Archives par étiquette : Peur et insécurité

Comment gérer celui qui dit du mal de nous ?

Sommes-nous volontairement méchants ?

« Le meilleur service que l’on puisse rendre aux autres, c’est de leur faire remarquer que c’est l’inconscient qui les incite à agir et de les aider à comprendre cet inconscient. »

Swami Prajñânpad(1).

 

« La peur est ce qui rend méchant ; la méchanceté est ce qui fait peur. »

Eugen Drewermann(2).

Socrate (dans le dialogue de Platon, Le Gorgias), énonce : « Nul n’est méchant volontairement. » On peut – en effet – se demander si l’être humain accomplit une action mauvaise en toute connaissance de cause, « parce qu’elle est mauvaise » (auquel cas il serait volontairement méchant), ou « bien qu’elle soit mauvaise » (auquel cas il serait méchant par accident et ne rechercherait pas la méchanceté « pour la méchanceté. »)

Pour Platon, le mal – ne pouvant pas être fait en connaissance de cause – ne saurait être le fait d’un esprit lucide. Un peu comme quand il nous arrive de pressentir, sans en tenir compte, que nous allons commettre une erreur. Si nous avions « vraiment » pressenti notre erreur, l’aurions-nous commise ? En fait peut-être l’avons-nous pressentie, mais certainement pas d’une manière suffisamment explicite pour nous empêcher de la commettre… Comme si nous étions restés incapables de croire en la vérité de notre pressentiment.

Prenons un exemple. Le jour où Olivia a montré à sa mère la robe un peu courte qu’elle venait de s’acheter, et qu’elle s’est entendue dire « Voilà une robe parfaite pour faire le trottoir à Pigalle », elle s’est sentie profondément blessée par la réplique de sa mère, la trouvant méchante avec elle.

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J’ai peur que ma petite fille de 5 ans n’ait été secouée par un décès

Question de Karine :

Je suis maman d’une petite fille de 5 ans et demi, nous avons fait face à un deuil au mois de décembre une arrière grand mère, le jour même de l’annonce j’ai préférée lui dire avec douceur et convictions religieuses, lui expliquant qu’elle était malade et que c’était préférable pour elle, qu’elle ne souffrirait plus. Mais depuis un certain temps elle me pose des questions, est elle vraiment morte ? Je ne veux pas que tu meures maman ? J’ai peur qu’elle est été secouer par ce décès. A part ces questions je ne vois aucun autre trouble, ses dessins sont vivant remplient de couleur. Dois-je m’inquiéter de toutes ces questions ?

Merci pour vos commentaires.

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Je réalise que mon fils de 17 ans part à la dérive, que faire ?

Question de Jean-Michel :

Pour se raccrocher aux branches

Sans vouloir abuser de votre disponibilité, j’aurais besoin d’un conseil :

Je viens de découvrir que mon fils Rémi qui vient d’avoir 17 ans travaille beaucoup moins à l’école, n’a plus de projet d’orientation vers un métier pour plus tard, délaisse le vélo et le rugby qui le passionnaient, est dépensier, s’est séparé de sa petite amie dont il estimant la relation sérieuse, passe beaucoup de temps avec des groupes punk ou oisifs pas clairs à boire du pastis, jouer au loto, et fumer des cigarettes qu’on ne trouve pas dans le commerce, et ment de plus en plus. Il n’y a jamais eu problème de tabac ni d’alcool ni du coté de la famille de sa mère ni du coté de la famille de son père.

Il vit la semaine chez sa mère à 15 km dont je suis séparé depuis 2 ans, et je le vois les week-ends et je passe quand il le souhaite. Il a peu de projets partagés avec moi en dehors de son argent de poche et de la conduite accompagnée du permis de conduire. Il dort peu et on a du mal a savoir où et avec qui il passe du temps quand il n’est pas avec un des parents, même équipé d’un téléphone portable, sans qu’on ait une attitude de contrôle strict. Ce n’est pas faute de lui proposer des activités intéressantes et variées sans chercher à imposer un emploi du temps.

Comment faire pour rétablir le contact avec la partie de Rémi qui est le décideur lucide de son avenir ? Quelles erreurs éviter ? Jusque maintenant j’ai toujours privilégié la confiance et l’indépendance, en surestimant peut être sa maturité.

Son état de fragilité actuel me fait penser qu’il n’y aura pas de solution sérieuse en dehors d’un arrêt complet des comportements déstabilisants. Voilà, je n’arrive pas à voir plus loin dans les possibilités d’évolution.

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J’ai peur de moi-même, conseillez-moi

Question de Louise :

Étudiante

J’ai beaucoup travaillé sur moi, ça fait 2 ans que je cherche qui je suis vraiment, et je comprends petit à petit. Ça met du temps et j’ai l’impression d’en faire une obsession. Je m’en veux mais au fond de moi je n’ai pas l’assurance de pouvoir être aimée pour ce que je suis, alors j’ai du mal à vivre mon quotidien légèrement avec les autres.

Je comprends au fur et à mesure que c’est à moi d’aimer et d’avoir envie de donner pour vivre à ma façon, seulement est-ce que je dois suivre mes envies (sachant que je n’ai pas toujours envie des autres parce que je sens en moi un esprit bloqué donc je préfère rester seule) ou est-ce que je dois essayer de relativiser absolument et me dépasser ?

Je m’en veux de ne pas avoir envie de la vie alors que c’est elle que j’attends, et je m’en veux aussi d’avoir du mal à vivre l’instant et de toujours penser au futur.

Merci de me répondre sincèrement. Je trouve des solutions petit à petit mais j’ai peur de cet esprit embrouillé et de cette incapacité à vouloir de la vie réellement. J’ai peur de ne pas pouvoir être aimée, et j’ai peur de la façon dont je vais m’en sortir.

Conseillez-moi.

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Comment ne plus avoir peur de ceux qui nous critiquent ?

Un aspect du travail thérapeutique :

Prendre conscience de son schéma principal et le remettre en cause.

« Pour découvrir les différentes facettes conscientes et inconscientes qui nous constituent, il faut se mettre à l’écoute de soi-même; regarder ce que l’on fait et se demander qui agit. On s’aperçoit alors qu’une large partie de ce qu’il y a véritablement à connaître consiste en ces couches de mémoires et d’expériences qui se sont cristallisées et sont devenues, à la longue, des façons automatiques de faire, de sentir et de penser. »

Guy Corneau.

Question d’A. M. :

Travailleuse Sociale.

Je me présente, je m’appelle A. M. Je suis étudiante et en septembre, je vais entreprendre ma troisième année d’études supérieures. (Je suis dans le domaine du social et vais étudier pour faire travailleur social.)

Je fais appel à vous, car je ne sais plus qu’elle attitude adopter.

Durant mes deux années d’études, j’ai fait la connaissance de deux filles de ma promotion. Au départ, tout se passait pour le mieux, nous nous entendions bien et étions proches. Je les considérais comme mes amies.

Au début, de la deuxième année, une autre fille est venue compléter notre groupe, c’est à partir de ce moment que les choses se sont envenimées pour moi.

En effet, les tendances du groupe se sont inversées, mes amies se détournaient de moi, pour la nouvelle arrivante. Je leur ai parlé à plusieurs reprises, à chacune pour leur expliquer que je me sentais exclue.

Rien à faire, elles continuaient comme si de rien était. Ce comportement m’a fait énormément de mal, car du jour au lendemain, j’avais l’impression de me retrouver seule. Finalement, j’ai pris mes distances avec ces personnes car elles me stressaient constamment (elles étaient les meilleures de la promotion et parlaient tout le temps des cours).

J’en étais arrivée à un tel point, que je ne voulais plus aller en cours.

Aujourd’hui, je n’ai plus de contact avec elles, le problème est que je me retrouverai avec elles à la rentrée au mois de septembre et que je ne sais pas du tout qu’elle attitude adopter. Je n’ai plus envie de subir leur comportement.

Avec ces personnes, je me sentais rabaissée, inutile et toujours à la traîne. Surtout avec l’une d’entre elle, qui a énormément d’influence sur les gens.

J’aimerais savoir quelle attitude adopter ou quels conseils pouvez-vous me donner, pour réussir à les ignorer.

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Comment gérer l’agressivité et la violence dans la relation d’aide ?

« Quand il n’est plus possible de parler, ni de comprendre, quand on ne veut plus subir, alors naît la violence, pour affirmer que l’on existe. »

Alain Peyrefitte. (Rapport sur la violence, Le Monde 03/08/77)

  • Des aidants et des soignants victimes de violences.
  • Le paradoxe de l’humain.
  • Et les conditionnements ?
  • Le problème de la violence.
  • La violence dans le contexte particulier de l’hôpital.
  • Conflit ou violence ?
  • Les attitudes générées par la peur du conflit.
  • L’aidant victime de sa propre violence.
  • Les risques pour l’aidant.
  • Alors que faire ?
  • Observer à quoi nous obéissons.
  • Reconnaître son insécurité et sa peur.
  • Devenir plus lucide et conscient de soi.
  • Avoir une vue d’ensemble.
  • Se relier à l’aidé.
  • Déjouer le risque pour la relation d’aide.
  • Trouver la réponse appropriée.
  • Réhabiliter le comportement de l’aidé.

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