Sensibilité

Réflexion n° 4 :

« Ne méprisez la sensibilité de personne. La sensibilité de chacun, c’est son génie », écrit Baudelaire dans son journal.

Et pourtant nombreux sont ceux qui pensent sincèrement que leur sensibilité leur joue des tours et se plaignent d’être « trop » sensibles. Ils n’ont pas conscience que c’est précisément la finesse de leur sensibilité qui leur permet de vivre la plénitude de la vie.

« Vos cœurs sont si meurtris que vous êtes obligés de les endurcir pour moins souffrir », a écrit Arnaud Desjardins.

Dès lors nous pouvons nous demander comment nous allons choisir de vivre notre vie. En nous condamnant à nous endurcir, en renonçant à notre sensibilité, pour ne surtout pas souffrir ? Ou en prenant le risque de souffrir le cœur ouvert, c’est-à-dire en devenant de plus en plus sensibles et tendres ?

Ouvrir leur cœur – pour ceux qui les ont endurcis depuis des années – sera un choix difficile au début et de plus en plus aisé à mesure qu’ils s’y exerceront.

© 2014 Renaud & Hélène PERRONNET Tous droits réservés.

Petit sondage à propos de la réflexion : Sensibilité

(Après avoir sélectionné le numéro correspondant à votre opinion, cliquez sur "Votez" et vous découvrirez les résultats complets de ce sondage.)
  • Ce champ n’est utilisé qu’à des fins de validation et devrait rester inchangé.

VOS COMMENTAIRES SONT EN BAS DE PAGE, JE VOUS RÉPONDRAI LE CAS ÉCHÉANT.

————–

Moyennant une modeste participation aux frais de ce site, vous pouvez télécharger l’intégralité de cet article au format PDF, en cliquant sur ce bouton : 

—————-

6 réflexions au sujet de « Sensibilité »

  1. Soly

    Pourtant et malheureusement, il n’est pas de bon ton d’être sensible ! vous le savez bien tous !
    On ne peut pas se montrer dans toute notre sensibilité à tout le monde, non ? qu’en pensez-vous ?
    J’ai compris qu’enfant j’essayais de lutter contre, car je me trouvais trop sensible, j’ai mis un masque, et plus tard quand j’ai voulu m’en défaire, ce n’était pas facile, c’est comme une 2ème nature, mais j’ai su et je sais que cette sensibilité doit s’exprimer au risque de perdre tout ce qui fait notre humanité. Je me surprends quelque fois à être tellement spontanée que cela pourrait en devenir gênant mais je l’assume mieux…j’attends l’échange qui pourrait avoir lieu pour découvrir l’autre mais aussi me découvrir…c’est passionnant mais pas du tout confortable, souvent, mais faut prendre des risques dans cette vie !

    Répondre
    1. katy

      Oui il est vrai que de nos jours la sensibilité = faiblesse, et c’est bien dommage. La vie quotidienne nous entraine dans son tourbillon et on en oublie l’essentiel, être sensible c’est savoir écouter savoir aider savoir comprendre et savoir être compatissant et savoir aimer tout simplement,
      Etre sensible c’est s’inquiéter de tout et de rien et on s’en rend malheureux mais on ne peut changer sa nature, peut etre peut-on s’endurcir mais notre nature vraie refait toujours surface et puis tant pis on est comme on est et puis la sensibilité peut nous faire nous émouvoir de peu et c’est ce qui compte.

      Répondre
  2. Martine

    C’est idiot ! Pendant longtemps, j’ai cru que la « Sensibilité » était une maladie !
    Oui ! Combien d’Anxiolytiques j’ai avalé parce que j’étais trop sensible !
    « Elle est Très Sensible » disait le médecin.
    Martine

    Répondre
  3. MC

    Un moine a écrit: « le guerrier de la voie quand un papillon se pose sur son coeur il le sent » et pourtant c’est un guerrier…La sensibilité c’est la capacité à devenir de plus en plus ouvert, à lacher beaucoup de masques, à préferer la vrai qui rend libre. Ca suppose de perséverer chaque jour un peu plus vers la confiance , la paix.

    Répondre
  4. Jocelyne

    La sensibilité a sa beauté en elle même. La mienne enveloppe tout mon être et chaque fibre de mon corps. Il y a des jours où ele est là comme une épée au centre de mon aubier, ballottée par les tempêtes de la vie, tranchante dans mes combats intérieurs. Parfois elle est là comme une fleur épineuse incrustrée dans ma chair de plus en plus blessante, noyée de larmes au fond de ma dèche sur un long parcours de souvenirs. Elle est là, discrète dans ma fragilité avec sa fine pointe d’or qui laisse couler goutte à goutte ma soif de vivre. Elle est là comme un diamant enfoui au milieu d’une délicatesse de sentiments, d’émotions. Fidèle aux heures de ma vie, Joie vivante, force gagnante dans une histoire d’espérance de ma cinesthésie. Ma sensibilité est née dans un jamais plus pareil. Elle a fait sa demeure au soleil, sous la pluie, dans des rires, dans des pleurs de mes jours. Elle est là, toujours là, cette rose de sensibilité sur mon Coeur et pour rien au monde je la laisserai se faner.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *