Archives de catégorie : Relation d’aide

Les cendres dans la crémation peuvent-elles induire un deuil pathologique ?

Question d’E. F. :

Infirmière.

J’ai participé l’année dernière à votre formation « Se préparer à accompagner les mourants » à l’hôpital X. Je me permets de vous contacter, car je prépare mon mémoire pour mon DIU de soins palliatifs et d’accompagnement sur la crémation.

Si vous êtes d’accord, je voudrais vous demander votre point de vue, en tant que philosophe, sur les cendres et sur le fait qu’une famille puisse se partager les cendres ou les déposer dans un endroit de leur choix.

Est-ce que cela peut déboucher sur un deuil pathologique ?

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Comment gérer le désespoir d’une femme qui vient de perdre sa mère ?

LE TRAVAIL DE NUIT D’UNE AIDE SOIGNANTE

« Les personnes qui travaillent dans les professions médicales sont vraiment celles qui aident le plus l’humanité et je leur voue une grande admiration. »

Dalaï-Lama.

Question de Martine :

Aide Soignante.

« Alors, c’est ça la mort ? Il n’y a plus rien, après ? »

Ce sont les cris d’une fille qui vient de perdre sa maman cette nuit.

Je n’ai pas pu lui répondre, j’ai gardé le silence.

D’autant plus que la maman, je ne la connaissais pas puisqu’elle était arrivé dans le service le matin même. C’était un transfert du service pneumologie, elle était arrivée chez nous, mourante.

La fille ne comprenait pas pourquoi on avait changé sa maman de service, alors qu’elle était au plus mal ! Je n’ai rien fait d’autre, que de lui donner raison. Pourquoi ?

Elle criait dans le couloir, elle criait au pied de la porte de la chambre, elle disait, en regardant sa maman morte, en la regardant de loin : « Ce n’est pas elle ! Ce n’est pas ma maman ! »

Nous étions toutes les deux sur le pas de la porte, la fille s’assoit sur une chaise et, là, j’ai caressé ses mains, sentant qu’elle ne me repoussait pas je lui ai fait une bise sur son front et je l’ai serrée très fort dans mes bras.

La fille refuse toujours de s’approcher de sa maman, et veut ranger les affaires personnelles de celle-ci dans son sac. Elle me demande d’aller chercher la trousse de toilette qui est restée sur la table de nuit. Elle ne veut pas s’approcher de sa maman morte !

Je me propose de l’aider, elle accepte.

En m’approchant tout près de la table de nuit, je dis à la fille : « Elle repose votre maman, elle ne souffre plus. »

Je pose en même temps une main sur le front de la morte, « Vous pouvez lui dire au revoir, vous pouvez lui faire une bise sur son front. »

La fille semble plus calme et me demande : « Elle n’est pas trop froide ! » Je lui réponds : « Non, elle n’est pas froide. »

Je caresse le visage de la morte, comme si je voulais la réchauffer, le temps d’une bise, le temps que sa fille, lui dise au revoir.

Doucement, la fille s’approche du petit lit blanc, timidement elle fait une bise sur le front de sa maman.

Je suis avec elle et je pose tendrement ma main sur la sienne, en même temps, elle attrape le visage de sa maman, elle l’enlace très fort et lui dit « Adieu. »

Maintenant, la fille pleure sur le visage de sa maman et avec ma main, tendrement, je les réchauffe toutes les deux.

Voilà, c’est mon travail de la nuit, mais cela, personne ne le voit, puisque je suis toute seule dans la chambre avec la morte et la fille.

Parfois je suis très fatiguée.

En écrivant, mon récit, je me pose des questions maintenant.

Est ce que, je suis normale ?

Je voudrais seulement, savoir si je suis normale ?

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Comment gérer ses émotions dans la relation d’aide ?

Faut-il apprendre à « mettre de la distance » dans la relation d’aide ?

« Vous n’échapperez jamais à ce dont vous n’avez pas la connaissance réelle. C’est une certitude. Comment pouvez-vous être libres d’un ennemi, d’un danger, d’une prison que vous ne connaissez pas ? C’est la Connaissance qui donne la maîtrise et la liberté. »

Arnaud Desjardins.

Le mois dernier, par le biais de l’espace « Poser une question » de mon site internet, je reçois ce courriel désemparé :

« Je suis infirmière en réanimation depuis 8 mois environ, diplômée depuis 2 ans.

Je suis tombée sur votre site en recherchant sur internet des conseils sur comment prendre du recul par rapport aux situations que je vis au travail.

J’ai beaucoup de mal à « laisser les problèmes au boulot » comme on dit… Pour vous donner un exemple : j’ai pris en charge une jeune fille de 19 ans qui est décédée d’une méningite et j’ai souffert d’un torticolis pendant un mois, je savais que c’était lié…

J’ai beaucoup de mal à accepter les décès des personnes dont je me suis occupée. Alors on me dit qu’il faut m’endurcir mais je ne me vois pas faire ce travail avec un cœur de pierre !

En plus de ça je me sens coupable parce que je suis de plus en plus agressive envers mon ami, en fait je me défoule un peu sur lui !…

Je crois tout simplement que j’aurai besoin d’en parler mais je ne sais pas vers qui me tourner…

Si vous avez un conseil à me donner, il sera le bienvenu, sinon cela m’aura quand même fait du bien d’exprimer ce qui me pèse sur le cœur par écrit… Merci. »

Quelques jours plus tard, cet autre message désespéré :

« Infirmière depuis près de 20 ans dont 3 ans en long séjour, je suis en arrêt pour dépression nerveuse depuis 2 mois suite au burn-out selon mon médecin (je n’ai plus rien à donner, je suis vidée, je ne supporte plus de voir souffrir, ni mourir), peut-on s’en sortir et comment, car pour le moment, ma seule solution est de tout arrêter… »

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Lettre d’une élève infirmière en train de mourir

Et si le soignant osait consacrer le temps dont il dispose à accueillir les espoirs et les peurs de celui qui va mourir ?

Célèbre lettre, anonyme, écrite en février 1970.

Son original est paru (en anglais) dans “The American Journal of Nursing Company.”

Traduite dans le livre d’Élisabeth KUBLER-ROSS, La Mort dernière étape de la croissance, Éditions du Rocher. 1985. p. 51 à 53.

Nouvelle traduction libre de © Renaud PERRONNET

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Écouter

Un texte percutant parce qu’il va à l’essentiel…

Que veut dire “Écouter” ?

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Oui

Oui… simplement « oui » Continuer la lecture →

Réponses aidantes ou maladresses nuisibles ?

Réflexions sur nos attitudes de réponse en relation d’aide.

(Aider l’autre, c’est lui permettre d’accéder à la vérité de ce qu’il est donc lui permettre de faire le deuil de ce qu’il n’est pas.)

  • Que veut dire “oser être aidant” ?
  • Que veut dire “comprendre l’autre” ?
  • Comment répondre quand on ne sait pas quoi répondre ?
  • Comment faire quand on ressent de la gêne et du respect humain ?
  • Faut-il se “mettre à la place de l’autre” ?
  • L’art de la délicatesse.
  • Découvrir que le deuil ne se force pas.
  • Apprendre à partager la peur de son enfant.
  • Apprendre à partager la détresse d’une personne âgée.
  • Comment gérer les désirs de l’autre ?
  • Pourquoi faire confiance ?

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Le Groupe de Parole et d’Analyse de la Pratique de la Relation d’Aide, que peut-il bien s’y dire ?

Le Groupe de Parole et d’Analyse de la Pratique génère bien souvent des interrogations, parfois même des suspicions de la part de ses commanditaires :

  • Quelle peut bien être l’utilité d’un tel Groupe ?
  • Que peut-il bien s’y dire ?

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Acharnement thérapeutique, euthanasie ou soins palliatifs ?

  • Pour y voir plus clair…
  • Trois définitions essentielles.
  • Le droit de chacun aux soins palliatifs.
  • La nécessaire formation des soignants.
  • Les risques de l’acharnement.
  • Où en est la loi ?
  • Une objection qui ne tient pas.
  • La position des religions.

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Le défi de l’aidant, un groupe de parole pour quels besoins ?

  • Le Groupe de Parole et d’Analyse de la Pratique, pour quel besoin ?
  • Pourquoi sommes-nous devenus aidants ?
  • Ce que demande la relation d’aide.
  • La confusion de l’aidant, comment en sortir ?
  • Comment avons-nous appris à être en conflit avec nous-même ?
  • Le but du Groupe de Parole et d’Analyse de la Pratique.
  • La peur du Groupe de Parole et d’Analyse de la Pratique et ce qu’il en advient.
  • Les règles du Groupe de Parole et d’Analyse de la Pratique.

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Comment gérer l’agressivité et la violence dans la relation d’aide ?

“Quand il n’est plus possible de parler, ni de comprendre, quand on ne veut plus subir, alors naît la violence, pour affirmer que l’on existe.”

Alain Peyrefitte. (Rapport sur la violence, Le Monde 03/08/77)

  • Des aidants et des soignants victimes de violences.
  • Le paradoxe de l’humain.
  • Et les conditionnements ?
  • Le problème de la violence.
  • La violence dans le contexte particulier de l’hôpital.
  • Conflit ou violence ?
  • Les attitudes générées par la peur du conflit.
  • L’aidant victime de sa propre violence.
  • Les risques pour l’aidant.
  • Alors que faire ?
  • Observer à quoi nous obéissons.
  • Reconnaître son insécurité et sa peur.
  • Devenir plus lucide et conscient de soi.
  • Avoir une vue d’ensemble.
  • Se relier à l’aidé.
  • Déjouer le risque pour la relation d’aide.
  • Trouver la réponse appropriée.
  • Réhabiliter le comportement de l’aidé.

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Aider ? Avec quelle ressource ?

  • Qui suis-je moi qui prétends aider ?
  • Quelles sont mes motivations ?
  • Le droit de douter.
  • Etre à l’écoute de soi.
  • Se relier à ce qu’on veut vraiment.
  • Aider, ça sert à quoi ?

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Etre en relation avec la personne âgée

Extrait de “Communiquer avec des adultes âgés” de © Martine Perron, Editions Chronique Sociale : Madame V, ou les dialogues de sourds.

  • Un outil de progression pour notre relation aidante.
  • En relation d’aide, le comportement du soigné ne doit jamais être pris pour le problème, il est le point de départ de l’accueil.
  • Réflexion personnelle du lecteur sur sa relation au soigné.
  • Prise de conscience de ses erreurs relationnelles.
  • Se préparer à entrer dans une chambre de malade.
  • Quelle attitude face au silence ?
  • Du bon usage du “Comment ça va ?”
  • Les réponses automatiques nuisibles : maladresses et erreurs grossières.
  • Quelle attitude vis à vis d’une collègue inconsciente ?
  • Connaître l’histoire de la personne à qui on s’adresse.
  • Parler, prévenir, avant d’agir.
  • Répondre et reformuler.
  • Les jugements (diagnostics) hâtifs.
  • Etre vigilant, c’est ne pas “oublier” l’humain.
  • Avoir l’être d’un aidant.

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