Archives de catégorie : Connaissance de soi

Je suis bloquée dans ma sensibilité

Question de @mina :

Pourquoi lorsque j’essaie d’écrire mes sentiments rien ne sort de moi ? Je sens qu’il y a quelque chose, mais rien.

Mes pistes de réponse :

Vous sentez quelque chose parce que par-delà vos inhibitions à être, vous êtes « vivante. »

Baudelaire écrivait : « Le génie de chacun, c’est sa sensibilité. »

Vous avez vraisemblablement enfoui votre génie au fond de vous-même, peut-être même – comme tant de personnes – avez-vous appris à en avoir honte ?
Pourquoi ? Sans doute pour rester conforme au regard des autres en ne faisant surtout pas de vagues avec votre originalité, votre particularité. Pourquoi êtes-vous mal à l’aise avec votre spécificité ?

Si, aujourd’hui, votre sensibilité ne se laisse pas approcher, apprivoiser, c’est parce que vous vous êtes endurcie, vous vous êtes censurée, sans en avoir conscience.
Il va donc vous falloir apprendre à devenir vulnérable (c’est un apprentissage), en vous laissant sentir les choses et en faisant peu à peu confiance à ce que vous sentez, c’est ainsi que vous pourrez un jour découvrir et exprimer votre sensibilité, c’est ce travail qui vous permettra d’être la femme que vous êtes.

Plus vous vous laisserez toucher par le monde et les autres, plus vous deviendrez capable d’exprimer vos sentiments. Donc arrêtez de vous contrôler et de vous censurer et pour ce faire, laissez vos émotions sortir.

Swami Prajnanpad était très explicite sur ce sujet : « Tant que les émotions refoulées ne sont pas exprimées, il n’est pas possible de fonctionner normalement. »

Si rien ne sort de vous, vous pouvez être certaine que c’est parce que la censure est trop forte, alors apprenez à ne plus avoir peur de vous en vous faisant aider.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire :

Vous pouvez aussi faire cet exercice afin de vous mieux connaître :

© 2022 Renaud Perronnet. Tous droits réservés

Comment ne plus être un « bon garçon » ?

Question de @pascal :

Ma mère était méprisée dans notre famille, car elle n’avait aucun diplôme et n’était pas très intelligente. Mon père régissait à tout.

Pourtant, aujourd’hui, à 60 ans, je me rends compte que j’ai toujours voulu être un « bon garçon » pour plaire à ma mère.

Comment ne plus être un « bon garçon » ?

Mes pistes de réponse :

Il n’est jamais trop tard pour vivre en soi-même une prise de conscience lumineuse.
Oui, vous avez énormément souffert de la manière dont votre père méprisait votre mère. En conséquence vous avez – pendant une grande partie de votre vie – cru qu’il vous fallait être un « bon garçon ». Vous avez cru devoir compenser la relation cruelle qu’entretenaient vos parents.

Aujourd’hui vous découvrez à la fois que vous êtes un adulte et un homme libre, vous n’avez donc plus besoin de plaire à votre mère.

Pour avancer, vous avez besoin d’un but, il vous faut donc réfléchir à ce potentiel de liberté qui est en vous et à ce que vous voulez en faire.

Ne plus être un bon garçon passe par découvrir les stratégies mises en œuvre pour l’être (notamment celle de vouloir racheter les erreurs des autres parce qu’elles vous sont insupportables), afin de parvenir à les déjouer, en vous faisant accompagner si vous ne vous en sentez pas capable seul.

Pour aller plus loin, faites le test :

Et lisez :

© 2022 Renaud Perronnet. Tous droits réservés

 

Maltraitée dans l’enfance je me sens en décalage

Question de @dorine :

Mes parents ne sont pas arrivés à avoir une relation heureuse. J’ai grandi autour des cris.

Maltraitée, je n’ai aussi pas reçu d’attention ni de bienveillance. J’ai beaucoup de mal à avoir une relation harmonieuse, mon conjoint a une famille attentionnée.

Je me sens en décalage et triste.

Mes pistes de réponse :

Oui, vous vous sentez d’autant plus en décalage qu’au même moment vous aspirez très fort à parvenir à l’équilibre que vous voyez à l’œuvre dans la famille de votre conjoint et qui vous fait envie.

La première chose à comprendre c’est que s’il vous est difficile de trouver l’harmonie, c’est parce que vous êtes vous-même – pour le moment – inconsciemment conditionnée par les maltraitances que vous avez subies.

Pour sortir de votre conditionnement, il ne vous suffira pas de savoir intellectuellement que vous avez été maltraitée, il vous faudra aussi – à l’occasion d’un travail thérapeutique – rencontrer l’enfant maltraité et humilié que vous avez été pour qu’il vous raconte les souffrances de son histoire refoulée, les injustices et les violences qu’il a subies.

C’est au moment où vous saurez précisément de quoi vous avez souffert et pourquoi, que vous parviendrez à trouver l’équilibre que vous cherchez. Cela revient à développer de l’empathie et de l’amour pour l’enfant que vous étiez, c’est ainsi que vous parviendrez à vous donner à vous-même l’amour et la bienveillance que vous n’avez jamais reçus.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire :

© 2022 Renaud Perronnet. Tous droits réservés

Pourquoi le mépris de soi-même ou des autres ?

Question posée par Béatrice :

Je me demande quelles sont les racines psy du mépris que l’on peut éprouver pour les autres. Du mépris de soi-même ? Mais encore ?

Mes pistes de réponse :

Personne ne naît en éprouvant le besoin de mépriser les autres ou soi-même. Le besoin de mépris est donc la conséquence d’un apprentissage.

Dans l’enfance, plutôt que d’apprendre à nous respecter tels que nous étions, la plupart d’entre nous avons appris à devoir discerner entre ce que nos éducateurs nous ont présenté comme étant le bien et le mal et plus particulièrement à devoir aimer ce qu’ils appelaient nos qualités et à devoir rejeter ce qu’ils nommaient nos défauts.

Continuer la lecture

Dois-je croire ma mère qui nie toute maltraitance ?

Question de @sandrine :

Si des maltraitances dans mon passé ont été vécues et que j’en ai parlé à ma mère qui a complètement démenti mes propos, dois-je me dire que ces maltraitances n’ont jamais existé, ou au contraire que je les ai vraiment vécues dans mon enfance ?

Merci de votre réponse car moi je ne sais plus quoi penser !

Mes pistes de réponse :

En effet, beaucoup de parents nient (ou minimisent) volontiers les expériences négatives vécues par leurs enfants quand elles ne leur sont pas favorables. Craignant de se remettre en cause, ils ne veulent pas courir le risque de se retrouver en déséquilibre, même si c’est au détriment de leur enfant.

Pourquoi devriez-vous nier les expériences maltraitantes que vous avez vécues dans votre passé ? Serait-ce parce qu’il est important pour vous de donner raison à votre mère contre votre propre vécu et ressenti ?

Vous seriez donc prête à tout, prête à vous renier vous-même pour obtenir l’approbation de votre mère ? Cela en dirait vraisemblablement très long sur votre degré de dépendance et d’aliénation vis-à-vis d’elle.

Quoi qu’il en soit, savoir quoi penser c’est oser s’appuyer sur soi-même et ses intuitions. Pour ce faire vous avez un allié qui ne peut pas se tromper : votre corps, gardien de votre mémoire, et qui vous permet de sentir et connaître ce que votre psychisme peut avoir tendance à vous cacher.

Des maltraitances « ont été vécues » dites-vous. Par qui ? Votre dignité propre c’est d’oser reconnaître ce que vous avez vécu, c’est le seul moyen pour que ce vécu maltraitant ne vous hante pas toute votre vie.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire :

© 2022 Renaud Perronnet. Tous droits réservés

L’ombre travaille au service de la lumière

Question posée par Josette :

Que signifie « l’ombre travaille au service de la lumière », ou nous faire mal pour notre bien ?!

Mes pistes de réponse :

L’ombre et la lumière sont les deux aspects antagonistes, donc complémentaires, d’une même réalité. Il ne peut pas y avoir de lumière sans ombre, ni d’ombre sans lumière. Comme l’a écrit Héraclite : « La route qui monte et qui descend est une ; c’est la même. »

Il en est de même pour le désir et la souffrance : c’est le désir qui créé la souffrance de celui qui ne peut pas réaliser son désir…

Continuer la lecture

Comment aimer l’effort à 50 ans ?

Question posée par Ladydo :

Manque de persévérance. A 50 ans ça me tape sur les nerfs. Comment faire pour être constante, régulière et garder la motivation. Et surtout aimer l‘effort. Mille mercis !

Mes pistes de réponse :

Sans doute vous faut-il éviter de vous faire peur avec les mots qu’on a utilisé contre vous dans votre enfance ? À vous lire j’ai le sentiment d’entendre un parent impatient critiquer son enfant, ou un prof énervé mettre une appréciation négative sur un élève.

Continuer la lecture

Pourquoi la souffrance réveille-t-elle la culpabilité ?

Question de @anonyme :

Pourquoi la souffrance réveille-t-elle la culpabilité ?

Mes pistes de réponse

À l’origine de votre culpabilité se trouve nécessairement une pensée sur vous-même. La voir à l’œuvre, c’est déjà pouvoir la remettre en cause en comprenant que vous n’êtes pas obligé d’adhérer à des pensées occasionnées par votre adhésion aux jugements des autres sur vous-même.

Si le coupable souffre, c’est bien parce qu’il pense qu’il a commis une faute, pour laquelle il vit (étymologiquement) dans la peur d’être coupé.

C’est donc au moment où vous oubliez de remettre en cause vos simples opinions sur vous-même que vous courrez le risque de culpabiliser donc de souffrir.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire :

© 2022 Renaud Perronnet. Tous droits réservés

Des thérapies sur la relation enfants/parents ?

Question de @jf :

Existe-t-il des thérapies centrées sur l’examen de la relation enfants/parents et son évolution ?

Mes pistes de réponse

Toutes les thérapies analytiques (donc toutes celles qui passent par la parole) passent nécessairement par la mise au jour, la compréhension et la digestion de ce qui s’est passé dans la relation entre le sujet et ses parents.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire :

© 2022 Renaud Perronnet. Tous droits réservés

Comment vivre enfin, malgré la mort ?

Question de @anne :

J’ai 64 ans et je n’ai pas osé vivre, je suis restée toute ma vie à faire semblant d’aimer mon mari. Grâce à vous j’ai pris conscience de la peur qui m’a toujours habitée, cette peur de mourir.

Comment apaiser ma souffrance ?

Merci pour aide.

Mes pistes de réponse :

Vous êtes sur le bon chemin puisque vous êtes sur le chemin de la vérité de vous-même. Votre prise de conscience est décisive, vous savez maintenant que ce qui vous empêche d’agir pour vous-même, c’est votre peur de mourir… qu’il va vous falloir rencontrer, investiguer.

Quand vous aurez découvert – à l’occasion d’un travail thérapeutique de connaissance de vous-même – que votre peur de mourir n’est que le prétexte (paradoxal parce que nous allons tous mourir), dont vous vous servez pour ne pas oser vivre, vous en serez délivrée.

Cela impliquera d’accueillir la part qui – en vous – ressent le besoin de cette peur, de la comprendre en lui permettant de partager son histoire refoulée (comment et de quoi elle a beaucoup souffert.)

Pour aller plus loin, vous pouvez lire : 

© 2022 Renaud Perronnet. Tous droits réservés

Je n’ai pas accompli ce que je voulais vraiment

Question posée par Marie-France :

Depuis que je suis en retraite j’ai une multitude de projets de vie inaccomplis : déménager, commencer des études universitaires que je n’ai jamais pu faire, m’installer comme thérapeute artiste, publier un livre, créer, voyager, mais cela est-il le résultat de mes frustrations de vie où je n’ai pas accompli ce que je voulais vraiment ? Et comment faire ? Aurai-je le temps, la santé ?

Mes pistes de réponse :

La tradition spirituelle de l’Inde ancienne parle de 4 stades distincts dans la vie d’un être humain :

  1. Bramacharya : période de l’éducation.
  2. Grihastha : période de la vie à la fois active et mondaine.
  3. Vanaprastha : période de méditation et de retraite dans la nature.
  4. Samnyasa : période de renoncement et de détachement complet vis-à-vis du monde qui permet d’atteindre la libération avant la mort.

Continuer la lecture

Pourquoi je me sens si agressive ?

Question de @emmy :

Pourquoi lorsque je m’énerve ou me dispute avec quelqu’un j’ai tout de suite cette envie de lui mettre un coup de poing ?

Je me retiens mais c’est dur et c’est pas tout le temps faisable…

Mes pistes de réponse :

Je vous invite à voir les choses avec simplicité : si vous vous sentez agressive face aux autres et même avec des désirs de violence, c’est qu’il y a de la violence refoulée à l’intérieur de vous qui s’infiltre à l’occasion de vos différents avec les autres.

Un travail thérapeutique de connaissance de vous-même vous permettrait d’investiguer pour découvrir que derrière votre agressivité se cache une souffrance qui cherche à se dire depuis longtemps.

Pour retrouver votre équilibre perdu dans vos relations, il vous faut mettre au jour cette souffrance refoulée au fond de vous-même (chercher qui a souffert et de quoi ?), sinon vous courez le risque d’exprimer inopinément votre violence, avec toutes les conséquences notamment pénales auxquelles vous vous exposez.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire :

© 2022 Renaud Perronnet. Tous droits réservés

Je n’ai pas de souvenir de mon traumatisme sexuel

Question de @marie :

Est-il possible de guérir d’un traumatisme sexuel dont on n’a aucun souvenir excepté la certitude physique ?

Mes pistes de réponse :

Il n’y a pas d’autre possibilité – pour guérir – que celle de rencontrer ce que l’on a vécu pour le traverser.

Je présume, à vous lire, que votre chemin de réhabilitation de vous-même doit passer par l’accueil de votre « certitude physique », autrement dit entrez en dialogue avec votre corps, de manière à découvrir avec certitude qu’il ne peut pas mentir.

C’est à ce prix que vous pourrez guérir de votre traumatisme en en faisant l’équivalent d’une cicatrice propre.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire :

© 2022 Renaud Perronnet. Tous droits réservés