S’excuser

Réflexion n° 31 :

Comment expliquer l’attitude apparemment irrationnelle et antisociale de ces personnes qui s’obstinent à ne pas vouloir s’excuser quand elles ont fait une erreur dommageable à autrui, alors que c’est un moyen à la fois simple et efficace de pacifier une relation ?

A la suite de plusieurs expériences en psychologie sociale, le Docteur Tyler Okimoto, de l’université du Queensland (en Australie), a constaté que les personnes qui avaient refusé de présenter des excuses après avoir commis une erreur, vivaient – au moment de leur refus – un important sentiment de puissance et d’estime d’elles-mêmes, donc qu’elles en retiraient un bénéfice psychologique.

Or – contrairement aux apparences – une personne qui ne s’excuse pas quand elle a commis une erreur est une personne qui, parce qu’elle pense qu’elle n’aurait pas dû commettre d’erreur, culpabilise d’en avoir commis une. Mue par un sentiment d’infériorité, elle ne peut pas prendre le risque de reconnaître qu’elle a fait une erreur car, dans sa paranoïa, elle croit que s’excuser serait montrer sa faiblesse.

C’est parce qu’elle se juge inadéquate qu’une personne peut être dans le déni de ses erreurs comme de ses maladresses. A contrario, une personne lucide, un être humain équilibré, juste et vrai dans sa relation à lui-même et aux autres s’assume dans sa nature même d’être humain qui fait des erreurs. Puisqu’il s’assume, il est à l’aise et ne ressent pas le besoin de compenser sa culpabilité par un sentiment de puissance.
N’ayant rien à redouter, il ne se sent pas honteux de commettre des erreurs, il sait qu’il vit dans un monde relatif dans lequel il est faillible, comme tout le monde. Il sait aussi que ses actions ne manqueront pas d’être interprétées par les autres de manières diverses.

Si s’excuser peut n’être que de l’hypocrisie dans un monde de faux semblants, celui qui refuse de le faire ou n’y parvient pas est la proie d’un complexe de supériorité qui le contraint à refuser de voir les choses telles qu’elles sont et à rester dans son illusion.
On peut aussi appeler cela de la fierté mal placée, s’il est vrai que comme le partage Marshall Rosenberg, le père de la Communication Non Violente (CNV) : « La raison pour laquelle les gens ne s’excusent pas, c’est parce que c’est trop difficile pour eux d’affronter ce qu’ils ont fait. »

Si nous parvenons à ressentir cela, il nous sera plus facile de cesser de nous indigner quand les gens ne s’excusent pas alors que nous pensons qu’ils devraient le faire.
Il ne nous viendrait pas à l’idée de nous indigner qu’un aveugle ne puisse pas lire un texte, alors pourquoi s’indigner si notre enfant – qui a commis une erreur – ne s’excuse pas ? Cela ne nous montre-t-il pas simplement qu’il a peur de son erreur ? Pourquoi devrions-nous le juger parce qu’il a peur ?
Dans le milieu professionnel quand il nous arrivera de penser que tout de même c’est insensé que notre collaborateur ne reconnaisse pas simplement ses erreurs, peut-être saurons-nous nous souvenir qu’en réalité cette personne est simplement conditionnée par sa souffrance.

En réalité, s’excuser signifie simplement que nous considérons la relation à l’autre plus importante que notre petit ego qui veut à tout prix paraître supérieur.

© 2014 Renaud & Hélène PERRONNET Tous droits réservés.

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CC BY-NC-SA 4.0 S’excuser par Renaud Perronnet est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'utilisation Commerciale-Partage à l'identique 4.0 .

45 réflexions au sujet de « S’excuser »

  1. Catherine

    Merci pour cette analyse, je me pose cette question, puisque nous en sommes aux excuses, que penser d’une personne qui s’excuse avant de nous balancer une vacherie ?
    Exemple : “Excuse moi de te dire cela, mais… (et la vacherie en question suit ) j’ai du mal à comprendre que l’on puisse s’excuser avant mais alors, la personne est elle consciente qu’elle va blesser ? Et alors, pourquoi le faire ?
    Bonne journée

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Cherche-t-elle à souffler le chaud et le froid pour vous manipuler ou est-elle simplement inconsciente de sa maladresse ? Il faudrait connaitre la relation pour savoir ?

      Répondre
      1. Catherine

        Merci pour votre réponse, ce n’est pas première fois qu’elle se sert de cette formule, j’ai l’impression que son ” excuse moi, mais” est placé comme un bouclier devant elle avant de lancer la vacherie, comme si s’excuser avant pouvait permettre d’envoyer à la tête de l’ autre tout le fiel que l’on a envie de déverser. C’est ma fille qui a ce comportement, je ne le comprends pas.

        Répondre
        1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

          Oui, c’est sans doute un bouclier pour se protéger elle parce qu’elle a peur. Mais enfin, si vous êtes sa mère, ne savez-vous pas pourquoi elle a un tel ressentiment mêlé de crainte vis-à-vis de vous ?

          Répondre
            1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

              Le mépris sert à mettre de la distance avec les personnes que nous craignons.
              Alors pourquoi ne pas lui parler “à coeur ouvert” et lui demander ce qu’elle vous reproche ?

              Répondre
    2. GUILLEMOT

      Bonjour, je voudrai un avis extérieur relatif à la relation que j’entretiens avec ma mère.
      J’ai 23 ans aujourd’hui, et il m’arrive encore d’avoir de grosses disputes houleuses entre ma mère et moi se finissant par des crises de cris et de sanglots des deux côtés.
      Etant petite, ma mère ne s’est jamais excusée, même quand elle était en tort, je ne l’ai jamais vu s’excuser ce qui me rendait folle , je retournais dans mon esprit sans cesse la situation afin de savoir si c’était moi qui avait mal agit ou si c’était elle, me laissant bien souvent en suspend. Afin de calmer les tensions, je finissais toujours pas m’excuser même quand ce n’était pas de ma faute, ou quelques jours après, elle me reparlait comme si’il ne s’était rien passé. Je me suis toujours démenée pour lui plaire, et lui montrer que je l’aimais et gagner également son amour.
      Aujourd’hui je suis partie faire mes études depuis 4 ans et je vis seule dans mon appartement, néanmoins je suis rentrée pendant les vacances, pour revoir ma mère que je n’avais pas vu depuis 2 mois. Au début tout se passait bien, et de fil en aiguille nous nous sommes disputées, car elle me reproche de ne pas souvent venir la voir, que je ne dois pas aimer la voir, qu’il n’y en a que pour les copines etc.. ( de pire en pire depuis qu’elle commence à prendre de l’âge) ce qui me fait beaucoup de peine car je n’aime pas qu’elle pense ces choses là. S’ensuit l’ensemble du discours habituel ” mes enfants sont ingrats, je vais de désillusions en désillusions, je n’ose pas imaginer comment je serai traitée à 70 ou 80 ans, moi qui me suis sacrifiée pour vous ,qui ait tout donné , je vais finir par chopper une merde par votre faute…” ( il est vrai que ma mère nous a élevée seule , avec 4 enfants et un travail de nuit à l’hopital à temps plein ) . Il semblerait selon elle qu’elle soit mon ” défouloir” lorsque je viens la voir, sous prétexte que je grignote,cela veut dire que je ne suis pas bien quand je viens la voir. Bref, cela me peine car elle se rend malade toute seule, et lorsqu’elle se met à pleurer, je me sens si mal car j’ai l’impression que je lui fais du mal, j’ai l’impression d’être face à une petite fille qui souffre d’un énorme manque d’amour et que c’est de ma faute . Cette dispute m’a beaucoup affectée, je suis rentrée plus vite que prévu chez moi suite à la dispute, mais même aujourd’hui quand elle a tort elle ne l’admet pas et prétend que c’est moi qui suis méchante avec elle . Ayant connu étant petite une relation incestueuse avec un membre de sa famille, et ayant cru que c’était de sa faute pendant de nombreuses années, j’en viens à me demander si ce n’est pas cette situation qui la pousse toujours à vouloir se mettre en situation de victime et que reconnaître ses torts est trop difficile pour elle, que cela lui fait mal, et que par conséquent nier sa part de responsabilité et faire des excuses semblent impossible.A l’entendre, elle ne fait jamais rien de travers. Lorsque je lui dis cela, elle me dit qu’elle va très bien depuis longtemps et que ce problème est réglé, mais je n’en suis pas certaine. Je ne supporte plus de culpabiliser sans arrêt, d’être triste à l’issue de ces disputes, de me dire qu’elle est malheureuse car je l’aime plus que tout. Elle a fait beaucoup de choses pour nous , s’est démenée, j’en suis consciente, et je l’a remercie du mieux que je peux, mais elle ne filtre que les choses négatives, comme si tout ce que nous avions fait de positif pour elle ne comptait pas. J’aimerai avoir un avis extérieur sur cette situation, afin de pouvoir gérer au mieux mes réactions, et de l’aider à aller mieux, et par la même occasion à aller mieux moi même. Je ne lui jette pas la pierre, car même si beaucoup de ses comportements et attitudes d’autrefois ont eu des répercussions sur mon état psychologique, je pense qu’il faut qu’elle travaille sur le sien afin que je puisse également travailler sur le mien. Je pense que mon état dépressif ayant commencé depuis petite et traité au fur et à mesure ainsi que l’ensemble de mes troubles alimentaires ont une certaine liaison avec ma mère, bien qu’elle ait fait du mieux qu’elle a pu. Vraiment, j’aimerai vos conseils , je n’arrive pas à comprendre ce qui cloche, mais je sais que quelque chose ne va pas dans cette situation.
      Cordialement

      Répondre
      1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

        Il est en effet normal qu’une petite fille qui a besoin de l’amour de sa mère pour survivre fasse tout son possible pour lui plaire et gagner son amour.
        Aujourd’hui, vous avez 23 ans, vous n’êtes plus une « petite fille » et pourtant une part de vous même s’identifie encore à ce personnage révolu. C’est donc la « petite fille » en vous qui souffre quand sa « maman » lui fait des reproches, c’est la « petite fille » qui a de la peine et qui aimerait que tout cela change pour se sentir enfin aimée « telle qu’elle est ».
        Parallèlement à cela, je suis sûr que l’adulte en vous comprend tout à fait que certains comportements toxiques de sa mère proviennent de son immaturité à elle et qu’il ne pourra rien y changer. Un parent qui se plaint de l’ingratitude de ses enfants, inverse les rôles (même s’il ne le sait pas), entre lui et ses enfants.
        Bien sûr que cela vous peine (puisque vous aimez votre mère) et quand elle se met à pleurer devant vous, vous culpabilisez comme si les enfants devaient devenir les parents de leurs parents. Oui vous avez la lucide impression d’être « devant une petite fille qui souffre d’un énorme manque d’amour », sauf que ce n’est pas de votre faute puisque vous êtes sa fille (ce sont les parents qui doivent donner de l’amour à leurs enfant pour leur permettre de s’épanouir et non l’inverse.)
        Internet n’est pas le lieu pour explorer davantage les conséquences de la relation incestueuse que vous avez subie avec un membre de votre famille. Quand vous partagez qu’il faudrait que votre mère travaille sur elle pour que vous puissiez travailler sur vous, je pense que vous vous trompez : vous avez le droit de comprendre enfin les causes de votre état dépressif même si votre mère ne fait aucun travail sur elle-même. Pour ce faire je ne peux que vous conseiller d’entreprendre un travail de connaissance de vous-même, une psychothérapie. Je suis d’accord avec vous, votre état dépressif et vos troubles alimentaires sont certainement en relation avec votre mère comme avec votre vécu d’inceste.

        Pour aller plus loin, je vous invite à commencer par lire :
        Pourquoi un travail thérapeutique ?
        L’identification à son enfant intérieur

        Et à faire le test :
        Êtes-vous adulte ou fusionnel dans la relation à vos parents ?

        Répondre
  2. petrich

    Bonsoir
    En tant que professeur de yoga du rire et sophrologue le fait de s’ excuser c’est déjà entrer dans une logique positive et humaniste. Etre authentique pour une relation claire et franche me rend service depuis 54 ans…s’ excuser c’est respecter l’autre en face de soi…lui renvoyer par un authentique pardon le fait qu’il fait partie de ma race celle des humains…j’ajoute que je m’excuse auprès des animaux et des objets quand je suis maladroite.
    Joyeusement!
    Sophie.

    Répondre
  3. lou

    Très intéressant article. J’ai mis de la distance avec une personne qui a ce profil, mon corps avait compris avant moi. J’étais de plus en plus mal à l’aise face à elle, çà ne pouvait plus durer, j’ai décidé de me faire confiance et d’essayer de comprendre ce qui m’arrivait…j’ai plongé dans le passé, et j’ai tout relu differement ! j’ai découvert le vrai visage de cette personne ! Elle n’a jamais accepté ce que je suis ! elle l’a reconnu ! me suis découverte aussi, sutout dans ce que je ne voulais plus. Je suis allée lui dire mon ressenti sans l’accabler, lui ai fait part de mon intention de mettre de la distance car j’ai besoin de plaisir et de partage sincère en amitié. De marbre elle est restée, , je la plains de tout mon coeur !!!! j’ai eu tant de mal à reconnaitre cette situation, tant de mal à l’admettre, je n’ai pas eu un mot de “reconnaissance”, Je ne regrette rien pourtant car j’ai été sincère et vraie, quand à elle, elle doit me considérer comme “faible” car j’ai fait ce qu’elle est incapable de faire: exprimer l’émotion. 6 mois sans la revoir, maintenant elle me fait savoir par personne interposée que je lui manque !!!!!!!!! incroyable !! elle souffre c’est certain mais elle a fait des dég^ts ! pour avancer il lui faudrait reconnaitre sa part sombre, un jour peut être, çà sera sans moi !!

    Répondre
  4. Marie

    En fait pour s’excuser, il faut accepter de ne pas être parfait et de parfois décevoir les autres, ce qui n’est pas toujours évident. Quand les enfants ne s’excusent pas je pense qu’ils ont peur qu’on ne les aime pas avec leurs défauts.

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Oui, s’excuser c’est découvrir pour qui nous nous prenons !
      Je suis d’accord avec vous le plus souvent les enfants ont peur et ils n’ont malheureusement pas tort d’avoir d’avoir peur quand nous les jugeons, plutôt que de les aimer.

      Répondre
  5. diara

    Bonjour, en lisant votre article j’ai pensé à ma mère, qui ne s’excuse presque jamais ou alors avec beaucoup de désinvolture, minimisant ses torts. L’autre jour on s’est disputé. J’avais commencé en lui reprochant ses erreurs à mon encontre , puis me ravissant et culpabilisant quand à mes reproches , je me suis excusée, reconnaissant que j’étais dure avec elle. Elle a ignoré mes excuses et à continué à me faire ses reproches , a me dire combien j’avais raté ma scolarité entre autres, malgré ses bons conseils. Je l’ai stoppée : “Eh, t’as entendu, je me suis excusée la.” Elle a continué à m’ignorer : “Oui,mais …blablabla reproches…”
    Ça m’a beaucoup énervée, déçue, d’ailleurs j’ai lâché l’affaire, mettant fin à cette conversation stérile.
    Pourriez vous m’éclairer sur ce comportement de négation et ignorance de la réponse de l’autre ? Elle fait ça souvent d’ailleurs, mais j’ai mis du temps à le remarquer. Merci d’avance.

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      C’est être émotionnellement intelligent que de lâcher l’affaire comme vous dites, dans un pareil contexte. Le comportement de celui qui ignore les excuses de l’autre est certainement très narcissique et dominateur.
      Il est intéressant pour vous de voir que vous culpabilisez quand vous parlez à votre mère alors même qu’elle ne se remet pas en cause…
      Voudriez-vous faire ce petit test :
      Etes-vous adulte ou fusionnel dans la relation à vos parents ?

      Répondre
  6. COMCEL

    Bonjour,
    J’ai fait des excuses aujourd’hui à une personne à qui je tiens et avec qui me suis montrée maladroite lors de notre rupture. J’ai focalisé sur mes problèmes à moi, lui ai reproché des choses sans tenir cas de ses souffrances à lui. Il rencontrait lui aussi des soucis avec sa famille qu’il m’a expliquées lorsque j’ai souhaité rompre. Je me rends compte que j’aurais du retarder la rupture car il a toujours été présent pour moi dans les moments difficiles. Et c’est ce qu’il m’a reproché et qu’il s’était trompé sur la personne que j’étais vraiment. Ma réaction première a été évidemment le rejet et la colère puis après avoir pris du recul quelques jours, je me suis rendu compte que j’avais des tords, que j’aurais du l’écouter au lieu de lui parler de mon incapacité à gérer ma relation. IL ne veut plus entendre parler de moi mais je lui ai quand même envoyé un message pour m’excuser auprès de lui. Je lui ai dit que je regrettais de ne pas avoir été à la hauteur et que j’ai focalisé sur des choses peu importantes par rapport à ce que lui vivait en ce moment. Je ne pense pas qu’il me répondra mais je voulais savoir comment peuvent être perçues des excuses à la personne à laquelle on les fait? Pensez-vous qu’elle peut revenir sur ce qu’elle a dit aussi? En fait dans l’article, on parle beaucoup de la personne qui fait les excuses mais pas vraiment de celle qui les reçoit. Je voulais avoir des informations à ce sujet. Merci beaucoup

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Comprenez que la manière dont vos excuses seront perçues dépend entièrement de celui qui les recevra.
      Est-elle une personne blessée qui ne peut pas faire autrement que de “s’enfermer” dans sa blessure et son ressentiment contre vous ou une personne qui a appris à écouter son coeur donc à s’ouvrir à l’autre plutôt qu’à s’enfermer en elle-même ?

      Répondre
      1. COMCEL

        Bonjour,
        Et merci beaucoup pour votre réponse. Je dirais que cette personne est plutôt ouverte à l’autre et appris à écouter son cœur.
        Qu’en pensez-vous?

        Répondre
        1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

          Comment pourrais-je le savoir, je ne la connais pas. Mais si c’est le cas cette personne vous le fera vraisemblablement savoir ou sentir d’une façon ou d’une autre…

          Répondre
  7. Josée

    Moi, ma soeur est très compliquée depuis l’enfance… Elle a 3 ans de plus que moi et me traite mal, comme son chiffon. Je suis gentille et serviable de nature, mais là c’en est trop ! Elle m’a fait trop de sales coup et, dernièrement, la goûte qui a fait déborder le vase, c’est que ma mère se retrouve dans la rue, à cause d’elle. Elle lui a arrêté le contrat de bail, lui a coupé les vivres et lui a pourri toutes ses amiiés… Quand on était petites, j’avais du mal à lui dire ce que je pensais d’elle, tellement elle me coupait la parole, montait en pression, me criait dessus et me frappait physiquement (on se battait et on s’insultait/ la haine quoi). A chaque fois, ma mère prennait sa défense, même quand ma grande soeur avait tord, c’était toujours à moi de m’excuser… Mon père ne disait jamais rien, mais me protégeais de la colère de ma mère, qui était très violente avec moi (elle me balançait des balais, des chaises…à la figure, si j’osais me révolter ou me plaindre d’elles).

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      A la description que vous en faites, les comportements des personnes qui vous entourent sont toxiques. Posez-vous la question du pourquoi vous devriez encore être en relation avec elles !

      Répondre
  8. isa

    Bonjour, mon histoire est un peu longue mais je voulais détailler car je ne sais plus quoi faire…

    Voila 10 ans que je suis avec une personne qui est trés gentille mais qui n’est pas vraiment mature, qui est introvertie et surtout qui n’a rien à partager ou échanger.

    Quand je l’ai rencontré il s’était fait quitté quelques années plus tôt et, au peu que j’ai pu en savoir par lui…, son ex lui reprochait d’être trop avec leur fille (6 ans quand nous nous sommes connus). Et il avait encore de la rancoeur pour son ex car pour lui le mariage c’était ‘pour toujours’.

    Nous nous sommes rencontrés sur un site de montagne et au début nous avons fait de supers virées à deux quand il n’avait pas la garde (alternée) de sa fille. Après quelques mois j’ai participé à mes premières vacances ‘avec enfants’, avec sa fille et deux autres couples et enfants avec qui nous sommes partis. Il n’en a fait que pour sa fille, et bien sûr gentil avec tout le monde à aider pour toutes les corvées (plus que d’autres), et le soir il se couchait avec sa fille car il était HS. Jamais à aucun moment nous ne nous sommes réservés des petits moments intimes (d’ailleurs le mot ‘intime’ ne veut rien dire pour lui à part un peu la relation corporelle…), je suis restée scotchée et écoeurée d’être avec ce groupe que je ne connaissait même pas avant de partir !!…
    Quand je lui ai fait la reflexion il m’a laissé entendre que les vacances c’était pour les enfants tout simplement.

    Etant à un âge un peu avancée et en besoin d’avoir un enfant je suis restée avec lui, en espérant qu’avec le temps et un petit de nous deux ca pourrait évoluer. Et puis il est quand même super gentil, débrouillard, tout le monde l’adore dans son entourage, à qui il ne sait jamais dire non…

    Bref voilà que le petit est arrivé, moi super contente, et la vie continue.

    Au bout d’un moment et à force d’entendre les amis parler de leur sorties au resto, ciné, … j’ai commencé vraiment à me poser des questions.
    Il ne m’a jamais invité au resto et quand je lui fait la remarque il me dit ‘toi non plus tu ne m’invites pas’ !… Que répondre ??
    Et de toute facon il se couche avec les poules, tout en ne se réveillant pas avec elles…
    Avec le temps je suis devenue de plus en plus aigrie et agressive dans mes propos avec lui.

    Rajouté à cela que je ne pouvais pas faire une seule remarque sans qu’il prenne la mouche tellement il est susceptible.
    Par exemple quand je remplis le frigo et qu’il prend les denrées les plus récentes au lieu des plus anciennes je lui en fais la remarque. Il ne repond pas mais fait la gueule.
    Ou quand j’achète des aliments qu’il aime bien et qu’il s’empresse de manger tout seul et parfois tous d’un coup !.. Ca fait énormément plaisir, même si au début je les achetais pour lui faire vraiment plaisir…
    Depuis que je lui ai fait des remarques à répétitions, et de plus en plus agressives, à ce jour il a basculé dans le phénomène inverse c’est à dire qu’il ne prendra plus rien du tout de ces aliments. C’est à dire qu’autant il ne vous réserve jamais aucune surprise ni plaisr, autant il n’acceptera pas de recevoir des plaisirs.

    Je n’ai jamais pu échanger / partager des petits plaisirs avec lui car comme il est gourmand et qu’il passe ses journées dans son bureau il en profite pour se manger ses petites douceurs la-bas tout seul.
    Je ne peux pas partager un café avec lui car il boit du chocolat chaud, quand je ramène quelque chose d’un peu spécial à manger à la maison (contrairement à lui qui ne le fait jamais quand il fait les courses…) soit il ne goutte même pas (peut-être par peur que je le ‘gronde’ de trop en prendre ??) soit il considère cela comme un met normal et sans commentaire, c’est que du bonheur avec lui !…

    Les sorties chez les amis ont depuis le début été un moyen de me ridiculiser encore plus. Car comme ce cher Monsieur n’a rien non plus à me dire ou partager avec moi, je découvre pleins de choses chez les autres. Il parle ou fait passer des messages à ces amis mais moi je n’ai même pas droit à un 10è de ces infos.

    J’ai vraiment l’impression d’avoir un gosse à la maison. Quand je lui dis quelque chose soit il ne dit RIEN, soit il va trouver toute sorte de justification, des fois même sans queue ni tête, tout ca pour ne JAMAIS RIEN ADMETTRE et ne pas perdre la face !… Et ces silences sont insupportables !…
    Parfois pourtant il corrige les problèmes dont je lui ai parlé, mais sans jamais avoir reconnu ses tords.

    Il n’est pas non plus ordonné et le ménage ca n’est pas son truc. Quand je lui fait remarquer qu’il pourrait ranger certaines choses, il me demande pourquoi ca devrait être (bien) rangé à ma manière plutôt qu’à la sienne !… Que voulez vous répondre à ca ?

    Mon fils à 7 ans et heureusement je peux discuter / échanger avec lui maintenant, d’ailleurs beaucoup d’infos qu’on a à se dire passent par lui. Mais ce n’est surement pas la solution.
    Je reste avec cette personne à cause du petit uniquement car maintenant je suis en mode ‘rien à échanger’ avec cette personne car il m’a trop fait souffrir et n’a jamais évolué dans le sens ‘vie de couple’ en 10 ans, au contraire il est buté.
    Pour son anniversaire en novembre je cherche éventuellement un livre qui pourrait le reveiller à ce sujet, car j’ai oublié de dire que son temps passé dans la maison se résume à : avec ses enfants, dans son bureau, dormir sur le canapé ou encore dans ses livres, et s’il a quelquechose à me dire c’est sur le pas de la porte en partant.

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Rester avec un homme à cause de son enfant ne peut pas faire une femme heureuse donc une mère heureuse.
      Avez-vous pensé à entreprendre tous les deux une thérapie de couple car il est certain que vous auriez besoin de parler ensemble pour vous rencontrer ?

      Répondre
      1. isa

        Merci pour votre réponse, j’avoue que j’y avais pensé un moment, mais au point où j’en suis depuis des années je ne suis pas sure de vouloir rester avec quelqu’un qui n’a tellement rien envie de partager…
        Encore un exemple : il ne m’a jamais vraiment permis de m’insérer dans sa relation avec sa fille, et pourtant je lui proposais de l’aider quand il aurait pu en avoir besoin (navettes, gardes,..), et il s’est toujours arrangé avec son ex pour les dates de changements de gardes sans même m’en parler. Il a fallu que je râle pour pouvoir être au courant des dates (mais toujours une fois que les décisions sont prises…).
        Evoquer l’idée de se PACSER était impossible car le pauvre homme a tellement souffert de sa rupture maritale qu’il ne peut pas se relancer la dedans, etc…

        Répondre
  9. Frida

    Bonjour,

    La question qui m’occupe est un peu diffrente mais en rapport neanmoins vec le fait de s’excuser ou non et j’avou ne pas trop savoir qu’en penser, peut etre pourrez vous contribuer à m’éclairer…
    voilà, récemment mon copain et moi sommes passés voir des amis qui tiennent un commerce qui ne marche pas très bien, ils ont pas mal de soucis en ce moment, dont de santé, nous faisions notre possible pour passer le moins souvent possible afin de ne pas déranger alors qu’ils nous fréquentaient beaucoup en arrivant dans la ville (dont il s n’apprécient ni les habitants ni l’ambiance), nous étions els seuls à etre vraiment sympas avec eux. Il faut savoir aussi que mon chéri et moi sommes assez marginaux (nos amis le sont beaucoup plus que nous en fait) en ce sens que nous sommes tous les deux au chomage, nous sommes l’un et l’autre très timides (mon copain est sociable toutefois, et très généreux, gentil, moi je suis plus réservée), et avons souvent été en butte à des attitudes méprisantes ou du rejet par le passé, pas systématiquement mais suffisamment pour ne pas nous sentir très sûrs de nous, particulièrement moi (de plus j’y suis très sensible, exagérément meme, un ami m’a qualifiée de “traumatisée relationnelle” en évoquant la façon dont je réagis au quart de tour dès qu’il y a malentendu ou qu’on me blesse intentionnellement ou non) bien que je doive reconnaitre que la plupart des gens sont plutot sympas avec nous. Voilà pour le “terrain”
    Et donc l’amie était fatiguée, mon copain admirait ses tableaux dans la boutique en la complimentant, et elle lui a répondu c’est parti tout seul, le “cri du coeur” pour ainsi dire : “DEJA QUE çA NE MARCHE PAS SI EN PLUS VOUS ETES LA !”. Nous somme partis en vitesse, moi sans rien dire, mais en faisant compendre au massage à son mari que e n’tais pas près de rentrer à nouveau dans la boutique (par la suite je lui ai dit par écrit que pour ma part je suis timide, et répugne à entrer dans une boutique vide, je n’aime pas etre alpaguée par le tenancier ou me sentir obervee quand je regarde, et que nombre e gens sont dans le meme cas, du monde dans la boutique ne fait aps fuir la clientèle à moins de sentir la vinasse (j’étais toujours sur le coup de cette réflexion).
    A moins d’etre stupides ils ont forcément compris que c’était blessant, à aucun moment il ne se sont excusés, ils n’ont pas meme réagi avec un “si vous le prenez comme ça”. J’ai demandé leur avis à 3 autres amis qui ne sont pas du genre à pleurnicher pour une réflexion, tous les trois ont trouvé la réflexion humiliante et irrspectueuse, la personnalité la plus affirmée des trois a meme ajouté qu’il est difficile de ne pas le prendre perso et que c’est super insultant. Meme sous le coup de la fatigue, de l’exasperation ou de la colere. meme en le traduisant apr “dehors les mioches laissez les grandes personnes travailler” (ce qui n’est en soi déjà pas hyper respectueux non plus nous avons le meme age qu’eux) pour moi mon copain s’est fait jeter comme un malpropre et moi par la meme occasion.
    Ma question est : est il légitime de considérer qu’ils auraient dû s’excuser l’un ou l’autre ? nous a t’on VRAIMENT manqué de respect ?
    depuis je leur ai fait savoir que je ne voulais plus les voir et pourquoi. (et je ne crois pas avoir à m’excuser, le mari s’est contenté de lire ce que j’avais à dire sans daigner répondre mieux qu’une fumeuse histoire de prochaine croisée des chemins blablabla bref j’ai cru avoir confirmation du fait qu’il n’en ont rien à f… de nous en fait, bon débarras)
    merci de votre avis…

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      1. Frida

        merci, voilà qui va me faciliter la vie, j’ai tendance à me prendre excessivement la tête.
        sinon, pensez vous que la remarque de mes amis était blessante et irrespectueuse ou est ce seulement moi qui l’ai ressenti de la sorte, etant déjà excessivement sensible à la sensation d’etre rejetee ?

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        1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

          Oui certainement : par exemple quand vous me demandez ce que je pense de l’attitude de votre amie car cela revient à me demander de penser les choses à votre place plutôt que de faire confiance à votre ressenti.
          L’autre ne peut pas vous faire de mal (du moins psychologiquement) si vous ne donnez pas votre accord (même inconscient) pour vous laisser blesser par lui.
          Etre particulièrement sensible à la sensation d’être rejetée revient à donner aux autres l’autorisation de vous blesser.

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          1. Frida

            un peu déroutant limite zen comme point de vue, si on va par là je peux très bien moi meme me comporter de manière blessante parce que c’est comme ça que je ne pouvais aps agir autrement parce que j’ai agi comme j’ai agi et pas question de m’excuser, au moins comme ça ce sera clair, mais où est la limite ? aussi bien je pourrais etre psychopathe et ce serait comme c’est et on serait devant le fait accompli etc. J’ai bien voulu admettre que je POURRAIS me tromper. Mon ressenti est : cette bonne femme m’a prise pour une c…..e et a traité mon copain avec mépris, voilà mon ressenti, et celui des amis qui sont au courant de l’histoire et c’est comme ça et pas autrement. Mais bon, je vois l’idée, et ce que vous dites à propos de donner l’accord aux autres pour me blesser se tient tout à fait, je n’avais jamais pensé à cette éventualité. Si elle me refait le coup je lui rirai au nez en lui demandant si c’est comme ça qu’elle accueille le maire quand il vient visiter les galeries de la ville avec quelques adjoints 😀 (j’imagine la scène)

            PS : merci de m’avoir répondu !

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  10. Laure

    Bonjour,
    cet article est très intéressant, donnant un éclairage sur la psychologie de la personne qui ne s’excuse pas. Après l’avoir lu, je me suis interrogée sur l’autre, celui qui ne reçoit pas les excuses attendues.
    J’ai déjà vu des personnes “se bloquer” totalement, considérer les excuses comme un prérequis indispensable. Pour ces personnes, les excuses semblent revetir une importance démesurée.
    Que peut-on dire de leur psychologie? Est-ce parce que leur ego surdimensionné est blessé? Ou…?
    J’aimerais beaucoup connaître votre avis

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    1. Marie

      Pour moi les excuses permettent de reconnaître le mal qu’on a fait à la personne blessée et cela aide beaucoup la personne blessée pour pouvoir accepter ce qu’on lui a fait, pouvoir accueillir toutes les émotions de ce mal et se sentir reconnu comme victime pour un temps.

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    2. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Votre question est intéressante parce qu’elle met en relief que “ce qui est fait est fait” avec ou sans excuses. Comme vient de le dire Marie très justement l’excuse à la victime peut être très intéressante pour elle parce qu’elle lui permettra de prendre conscience pour elle-même du mal qui lui a été fait.
      Cela dit s’excuser c’est avant toute chose, commencer par reconnaitre (convenir) le mal que l’on a fait à l’autre.
      Demander à son interlocuteur de reconnaitre le mal qu’il nous a fait est simplement un préalable nécessaire à la poursuite de la relation et il faut voir comment cela est fait. Si vous étiez abusée par une personne, accepteriez-vous de lui serrer la main tant qu’elle ne reconnaitrait pas vous avoir abusée ? Ne serait-ce pas pour vous courir le risque insensé de vous faire abuser de nouveau ?
      Donc je ne crois pas que ce soit une question d’ego blessé, oser “reconnaitre les choses telles qu’elles se sont réellement passées”, c’est juste la condition nécessaire à la poursuite éventuelle d’une relation de bonne foi.

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      1. Laure

        Merci beaucoup pour vos réponses. Merci pour la rapidité d’abord, c’est très gentil, et pour la qualité, vos remarques sont intéressantes.
        Je m’interrogeais parce qu’il y a quelques temps ma mère a explosé en me reprochant d’avoir mal rangé des couverts il y a plus de vingt ans et de ne pas m’être excusée à ce sujet.
        J’ai trouvé que son attitude était disproportionné.
        De ce fait, je me suis demandé si, moi aussi, je n’accordais pas trop d’importances aux excuses, puisque je vois bien que c’est pour moi plus important que pour d’autres. Peut être ai-je un problème d’orgueil ou autre que je n’avais pas remarqué jusque là.

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        1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

          J’ai l’impression que vous confondez “s’excuser” qui est convenir, reconnaitre son erreur devant l’autre et qui peut être thérapeutique pour lui et “demander à l’autre de s’excuser” qui peut être un moyen de le manipuler dans sa culpabilité et d’avoir du pouvoir sur lui.
          Dans ce que vous décrivez vous pouvez vous interroger sur une mère qui ressasse pendant 20 ans son ressentiment contre sa fille. On comprend que dans un tel contexte de manipulation, les excuses soient importantes pour vous.
          Peut-être avez-vous un problème d’orgueil comme vous dites, peut-être aussi est-ce votre mère qui a un problème avec la gestion de sa colère refoulée.
          Pour aller plus loin je vous invite à lire : A propos des parents aux comportements toxiques

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  11. Sylvie

    Bonjour, je viens de lire votre article, je l’ai découvert en cherchant à comprendre pourquoi un ami à qui je n’ai fait aucun mal m’a blessé par des paroles méchantes ! Cet ami qui est un homme souffre car en trois ans de temps il n’a jamais su faire le choix entre sa femme et moi. N’arrivant pas à mettre sa vie de couple entre parenthèse j’ai accepté sa demande d’amitié afin de garder notre relation, cela me semblait mieux d’avoir de l’amitié que rien du tout! Puis il y a un mois, sans raison, il m’a crier dessus, lachant sa colère en me disant que j’étais responsable de sa souffrance depuis 2 ans (date correspondant à la periode ou sa femme a découvert notre relation) . Entre nous il y avait une belle complicité!! Maintenant je souffre de ce comportement irrationnel et n’arrive pas guérir émotionnellement, sans doute parce qu’il avait toute ma confiance et ma sincérité .
    J’ai essayé à plusieurs reprise de lui faire comprendre qu’il m’a blessé et que j’attends des excuses s’il souhaite que je lui pardonne ! Il me répond par mail et dévie tout le temps le sujet en disant ”qu’il a besoin de se retrouver mais qu’il viendra me voir un jour, et me le promet”. J’ai l’impression qu’il cherche a gagner du temps pour ne pas s’excuser, je trouve son comportement lache, jusqu’à me demander si son acte n’était pas prémédité afin de couper le lien. Je souffre tellement que j’éprouve de la haine face à son comportement.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Votre haine (conséquence de votre souffrance), provient de la responsabilité que vous attribuez à l’autre de vouloir vous faire souffrir (alors que lui-même souffre à travers sa propre haine contre vous).
      Si vous voulez vous débarrasser de votre haine, il vous faudra en prendre la responsabilité, c’est le seul moyen.

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  12. Sylvie Reichhard

    Je comprends que je ne dois pas donner de pouvoir à son comportement afin de passer outre !
    Vraiment pas facile quand on se sent trahi !
    Merci pour votre réponse.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Oui en effet.
      Nous nous sentons comme nous avons appris à nous percevoir dans notre relation aux autres.
      Pourquoi devriez-vous être la victime de l’autre ?
      Bonne chance !

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      1. Sylvie Reichhard

        Merci beaucoup Renaud, oui je pense aussi que malgré ce que nous ressentons cette perception peut-être erronée parce que je n’ai pas tout les éléments pour en comprendre le sens.

        Répondre
  13. Anne-Gaelle

    Bonjour,
    Je viens de découvrir votre article et c’est pour moi une sorte de révélation! Mon conjoint est incapable de s’excuser et ne voit même pas le mal qu’il fait. C’est terrible. Mais maintenant, je sais que c’est lui qui a un réel problème. Comment arriver à lui faire comprendre qu’il doit se remettre en question?
    Merci et bonne journée

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Oui, certes, il a sans doute un réel problème comme vous dites, mais avez-vous pensé que vous pourriez en avoir un vous-même et non moins réel, face à des personnes qui ne s’excusent pas et pour lesquelles vous pensez qu’elles devraient s’excuser ?

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  14. abc

    Bonjour,
    Ok je crois comprendre l’idée, en fait il s’agit de se remettre en question et délimiter sa propre part de responsabilité incluant aussi de se faire respecter et ne pas accorder à autrui trop de pouvoir sur soi ?

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