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  • From LE GOC on Sortir de la culpabilité

    Bonjour,

    Dans le cas de l’enfant incestée par son père que j’ai été, ce « schéma » est-il valable aussi?

    Le sentiment de toute-puissance est celui du tout petit enfant qui croit que tout vient de lui, qu’il crée le monde, en quelque sorte. Et cela s’estompe au fur et à mesure de son développement, quand il se « défusionne » de sa mère, qu’il réalise qu’il est (« je suis »), et que sa mère est une autre que lui.

    Mais quand on est agressé sexuellement, il me semble avoir compris en analyse et par mes lectures que l’ont intègre inconsciemment la culpabilité de l’agresseur.

    En quoi et/ou comment la toute-puissance est-elle en jeu ici? Ce mécanisme fonctionne-t-il dans les traumas comme dans toute autre situation?

    Ceci étant posé, j’ai réussi, au fil de mon analyse, à me débarrasser de cette fausse culpabilité. Et je me sens effectivement plus légère. 🙂

    Soazig

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    2021/05/04 at 10:08 pm
    • From Renaud Perronnet on Sortir de la culpabilité

      Je n’ai pas de modèle clinique à vous proposer dans le contexte du drame que vous avez vécu. Il faudrait analyser la manière spécifique dont vous avez vécu les choses pour aller plus loin.
      Dans ce post, je tente de faire sentir à mes lecteurs le risque pour eux d’une relation narcissique à l’univers. Nous ne sommes pas le centre du monde, et c’est en nous prenant pour le centre du monde que paradoxalement nous courrons le risque de souffrir : la culpabilité est juste l’émotion de l’ego qui refuse ce qui a été fait ou dit à un moment.
      S’en vouloir sous le prétexte qu’on s’est fait du tort à soi-même est l’expression de notre nombrilisme. Culpabiliser, c’est juste faire fausse route.

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      2021/05/05 at 9:39 am
  • From marylene on Sortir de la culpabilité

    le dernier article et ce post me ramène à la non dualité, l’advaita vedanta. je comprends que la culpabilité continue de nourrir le personnage lui permettant d’exister même grâce à la souffrance, nous croyons tant au personnage qu’il peut nous mener au suicide!
    dans le travail sur soi que vous proposez, y a til une sorte de parcours pour retourner à ce que nous sommes de toute éternité? j’ai déjà fait un écrit avec vous et la clarté de la réponse m’a laissée entrevoir cette possibilité mais je ne sais trop comment m’y prendre pour voir clairement les ressorts du personnage en moi….

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    2021/05/04 at 2:03 pm
    • From Renaud Perronnet on Sortir de la culpabilité

      Ce travail que vous décrivez se nomme la désidentification au personnage pour lequel vous vous prenez. Il passe par la réponse à la question « qui suis-je ? ». À force de découvrir en l’éliminant qui vous n’êtes pas, sans doute parviendrez-vous, dans votre quête de vous-même, à découvrir qui vous êtes vraiment.

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      2021/05/05 at 9:23 am
  • From Katerine on Etes-vous au clair avec votre culpabilité ?

    Bonsoir Monsieur Perronet, je trouve ce test difficile et embrouillé et à cause de cette embrouille je me sens coupable d’avoir échoué, Mais ne l’êtes vous pas aussi ? puisque vous m’avez embrouillée dans mes réponses ? ce que je viens de comprendre, c’est que quand on culpabilise, on rend coupable forcément une autre personne. Donc pour que tout aille bien il faut tout aplanir et ne voir plus aucune bosse, mais alors on serait tous plats et on s’ennuieraient nous tous non coupables.
    Merci beaucoup j’ai bien aimé m’embrouiller.

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    2021/05/03 at 9:52 pm
  • From Agnes on Etes-vous au clair avec votre culpabilité ?

    Bref si je comprend bien est-ce que cela voudrait dire que seul le lâcher prise et l’acceptation de nos imperfections soigneraient la culpabilité ? Et finalement se libère ton vraiment un jour de cette dernière ? Et la plus grande « toute puissance «  n’est-elle pas de culpabiliser de culpabiliser ? Dans ce cas je n.ai plus qu’à me tirer une balle……. en culpabilisant…. 😉

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    2021/05/03 at 8:14 am
    • From Amy on Etes-vous au clair avec votre culpabilité ?

      Dans mon cas, c’est la guérison de mes blessures-traumas d’enfant intégrés en moi qui m’a libérée de la culpabilité d’être comme je suis. Jusque-là je me poussais, je me blâmais, je me forçais, je me malmenais (via une voix intérieure blâmante et en actions) pour être à la hauteur de ce qu’on attendait de moi enfant. Le réaliser, comprendre le mécanisme, et en guérir émotionnellement / corporellement fait qu’aujourd’hui je ne me maltraite plus, puisque je ne suis plus coupable d’être comme je suis et je n’ai plus d’objectif à atteindre.
      Je n’ai pas lâché prise par la volonté, en essayant de « me convaincre de ma valeur malgré mes imperfections » ; je constate que la culpabilité a lâché prise sur moi / de moi.
      « Comme je suis » est devenu un non-sujet, il n’y a plus d’enjeu.

      Donc oui (en réponse au « Et finalement se libèret-t’on vraiment un jour de la culpabilité ? »), je pense pour ma part, car j’en fait l’expérience, que l’on peut vivre sereinement, hors de toute culpabilité.
      Et la vie a alors un tout autre goût.
      Et je le pense également au plan « théorique » puisque chaque être est légitime dans son simple « droit » naturel, à être qui il est là maintenant. Non un droit qui sonnerait juridique, quelque chose à défendre, mais plutôt quelque chose qui est de l’ordre du constat. On ne demande pas à (on n’attend pas de, on n’exige pas de) un enfant de 2 ans de savoir/pouvoir débiter des bûches de bois. On constate que là, maintenant, il est cette personne qui ne sait pas/ne peut pas débiter des bûches de bois.

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      2021/05/03 at 1:21 pm
  • From Lou on L'identification à son enfant intérieur

    Bravo pour la finesse et la qualité de cet article.
    Bien à vous,
    L

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    2021/04/27 at 11:40 am
  • From Fabienne on Je me sens transparente en public, déconnectée, invisible, pourquoi ?

    Merci,
    Cela m’éclaire un peu plus encore, et ce qui est encourageant et qui fait du bien, c’est de savoir que ce n’est pas une fatalité… et que l’on peut espérer changer la vision que l’on a.
    Ce qui est peut-être le plus difficile c’est justement d’avoir la lucidité, le discernement… ensuite, démêler le faux du vrai… comme démêler un fil de laine tout emmêlé pour pouvoir continuer à tricoter… on démêle un bout et ça s’emmêle ailleurs, continuer à démêler jusqu’à ce que tous les noeuds (fausses croyances) soient défaits … patience et détermination pour y parvenir.
    merci.

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    2021/04/26 at 11:07 pm
  • From Kriss on Je me sens transparente en public, déconnectée, invisible, pourquoi ?

    Merci et merci

    Je bois vos mots qui s’impreignent dans mes cellules.

    Je comprends mieux pour quelle raison c’est et c’était plus simple pour ma soeur.
    Le regard posé sur elle n’a pas été le même je dirais beaucoup plus encourageant, venant après moi et la situation familiale ayant à ce temps là, de manière « momentanée » quelque peu évoluée.
    Ce regard différent sur elle aidant, elle a toujours su amuser la galerie, ce qui a donc avec le temps fait effet de boule de neige …
    Nous ne pouvons et pouvions qu’être différente, n’ayant pas même « caractère » ce qui fut l’explication.

    Pour ce qui concerne votre illustration qui accompagne ce partage, il ne pouvait y en avoir de meilleure, de plus parlant 🙂
    Et pour aller plus loin, c’est exactement (pour être precise), ainsi, que je me suis toujours sentie, donc cela prouve, que cette figure existe bel et bien 😀

    Bien à vous

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    2021/04/25 at 11:03 am
    • From Mélanie on Je me sens transparente en public, déconnectée, invisible, pourquoi ?

      Pour avoir du discernement ou plutôt ETRE dans le discernement, il convient déjà d’avoir une bonne image « d’une base »: que ce soit une image de nous, une image de nos piliers, une image de nos valeurs… une bonne image d’une base de quelque chose à laquelle on croit sans faille. Car il est difficile de discerner sans avoir cerné déjà un aspect auquel on croit.

      Renaud, comme d’habitude, cet article décortique un schéma de penser qu’on a tous: croire notre ressenti (qu’on est inutile, moche, pas aimable…) pensant que comme ça vient de l’intérieur de nous et bien que c’est vrai alors qu’en fait, ce ressenti vient du filtre « construit depuis l’enfance venant de l’interprétation que nous avons eu par rapport au regard des autres » à l’intérieur de nous.

      Et c’est là que nous avons obligation de tout remettre en question pour choisir ce qui nous fait du bien et qui sera notre réalité joyeuse.

      Aujourd’hui, depuis notre échange en visio conf 🙂 , ces aspects sont tellement plus limpides que dés que je commence à me sentir « mal » je m’interroge sur ce qu’il s’est passé « qu’est ce qui m’a rendu mal » et les 9 fois sur 10, c’est moi qui me suis rendue mal toute seule en croyant aux interprétations que le filtre a émis automatiquement.

      UN GRAND MERCI RENAUD

      MERCI

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      2021/04/28 at 5:59 am
  • From Amy on Amour et culpabilité

    Oui pour tout.
    Oui, loin d’être une preuve d’amour, la culpabilité est une manifestation dysfonctionnelle.
    S’épancher auprès de son enfant de sa culpabilité de n’avoir pas eu le bon comportement est une double peine pour l’enfant.
    Cela ne répond pas plus à ses besoins que le comportement inadapté qui a précédé, et cela lui fait porter un fardeau (malsain) de plus : le mal-être et l’impuissance de son parent, auxquels il ne peut rien faire puisqu’ils ne sont pas à lui, et qui peuvent tragiquement l’amener à nier son propre ressenti : « Mais non Maman/Papa, ce n’était pas grave, ne te sens pas coupable »… L’inversion des rôles où l’enfant prend soin du parent.

    Oui, au moment d’exprimer sa culpabilité, le parent ne montre pas son amour ni ne répare, mais au contraire, dans son inconscience, aggrave la situation : il accentue le tort causé à son enfant en y ajoutant un autre comportement tout aussi inadapté que la malveillance qui a précédé.

    La culpabilité, comme tous les comportements et fonctionnements dysfonctionnels, donc non-ajustés, a sa racine (et donc cause) dans le passé de la personne qui la ressent. Non dans la situation présente.
    Un parent qui aime son enfant – et souhaite donc lui faire sentir son amour – aura à coeur, s’il sait être sujet au ressenti de culpabilité, de traiter de son côté ses enjeux émotionnels traumatiques personnels pour devenir capable de traiter son enfant avec amour ; dans le cas présent, de ne pas faire de lui le dépositaire de quelque chose de toxique qui n’a rien à voir avec lui et le prend en otage.

    Un parent aimant, qui souhaite être là de toutes ses forces pour son enfant, devra donc prendre la mesure de la responsabilité qui est la sienne et, s’appuyant sur son envie d’aimer son enfant, trouver le courage et la détermination de se guérir.
    Il sera alors un parent sain, et donc aimant, pour son enfant.

    Et l’on peut aussi, évidemment, et même en premier lieu et avec ou sans enfant, par amour pour soi, se guérir des culpabilisations injustes dont on a pu être le dépositaire dans son enfance et qui entravent sa capacité à vivre sa vie d’adulte. Mais c’est un autre sujet.

    Merci – tant ! – pour votre site.

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    2021/04/19 at 2:22 pm
  • From Nadine on Comment gérer celui qui dit du mal de nous ?

    Il y a 15 ans , je n’avais pas pris conscience de mon subconscient et j’ai répondu vertement et avec hauteur , par courrier , a une personne qui s’est comportée au téléphone , comme ma mère , c’est à dire très agressivement .
    Puis , j’ai fait une thérapie pendant 5 ans et j’ai totalement oublié cet accident .
    Parallèlement , son mari a entrepris une mise en place de la diffusion de ce courrier , et depuis 15 ans , tous les citoyens de mon quartier , de ma ville , des villes avoisinantes , de mes lieus de promenade et aussi de mes vacances sont informés…….( commerçants , secrétaires médicales, enfants de ma rue fréquentant collèges et lycées ).
    Cette entreprise ne cesse de se propager et j’ai toutes les réactions sous , mes yeux des personnes que je croise qui vont de l’indifférence à l’agressivité en passant par l’ironie ….. Que faire ?

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    2021/04/19 at 10:57 am
    • From Renaud Perronnet on Comment gérer celui qui dit du mal de nous ?

      Vraisemblablement commencer par assumer puisque (comme vous le savez maintenant), on récolte toujours ce que l’on a semé.
      Ceci dit je ne suis pas Madame Soleil et ne peux pas vous donner une réponse même générale à une difficulté particulière qui mériterait une consultation.

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      2021/04/19 at 11:32 am
  • From Maryse on Accepter l'émotion

    C’est aussi ce mettre dans une position inconfortable car on peut se sentir démuni ou impuissant face à cette situation. Non ?

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    2021/04/05 at 10:20 am
    • From Vivance on Accepter l'émotion

      C’est sorti du contexte, ça n’a rien à voir avec ça. Il s’agit d’avantage de jalousie féminine. Dans le cas présent, je plaide non coupable.
      Ceci dit, à partir du moment où je ne nuis pas à mon prochain ni à moi-même, j’ai le droit d’être qui je veux.
      Savoir préserver son intégrité morale et physique et le respect de soi me parait important.

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      2021/04/05 at 1:04 pm
    • From Renaud Perronnet on Accepter l'émotion

      Oui, parfaitement, y aurait-il une difficulté pour vous à vous mettre dans une position inconfortable avec l’intention d’accueillir l’autre ?

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      2021/04/05 at 10:42 am
      • From Maryse on Accepter l'émotion

        Maintenant ça ne me pose plus de problème mais c’est ce que j’ai observé. Et je pense que c’est une façon « inconsciente » de se protéger

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        2021/04/05 at 11:22 am