trouver une méthode pour m’améliorer. Auriez vous des lectures à me recommander qui pourraient m’aider à mettre en pratique des techniques pour sortir de ce schéma? Merci pour votre aide!!

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  22. Planche

    Bonjour, je me reconnais dans ce texte, j’ai 26 ans et mes parents ne cessent de surveiller mes faits et gestes (ado j’ai réussi à les convaincre de me laisser ma chambre et ce que je faisais a l’intérieur… mais j’ai du être aider par un psychomotricien pour cela…)

    Plus tard, mes grandes soeurs ayant quitter la maison familiale, ma mère a commencer un rapprochement avec moi étant le dernier né et le seul garçon… j’ai du passer le temps à l’écouter râler, s’énerver sans devoir répliquer sous peine de me faire crier dessus à mon tour…

    Aujourd’hui, j’en ai plus qu’assez.

    Mes parents me traitent de menteur, ne respecte pas mes choix amoureux et essaye de m’obliger à rester à la maison familiale et a trouver une fille qui convienne à leurs visions de la bonne fille. Si j’ai le malheur de sortir je dois obligatoirement :
    – Envoyer un message avec lieu et personne avec qui je suis
    – Envoyer un message si je décide de manger dehors et/ou de dormir dehors.

    Si je ne fais aucune de ses deux conditons, j’ai droit à toutes les questions du monde sur ce que je faisais, avec qui, et pourquoi. Et si je ne réponds pas parce que j’estime avoir le droit à un minimum d’intimité et de secret…
    Je ne suis pas normal, je mens, qu’est-ce que j’ai à cacher ?…

    Sauf que je ne peux pas me rebeller, j’ai cette peur de leurs réactions, et je sais qu’ils ne se remettrons pas en question, on a déjà eu des disputes et aucune n’a abouti à ça. Comme ils m’ont dit : « on est trop vieux pour changer maintenant, alors tu arrêtes tes cinémas maintenant ! »

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      C’est vrai que tant que votre peur de la réaction de vos parents vous inhibe, vous aurez du mal à avancer et vous vous condamnez au refoulement, à la dépendance et à la victimisation.
      Il vous faut donc aller voir du côté de votre peur. De quoi avez-vous peur puisque vous n’êtes plus un enfant ? Votre peur est-elle réaliste ? C’est un travail psychothérapeutique de connaissance de vous-même qui vous aidera à vous libérer de vos aliénations.

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  23. Stéphanie

    Merci pour cet article. Cela m’a confirmé ce que je savais déjà, mais un rappel est souvent nécessaire. Vous m’avez aussi donné envie de me procurer les ouvrages de Muriel Salmona.

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  24. Inès

    Excellent article sur ce sujet tellement fondamental, mais ô combien délicat dans cette société qui a encore du mal à évoluer à ce sujet. Bravo pour cette contribution qui mériterait d’être lue et relue de tous car, au fond, ça concerne tout le monde.

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  25. daisy

    Bonjour, je suis maman d’un petit garçon de 3 ans. Son papa, avec qui nous vivons, se fait mener la vie dure par sa mère qui a une personnalité disons « hors-normes ». Beaucoup de choses me font penser qu’elle est toxique et que mon mari a subi des violences psychologiques et physiques étant petit. Cela fait 10 ans que nous sommes ensemble et j’ai toujours fermé les yeux sur le comportement de sa mère. Premièrement, parce qu’il me l’a demandé et deuxièmement parce que ma propre mère n’est pas un exemple ( violences verbales , physiques ainsi que dénigrements étant enfant ). Le soucis, c’est qu’aujourd’hui, alors que nous essayons de construire une famille en essayant de panser nos blessures du passé, cette femme ne cesse de vouloir contrôler mon mari et moi par la même occasion. C’est très difficile à vivre car à chaque fois que nous essayons de la remettre à sa place, elle se venge, nous dénigre, nous critique. Et depuis que notre fils est né, la situation a empiré. Elle ne cesse de nous harceler pour avoir ce qu’elle veut et aujourd’hui son obsession c’est d’avoir notre fils pour elle toute seule. Elle nous considère comme une barrière entre elle et son petit fils qu’il faut abattre. Au début, nous avons tenté d’avoir des liens cordiaux car nous étions heureux que notre fils puisse construire une relation avec ses grands parents. Nous pensions naïvement, qu’un enfant apaiserait les tensions avec sa mère mais la situation s’est vite dégradée. Elle a commencé à critiquer ouvertement nos rôles en tant que parents ( en gros qu’on était des incapables ) et à vouloir jouer un grand rôle dans la vie de son petit fils. Elle m’a harcelé afin de savoir si tout était fait comme elle le souhaitait et je devais me justifier pour toutes les décisions que je prenais. De plus, elle voulait pouvoir contrôler ses allés et venus chez nous lorsqu’elle souhaitait passer du temps avec son petit fils sans nous demander notre avis évidemment. Et lorsque nous étions ensemble, elle passait son temps à s’imposer pour que tout soit réalisé comme elle le voulait. En tant que mère, j’ai commencé à ressentir un grand malaise et une sensation d’oppression que je n’arrivais pas à expliquer. Un jour, nous lui avons expliqué que notre fils était encore trop petit pour être gardé par elle pendant plusieurs jours. Elle ne l’a pas supporté et son courroux ne s’est pas fait attendre. Elle s’est vengé par plein de petites mesquineries ainsi que par des colères disproportionnées sur tout et n’importe quoi. Là ce fut la goutte d’eau, je ne supportais plus sa malveillance. J’en ai parlé au papa qui a réalisé qu’aujourd’hui ce n’était plus lui la cible mais nous deux et que pour protéger sa famille il devait mettre en place des limites. Mais malheureusement elle a très mal réagi et a décidé de partir en guerre contre nous ( campagne de dénigrement, discours victimaire ). Nous avons donc décidé de nous éloigner un peu pour souffler. Mais elle continue d’harceler mon mari de textos, de courrier et de messages sur son répondeur qui sont remplis de haine. Il ne lit même plus ses messages. Nous sommes désemparés, nous ne pensions pas qu’en essayant de poser des limites elle irait aussi loin. Je pense qu’elle a une incapacité à faire face à ses frustrations et que quoi nous fassions cela n’ira jamais. Sommes nous condamnés à subir ces attaques ? Mon mari ne souhaite pas envenimer les choses et préfère éviter la confrontation. Je ne sais pas quelle est la meilleure solution mais je doute dans la capacité de cette femme à se remettre en question. Nous serons toujours, à ses yeux, les méchants de sa vie.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Comme vous, je pense que le personnage au comportement toxique que vous me décrivez ne se remettra pas en cause.
      Vous me décrivez votre mari comme un homme manifestement soumis à sa mère qui vit dans la peur de se confronter à elle (et c’est un travail thérapeutique qui lui permettrait de découvrir pourquoi il a si peur.) Le prétexte de ne pas vouloir envenimer les choses lui sert à consolider le déni qui est le sien.
      Vous vous sentez désemparée alors que le comportement de votre belle-mère semble être celui d’une personne habituée à ne pas tenir compte des autres, donc à qui on n’a jamais mis de limites. A vouloir éviter la confrontation quand elle est réelle on court le risque de se perdre en se laissant dominer.
      Il va donc vous falloir compter sur vous-mêmes en affrontant votre mauvaise conscience à paraître les méchants, tout en lui mettant de très strictes limites, sous peine de la laisser miner votre couple.

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  26. Manon

    Moi aussi j’en peut plus parce que mais parents sont toxique surtout mon père, je n’ai plus de vie social je peut plus voir mes amis et les seul amis que j’ai c’est deux une qui s’appelle alicia l’autre sarah. Un jour je voulais qu’on sort ensemble pour aller au macdo mais mes parents ont dit non parce que il n’ont pas confiance a moi il pense que je vais faire des conneries alors que pas du tout il ont toujours des remarque négative et c’est surtout mon père je n’ai pas le droit d’avoir une relation car c’est interdit tabou, sa ne se discute pas. Obliger de ce cacher et je suis obliger de mentir a mes parents et de trouver une excuse et sa même mentir sa ne marche pas que non, non j’ai l’impression de vivre dans une prison et d’y être condanné à MORT jusqu’au restant de ma vie. Mais je peut que sortir quand dehors des cours et si j’ai le malheure de rentrée tard c’est toujours des interrogation des question du style : Tu était ou ? tu fesais quoi ? ou ? a quelle heure ? ta pris quelle bus ? tu a trainer avec qui ? voila ce genre de question que je subissait ! car mes parent n’ont aucune pitié et aucune confiance pour être plus grédible je devais sois prétexter que je devais faire des papier au lycée ou rechercher des stage je n’avais que le droit de sa !!!! et encore une fois si malheure je rentrait tard toujours c’est interrogation qui me hante !!!! je ne peut plus sortir a l’extérieur avec mes amis sans se souciés de mes parents pervers narcissique. J’ai eu une sacrée histoire il y a environ 5 mois des garçon voulait me violer une genre de polimique le lycée a ete prevenue et mes parent également cette histoire est très troublante pour moi car c’est mon père il ma même battu frapper pour sa alors que ce n’était pas de ma faute les erreur c’est humaine et je ne comprend pas au lieu de soutenir bah non c’était une catastrophe. Depuis ce jour je le vis mal car je ne vois pas d’ou est le problème c’est moi la victime et pas les garçon qui voulait me violer je pense que mon père est fou et pire que fou. il ma dejà cracher dessus je ne veut même pas continuer… Aujourd’huit j’aimerais de l’aide pour vaincre le mal que j’ai on dirait que je suis dépressif, presque souvent je pleure la nuit dans ma chambre et je me dit peut être c’est moi la folle, je suis inutile pourquoi je devrais vivre, c’est histoire n’arrive qu’a moi je vous en supplit de l’aide j’en ai vraiment besoin. J’ai envie de mourir défois mais j’ai une peur de mourir aussi.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Oui Manon, le devoir de votre père était de vous soutenir lors de cette tentative de viol. Oui, c’est incontestablement vous la victime et vous avez besoin de parler le drame que vous avez vécu. Votre père n’a pas le droit de vous humilier, encore moins le droit de vous faire croire que vous êtes responsable de ce qu’on vous a fait subir. Il s’agit là d’une attitude hautement toxique de la part d’un parent parce qu’elle vous met en contradiction avec vous-même.
      Il est possible en effet que vous soyez dépressive après un tel événement traumatique. Vous avez eu très peur, ensuite vous avez été la victime d’une injustice. C’est une double peine et depuis vous souffrez. Non, vous n’êtes certainement pas folle, juste très seule et perdue. Vos émotions, votre désespoir s’exprime à travers vos larmes et cela est le fait d’une personne tout à fait « normale » qui souffre.
      Il vous faut trouver de l’aide. Trouver une personne de confiance qui vous écoutera. Une prof que vous aimez bien ? Une personne de votre famille par laquelle vous vous sentez aimée ? Une psychologue dans un CMP ? Une assistance du côté de la Protection de l’Enfance ?
      Encore une fois Manon, ne restez pas seule, faites-vous aider ailleurs que sur internet !

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  27. Cachev

    Bonjour,
    Mon fils de 10 ans revient toujours de vacances chez son papa très perturbé. Il me dit que celui ci ne passe pas de temps de qualité avec lui, qu’il est injuste, peu disponible et très préoccupé. Régulièrement il me dit ne plus vouloir y aller. En dehors des vacances, son papa qui vit loin donne peu ou pas de nouvelle, ne répond pas à ses lettres. Ne l’appelle pas…
    J’encourage mon fils à continuer à aller voir son père car je sais que c’est important, cependant je me sens très démuni face à sa détresse, particulièrement quand il me rapporte que son papa lui dit qu’il ne m’a jamais vraiment aimé (c’est mon premier amour, nous sommes restés mariés 15 ans et avons eu 2 beaux enfants) et que la seule femme de sa vie est sa nouvelle copine.
    Ce qui me laisse le plus désemparé c’est l’attitude de mon fils avec son père et sa belle mère: il ne veut surtout pas leur faire de peine, il fait donc semblant que tout va bien, continue de leur écrire, envoie parfois de l’argent, leur fait des câlins, et refuse d’évoquer avec eux ce qui le blesse. Pourquoi ce comportement? Pourquoi faut il semblant que tout va bien et qu’il est le plus heureux du monde avec eux, quand il me dit le contraire en rentrant?
    Merci par avance pour votre réponse.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Les enfants sont ainsi faits qu’ils aiment naturellement ceux qui ont pour mission de prendre soin d’eux : leurs parents.
      C’est ainsi que votre fils de 10 ans s’arrange pour ne surtout pas faire de vagues par rapport à son père et à sa belle-mère.
      Par bonheur il vous a et votre relation est telle qu’il se confie volontiers à vous pour vous dire ce qu’il ressent.
      En fait tout est en ordre et vous jouez parfaitement votre rôle de mère aimante et présente.
      Il ne faudrait donc pas que votre inquiétude par rapport à votre fils vous empêche d’accueillir et d’aimer votre fils tel qu’il est. N’essayez pas de le changer (même si votre sens de la justice vous fait penser qu’il devrait parler et se rebeller vis-à-vis de son père.)
      Quand il se confie à vous écoutez-le, comprenez-le : oui, mon chéri ton papa a refait sa vie et c’est ainsi qu’il voit les choses pour le moment, oui, je sens bien à quel point ce peut être douloureux pour toi, du moins à certains moments et en même temps il refait sa vie avec une autre femme, c’est ainsi. (Pas de dénis, pas de jugements.)
      Il a besoin de vous pour se sentir accueilli et écouté. Soyez persuadée que c’est le plus important. En grandissant il changera peu à peu, des prises de conscience se feront pas à pas et bien sûr un jour, il mesurera pleinement ce que vous avez fait et été pour lui (comme les manques du côté de son père.)
      Souvenez-vous simplement que d’aimer votre fils, c’est l’aimer « tel qu’il est » (car c’est ainsi qu’il se sentira aimé), et non pas tel que vous pensez qu’il devrait être parce que votre cœur de mère souffre de le voir revenir perturbé de chez son père.
      Prenez simplement garde de ne pas faire peser votre souffrance à vous sur votre enfant sous le prétexte de l’aimer, comprenez-vous ?
      Pour aller plus loin, vous pouvez lire : Aimer inconditionnellement son enfant

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      1. Cachev

        Merci infiniment pour votre réponse si bienveillante et rapide.
        Oui je comprends, je vais m’efforcer de continuer à faire ce que vous décrivez et qui me semble le plus juste effectivement. Je garde le cap! Votre soutien apaise mon angoisse…
        J’apprécie beaucoup vos articles, merci encore,
        Bien à vous,
        Caroline.

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  28. Greg

    Monsieur Perronnet, vous avez réalisé un bien bel article et mis en mots des échos qui résonnent en moi de multiples manières.

    Guider notre enfant intérieur est un chemin long mais gratifiant, nous permettant de nous ouvrir plus aux autres car en acceptant nos propres failles, nos propres manquent, il me semble que nous créons un cercle vertueux tant pour nous que pour notre entourage.

    Les violences éducatives « ordinaires » sont tels les tessons d’une communication dissonante sur le sentier de l’apprentissage du savoir-être. Bien plus aisés à être répandus que ramassés.

    Ce chemin, que j’ai choisi d’entretenir il y a déjà plusieurs années – grâce à des rencontres et des situations, me permet de marcher sereinement mais aussi d’accompagner les gens que j’aime, à notre rythme. Avec sérénité. J’ai appris. Sur moi-même, sur les autres. Non sans heurt, mais avec un doux mélange de candeur et de résilience.

    Ce chemin, celui de toute vie, j’y avance aujourd’hui en tant que personne, en tant qu’homme, en tant que père. J’ai appris à m’apprécier moi-même pour mieux aimer la beauté des autres. J’y ai aussi pris conscience de l’origine de biens des comportements parasites, en ai trouvé et accepté l’origine, pour mieux passer à autre chose. Tel cet art japonais, le kintsugi, magnifiant ce qui était cassé en moi. J’apprends autant que je transmets. Inlassablement. Et j’en remercie autant ma compagne que mes enfants.

    Il me reste encore beaucoup à découvrir, à expérimenté. Mais j’avance sans hâte. Paisible. Avec des yeux d’enfants, car j’ai choisi de m’émerveiller de tout, sans ostentation. Et cette paix me permets de guider ma famille avec pour récompense l’épanouissement de notre couple et de nos enfants.

    « Je ne perd jamais » disait Nelson Mandela… Et cette fois encore, j’apprends un peu plus. Grâce à vous.
    Les mots que vous avez semé ici apportent une autre lumière lumière. Donnent un relief différent. Une perspective de plus.

    Merci.

    « On n’achète pas la topissitude! Ni la séductivité! ». Vous avez un peu de Kung-fu Panda en vous 😉

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  29. Cécile

    Bonjour,

    Merci pour cet article.
    Je pense qu’il m’apporte du recul et peut me permettre de me libérer un peu voir même beaucoup.
    Je suis la grande soeur d’une fratrie de 4 . Mes 3 petits frères ont tous réussis leurs vie, et moi non car, je suis le mouton noir ( plutôt la brebis noire).
    À partir de 5 ans environ, j’ai du me débrouiller car maman n’avait pas le temps et puis j’étais « la grande ». Papa était toujours le sérieux avec qui il fallait réussir en math, sinon c’était foutu!.
    Ado, je me suis senti rapidement autonome et j’ai voulu faire ma vie, sortir comme mes potes au village ( à 500m). Mais, c’était interdit pour moi ou bien je devais rentrer 1h avant tous le monde. Donc , j’ai fais le mur, j’ai aussi fais une mini fugue pour voir si ils allaient me chercher…
    A partir de là , mon père s’est mit à m’ignorer, réellement . Il faisait un bisous à tous en rentrant du travail sauf à moi. Les seuls mots qu’il m’adressait étaient mauvais (serpillère, clocharde, plus ma fille). Il y a même eu des coups. Maman elle était plutôt dans l’hyper tout, elle essayait plein de trucs , la gentillesse, les morsures, l’hystérie, le désespoir et le psychothérapeute. D’ailleurs je me souviendrai toujours de ce jour ou le psy lui a demandé ,lors d’une séance ensemble, quels sont les défauts de votre fille? Elle a bien listé 5 ou 6 trucs , pas gentille, hors la loi… Et ensuite quel sont les qualités de votre fille? Et la il y a eu un blanc tellement gênant que le psy a interrompu pour couper le malaise.
    Bref, je suis restée rebelle hors la loi, je suis tombée enceinte à 17ans et j’ai quitté la maison.
    Ma vie, n’a pas était facile, mais la joie d’avoir élever un fils gentil, beau et intelligent avec si peu, me satisfait.
    Évidement, professionnellement et sentimentalement ça n’a pas été facile avec le manque de confiance en moi et mon manque d’estime envers moi même.
    Depuis , j’essais de me libérer de ce poids en essayant de comprendre pourquoi.
    Aujourd’hui je vient de comprendre que ce n’était pa MA faute.
    Maintenant, à 49 ans, Je pense pouvoir continuer ma route plus sereinement.
    Maman est partie et je crois qu’a la fin de sa vie, nous étions en paix. Papa est encore là et nous parlons, mais souvent des réussites de mes frères et aussi de sujets peu profonds.
    Ce n’est pas facile, mais j’ai la clé qui me permettra de fermer cette porte.
    Merci encore ‘avoir écrit ces mots qui sont pour moi un trésor pour me libérer.

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  30. chaghris

    c’est exactement le cas pour mes parents… ils sont toxiques comme vous le décrivez dans votre article. Voila, je ne sais pas par quoi commencer…
    Donc, ayant 17 ans avec un petit frère de 14 et une soeur de 19 mes parents nous interdisent énormément de choses… On a une heure fixe pour se coucher (22H30), on n’a pas le droit de fermer la porte de nos chambres, on n’a pas le droit de prendre des douches le matin, on n’a pas le droit de regarder la télé en semaine, sans parler qu’on n’a pas le droit de sortir trop souvent et le soir…
    Bref, ce qui nous a conduit à devoir tout le temps leur mentir, pour tout… le chargeur de mon ordi ne marche plus donc je suis allée en acheter un moi même parce que je crains tout le temps de la réaction de mes parents… j’ai eu un copain pendant 2 mois mais ils ne l’on jamais su non plus… quand je ne respecte pas une « règle » (jouer alors que je n’ai pas le droit, ou rentrer 30 min plus tard) mes parents me crient dessus, m’engueulent. Le pire c’est quand ils commencent à nous dire qu’on est en décrochage scolaire et qu’on va finir caissier (bref on est « molasson, flemmards, cons et egoistes » )
    Ce qui a eu pour effet la baisse de confiance en nous, surtout pour ma soeur qui en plus d’avoir redoubler sa seconde s’est énormément renfermée sur elle même et n’a plus d’amis… Mon frère aussi commence à ne plus avoir d’amis… et pour ma part j’ai du mal avec mes amis qui sortent ensembles alors que moi je ne peux car c’est interdit…
    enfin voila, c’est peut-etre trop tard pour mon adolescence mais j’aimerais que mon frère soit plus libre et ne souffre pas de ce que j’ai vécu… En effet, j’ai essayé de leur en parler sauf que c’est sans résultats et impossible… vous conaissez le refrain quoi… c’est les parents qui ont raison, ils le font soi disant pour nous, les phrases du types « tant que sous mon toit, tu n’as pas encore 18 ans, pas assez autonnome et apres vous faites des bêtises »…
    surtout que la avec le confinement on est pas sorti de l’auberge…

    Enfin voila, comment sortir de ce cercle vicieux petit à petit?
    Cordialement

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Vous avez bientôt 18 ans donc vous allez bientôt être légalement libre de vous-même. Prendre soi de vous pour le moment, c’est simplement veiller à ce que votre capacité à vous rebeller ne se retourne pas contre vous-même. Je veux dire par là qu’il ne faudrait pas que votre besoin de liberté fasse que vous vous mettiez vous-même et inconsciemment en danger…
      Rester lucide c’est y veiller.
      Bonne chance !

      Répondre
  31. Rebecca

    Bonjour ,
    j’ai lu votre article , qu’est ce qu’un parent toxique? Malheureusement , j’ai bien l’impression d’être dans ce cas par l’attitude que j’ai pu avoir envers mes enfants , ma dernière surtout , sans le vouloir, un peu compliqué à expliquer car peur d’être jugée.
    Mes enfants ont été placés après un drame que nous avons vécu , par leur père .
    Leur père n’a pas ou plus de droit je n’en sais pas plus pour l’instant, mais ce qui me concerne avec mes 2 garçons sa se passe bien , ma troisième fille , plus effacée discrète , mais ma petite dernière a été placée à l’âge de ses 9 mois en foyer et à été placée en famille d’accueil vers ses 16 mois , aujourd’hui elle a 3 ans et avant que je puisse la voir , avant chaque » visite » comme il appelle , elle est hésitante , les visites se passe bien mais maintenant il y a le confinement , donc par l’intermédiaire de son éducatrice , je lui passe des messages visio , des photos , et à chaque fois qu’elle me voit sur le portable , elle dirait d’après la famille d’accueil qu’elle a peur , il font tout pour que j’évite d’avoir de ses nouvelles , ils me demandent de faire des démarches de mon côté pour que ma fille puisse d’elle même me réclamer, comment faire ? Comment créer ou recréer un lien d’attachement avec ma fille que je n’ai pas pu avoir ? Ils me mettent, je parle du service de placement qui me mette aussi responsable des actes que leur père à été , j’ai porté plainte des actes de leur père sur ce qu’il a commis sur moi , j’ai tout expliqué au juge donc au procureur pourquoi je n’ai pu rien dire ou pas pu. Dur à leur faire comprendre , il faudrait pour cela expliquer tout en détail tous les évènements que la famille a subi, alors la juge fait par réponse pourquoi vous n’avez rien fait, dur d’expliquer que j’ai été tapé, que je n’avais plus de contacts ni avec ma famille ni amis , je ne me victimise pas , ce sont mes enfants qui sont prioritaires , voilà pourquoi ma demande, j’aime mes 4 enfants plus que tout, j’ai fait une demande de requête de réévaluation pour écourter le placement, j’ai refait ma vie, je suis par une psy qui ne comprend pourquoi on m’écarte , une question primordiale , comment redonner confiance a ma petite dernière qui à ce jour à donner un lien d’attachement à une toute autre personne qui n’est pas sa famille ?
    Merci de toute l’importance que vous pourriez donner à votre réponse , celle ci me permettra de suivre le bon chemin pour retrouver et trouver l’importance de ma famille ,
    Cordialement

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Vous êtes dans une situation à la fois tragique et cruelle.
      L’important est que vous ne vous laissiez gagner ni par l’amertume, ni par le découragement.
      Le risque aussi serait de vouloir reprendre contact avec votre enfant de manière trop précipitée qui ne tiendrait pas compte de ses besoins, de son rythme, sous le prétexte que vous êtes sa mère.
      Donc je crois que de tenir compte de sa peur, de ses malaises éventuels, c’est l’aimer en le respectant. Pour ce faire il vous faudra beaucoup de courage et certainement de l’abnégation pour faire passer son intérêt à lui avant le vôtre alors même que votre coeur est brisé par l’injustice de la situation.
      C’est donc une bonne chose que vous soyez suivie, aidée et que vous avanciez résolument pas à pas.
      A vous lire j’ai vraiment le sentiment que vous faites tout ce que vous pouvez faire pour que cette situation cruelle se passe au mieux. Gardez aussi précieusement en vous la certitude que les choses comme les relations évoluent avec le temps et que ce qui n’était pas encore possible hier, peut le devenir aujourd’hui ou le deviendra plus tard, en fait votre force est dans votre amour pour vos enfants.
      C’est cela le chemin de la paix, même dans l’adversité.

      Répondre
      1. Rebecca

        Bonjour,
        Après vous avoir lu, ce qui a été difficile a entendre, je vous l’avoue, c’est de prendre tout le temps pour redonner une confiance à ma fille, mais je comprends, il faut y aller pas à pas.
        Mais quelle serait la première chose que je devrais travailler de mon côté avant que ma petite dernière puisse me redonner une confiance envers moi.
        Car toute chose doivent évoluer et non régresser ni stagner.
        Dites – moi quelle serait ma première construction personnelle, je ne renonce en rien, je prendrais mon temps comme celui pour ma fille.
        Merci encore,
        Cordialement.

        Répondre
        1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

          Oui il vous est difficile d’entendre qu’une relation peut se déconstruire très facilement en même temps qu’elle a besoin de temps pour s’élaborer, se reconstruire. Tout cela est à la mesure de nos perceptions, de nos sensations et de la manière dont elles s’organisent à l’intérieur de nous à travers la manière unique dont elles se sont construites dans le passé.
          Il nous faut donc à la fois résolution et constance pour reconquérir la confiance de nos enfants.
          Comprenez que ce doit être comme une bouteille lancée à la mer qu’il ne vous faut donc rien attendre (votre attente comme votre impatience risquerait de tout gâcher.)
          Donc vous voyez que se dessine pas à pas « ce que vous devez travailler » pour ce faire : votre motivation, la profondeur de votre amour pour votre enfant, plus vous aurez confiance dans cet amour (qui vient de vous), moins vous courrez le risque d’être exigeante.
          C’est au moment où vous n’attendrez plus rien de votre enfant que vous le verrez se tourner vers vous pour votre plus grand bonheur.
          Vous avez raison, toute chose ne peut qu’évoluer, nous sommes en devenir au cœur de l’impermanence des êtres et des choses, alors il faut que ce devenir soit pour l’amour et cet amour ne peut advenir qu’à travers votre confiance…
          Pour aller plus loin, lisez : Comment sortir de sa toxicité de parent ? ainsi que Ma fille de 16 ans est une ingrate.

          Répondre
          1. Rebecca

            bonjour ,
            j’ai bien lu vos messages , je les ai bien entendues et mis à l’écoute de tous vos conseils qui sont pour mes enfants ma priorité , ce qu’ils souhaitent.
            Mes 4 enfants sont placés dans des familles d’accueils, je peux avoir des nouvelles de mes enfants par vision ou appels qui essaient d’être régulier sans trop perturber mes enfants.
            Mais depuis qu’il y a eu confinement, pour mon fils ainé , il a bien compris le coronavirus , une restructuration de la vie bien différente pour tous le monde, mon deuxième fils plus compliqué, il s’est créé un lien avec la famille d’accueil , la dame qui s’occupe de mon fils sa se passe bien, elle a eu un problème de santé et quand j’ai mon fils en visio , il est dispersé , mal ; J’ai demandé à son éducatrice elle m’a répondu qu’il s’est crée quelque chose entre la dame de la famille d’accueil et lui, donc par rapport à son hospitalisation de celle ci mon fils est plus distant avec moi, plus froid , il a 7 ans , c’est blessant pour moi en tant que sa mère , qu’il à créé un lien un peu maternisant avec cette dame de la famille d’accueil et avec moi étant distant, j’essaie de me redonner confiance et confiance envers mes enfants , sans leurs exiger quoi que ce soit, mais rien n’est simple , et puis pour créé un lien maternel avec mes enfants distant sans contact à part visuel, un peu totalement perdue . Je ne suis pas suivie pour l’instant par l’infirmière psy du cmp car elle n’est pas libre elle est souvent appelé pour le service hospitalier , je pense pour les personnes qui sont en dépression ou déprime;
            J’apprécie tous les moments que j’ai avec mes enfants même loin ,je leurs envoie par intermédiaire de leurs éducatrices des photos , messages visios , des nouvelles de ma part, comment puis-je résister avec un manque permanent (mes enfants) ?
            merci de me lire et de m’apporter une réponse qui me permettra d’être sûr d’une justice …..
            Bien à vous

            Répondre
            1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

              Personne ne peut être sûr d’obtenir « une justice » comme vous le demandez, c’est pour cela que l’on peut dire que la vie est cruelle parfois.
              La seule chose que vous pouvez faire est de vous exercer, de vous entrainer à « faire de votre mieux » mais vous ne serez jamais certaine d’obtenir quelque chose en retour.
              Pour aller plus loin, lisez : La vie n’est pas injuste mais elle est cruelle

              Répondre
  32. Enidan

    Moi je me pose une question…que deviennent ces enfants qui trouvent leurs parents toxiques lorsque à leur tour ils deviennent des parents? Ma fille a 50 ans, elle a toujours bcp souffert de son enfance (lorsqu’on lui demande des explications : elle n’a pas choisi la couleur du lit de son frère, on ne lui a pas permi s’occuper de lui comme et quand elle voulait !!…mais quand on lui demande si on la battue, privée de liberté, d’instruction, de nourriture…. ben non!) en fait elle est toujours dans la plainte la victimisation…et elle a continué dans sa vie d’adulte : son compagnon l’a enfermée dans une prison dorée, ses enfants ne font pas ce qu’elle veux, elle n’arrive pas à modeler le caractère de ses nouveaux amoureux..et elle geint, et elle geint…
    Elle en arrive même a se dire que c’est de notre faute, quand on a été aimée dans son enfance on ne s’engage pas dans des situations sans issue, dit elle! Mon mari me dit qu’en l’écoutant je ne lui rend pas vraiment service…la preuve c’est que ça ne l’apaise pas. D’ailleurs elle n’a de l’estime que pour les gens qui ont, d’après elle, du caractère.
    Qu’en pensez vous?

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Je trouve votre question intéressante, parce qu’elle contient sa réponse !
      Un être qui ne s’est pas senti aimé, ni surtout écouté (notamment par son père qui a toujours pensé qu’en écoutant sa fille il ne lui rendrait pas service), se sent malheureux et peut en effet passer sa vie à se plaindre comme à la recherche d’un bonheur impossible. En vérité quel gâchis !
      C’est ce qui semble se passer pour votre fille devenue manifestement exigeante et très insatisfaite donc malheureuse.
      Donc je suis d’accord avec vous, elle est dans la plainte et la victimisation, elle geint et la question est celle-ci : qu’est-ce que cela fait à votre cœur de mère de la sentir ainsi ? Pourquoi ne vous laisseriez-vous pas toucher par elle ? Plutôt que de penser qu’elle est sotte et qu’elle n’a que ce qu’elle mérite (qui est juste une façon pour vous de ne pas vous laisser toucher par elle sous le prétexte d’obéir à des principes qui vous disent que le meilleur moyen d’éduquer ses enfants c’est d’être dur et insensible avec eux.)
      Pour aller plus loin, lisez : Ma fille de 16 ans est une ingrate !

      Répondre
  33. Flout

    Bonsoir, je ne sais pas par quoi commencer. Pour faire court, cela fait 19 mois que je suis Maman et, au fil du temps qui passe, ma mémoire traumatique ne cesse de me remémorer mes souvenirs d’enfant. J’ai passé toute mon enfance à entendre mes parents se disputer. Mon père buvait et fumait beaucoup, sans doute parce qu’il allait mal lui aussi, comme ma mère. Elle, elle gérait tout à la maison, en plus de son travail elle s’occupait très bien de nous 3, ma soeur, mon frère et moi : le bain, le ménage, le linge, les courses…quand j’y repense qu’elle vie de labeur d’avoir endossé toutes ces charges durant toutes ces années sans l’aide de son conjoint! Papa travaillait beaucoup, il faisait des déplacements et le w-e, il sortait avec ses frères et buvait trop. Lorsqu’il rentrait tard le soir, et lorsque nous étions au lit, nous les entendions se disputer fort! Et voilà qu’aujourd’hui, c’est moi qui nettoie la maison à tout bout de champ comme une maniaque névrosée! C’est moi qui râle tout le temps sur mon conjoint car il fume trop! C’est moi qui m’enferme dans ma chambre pour pleurer. Comme le faisait ma mère.
    J’avais peur d’eux! Aujourd’hui j’ai peur de moi! Mon père a pointer son fusil sur ma mère ma soeur et moi lorsque j’avais…5, 6,…peut-être 7 ans? Je ne sais plus l’âge que j’avais, je n’ai que la scène en tête. Je l’avais longtemps mis aux oubliettes mais depuis que je suis Maman, ça remonte à la surface. Ma mère pouvait elle aussi être violente. Avec ma sœur, elles en sont venues au mains plus d’une fois. Pourquoi tous ces flashs de mon enfance me hantent-ils l’esprit? Que dois-je apprendre/comprendre? Comment ne pas devenir toxique avec mon conjoint, qui je le sais est un homme remarquablement bon, aimant. J’ai l’impression d’être ma mère alors que je déteste tout ces attraits.
    C’est très long, désolé, ça fait aussi du bien de poser ça là. Merci de m’avoir lu, et si vous entendez mes cris à travers ces lignes, l’écho qui raisonne est celui de cette petite fille dans laquelle je suis enfermée.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Oui, à l’occasion de la naissance de votre enfant des souvenirs anciens vous reviennent en mémoire, ils sont l’opportunité pour vous de remettre de l’ordre dans votre histoire… afin que votre enfant puisse s’épanouir en vivant sa vie propre.
      J’ai tenté de décrire ce phénomène que vous observez en tant que maman consciente dans cet article : Parent efficace ou parent conscient ?

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  34. Timy

    J’ai 37 ans et je me retrouve au chômage obligé de retourner vivre chez mes parents; mon père a l’air bien content que j’ai échoué, lui l’agrégé, ancien ministre a qui tout a réussi sauf vraisemblablement ses enfants. Depuis petit, il n’a eu de cesse de nous rabaisser, nous faire passer pour des idiots qui ne feront rien de leur vie. Après mon master en lettres difficilement obtenu car, je souhaitais etre ingénieur en communication d’entreprise mais il jugeait ce type de filière bidon et a donc décidé que je continuerai après mon bac dans la seule grande université du pays (500 étudiants sur un cours) en fac de lettres, j’ai obtenu mon diplôme en 2014. Lorsque j’ai redoublé en première année il m’a dit les yeux dans les yeux qu’il ne s’occuperait plus de moi et que j’étais désormais libre de faire ce que je voulais. Ma mère m’a exhorté a continué les études et a les terminer. A l’approche de la soutenance, je lui ai remis une copie de mon mémoire en souvenir qu’il n’a pas daigné prendre et lire.
    Je l’ai souvent entendu dire qu’il ne savait pas ce que je  »foutais » à l’université. Pour lui aucun de ses enfants n’aurait pu avoir un bac+5. J’ai pu trouvédu travail dans une PME d’abord puis l’an passé dans une très grosse entreprise. J’ai bien senti qu’il était pas si content pour moi mais s’est bien gardé de le dire vu que tout le monde autour de réjouissait de mon emploi. Les quatre ans de ma vie professionnelle ont été les meilleurs années de ma vie car j’ai pu déménager et je me suis senti mieux. On avait enfin des discussions normales mais malheureusement mon CDD terminé j’ai dû revenirdans la maison familiale et la tout a recommencé: je suis un minable, un abruti , heureusement qu’il est la pour me fournir un toit et a manger.
    Il n’a cure de mes recherches acharnées d’emploi je dois être dispo pour l’aider à emménager dans sa nouvelle  »maison » et lui servir de chauffeur. Je suis à bout , j’ai songé à suicide car a mon âge, sans femme et sans enfants je ne sais pas ce qui me retient sur terre. Concernant mon père, je crois que j’en ai assez. Je serai toujours un pauvre type qu’il nourrit et je n’ai donc d’autre choix que d’être a son service et me faire rabaisser et humilier a chaque fois que j’essaie d’agir comme un fils normal et avenant. Mon seul espoir est de m’en aller une fois retrouvé du travail en coupant les ponts ou de cesser de vivre.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Tant que vous vous regarderez vous-même à travers les yeux de votre père, vous vous contraindrez à lui prêter allégeance en vous niant vous-même, quitte à penser que vous n’avez plus qu’une chose à faire : cesser de vivre.
      Comprenez qu’un homme qui rabaisse ses enfants depuis leur plus jeune âge, qui cherche à les humilier, est un père dysfonctionnel et toxique contraint par sa névrose qui l’oblige à l’arrogance, à vouloir dominer les autres, et jusqu’à ses propres enfants.
      Puissiez-vous voir et comprendre que ni l’éducation, ni les diplômes, ni le fait d’avoir assumé un haut poste dans la politique n’empêcheront quiconque qui l’est à être émotionnellement dysfonctionnel. L’intelligence issue de l’intellect n’a à proprement parler rien à voir avec l’intelligence émotionnelle et la capacité à aimer.
      Vous – son fils – semblez être dupe de la mystification dont vous êtes l’objet. Impressionné par sa capacité de domination, que vous vivez pourtant si douloureusement, vous vous y soumettez d’autant plus tragiquement que vous n’imaginez pas avoir d’autre alternative que celle de retourner (régresser) vivre chez vos parents. C’est ainsi qu’en vous contraignant à renoncer à votre désir de vie, vous vous retrouvez face à votre désir de mort.

      Tel que vous me le décrivez, votre géniteur est un homme qui parce qu’il est prisonnier de ses principes et de ses croyances, nie ses propres sentiments et refuse de les montrer.
      Pourquoi devriez-vous éternellement chercher de la reconnaissance et de l’amour auprès d’un être dont l’incapacité à s’ouvrir et à comprendre les besoins de son fils prévaut ? Pourquoi devriez-vous continuer de croire à tort que c’est de votre faute à vous si vous ne recevez pas d’attention de la part de votre père ? A vous lire, je trouve particulièrement frappant la manière dont vous vous définissez et même dont vous vous évaluez exclusivement à travers lui : vous n’êtes pas encore né à vous-même, à ce que l’on peut appeler votre « vrai-soi. »
      Tant que vous restez dépendant d’un être dysfonctionnel, vous vous condamnez à souffrir en conditionnant vos comportements à son approbation. Est-il à ce point douloureux pour vous de découvrir que vous pouvez (en réalité) parfaitement vivre et vous épanouir sans cette approbation ? Etes-vous à ce point (comme dans une secte), prisonnier du système familial ? Sous son emprise toxique ? Empêché de convenir que la vie (votre vie), est ailleurs ?
      Oui, vous partagez : « Les quatre ans de ma vie professionnelle ont été les meilleurs années de ma vie car j’ai pu déménager et je me suis senti mieux. » Cette phrase n’est-elle pas suffisamment éloquente pour vous ? Ne vous aide-t-elle pas à passer de la prise de conscience à l’action ? Vous éloigner d’un milieu toxique n’est-il pas le meilleur moyen que vous puissiez trouver de ne plus être contaminé par ses désapprobations constantes qui vous minent ?
      Evidemment, vous n’êtes « ni minable ni abruti », vous êtes juste la proie des projections de votre père incapable de vous aimer tel que vous êtes, et qui – dans sa toute puissance – veut obtenir un fils tel que lui voudrait qu’il soit. Or (n’en déplaise à votre père), personne ne naît pour quelqu’un d’autre, personne ne naît ici bas pour être l’idéal d’un autre.
      Vous êtes maître de votre propre vie, de votre destin et vous ne l’avez pas encore découvert, puisque vous restez à ce jour la victime des influences que vous avez reçues.
      Evidemment à vous contraindre à devenir son valet, vous êtes à bout, prêt à exploser… contre vous-même puisque pour le moment vous ne trouvez pas – en vous – la force d’exister face lui.

      Dans un tel contexte, je ne peux que vous conseiller d’entreprendre un travail psychothérapeutique qui vous aidera à mettre à jour vos inhibitions, vos régressions, vos compensations et vos stratégies d’évitement de vous-même.

      Pour aller plus loin et découvrir ce qui vous arrive, lisez : Pourquoi un travail thérapeutique ?

      Pour comprendre la relation comme le rôle du parent, lisez : Parent efficace ou parent conscient ?

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    2. Christiane

      Bonjour Timy, votre histoire me touche beaucoup , et me rappelle un peu la mienne. il y a certainement moyen d’habiter ailleurs que chez votre père. Pour ma part, j’ai habité en HLM, et aussi dans une location qualifiée de lumpenproletariat par mon père, mais mieux valait n’importe quoi que de lui demander quoi que ce soit. Il m’est même arrivé de demander à manger au secours catholique; je suis partie à l’autre bout de la France. Je suis certaine qu’avec vos capacités, vous êtes capable de vous éloigner de cette personne ultra toxique. et loin de lui, cela sera sans doute plus facile de rebondir. Bon courage à vous, amicalement, Christiane,

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  35. Timy

    Bonjour Christiane et merci pour votre retour !
    Malheureusement, pour le moment le seul endroit où j’aurais pu aller aurait été chez une amie (amoureuse de moi). Mais je craignais qu’elle se mette à considérer mon hébergement comme un moyen d’être en couple avec moi d’autant que je n’aimerais vraiment pas vivre aux crochets d’une femme qui plus est pour qui je n’éprouve rien ! Alors je m’accroche , je répond à toutes les offres possibles en espérant décrocher un nouvel emploi (le Covid n’arrange rien). Quand je vois mon cousin le plus proche , son père qui etait toujours là pour ses enfants (et pour nous tous) quelque soit les situations et les échecs à les aimer, les valoriser et les supporter je ne souhaite qu’une chose : offrir autant d’amour et de support à mes enfants.
    Ce cousin a un salaire de 10.000 euros, une femme et des enfants (a 34 ans) et je puis vous dire que lorsqu’il vient rendre visite à mon père, ce dernier a des étoiles plein les yeux ! Je crois qu’il aurait aimé l’avoir pour fils oubliant que si il en est là c’est parce que mon oncle et ma tante lui ont toujours donné un amour inconditionnel, du respect et ont fait au mieux pour que leurs enfants suivent leurs voies quite à se tromper.
    Merci encore pour votre réponse et prenez soin de vous ! Bisous.

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  36. luc

    Bonjour

    pourriez vous faire un articile sur les conflits via personnes interposées, comment gerer

    c’est par exemple apres une rupture totale salutaire avec un parent, le parent qui utilise les autre enfants pour essayer de controler l’enfant qui a rompu car il a de l’ascendant sur les autres enfants ou salit son enfant aupres de ses freres et soeurs. on en vient a vouloir rompre avec ses freres et soeurs aussi car ils sont sous emprise

    apres un divorce, on peut imaginer un parent qui l’a mal pris et utilise ses enfants pour salir l’autre parent , remonte les enfants contre l’autre parent injustement, pour se venger
    ca doit etre difficile a gerer car les enfants sont sous emprise de l’autre parent. les enfants sont pas vraiment responsables mais manipulés et dominés.

    je trouve ca particulierement puant (excusez-moi l’expresssion) mais les manipulateurs et dominants type PN ont souvent de l’ascendant sur les gens et ont tendance a projeter une bonne image sociale

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  37. Utilisateur Anonyme

    Bonjour,
    L’une de mes amies a un père toxique. Son père l’a contrainte de nombreuses années à consacrer sa vie au piano, il voulait qu’elle soit la meilleure pianiste de tous les temps et lui mettait beaucoup de pression pour cela. Il est allé jusqu’à la retirer du système scolaire classique et lui faire suivre les cours du CNED. Or, elle était largement plus intéressée par les cours du CNED que par ceux du conservatoire. Dans ces derniers, elle était loin d’être mauvaise, mais jamais assez bonne pour son père, qui allait jusqu’à dire qu’elle était décevante dès lors qu’elle faisait une fausse note. En revanche, lorsqu’elle réussissait quelque chose, son père ne disait rien du tout, comme si c’était normal et que cela lui était dû. Il a sabordé l’estime personnelle de sa fille, qui s’est crue décevante par nature et indigne d’être aimée, en lui transmettant un amour conditionnel (je t’aime si tu es un prodige du piano, sinon tu peux aller te faire *******). Bien qu’elle ne soit plus dans cet extrême depuis qu’elle s’est inscrite en université et y ait rencontré tous ses amis d’aujourd’hui, je l’entends parler de ses échecs bien plus souvent que de ses réussites et elle a tendance à se dévaloriser, principalement sur le plan intellectuel. Pensez-vous que ce manque de confiance en elle soit une conséquence du comportement de son père ? Et comment pourrais-je l’aider ?

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Si vous voulez aider quelqu’un, je vous propose de commencer par être lucide quant à vos motivations. Qu’est-ce qui vous motive ? La pitié ? Le désir de faire avec l’autre ce que vous n’avez pas réussi à faire pour vous-même ?
      A lire votre partage vous semblez être agacé par la toxicité du père de votre amie. Mais pourquoi voudriez-vous faire pour elle ce qu’elle n’a pas fait pour elle-même ? Vous êtes-vous posé la question de savoir si elle avait envie que vous l’aidiez ?
      Pour aller plus loin, faites ce test : Le jeu de la victime

      Répondre
  38. Rebecca

    Bonsoir,
    je vous écris car j’ai besoin de parler , j’ai pu voir mes 4 enfants tous en même temps, je suis très heureuse mais d’avoir profiter 45 minutes pas plus en visite médiatisée. Pour le dé-confinement , il y tout un protocole, mais enfin je suis contente d’avoir pu voir mes 2 garçons mes deux filles , mais l’attente , l’extrême joie que vous avez de voir vos enfants et de pas pouvoir en profiter comme on voudrais, je me reconstruis personnellement et sentimentalement.
    Mon fils aîné, un vrai lien une fusion, mon deuxième fils plus dispersé, il m’a appelé par le prénom de l’assistante familiale puis un petit maman tout bref, un caractère bien trempé, ma troisième ma fille , plus discrète plus effacée, n’a pas eu un attachement, pas de fusion, et ma petite dernière elle a essayé elle m’a tendue les bras je l’ai prise, et sa c’est très bien passée , je ne comprends pas pourquoi la famille d’accueil répète souvent et toujours que ma fille ma dernière, se rend malade avant et après chaque visite médiatisée alors que pendant les visites tous se passe bien ,je prends le temps avec ma fille , je ne l’oppresse pas , je ne comprends vraiment pas pourquoi ils évite tous , car c’est comme cela que je ressent, un moindre contact avec ma fille , j’ai l’impression vraiment qu’ils veulent me la prendre , et pour ma troisième , ma fille qui est très discrète, elle ne dit pas grand chose pendant les visites , même pendant les appels visios, j’ai la nette impression aussi qui ne la laisse pas parler librement, j’aimerais vraiment que le service de l’ase me fasse plus confiance, je ne veux que le bien pour mes enfants, le placement va durer jusqu’à Août 2021, et quand je leurs parle des efforts qui se fait pour mes enfants et de mon côté, je vois que cela leurs déplait, il me parlent de rallonger le placement , alors que celle ci dure depuis deux ans, beaucoup de choses c’est passé entre deux , d’avouer toutes les choses que leurs père a fait la violence physique et psychologique, oui j’admets que je n’ai pas fait , que je n’ai pas dit , pas parce que je ne voulais rien faire , j’ai été aussi violentée, j’aurai aimé tellement que les choses se passent autrement, j’ai porté plainte contre lui, cela va bientôt faire 1 ans et rien, aucune punition envers cette personne qui a fait du mal, je dis cette personne que rien n’excuse , car rien ne peux dire que ceci est un père pour mes enfants ,il leur à écrit un courrier en disant qu’il se réparer et qu’il pensait à eux , alors qu’il n’a rien avouer du mal qu’il a fait sur mes enfants, je ne souhaitent pas qu’ils remettent les visites , je trouve cela déplacer et insultant envers mes enfants , de donner une image de cette sorte , ce parent toxique que j’ai été , et que j’essaie de ne plus être, je veux changer et je fais tout pour , on ne peux pas effacer aux yeux d’un enfant certains mal que certains peut commettre, on ne peux pas demander à des enfants de devoirs pardonner des actes inadmissibles, je n’ai pas été juste mais je n’ai jamais demander de devoir partager cette personne avec qui j’ai vécu qui se dit père tous les actes qu’il a commis,
    j’ai voulu écrire car je suis heureuse d’avoir pu voir mes 4 enfants après ce long confinement, j’ai apprécier tous ces moments privilégiés. mais j’aimerais tellement que les choses évoluent , progressent, merci de m’avoir pu lire et de me donner toutes les réponses que je suis particulièrement, Merci
    Cordialement,

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Je vous écrivais récemment que votre amour pour vos enfant devait s’appuyer sur votre confiance en vous-même et j’ai l’impression, à vous lire, que c’est ce qui se passe.
      Il y a des petits progrès, vous n’êtes plus dans la même situation intenable qu’hier, les choses bougent et je suis très heureux de vous voir écrire que vous avez pu voir vos quatre enfants en même temps. Oui vous vous reconstruisez pas à pas. N’oubliez pas qu’il peut encore y avoir des hauts ET des bas mais que les choses avancent grâce à la détermination dont vous faites preuve et qui portera à coup sûr ses fruits.
      Oui les choses évoluent : elles ne peuvent pas ne pas en évoluer, vous pouvez en être certaine et si vous ne vous laissez pas décourager par une mauvaise nouvelle ou une nouvelle épreuve (ce que vous faites), elles continueront d’évoluer à travers votre détermination à aimer vos enfants et à le leur faire sentir. Confiance.

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  39. Maude

    Bonjour, j’ai eu il y a quelques jours 20 ans et entretenant des relations très compliquées avec ma mère, j’ai pris la décision de partir ce jour là. Aujourd’hui je suis fière d’avoir réussi à faire ce choix, un choix qui m’est propre et qui a permis de satisfaire MES envies pour ce jour important.
    Ma mère souffre depuis ses 20 ans d’une maladie chronique, la maladie de Crohn. Elle est depuis 2012 en crise et sous traitement. Un traitement fatigant et exigeant puisque pour le prendre il ne faut pas qu’elle tombe malade, même le plus simple rhume. La crise du covid 19 si mal vécue pour beaucoup de personnes a été pour moi une révélation. Rester confinée ? Faire extrêmement attention dans les espaces publics ? Ne pas faire la bise à ses amis ? Je connais tout cela très bien depuis 2012. Depuis cette fameuse année, j’ai la sensation que la maladie rend ma mère seule, méchante et égoïste. Mais depuis peu je me pose la question suivante : est vraiment et UNIQUEMENT la maladie qui est à l’origine de ce sale caractère ? Ou bien est ce la simplement… ma mère ? Est ce la maladie qui est vraiment la cause de sa paranoïa et du fait qu’elle n’a confiance qu’en elle même ? Est ce la maladie qui est responsable de son égoïsme ? Du fait qu’elle est persuadée de faire certaines choses pour mon bien ? Après tant d’année de souffrance j’ai découvert que j’étais en dépression. Je sais que la relation que j’entretiens avec ma mère en est la cause principale si ce n’est la seule. Mais comment en vouloir à la personne qui nous a mis au monde ? Comment en vouloir à la personne qui nous a donné le sein ou le biberon qui nous a élevé et aimé ? Est ce légitime de ressentir cette haine cette frustration ?
    Aujourd’hui j’ai lu un article sur les parents toxiques. Après tant d’introspection je pensais avoir retourné le problème sous tous ses angles. Mais je me trompais. Cet article m’a beaucoup fait réfléchir. Je suis sous médicament et je n’arrive pas à me débarrasser de mon passé car il est en réalité encore bien présent dans ma vie. J’ai donc décidé de continuer à faire des choix pour moi et de couper les ponts. J’ai compris que ce n’était pas de ma faute et que ce n’était pas grave de ressentir cela. Je n’ai pas à culpabiliser de ce choix car je le fais pour moi. Je ne souhaite plus voir ni parler à ma mère. Et rien que le fait d’assumer cette idée me libère d’un poids énorme. Merci pour cet article. J’avais besoin d’ entendre tout cela.
    En espérant que mon père qui est aussi sous l’emprise de ma mère réussira à suivre mon exemple et partir pour mieux se reconstruire.
    Merci encore et bonne continuation.

    Maude

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Il vous faut comprendre que ce ne sont pas les événements extérieurs à eux-mêmes qui affectent les êtres mais la manière dont ils prennent ces événements extérieurs, ce qu’ils en font.
      Nous sommes responsables de nous-mêmes dans la mesure où nous avons la liberté de nous laisser plus ou moins affecter par les événements.
      Mais la manière dont votre mère va prendre ce qui lui arrive dépend aussi de qui elle est, pour comprendre, lisez mon article : Parent efficace ou parent conscient ?
      Donc ce n’est pas uniquement sa maladie qui serait la cause de sa paranoïa mais aussi la manière dont elle la prend.
      Arriver à vous débarrasser de votre passé commence par voir comment, de quelle manière aujourd’hui il interfère dans votre présent et agir sur ce que vous constatez, sur ce que vous comprenez de vos inhibitions, de vos dépendances, de vos fausses croyances.
      N’oubliez jamais que pour sortir de votre prison il vous faut commencer par l’étudier.
      A vous lire, je comprends qu’aujourd’hui vous avez besoin de vous libérer d’une dépendance, d’un assujettissement, pour pouvoir vivre votre vie à vous. C’est certainement heureux de votre part de trouver le courage de le faire en assumant votre mauvaise conscience car, en effet, il ne peut pas y avoir de libération si nous ne nous confrontons pas à cette mauvaise conscience.
      Tout cela se fait à travers un travail thérapeutique que je ne peux que vous conseiller d’entreprendre.
      Bonne chance et bon courage.

      PS : Cet article sera peut-être aussi éclairant pour vous : Comment parvenir à guérir de son enfance ?

      Répondre
  40. hauppais

    Bonjours, je m’adresse à vous pour parler d’un problème avec mon père, il faut savoir que mes parents sont séparé depuis trois ans, ( j’ai 17 ans ) et après leur séparation mon père avait déjà un comportement plus violant. Il faut savoir que j’ai un cruel manque de confiance en moi. Aujourd’hui tout est passé, mais il semble qu’il est un comportement colérique sans raison évidente, et il se plaint énormément, ce qui ne me pose pas spécialement de problème. Par contre, il me demande souvent d’aider, c’est normal, seulement quand il me donne un ordre, il ne prend par la peine de dire  » s’il te plais » ce qui me paraît être un manque total de respect et quand je lui ai fait la réflexion, il m’a dit que je n’ai rien à discuter, que c’est légitime parce que sa mère faisait pareil avant lui… Qu’en pensez Vous ?

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      J’en pense que votre père est « cash » et qu’il fait partie des personnes dont je parle dans cet article que je vous propose de lire : Parent efficace ou parent conscient.
      Il s’est vraisemblablement peu remis en cause dans son rôle de père et n’a pas l’intention de changer. C’est une indication intéressante pour vous car vous savez à quoi vous en tenir.
      Nous avons tous besoin de reconnaissance, de respect et d’amour. En même temps nous nous aliénons nous-mêmes quand nous nous soumettons à un ordre auquel nous ne consentons pas.

      Dans la relation à votre père, il vous faudrait donc voir très clairement à quoi vous consentez et pourquoi.

      Répondre
  41. Marie

    Bonjour,
    Je suis tombé sur cet article par hasard (merci les mots clés), car jamais je n’aurais pu penser ou encore affirmer que mes parents m’étaient toxiques…
    En vous lisant, je me rends compte que j’ai construit ma personnalité sur de très mauvaises bases, croyant toujours que j’étais une incapable ou une « ingrate » comme ils ont l’habitude de répéter.
    Je prends conscience aujourd’hui et grâce à vous que mes fondations sont instables mais pas parce que je l’ai choisi mais parce que je l’ai subi.
    Un soulagement, un grand soulagement naissait en moi à chaque paragraphe que je lisais, j’avais honte de penser que mes parents n’étaient pas de bon parents… Dans mon entourage on me dit souvent que j’ai de la chance qu’il soit encore ensemble, certes je suis d’accord, qu’ils sont aimant, qu’ils « m’aident » ( question de point vue du coup) le pire c’est que mes parents eux, continuent de vivre leurs petites routines sans même se demander si ils ont bien éduqués leurs enfants ou non. Comme si cela ne comptait pas, n’était pas le cadet de leur soucis, comme si élever un enfant c’était juste le nourrir et l’emmener à l’école… Je ne sais même pas s’ils sont capables d’admettre que si je suis autant instable c’est à cause de l’environnement dans lequel j’ai grandi…
    Aujourd’hui je suis reconnaissante de toutes les aides financières qu’ils ont pu m’apporter… sinon je vivrais encore sous leur toit…
    Mais malheureusement je leur en veux de ne pas s’être soucié de ma santé mentale, de mon développement personnel ainsi que professionnel sous prétexte que tout ce qu’ils faisaient ou décidaient était « pour mon bien ». J’ai l’impression de leur avoir pardonné mais j’ai toujours ce sentiment d’avoir été incomprise, emprisonné, délaissé.
    Aujourd’hui j’ai 21 ans et ai de grande difficulté à être aimé tel que je suis, à avoir des relations amicales, à avoir une situation stable (économiquement et professionnellement parlant), à avoir des projets, des envies… je me sens éteinte, j’ai une très faible estime de moi-même, je combat chaque jour que dieu fait, consulte des spécialistes..
    Je fais souffrir le peu de gens qui m’entoure comme mon compagnon qui ne comprends pas la manière dont je canalise mon énergie car moi non plus je ne sais pas ce qui est bon de faire ou non.
    (Sans compter la souffrance que vit mon petit frère de 18 ans qui lui aussi se bat et vit encore avec eux… je n’arrive pas à lui venir en aide)
    Malgré tout, ce que j’ai lu aujourd’hui m’a fait énormément de bien. Même si eux ne sauront surement jamais le mal qu’ils m’ont fait et font encore à mon frère, j’ai pu au moins prendre conscience que ce que je ressentais était tout à fait légitime et n’était pas de l’ingratitude.
    Cependant, je m’interroge, le comportement « jemenfoutiste » de mes parents est flagrant et jamais personne ne m’a fait douter de leur bonne volonté, personne n’a osait les remettre en question (eux qui adoraient babysitter mes cousines plus âgées pour les aider à s’épanouir lorsque leurs parents à elles étaient trop durs…) Aujourd’hui, elles, sont reconnaissantes, épanouies, ont un super boulot, de super enfants qu’elles aiment et qu’ils les aiment en retour… Comment arrivaient ils à mieux s’occuper des enfants des autres quand bien même nous étions sous leur nez en appelant au secours… ? Je n’aurai surement jamais la réponse mais j’ai appris beaucoup via votre travail (qui a été publié il y a déjà trois ans).
    Alors pour tout ça je vous remercie, MERCI DU FOND DU COEUR.

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  42. Christine

    Bonjour,

    Votre article est très interessant, j’ai de grosse difficulté avec mes parents et ce depuis toujours, mais avant je subissais et des évenements dans ma vie m’ont ouvert pas mal les yeux sur ceux qui m’entourent, Je suis devenu moi même maman et d’autres évenement plus triste comme la maladie et la mort de mon beau-père ( père de mon compagnon) à qui je tenais beaucoup, je sais pas si c’est les évenements qui on changer ma vision ou si c’est moi.

    Je vous explique le comportement de mes parents:
    Je vie assez loin d’eux comparer à leurs autres enfants et mes parents viennent rarremenet me voir et quand ils viennent j’ai l’impression que ca les ennuie, ils ne font que des critiques sur moi sur la famille de mon compagnon sur les travaux qu’on fait… ma mère se permet même d’aller dans notre chambre à coucher… afin « d’inspecter » , ils se permettent énormement de chose et j’ai souvent pas le courage de leurs dire quelque chose car tout de suite ils dise » on est quand même tes parents » mais mes parents doivent me respecté moi et mon compagnon c’est pas chez eux! j’ai l’impression qu’ils ne pensent qu’a eux… Les seuls fois que je leur demande un service c’est toujours comme ils veulent quand ils veulent… et avec les enfants de ma soeur car ils les ont quasi tout les jours vu que ma soeur est trop « occupé » a travailler ( moi aussi je travaile!) je trouve qu’ils font des différences entres leur enfants et même leur petits enfants, pour moi ce n’est pas acceptable. Il y a quelques jours, quand ils sont venus ( celà fesait 6mois qu’on était en froid) on a eu une discussion très agiter, j’ai crié car j’étais tellement énerver que tout est sorti je leurs ai dit qu’il n’avait aucun respect pour moi, qu’il faisait des différences entres leurs enfant, que je me sentais pas soutenue, toujours que des critiques… de leurs part, et mon père a voulu partir en disant que je n’étais pas « normale » dans ma tête ( il m’a encore ridiculiser comme une gosse) et ma mère lui a dit de plus me repondre et ils sont parti en 4ième vitesse sans dire aurevoir tout ca devant ma fille qui a pleuré car « papy et mamy sont parti parce que tu a crié » donc je m’en veux énormement pour ma fille j’ai éssayer de lui expliqué que c’est pas moi qui ai dis de partir c’est eux qui on pris la porte parce que je me suis énervé et que j’ai des raison de m’énerver sur eux, mais que c’est que maman que ca concerne. Il n’empeche que je m’en veux qu’elle y ai assisté… mais je ne pouvais pas encore un fois subir leurs attaques et ne rien faire.

    Depuis que je suis petite on a eus des conflits, car il y avait aucun respect pour l’enfant que j’étais, on fouillait mes poches, ma mère lisait mon journal intime… parfois je me demande même si y avait vraiment de l’amour, ce n’est bien plus tard avec mon compagnon que j’ai vu ce qu’était un famille souder et aimante malgré la personalité de chacun ils pouvaient,: s’engeuler car pas d’accord mais pardonne l’autre même si on est pas d’accord, on se respecte on se tire pas dans le dos, tout ça c’était complement l’inverse chez ma famille, mes parents critiquent et parle sur leurs enfant aux autres enfants, ce qui a provoqué beaucoup de disputes entre frère et soeurs. On ne peut pas leurs dire qu’ils font mal, ce sont les parents ils ont toujours raison ( selon eux) jamais mes parents on prononcé le mot « pardon » ils se remmetent jamais en question sur leurs actes ou paroles, pour finir ses dernières années quand il venait à la maison cela me rendais malade, je n’éttoyais tout car ma mère est maniaque et j’étais stressé d’une eventuelle critique ou remarque déplacé, ce n’était plus une joie de les voir .. Maintenant ils sont parti et j’aimerai qu’ils me laisse tranquille une bonne fois pour toute même si c’est dur de rompre comme ça, toujours cette culpabilité qui est là… Mais cela m’a fait du bien de dire ce que j’avais à dire, même si comme je m’en doutais ils n’ont rien compris, pire je suis folle pour eux… J’avais encore cet éspoir qu’ils auraient réflechis à leurs comportement mais même après 6 mois rien a changé, c’est moi qui exagère, comme toujours, je pense que j’en tirerais rien de positif, j’ai toujours voulu y croire… et ca ma rendu très malheureuse, je pense avoir fait des épisode de dépression et j’ai également une consomation d’alcool trop éléver car c’est un moyen comme un autre de s’appaiser un peu de l’interieur, même si je sais que ce n’est pas la solution.

    Heureusement j’ai un compagnon qui me soutiens et une petite fille avec un coeur énorme, j’ai peur parfois de devenir comme ma mère et de bousillé cette petite fille tellement gentil et innocente… que je pense qu’il est préferable de ne plus les voire, j’éspere que j’aurai fait le bon choix, pouvez vous me dire ce que vous en pensez?
    Je n’ai malheureusment pas beaucoup de gens autour de moi ( appart biensur mon compagnon et ma fille) pour avoir un regard extérieur a cette situation.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Ne pas devenir comme votre mère passe certainement par commencer par trouver le courage en vous de vous défendre d’elle plutôt que de devoir compenser votre souffrance avec de l’alcool quitte à faire souffrir votre petite fille à votre tour.
      Je vous souhaite de pouvoir retrouver votre dignité d’être humain, de femme et de mère.

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  43. Key

    Bonjour,

    J’ai actuellement 22 ans, et je vis toujours avec ma mère. Je suis à la recherche d’un job étudiant et d’un appartement pour pouvoir me sortir de cet enfer.

    Depuis toute petite j’ai toujours vécu avec ma mère. Et j’ai réalisé depuis un certain temps qu’elle avait toujours eu un comportement toxique ou très méprisant, manipulateur.

    Je conçois qu’elle a eu une enfance difficile, et on en a toujours parlé normalement. D’ailleurs elle a toujours dis que nous avions une relation fusionnelle lorsque j’étais enfant. Chose que j’ai oubliée, aucun souvenir d’une quelconque relation fusionnelle. Je me suis toujours pliée à toutes ses exigences, je faisais le robot et lui obéissait sans cesse. Je m’efforçais d’être la petite fille parfaite à ses yeux et aux yeux de tous.

    En grandissant j’ai finalement développé de l’anxiété maladif, et une dépression sortie de nulle part. J’étais toujours très timide, pas sûre de moi et j’avais très peu d’estime de moi, voire pas du tout. À la période du collège j’ai compris que ma mère me rendait la vie difficile et que ma dépression était en partie dû à elle et à ce qu’elle me faisait subir comme charges mentale. Elle me rabassait sans cesse, et a toujours dit « mais c’était pour rire ! ». Lorsque je lui expliquais que je me sentais mal elle ne voulait rien entendre et ne comprenait pas pourquoi je n’étais pas bien, que je devais être heureuse, elle se mettait même en victime « je ne te rend pas heureuse alors ?! » De sorte à ce que je culpabilise de me sentir mal et me forcer à « être heureuse » si je puis dire.

    Au lycée j’ai commencé à avoir une vie sociale et à sortir avec mes amis. Mais les choses ne se sont pas pour autant arrangées. Ça a toujours été « je t’aime moi non plus ». Depuis le collège je rêve de prendre mon indépendance et enfin vivre sereinement. Cependant, il est très difficile de partir de la maison quand votre mère vous reproche de vouloir partir, mais qu’en même temps elle fait tout pour que vous restiez.

    Il y a deux ans, lorsque je n’en pouvais plus, j’ai pété un plomb et lancé un appel au secours à une amie. J’étais sur le point d’en finir avec toute cette histoire. Cette amie est arrivée avec ma mère et nous a laissé nous expliquer. Je lui ai dit ces quelques choses qu’elle me fait et que je ne supporte plus. Elle m’a dit « je comprend, c’est vrai, je vais essayer de changer ». Depuis, je vis toujours avec elle, et de jour en jour je pense à d’horribles choses. J’ai le don de tout garder, parce que j’ai été élevé comme ça. Mais à force je n’en peux plus. J’en ai marre de me battre avec elle. Dès que j’essaye de lui expliquer des choses elle s’énerve et ne veut pas m’écouter, ni entendre mon point de vue. Je n’en peux plus.

    J’ai encore tellement de choses à dire sur elle, sa personnalité, sa façon d’être, son comportement. Mais ça n’en finira jamais.
    Il est juste clair qu’elle a eu une enfance difficile, qu’elle a reproduit ça sur moi et pourtant on en a parlé. Mais on n’y peut rien après tout. Elle continue juste de me pourir la vie. J’ai essayé de parler avec elle, ça n’a pas fonctionné. Mon seul espoir est de m’enfuir de chez moi. Mais c’est un enfer. J’ai l’impression que je n’y arriverai jamais.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Non, il ne s’agit pas de vous enfuir de chez vous comme une voleuse mais d’oser partir par dignité et amour pour vous-même : on ne répétera jamais assez que les enfants ne sont pas faits pour les parents. Vous êtes de la vie d’après, personne n’appartient à personne sur cette terre et vous avez le droit (le devoir pour vous-même) d’enfin vivre votre vie à vous plutôt que de penser au suicide dans votre enfermement.
      Votre analyse est lucide : vous n’en pouvez plus. Si vous ne pouvez, en effet, rien faire par rapport à l’enfance de votre mère, vous pouvez « faire » par rapport à votre vie à vous en prenant de la distance avec elle. Le seul obstacle sera sans doute votre culpabilité à prendre votre liberté, il vous faudra donc affronter votre mauvaise conscience à la prendre et pour cela sans doute vous faire accompagner.
      Courage, votre vie est devant vous.
      Pour aller plus loin, lisez : Culpabilité et amour de soi.

      Répondre
  44. Sarah

    Bonjour et merci infiniment pour ce partage qui m’a fait un bien fou.

    Je vous écris des années après les autres commentaires, dans l’espoir d’avoir une réponse, si ce n’est pas trop tard.

    J’ai des parents toxiques et j’en ai conscience, je le sais depuis quelques années. Mon problème est que je ne sais pas comment faire pour aller mieux, je suis pleine de colère, j’ai l’impression d’être traumatisée, cassée. Je pense que ma colère cache surtout de la tristesse.
    J’ai l’impression qu’on suggère aux gens qui ont des parents toxiques de le reconnaître pour aller mieux, mais moi je le sais déjà, et pourtant je ne vais pas mieux, je suis toujours tellement en colère. Quand je lis les témoignages de ces gens qui ont 40 ans (j’en ai 28) et qui ne vont toujours pas mieux, j’ai peur…

    Je vois encore mes parents. Bien sûr, ils ne le savent pas ce qu’ils sont et je ne vois aucun intérêt à essayer de dialoguer avec des murs qui vont me dire pour la millième fois que le problème vient de moi et que je suis une peste.

    Mais que puis-je faire, moi, pour aller mieux ?

    Je ne peux pas faire de thérapie car la moindre consultation coûte 50 euros et je n’en ai pas les moyens.

    Y a-t-il des choses que je peux faire seule pour comprendre et passer à autre chose en me libérant de ma rage et surtout de ma tristesse ?

    Par avance, merci

    Répondre
  45. Valerie

    Bonjour , Je suis une maman d une petite fille de 9 ans et il est tres important pour moi d etre a l ecoute de ma fille . Le père de ma fille et moi somme separer depuis qu elle a 2 ans 1/2 . Tout va toujours tres bien a pars quand ma puce est malade et qu elle fait de la fievre. j ai la garde complete et lui une fin de semaine sur deux avec le droit de la prendre deux journee pour faire un souper ensemble.Ma puce qui est malade pleur et ne veux pas devoir demenager de maison quand elle est malade et aimerai m avoir au pres d elle . Son papa se fache et dit que c est lui le papa et que c est ca fin de semaine a lui … Ils dit que c est pas notre enfants qui decide et que c est lui le père qui a le dernier mot . J’essaie de lui faire comprendre que c est seulement quand elle est malade et qu il devrais etre a ecoute de notre puce . Que n importe qui quand il a virus ou maladie veux bien etre dans c est chose confortable et que c est normal … Je n aime pas son attitude car je ressent que ma fille a peur et je la ressent incomprise . J ai beaucoup parler avec lui lui disant qu on est une equipe mais ca ne donne rien du tout pouvez vous nous aider et nous donner des conseilles merci

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Quand deux parents courent le risque de s’entre-déchirer à travers leur enfant, c’est celui qui cède le premier pour l’équilibre de son enfant qui est le parent qui aime le plus.
      Vous êtes dans une situation bien délicate dans la mesure où vous êtes devant un père inflexible qui ne pense qu’à son désir à lui en niant celui de son enfant malade.
      Vous estimez – après avoir essayé – qu’il est impossible de lui faire entendre raison. Que vous reste-t-il d’autre à faire qu’à vous adapter à l’ensemble de la situation en faisant peser le moins possible votre conflit sur votre enfant ?
      C’est votre enfant qui a besoin d’écoute, donc le risque serait de vous servir de ce conflit pour vous légitimer à dénigrer son père aux yeux de votre fille. Cela reviendrait à penser à vous plutôt qu’à elle, sous le prétexte qu’il est important pour vous d’être à l’écoute de votre enfant.
      Il vous reste donc à décupler votre attention pour votre jeune adolescente à son retour chez vous en lui disant quelque chose comme : « Ma chérie que veux-tu, il est important pour ton père de te voir ! »
      Ainsi dans cette situation, vous prendrez soin de ne pas prendre le risque de multiplier la souffrance sous le prétexte que vous vous sentez légitime.

      Répondre
      1. Valerie

        merci beaucoup de votre sage conseil cela vas nous aider ! J apprecie beaucoup vous etes et votre site est formidable continuer ce beau geste d aider les autres .

        Répondre
  46. xxxx

    Votre exposé est bien , vous oubliez seulement de parler d’enfants toxiques, manipulateurs, ne sachant pas accepter leurs choix de vie et les reprochant à leur(s) parent(s) car ils ne parviennent à leur fin , le parent est alors coupable de l’échec, peu importe ce qu’il a fait ou pas fait, les deux existent! certains enfants (Adulte) se complaisent dans les propos qui les arrangent! On ne peut pas traiter un sujet en occultant l’autre. certains articles ne savent être lus dans leur intégralité et créait des dommages encore plus importants dans le déséquilibre mental de l’enfant Adulte.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Bien sûr que certains enfants (devenus adultes), se complaisent dans des propos qui les arrangent, on peut les appeler des parents aux comportements toxiques (ou plutôt des futurs parents aux comportements toxiques). Souvenez-vous, nous sommes tous des ex enfants !
      Beaucoup d’enfants abusés (mais pas tous), deviennent des parents abuseurs qui expriment leur rage refoulée contre leurs propres enfants.

      Répondre
  47. Norsca

    Bonjour, je suis un homme de 22 ans qui a vecu avec des « parents toxique ».
    Un père absent la plupart du temps, qui quand je le voyait me méprisé. Je pense ne jamais l’avoir entendu me dire je t’aime, et il m’a plus souvent dit que je raterai ma vie si je ne fais pas ce qu’il me dit de faire que Bonjour.
    Pour vous situé l’importance de mes choix pour eux: « tu est d’accord ? Tant mieux. Pas d’accord ? De toute façons je suis celui qui paye donc qui decide.
    Enfin ma mère, as du chantage affectif. Je ne décrirais pas toutes les paroles que j’ai pu entendre car je peux résumé l’ensemble de nos conversations par : « t’a pauvre mère a élevé 4 enfant, alors fais ce que je te dit c’est pour ton bien »
    Biensûr c’est une façon polie et cordiale de le formulé. Je me souviens que ma mère me repété souvent que j’étudié pour mon propre bien. Mais quand j’ai voulu prendre une filliaire differente de ce qu’ils voulait, j’ai eu le droit a toutes les mots les plus méprisant, suivi d’un tu n’a pas le choix.
    Quand j’ai rétorqué que si j’étudié pour moi-même alors le choix est miens, mes parents mon dit je cite:
    « Non, ça ne l’est pas »
    Ce jour j’ai compris que mon avenir était pour eux un investissement.
    En dehors de leurs tendance a vouloir possédé mon avenir, ils était plutot correct, voir agreable parfois. Et pour être franc je ne les déteste pas, ni ne les meprise mais cela fait bien longtemps que je veux reprendre mon avenir, pour ce faire j’ai tenté plusieurs approches qui ont toutes échoué plus ou moins lamentablement. Faut dire que l’ombres des parents et de la famille est forte dans mon coeur et allé a leurs encontre m’a toujours terrifié je l’admet, rien de plus efficace que le regard meprisant et silencieux de mon père pour me donné envie de rebrousser chemin. Fun fact, même mes amis trouvé mon père méprisent a mon egars, hors je ne leurs avaient jamais confié mes problèmes.
    Tout cela pour dire que comme mes plans d’émancipation ont tous echoués jusqu’a maintenant j’ai pris une decision disont … Expéditive.
    J’ai tout simplement quitté le pays sans laissé d’adresse. Comme la methode douce ne marche pas.
    Mais voila, ils faudra bien que je leurs annonce que c’est fini entre nous, voyez-vous j’ai mes propres rêves et objectifs a accomplire dans la vie. Et cette annonce me terrifie cela fait deux jours que je repousse l’échéance, et je suis un homme qui a autant de confiance en soit qu’une huitre. Je suis sure que mon choix est bon pour ce que j’entreprend cependant je ne peux pas arrété de douté de moi. Je suis surement ici en recherche d’approbation, vu que la seul personne qui m’en est un jour donné est mon meilleur ami, et que c’est chez lui que j’ai fui, une source exterieur serait la bienvenue, même si c’est d’un inconnu sans nom ni visage.
    Et merci, d’avoir lu ce que j’avais a écrire, même si je l’écris un peut sous car c’est le seul moyen que je connaisse pour exprimé mes sentiments.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Je ne peux pas me prononcer sur le bien fondé de votre décision de « disparaître », mais ce que vous dites de vous en partageant que vous savez que votre choix est bon me semble tout à fait encourageant : un homme n’obéit qu’à lui-même, fait ses expériences et agit de manière délibérée, quitte parfois à échouer et à l’assumer en en prenant la complète responsabilité.
      La vie est un risque il faut donc de l’audace pour vivre et vous semblez en faire preuve en assumant vos peurs et même votre recherche d’approbation, bravo !
      Oui, chacun de nous devons nous lancer sur la base de ce que nous sentons en assumant nos doutes, vous l’avez très bien senti.
      Le seul point délicat est de devoir boire pour l’assumer. Et si vous l’osiez sans boire ? N’êtes-vous pas un être humain comme les autres avec vos émotions ? Qui a dit que c’était facile de s’assumer dans la vie à 22 ans ? De quoi devriez-vous avoir honte ?
      Vous agissez donc par vous-même, quelle leçon, quel apprentissage pour vous. Je vous souhaite bonne chance !
      Un mot encore : peut-être pourriez-vous agir avec la même résolution et dans la même direction sans devoir utiliser des méthodes « expéditives » ? Après tout (et même si vous tremblez) pourquoi ne vous assumeriez-vous pas loyalement (donc sans nécessairement devoir fuir de peur de les rencontrer ?) Là, vous seriez le vrai vainqueur de vous-même : un jeune homme qui a pleinement affronté ses peurs.

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      1. Norsca

        Merci pour votre réponse, et pour vos conseilles.
        Je compte bien les effronté de face, quelques soit les resultats que ma decision engendrera.
        Peut-être alors notre relation parents-enfant deviendra une force positive dans ma vie. Du moins c’est ce que j’espère.

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