Archives de catégorie : Questions / Réponses

Je n’ai plus aucune chance de satisfaire mon père !

Question de @pascal :

Mon père attachait beaucoup d’importance à l’effort. Rien n’avait plus d’importance à ses yeux. Aujourd’hui, j’ai peur de réussir, car cela signifierait que je n’ai plus d’effort à faire, donc plus aucune chance de satisfaire mon père.

Mes pistes de réponse :

Vous avez raison, le fonctionnement psychique est retors mais pour ne pas en être la victime, il ne faut pas en être pas dupe.

Dans votre soumission à devoir satisfaire votre père vous devez absolument faire des efforts (c’est ce qu’il vous a appris), en bon fils de votre père, vous assimilez donc toute réussite à l’effort.
Vous faites ainsi vraisemblablement partie de ces gens qui trouvent « courageuses », des personnes qui réussissent alors même qu’elles font simplement ce qu’elles ont le désir de faire.
Vous ne savez pas encore (vous ne l’avez pas vécu dans votre expérience personnelle) qu’il est possible de prendre soin de ses désirs en les traitant avec amour et délicatesse.
C’est à cette condition que vous parviendrez à réussir sans effort, en apprenant à gagner la confiance de vos désirs.
Le découvrir commence pour vous par mettre en évidence le fait que jusqu’à aujourd’hui vous avez préféré appartenir à votre père plutôt qu’à vous-même.

Peut-être est-il temps pour vous de découvrir ce que vous voulez vraiment ? Vivre une vie soumise aux injonctions de votre père ou devenir vous-même ?
Si vous aspirez à devenir vous-même, il vous faudra apprendre à désobéir à votre père donc affronter votre mauvaise conscience à le faire, pour découvrir que pour réussir vous n’avez qu’à trouver ce qui est important pour vous et non pas pour le petit enfant soumis à son père pour lequel vous vous prenez encore.

Trouvez un thérapeute compréhensif et empathique qui vous accompagnera dans cette démarche.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire :

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Je fuis ma mère qui devient aveugle

Question de @marylene :

Ma mère âgée de 89 ans se plaint énormément car elle voit de plus en plus mal. Autour d’elle je vois diverses réactions, il y a ceux qui essaient de la consoler, ceux qui en ont marre et qui essaient de lui montrer qu’il y a bien plus malheureux qu’elle.

Quant à moi c’est plutôt la fuite, écouter une histoire, ne surtout jamais ouvrir les vannes en demandant « comment ça va ? »

Que faire ?

Mes pistes de réponse :

Ceux qui essayent de consoler votre mère ont un point commun avec ceux qui veulent lui montrer qu’il y a plus malheureux qu’elle : dans les deux cas, parce qu’ils ne l’acceptent pas telle qu’elle est, ils essayent de la changer – vainement – puisqu’elle est la seule à pouvoir y parvenir.

Votre mère est la seule à pouvoir faire peu à peu le deuil de sa vue, tant qu’elle exprime son refus de ce que les choses se déroulent comme elles se déroulent pour elle, elle se condamne à souffrir.

Peut-être – et c’est une hypothèse – est-il simplement difficile pour vous de l’écouter se plaindre parce que cela active chez vous votre impuissance à la soulager ?

Auquel cas les plaintes de votre mère seraient une opportunité pour vous de rencontrer votre propre impuissance pour l’accepter et par là-même – faisant la différence entre ce qui dépend de vous et ce qui ne dépend pas de vous, de saisir l’opportunité de découvrir ce qu’il vous est possible de faire pour elle ? Par exemple lui prêter vos yeux en lui lisant de temps en temps un livre qui pourrait lui plaire ?

Sinon je présume que vous avez opté pour l’attitude la plus sage en vous y prenant de manière à ne pas courir le risque d’ouvrir les vannes comme vous dites, puisque vous savez que vous pourriez vous retrouver facilement submergée.

Faire au mieux, c’est trouver un équilibre entre vous et elle qui ne soit ni trop douloureux pour elle, ni trop douloureux pour vous !

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Pourquoi n’ai-je jamais été amoureuse ?

Question de @virginie :

À 43 ans, je n’ai jamais été amoureuse alors que je suis de nature passionnée.

Ai-je un problème ?

Mes pistes de réponse :

A la mitan de votre vie – comme de nombreuses personnes – vous vous interrogez sur vous-même.
Le simple fait que vous vous posiez la question de savoir si vous avez un problème laisse à penser que vous en avez un.
Un être sans problème donc insouciant, en équilibre avec lui-même, ne pense a priori pas en avoir un.

Votre question laisse croire que rétrospectivement vous auriez aspiré à être amoureuse, auquel cas pourquoi ne l’avez-vous jamais été ? Auriez-vous vécu un traumatisme particulier qui vous en aurait empêchée ?

Beaucoup de personnes vivent dans la peur donc le manque d’audace pour elles-mêmes ; même de nature passionnées, elles se contraignent à « ne pas vivre », elles sont en réalité inhibées sans le savoir.
Tomber amoureuse vous aurait obligée à consentir à relâcher vos défenses pour vous ouvrir – enfin – à votre désir de vivre. Savez-vous pourquoi vous auriez du mal à relâcher vos défenses ?
Vous êtes la seule à savoir pourquoi vous avez renoncé au défi de ne pas vivre prudemment depuis toutes ces années.

Il est cependant possible que votre prise de conscience fasse pour vous – aujourd’hui – office de déflagration capable de vous permettre de mordre soudainement la vie à pleines dents ?

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Mon petit-fils s’est perdu, comment l’aider ?

Question de @martine :

Mon petit-fils s’est perdu, comment l’aider ?

Théo a vécu douloureusement la séparation de ses parents à 8 ans. Extrêmement gâté, sans trop de discipline il est devenu à 17 ans un ado rebelle, déscolarisé sans projets, en conflit avec son beau-père (un petit frère est né) vivant plus ou moins en marge de sa famille, avec fréquentations douteuses (+ cannabis).

Sa maman a perdu tout contrôle sur lui.

Mes pistes de réponse :

Votre partage montre à quel point – depuis sa naissance ou presque – votre petit-fils est balloté par des adultes qui n’ont pas vraiment su prendre soin de lui.

La vie est cruelle en ce sens qu’on récolte toujours ce que l’on sème. Votre petit fils trop gâté (aimé de façon dysfonctionnelle c’est-à-dire aimé par des parents qui songeaient plus à eux qu’à lui), se perd à travers ce qu’on lui a laissé croire qu’il était et se prend aujourd’hui pour un roi rebelle. Remplacé par un petit frère, il est en conflit avec son beau-père et n’a plus de repères, sa propre mère est elle-même dépassée et ne sait plus comment s’y prendre avec lui, il le sent, s’éloigne de ceux par qui il devrait se sentir aimé, il cherche donc et trouve sa propre valeur là où il peut : à travers des fréquentations marginales et douteuses. Dans un tel contexte, vous pouvez être certaine qu’il utilise inconsciemment le cannabis pour fuir sa vie douloureuse et sans repères.

Si vous voulez l’aider, commencez par lui faire sentir que vous ne le jugez pas quoi qu’il fasse où quoi qu’il ait fait (il ne contrôle lui-même rien de sa propre vie ou si peu, il fait comme il peut pour survivre à toutes sortes de souffrances et de difficultés liées à ce qu’il se sent être.) Donc pas de chantage à l’amour ni de leçons de morale inutiles car – n’étant pas en estime de lui-même – il ne pourrait pas les entendre et les retournerait contre lui-même et contre vous en vous jugeant négativement à son tour.

Par contre si vous réussissez à lui faire sentir que vous ne le jugez pas, en même temps que de porter sur lui un regard inconditionnellement bienveillant, vous créerez avec lui un lien spécifique qui deviendra petit à petit réciproque et – même si ce peut être assez long – la rencontre se fera.

Souvenez-vous de continuer de créer un lien d’amitié avec lui quoi qu’il fasse.

Dans ce tableau plutôt sombre, il faut qu’il ressente sa grand-mère comme une personne déterminée à le comprendre par-delà ses frasques. Un adolescent réellement éclairé par l’amour de ses grands-parents – pas par leurs conseils, injonctions ou plaintes – peut faire des bêtises, il ne peut pas sombrer. Il vous faut donc vous-même être suffisamment solide par rapport à ses « bêtises » pour garder le cap de votre confiance en lui malgré elles.

Nous vivons dans un monde dans lequel beaucoup d’adultes perdent tout contrôle sur leurs enfants qui, se sentant abandonnés, sont seuls et se perdent à leur tour avec leurs pairs qui leurs offrent l’attention qu’ils ne trouvent plus chez leurs parents depuis longtemps (on estime que 68% des parents ne parlent pas à leurs enfants et n’évoquent donc jamais avec eux ce qu’ils ont fait dans la journée).

Peut-être qu’à force d’avoir compris qu’ils ne devraient pas être toxiques pour leurs enfants, certains parents perdent toute confiance en eux-mêmes et en leur rôle, arrivant ainsi à délaisser leurs enfants pour les abandonner à des pairs eux aussi perdus ? C’est ainsi que les enfants se regroupent en bandes ou en gangs, transformés en racailles par le regard que certains portent sur eux, ils s’y conforment et peuvent devenir criminels.

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Mon fils ne m’invite pas, je serai seule à Noël…

Question de @marie :

Ce Noël mon fils ne m’invite pas et je resterai seule pour Noël ce qui n’a jamais été le cas donc je ne verrai pas mes petits enfants que je vois seulement si je me déplace car ils sont loin. Comment faire pour garder l’amour de ses enfants quand on vieillit et pouvoir voir ses petits enfants quand les parents se ferment à vous sans raison ?

J’ai toujours donné, élevé seule mes enfants.

Comment réagir ?

Mes pistes de réponse :

Il vous faut d’abord comprendre que se morfondre n’est jamais bon, car plus vous tomberez dans la victimisation et la pitié pour vous-même, plus vous souffrirez. (Le moteur de la souffrance est la victimisation et le repli sur soi.)

Comme alternative à la pitié de soi, je vous propose la réflexion, l’ouverture du cœur, puis l’action.

Comment s’y prendre pour garder l’amour ? La réponse est simple : nous ne pouvons recevoir que parce que nous donnons. Cela signifie que le moyen – en votre pouvoir – le plus sûr pour que votre fils s’ouvre à vous, c’est de vous ouvrir à lui (et comprenez que ce sera d’autant plus difficile pour vous que vous pensez de bonne foi lui avoir toujours tout donné). Il vous faut donc découvrir ce qui vous empêche de donner ce que votre fils veut recevoir de vous. Donner, c’est non pas donner ce que nous donnons volontiers, mais donner ce que nous sentons que l’autre demande (et que nous n’avons peut-être pas envie de donner), afin que l’autre le reçoive, ce qui n’est pas du tout la même chose.

Notre résistance à donner est souvent liée à notre désir de toute puissance (notre négativité), qui nous empêche de nous ouvrir à l’autre tel qu’il est. Or le meilleur moyen d’obtenir ce que nous voulons de l’autre est de commencer par nous adapter à lui.

C’est votre cœur de mère qui souffre qui pense que votre fils se ferme à vous « sans raison ». Si vous osez sortir de la manière dont votre souffrance filtre les choses, vous découvrirez qu’il y a nécessairement une cause à la fermeture et à l’incompréhension de votre fils. Une personne qui se ferme a toujours une raison à elle de se fermer, (elle se sent le plus souvent blessée et incomprise), et c’est cette raison qu’il vous faut mettre au jour pour pouvoir vous y adapter et ainsi pouvoir à terme, réaliser votre vœux le plus cher.

Plus vous tenez à vos raisons de souffrir (moins vous en démordez), plus la relation se durcira et moins vous aurez de chances de voir vos petits enfants à Noël, l’an prochain. A contrario moins vous obéissez à la part de vous qui souffre et se referme, plus vous vous ouvrez à votre fils, plus vous comprendrez qu’il a « ses raisons à lui », d’agir comme il agit. (Ses raisons à lui signifie ses raisons qui ne vous regardent pas parce qu’il ne vous appartient plus, et que l’aimer tel qu’il est vous demande de vous adapter à lui.)

C’est à cette condition que vous permettrez à l’énergie de circuler de façon fluide entre vous et lui. La relation étant apaisée, vous aurez mis toutes les chances de votre côté de pouvoir être invitée par lui, donc de pouvoir raisonnablement espérer passer le prochain Noël en compagnie de vos petits enfants.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire :

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Je me sens victime, pas légitime, ça me rend triste

Question de @kriss :

Il y a de nombreuses circonstances ou je me sens victime, pas légitime, ce qui me rend triste. J’ai beau accueillir ce sentiment et souhaiter le traverser pour trouver la quiétude, je ne sais pourquoi je n’y parviens pas… peut-être ne dois-je pas « vouloir » trouver la quiétude et que c’est elle qui me trouvera ?

Mes pistes de réponse :

Ce n’est pas tant votre aspiration à la quiétude qui est problématique (elle est légitime), que la manière dont vous vous y prenez pour y parvenir.

A vous lire, j’ai le sentiment que votre émotion de tristesse est la conséquence de la manière dont vous refusez de vous sentir victime en vous jugeant de l’avoir été.

C’est certainement le plus difficile pour une personne qui a été la « victime » d’une autre, d’en convenir en le reconnaissant, et pourtant ce qui s’est passé s’est passé.
Il va vous falloir parvenir à envisager que par définition une victime n’a rien fait de mal.

C’est donc en prenant appui lucidement sur ce qui s’est passé (en le reconnaissant plutôt que de courir le risque de vous infliger une double peine en en ayant honte), que vous parviendrez petit à petit à traverser complètement votre sensation d’avoir été une victime, sans plus ressentir le besoin de vous juger.

C’est après avoir traversé cette sensation que vous parviendrez à trouver l’équilibre et la quiétude. A contrario, tant que le fait d’avoir été victime vous fait réagir en vous rendant triste, vous entretenez inconsciemment votre blessure qui ne pourra donc pas cicatriser.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire :

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Ma petite fille est désagréable avec son frère

Question de @pascal :

Ma petite-fille de trois ans et demi est très désagréable avec son frère, de deux ans son cadet. Elle lui vole ses jouets, lui bloque le passage quand il veut aller quelque part, le pousse… Ses parents ne semblent pas s’inquiéter de cette attitude.

Est-ce que je peux faire quelque chose ?

Mes pistes de réponses :

Votre question est très pertinente, il faut tout mettre en œuvre pour éviter le traumatisme possible de l’aîné à la naissance de son petit frère ou de sa petite sœur.

Je connais des parents conscients qui – à la naissance de leur second – avaient pris soin que le bébé ne soit pas présent au moment des retrouvailles (après l’accouchement) de la mère avec son aîné. Ce n’est qu’après un temps laissé à ces retrouvailles que le nouveau né – qui avait été confié à un proche – a été présenté à l’aîné en pleine relation avec sa mère.

De même ils s’étaient arrangés pour que la naissance du second soit une occasion non pas de couvrir de cadeau le nouveau né qui n’en avait que faire (comme ça se fait habituellement de manière parfaitement inconsciente), mais l’aîné qui a pu ainsi associer sa propre joie à celle de la naissance du second.

Votre petite fille est vraisemblablement très jalouse de son petit frère, elle se ressent douloureusement détrônée depuis sa naissance et ne manque pas une occasion de se faire justice en cherchant à éliminer celui qui n’est pour elle qu’un intrus.

Le pouvoir d’un grand-père est immense puisque vous êtes dans une position privilégiée pour tout mettre en oeuvre afin de réparer son traumatisme. Ne pas intervenir ouvertement contre elle au profit de son petit frère dans les situations qui vous apparaissent comme injuste pour lui, mais a contrario vous y prendre d’une manière suffisamment ingénieuse et habile avec votre petite fille pour qu’elle se sente en quelque sorte « réhabilitée » dans sa place, reconnue et comblée.

Pour pouvoir trouver une relation équilibrée à son petit frère, votre petite fille a besoin de recevoir davantage d’amour, de patience et de reconnaissance.

Tout cela en gardant à l’esprit que c’est à ce prix que son petit frère trouvera la paix dans sa relation à sa grande sœur.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire cette si éloquente histoire :

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Comment motiver mon fils de 20 ans ?

Question de @slolelll :

Comment aider mon fils de 20 ans à reprendre l’école, travailler. Comment le motiver ? Bac en 2019 et depuis il attend que le temps passe. Intérim, petits boulots, mission locale, pôle emploi, pas de concrétisation !

Pour nous de le voir dériver, vivre la nuit, dormir la journée n’est plus possible. Je ne sais plus quoi faire et dès que je le conseille, on se dispute.

Mes pistes de réponse :

J’entends à quel point il vous sera sans doute difficile de ne pas partir de votre révolte et de votre indignation à voir les comportements de votre fils que vous jugez inappropriés.

Comme vous l’exprimez si bien, le voir dériver n’est plus possible « pour nous » sa famille.

Tant que vos remarques partent de ce « pour nous », vous vous condamnez à la dispute : c’est et ça restera « vous » contre « lui ».

Or si vous voulez vraiment « aider votre fils », si vous cherchez à entrer en communication avec lui, il va vous falloir établir un pont entre vous et lui, ou plus exactement il va vous falloir faire en sorte qu’il ressente ce pont que vous allez essayer d’établir entre vous et lui.

Pour qu’il ressente ce pont (donc pour qu’il ressente le besoin de s’ouvrir à vous), il ne vous faut pas partir de vos jugements sur lui, mais partir de lui et de l’amour et de la compréhension que vous avez pour lui.

Votre fils est adulte et majeur maintenant, ne doutez pas que ses comportements ont un sens qui expriment vraisemblablement ses difficultés et ses souffrances à entrer dans la vie telle qu’il la ressent, et cela même si ses comportements vous font passer des nuits blanches entières.

N’oubliez jamais, votre fils ne vous appartient pas, il est « un autre » qui appartient au monde de demain, le seul moyen qu’il ne se cabre plus à vous entendre, c’est pour vous de réussir à lui faire sentir que vous avez radicalement changé dans votre relation à lui (donc que vous ne le jugez pas.)

C’est à cette condition qu’il s’ouvrira peut-être et que se sentant entendu et aimé par vous, il parviendra à vous entendre.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire : Ma fille de 14 ans en est à sa 3ème tentative de suicide…

Pourquoi j’aime un pervers narcissique ?

(ou Le piège de la fausse compassion)

Question posée par Sophie :

Je viens de vivre une relation avec un homme pervers narcissique (diagnostic posé par un professionnel). J’ai lu votre article sur la compassion… Comment ne pas se mettre en danger en voulant être dans la compassion avec des personnes présentant ce trouble ? J’ai aimé et j’aime encore cet homme, mais j’ai beaucoup souffert…

Mes pistes de réponse :

À la question : « Comment ne pas se mettre en danger avec un pervers narcissique ? » il existe une réponse très simple : en se séparant de lui dès que vous identifiez que c’est un pervers narcissique.
Seulement votre question n’est pas exactement celle-ci.
Précisément, vous me demandez comment ne pas vous mettre en danger avec une personne diagnostiquée pervers narcissique et avec laquelle vous vous sentez liée par un devoir de compassion.
Les choses deviennent alors beaucoup plus complexes. Comment pourriez-vous à la fois chercher à le quitter et penser devoir rester avec lui ?

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Mon fils est diagnostiqué Asperger

Question de @eka :

Mon fils de 36 ans a fait un burn out, il a été suivi par un psychiatre et une psychologue qui ont posé sur lui le diagnostic autiste Asperger.

Mon fils a suivi une scolarité normale il est ingénieur. Je n’ai jamais rien remarqué de tel dans son comportement.

Depuis il s’est éloigné de moi ne donne plus de nouvelles lui-même. Il ne répond plus au téléphone ou alors par texto.

Mes pistes de réponse :

À mon avis le danger serait de faire une histoire personnelle du diagnostic établi sur votre fils.

Pendant longtemps, beaucoup de personnes ont grandi alors qu’il n’y avait pas encore eu de recherches sérieuses et organisées sur l’autisme ; d’autre part une personne Asperger léger peut facilement passer inaperçue au cours de son enfance et de son adolescence.

Par contre il est probable que la détection d’un syndrome d’Asperger chez votre fils qui faisait un burn out lui permette d’expliquer les causes de certains de ses comportements qu’il ne pouvait pas s’expliquer auparavant (maladresse sociale, propension à la solitude, évitement du contact visuel, intérêt obsessionnel pour une activité particulière, difficultés d’adaptation à ce qui est nouveau, etc.)

Comprenez que permettre à votre fils de mieux se comprendre lui-même est certainement une opportunité pour lui de s’appréhender avec empathie en même temps que d’améliorer ses compétences sociales.

Tout cela pour vous dire que votre fils a vécu un profond bouleversement dans la compréhension qu’il a de lui-même, et qu’il va vous falloir à votre tour faire un grand effort de compréhension dans la manière dont vous allez l’appréhender.
Comprendre le fonctionnement spécifique de votre fils autiste, c’est donc ne pas vous laisser décourager par ce diagnostic soudain. Ne restez pas isolée, renseignez-vous : il existe des groupes de parole et de soutien destinés aux parents des personnes autistes.

Pour aller plus loin, vous pouvez faire le test : 

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Pourquoi j’ai des envies de meurtre ?

Question de @coucou :

Que signifie le fait d’avoir des envies de meurtre à l’égard de ses géniteurs quand on a soi-même atteint l’âge de 60 ans ?

J’ai déjà ma petite idée.

Mes pistes de réponses :

Bien sûr que vous avez déjà votre petite idée, vous vous doutez que vos pulsions ne tombent pas du ciel, puisqu’elles sont la conséquence de ce que vous avez vécu dans votre histoire et en particulier dans votre enfance.

Vos envies de meurtre vous mettent à l’épreuve de votre culpabilité et de votre mauvaise conscience qu’il va vous falloir affronter.

À partir de ce travail, vous allez pouvoir vous questionner, quoi que vous en pensiez, quelles qu’ont pu être les horreurs que vous avez pu vivre dans votre relation avec vos géniteurs. Est -il juste pour vous de tolérer indéfiniment d’être la proie de pulsions dont l’origine ne vous appartient pas.

Comme n’importe quelle autre personne, il est juste que vous aspiriez à l’amour et à la paix, vous avez le droit de ne plus devoir crier la nuit à l’occasion de vos cauchemars. Cela passe certainement par la mise au jour de vos pulsions de meurtre à l’égard de vos géniteurs.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire :

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Doit-on prendre sur soi pour faire plaisir à l’autre ?

Question posée par Lysiane :

Je côtoie une personne qui est toxique pour moi et je ne voudrais plus la voir. J’ai supporté son caractère critique pendant des années, j’ai fait des efforts, mais malgré ses sourires je sais qu’elle manque d’empathie et n’a que faire des autres. Je suis perturbée. Seulement c’est l’épouse de l’ami de mon mari, 50 ans d’amitié.

Que faire ?

Mes pistes de réponse :

Dans la vie, il y a des situations difficiles mais il n’y a pas de situations inextricables, et le drame c’est de faire d’une situation difficile une situation inextricable.

Il est d’autant plus important de comprendre cela que le fait de croire qu’une situation est inextricable nous condamne à la maltraitance contre soi-même. En croyant ne pas pouvoir choisir, vous vous condamnez à tolérer une situation intolérable pour vous.

Il vous faut donc partir de là où vous êtes. Qu’est-ce qui peut être toléré par vous ? Qu’est-ce qui ne peut pas être toléré ?

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Qu’est-ce que l’amitié ?

Question de @marie :

Y a-t-il plusieurs niveaux dans l’amitié ?

Je peux être amie de X mais davantage amie de Y même si les deux savent les mêmes choses de moi ?

Peut on avoir beaucoup d’amis et dire qu’ils sont identiquement amis avec moi, au niveau de l’affectif, de l’envie d’être avec, du désir de se voir, passer du temps ensemble. Quand j’étais jeune, j’avais 4 amies proches et l’une d’entre elle était ma « meilleure amie ».

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