Archives de catégorie : Questions / Réponses

Mes deux grands fils se déchirent

Question de @fanfan :

Mes deux fils de 15 et 20 ans passent leur temps à se déchirer. Ils ont des caractères opposés ; l’un est un très bon provocateur et l’autre réagit au quart de tour ! Ils rejettent sans cesse la faute sur l’autre ! Ils disent se détester !

Je ne sais plus quoi faire ; doit-on consulter un thérapeute ou y a-t-il des pistes à exploiter pour tenter de renouer le dialogue entre eux ?

D’avance je vous remercie pour le moindre début de piste à suivre car je me sens perdue !

Mes pistes de réponse :

Avez-vous songé à commencer par tenter de changer votre regard sur vos fils ? Cela reviendrait de votre part à accepter qu’ils aient des caractères opposés, accepter qu’ils ne s’entendent pas puisqu’ils ne s’entendent pas, cela vous permettrait donc de leur faire sentir que vous êtes d’accord pour qu’ils soient comme ils sont.

La plupart d’entre nous n’osons généralement pas regarder le soleil en face, mais à le faire on peut parfois renverser les situations de manière étonnante.

En leur permettant de sentir que vous respectez strictement leurs différences, vous allez sans doute pouvoir commencer à dialoguer avec honnêteté et franchise avec eux, c’est du moins mon hypothèse qui pourrait être votre premier but. Ils ne pourront accéder à leur propre franchise, à l’évidence de leur propre vécu, que s’ils se sentent écoutés par vous (et pour ce faire il ne faut pas qu’ils se sentent jugés par vous.)

Comprenez qu’ils ne sont pas de « mauvaise volonté », y a une cause au fait qu’ils se déchirent. Cette cause est nécessairement une souffrance qui – tant qu’elle n’est pas mise au jour – continue d’agir de manière souterraine et destructrice.

Consulter un thérapeute – pourquoi pas – mais comment parvenir à ce qu’ils y consentent ? Pour ce faire, il leur faudrait commencer par sentir qu’ils y trouveraient chacun leur propre intérêt.

En fait, pour comprendre ce qu’ils vivent, il faudrait investiguer à propos de leur relation. Il est possible (par exemple) que l’aîné n’ait jamais accepté la manière dont il s’est senti définitivement détrôné par la naissance de son frère ? Et que le cadet se sente constamment agressé par lui…

Si cette piste vous inspire, sans doute pouvez-vous commencer par l’investiguer personnellement avec un professionnel ?

Pour aller plus loin, vous pouvez lire :

© 2022 Renaud Perronnet. Tous droits réservés

J’ai coupé toutes relations familiales, ils continuent !

Question de @whiteporpoise :

J’ai coupé toutes relations familiales. Mais ils essaient toujours de me contacter, de me faire culpabiliser. Cela me chamboule, me provoque des cauchemars.

Comment sortir de ce cercle infernal ? Je leur en veux encore. Pourtant je me dis que je leur pardonne, cela ne me sert à rien.

Mes pistes de réponse :

Oui, vous vous sentez d’autant plus fragile que vous êtes ambivalente. C’est parce que vous êtes divisée que vous avez une vraie difficulté à mettre une limite à ceux qui vous harcèlent.

Rester fidèle à soi-même et à ce que l’on ressent ici maintenant c’est progresser, plutôt que de se raconter qu’on ne devrait pas en vouloir aux autres et de leur en vouloir en culpabilisant.

Vous avez raison, vous dire que vous pardonnez ne vous sert à rien d’autre que de rester dans la confusion. Pour faire confiance à ce que vous ressentez, avancez pas à pas, ce qui vous aidera à faire un choix, et souvenez-vous qu’au besoin, vous réajusterez les choses plus tard.

Si vous voulez une chose et son contraire, vous ne pouvez que vous perdre !

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Le principal de mon fils ne le lâche pas

Question de @yasmina :

Voilà j’ai besoin d’aide mon fils de 13 ans essaie de changer de comportement au collège et de se mettre au travail mais son principal ne le lâche pas il est toujours sur son dos. Aucune discussion n’est possible on me reproche de protéger mon fils et on me traite de menteuse.

Que faire ?!

Mes pistes de réponse

Parfois dans la vie les choses nous semblent d’autant plus injustes que nous nous sentons certains de notre « bon droit » : vous aimez votre fils de 13 ans, vous le soutenez d’autant plus que vous le sentez faire des efforts pour réussir, et voilà que le « monde extérieur » (ici le Principal), semble vous en empêcher.

Il est de l’intérêt de votre fils que vous ne soyez pas en trop mauvaise relation avec son Principal n’est-ce pas ? Alors faites le dos rond en sachant pourquoi vous le faites, on vous traite de menteuse, et alors ? Appuyez-vous sur vous-même, vous savez que vous faites ce que vous avez à faire en croyant en votre enfant.

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L’ombre travaille au service de la lumière

Question posée par Josette :

Que signifie « l’ombre travaille au service de la lumière », ou nous faire mal pour notre bien ?!

Mes pistes de réponse :

L’ombre et la lumière sont les deux aspects antagonistes, donc complémentaires, d’une même réalité. Il ne peut pas y avoir de lumière sans ombre, ni d’ombre sans lumière. Comme l’a écrit Héraclite : « La route qui monte et qui descend est une ; c’est la même. »

Il en est de même pour le désir et la souffrance : c’est le désir qui créé la souffrance de celui qui ne peut pas réaliser son désir…

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Comment surmonter le départ définitif de mon fils ?

Question posée par Pascale :

J’ai du mal quand mon fils me dit vouloir aller vivre en Australie. Je me sens abandonnée d’autant que cette décision intervient après le mariage avec une femme qui n’a plus de famille car trop de violences chez elle. Du coup tout est plus simple pour ma belle-fille. Et elle me dit que son problème c’est la famille de son mari pour son départ. Comment faire pour surmonter ce départ définitif ?

Mes pistes de réponse :

Oui, votre belle-fille n’a pas de problème à mettre de la distance avec sa propre famille donc le seul obstacle à son départ est – pour elle – la famille de son mari.

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Comment aimer l’effort à 50 ans ?

Question posée par Ladydo :

Manque de persévérance. A 50 ans ça me tape sur les nerfs. Comment faire pour être constante, régulière et garder la motivation. Et surtout aimer l‘effort. Mille mercis !

Mes pistes de réponse :

Sans doute vous faut-il éviter de vous faire peur avec les mots qu’on a utilisé contre vous dans votre enfance ? À vous lire j’ai le sentiment d’entendre un parent impatient critiquer son enfant, ou un prof énervé mettre une appréciation négative sur un élève.

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Ma fille ne ressent pas de lien avec nous

Question de Peggy :

Ma fille de 16 ans dit qu’elle ne ressent aucun lien avec nous malgré qu’on soit là pour elle toujours.

Mes pistes de réponse :

Si j’ai subjectivement l’impression d’avoir donné un billet à un mendiant et qu’il me dit ne rien avoir reçu, que s’est-il passé ? Si je vous dis que je vous respecte et que vous ne vous sentez pas respectée par moi, que se passe-t-il pour vous ?

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Pourquoi mon ado défend-il les agissements de son père ?

Question posée par Cabru :

Pourquoi mon ado de 18 ans me ment sans arrêt pour défendre les agissements de son père (nous sommes en garde alternée depuis 2 ans).

Mes pistes de réponse :

A l’intérieur de lui (et même s’il ne le montre pas), un enfant ne souhaite qu’une chose : l’entente de ses deux parents qu’il aime. On peut donc dire qu’un divorce ou une séparation sont toujours traumatisants pour un adolescent.

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Pourquoi la souffrance réveille-t-elle la culpabilité ?

Question de @anonyme :

Pourquoi la souffrance réveille-t-elle la culpabilité ?

Mes pistes de réponse

À l’origine de votre culpabilité se trouve nécessairement une pensée sur vous-même. La voir à l’œuvre, c’est déjà pouvoir la remettre en cause en comprenant que vous n’êtes pas obligé d’adhérer à des pensées occasionnées par votre adhésion aux jugements des autres sur vous-même.

Si le coupable souffre, c’est bien parce qu’il pense qu’il a commis une faute, pour laquelle il vit (étymologiquement) dans la peur d’être coupé.

C’est donc au moment où vous oubliez de remettre en cause vos simples opinions sur vous-même que vous courrez le risque de culpabiliser donc de souffrir.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire :

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Je n’arrive pas à avoir des relations amicales proches

Question de @anna :

Je n’arrive pas à avoir des relations amicales proches, j’ai l’impression que tous finissent par m’abandonner et me remplacer malgré tous mes efforts pour être une bonne amie. Je me sens trahie et seule.

Comment faire pour ne plus souffrir de cette solitude et de l’abandon ?

Peut-on être heureux sans avoir d’amis proches ?

Mes pistes de réponse :

Si vous ne parvenez pas à obtenir de la vie ce à quoi vous aspirez, il est fort probable que vous soyez sous l’emprise d’un « schéma » inconscient qui vous contraint à renoncer à ce dont vous vous sentez avoir besoin.

C’est ainsi que votre schéma d’abandon peut vous obliger (malgré vos efforts constants), à faire peur à vos amis en vous accrochant trop à eux, pour finalement les perdre et vous retrouver seule. Cela s’étudie de très près à l’occasion d’un travail thérapeutique de connaissance de soi.

S’aimer c’est commencer par se donner à soi-même le droit d’être ce que l’on est sur le moment. En croyant que vous ne pouvez pas y arriver seule et que vous avez nécessairement besoin d’amis pour vivre, vous tournez en rond en même temps que vous vous condamnez à la dépendance et à l’insatisfaction.

C’est au moment où vous parviendrez à vous appuyer sur vous-même en vous faisant confiance que vous parviendrez (à votre plus grand étonnement), à avoir des relations amicales stables.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire :

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Des thérapies sur la relation enfants/parents ?

Question de @jf :

Existe-t-il des thérapies centrées sur l’examen de la relation enfants/parents et son évolution ?

Mes pistes de réponse

Toutes les thérapies analytiques (donc toutes celles qui passent par la parole) passent nécessairement par la mise au jour, la compréhension et la digestion de ce qui s’est passé dans la relation entre le sujet et ses parents.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire :

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Comment vivre enfin, malgré la mort ?

Question de @anne :

J’ai 64 ans et je n’ai pas osé vivre, je suis restée toute ma vie à faire semblant d’aimer mon mari. Grâce à vous j’ai pris conscience de la peur qui m’a toujours habitée, cette peur de mourir.

Comment apaiser ma souffrance ?

Merci pour aide.

Mes pistes de réponse :

Vous êtes sur le bon chemin puisque vous êtes sur le chemin de la vérité de vous-même. Votre prise de conscience est décisive, vous savez maintenant que ce qui vous empêche d’agir pour vous-même, c’est votre peur de mourir… qu’il va vous falloir rencontrer, investiguer.

Quand vous aurez découvert – à l’occasion d’un travail thérapeutique de connaissance de vous-même – que votre peur de mourir n’est que le prétexte (paradoxal parce que nous allons tous mourir), dont vous vous servez pour ne pas oser vivre, vous en serez délivrée.

Cela impliquera d’accueillir la part qui – en vous – ressent le besoin de cette peur, de la comprendre en lui permettant de partager son histoire refoulée (comment et de quoi elle a beaucoup souffert.)

Pour aller plus loin, vous pouvez lire : 

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Comment aider une personne qui se détruit ?

Question posée par Peggy :

Comment faire face à une personne proche de vous qui se détruit sans que vous puissiez l’aider, je vis dans la peur pour elle et suis triste de voir que toute l’aide qu’on lui apporte ne suffit pas.

Mes pistes de réponse :

Sous prétexte d’accompagnement et en éprouvant ce que l’on peut appeler de l’empathie pour l’autre, vous courez le risque de vous perdre dans votre identification inconsciente à ce que vit cet autre.

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