Je me sens victime, pas légitime, ça me rend triste

Question de @kriss :

Il y a de nombreuses circonstances ou je me sens victime, pas légitime, ce qui me rend triste. J’ai beau accueillir ce sentiment et souhaiter le traverser pour trouver la quiétude, je ne sais pourquoi je n’y parviens pas… peut-être ne dois-je pas « vouloir » trouver la quiétude et que c’est elle qui me trouvera ?

Mes pistes de réponse :

Ce n’est pas tant votre aspiration à la quiétude qui est problématique (elle est légitime), que la manière dont vous vous y prenez pour y parvenir.

A vous lire, j’ai le sentiment que votre émotion de tristesse est la conséquence de la manière dont vous refusez de vous sentir victime en vous jugeant de l’avoir été.

C’est certainement le plus difficile pour une personne qui a été la « victime » d’une autre, d’en convenir en le reconnaissant, et pourtant ce qui s’est passé s’est passé.
Il va vous falloir parvenir à envisager que par définition une victime n’a rien fait de mal.

C’est donc en prenant appui lucidement sur ce qui s’est passé (en le reconnaissant plutôt que de courir le risque de vous infliger une double peine en en ayant honte), que vous parviendrez petit à petit à traverser complètement votre sensation d’avoir été une victime, sans plus ressentir le besoin de vous juger.

C’est après avoir traversé cette sensation que vous parviendrez à trouver l’équilibre et la quiétude. A contrario, tant que le fait d’avoir été victime vous fait réagir en vous rendant triste, vous entretenez inconsciemment votre blessure qui ne pourra donc pas cicatriser.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire :

© 2022 Renaud Perronnet. Tous droits réservés

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5 Commentaires
Chris

Bonjour,

J’y vois beaucoup plus clair, votre réponse me permet d’avoir une nouvelle compréhension de la situation et j’en ressens une véritable joie intérieure.

Merci,
Bien à vous

Kriss

Bonjour, Je repense souvent à votre réponse mais en ne sachant pas trop comment je dois avancer sur le mot de “victime” d’où ma question : “comment “savoir” si j’ai été ou suis réellement une victime lorsque mon entourage (mère, soeur et restant de la famille), en apparence ne comprend pas mon malaise et a tendance à penser que c’est mon “caractère” qui est ainsi, que je suis née avec un fort et mauvais caractère … que je suis “un peu spéciale”. Cela n’a pas été dit clairement mais bien insinué, et comme je les vois tous, autour de moi… Lire la suite »

Kriss

Bonsoir,
Merci encore pour votre réponse.

Je comprends qu’il ne convient pas seulement de vouloir traverser son sentiment de tristesse mais le ressenti d’avoir été une victime afin de trouver la quiétude derrière la couche d’émotion.
Le souci pour moi doit sans doute être qu’intellectuellement je pense l’avoir été mais que le ressenti ne vient pas vraiment. Donc j’en déduis qu’un travail de conscience est à faire à ce niveau.
Merci