Comment gérer celui qui dit du mal de nous ?

Sommes-nous volontairement méchants ?

« Le meilleur service que l’on puisse rendre aux autres, c’est de leur faire remarquer que c’est l’inconscient qui les incite à agir et de les aider à comprendre cet inconscient. »

Swami Prajñânpad(1).

 

« La peur est ce qui rend méchant ; la méchanceté est ce qui fait peur. »

Eugen Drewermann(2).

Socrate (dans le dialogue de Platon, Le Gorgias), énonce : « Nul n’est méchant volontairement. » On peut – en effet – se demander si l’être humain accomplit une action mauvaise en toute connaissance de cause, « parce qu’elle est mauvaise » (auquel cas il serait volontairement méchant), ou « bien qu’elle soit mauvaise » (auquel cas il serait méchant par accident et ne rechercherait pas la méchanceté « pour la méchanceté. »)

Pour Platon, le mal – ne pouvant pas être fait en connaissance de cause – ne saurait être le fait d’un esprit lucide. Un peu comme quand il nous arrive de pressentir, sans en tenir compte, que nous allons commettre une erreur. Si nous avions « vraiment » pressenti notre erreur, l’aurions-nous commise ? En fait peut-être l’avons-nous pressentie, mais certainement pas d’une manière suffisamment explicite pour nous empêcher de la commettre… Comme si nous étions restés incapables de croire en la vérité de notre pressentiment.

Prenons un exemple. Le jour où Olivia a montré à sa mère la robe un peu courte qu’elle venait de s’acheter, et qu’elle s’est entendue dire « Voilà une robe parfaite pour faire le trottoir à Pigalle », elle s’est sentie profondément blessée par la réplique de sa mère, la trouvant méchante avec elle.

Il ne s’agit pas ici, de remettre en cause la nature maltraitante de cette remarque mais de se poser la question de ce qui la motive. Cette mère, incapable de tenir compte du goût de sa fille, et inconsciente des effets à long terme de ses paroles en ce qu’elles ont blessé l’image que sa fille avait d’elle-même et ont mis en cause l’image que sa mère semblait avoir d’elle, avait vraisemblablement intuitivement perçu sa maladresse sur le moment. Elle avait ressenti un malaise immédiat devant la robe de sa fille car cela lui avait rappelé une peur inconsciente (celle de paraître une prostituée), mais elle avait préféré s’en tenir à la pensée qui flattait ce qu’elle interprétait comme son rôle de mère, qu’elle ne voulait pas courir le risque que sa fille soit considérée comme une putain.

L’intention consciente de cette mère n’est pas de blesser sa fille ; pourtant menée par son inconscient, elle la blesse en se racontant à elle-même qu’elle fait « son bien ».

Le psychologue américain Marshall B. Rosenberg (créateur de la méthode « Communication NonViolente ») va plus loin, en écrivant que « La méchanceté est l’expression de l’amertume des gens qui n’ont pas pris soin de leur souffrance. »

Dans notre exemple précédent, une mère devient maltraitante parce qu’elle reste soumise à la part active de son inconscient qu’elle n’a jamais mise à jour. Son « programme intérieur secret » la force à prendre sa revanche coûte que coûte en blessant sa fille innocente.

Nous devenons donc dangereux pour l’autre au moment même où cet autre nous apparaît comme menaçant pour les conflits internes qui sont les nôtres et que nous n’avons jamais résolus. N’entendons-nous pas très souvent : « Il n’avait pas à me traiter comme il m’a traité, maintenant, s’il souffre de la manière dont je l’ai à mon tour traité, c’est bien fait pour lui. »

C’est donc notre cécité concernant nos propres blessures qui nous contraint à la maladresse et à l’agressivité vis-à-vis de l’autre et non une soi-disant nature « mauvaise » ou « méchante ».

Cela fonctionne ainsi dans un implacable enchaînement de causes à effets, contraignant l’agressé à devenir à son tour agresseur, la victime à devenir le bourreau. Si la personne blessée ne peut pas s’empêcher d’être agressive à l’égard de son agresseur, c’est bien parce qu’elle lui prête l’intention, qu’elle lui attribue la responsabilité, de l’avoir volontairement blessé. Dans le cas d’Olivia – qui ne sait rien des « vieilles » blessures de sa propre mère – c’est ce qui s’est passé. La personne blessée ne sait pas que puisque « nul n’est méchant volontairement », la responsabilité qu’elle attribue à celui ou à celle qui l’a blessé est liée à son incapacité à le voir « tel qu’il est » : un être mené par son inconscient qui croit avoir raison et veut le prouver coûte que coûte.

Ordinairement, nous accordons plus d’importance à « ce qui nous arrive », qu’à la manière dont nous le prenons… Mais si nous souhaitons faire évoluer notre relation à celui qui dit du mal de nous, nous avons intérêt à focaliser notre attention sur la manière dont nous interprétons ce qu’il nous dit, plutôt qu’à nous identifier à ce qu’il nous dit (ce qui reviendrait à adopter la position de la victime).

Regarder en face la manière dont nous interprétons les paroles de cet autre (ce qu’Olivia, dans sa relation à sa propre mère était évidemment bien incapable de faire), c’est apprendre à nous situer par rapport aux pensées qui sont les nôtres au moment même de la relation.

A chaque fois que l’autre dit du mal de nous, nous avons le choix entre :

  • croire que ce qu’il dit est vrai et devenir sa victime.

(Il suffit que l’autre dise quelque chose de moi pour que je lui donne raison.)

  • nous demander si nous sommes – en vérité – ce qu’il dit de nous.

(Suis-je réductible à l’interprétation que l’autre fait de moi ? Suis-je entrain d’opérer une confusion entre l’opinion de l’autre sur moi et « ce que je suis » ?)

Et par là même découvrir que la manière dont nous nous sentons provient bien de l’interprétation que nous donnons de ce qui nous arrive. (N’est-ce pas parce que je donne raison à l’autre donc que je lui donne du pouvoir sur moi, que je suis malheureux quand il dit du mal de moi ?) Et notre manière de lui accorder du pouvoir sur nous n’est-elle pas de croire en sa liberté d’être « méchant » avec nous ? Prenons l’exemple, du reproche adressé à l’autre :

« Tu es la personne la plus égoïste que j’aie jamais rencontrée. »

Et observons que c’est le lieu à partir duquel nous allons porter notre attention qui va déterminer notre réponse à celui qui dit du mal de nous.

1- Je porte mon attention sur moi, comme victime passive, je me conforme à ce jugement et je m’y soumets, je deviens la victime de l’autre donc je souffre en me faisant des reproches à moi-même et en culpabilisant.

Je lui réponds donc : « C’est vrai que je suis égoïste et que je ne devrais pas l’être, j’aurais dû être plus ouvert(e), je suis nul(le). »

2 – Je porte mon attention sur moi, comme victime agressive, et deviens la victime de l’autre par réaction. Donc je me sens mal, je fais des reproches à l’autre et me mets en colère en rejetant la faute sur l’autre. (Ainsi j’oublie que si l’autre est responsable de ce qu’il dit, je suis – moi – responsable de ce que je ressens à partir de ce qu’il dit.)

Je lui réponds donc : « Tu n’as pas le droit de dire cela, c’est toi qui es égoïste. »

3 – Je porte mon attention sur moi, comme ayant des émotions et des besoins non satisfaits et je prends le risque de demander à l’autre de les satisfaire. (En oubliant que l’autre n’est pas nécessairement consentant pour le faire.)

Je lui réponds donc : « Quand je t’entends dire que je suis la personne la plus égoïste que tu aies rencontrée, je me sens frustré(e) et blessé(e) parce que j’ai besoin que tu portes un regard positif sur moi. »

4 – Je peux aussi porter mon attention sur l’autre, sur ses émotions et ses besoins non satisfaits. (En effet, nous pouvons observer que tout reproche se fait sur la base d’une frustration des besoins de celui qui les adresse, et que le plus souvent ce n’est pas « volontairement » que ces reproches jaillissent, mais à travers une émotion par nature impulsive.)

Je peux me souvenir que si l’autre se sent blessé c’est parce qu’il a le sentiment que je suis égoïste et que cela le frustre d’avoir l’impression que ses demandes ne sont pas prises en compte. Ce qui me servira à le traiter avec douceur… par exemple en ne lui répondant pas.

Dans son Manuel (XLII), Epictète(3) observe :

« Lorsque quelqu’un te fait du mal ou dit du mal de toi, souviens-toi qu’il pense avoir raison d’agir ou de parler ainsi. Il ne lui est donc pas possible de suivre ta façon de juger, mais il suit la sienne, en sorte que s’il juge mal, c’est lui qui subit un dommage, puisqu’il se trompe. (…) Partant de ce principe, traite avec douceur celui qui te fait du tort. Dis-toi à chaque fois : « Il a cru avoir raison. »

C’est ainsi que pour gérer celui qui dit du mal de nous, nous devons devenir capable de porter notre attention sur ses émotions et ses besoins, ce qui nous servira à comprendre qu’il se trompe, d’autant plus que nous nous souviendrons qu’il ne peut pas être volontairement « méchant ».

C’est donc la manière dont nous allons nous situer nous-mêmes, en face de la critique négative de l’autre, qui va déterminer ce que nous allons vivre dans notre relation à cet autre.

Notes :

S. Prajñânpad(1) : (1891 – 1974), sage et thérapeute indien –  qui a proposé, entre psychanalyse et Vedânta, une voie originale vers la liberté.

Eugen Drewermann(2) : (né en 1940) philosophe, théologien, psychanalyste jungien, et psychothérapeute allemand, son interprétation psychanalytique de la Bible lui a valu d’être frappé d’interdit par la hiérarchie catholique.

Epictète(3) : (50 – 135), esclave affranchi par l’Empereur, il devient adepte du stoïcisme qui prône la liberté intérieure et une rigueur de conduite dans les relations humaines.

© 2011 Renaud PERRONNET Tous droits réservés.

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Nadine
Nadine
19 avril 2021 10:57

Il y a 15 ans , je n’avais pas pris conscience de mon subconscient et j’ai répondu vertement et avec hauteur , par courrier , a une personne qui s’est comportée au téléphone , comme ma mère , c’est à dire très agressivement . Puis , j’ai fait une thérapie pendant 5 ans et j’ai totalement oublié cet accident . Parallèlement , son mari a entrepris une mise en place de la diffusion de ce courrier , et depuis 15 ans , tous les citoyens de mon quartier , de ma ville , des villes avoisinantes , de mes lieus… Lire la suite »

maeva
maeva
13 novembre 2019 11:43

Bonjour a tous , je m’appele maeva et je venais juste de découvrivre se site car j’en avait vraiment besoin . bref, dans ma famille ils y a ma grand-mère , mon grand -père , mon frère , ma mère et encore d’autres personnes et ils me mente beaucoup , ils assume pas les insultes qui me disent , ils me cache beaucoup de choses et sa me blessent je me sent offenssée , ils parlent toujours derrière mon dos et m’insulte aussi et j’ai cette impression que j’ai pas ma place dans ma cette familles et meme entre eux… Lire la suite »

Diawara
Diawara
24 octobre 2019 10:53

Honnêtement un article plein de bon sens merci.

Renée
Renée
8 août 2019 21:20

Merci à vous pour ces conseils de sagesse.

Renée
Renée
26 juillet 2019 05:53

Bonjour, Je voudrais évoquer avec vous ce qui m’est arrivé. Je me suis trouvée dans une situation professionnelle bien compliquée et qui a failli ruiner ma santé. J’ai été nommée dans une structure où j’ai été autant personnellement que professionnellement violemment remise en cause. Lorsque je suis arrivée, j’ai constaté de graves dysfonctionnements dans l’équipe. Il y avait très clairement deux camps, avec des affrontements verbaux réguliers des médisances, des moqueries, ce que pour ma part je prends pour l’expression de la méchanceté et qui doit être tu ou réfréné. Controlé. On m’a demandé de choisir mon camp. On m’a… Lire la suite »

Renée
Renée
Répondre à  Renaud Perronnet
6 août 2019 04:52

Bonjour, Je vous remercie d’avoir pris soin de me répondre. Pour ma part, j’ai pris le temps de la réflexion avant de le faire à mon tour. En quelque sorte vous renvoyez un peu les faits vers moi en me disant que c’est un manque de confiance en moi qui m’a placée dans une telle situation. Ne croyez-vous pas qu’il puisse exister du harcèlement au travail ? Véritable ? Objectif ? Où l’on vous pousse vers la sortie chaque jour un peu plus, avec des cris, dénigrements,  entrevues arrangées où l’on vous met sur la sellette et où vous êtes… Lire la suite »

Renée
Renée
Répondre à  Renaud Perronnet
8 août 2019 09:41

Bonjour, merci pour votre réponse. Moralité : courage, fuyons. Il doit bien y avoir aussi une fable de la Fontaine parlant de celui (et de celle) qui se croit plus fort(e) qu’il ne l’est.
Oui, je fais attention aux autres, mais n’est-ce pas une qualité que devrait posséder chaque individu d’être capable aussi, sans pour autant se négliger soi-même, d’avoir de l’empathie et de comprendre les autres ? J’adorerais un monde exempt de conflits où le compromis serait la règle générale.
Bravo pour votre travail.
Bien cordialement,
Renée

Louise
Louise
31 décembre 2017 01:12

Bonjour, Je viens de passer 14ans en descente d’estime de moi de par une vie de couple avec un alcoolique… Je crois être passé par toute les formes de doutes, de culpabilité, de manipulation pour en devenir aggressive à mon tour… Bref… C’est 3 dernières années j’ai décidé de plonger un peu plus loin en moi afin de trouver et revivre ma blessure emotionnelle originelle afin d’y prendre soins et d’enreiller ma situation présente en récupérant mon Verbe. Avec amour. Travailler un trauma par sois même n’est pas facile, résultat de cela je suis tombée dans le comportement de la… Lire la suite »

Sonia
Sonia
11 octobre 2017 14:19

Bonjour Si cet homme vous trouve autant de défauts la question à lui poser est celle de savoir pourquoi s est il mis en couple avec vous 4 années durant et sans avoir eu d enfant ensemble donc sans contrainte morale liée à l abandon de son enfant. Par expérience je peux vous dire que 20 ans de différence au départ on ne les ressent pas mais au fur et à mesure un fossé se creuse.Une génération qui vous différencie dans un contexte où le plus âgée est dans la critique c est à dire dans l absence de tolérance… Lire la suite »

Chanal
Chanal
11 octobre 2017 05:52

Bonjour , J’ai lu cet article et merci car il m’aide à poser des mots sur des choses qui m’arrive . J’ai 24 ans je suis enceinte , et je suis avec une personne plus âgée de 20 ans. Nous sommes ensemble depuis 4 ans et avons de gros problème , et la grossesse n’arrange rien , au contraire , je n’accepte encore moins sa méchanceté . Par exemple il insinue très souvent que je n’ai pas de cerveau, ou alors dit très clairement qu’il me trouve bête , ou encore que je suis con , que j’ai été élevé… Lire la suite »

Sonia
Sonia
29 mai 2017 21:33

J ai beaucoup apprécier la lecture de cet article qui m apprends beaucoup sur moi et ma relation avec autrui.Moi qui suis si vulnérable à la critique. Je pense avoir compris que même si on fait de son mieux et surtout sans vouloir faire de mal on peut être l objet de critiques fondées ou non malveillantes ou non. L essentiel est de ne pas donner l impression à l autre qu’ il nous a touché au point de perdre confiance en nous.Je vis autour d un père dépressif menteur parfois blessant et autour d un compagnon qui un jour… Lire la suite »

Laetitia
Laetitia
17 février 2017 16:02

Bonjour , Comment l’aimer ? Je vis avec un homme extrêmement gentil et agréable , altruiste , à l’écoute …mais dans nos discussions , il arrive toujours un moment où il me décoche une flèche . Parfois , le reproche est juste mais parfois , il est exagéré et pourrait me détruire. J’ai l’impression d’avoir toujours tout faux . Parfois je me demande si ce n’est pas de la manipulation . J’aime bien la phrase d’Epictète , mais je me demande comment aimer cet homme ? Pleurer en silence me disait quelqu’un . Les hommes apprécient les femmes intelligentes qui… Lire la suite »

Samuel
Samuel
23 octobre 2016 07:03

Bonjour, svami prajnampad, un sacré bonhomme !! Sinon, suite à la lecture de vos articles, j’ai une question. Sans le rechercher vraiment, il arrive que certaines personnes m’enscencent et aient envie de collaborer avec moi sur un projet. Ou se confient à moi sur un problème. Je suis aujourd’hui très vigilant quand je suis dans ce cas de figure, … car ça se termine généralement mal. Ce qui a pu faire envi peut-être, c’est que dans l’action je donne le sentiment d’une liberté, aisance qui se traduit par de la popularité. Du coup, j’attive des personnes très intéressées par cet… Lire la suite »

sandra
sandra
1 septembre 2016 11:30

Bonjour, merci pour votre réponse j’ai lu vos articles. Alors je suis d’accord sur certains points mais pas sur d’autres. Je pense qu’avant tout comme vous le dites, il faut tomber sur des personnes qui sont assez matures, ensuite qu’elles soient prêtes, car si ce n’est pas le cas la personne rejette les “conseils” qui sont trop douloureux en renvoyant au selon vous “sauveur” de l’agressivité (signe de refus de voir la réalité en face car bien trop difficile de se remettre en question etc. Je tiens à dire que mes amis les plus proches sont capables de recevoir des… Lire la suite »

sandra
sandra
2 août 2016 19:28

Bonjour, je cumule les déceptions par certaines personnes méchantes qui me font des remarques sur ma manière de donner mon opinion sur elles, quand elles me le demandent. Je suis super sensibles (source enfance) et j’ai du mal avec leurs réactions que je considère injustes et méchantes… J’ai une fâcheuse tendance à donner mon opinion pour aider les gens à faire un travail sur eux même pour qu’ils guérissent de leur blessure et pour qu’ils soient plus heureux. Je leurs explique les choses pour qu’ils comprennent leur problème et pour qu’ils arrivent à le dépasser. Tout ça dans un but… Lire la suite »

noel
noel
27 février 2016 16:43

Bonjour je tombe par hasard sur cet article vraiment intéressant, et comprenant des tas de “clés” pour se comprendre l ‘autre et aussi en connaître un peu plus sur soi. Voici mon problème, ou plutôt notre problème et cela depuis le debut de notre relation, il y a deux ans. Je ne peux émettre une remarque ou tout simplement, un avis contraire à ma compagne sans qu’ elle se dise bien souvent, blessée, ce qui n’est absolument pas mon intention. Cela prend, pour elle et entre nous, des proportions de discordes qui vont au malaise sur plusieurs jours, ce qui… Lire la suite »

brigitte
brigitte
Répondre à  noel
12 décembre 2020 18:37

Préparez les repas vous-même ou emmenez votre femme au restaurant.

helo
helo
23 août 2015 12:30

comment retrouver une bonne estime de soi après avoir été aussi mal traité ?
comment ne pas être touché par leurs réflexions et leurs attitudes blessantes ? alors que je me sent coupable d’avoir été “méchante ”
comment réagir face a la coalition de ses amis et de sa famille qu’il a monté contre moi et comment regagner leur respect et en quelque sorte “effacer ” tout cela?

helo
helo
23 août 2015 03:50

bonjour ! j’aimerai avoir votre avis sur ma situation actuelle ! je suis en couple depuis 10ans et nous avons 2 filles de 3 ans et 2 mois, je n’arrive pas a lui faire confiance car il ment et il boit beaucoup lors de soirée ou le week-end alors qu’il me promet de “ne pas faire trop fort “, je lui est souvent fait le reproche et je me suis souvent mise en colère et est été assez “méchante ” dans mais parole en espérant qu’il ai conscience du mal que cela me faisait et que je me sentais moins… Lire la suite »

marie
marie
10 juin 2015 12:04

J’ai attendu 43 ans qu’il change. Oui, j’y ai perdu ma vie. Aujourd’hui, je viens d’obtenir le divorce et je recommence, à 65 ans, avec bonheur,malgré des choses difficiles, une nouvelle vie. J’ai compris que je suis la seule à pouvoir décider de ma vie. Comme dit Rose Marie, je suis devenue ma meilleure amie. C’est vous qui devez savoir ce que vous voulez vraiment. C’est VOTRE vie. Vous pouvez décider de changer vous, mais vous n’avez aucun pouvoir sur lui. S’il ne veut pas entendre votre souffrance, vous ne pouvez pas l’y contraindre. Vous ne pouvez que vivre d’espoir… Lire la suite »

rose marie
rose marie
10 juin 2015 09:54

Entièrement d’accord
pensez à vous , aimez vous ,faites ce que vous recommanderiez à votre meilleure amie
vous êtes votre meilleure amie
vous êtes digne du bonheur , de la paix , de la joie simplement parce que vous êtes
cordialement

Dominique
Dominique
9 juin 2015 22:17

Merci Annie et Marie pour vos commentaires. Mais en effet accepter l’autre est essentiel mais si l’autre ne vous accepte ? Ce n’est pas qui suis dans la critique systématique et la méchanceté… Et oui quand le mal être est présent doit on vraiment accepter ce comportement ? Je ne pense pas … Après est ve illusoire que d’espérer faire évoluer une personne et lui “ouvrir les yeux” ? car cette méchanceté il ne s’en rend pas compte. Souvent il ne se souvient même plus avoir dit ces paroles ou alors affirme que ce n’est pas ce qu’il voulait dire.

Dominique
Dominique
9 juin 2015 22:12

Merci pour cette réponse malheureusement pertinente puisque elle touche le deuxième problème de notre relation. Il dit tenir à moi, nous vivons ensemble, je suis totalement intégrée dans sa vie et dans sa famille mais il ne veut exprimer aucun sentiment et quand je lui demande, les réponses virent à la critique systématique, et à la méchanceté. Mon mal être n’est pour lui que prises de têtes, questions existentielles et que je me monte des films en imaginant qu’il ne m’aime pas car les mots ne signifient rien … Lui est quelqu’un de totalement honnête et sincère et pas un… Lire la suite »

marie
marie
9 juin 2015 20:32

Et si ce “tel qu’il est” ne nous procure que des émotions négatives, du mal-être, de la culpabilité et de la peur, alors, il faut savoir se respecter, s’aimer et rompre la relation. Parce qu’une relation amoureuse doit être épanouissante. Aimer l’autre tel qu’il est, oui, mais être aimé tel que l’on est aussi.

Annie B
Annie B
9 juin 2015 18:15

Je crois que ce qui est le plus difficile, c’est d’aimer l’autre tel qu’il est. Le ressentir “méchant”, c’est notre affaire.
Je sais de quoi je parle : dès que l’on est dans une relation étroite, il faut accepter l’autre tel qu’il est, mais ce n’est pas toujours facile de garder la distance avec nos émotions. Bon courage et patience, Dominique.

Dominique
Dominique
9 juin 2015 14:51

Bonjour, tout d’abord merci pour cet article enrichissant et pour vos réponses qui le sont tout autant. Je suis en couple depuis 3 ans dans une relation qui pourrait être sans ombre, si je ne décelais pas un problème de méchanceté récurrente chez mon ami. Je sais d’où vient cette méchanceté (problèmes dans la relation au père, échec sentimentaux etc …) . Je tente toujours de comprendre d’où vient cette méchanceté, je ne l’accepte pas en lui faisant toujours comprendre par des disputes et des lettres que ces paroles sont blessantes, méchantes et inacceptables. Je lui ai expliqué qu’il devrait… Lire la suite »

danielle
danielle
10 décembre 2014 18:19

je trouve ca très dur car en plus il me font du chantage ma brue interdit que je vois mes petits enfants car elle est furie contre moi, car ma disponibilité pour le ménage, et garder les efants ne sont plus la meme mon fils lui me dit c’est ma blonde qui décide et me dit que j’ai absolument raison que ses motifs son inaceptables mais il ne veut pas avoir des discussion avec elle (c est elle qui mene comme on dit) pour vous dire j’étais une maman non accaparante je travaillais 40 hrs semaine et les fin semaine… Lire la suite »

danielle
danielle
9 décembre 2014 17:50

Bonjour, je voudrais vous cité une situation que j’ai vécu il y a 1 an, je me suis séparé en 2012, et rester chez un de mes fils jusqu’à temps de régler mon divorce, mais celui ci désirait que je demeure chez lui il avait alors 2 enfants et de finir le sous-sol qui m’a couté 18 milles dollars c était l<arrangements avec eux, que je resterait 3 ans sans paye de loyer, mais les choses se sont deteriorer, apres les rénovations ils enviait le sous sol, et les reno-que j ai fait , je me suis fait un ami,… Lire la suite »

sandra
sandra
14 octobre 2014 03:20

Bonjour

Quand un patron dit du mal de nous comment peut on gérer ça ? Genre empêche d’évoluer professionnellement (n’a pas apprécié qu’on démissionne de chez lui).

Merci.

tronche
tronche
13 octobre 2014 12:06

Bonjour Tout récemment une amie à moi est venue me trouver pour me rapporter son avis concernant des personnes de son entourage et du mien qui lui aurait fait savoir qu’il n’appréciait pas mon côté “désagréable” , “autoritaire”. Elle dit qu’à chaque fois elle me couvre et elle répond aux personnes qu’ils me connaissent mal que je ne suis pas comme ça… Là elle a voulu m’en informer et elle attendait de moi que je lui dise OK tu as parfaitement raison , faut que je me remette en cause , merci encore. Hors très vite je me suis aperçue… Lire la suite »

ortola
ortola
7 octobre 2014 20:48

J’ai l’impression qu’il me faut mieux les connaître si je veux les intéresser

ortola
ortola
2 octobre 2014 18:38

oui, je vais partir d’eux , leur demander leurs besoins , comment ils voient de leur côtés , ces séances et tout en écrivant une idée me vient , pourquoi ne participeraient ils pas à la création de ces séances … ils pourraient (puisqu’ils sont en première , ils ont déjà eu des cours de professionnels et des périodes de stage ) proposer des exercices où les maths et les sciences interviennent, ils pourraient , avec les référentiels de professionnel sous les yeux et en groupe réfléchir sur le lien entre maths et professionnel … je vais de mon côté… Lire la suite »

ortola
ortola
1 octobre 2014 22:08

Bonjour , je lis et relis votre article ,. un groupe d’élèves émet des critiques négatives sur mes actions ce qui à leurs yeux justifie leur refus de travailler . En fait ils ne voient pas l’intérêt de ma ‘matière ‘ : enseignement général lié à la spécialité , en effet , il n’y a pas de note, pas d’examen dans mes cours , je ne fais que compléter leurs matières professionnelles , moi je vois tout ce que je peux leur apporter et j’essaie de le faire (en maths et sciences ) mais ils ont un blocage . je… Lire la suite »

suzie
suzie
23 septembre 2014 13:39

Moi je suis un peu troublé a cause d’un incident avec ma collègue. En effet elle interprète mal mes faits et geste et meme mes dires jusqu’au point ou j’en pouvait plus et j’ai coulé des larmes au travail. deuis ce jour je l’évite parceque je suis en colère a cause de sa manière d’interprèter mes faits et geste. Je suis très takin et marrante mais depuis lors j’évite tous mes collègues parceque je me sent géné. Je veu etreservable mais tout en ayant le respect de mes collgues.

Alice
Alice
20 août 2014 18:24

Merci beaucoup, Monsieur, de votre réponse. Après mon premier cancer du sein en 2005, j’ai effectivement suivi une psychothérapie de 4 années ; la maladie a mis à jour ce que je refoulais depuis longtemps : la colère de la destructivité que ma mère a perpétré assidument à mon encontre depuis mon enfance, me rabaissant, m’humiliant sans cesse, me crachant violemment sa haine au visage pour des raisons qui m’échappaient , des broutilles : une photo ratée, une joie que je me faisais de partir en camping avec une amie, la découverte d’un petit mot d’amour écrit sur un carnet… Lire la suite »

Alice
Alice
20 août 2014 10:56

Merci pour ces articles qui nous permettent d’avancer et de sortir de cette triangulation toxique en cernant mieux notre personnalités et les faiblesses qui nous font retomber (à 3 reprises en un an pour ma part) dans des relations malsaines et destructrices. Après m’être très difficilement arrachée d’un conjoint manipulateur et pervers qui a mis ma santé physique et psychologique en danger et qui ne correspondait pourtant pas du tout au type de relation et de personnalité que je souhaiterais consciemment rencontrer, je me suis relancée dans deux relations successives tout aussi toxiques et destructrices pour moi. Mon état moral… Lire la suite »

marie
marie
13 août 2014 23:06

Je suis sortie depuis 15 mois (grâce à un suivi psy) d’une relation de couple où j’étais sous l’emprise d’un mari manipulateur. J’ai bien compris les failles en moi qui ont permis ce type de relation. Je comprends aussi que ce sont ses souffrances qui le font agir ainsi. Mais, il les nie et ne peut donc pas se remettre en question. Après 43 ans à ME remettre en question, j’ai enfin trouvé le courage de partir. Dans ce cas, le fait d’essayer de comprendre la souffrance de l’autre est complètement mortifère(?). Comme beaucoup de femmes dans mon cas, il… Lire la suite »

marie
marie
Répondre à  Renaud Perronnet
18 août 2014 08:15

Merci pour votre réponse. Pour moi, la différence entre amour de soi et égoïsme n’est pas toujours bien nette. Je sais que quitter mon mari a été un sursaut d’instinct de survie, je n’en culpabilise pas, ce n’était pas de l’égoïsme. Mais, même si la place de bouc-emissaire de tout ce qui ne va pas est une place que je ne peux plus et ne veux plus reprendre dans cette famille, la rupture avec mes filles est une souffrance, et je me demande si une autre solution était possible. Je me rends bien compte que mes filles n’ont pas le… Lire la suite »

marie
marie
Répondre à  Renaud Perronnet
20 août 2014 13:08

Merci pour cette réponse, j’y ai beaucoup réfléchi. Je pense que je me réfugie dans la culpabilité pour ne pas voir autre chose, peut-être que c’est plus “simple”. C’est devenu un réflexe automatique et même un état permanent. Je SUIS coupable, alors comment les autres pourraient-ils me voir autrement? Coupable d’imperfection, d’impuissance, de ne pas avoir réussi à guérir ma mère de sa souffrance, d’avoir subi la violence de mon père? Je me rends bien compte que je ne peux pas être coupable de ça. Par contre, je suis responsable d’avoir manqué à mon rôle de mère, envahie par les… Lire la suite »

marie
marie
Répondre à  Renaud Perronnet
20 août 2014 22:15

Oui, Je vous remercie

koshi leonis
koshi leonis
25 juillet 2014 18:51

un article interessant.

Christiane
Christiane
30 octobre 2013 22:13

Bonsoir, Tous ces derniers temps, je me suis sentie très mal après avoir rencontré mon frère et m’être rendu compte que je ne l’agace pas simplement comme je le pensais jusqu’ici , mais qu’il me méprise vraiment , qu’il interdit à ses enfants de me fréquenter et que je lui suis vraiment insupportable. Nous n’avons pas du tout les mêmes valeurs , pour lui l’apparence est primordiale et je m’habille à la redoute,pas avec des vêtements de marque; je n’ai même pas de smartphone, ni de GPS ! bref je ne suis pas présentable; et il y a 30 ans… Lire la suite »

Carlota
Carlota
25 août 2013 01:35

Merci pour cet article ! J’espère réussir à me le remémorer quand au travail j’entendrai des choses déplacées à mon égard. En effet, pour rebondir sur ce que Marilyn a écrit, il me semble que lorsque l’on a quelque chose à reprocher à quelqu’un, on a plusieurs manières d’agir. Le reproche vexant est la manière violente. On peut aussi essayer la communication non violente. Mais pour arriver à manier ce type de communication, il faut réussir à écouter nos émotions sur le moment et chercher à les comprendre. Depuis que j’ai compris la communication non violente, avec mon ami nous… Lire la suite »

Marilyn
Marilyn
4 mars 2012 13:36

Bonjour, je reviens sur votre article. Je comprends l’approche que vous suggérez pour réagir à un reproche, cependant comment être sur que la personne n’a pas raison ? En estimant que l autre à tort de dire cela de nous, n y a t il pas un risque de fermer les yeux sur un aspect de notre caractère, une incompétence qu il faudrait pallier ? Comment faire le tri ? En outre, dans l’hypothèse ou la personne qui fait le reproche à objectivement tort, il est parfois difficile de ne pas se laisser manipuler et que la réponse à sa… Lire la suite »

MARIE
MARIE
13 mai 2011 16:46

Bonjour Renaud, Merci pour vos écrits qui sont toujours l’occasion pour moi de me rappeler à l’ordre, de prendre le temps de réfléchir sur ma vie et mes relations aux autres. Cet article m’a beaucoup intéressé. Il est vrai que face à la méchanceté, je réagis très mal. Pour moi, il y a quand même des gens méchants autour de nous. Ces personnes ont certainement peu pris soin d’elles-mêmes : il est tellement plus rassurant de critiquer (négativement) les autres que de chercher à être quelqu’un de bien et d’aimant envers les autres ! Effectivement nous avons tous besoin d’avoir… Lire la suite »

Agnes
Agnes
Répondre à  Renaud Perronnet
8 février 2021 10:03

Super article très clair. En résumé : serait-ce (ré)agir comme si nous étions « l’avocat » de l’autre ?
Mais Personnellement je constate que même en répondant « bien » comme vous le décrivez il est impossible de ne pas être tiraillée entre sérénité et culpabilité de distance lorsque l’on choisit le silence ou la grande distance parce que les réflexions sont incessantes et que nous n’aimons plus ces personnes qui nous aiment (mal)…. c’est le « problème » de ma vie insoluble…..

Agnes
Agnes
Répondre à  Renaud Perronnet
8 février 2021 11:00

merci vous m’éclairez ! C’est dingue l’inconscient….. ces personnes dont je dis qu’ils m’aiment mal ne sont autres que mes parents. La réalité est que je rêve qu’ils meurent pour ne plus avoir à culpabiliser de mon envie (ou/et de mon incapacité) à couper les ponts totalement (je leur donne des news régulièrement par culpabilité de les voir souffrir de ma distance que la sœur leur inflige déjà.) Double culpabilité ! Mais en effet n’est-ce pas la peur de ne plus être (même mal) aimée par eux ? Ne pas être conforme à la fille « gentille et bienveillante et soignante »… Lire la suite »

agnes
agnes
Répondre à  Renaud Perronnet
8 février 2021 14:14

….bien dit ! immense merci pour vos lumières.

CHAUDEL NADINE
CHAUDEL NADINE
16 avril 2011 10:47

Je trouve dure la réaction de sa mère.
Comment faire confiance dans la vie, avec des jugements odieux.

W.
W.
12 avril 2011 16:10

…Beaucoup plus encore qu’un article “simplement intéressant”, je le perçois comme un précieux rappel à quelque chose de fondamental dans notre relation à autrui (dont notre vie est faite !) – et, par conséquent, une opportunité de plus à mettre en pratique à chaque instant…

BETBEDER Annie
BETBEDER Annie
11 avril 2011 17:11

Je trouve magnifique la phrase de M.B. Rosenberg :« La méchanceté est l’expression de l’amertume des gens qui n’ont pas pris soin de leur souffrance. »
Lorsqu’on a compris ça, on ne devrait pas ressentir de peine lors d’une remarque blessante.
Pourtant, cela arrive toujours, en tout cas en ce qui me concerne, sans doute parce que je n’ai jamais pris assez soin de moi. Entre la raison et le sentiment, ce dernier l’emporte toujours….
Merci pour votre site, passionnant.

cedric
cedric
11 avril 2011 10:06

Bonjour,

Un article bien intéressant. Merci.

Francine
Répondre à  cedric
17 décembre 2016 14:43

Bonjour Madame ou monsieur. Je suis maman de 5enfants donc une décédé bientôt 14ans, elle m’a laissé une petite fille qui a l’époque avait 3ans mtn elle 18ans, bref!!!.j’ai une de mes filles Sabrina qui a 2enfants donc une handicapés moteur. Manon à 21ans. Ma fille sabrina et très méchante avec ses soeurs et son frère le dernier des cinq. Je fais tout pour la comprendre mais elle contredit tout à l’entendre c’est elle l’a victime et nous les méchants ça fait 2ans qu’elle nous parle plus c dur pour tout le monde elle est très méchante verbalement. Je me… Lire la suite »