Archives par étiquette : Deuil

J’ai peur que ma petite fille de 5 ans n’ait été secouée par un décès

Question de Karine :

Je suis maman d’une petite fille de 5 ans et demi, nous avons fait face à un deuil au mois de décembre une arrière grand mère, le jour même de l’annonce j’ai préférée lui dire avec douceur et convictions religieuses, lui expliquant qu’elle était malade et que c’était préférable pour elle, qu’elle ne souffrirait plus. Mais depuis un certain temps elle me pose des questions, est elle vraiment morte ? Je ne veux pas que tu meures maman ? J’ai peur qu’elle est été secouer par ce décès. A part ces questions je ne vois aucun autre trouble, ses dessins sont vivant remplient de couleur. Dois-je m’inquiéter de toutes ces questions ?

Merci pour vos commentaires.

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Continuer à voir un ex empêche-t-il de faire le deuil de l’amour passé ?

Question de Valentine :

Enseignante

Je suis tombée sur votre article sur le deuil*, alors que je cherchais sur Internet des éléments pour m’aider à faire le deuil de mon premier amour. J’ai 31 ans, nous avons rompu quand j’en avais 22, après 6 ans de relation amoureuse. La douleur s’est ravivée récemment quand, après deux ans de silence radio, il a demandé à me voir pour m’annoncer qu’il allait avoir un enfant, et me demander que notre relation puisse se développer en amitié. L’histoire est donc ancienne, mais la douleur parfois encore vive, et je m’interrogeais sur ma capacité à tourner la page sereinement.

Même si je suis un peu hors sujet, je me permets de vous écrire d’abord pour vous féliciter pour l’intelligence de votre texte, ensuite pour vous exprimer le réconfort qu’il m’a apporté, et enfin, pour vous soumettre une petite question.

J’ai été particulièrement interpellée par la distinction que vous faites en préalable entre l’amour et l’amour-attachement. Je pense que méditer là-dessus m’aidera à faire la part des choses entre les beaux moments qu’on a eu ensemble et le sentiment bienveillant (faut-il parler d’amour ?) que je lui porte encore, et cette incommensurable blessure et déception que je porte en moi depuis la rupture durant laquelle il s’est comporté avec moi comme un lâche. Ce dernier épisode, celui de la rupture, me procure un sentiment d’abandon (amour-attachement), mais heureusement aussi, un profond mépris qui suffit à me vacciner contre toute nostalgie de cette relation.

Pour la suite de cet article, je n’ai pas vraiment pu me reconnaître… En effet – je dirais presque « malheureusement » – mon ex n’est pas mort, et je suis devant le dilemme de choisir de continuer à le voir ou ne plus le voir. C’est précisément ma question. Continuer à voir un ex empêche-t-il de faire le deuil de l’amour passé ? Ne vaut-il pas mieux tout simplement renoncer à la personne aimée, faire comme si elle était morte ? Quelle différence feriez-vous entre le deuil d’une personne décédée et le deuil d’un amour parti ? Ne voudriez-vous pas écrire quelque chose là-dessus ? Je suis partagée entre la colère que j’ai vécue lors de la rupture, la tristesse d’avoir perdu un ami, la blessure narcissique de n’avoir plus été aimée par amour, l’indifférence par rapport à cet vieille icône ressurgie du passé à laquelle j’ai trop pensé et dont le souvenir parfois me fatigue… Toutes ces étapes que l’on décrit habituellement dans le deuil, j’ai l’impression que je les ressens simultanément. Je suis partagée entre le désir de dépassionner mes sentiments vis-à-vis de cet homme qui effectivement pourrait être un bon ami sans être amant, et la peur d’être manipulée dans une relation dans laquelle je ne maîtrise rien…

Merci d’avance de votre réponse. Et merci pour ce site, que je vais prendre le temps d’explorer.

*Il s’agit de « Le travail de deuil »

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Les cendres dans la crémation peuvent-elles induire un deuil pathologique ?

Question d’E. F. :

Infirmière.

J’ai participé l’année dernière à votre formation « Se préparer à accompagner les mourants » à l’hôpital X. Je me permets de vous contacter, car je prépare mon mémoire pour mon DIU de soins palliatifs et d’accompagnement sur la crémation.

Si vous êtes d’accord, je voudrais vous demander votre point de vue, en tant que philosophe, sur les cendres et sur le fait qu’une famille puisse se partager les cendres ou les déposer dans un endroit de leur choix.

Est-ce que cela peut déboucher sur un deuil pathologique ?

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