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Alors bonne recherche !

 

  • From Elia on Comment gérer sa propre agressivité ?

    Bonjour,
    Comment aider ma fille de 10 ans qui a des comportements agressifs, méprisants, violents ?
    Je sais bien qu’il y a de la souffrance à l’origine de tout cela, je ne parviens pas à l’identifier et encore moins à l’aider à mettre des mots dessus…
    Merci d’avance !

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    2022/05/02 at 8:35 am
    • From Pascale on Comment gérer sa propre agressivité ?

      Je ressens beaucoup d’empathie à la lecture du message d’Elia, connaissant une situation analogue avec ma fille du même âge.
      Sans doute faisons-nous un premier pas vers l’accueil de nos filles en reconnaissant une forme de souffrance plutôt que de les accabler. Mais j’éprouve comme Elia une grande difficulté à identifier la nature de la souffrance de ma fille.
      Le travail de connaissance de soi (engagé pour ma part pour sortir de fonctionnements toxiques envers mes enfants), m’aide à apprendre et réaliser que pour être capable d’accueillir autrui, il faut déjà être capable de se connaître, s’accueillir et s’accepter soi-même. Me concernant c’est un chemin long et difficile.
      “Identifier ses propres blocages à comprendre son enfant”… Si cela fait allusion, par exemple, à ce travail sur la compréhension de soi et l’empathie envers soi comme préalable à la compréhension de l’autre, je le comprends et j’y adhère.
      Mais spontanément, cette notion de “blocages” m’a heurtée, je l’ai ressentie comme un peu “facile”, minimisant la difficulté (j’allais dire “objective”, mais ça ne doit pas être approprié) à décrypter des comportements si intenses et déroutants. J’imagine que c’est parce que ça me renvoie à mes propres impuissance et désarroi.
      C’est bien difficile d’être parents – et d’avancer sur le chemin de manière responsable, sans se laisser envahir ni abattre par le découragement ou la culpabilité.

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      2022/05/02 at 11:17 pm
      • From Renaud Perronnet on Comment gérer sa propre agressivité ?

        Un parent prend conscience que si son enfant est agressif et lui parle mal c’est qu’il est certainement en souffrance. C’est donc cette prise de conscience préalable qui peut lui permettre de se mettre à la hauteur de son enfant en écoutant ses besoins véritables qui s’expriment derrière son agressivité.
        Mais voilà que ce parent exprime que sa prise de conscience ne lui permet pas cette écoute indispensable. Il y a donc quelque chose qui empêche ce parent d’établir une relation bienveillante avec son enfant, malgré la prise de conscience qu’il a de sa souffrance.
        Dans un tel contexte il est – par exemple – possible que les comportements « agressifs, méprisants et violents » de l’enfant soient un obstacle à son écoute, quelque chose dont nous serions même inconsciemment persuadés, comme : tant que cet enfant me parle ainsi il est hors de question que je l’écoute. (Alors même qu’il est précisément important de décoder ce que l’enfant cherche à dire à travers ses paroles telles qu’elles sont, donc sans condition.) Il faudrait donc permettre à ce parent d’investiguer davantage : qu’est-ce qui fait que l’attitude méprisante de ma fille m’empêche d’entendre ce qu’elle cherche à me dire alors que je l’aime et que je sais qu’elle est en souffrance ?
        L’obstacle est donc bel et bien chez le parent incapable – pour le moment – de « braver », d’aller au-delà de l’attitude agressive ou méprisante de son enfant. Je propose donc à ce parent (non pas de se juger) mais de s’intéresser davantage à lui-même en se regardant.
        La difficulté c’est que puisque nous avons été pour la plupart d’entre nous soumis aux jugements et à la dysfonctionnalité de nos parents, il nous sera difficile d’entendre notre enfant que nous aimons au-delà de son apparence.
        Notre incapacité à écouter notre enfant méprisant et agressif se heurte donc à la manière dont nous-mêmes, en notre temps, avons été obligés de subir l’agressivité et le mépris de nos propres parents, en même temps que contraints de les considérer comme des marques d’amour.
        C’est donc en travaillant sur la manière dont nous avons été nous-mêmes maltraités (donc en le reconnaissant), que nous parviendrons, peu à peu, à aimer nos enfants sans condition.
        La culpabilité n’a donc aucune utilité, elle est juste un obstacle supplémentaire à ce travail d’éclaircissement personnel qui est un préalable indispensable pour devenir un parent capable d’une écoute inconditionnelle.
        Bonne chance à tous les parents perdus et démunis qui me liront.

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        2022/05/03 at 9:04 am
        • From Elia on Comment gérer sa propre agressivité ?

          Merci à Pascale pour ce soutien inattendu (un bien fou !), merci pour M. Perronnet pour ce complément de réponse !
          J’avoue que j’avais reçu la première réponse comme une claque.
          Parce que je croyais déjà être en train de faire un travail sérieux. Toutes ces prises de consciences de ces derniers mois, comme un immense remue-ménage interne…
          Et aussi parce que ça sonnait comme une évidence, pour moi qui ai déjà songé à plusieurs reprises à retourner “voir quelqu’un”…

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          2022/05/05 at 9:07 am
    • From Renaud Perronnet on Comment gérer sa propre agressivité ?

      Si vous vous sentez démunie pour écouter et accueillir votre fille en tant que mère, il faut vous faire aider… par amour pour elle et pour vous !
      Ce n’est pas une réponse sur internet qui vous aidera mais un travail sérieux qui vous servira à identifier vos propres blocages à comprendre votre enfant.
      Identifier que vous vous sentez démunie est un premier pas qui doit vous engager à poursuivre votre compréhension de vous-même.

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      2022/05/02 at 9:02 am
  • From Françoise on « Ma maman »

    Est-ce la même chose avec les oncles et tantes, que l’on continue parfois à appeler Tonton et Tata? Et si oui, comment les nommer, alors? Par leur prénom? Mon oncle, ma Tante? Oncle un tel, Tante une telle?… C’est une vraie difficulté pour moi, d’autant plus que je ne les vois que très rarement, ma famille ayant implosé après la révélation de l’inceste dont j’ai été victime. Je ne sais plus comment m’adresser à eux quand je leur écris. Et dans l’autre sens, ça me paraît bizarre que mes nièces m’appellent par mon prénom…
    Merci infiniment,
    Françoise

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    2022/05/08 at 1:57 pm
    • From Renaud Perronnet on « Ma maman »

      À vous lire, j’ai le sentiment que cherchant à bien faire, vous me demandez comment bien faire.
      Mais il s’agit moins ici de bien faire que d’oser obéir à l’adulte en soi.
      D’autre part je ne parle pas dans ce post de la manière de s’adresser à sa mère ou à sa tante. Mais précisément de la manière dont on parle d’elle à un tiers. C’est bel et bien cela qui est significatif de notre manque de maturité : dire par exemple à un ami, demain je vais chez maman plutôt que demain je vais chez ma mère. N’étant plus aujourd’hui des enfants nous n’avons plus aucune raison de désigner notre mère par maman.
      Pour vous répondre plus particulièrement, si vous avez été victime d’inceste dans votre famille, il est bien sûr infiniment légitime de votre part de mettre la distance que vous ressentez le besoin de mettre avec ces gens. Donc de vous demander à vous-même non pas comment il faut les appeler mais comment vous avez vous-même envie de les appeler. Et un moyen de mettre de la distance avec une personne c’est sans doute de l’appeler par son prénom plutôt que par le lien de parenté qui nous lie à elle.
      Encore une fois l’important n’est pas que vous fassiez ce que je vous propose, mais que vous sentiez les choses à l’intérieur de vous, de manière à obéir à vous-même.
      C’est le but d’un être humain que de faire avec lui-même ce qu’il sent de faire. Quitte à expérimenter les choses et à se donner le droit de changer d’avis puisque nous sommes des êtres vivants qui évoluons au fur et à mesure de nos prises de conscience.
      Bonne chance sur ce chemin.

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      2022/05/08 at 3:03 pm
      • From Françoise on « Ma maman »

        Je vous remercie pour votre réponse, c’est très éclairant.
        A des tiers, je parle effectivement (très rarement, mais ça arrive que l’on me questionne) en termes de père, mère, oncles et tantes, et pas de mon papa, de ma maman, de mon tonton ou de ma tata. 😉
        Et à l’intérieur de moi, il y a longtemps que ça ne fait plus sens de dire ou d’écrire Tonton ou Tata, d’autant plus que ce sont eux qui ont mis de la distance entre eux et moi, et pas le contraire…
        Il est vrai que l’enfant en moi cherche encore à “bien faire”… mais je chemine vers la maturité avec joie! 🙂
        Françoise

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        2022/05/08 at 3:47 pm
  • From Mélanie on « Ma maman »

    Je remarque que je parle généralement de mes parents en mentionnant “mon père” ou “ma mère”.

    Mais cela dépend des interlocuteurs et du sujet que j’aborde.

    Quand le sujet va être plus dans l’affect lorsque je raconte une histoire qui me touche ou quand je parle à mon neveu par exemple, je vais parler de “ma maman”.

    A la lumière de ce post c’est très intéressant de voir jusqu’où l’inconscient nous fait rejouer notre petit enfant dans des scénarios du passé.

    En y pensant présentement, appeler ma mère “ma maman” me fait me sentir un temps, plus proche d’elle. Alors qu’en réalité, c’est ma petite fille encore blessée en moi qui voudrait un câlin…

    Je sais ce qu’il me reste à faire…

    Merci pour cette Lumière Renaud

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    2022/05/09 at 4:33 am
  • From Christiane on « Ma maman »

    Bonjour,
    J’ai perdu mon père de 90 ans il y a un mois, et j’ai l’impression de ne rien ressentir. Je suis contente de ne plus subir de reproches , et de pouvoir être beaucoup avec ma mère. En même temps, cela me fait bizarre de me dire que quelqu’un qui avait une personnalité aussi envahissante ait laissé aussi peu de traces. Peut-être cela ressurgira-t-il plus tard …Ado, il m’est arrivé de me retenir pour ne pas l’appeler monsieur, j’aurais pris une claque ! j’évitais de l’appeler, tout simplement. Papy était plus facile que Papa , puisque ce n’était pas en rapport avec moi , mais avec ma fille. Merci pour vos articles

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    2022/05/09 at 8:47 am
  • From Blue on « Ma maman »

    Oh c’est étonnant je dis à 72ans encore quand je parle de ma mère des bonnes choses vécues, je dis Ma Maman et quand je parle de ce qu’elle me faisait subir ses colères et frustrations je dis: Ma Mère, je viens de m’en rendre compte avec votre article, par contre mon Père, toujours :Mon Père tout cela de façon naturelle sans y songer.
    Tous les deux sont décédés

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    2022/05/11 at 3:24 pm
  • From Mélanie on Se sentir blessé

    Est-il intéressant d’ouvrir ce post à un contexte plus large que celui de la critique et à un public moins proche?

    Récemment j’ai réagi (intérieurement) très vivement lors de soirées dans un bar (lieu que je ne fréquente plus à part pour chanter et écouter chanter) lorsque 3 personnes différentes à des moments différents sont venues m’interroger sur mon statut amoureux!

    C’est une simple question pour eux et ce sont des personnes que je ne connais pas voire peu. Malgré que le sujet ne soit ni une critique et que les personnes qui m’interrogent ne soient pas des proches, je me suis sentie agressée dans cette question que je trouve hyper intrusive.

    Quand je lis le post d’aujourd’hui et après ma réflexion intérieure (car je n’ai vraiment pas apprécié me sentir atteinte ainsi par un extérieur lointain pour “une question”), je comprends que mon statut amoureux ne correspond pas à une case qu’on coche: celle de célibataire, en couple, divorcée, mariée… et c’est parce que ma situation sentimentale n’est pas à proprement répertoriée dans la connaissance commune que je ne me sens pas à l’aise de répondre et de partager ma véritable situation. Généralement on ne me comprend pas et les personnes se permettent à ce moment là de critiquer.

    Pour moi apprivoiser ma part d’ombre reviendrait à accepter en moi cette volonté d’être dans une relation sentimentale avec un homme sans que celle-ci ne soit dite “aux autres” avec des mots ou montrée “aux autres” avec des gestes. Néanmoins, je vis une relation sentimentale/amoureuse avec quelqu’un et ce quelqu’un le sait et nous préférons rester discrets. Simplement parce que le lien est quelque chose de précieux et fragile qui se construit entre nous et non pas avec le regard de l’autre.

    Rester discrète sur cette part que je préserve est-il une manière de cacher quelque chose de moi? Comment faire pour l’apprivoiser afin que les questions des autres à ce sujet ne m’affectent plus?

    Merci pour ce post, il tombe à point dans ma réflexion personnelle.

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    2022/05/23 at 4:18 am
    • From Violette on Se sentir blessé

      Bonjour Mélanie,

      Je trouve votre témoignage intéressant, merci.

      Quel comportement avez-vous adopté au moment d’être questionnée par ces personnes ?

      En vous lisant il me vient ce questionnement : est-il possible que, lorsque les personnes vous interrogent, vous vous sentiez dans l’obligation de répondre à leur question, alors que peut-être en réalité sur l’instant vous n’en avez pas envie ? (mais cela est à peine conscient)

      J’ai repéré que je m’irrite dans ces contextes :

      – lorsque l’autre “met sur la table” un sujet où effectivement moi-même je ne suis pas à l’aise (cela rejoint le post d’aujourd’hui) ;

      – lorsque l’autre, par ses questions, réveille chez moi un sentiment d’obligation de lui répondre, de lui livrer une certaine intimité, alors même que j’anticipe je vais être malmenée après avoir répondu (vestiges de mon enfance).
      Ainsi dans ce cas ma colère vient du fait de ne pas avoir accès au “Non”, alors que ce que l’autre me propose dans son interraction me met en insécurité ou tout simplement en “non-envie” (re- vestiges de mon enfance)

      Or en réalité, et hors tout conditionnement, nous sommes légitimes à partager la nature et la quantité des informations qu’il nous fait plaisir de partager, avec qui cela nous fait plaisir, et d’ajuster cela à chaque instant, en respectant nos limites.

      Dans mon second exemple, la sérénité, la non-irritation, découlerait de respecter mon ressenti (ne pas avoir envie de me dévoiler) et, après avoir pris le temps d’une grande respiration, assumer un tranquille : “Merci mais je n’ai pas envie d’en parler ce soir”.

      Bref : diriez-vous que vous êtes une personne qui a facilement accès au “Non” dans sa vie, ou bien… non ? (“Dire non” n’est pas un problème, versus avoir un penchant pour de la culpabilité / tendance à répondre automatiquement aux attentes des autres en niant son ressenti ou sans conscience de son ressenti réel)

      Voilà ce que cela m’a inspiré, peut-être beaucoup par projection.
      Merci pour votre message et merci Renaud Perronnet pour le post.

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      2022/05/23 at 10:48 am
      • From Mélanie on Se sentir blessé

        Bonjour Violette,

        Merci pour ce retour en partie “projectionné” et que je comprends. Parfois, il est plus facile de passer par la projection pour se faire comprendre (surtout à l’écrit). Donc ça me va.

        Intérieurement, ma réaction a été NON je n’ai pas envie d’en parler. Face aux personnes je leur ai dit que je n’avais pas envie d’en parler sauf que j’ai dû manquer quelque chose dans ma communication non verbale vu que les personnes ont insisté. Ne comprenant pas ma réaction, elles ont glissé des petites phrases telles que “oh, mais tout le monde parle de ça”! ou encore “oh! bon !! je respecte” suivi d’un désintéressement total de la discussion en cours ou encore “mais ne te fâche pas!”.

        A ce moment précis, j’ai dû affirmer assez vivement mon choix car si ces personnes avaient respecté mon choix en écoutant ma première réponse je n’aurai pas dû monter d’un cran. Cela m’a triplement contrarié (qu’on me pose la question, qu’on insiste alors que je crois avoir été claire et qu’à la fin je finisse par me remettre en question).

        Mais encore ici… comme le dit Renaud, si m’affirmer (faire respecter mes choix et mes limites personnelles) me brusque, c’est qu’il y a là-dessous une blessure non cicatrisée. Je suis consciente que les autres réagissent comme ils peuvent et veulent. Je doute que leur intention était de me nuire et je refuse de nier ma responsabilité dans ce que j’ai ressenti. Je sais que les autres m’aident dans mon cheminement personnel bien que ça passe parfois par des émotions désagréables.

        Je pense savoir dire non aux autres mais c’est encore désagréable pour moi de l’assumer avec moi-même.

        Merci Violette de m’avoir permis de creuser encore un peu.

        @bientôt

        Mélanie

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        2022/05/24 at 1:37 am
    • From Renaud Perronnet on Se sentir blessé

      Répondre à vos questions, c’est parvenir à regarder cela de très près en vous.
      Sentir que la question de l’autre est nettement intrusive est une chose, mais se sentir mal à l’aise à cause de la question intrusive de l’autre en est une autre : c’est devenir la victime de son agresseur.
      Souvent une personne qui a dû subir dans son enfance l’absence de respect de ses proches se sentira mal à l’aise, alors qu’elle est adulte, face à une question indiscrète. L’absence de limite de l’autre réveille un réflexe de peur en nous-même, alors même que nous sommes devenus adultes et c’est le signe que nous avons à l’intérieur une blessure non cicatrisée. Comme vous le dites très bien, ce qui est « une simple question pour l’autre », est interprété par vous comme une agression. Pourquoi ? Parce que l’autre a touché votre talon d’Achille et ça peut être l’occasion pour vous d’essayer d’y voir plus clair pour guérir votre blessure.
      Vous écrivez : « Généralement on ne me comprend pas et les personnes se permettent à ce moment là de critiquer. » C’est donc votre besoin de ne pas être critiquée par les autres qui vous obligerait à cacher l’originalité de votre parcours amoureux. Vous connaissez la formule « Pour vivre heureux vivons cachés. » Les gens se cachent parce qu’ils se sentent vulnérables à la critique des autres.
      Vous partagez que vous vivez une relation amoureuse et que vous préférez rester discrète. Soit, mais comprenez bien que ce n’est pas parce que vous le préférez que les autres respecteront votre préférence. Comme l’affirme Swami Prajnanpad, « Chacun fait et fera ce qui lui plaît, vous ne pouvez pas vous attendre à ce que l’autre fasse ce qui vous plaît. » Tant que vous vous sentez dans le besoin d’être reconnue par l’autre, vous vous condamnez vous-même à être impactée par ce que les autres disent de vous. Quand vous écrivez « c’est parce que ma situation sentimentale n’est pas à proprement répertoriée dans la connaissance commune que je ne me sens pas à l’aise de répondre et de partager ma véritable situation. » Vous touchez-là votre vérité d’aujourd’hui : il est encore difficile pour vous de vous sentir à l’aise dans votre spécificité amoureuse, une part de vous-même n’a pas encore complètement accepté le parcours amoureux qui a été le vôtre, et c’est là votre lieu de possible investigation, en écoutant ce que cette part délaissée de vous-même a à vous dire.
      Apprivoiser votre part d’ombre c’est donc parvenir à vous donner le droit d’être qui vous êtes, et cela passe par assumer complètement votre parcours amoureux quel qu’il soit. C’est à ce prix que face à une question indiscrète de l’autre ou à une remarque manifestement intrusive, vous ne ressentirez plus le besoin, ni de vous sentir mal à l’aise, ni de devoir rentrer dans votre coquille.

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      2022/05/23 at 10:35 am
      • From Mélanie on Se sentir blessé

        Merci Renaud d’avoir pris le temps de me répondre. Comme souvent, intellectuellement je comprends (je le voyais déjà avant de laisser ce commentaire). C’est émotionnellement que la compréhension se brouille. Donc oui je suis bien là sur une blessure non cicatrisée et qui s’active sans critique et sans personne proche. Elle est donc mûre pour être (ac)cueillie. Merci infiniment pour vos mots qui résonnent souvent très justement en moi. Quand j’aurai découvert cette partie de moi que je cache, je déposerai un label pour un nouveau statut amoureux (rire). A bientôt de vous lire.

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        2022/05/24 at 2:01 am
  • From Nita on Se sentir blessé

    “Il n’y a que la vérité qui blesse !” disions-nous enfants…

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    2022/05/23 at 7:51 am
    • From Renaud Perronnet on Se sentir blessé

      Oui, et il y a aussi ce dicton : « Qui juge se dénonce, qui accuse se défend, qui médit se raconte. »

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      2022/05/23 at 9:42 am
  • From Lilu on Se sentir blessé

    Vous oubliez que certaines personnes ne sont pas lucides et dénigrent l’autre injustement, par malveillance, jalousie, projection… etc. Encore une fois, comme c’est (trop) souvent le cas dans le discours ambiant de notre époque, ceux qui sont attaqués et en souffrent sont les premiers à devoir se remettre en question: consternant! Surtout de la part de professions censées être bienveillantes.

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    2022/05/23 at 1:16 pm
    • From Nita on Se sentir blessé

      Se remettre en question afin de moins souffrir, cela remet-il en question l’injustice, la malveillance etc de ces personnes ?
      Il me semble que ce sont deux choses différente.

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      2022/05/24 at 11:41 am
    • From Renaud Perronnet on Se sentir blessé

      Je présume que ce sont les épreuves que vous avez vécues et une souffrance intenable, qui vous contraignent à une interprétation erronée de mon post. C’est cette même souffrance qui vous oblige au dépit et à l’agressivité ironique contre moi.
      Le drame c’est que vos interprétations sont d’abord dommageables pour vous-même, en ce sens qu’elles vous empêchent de prendre conscience que tout ce qui accroit notre sentiment de responsabilité contribue à notre guérison.
      Si mes mots sont encore capables de vous aider à sortir de votre prison, je vous invite vivement à lire mon article : Ressentiment ou responsabilité

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      2022/05/23 at 4:45 pm
  • From joce on Le pardon ou la fidélité à soi-même ?

    Pour ma part, bientôt 60 ans, soeur décédée en 2015 . frère très proche de moi jusqu’en 2016 environ que j ‘associe à ma séparation (conjoint)
    J ai senti l’éloignement, essayé d en parler avec lui: impossible.
    Nous étions si proches qu il me parlait tres ouvertement de ses pbs de couple
    je pense que j étais une oreille attentive, d autant que à ses 40 ans il a appris qu il n’avait pas le même pere que nous les 2 filles.I l s est empressé de m appeler pour me faire part de sa peine et c est vrai que j ai essayé d etre presente et à son écoute.
    Malgré mes tentatives de rapprochement je sentais bien qu il me rejetait et les 2 ou 3 fois où j ai fait appel à lui: pour rentrer de l hôpital et pour l aide à un déménagement,il y a eu des scenes tres violentes où il me disait des choses comme laisse les autres vivre comme ils l entendent suite à une remarque que j avais faite sur son non tri de poubelle, puis une colère inexpliquée en me raccompagnant de l hopital apres que j ai eu fait une reflexion sur les 4/4 à Paris.
    E t tout dernièrement après que je lui ai envoyé une lettre lui disant ma tristesse et mon incompréhension par rapport à notre relation, il m a dit par telephone qu en fait je lui avais gâché son enfance et son adolescence , en lui cassant son solex (c etait pas volontaire , je n avais pas su l éteindre , une histoire de Galet), en sortant avec son meilleur ami, en prenant de gds temps de parole avec ma mère quand je rentrais de l ‘école).
    J ai été meurtrie d entendre tout ça et n ai pas compris pourquoi ttes ces années il faisait semblant avec moi, alors qu il devait y avoir en lui une grande haine.
    Je regrette et je lui ai dit , d avoir été à ce point imbuvable que je ne lui laissait pas de place.
    Mais sans vouloir me déculpabiliser j etais enfant et ne me suis pas rendue compte du mal que je lui faisais.
    Mais aujourd hui la distance est mise, nous ne nous voyons plus et j ai une très grande tristesse en moi .
    Que faire ?

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    2022/05/23 at 6:19 pm
  • From Nita on Ne pas rester à la surface des choses

    Parfois je me demande à qui “incombe” la responsabilité de la compréhension du message : à celui qui l’envoie ou à celui qui le reçoit ?

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    2022/05/24 at 12:29 pm
    • From Renaud Perronnet on Ne pas rester à la surface des choses

      Votre remarque est intéressante. Beaucoup de personnes pensent que dans une relation, la responsabilité est partagée à 50 / 50. En fait les choses sont différentes : celui qui écrit le message est responsable de lui-même à 100% et celui qui le lit est responsable de sa lecture (donc de son interprétation), à 100% également.
      Seulement les deux parties ne le savent généralement pas, elles n’en ont pas conscience et rejettent une partie de la responsabilité sur l’autre…
      Pour aller plus loin, lisez : Consentement, responsabilité et respect de soi-même

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      2022/05/24 at 1:07 pm
      • From Nita on Ne pas rester à la surface des choses

        Je comprends bien qu’il est de ma responsabilité d’envoyer un message clair, un peu comme on ne lance pas une balle à quelqu’un qui ne regarde pas vers soi.
        Mais si ce n’est pas le cas, en quoi le destinataire est-il responsable de sa compréhension ?
        Et pour que le message soit clair, doit-il tenir compte des filtres éventuels avec lesquels le destinataire pourrait le recevoir ?

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        2022/05/24 at 3:33 pm
        • From Renaud Perronnet on Ne pas rester à la surface des choses

          Être responsable c’est avoir la réponse en soi-même, le destinataire est responsable de sa compréhension parce que c’est lui qui comprend (ou pas). De même, par exemple, que je suis responsable de ma propre vue en mettant ou pas des lunettes, suivant l’intégration qui est la mienne de mes difficultés visuelles.
          En effet pour que le message que je souhaite faire passer à l’autre puisse lui parvenir, il me faut tenir compte – autant que faire se peut – de l’autre… par exemple en tentant de parler son langage. Et là aussi, j’en suis responsable. Je suis responsable de la pédagogie qui est la mienne.

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          2022/05/24 at 3:56 pm
          • From Mathilde on Ne pas rester à la surface des choses

            Cet échange me parle beaucoup, je traverse une situation difficile en ce moment. Des parents d’élèves de ma classe (je suis prof des écoles), ont écrit une lettre à l’inspectrice pour rendre compte de leurs “inquiétudes” quant au fonctionnement de la classe. Ils ne sont pas passés par moi avant. J’ai contacté la directrice de l’école, les syndicats, l’inspectrice… Tous ont presque des avis différents sur la marche à suivre et la réponse à adopter. J’ai écrit une lettre de réponse mais je ne l’ai pas envoyée aux parents, la directrice me dit qu’elle est trop sur la défensive et agressive… Je suis submergée par l’émotion, la colère, le sentiment de trahison qu’ils aient contacté l’inspectrice et pas moi, et le sentiment de solitude, d’isolement dans mon métier. Je ne peux plus faire aucun effort de communication, et la directrice de l’école n’a que ce mot là à la bouche : recevoir les parents, leur parler, ne pas voir leur lettre comme une agression ou une remise en cause… Je crois que j’ai envie de dire haut et fort que j’ai pris la lettre comme je l’ai prise, que si être professionnel c’est faire comme si alors non je ne le suis pas. J’en ai marre de toutes ces exigences sur comment prendre les choses, comment les rendre. SI je suis responsable de 100% de ma réponse alors ça veut dire aussi que c’est 100% de moi même qui doit être d’accord avec non ? Dans ce cas j’ai juste envie de crier PAS CAPABLE. Pas capable de communiquer. Pas maintenant. Je ferme ma chambre à double tour et y met une pancarte PETIT ANIMAL EN CAGE NE PAS DERANGER devant. Mais comment fait-on dans le monde du travail quand on a l’impression que c’est exigé de nous ? ET qu’on doit une réponse, même pas prêt, même pas sûr ?

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            2022/05/24 at 4:16 pm
            • From Barbara L. on Ne pas rester à la surface des choses

              Savez vous que vous avez un service d’écoute psy gratuit pour les enseignants par la MGEN? et que cela vous aiderait, anonymement à déposer vos emotions et permettre ainsi d’avancer vers une analyse plus reposée et rationnelle?

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              2022/05/27 at 1:40 pm
            • From Renaud Perronnet on Ne pas rester à la surface des choses

              Tout ce que vous décrivez-là se résume en un mot : vous êtes dans l’émotion, et tant que vous y êtes il vous est impossible de prendre une décision censée, ce n’est pas de la mauvaise volonté de votre part, vous ne le pouvez tout simplement pas… pour le moment. Il vous faut donc attendre que l’émotion s’en aille (et pour cela ne pas hésiter à l’exprimer, évidemment pas devant les parents d’élèves !)
              Le thème que vous développez-là est celui de la maîtrise de soi.
              Pour aller plus loin, lisez : Émotion ou pas ?

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              2022/05/24 at 4:30 pm