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Mon fils adopté part en dérive

Question de @jacky :

Mon fils de 18 ans que nous avons adopté dès l’âge de deux mois, né sous X, part à la dérive depuis trois ans, trouble du comportement et des addictions au tabac et fume du cannabis. Il a eu son bac avec mention avec un an d’avance mais depuis reste à la maison.

Mes pistes de réponse :

Votre remarque revient à poser la question : Comment parvenir à entrer en relation réelle avec son enfant en souffrance ? Comment l’écouter pour lui permettre de se dire, de dire ses inhibitions, ses refoulements, ses peurs, ses hantises qui l’empêchent de vivre sa vie en étant à la hauteur de ses capacités et de ses talents ?

Comment votre enfant pourrait-il ne pas souffrir s’il doute de sa légitimité à vivre ?
Aimer son enfant est une chose, parvenir à faire en sorte que son enfant se sente aimé alors qu’il est arrivé sur terre « abandonné » en est une autre, et d’autant plus délicate pour vous qu’elle ne dépend pas que de vous.

Dans sa dérive, votre enfant cherche à se fuir, à se déprécier, à ne surtout pas se rencontrer. Qui donc parviendra à être pour lui un pilier sur lequel il pourra s’appuyer, et qui lui permettra de découvrir que nous n’avons pas besoin d’avoir été accueillis par nos parents biologiques pour nous sentir accueillis par la vie elle-même ?

Courage, si vous vous sentez démuni pour ce faire, prenez vous-même appui sur un professionnel.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire :

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Je réalise que mon fils de 17 ans part à la dérive, que faire ?

Question de Jean-Michel :

Pour se raccrocher aux branches

Sans vouloir abuser de votre disponibilité, j’aurais besoin d’un conseil :

Je viens de découvrir que mon fils Rémi qui vient d’avoir 17 ans travaille beaucoup moins à l’école, n’a plus de projet d’orientation vers un métier pour plus tard, délaisse le vélo et le rugby qui le passionnaient, est dépensier, s’est séparé de sa petite amie dont il estimant la relation sérieuse, passe beaucoup de temps avec des groupes punk ou oisifs pas clairs à boire du pastis, jouer au loto, et fumer des cigarettes qu’on ne trouve pas dans le commerce, et ment de plus en plus. Il n’y a jamais eu problème de tabac ni d’alcool ni du coté de la famille de sa mère ni du coté de la famille de son père.

Il vit la semaine chez sa mère à 15 km dont je suis séparé depuis 2 ans, et je le vois les week-ends et je passe quand il le souhaite. Il a peu de projets partagés avec moi en dehors de son argent de poche et de la conduite accompagnée du permis de conduire. Il dort peu et on a du mal a savoir où et avec qui il passe du temps quand il n’est pas avec un des parents, même équipé d’un téléphone portable, sans qu’on ait une attitude de contrôle strict. Ce n’est pas faute de lui proposer des activités intéressantes et variées sans chercher à imposer un emploi du temps.

Comment faire pour rétablir le contact avec la partie de Rémi qui est le décideur lucide de son avenir ? Quelles erreurs éviter ? Jusque maintenant j’ai toujours privilégié la confiance et l’indépendance, en surestimant peut être sa maturité.

Son état de fragilité actuel me fait penser qu’il n’y aura pas de solution sérieuse en dehors d’un arrêt complet des comportements déstabilisants. Voilà, je n’arrive pas à voir plus loin dans les possibilités d’évolution.

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