Archives de catégorie : Questions / Réponses

Je suis sous l’emprise de ma mère

Question de @ronald :

Après avoir lu votre article sur la timidité, je me suis reconnu.

J’ai été victime de maltraitances quand j’étais enfant, j’avais droit à des coups de ceinture. Aujourd’hui, j’ai un manque de confiance en moi, je comprends que ma mère est un femme castratrice et qu’au fond de moi je suis sous son emprise.

Que faire ?

Mes pistes de réponses :

Il va vous falloir agir sur la base de ce que vous comprenez « au fond de vous », votre prise de conscience est donc votre premier pas.
Le second sera d’investiguer en vous-même de manière à découvrir précisément quels comportements, votre soumission à une mère castratrice, vous oblige à adopter encore aujourd’hui, par exemple avec votre femme (?) et les autres. Découvrir que vous êtes avec votre femme (?) et les autres, comme vous avez appris à être avec votre mère.
Votre manque de confiance en vous vous montre qu’aujourd’hui encore vous obéissez à votre mère dans la manière dont elle a réussi à vous faire douter de vous-même.
Votre travail se résume donc à sortir de l’influence de votre mère, autre manière de dire « en devenir libre » et, pour ce faire, regarder minutieusement la manière dont elle vous contraint en ce moment à l’intérieur de vous.
Pour sortir d’une emprise il faut d’abord se réconcilier avec le fait qu’on soit sous emprise, afin de comprendre ce que le fait d’être sous emprise nous oblige à faire, afin précisément de parvenir à ne plus le faire.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire :

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Je redoute mon compagnon, c’est un malade

Question de @eliz :

Je souffre des agissements verbaux de mon compagnon. Il faut le suivre dans tout ce qu’il veut faire. Si je suis occupée et qu’il faut être à sa disposition, il se met en colère et me dit qu’il ne me supporte plus. Je pense qu’il est malade. Je dois partir en vacances une semaine avec lui, et je redoute un peu.

Mes pistes de réponses :

A vous lire je comprends que c’est parce que vous ne supporteriez pas vous-même de ne plus être supportée par votre compagnon que vous vous obligeriez à vous adapter à lui.

Vous souffririez donc principalement de votre soumission à votre compagnon.

Pourtant vous semblez penser correctement : un homme qui ne supporte pas que sa compagne ne soit pas constamment à sa disposition est, comme vous le dites, un « malade », un tyran domestique… et je comprends que vous redoutiez de partir en vacances avec lui une semaine !

Penser que l’on doit supporter ce que l’on ne supporte pas est une contrainte masochiste n’est-ce pas ?

Alors ? Seriez-vous d’accord pour envisager de regarder de beaucoup plus près ce qui, en vous, vous empêche d’être conséquente avec vous-même et votre souffrance ? Donc ce qui vous oblige à croire devoir supporter un homme manifestement cause de souffrance pour vous.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire :

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J’ai l’impression d’abandonner mon père en EHPAD

Question de @anna :

Mon père est en EHPAD, j’ai l’impression de l’avoir complètement abandonné, il est dans un mouroir, peu de personnes s’occupent de lui, je n’ai pas les moyens de faire autrement, c’est un véritable chagrin qui m’habite comment puis-je faire ?

Merci à vous.

Mes pistes de réponse :

A l’impossible nul n’est tenu, même dans une relation avec un vieux père que l’on aime.

Pour parvenir à être en paix dans la relation à votre père, il va vous falloir commencer par l’action. Je m’explique :

Votre impression d’avoir « complètement abandonné » votre père est liée à votre sentiment d’impuissance à pouvoir l’aider.

Ne vous laissez pas dévorer par une émotion de culpabilité, par contre laissez votre chagrin vous habiter, c’est lui qui a la réponse à votre question.

La vérité c’est que votre père est en EHPAD et que cela vous effraie parce que vous l’aimez. Tant que vous refusez émotionnellement que votre père soit « dans un mouroir », votre accablement inhibe en vous toute capacité à agir.

Il vous faut donc focaliser votre attention non pas sur le fait que vous n’avez pas les moyens de faire autrement, mais sur la manière dont, compte tenu du fait que votre père est en EHPAD, il va vous être possible d’agir.

Un être qui aurait aimé en faire beaucoup plus pour un autre aura toujours des difficultés à envisager ce qu’il pourra faire a minima.

Ce minima est « ce que vous pouvez faire pour lui », compte tenu da la situation dans laquelle il est, alors je vous invite à le faire, plutôt que de vous laisser entraver par ce que vous pensez que vous auriez dû faire.

Pour découvrir qu’il se passe parfois des choses incroyables dans un EHPAD, lisez le témoignage de Martine : Avec vous, il n’y a pas de problème !

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Je suis envahie par la rage et la haine

Question de @beatrice :

Au fil du temps, j’ai l’impression d’anesthésier mes sentiments sauf la rage et même la haine qui m’envahissent et m’empoisonnent au point que mon âme peut me paraître défigurée.

Mes problèmes anciens sont récurrents.

Que faire ? Merci.

Mes pistes de réponse :

Oui, comprenez qu’une personne blessée vit dans la peur d’elle-même, c’est ainsi qu’elle peut en arriver à anesthésier ses sentiments, à se blinder pour tenter de moins souffrir en ne les montrant pas, c’est à partir de là que peuvent apparaître les émotions de rage et de haine.

Si « votre âme vous paraît défigurée » ne serait-ce pas simplement parce qu’une part de vous-même a conscience de ce qui se joue en vous et le reproche à la part de vous-même qui a peur ?

Ne vous accablez pas, n’en rajoutez pas contre vous-même, vous faites « comme vous pouvez. »

Commencez toujours par la réconciliation (avec vous), pour aller vers l’acceptation. Après (et après seulement), viendra la compréhension (c’est dans cet ordre que les choses fonctionnent.)

Donc « acceptez » d’être – pour le moment – la proie de la rage et de la haine, et en même temps sentez comment vous allez vous y prendre (comment vous allez vous faire aider), pour prendre en compte vos « problèmes anciens » qui ne sont récurrents que parce qu’ils n’ont jamais été mis au jour.

La pratique du déni ne fait qu’amplifier l’étouffement de la part de vous qui aspire à la paix et qui vit l’insupportable.

Laissez tomber vos jugements sur vous-même et prenez le risque d’écouter ce que murmure votre âme. Comme chaque être humain, vous portez en vous-même ce que l’écrivain Yvan Amar nomme un « chant de création », exprimez-le, osez vous laisser inspirer par lui.

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Mon fils de 30 ans ne me donne pas de nouvelles

Question de @geraldine :

Les relations avec mon fils de 30 ans, parti vivre et travailler dans un pays européen proche de la France sont compliquées. Il ne nous donne jamais de lui-même de ses nouvelles. Il a un métier instable et dangereux, vit seul. Je le sens déprimé, ne pas trouver son bonheur. Il rappelle toujours mais reste froid, distant.

Comment agir ? Cela m’attriste.

Mes pistes de réponse :

Vous avez raison, il faut agir, et pour ce faire, je vous propose – en vrac –  quelques pistes pour continuer d’être sa mère :

Accueillez votre tristesse révélatrice de votre cœur de mère, soyez-y vulnérable ; et en même temps sentez qu’aimer votre fils c’est ne pas faire peser cette tristesse sur lui.

Considérez que s’il rappelle toujours, c’est la preuve qu’un lien réel est tissé entre lui et vous, même si vous ne sentez pas ce lien à la mesure de votre besoin à vous, sa mère.

N’attendez plus indéfiniment de ses nouvelles en pensant qu’il devrait vous appeler donc prenez l’initiative de le faire et en même temps respectez sa possible indisponibilité.

Laissez-vous plus inspirer par votre amour pour lui que par votre inquiétude, ne courez pas le risque d’être trop pesante, soyez légère, enjouée, racontez-lui des anecdotes plaisantes.

En même temps respectez-le, respectez son besoin de mise à distance, de se protéger et de vivre dangereusement, ne lui adressez pas de reproches, ni de sous-entendus, vous l’aimez donc permettez-lui d’être qui il est.

Considérez qu’il fait ce qu’il peut comme il le peut, mais soyez-là pour lui et arrangez-vous, non pas pour le lui dire, mais pour qu’il le sente.

Soyez opiniâtre et persévérez, c’est au moment où vous n’attendrez plus rien de lui que – peut-être – il s’ouvrira : il ne peut pas y avoir de certitude avec « un autre » même si c’est votre fils, et en même temps, quoi qu’il arrive, vous aurez fait ce que vous aurez pu.

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Je suis adulte, comment prendre mon envol ?

Question de @oumyahia :

Comment prendre son envol à l’âge adulte si enfant nous étions rejetés, humiliés, rabaissés ajouté à cela un mutisme handicapant ?

Mes pistes de réponse :

La première chose c’est de comprendre que vous avez besoin de vous rapprocher de vous-même : vous n’êtes pas ce que l’on vous a dit que vous étiez.

Pour le moment vous êtes la proie d’un phénomène d’identification à ce que l’on vous a fait croire et subir. Et c’est « normal » un être humain qui a été constamment humilié et rabaissé aura une énorme difficulté à croire en sa valeur. Votre mutisme est vraisemblablement la conséquence de votre peur de « prendre votre place. »

Comprendre cela est immense parce que ça vous permettra de mettre en doute vos propres croyances maltraitantes sur vous-même. Mettre en doute l’idée selon laquelle vous n’auriez pas de valeur.

À partir de cela – pour prendre votre envol – il vous faudra découvrir pas à pas qui vous êtes vraiment c’est-à-dire prendre confiance en vous en vous appuyant sur ce que vous êtes. Cela peut se faire à travers un accompagnement thérapeutique à la connaissance de soi-même.

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Comment s’y prendre pour changer sa vieille mère ?

Question posée par Simon :

Ma mère veut tout contrôler. Son mari, l’intendance, sa famille, l’argent… Elle a toujours raison et sait tout sur tout. Elle est hypocondriaque, souvent malade et fait régulièrement des analyses médicales. La seule fois où elle a réellement été confrontée à elle-même en psychothérapie, elle a changé de thérapeute. Je l’aime mais elle est difficile à vivre. Elle a 78 ans.

Comment l’aider à évoluer ?

Mes pistes de réponse1 :

Je vous invite à investiguer l’hypothèse que si votre vieille mère vous épuise, ce n’est pas parce qu’elle veut tout contrôler, mais plutôt parce que vous lui résistez en pensant que si vous ne lui résistez pas vous allez vous faire dévorer par elle.

Que ce sont donc vos propres craintes, et vos besoins d’avoir raison face à elle qui vous font gaspiller beaucoup d’énergie et sont à l’origine de votre façon de la trouver difficile à vivre..

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La relation avec mes parents septuagénaires se dégrade

Question de @jonathan :

Depuis la naissance de mon enfant (7 mois), la relation avec mes parents septuagénaires se dégrade alors que leur santé est inquiétante.

Une fois par semaine, ma mère garde notre fille, mais nos désidératas (sur le type de nourriture, de jeux, de rythme) ne sont pas respectés. Quand je tente le dialogue, elle fait intervenir mon père en culpabilisateur.

La rupture semble inévitable, mais j’ai peur du traumatisme et des accusations de ma sœur en cas de mort sans réconciliation. Je me sens coincé.

Mes pistes de réponse

Vous ne vous sentez pas respecté parce que vous ne l’êtes pas.

La rupture sera en effet d’autant plus inévitable que vous continuerez de vous mettre dans une situation de dépendance avec des personnes qui ne respectent pas vos demandes et cherchent à avoir un effet sur votre mauvaise conscience.
Si les accusations de votre sœur vous mettent à mal et que vous vous sentez coincé, c’est simplement parce que vous n’avez pas encore pensé à devoir faire un choix.

En ne demandant plus à vos parents de garder votre fille une fois par semaine, en prenant une certaine distance avec eux, vous ne leur fournirez plus l’occasion de vous critiquer d’une manière qui vous est insupportable (peut-être même qu’ainsi, votre père ne ressentira-t-il plus le besoin de vous culpabiliser puisque vous aurez moins l’opportunité de le contredire.)

C’est ainsi que vous pourrez garder un équilibre relatif avec eux, équilibre qui vous permettra de ne plus ressentir le besoin de rompre, auquel cas vous ferez l’économie de votre mauvaise conscience.

A contrario penser que vous avez nécessairement besoin de recourir aux services de parents par lesquels vous ne vous sentez pas respectés dans vos demandes, ne peut que mettre à mal votre relation à vous-même comme votre relation à vos parents.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire :

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Je suis bloquée dans ma sensibilité

Question de @mina :

Pourquoi lorsque j’essaie d’écrire mes sentiments rien ne sort de moi ? Je sens qu’il y a quelque chose, mais rien.

Mes pistes de réponse :

Vous sentez quelque chose parce que par-delà vos inhibitions à être, vous êtes « vivante. »

Baudelaire écrivait : « Le génie de chacun, c’est sa sensibilité. »

Vous avez vraisemblablement enfoui votre génie au fond de vous-même, peut-être même – comme tant de personnes – avez-vous appris à en avoir honte ?
Pourquoi ? Sans doute pour rester conforme au regard des autres en ne faisant surtout pas de vagues avec votre originalité, votre particularité. Pourquoi êtes-vous mal à l’aise avec votre spécificité ?

Si, aujourd’hui, votre sensibilité ne se laisse pas approcher, apprivoiser, c’est parce que vous vous êtes endurcie, vous vous êtes censurée, sans en avoir conscience.
Il va donc vous falloir apprendre à devenir vulnérable (c’est un apprentissage), en vous laissant sentir les choses et en faisant peu à peu confiance à ce que vous sentez, c’est ainsi que vous pourrez un jour découvrir et exprimer votre sensibilité, c’est ce travail qui vous permettra d’être la femme que vous êtes.

Plus vous vous laisserez toucher par le monde et les autres, plus vous deviendrez capable d’exprimer vos sentiments. Donc arrêtez de vous contrôler et de vous censurer et pour ce faire, laissez vos émotions sortir.

Swami Prajnanpad était très explicite sur ce sujet : « Tant que les émotions refoulées ne sont pas exprimées, il n’est pas possible de fonctionner normalement. »

Si rien ne sort de vous, vous pouvez être certaine que c’est parce que la censure est trop forte, alors apprenez à ne plus avoir peur de vous en vous faisant aider.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire :

Vous pouvez aussi faire cet exercice afin de vous mieux connaître :

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Comment ne plus être un « bon garçon » ?

Question de @pascal :

Ma mère était méprisée dans notre famille, car elle n’avait aucun diplôme et n’était pas très intelligente. Mon père régissait à tout.

Pourtant, aujourd’hui, à 60 ans, je me rends compte que j’ai toujours voulu être un « bon garçon » pour plaire à ma mère.

Comment ne plus être un « bon garçon » ?

Mes pistes de réponse :

Il n’est jamais trop tard pour vivre en soi-même une prise de conscience lumineuse.
Oui, vous avez énormément souffert de la manière dont votre père méprisait votre mère. En conséquence vous avez – pendant une grande partie de votre vie – cru qu’il vous fallait être un « bon garçon ». Vous avez cru devoir compenser la relation cruelle qu’entretenaient vos parents.

Aujourd’hui vous découvrez à la fois que vous êtes un adulte et un homme libre, vous n’avez donc plus besoin de plaire à votre mère.

Pour avancer, vous avez besoin d’un but, il vous faut donc réfléchir à ce potentiel de liberté qui est en vous et à ce que vous voulez en faire.

Ne plus être un bon garçon passe par découvrir les stratégies mises en œuvre pour l’être (notamment celle de vouloir racheter les erreurs des autres parce qu’elles vous sont insupportables), afin de parvenir à les déjouer, en vous faisant accompagner si vous ne vous en sentez pas capable seul.

Pour aller plus loin, faites le test :

Et lisez :

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Maltraitée dans l’enfance je me sens en décalage

Question de @dorine :

Mes parents ne sont pas arrivés à avoir une relation heureuse. J’ai grandi autour des cris.

Maltraitée, je n’ai aussi pas reçu d’attention ni de bienveillance. J’ai beaucoup de mal à avoir une relation harmonieuse, mon conjoint a une famille attentionnée.

Je me sens en décalage et triste.

Mes pistes de réponse :

Oui, vous vous sentez d’autant plus en décalage qu’au même moment vous aspirez très fort à parvenir à l’équilibre que vous voyez à l’œuvre dans la famille de votre conjoint et qui vous fait envie.

La première chose à comprendre c’est que s’il vous est difficile de trouver l’harmonie, c’est parce que vous êtes vous-même – pour le moment – inconsciemment conditionnée par les maltraitances que vous avez subies.

Pour sortir de votre conditionnement, il ne vous suffira pas de savoir intellectuellement que vous avez été maltraitée, il vous faudra aussi – à l’occasion d’un travail thérapeutique – rencontrer l’enfant maltraité et humilié que vous avez été pour qu’il vous raconte les souffrances de son histoire refoulée, les injustices et les violences qu’il a subies.

C’est au moment où vous saurez précisément de quoi vous avez souffert et pourquoi, que vous parviendrez à trouver l’équilibre que vous cherchez. Cela revient à développer de l’empathie et de l’amour pour l’enfant que vous étiez, c’est ainsi que vous parviendrez à vous donner à vous-même l’amour et la bienveillance que vous n’avez jamais reçus.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire :

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Pourquoi le mépris de soi-même ou des autres ?

Question posée par Béatrice :

Je me demande quelles sont les racines psy du mépris que l’on peut éprouver pour les autres. Du mépris de soi-même ? Mais encore ?

Mes pistes de réponse :

Personne ne naît en éprouvant le besoin de mépriser les autres ou soi-même. Le besoin de mépris est donc la conséquence d’un apprentissage.

Dans l’enfance, plutôt que d’apprendre à nous respecter tels que nous étions, la plupart d’entre nous avons appris à devoir discerner entre ce que nos éducateurs nous ont présenté comme étant le bien et le mal et plus particulièrement à devoir aimer ce qu’ils appelaient nos qualités et à devoir rejeter ce qu’ils nommaient nos défauts.

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Dois-je croire ma mère qui nie toute maltraitance ?

Question de @sandrine :

Si des maltraitances dans mon passé ont été vécues et que j’en ai parlé à ma mère qui a complètement démenti mes propos, dois-je me dire que ces maltraitances n’ont jamais existé, ou au contraire que je les ai vraiment vécues dans mon enfance ?

Merci de votre réponse car moi je ne sais plus quoi penser !

Mes pistes de réponse :

En effet, beaucoup de parents nient (ou minimisent) volontiers les expériences négatives vécues par leurs enfants quand elles ne leur sont pas favorables. Craignant de se remettre en cause, ils ne veulent pas courir le risque de se retrouver en déséquilibre, même si c’est au détriment de leur enfant.

Pourquoi devriez-vous nier les expériences maltraitantes que vous avez vécues dans votre passé ? Serait-ce parce qu’il est important pour vous de donner raison à votre mère contre votre propre vécu et ressenti ?

Vous seriez donc prête à tout, prête à vous renier vous-même pour obtenir l’approbation de votre mère ? Cela en dirait vraisemblablement très long sur votre degré de dépendance et d’aliénation vis-à-vis d’elle.

Quoi qu’il en soit, savoir quoi penser c’est oser s’appuyer sur soi-même et ses intuitions. Pour ce faire vous avez un allié qui ne peut pas se tromper : votre corps, gardien de votre mémoire, et qui vous permet de sentir et connaître ce que votre psychisme peut avoir tendance à vous cacher.

Des maltraitances « ont été vécues » dites-vous. Par qui ? Votre dignité propre c’est d’oser reconnaître ce que vous avez vécu, c’est le seul moyen pour que ce vécu maltraitant ne vous hante pas toute votre vie.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire :

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