Archives de catégorie : Questions / Réponses

Comment arrêter mes échecs amoureux ?

Question de @louise :

J’ai 32 ans et je viens de terminer une nouvelle relation amoureuse (8 de 1 à 10 mois depuis mes 20 ans). En général, les hommes arrêtent la relation assez rapidement. Ils sont peu investis, assez distants, et moi je suis amoureuse.

Comment arrêter ces échecs à répétition ?

Mes pistes de réponse :

Vous êtes vraisemblablement la proie d’un « schéma ». Pour arrêter ces échecs que vous ne voulez pas mais dont vous vous sentez être la « victime », je vous invite à investiguer du côté du premier homme que vous avez rencontré dans votre vie : votre père.

Il va ainsi vous falloir découvrir et mettre au jour, dans un travail thérapeutique de connaissance de vous-même, comment la relation que vous avez entretenue avec votre père conditionne jusqu’à ce jour votre relation d’échec avec les hommes.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire :

© 2022 Renaud Perronnet. Tous droits réservés

Mon auxiliaire de vie est toujours en retard !

Question de @claudine :

Mon auxiliaire de vie est toujours en retard, je ne parviens pas à la gérer… je lui ai dit mon mécontentement avec calme, colère, etc. rien à faire, mes plaintes n’ont aucun effet. Elle me fait bondir de l’intérieur !!

Alors comment lui parler avec « amour » ?

Mes pistes de réponse :

Oui, rien n’y fait, mais regardez la manière dont vous vous divisez vous-même en voulant « parler avec amour » à votre auxiliaire de vie au moment où elle vous énerve. C’est tout simplement impossible !

Commencez par essayer de comprendre ce qui vous fait bondir chez elle et pourquoi. Cela parle vraisemblablement de quelque chose dont vous n’avez pas pris soin chez vous.

Ensuite regardez les choses en face : vous n’avez qu’une seule auxiliaire de vie, par contre elle a de nombreux clients. Sentir à quel point la relation est inégale (ce que vous êtes pour elle est sans commune mesure avec ce qu’elle est pour vous) vous aidera à vous adapter.

Pour aller plus loin, vous pouvez lire :

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Mon psy ne me respecte pas, est-ce grave ?

Question de Manu :

Mon psy me parle régulièrement de ses autres patients et de sa famille.

Nous vivons dans un coin de campagne peu densément peuplé. Je n’aime pas qu’elle le fasse : je le ressens comme une perte de temps, comme une digression et j’ai peur qu’elle me parle de quelqu’un que je connais. Jusque-là je me racontais qu’elle savait ce qu’elle faisait. Lors de notre dernière séance elle a parlé d’un jeune que j’ai reconnu en quelques mots parce que sa situation est très particulière. J’ai commencé par faire ce que je fais d’habitude : regarder ailleurs et attendre qu’elle change de sujet. Mais elle a commencé à répéter des choses qu’il lui a dite en séance. Alors je lui ai demandé d’arrêter parce que je savais de qui elle parlait. Elle a fait mine de me gronder et elle a continué.

C’est grave, non ?

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Mes élèves sont immatures !

Question de @dida :

Quel est le rôle de l’enseignant face à l’élève immature ?

Quelle éthique doit-il adopter ?

Mes pistes de réponse :

Tant que l’enseignant, accablé par ses émotions personnelles, pense que son élève devrait être mature quand il est immature, il ne peut pas lui apprendre.

L’éthique de l’enseignant est de tout mettre en œuvre pour que l’élève se sente accueilli tel qu’il est, c’est à cette condition que – se sentant accepté – l’élève pourra ressentir le désir de s’élever jusqu’à lui donc d’apprendre.

C’est donc au pédagogue à s’adapter pour aller chercher l’élève au niveau où il est, et non l’inverse. Cela lui demandera donc une qualité de cœur : la patience.

Krishnamurti disait :

« L’éducation consiste à comprendre l’enfant tel qu’il est, sans lui imposer l’image de ce que nous pensons qu’il devrait être. »

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Pour aller plus loin, vous pouvez lire : Éduquer ou dresser et aussi Oser être un prof de français heureux

 

Comment accepter ce que l’on a subi ?

Question de Fatiha :

J’ai 50 ans. Comment accepter ce que l’on a vécu… subi… ma mère est restée avec mon père et nous devions mon frère et moi subir sa tyrannie… pas de bruit… ne pas se faire remarquer et parfois quelques violences physiques et verbales… nous avions à cœur mon frère et moi de protéger ma mère.

Mes pistes de réponse :

Il est vain – pour un être – de s’obliger à penser qu’il « devrait accepter ce qu’il a vécu et subi. »

S’obliger à accepter est un non-sens parce que cela reviendrait à se faire un devoir d’agir à propos de quelque chose qui n’est pas en notre pouvoir.

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Faut-il se pardonner ?

Question de Whiteporpoise :

J’ai aujourd’hui 40 ans, je commence à vivre et à être heureuse. J’ai coupé les liens familiaux et progresse pas à pas seule bien plus qu’en 24 ans de thérapie.

J’apprends à habiter la personne que je suis devenue, à la comprendre et à l’interroger. Certaines périodes sont plus empreintes de nostalgie. Mais il y en a aussi des splendides.

Un point m’effraie néanmoins : à une période je suis revenue temporairement vivre dans ma famille. Tous me rejetaient par leur comportement (critique, mépris, jalousie). Je refoulais totalement la personne que j’étais. J’étais odieuse et en même temps je cherchais entièrement leur reconnaissance, amour, regard. Au final je leur offrais fleurs, cadeaux pour me faire pardonner.

Comment me pardonner ?

Mes pistes de réponse :

Il n’y a, en effet, rien de plus précieux pour un être que de sentir qu’il peut enfin vivre et parvenir à être heureux, même si le prix à payer en est de devoir s’éloigner – ne serait-ce que temporairement – de sa famille. (Je précise « temporairement » parce que le test de la paix intérieure est bien de ne ressentir le besoin de s’éloigner de personne.)

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Sommes-nous légitimes à vivre ?

(Je n’ai pas été désiré par mes parents !)

Question de Marc :

Je suis le dernier des 4 enfants et non désiré. J’ai perdu mon père a 12 ans. J’ai 2 sœurs et 1 frère. Je n’ai jamais compris pourquoi ma mère ne me regardait jamais et me refusait tout au profit de mon frère dont elle était fière.
Je ne vais plus la voir depuis 4 ans, j’aimerais comprendre.

Mes pistes de réponse :

Votre besoin de comprendre l’injustice que vous vous sentez subir est légitime.
En même temps vous semblez ressasser depuis des années la même insoluble question, incapable d’y répondre, elle finit par se retourner contre vous et vous enferme dans votre souffrance.

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Pourquoi je me sens la poubelle émotionnelle des autres ?

Question de Lucie :

Professionnelle du droit, je me sens la poubelle émotionnelle des autres et cela m’atteint dans mes propres blessures.

Comment gérer ces situations et nos colères respectives ?

Mes pistes de réponse :

Professionnelle du droit, votre métier vous oblige à recevoir et à accueillir les émotions des personnes que vous vous proposez d’aider en les défendant.

Tant que vous n’avez pas réglé – en vous-même – ce qui fait écho aux émotions des autres, vous vous condamnez à devenir la victime des émotions des autres. Il ne peut pas en être autrement.

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Comment enlever toute trace de méchanceté dans mon cœur ?

À propos de la dualité, de l’ombre et de la lumière

Question (anonyme) :

Comment enlever toute trace de méchanceté dans mon cœur ?

Mes pistes de réponse :

Votre question est à la fois touchante et naïve dans la mesure où elle laisse croire que le respect des autres passe par l’éradication de sa propre méchanceté.
Vision sacrificielle et manichéenne de l’existence qui amène à croire que dans un monde duel dans lequel le bien est relatif au mal, le mal relatif au bien, il serait possible et souhaitable d’effacer le mal au profit du bien.

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Je me sens transparente en public, déconnectée, invisible, pourquoi ?

(Qui suis-je ?)

Question (anonyme) :

Je me sens transparente en public, déconnectée, invisible, pourquoi ?

Mes pistes de réponse :

Si – par exemple – un être humain se trouve beau ou laid, c’est parce qu’en contemplant son image, il l’a interprétée à travers les critères esthétiques de la société dans laquelle il vit. Il s’est appliqué ces critères à lui-même et a conclu : « je suis beau ou laid », exprimant par là même ce que l’on nomme communément son goût.
Le goût d’un être humain est, le plus souvent (dans la dépendance ou la contre-dépendance), celui de sa mère, de son père, de sa famille, de sa culture, celui des personnes avec lesquelles il a été mis en contact au début de sa vie.
Nous avons tous commencé notre vie en admettant à propos de nous-mêmes et des autres (sans preuve ni vérification), des critères « extérieurs » à nous-mêmes, nous avons tous été – plus ou moins – (mais plutôt plus que moins), modelés par les critères de notre entourage.

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Comment guérir pour gagner en solidité et devenir une meilleure aidante ?

(Expérience de la non dualité dans la relation d’aide)

Question de Marie :

J’ai 37 ans, je suis aujourd’hui intervenante auprès de « proches aidants d’aînés. » J’ai commencé ma vie professionnelle comme artiste peintre. Ma vie amoureuse a été difficile. Il y a deux schémas de comportements dont je n’arrive pas à me défaire et qui diminuent mon estime de moi au travail en plus d’à mon domicile : la fuite des tâches répétitives et désagréables (je suis désordonnée, je fuis la tâche en lui tournant le dos, en lisant, ou en changeant de pièce), et donc la procrastination, qui a de plus en plus d’impact maintenant au travail.

Au cours des années, j’ai essayé en vain beaucoup de modes d’action.

Dans ma vie personnelle, je suis attirée par des hommes blessés qui fuient une part de leur vie.

Je voudrais guérir pour gagner en solidité et devenir une meilleure intervenante.

Mes pistes de réponse :

Un(e) aidant(e) qui n’a pas mis à jour les mécanismes inconscients qui veulent faire de lui (elle) un(e) aidant(e), court le risque de se retrouver un jour floué(e) dans sa relation aux autres en général et en particulier à ceux et celles qu’il (elle) veut aider.

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Mon compagnon ne tient pas compte de mes traumatismes, que faire ?

Question de Lison :

Mes rapports avec mon compagnon sont parfois très conflictuels car j’ai subi des agressions sexuelles et des viols à la suite d’une enfance peuplée d’abus émotionnels.

Je pense qu’au départ, même si je le lui ai dit, il n’en a pas saisi les conséquences.

Pour me montrer qu’il m’aimait, il voulait me montrer qu’il avait du désir pour moi (avec son sexe) quand je lui disais que je n’avais plus envie de vivre.

Il dit qu’il a été maladroit, s’en veut. Moi, je l’ai très très mal vécu.

Il a changé d’attitude depuis quelques mois et est plus à mon écoute.

Je ne comprends absolument pas son attitude de départ, pour autant et je reste bloquée là-dessus. Je l’ai déjà traité d’agresseur et de violeur, ne comprenant pas son comportement qui me semble insensé.

Mes pistes de réponse :

La première chose que je vous propose de voir en face c’est que ce n’est pas parce que vous avez « subi des agressions sexuelles et des viols à la suite d’une enfance peuplée d’abus émotionnels », que les rapports avec votre compagnon sont devenus très conflictuels.

Vous vous méprenez sur la cause. La véritable cause de vos conflits avec votre compagnon n’est pas en vous mais en lui, ça me paraît essentiel que vous en conveniez. A penser que vous auriez dû être autre que celle que vous avez été (ce qui est impossible), vous vous mettriez dans un douloureux conflit d’impossibilité, générateur d’injustice et de culpabilité contre vous-même.

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J’ai peur de la mort, elle a pris quelque chose de moi

Question de Claudette :

C’est au sujet de la mort et du deuil, il est difficile pour moi d’aller au service de quelqu’un (frère, belle-sœur), ma réaction est très forte, ce n’est pas à cause de mon frère, je me sens prisonnière de la mort, la mort a pris quelque chose de moi.

La mort me fait vivre des expériences qui ne sont pas à moi.

Merci pour votre beau travail.

Mes pistes de réponse :

La première maltraitance contre soi-même c’est de considérer que l’on devrait être capable de faire ce que l’on ne peut pas faire.

Tout être humain a ses limites qu’il se doit de respecter. Personne n’a le droit de vous imposer de faire ce que vous même sentez que vous ne pouvez pas faire parce que c’est au-dessus de vos forces.

La paix intérieure vous sera donnée par le respect de vos limites et non par l’obéissance obligée à l’autre, sous le prétexte qu’il faudrait être à son service.

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