Archives par étiquette : Solitude

Dois-je obéir à mon besoin de solitude ?

Question de @reveuse :

J’aime ma famille, mes trois filles, deux adolescentes et ma petite dernière ainsi que mon compagnon, leur père avec qui je partage ma vie depuis bientôt 16 ans, nous nous sommes connus adolescents.
Je leur souhaite du bonheur, mais moi c’est comme si je n’arrivais plus à faire partie de l’équation, j’ai un profond besoin de solitude et le cercle familial n’offre pas cela.
Je ne suis pas en accord avec moi-même une partie de moi voudrait être avec eux, profiter avec eux et une autre seule.

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Mon fils ne m’invite pas, je serai seule à Noël…

Question de @marie :

Ce Noël mon fils ne m’invite pas et je resterai seule pour Noël ce qui n’a jamais été le cas donc je ne verrai pas mes petits enfants que je vois seulement si je me déplace car ils sont loin. Comment faire pour garder l’amour de ses enfants quand on vieillit et pouvoir voir ses petits enfants quand les parents se ferment à vous sans raison ?

J’ai toujours donné, élevé seule mes enfants.

Comment réagir ?

Mes pistes de réponse :

Il vous faut d’abord comprendre que se morfondre n’est jamais bon, car plus vous tomberez dans la victimisation et la pitié pour vous-même, plus vous souffrirez. (Le moteur de la souffrance est la victimisation et le repli sur soi.)

Comme alternative à la pitié de soi, je vous propose la réflexion, l’ouverture du cœur, puis l’action.

Comment s’y prendre pour garder l’amour ? La réponse est simple : nous ne pouvons recevoir que parce que nous donnons. Cela signifie que le moyen – en votre pouvoir – le plus sûr pour que votre fils s’ouvre à vous, c’est de vous ouvrir à lui (et comprenez que ce sera d’autant plus difficile pour vous que vous pensez de bonne foi lui avoir toujours tout donné). Il vous faut donc découvrir ce qui vous empêche de donner ce que votre fils veut recevoir de vous. Donner, c’est non pas donner ce que nous donnons volontiers, mais donner ce que nous sentons que l’autre demande (et que nous n’avons peut-être pas envie de donner), afin que l’autre le reçoive, ce qui n’est pas du tout la même chose.

Notre résistance à donner est souvent liée à notre désir de toute puissance (notre négativité), qui nous empêche de nous ouvrir à l’autre tel qu’il est. Or le meilleur moyen d’obtenir ce que nous voulons de l’autre est de commencer par nous adapter à lui.

C’est votre cœur de mère qui souffre qui pense que votre fils se ferme à vous « sans raison ». Si vous osez sortir de la manière dont votre souffrance filtre les choses, vous découvrirez qu’il y a nécessairement une cause à la fermeture et à l’incompréhension de votre fils. Une personne qui se ferme a toujours une raison à elle de se fermer, (elle se sent le plus souvent blessée et incomprise), et c’est cette raison qu’il vous faut mettre au jour pour pouvoir vous y adapter et ainsi pouvoir à terme, réaliser votre vœux le plus cher.

Plus vous tenez à vos raisons de souffrir (moins vous en démordez), plus la relation se durcira et moins vous aurez de chances de voir vos petits enfants à Noël, l’an prochain. A contrario moins vous obéissez à la part de vous qui souffre et se referme, plus vous vous ouvrez à votre fils, plus vous comprendrez qu’il a « ses raisons à lui », d’agir comme il agit. (Ses raisons à lui signifie ses raisons qui ne vous regardent pas parce qu’il ne vous appartient plus, et que l’aimer tel qu’il est vous demande de vous adapter à lui.)

C’est à cette condition que vous permettrez à l’énergie de circuler de façon fluide entre vous et lui. La relation étant apaisée, vous aurez mis toutes les chances de votre côté de pouvoir être invitée par lui, donc de pouvoir raisonnablement espérer passer le prochain Noël en compagnie de vos petits enfants.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire :

© 2022 Renaud Perronnet. Tous droits réservés

Silence et solitude

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Solitude

Quand nous sommes en souffrance (psychologique et/ou physique), quand la souffrance est telle que nous avons l’impression d’être submergés par elle, nous pensons que nous sommes les seuls à sentir les choses comme nous les sentons.

Nous ne sommes – bien sûr – pas les seuls à souffrir mais nous sommes en effet les seuls, ici et maintenant, à ressentir la souffrance comme nous la ressentons.

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Subjectivité

Les personnes qui se penchent sur leur passé essayent souvent maladroitement de se comprendre en tentant de s’imaginer la manière dont leur histoire a pu être déterminante pour elles. Ce faisant, la personne ne voit pas toujours qu’elle s’écarte d’elle-même et de son ressenti. Elle se dit sincèrement qu’il faut qu’elle se mette à la place de celui ou celle qu’elle a été, avec le secret espoir de découvrir quelque chose d’inconnu et de déterminant pour sa propre guérison. Elle ne se doute pas que l’important pour elle est moins son histoire vécue que le vécu de son histoire, autrement dit la manière dont elle a été subjectivement déterminée par cette histoire.

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