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Continuer à voir un ex empêche-t-il de faire le deuil de l’amour passé ?

Question de Valentine :

Enseignante

Je suis tombée sur votre article sur le deuil*, alors que je cherchais sur Internet des éléments pour m'aider à faire le deuil de mon premier amour. J'ai 31 ans, nous avons rompu quand j'en avais 22, après 6 ans de relation amoureuse. La douleur s'est ravivée récemment quand, après deux ans de silence radio, il a demandé à me voir pour m'annoncer qu'il allait avoir un enfant, et me demander que notre relation puisse se développer en amitié. L'histoire est donc ancienne, mais la douleur parfois encore vive, et je m'interrogeais sur ma capacité à tourner la page sereinement.

Même si je suis un peu hors sujet, je me permets de vous écrire d'abord pour vous féliciter pour l'intelligence de votre texte, ensuite pour vous exprimer le réconfort qu'il m'a apporté, et enfin, pour vous soumettre une petite question.

J'ai été particulièrement interpellée par la distinction que vous faites en préalable entre l'amour et l'amour-attachement. Je pense que méditer là-dessus m'aidera à faire la part des choses entre les beaux moments qu'on a eu ensemble et le sentiment bienveillant (faut-il parler d'amour ?) que je lui porte encore, et cette incommensurable blessure et déception que je porte en moi depuis la rupture durant laquelle il s'est comporté avec moi comme un lâche. Ce dernier épisode, celui de la rupture, me procure un sentiment d'abandon (amour-attachement), mais heureusement aussi, un profond mépris qui suffit à me vacciner contre toute nostalgie de cette relation.

Pour la suite de cet article, je n'ai pas vraiment pu me reconnaître... En effet - je dirais presque « malheureusement » - mon ex n'est pas mort, et je suis devant le dilemme de choisir de continuer à le voir ou ne plus le voir. C'est précisément ma question. Continuer à voir un ex empêche-t-il de faire le deuil de l'amour passé ? Ne vaut-il pas mieux tout simplement renoncer à la personne aimée, faire comme si elle était morte ? Quelle différence feriez-vous entre le deuil d'une personne décédée et le deuil d'un amour parti ? Ne voudriez-vous pas écrire quelque chose là-dessus ? Je suis partagée entre la colère que j'ai vécue lors de la rupture, la tristesse d'avoir perdu un ami, la blessure narcissique de n'avoir plus été aimée par amour, l'indifférence par rapport à cet vieille icône ressurgie du passé à laquelle j'ai trop pensé et dont le souvenir parfois me fatigue... Toutes ces étapes que l'on décrit habituellement dans le deuil, j'ai l'impression que je les ressens simultanément. Je suis partagée entre le désir de dépassionner mes sentiments vis-à-vis de cet homme qui effectivement pourrait être un bon ami sans être amant, et la peur d'être manipulée dans une relation dans laquelle je ne maîtrise rien...

Merci d'avance de votre réponse. Et merci pour ce site, que je vais prendre le temps d'explorer.

*Il s'agit de « Le travail de deuil »

Ma réponse :

Vous l'avez rencontré à 16 ans, vous avez rompu à 22 ans. 9 années se sont écoulées et depuis 2 ans maintenant - après 7 ans de silence - il vous sollicite à nouveau…

Il est intéressant de constater que votre ancien amour a souhaité renouer amicalement avec vous au moment où il a eu un enfant. La relation qu'il souhaite avoir avec vous tient compte de ses besoins à lui, elle semble nullement tenir compte de la nature de la relation passée (et douloureuse) que vous avez eu avec lui. Focalisé sur son besoin, il n'a vraisemblablement pas envisagé que sa demande puisse raviver une blessure ancienne chez vous.

De votre côté, n'ayant pas fait votre deuil de cette relation passée, vous êtes divisée entre l'opportunité qui vous est offerte d'avoir les « miettes » d'une relation amicale, et le désir de réinvestir dans une relation amicale incapable d'assouvir votre besoin qui trouve l'origine de sa dynamique dans un passé non apaisé.

Bien sûr, c'est de vivre dans le passé qui nous rend incapables de pouvoir apprécier le présent à sa juste mesure. Comment ne plus vivre avec un passé pesant dans le cœur ? En osant, dans la fidélité à soi-même, s'ouvrir à toutes les étapes du deuil qui mènent à l'acceptation donc à la paix.

Faire, là encore, la distinction entre l'amour et l'amour-attachement peut vous y aider. L'un donne et libère, l'autre veut prendre et aliène.

Pourquoi répondriez-vous favorablement à sa demande d'amitié ? Serait-ce par amour ou par nostalgie du passé ? Que pouvez-vous attendre aujourd'hui de cette relation ? Que pourriez-vous lui donner ? Quel amour seriez-vous vraiment capable de lui donner, en toute lucidité avec vous-même ? Donc que pourriez-vous lui donner qui ne serait pas conditionné par votre besoin d'être encore aimée par lui (besoin qui n'exclut en rien votre ressentiment) ? Etes-vous capable de voir la réalité en face ? N'a-t-il pas fait un enfant à une autre femme ? Comment vous voit-il donc ? Etes-vous tenue de vous résigner au rôle qu'il souhaiterait vous voir jouer auprès de lui ? En fait que voulez-vous obtenir de cette relation amoureuse qui n'est plus ? Ne seriez-vous pas entrain de confondre (dans le trouble qui vous a amené à m'écrire) ce qui est avec ce qui a été ?

S'engager à aimer, c'est prendre le risque de l'autre donc devoir être « beau joueur » si par hasard l'autre ne reste pas fidèle à ce qu'il a été, parce qu'on ne veut pas souffrir éternellement. Dans un tel contexte, certains êtres pourront - parce qu'ils n'ont pas accepté la fin d'une relation qui a vécu - tenter de s'accrocher désespérément à des restes. C'est ainsi qu'ils deviendront incapables (parce que non disponibles) de saisir leur chance dans une nouvelle relation vivante et sacrifieront leur vie présente sur l'autel d'un passé fantasmé parce que mort.

Je comprends bien ce que je prends chez vous comme un cri d'une souffrance non apaisée : « malheureusement - mon ex n'est pas mort ». S'il n'était plus de ce monde , paradoxalement, cela vous permettrait de ne plus avoir besoin de choisir votre attitude en réponse à sa sollicitation. Cela vous permettrait de faire l'économie de vous-même. C'est certainement la raison pour laquelle il est plus facile aux personnes de faire leur deuil quand elles ont vu le corps du mort. Un amour qui n'est plus partagé n'a pas de « corps mort » à constater et c'est ce qui laisse la place aux fantasmes de notre toute puissance (puisqu'il est toujours en vie j'ai toujours l'espoir de la possible reconquête.) Pourquoi est-ce si difficile pour vous de choisir ? Parce que vous êtes dans la nostalgie de ce qui n'est plus. Le deuil de la relation serait fait, le choix quel qu'il soit, ne vous poserait pas problème, il serait facile pour vous d'y répondre, positivement ou négativement.

Vous avez la lucidité de constater que dans cette relation vous ne « maîtrisez rien », ce qui est vrai puisque vous en restez dépendante dans votre besoin que l'autre ne soit pas comme il est. Alors que faire ? Vous me posez la question : « continuer à voir un ex empêche-t-il de faire le deuil de l'amour passé ? » Pourquoi voudriez-vous continuer de le voir ? Si nous accédons à la demande d'autrui, c'est toujours parce que nous y trouvons un avantage. Que voulez-vous ? Quel avantage trouver en essayant de faire perdurer quelque chose qui n'est plus ? Ne serait-ce pas, coûte que coûte, tenter de maintenir une relation sur la base d'un déni de réalité ? Que pourriez-vous en attendre ? Vous racontez-vous que vous voulez créer une relation nouvelle ? En êtes-vous capable ? Est-il possible de créer une relation nouvelle sur la base de la dépendance ?

Répondre à ces questions peut-être pour vous douloureux, mais souvenez-vous que faire son deuil c'est « traverser » sa douleur, l'assumer et non pas la cacher en se racontant des histoires à soi-même.

Vous dites porter en vous, une « incommensurable blessure et déception. » Je ne suis donc pas aussi certain que vous le dites, que vous soyez « vaccinée contre toute nostalgie de cette relation », s'il y a déception, il y a demande, ne préjugez pas de votre avancement sur votre propre parcours puisque votre parcours n'est pas achevé.

Ne serait-il pas intéressant pour vous d'aller voir dans une direction que vous ne semblez pas avoir explorée ? Chacun de nous avons plus ou moins de difficultés avec l'impermanence des êtres et des choses. Nous oublions bien vite la dualité des choses, nous oublions que « donner la vie, c'est donner la mort », qu'une porte d'entrée est aussi une porte de sortie et qu'entrer en relation avec un être c'est aussi - un jour - devoir perdre, d'une manière ou d'une autre, cet être. (La relation - elle - est éternelle, comme l'amour puisqu'elle est portée par le cœur.)

Donc je vous invite à vous questionner : « qu'est-ce qui dans mon histoire personnelle m'aurait tant blessé, qu'aujourd'hui encore cela m'empêcherait de me résoudre à l'inéluctable ? » Etes-vous toujours cette jeune fille de 16 ans qui est tombée amoureuse ? Cette jeune femme de 22 ans qui vit la rupture ? Pourquoi continueriez-vous ce bras de fer contre l'évidence ? Qu'est-ce qui maintient votre regard tourné vers le passé ? Qu'est-ce qui à l'intérieur de vous, vous interdit toujours de faire ce deuil ? Quel est cet idéal que vous voulez maintenir au prix (si élevé) de votre propre souffrance et qui vous ferait vouloir maintenir à tout prix une relation pourtant, selon vos propres termes, « déçue par un lâche » ?

C'est à mon sens dans cette direction que vous pouvez aller voir si vous avez le désir d'avancer dans le deuil encore à faire de cet amour déçu. C'est cela qui vous aidera, sans doute, à mettre de l'ordre dans ce que vous avez déjà identifié en vous comme contenant à la fois de la colère, de la tristesse, une blessure narcissique et la naissance d'une certaine indifférence.

© 2007 Renaud PERRONNET Tous droits réservés

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170 réponses à “Continuer à voir un ex empêche-t-il de faire le deuil de l’amour passé ?” Laissez une réponse ›

  • Bonjour, je voudrais exposer ma situation. J'ai vécu une histoire de six ans avec mon mari. Je l'ai quitté il ya presque un an maintenant. 1an après notre mariage. Quand je l'ai rencontré c'était pasionnelle, fusionnelle entre nous. Un seul point négatif,Il fumait le shit. Il a arreté environ deux ans après, mais il a commencé a compenser avec l'alcool. Puis les années ont passées, et plus il s'enfoncait dans l'alcool! Je n'étais pas consciente de l'ampleur du problème où je ne voulais pas le voir. Je me suis mariée avec lui.Mais deux mois après il a été licencié pour ce motif et est tombé en depression.Pendant un an j'ai essayé de l'aider mais je n'ai pas réussi et je suis partie. Je n'arrive pas l'oublier car je l'aime toujours malgré tout ce qu'il m'a fait subir. Mais ce dernier me dit qu'il a changé, qu'il veux tout recommencer. Il veux que l'on se voit mais moi, si je le vois je replonge! Comment faire pour pouvoir faire un trait sur cette histoire malgré mon amour pour lui. Dans le fond, je sais que c'est une histoire d'amour impossible mais je n'arrive pas a aller de l'avant et je n'ai que 25ans! J'ajoute que j'ai rencontré un homme après lui, qui lui ressemble. Mais cet homme n'a aucun sentiments pour moi. Je pense que j'ai fait un transfert sur lui et du coup, il m'utilise a sa guise. J'ai du mal a me libérer de son emprise bien qu'elle est involontaire pour sa part.C'est moi même qui me mets dans cette situation. Je me demande bien pourquoi je rencontre que des hommes avec des difficultés, je pense que se sont leurs faiblesses qui m'attirent et du coup, j'essaie de les aider, mais c'est un échec! Mais pourquoi, suis je attirée par ce genre d'homme? Pouvez vous m'aider a y voir plus claire?Merci de l'attention portée a mon message.

    • Prendre la décision qui conviendra à ce que vous dites "savoir" de cette relation et trouvez la force de la tenir. Pourquoi - selon vous - attirez-vous des hommes qui vous utilisent ? Pourquoi êtes-vous attirée par les faiblesses des autres ? Cela parle de vous, de votre histoire, de vos besoins et de la manière dont vous êtes entrée en relation pour la première fois avec les autres. Il est possible de s'en sortir et de rompre avec tous ceux qui ne vous respectent pas.
      Pour aller plus loin, vous pouvez lire : Comment parvenir à guérir de son enfance ?

  • Bonjpour,

    je viens de retrouver ce site et je me demande si vous pouvez m'aider.
    jE VOOUDRAIS avant tout m'excuser pour mon mauvais français, je ne suis pas française et je ne maitrise pas le français a 100%.
    mon problem c'est que ça fais 8 ans j'ai retrové un monsieur &' ans plus age que moi,( j'ai 38 maintenat). Il travaillais dans un grand maison de luxe et moi, etrangere colombienne j'etais la femme de menage. JE faisais mes etudes l'apres_ midi (une specialisation a la sorbonne) et le matin je netoyais des bureaux pour gagner un peu ma vie. Ce monsieur etais un homme marie, avais 3 enfants de 20, 16, et 13 ans. Il est tombé amoureux de moi, moi aussi, je ne connais pas les raisons pour lequelles il est tombé amoreux de moi, de ma parte je suis tombé amoureuse parce que je crois que je me croyais important a ses yeux. moi, une femme de menage et lui le grand monsieur, je me suis marié avec lui deux ans apres,
    j'ai eu toujours le projets de rentrer dans mon pays, il l'a toujourr su, il voulais aussi refaire sa vie ailleurs, il a tout quité, son travail, a devorce de sa femme at a quité ses enfants er a reparti avec moi en colombie. La catastrophe a commençe quand on est arrivé la-bas et in'as pas pu trover un bon travail, il a galeré, a la fin ila trouvé una bon travail mais ils l'ont licensié un an aprées. Il a decide de quiter mon pays et il est rentré en france, je l'ai suivi, maintenat je me demande pourquoi. Depuis le premieur jour qu'on se rencontré je lui expliqué qu j'avais un projet de vie dans mon pays, je suis proffesseur, je peut trvailler la bas; il disais qu'il me suivirais jusqu'u la fin;;; il a decidé tout vite, on a commence notre relation la fin de mois de janvier et le 15 avril il avais quité sa femme et avais loue un studioa paris pour etre avec moi. UNE FOLLIE? JE le voyais claire, je n'ai pas accepté de vivre avec lui, j'ai attendu deux ans pour nous marier, donc a la fin je pensais qu'il etais sure.
    lA QUESTION c'est que nous avons eu un bebe, il a quatre ans mainteanat, nous vivons en france mais je vais rentrer dans mon pays, il dit qu'il rentrera avec moi quand il aura un retrete ici, mais je ne vais pas attendre dix ans. de plus je ne sais pas s'il me laiserai repartir avec mon fils. MON GRAN ERREUR a ete le suivre, quand il etais la ba et qu'ila decidé de rentrer ici, j'aurais du rester, mais je l'ai suivi parce que je me sentais cupable de tout,
    maintenant on est la mais il est agressive apres moi, il me tape, ça fais un an que je mis la plainte a la policie, mais depuis il m'as fait la vie impossible et j'ai retiré la plainte parce que j'avasi peur qu'il me quite la permission d'amener mon fils en vacances a mon pays;
    9A FAIS QUINZE JOURS IL A ESSAYE DE ME TAPER A NOUVEAU, mon fils a vu et tout de suit a pleuré, apres il lui demandé, pourquoi tu a pousseé ma mama?? POURQUOI TU AS POuSE MAMAMA,,? JE NE SAIS PAS QUOI FAIRE? JE SUIS SEUL DANS CE PAYS, je veux comme agir intelligement pour ne pas traumatiser mon fils. luis c'est le seul qui compt maintenat, je suis desesperé, quelqu'un peut m'aider? JE VEUX JUST AGIR INTELLIGEMENT? MAINTENAT JE CONTINUE MES ETUDES A LA FAC (meme si je suis un epu vielle pour ça), je reve de rentrer a mon pays et pouvoir touver un bon poste,
    comment rfair ema vie, come agir par rapport a mon fils, comme faire?
    MERCI de me lire et de me repondre

    • Si vous tombez amoureuse d'un homme parce que vous vous croyez importante à ses yeux, c'est que vous vous aimez bien peu et que vous vous sous estimez. Votre culpabilité et votre désamour de vous-même vous jouent des tours et ont orienté une grande partie de votre existence.
      Aujourd'hui, la première chose qu'il me semble souhaitable de faire est de porter plainte contre cet homme qui lève la main sur vous. Pour ce faire, il vous faudra trouver de la force en vous afin de respecter votre enfant et de vous respecter vous-même.
      Si vous avez le diplôme pour cela, pourquoi ne serait-il pas possible pour vous d'enseigner dans votre pays ? Courage, votre intention d'agir intelligemment pour ne pas traumatiser votre fils est juste.

  • Bonjour,

    il y a 10 ans, alors que je n'avais que 17ans j'ai rencontré un homme de mon age. Nous nous sommes follement aimés pendant 3mois seulement, il m'a quitté car son ex nous pourrissait la vie et nous empêchait de vivre notre passion.
    Quelques mois après nous nous sommes revus, avons repris contact et je suis devenue son amante, n'ayant pas l'audace de le reconquérir....je me suis contentée de cela et j'en ai souffert.
    Il y a 8ans, j'ai rencontrer un autre homme qui est aujourd'hui mon mari, j'ai voulu tourner la page et avancer dans ma vie et j'ai donc coupé les ponts d'avec mon 1er amour.De temps à autre, je repense à lui, à cette histoire inachevée et j'ai mal.Il y a quelques mois, je l'ai retrouvé, et ai repris contact avec lui. Pourquoi? je n'en sais rien. Toujours ce gout d'inachevé et l'envie de savoir si pour lui c'était pareil. Pourtant j'aime mon conjoint....
    Nous nous sommes revus et nous avons failli retomber dans les bras l'un de l'autre mais il ne voulait pas perturber mon couple donc nous sommes restés sur un terrain platonique si je puis dire.La, il part vivre à l'étranger dans 15jours ...et moi je souffre, je pleure et j'ai l'impression d'avoir le coeur qui saigne.pourquoi l'ai je revu? c'est la pire bêtise que j'ai pu faire.je n'arrête pas de me dire " et si nous ne nous êtions pas quitté ?" " et si nous êtions ressorti ensemble à l'époque ?" j'ai l'impression d'avoir perdu ma moitié...et tout ce que je souhaite c'est me réveiller un matin et avoir réussi à tourner définitivement cette page.

    • Bonjour Marinette,

      Comment s est finit votre histoire ? où en etes vous aujourd hui ?
      Serait il possible de converser toutes les deux, ayant une histoire très similaire à la votre, où je suis plutot dans un sale état psychologique.
      Je vous remercie de m avoir lue
      A bientot

      Emma

  • Bonjour,

    Entièrement concernée par le sujet, je viens vers vous car je reste bloquée sur les réponses apportée à l'auteur du message. En fait, cela fait pour ma part 6 ans que je ne fais pas le deuil de la relation fusionnelle et j'ai depuis longtemps une notion claire de la différence entre amour et attachement. Donc depuis la fin de mon histoire, je sais parfaitement que l'attachement est ce qui est la cause de mes souffrances. Seulement voilà, quand j'ai rompu je ne souhaitais pas vraiment que la fin soit définitive, je souhaitais juste une prise de conscience, faire réagir mon partenaire, j'avais eu la possibilité d'avoir une discussion juste après, mais je savais que je prenais le risque de voir le désamour en direct, alors j'ai voulu contrôler cela et ai mis un silence radio sur ma relation.
    Finalement, trois mois plus tard, cela avait porté ses fruits, mon ex ami à pris conscience de ce qui étais bloquant, mais parcontre il n'avait pas souhaité reprendre avec moi et s'est engagé , d'ailleurs bien plus, dans une autre relation. Malgré mes réflexions, mes discussions avec d'autres personnes, avec l'intéressé, je ne me remet toujours pas de cla, il s'est engagé en moins de 3 mois avec une autre, là où avec moi, il avait jugé trop rapide que cela se passe au bout d'un an ou deux. Dans mon interrogation, l'intéressé m'as dit plus tard : "je te voyais pas vivre en couple", et celà à déclanché en moi quelquechose de très douloureux, quelquechose qui malgré tout le mots des autres pour me rassurer ne change rien, je me sent désormais "pas à la hauteur", apparemment il me manque quelquechose pour donner envie à l'homme que j'aimerais de vivre avec moi, j'ai quelquechose qui fait fuir l'homme qui veut une relation stable. Je ne suis bonne qu'à faire des galipettes...voilà un exemple de ce qui me passe par la tête quand je repense à cette phrase. Je lui en ai déjà reparlé, mais il n'as pas trouvé d'explication plus poussée, ou plus rassurante pour me dire ce qu'il entendais par ces mots.

    Par ailleurs, homme de caractère, et moi de mm, je rencontre peu d'hommes qui m'attirent et je fini par me dire que c'est sur je vais finir seule ma vie. C'est pas génant, mais la solitude quand on voit un couple est douloureuse. Les câlins en solo c'est pas top top. Enfin bref, je pense que vivre seule n'est pas mon déir profond, mais je ne sais plus quoi faire pour sortir de mon état de souffrance par rapport à mon ex dont la complicité presque gémellaire me manque.

    J'ai perdu un jumeau à l'age de 6 mois, et j'ai travaillé seule pour faire le deuil, j'ai tenté aussi au possible de démêler dans mon histoire amoureuse ce qui pouvait appartenir à ce passé.
    Mais je tourne en rond.

    Si vous avez du temps pour m'aider à y voir plus clair, je vous en serais reconnaissante.

    • Je ne crois pas qu'il soit possible de faire le deuil d'une relation fusionnelle, par contre il est possible ayant constaté la fusion, d'en comprendre les causes et d'en sortir...
      Rompre sans vouloir rompre n'est plus seulement de la fusion mais de la confusion. C'est cette confusion qui vous pousse à agir contre vous-même alors même que vous avez le désir de vous en sortir.
      Sans doute avez-vous besoin de poursuivre avec un thérapeute compétent, le travail thérapeutique commencé seule et qui ne vous a manifestement pas permis de faire le deuil de ce jumeau...

      • Merci pour votre réponse

        C'est finalement ce que j'ai fait sans perdre de temps, et je vois désormais un thérapeute.
        J'ai d'ailleurs lu votre article sur le choix du thérapeute. Je suis donc attentive aux "trois risques" dans ma démarche.

        Merci encore

      • Bonjour,
        ...Vous écrivez qu'il n'est pas possible de faire le deuil d'une relation fusionnelle ????
        Je serai intéressé d'en comprendre les causes.
        Si vous avez un titre d'un livre, un auteur ?
        Ou simplement vous lire et tout aussi agréable.
        Merci

        • L'entretien d'une relation fusionnelle nous empêche d'exister par nous-même. A contrario, faire le deuil de l'autre, c'est devenir capable de réaliser qu'il nous est possible de vivre sans lui.
          Je vous invite à lire mon article : Le travail de deuil.

          • Bonjour,
            Dans le cas d'une rupture, de la fin d'une histoire d'amour, il peut y avoir des mots violents qui sortent....mais cette violence (verbale j'entends) peut parfois être inouïe. On sait que les mots peuvent tuer (symbolique). Dans le cas de ce genre de rupture, des années après le deuil si l'émergence de ces souvenirs sont encore très présents ; ne pourrait-on pas parler d'un PTSD ??? Un syndrôme post traumatique ?

  • Bonjour a toutes et a tous je vous raconte un peu mon histoire car j'ai besoin d'aide en faite jetais avec une femme pendant 12ans tous ce passer bien jusqu'à il y a 4 ans elle ma tromper puis elle s'en est voulu me la avouer et est revenu vers moi au début je lui avais pardonner puis on a acheter un appartement ensemble en même temps elle est tomber enceinte toute aller bien et du jour au lendemain j'ai commencer a déprimer par rapport a la tromperie après pendant des mois on se disputer on narreter pas du coup en octobre 2009 elle mannonce que tout est fini alors tout ca ma réveiller j'ai fais des efforts mais elle pourtant cela faisais 12 ans qu'on été ensemble avec un enfant au bout de 2 semaine été dans les bras Dun autre je lai découvert et ca ma fais mal encore plus on vie encore ensemble mais a chaque fois qu'on essaie de se parler ca fini en dispute elle boit de l'alcool fume des joints sorts tous les samedi en boite elle na plus rien a voir avec la personne que j'ai connu elle me dis que tout est trop tard alors que je sent que malgré quelle mignore elle a encore des sentiment pour moi même si on a pas été tendre l'un avec l'autre alors ma question est qu'est ce que je pourrais faire pour quelle reprenne confiance en moi même si on se quitte j'aurai aimer qu'on reste ami pour le petit elle minsulte elle ne me respecte meme plus que faire je ressent encore quelque petite chose pour elle mais au fond de moi je me dis qu'il y a eu trop de chose pour retourner en arrière je veux avancer mais de la voir fréquenter dautre hommes en vivant avec moi m'empêche de mepanouir comme je le voudrai que pourrais je faire merci de me répondre

    • Votre compagne semble bien malheureuse. Elle reprendra confiance en vous le jour où elle pourra sentir votre tendresse malgré ses mises à l'épreuve.
      Regardez ce qui chez vous vous contraint de continuer de vivre avec elle puisqu'elle vous trompe et que vous en souffrez...

  • Le sujet a attiré mon attention car j'ai l'impression que ma femme vit dans le passé et l'empêche d'aller de l'avant
    Je m'explique.
    Nous somme marié depuis 1 an et vivons ensemble depuis 3 ans mais nous nous connaissons depuis 5 ans. Elle est de nationalité étrangère.
    Je pensais bien la connaître mais c'était une erreur de ma part. Je pense qu'une vie entière ne suffit pas pour bien connaître son conjoint. Nous nous entendons bien dans l'ensemble et je pensais qu'elle m'aimait mais......
    son ex visiblement lui a laissé des souvenirs impérissables car parfois elle va jusqu'à me comparer à lui et bien évidemment tout est en sa faveur. Elle en parle parfois avec nostalgie et ça , ça me gêne.
    Je n'ai jamais cherché à trop en savoir sur ce gars mais ce qui est sûr c'est qu'elle me ment.
    Je sais que quand nous nous sommes mariés, elle ne l'a jamais mis au courant pourtant ils continuent à communiquer sur msn. Il vit actuellement au Brésil.
    Lui est persuadé qu'elle continue son chemin en tant que célibataire.
    Dernièrement elle a tenu des propos inacceptables. Elle devait partir en voyage et elle passait par la Colombie et je suis persuadé qu'ils se sont vus. Sont -ils allés plus loin je ne saurai le dire mais voilà cette situation me fait du mal.
    Je n'ai pas honte de le dire, il fallait que je sois sûr que mes soupçon étaient justifiés et donc un ami informaticien a installé sur mon ordinateur une sorte de soft qui enregistre les frappes au clavier. Et bien le soir même de son départ ils ont communiqué pendant un certain temps. Elle lui a enfin avoué qu'elle vivait avec un autre homme, gentil, prévenant, attentionné etc ....mais qu'elle n'était pas sûre d'être amoureuse de moi. Que depuis leur séparation, elle n'avait pas rencontré l'amour. Je m'attendais à ça, à vrai dire. J'en ai souffert. J'en souffre encore mais c'était mon choix. Il fallait que je sache à quoi m'en tenir.
    Je lui ai envoyé un email en le tournant de telle façon afin qu'elle ne se doute pas que je l'ai espionnée. Je pense que c'est un geste normal quand on ne fait plus confiance. Alors SVP je vous demanderais de ne pas me juger.
    Quelle a été sa réponse. Qu'elle m'aimait toujours, que je lui manquait. Que dois je en penser ?
    Pourquoi agit-elle ainsi ?
    J'ai pris mon courage à deux mains et je lui ai dit que je n'en croyais pas un mot mais elle persiste à dire qu'elle m'aime.
    Que dois-je faire ? Vous savez je l'aime beaucoup et je ne voudrais pas la perdre mais....
    Aidez-moi SVP !!!

    • Il me semble que l'on espionne un ennemi parce qu'on le redoute.
      Votre femme a certainement une bonne raison "à elle" de vivre dans le passé, vous dites l'aimer, pourquoi - alors - ne seriez-vous pas prêt à l'écouter, à jouer cartes sur table avec elle ? A l'espionner à votre tour vous ne faites qu'entrer en relation avec elle sur le mode qu'elle a initié et qui vous rend malheureux tous les deux...

    • Cher Erik,
      je suis une femme d'origine colombiene, marié avec un français. Je peux vous dire que des fois on habite dans le passé parce que on n'arrive pas a être vraiment a laisse dans ce pays , or parce que on ne retrouve pas des qualités dans nous compagnons que nous rassurent.
      Je ne trouve pas bizarre le comportement de votre femme, même si c'est triste pour vous deux, c'est normal (je ne dis pas que c'est bien, mais normal)
      Il faudrait juste voir qu'est ce qu'elle admire chez son ami, peut être la joie, o la façon de s'amuser ou de choses bêtes que a la fin vous pouvez aussi avoir,
      Si elle vous dit qu'elle vous aime vous pouvez lui faire confiance, mai il faut qu'elle sent qu'elle va vous perdre, c'est à dire c'est votre opportunité pour demander des réponses claires et de décisions, demandez lui pourquoi elle fait des comparaisons qui vous mettent mal a laisse.
      quand ce type de choses arrivent et que on a une confusion des sentiments on peut profiter pour avoir des décisions claires,
      on arrive attaché a son passé quand on est loin de chez soi, je vous assure, mais si elle voit que vous aussi vous pouvez passer a faire partie de ce passé parce que vous ne permettez plus ce situation et que vous ne méritez pas ce comportement alors elle va se réveiller,
      on dit en espagnol que "nadie sabe lo que tiene hasta que lo pierde" personne ce que on a jusqu que on le perd... alors elle va voir ce realité et elle va reagir,
      Finalement, ce que vous aidera vraiment c'est de vous montrer fort et déterminé face a elle, si elle vous voit faible elle ne vous respectera jamais, vous ne devez aps acepter ça et vous dever lui faire savoir, elle dpoit etfre claire et savoir ce qu'elle veux, si elle n'est pas sure il vaut mieux qu'elle s'en aille et tout finir, (meme si vous n'estes pas sure il faut lui dire ça) ça va la reveiller et vous alle voir le resultat,
      je ne sais pas si elle colombienne mais je sais que nous agissons comme ça, nous n'aimons pas les hommes trop fragiles, il faut de la vitalité et l'intelligence pour qu'on aime et on admire, et une preuve d'intelligence c'est se faire respecter!!
      l'outre monsieur n'est pas important, il ne faut pas avoir peur, il est son passé et peut etre ce situation permettra qu'elle voit clairement qu'il n'est plus important pour elle,
      par contre essayez de vivre heureux et de profiter de tout,
      Je connais beaucoup des femmes étrangers mariés avec des français et je sais bien de quoi on se plaigne, ce n'est pas que le français est mauvaise mais que nous sommes différents, et que nous vivons dans le passé, dans ces idées avec laquelle nous sommes grandis, etc..
      JE VOUS SOUHAITE bonne chance et j'espère que vous allez retrouver la paix et la tranquillité très vite, profitez de ce situation, vous allez voir que vous prouvez gagner
      beaucoup face a elle, votre assurance , votre image, etc,
      a bientôt

      • J'apporterai juste une nuance à la généreuse réponse de Sandra : demandez-VOUS pourquoi elle fait des comparaisons qui vous mettent mal à l'aise. (Votre malaise parle de vous et non pas d'elle.)

  • Je pense que pour faire le deuil, il faut savoir tourner la page définitivement.

  • bonjour

    j'aimerai vous raconter mon histoire, j'ai connu il y a 6 mois un homme qui était marié depuis 35 ans il était ni maheureux ni heureux avec sa femme d'ailleurs ils n'avaient plus de relation ensemble mais il l'a respecte énormément et d'un commun accord entre eux il est venu vivre avec moi.
    depuis, il a naviguer plusieurs fois entre sa maison chez sa femme et chez moi.
    Il est aujourd'hui encore reparti mais cette fois ci, sa femme ne veut plus de lui chez elle et il a du trouver un ami pour avoir un toit. Malgré tout ils restent en bon contact ensemble et se voyent.
    Je réfléchi beaucoup a notre relation car nous nous aimons la n'est pas le problème, le probléme est que quand il vivait chez moi c'était comme si il m'en veulait et devenait désagréable, il a toujours gardé l'habitude d'aller chez sa femme pour un café ou dernièrement il avait trouvé comme idée de repreindre lui meme l'intérieur de leur maison afin de mieux la vendre, cela lui donner l'occasion de retourner la bas 1 fois par semaine. il y a eu aussi la difficulté de me présenter à ses enfants de peur de les perdre peu etre j'ai réussi a en voir un sur les deux car l'autre ne voulais pas me voir;
    aujourd'hui il est donc parti chez un ami et on s'est bien séparer on a décider de rester amis pourtant je sens qu'il m'aime mais il m'a dit qu'il ne se sentait pas capable de vivre avec moi
    depuis il vient me voir pour discuter et il est totalement différent avec moi il me respecte il a retrouver le sourire, il est gentil et ne m'en veut plus.
    quand pensez vous, est ce un problème de deuil qu'il n'a pas fait avec sa femme ? que puis je lui dire pour qu'il avance dans son chemin ? et dois je toujours le voir?

    • Dans la description que vous faites de cet homme, je ne vois rien qui puisse me laisser penser qu'il vous aime. Dans un tel contexte, pourquoi devriez-vous vous accrocher à lui ?

  • Bonjour,

    J’ai 32 ans, mon amie a souhaité faire pause il y a 8 mois de ça…. en me disant qu’elle partait pour mieux revenir, et finalement cette pause a duré très longtemps, plusieurs fois elle a émis le souhait de vouloir revenir, elle a essayé et s’est sentie prise de panique. Puis à sa dernière tentative elle m’a avoué avoir eu une relation avec un autre homme, relation que je soupçonnais, je la questionnais souvent sur ses rapports avec ce garçon, mais elle m’affirmait n’avoir jamais rien fait avec lui….elle m’a raconté énormément de mensonges pendant cette période, même quand nous avions décidé d’aller voir un thérapeute de couple.

    Après qu’elle m’ait annoncé sa tromperie, et m’avoir dit qu’elle n’était pas amoureuse de lui, elle m’a expliqué que ce garçon agissait sur elle comme une « drogue », je lui ai donc demandé de repartir, en lui expliquant que je ne supportais pas qu’elle ramène cet homme dans nos murs.

    Elle dit depuis le début qu’elle est perdue, elle n’a jamais réussi à me dire qu’elle me quittait. Elle me disait qu’il fallait simplement que j’imagine qu’elle partait en vacances, que pour le moment elle ne revenait pas mais qu’elle était persuadée au fond d’elle qu’elle allait revenir…j’ai donc pris tout cela avec de l’espoir en acceptant d’attendre, en discutant beaucoup de la situation, de ce que nous ressentions l’un et l’autre, nous avons même passé un très bon we rien que tous les 2, où elle m’a écrit le lendemain que je lui manquais.

    Elle m’a expliqué qu’elle partait pcq qu’elle avait le sentiment depuis très longtemps que je ne l’aimais plus et c’est vrai que je n’ai jamais vraiment privilégié notre vie de couple, et je sais au fond de moi que s’il elle n’était pas partie je ne l’aurai sans doute pas écoutée.

    Durant nos multiples tentatives de reprises elle a continué de voir ce garçon en m’affirmant qu’elle avait coupé les ponts, je la croyais jusqu’à ce qu’une amie commune m’avoue qu’elle continuait de le voir…je lui ai donc dit que c’était terminé, que l’on ne pouvait rien construire sur le mensonge et là elle m’a supplié de la reprendre, qu’elle avait compris, qu’elle m’aimait, j’ai résisté je ne lui faisais plus confiance, en me disant qu’à force de persister elle me récupérerait, j’avais peur mais j’avais aussi besoin de sentir qu’elle voulait vraiment revenir, pour ne plus retomber dans ce schéma d’allers et retours…mais depuis plus rien, juste un sms pour me dire qu’elle sait qu’elle m’a perdue et que je lui manquerais toute sa vie, qu’elle sait qu’elle m’a fait trop de mal et qu’elle est désolé de m’avoir salit comme ça.

    Quand nous nous sommes rencontrés, elle a eu un coup de foudre pour moi, j’étais avec quelqu’un et ce n’est que quelques mois plus tard que nous sommes sortis ensemble, je n’ai pas vraiment eu de temps « pour moi » entre ces 2 relations puisque enchainées du jour au lendemain.

    J’ai toujours tenu à distance mon amie, qui elle était tout le contraire et je pense qu’elle en a énormément souffert, je pense qu’elle a toujours été convaincue que j’allais la quitter un jour….et par la force des choses je n’ai moi même jamais imaginé qu’elle puisse me quitter un jour, mais voilà je l’ai mal aimée, elle était triste et j’ai l’impression qu’elle arrive aujourd’hui à s’épanouir sans moi.

    Je pense qu’elle se sentait inutile (nous avons déménagé pour mon travail, elle a eu bcp de difficultés pour en trouver un autre, allant de CDD en CDD).

    Aujourd’hui elle me manque, je souffre de ne pas savoir où elle est et avec qui…ce manque qui n’existait pas auparavant j’en ai conscience, je suis d’ailleurs incapable de dire si je pourrai lui pardonner ou pas…je fais juste le constat d’un beau gâchis….et l’idée de l’avoir perdue me glace et me terrifie, je n’arrive pas à m’ôter l’espoir, sans vouloir regarder la réalité en face, mais elle est partie il y a 8 mois et elle n’est jamais revenue avec l’idée de nous sauver….

    Aujourd’hui j’évite tous contact, juste matériels pour la vente de notre maison, et pour récupérer notre enfant de 3 ans 1 semaine sur 2. Je vois une psychologue et prend des antidépresseurs…mais je n’avance pas et n’arrive pas à me sortir de ce tourbillon, et je continue de croire en son retour, c’est la seule chose qui m’apaise.

    J’ai peur de rester dans cet état encore longtemps. Comment avancer ? je manque d’énergie pour m’en sortir, je n’ai pas de colère contre elle, j’arrive presque à la comprendre, à me dire qu’elle a le droit d’être heureuse, mais je vis les choses comme un abandon, je lui en veux de ne pas être là au moment où j’ai le plus besoin d’elle…Ce qui est paradoxal, elle ne peut pas me soigner !

    • Oui, je vous souhaite de faire un travail avec un psychothérapeute qui vous aidera à comprendre pourquoi vos relations amoureuses sont si douloureuses. Parfois, partir - sans se retourner - radicalement, d'un seul coup, est le seul moyen de refaire couler - un jour - la vie et le désir en nous... mais il faut en avoir le courage. Découvrir les forces inconscientes qui nous en empêchent est précieux pour nous. Cherchez ce qui vous fait manifestement si peur, de vous en tenir aux décisions que vous avez prises ?

  • ...Je suis dans la situation de rupture amoureuse que je ne vis pas forcément trés bien, il m'a quitté au bout de quatre ans du jour au lendemain, pas facile du tout
    de par mon travail, je le vois quasi tous les weeks ends, il m'ignore, ne me dit pas bonjour, passe devant moi et repasse, parfois j'arrive à le supporter et pafois cela me met mal, et je ressens cruellement l'aiguillon du manque de cet homme en qui je me suis pleinement donnée en toute intimité, confiance pendant quatre ans
    je mets deux jours à m'en remettre,
    et ai de ce fait beaucoup de difficulté à faire le deuil de cette rupture

    sa façon de faire peut etre qualifié de puéril, de cruel ou pour certains de pervers,
    ce qui incombe aujourd'hui à etre dans un état de souffrance dont je me passerais volontiers,

    le temps m'est compté comme à chacun d'entre nous,
    et de surcroit à l'aube de mes 51 ans, j'aspire à vivre pleinement en toute sérénité ce temps qui m'est trés précieux

    en prenant sur soi, j'arrive à travailler malgré tout et à garder le sourire quoiqu'il se passe

    que l'on quitte quelqu'un soit parce qu'il y n'y a plus d'amour, de complicité,
    mais ne pas respecter l'autre mérite vraiment de le dire
    ce que j'ai fait , j'ai fini, par mail, lui dire sincérement que son attitude puéril, petit, ne correspondait pas à l'homme exceptionnel qu'il peut etre....

  • Bonjour,

    Je viens de lire les différents témoignages et je me reconnais dans certains d'entre eux.

    A 16 ans j'ai rencontré un jeune homme de 20 ans. Nous sommes restés ensemble durant 4 ans. Notre relation est fusionnelle et avec enormement de complicité. Mais petit bémole c'est que je savais qu'il me trompait mais j'étais tellement amoureuse que je faisait comme si de rien était (même si quand je l'apprenais j'en pleurais). Mais quand nous étions tous les deux il me donnait tout ce que je souhaitais ! Mais la dernière année a été difficile, il avait rencontré une autre personne avec qu il s entendait aussi bien qu'avec moi et du coup avait une double vie. Je ne l'ai pas supporté et préféré arrêter meme si je ne le voulais pas car malgré tout le mal qu'il me faisait je l'aimais passionnement. Il est parti dans le sud, et la deuxième femme la rejoint.
    Bref, depuis j'ai rencontré une autre personne avec qui je suis très bien et amoureuse MAIS mon ex est revenu dans ma vie et cela me pertube.
    Je ne sais pas pourquoi je pense à lui, pourquoi malgré tout le mal qu'il m'a fait j'ai besoin de savoir comment il va, ce qu'il pense de moi et de notre relation pasée ?

    Est-ce que le revoir est bon pour moi ? Dois je arrêter de lui parler ?

    Merci.

    • Certaines personnes ont - inconsciemment - le besoin de se faire souffrir elles-mêmes. Posez-vous la question de savoir pourquoi vous êtes susceptible d'aimer "passionnément" un homme qui vous fait du mal, pourquoi vous devriez renoncer à votre bonheur actuel... car cela parle certainement de vous.

  • Tout d'abord merci.
    Mais pourquoi ai je le besoin de me faire souffrir alors que j'ai qu'une envie d'être heureuse ?
    Pourquoi dès qu'il réapparaît dans ma vie, celle ci se trouve chamboulée et remis en question ?
    Je n'arrive pas à faire le point sur les sentiments que je ressens envers lui. Est-ce encore de l'amour ? Est-ce de l'amitié ?

    • Un mot encore, choisir c'est perdre (ce que l'on n'a pas choisi). Beaucoup de personnes n'aiment donc pas choisir et continuent donc de fonctionner comme des enfants qui ne sont pas d'accord pour perdre... en conséquence elles souffrent et se plaignent, sans savoir qu'il suffirait qu'elles choisissent... comme le font des adultes.

  • bonjour...

    j'ai longtemps cru durant des années que je ne pouvais être aimer alors pour avoir un peu de tendresse... J'ai donné beaucoup de moi.. en acceptant pas mal de contrainte de l'autre... les brimades, les coups parfois les tromperies souvent... et finalement pour un resultat tres peu satisfaisant je finissais soit par partir ou souvent par être quittée.... jusqu'au jour ou dans une ultime relation j'ai dis stop stop stop je ne veux pluq de tous cela... et au grés du temps j'ai compris (pas tout) les mecanismes qui me mettaient dans ces situation... et finalement peu a peu j'ai appris a m'aimer moi.. a accepter d'etre ce que je suis sans demander a personne d'autre que moi d'y adherer.... j'ai eu des moments de doutes, mais je ne souffrais plus a cause de mon desir d'etre aimer absolument je veux meme dire que je m'en fooutais.... puis peu a peu les années passants alors que je m'accompagner gaiement dans ma solitude qui me rendait joyeuse... je l'acceptais , la remplissait ou pas, mais elle aussi j'avais appris a l'aimer... donc peu a peu sans que je m'y attende vraimant l'amour est venu frapper a ma porte... mais rien de ce que je pouvais avoir connue... une personne qui me respecter , qui se soucier de mon bien être.. et qui voulait partager avec moi autre chose que des moments noirs... je peux dire aujourd'hui que l'amour pour moi se resume au respect et l'envie que j'ai de lui....

    • Juste parce que je sais combien il doit être difficile de lire un témoignage positif pour ceux qui soit n'en sont pas là, soit ne pense pas popuvoir y arriver un jour, soit n'y parviendront pas, je vous fais un petit remerciement pour votre message dans le but de donner de l'espoir.

    • Oui c'est tout à fait cela....du respect et de l'envie...tout simple en vérité !

  • Bonjour, je sollicite votre aide car je suis prise dans une spirale. Je n'ai pas de famille et personne de grand réconfort autour de moi. Mon ex était mon seul noyau affectif.
    Cela fait 6 mois que l'on tente de se quitter.
    C'est lui qui a décidé de mettre un terme à cette relation de 5 ans. Il dit m'aimer, m'admirer, mais que ses sentiments ont changés, car il aimerait être avec quelqu'un d'autre, tenter de nouvelles expériences. Il a du désir pour d'autres femmes. Il n'est plus amoureux. Mais il n'arrive pas à mettre de la distance. Il tente de partir sur une relation amicale directement, que je n'arrive pas à assumer car je suis amoureuse de lui.
    Parfois, c'est rare, mais il y a des écarts, nous couchons ensemble, mais j'ai l'impression qu'effectivement il n'y a plus de flamme amoureuse. C'est un verseau, j'ai du mal à savoir précisément ce qu'il ressent et ce qu'il pense. Cependant il a besoin de moi, de me voir, de discuter de projets artistique communs. Il aime aussi me serrer dans ses bras, et m'embrasse sur la bouche dans un acces de tendresse, lorsqu'il sent que je souffre trop de cette "rupture". Nous nous voyons souvent, et nous travaillons sur des projets communs. Je suis son amie la plus proche, la seule dans son entourage à autant le connaître, à autant le comprendre et l'aimer.
    Il m'a avoué vouloir me garder auprès de lui mais il ne veut pas faire semblant de m'aimer, et risquer de me faire souffrir car il me trompera surement. Il dit alors qu'il aimerait tout avoir mais que ce n'est pas possible et qu'il ne peut être égoîste à ce point. Ce sont ses mots, sa pensée (Cette rupture est donc pour me protéger de lui.).
    J'aimerais partir, prendre de la distance, mais il me rattrape dès qu'il sent que je m'éloigne, et moi pour abréger temporairement la souffrance de la solitude, j'y retourne. Je ne suis pas fière de mon comportement. J'espère inutilement peut être, qu'il se rende compte que finalement c'est peut etre normal de désirer parfois d'autres femmes, c'est peut être normal que l'amour ne soit plus tout à fait le même qu'au début de la relation. Que ça ne veut pas dire forcement que tout est fini. Je ne sais pas. Je pense que je ne suis plus à même de réfléchir à tout ça. Pourtant j'ai besoin de comprendre. Et que les choses soient vraiment claires. Pourquoi a t'il se comportement ? Pourquoi sommes nous encore pratiquement dans la même relation ? (sans le sexe, car je vois bien qu'il résiste pour ne pas céder à la tentation, il le fait car avoir une relation sexuelle régulière entrainerait l'idée chez moi que nous sommes ensemble, c'est du moins sont raisonement) Pourquoi a t il autant besoin de moi. Il y a encore quelques jours, je l'ai consolé car il pleurait (c'est très rare !) et se sentait mal à l'idée de me perdre totalement, c'est à dire de ne plus avoir ces projets communs et ne plus se voir. Il souffre aussi à l'idée que je me remette avec quelqu'un.
    Est un égoîste à ce point ?? Ou est ce qu'il ressent encore quelque chose ?
    Notre relation n'a pas été faite que de bonheur. Nous avons tous les deux mis en péril notre relation. Nous sommes tous les deux artistes, dépendants au canabis, et légèrement dépressif pour lui, legerement bipolaire pour moi. Nous sommes cependant très originaux, créatifs, cérébraux et analytiques. On a donc des discutions assez profondes. On est souvent incompris des autres et on se sent bien ensemble car on se comprend.
    Je vous remercie de votre future réponse. J'ai vraiment besoin d'un avis, sur tout ça. J'espère que je n'ai pas fait trop long. Mais certains détails comptaient pour bien cerner la situation. Merci encore.

    • Intéressez-vous beaucoup plus à l'origine de ce que vous appelez la "souffrance de votre solitude" qui vous contraint ainsi à ne pas trouver en vous la force de vous éloigner d'une personne qui ne vous respecte pas... J'ai l'impression qu'ensemble vous vous comprenez plus dans ce qui vous entrave mutuellement que dans ce qui vous aide à oser vivre davantage... Qu'en pensez-vous ?

      • Lorsque je parle de "souffrance" par rapport à la solitude, c'est plus par rapport au manque d'affection qu'entraine un manque de rapports avec l'Autre. Je n'ai aucune famille. J'ai une amie. Qui elle même a un rapport particulier à l'affection.
        J'ai été élevée par une mère atteinte de multiples névroses, qui n'a césser de me mettre en danger, de me rejeter, m'humilier, me rabaisser. Elle me renvoyait une image de moi complètement fausse, car c'était son image qu'elle incarnait en moi. J'étais l'incarnation du mauvais qui réside en elle. Autant dire que je suis rentrée dans l'âge adulte avec moi aussi pas mal de troubles : identité, féminité, personnalité... Tout a été touché et même traumatisé (père DCD j'avais 3 ans et aucun souvenir de lui, et très peu d'informations/ Attouchements, j'avais 8 ans, puis ça a recommencé avec un autre homme à l'âge de 14/15 ans...etc Et je ne parle pas du harcellement moral physique et psychologique que me faisait subir ma mère)
        Je n'ai pas été élevé dans un foyer normal et je n'ai pas reçu l'amour de mes parents.
        Mais tout ça c'est mon passé, et j'ai appris à le surmonter (partiellement), et a m'en défaire pour me construire. Je n'ai pas de problème sexuels, j'ai réussi mes études (reprise d'études, je n'avais pas le bac, j'ai une licence mention très bien à présent). Je suis certe originale, je n'ai pas tout à fait la même vision du monde et le même mode de vie que la majorité mais je ne suis pas marginalisée dans le mauvais sens du terme.
        Mon seul point noir reste de m'aimer mieux, pour ne plus procrastiner, ne plus rester dans la passivité et en arriver à l'autodestruction. C'est un combat difficile et quotidien.
        Mon ex, lorsqu'il était amoureux sincèrement, m'apportait ce que je ne pouvais pas m'apporter. De l'attention, de la tendresse, de l'admiration, et de l'amour. Cela formait un équilibre (temporaire certe, mais que j'esperais éternel. Je suis parfois à côté de la réalité. Je rêve beaucoup...). Un équilibre qui me permettait d'être bien. Le problème c'est que lorsque l'amour s'est estompé de son côté (je ne sais pas très bien comment cela s'est passé, mais il ne devait peut être pas m'aimer assez pour supporter une personne avec tout ce passif et passé qui la fait parfois dérailler !) lorsqu'il essayait de trouver sur des sites bien particuliers un réconfort (sexuel virtuel et affectif) avec d'autres femmes car je n'assumais aucun rôle de ce que doit être une femme aimante (mère/amante/amie) car je ne pensais encore qu'à moi et mes problèmes, à ce moment là j'ai littéralement détruit la relation. Avec une jalousie excessive, un harcellement perpétuel. Je reproduisais le comportement de ma mère mais à travers ma relation amoureuse. Je voulais le contrôler, le dominer, le faire souffrir comme moi je souffrais. Mais c'était périodique. Parfois après la tempète, le calme durait quelques mois... On comprend alors dans quel spirale vicieuse et infernale nous sommes tombés. Nous nous sommes séparés maintes et maintes fois ! Officieusement puis officiellement, sans jamais réussir à couper le cordon entre nous. Nous ne vivons plus ensembles depuis 2 ans.
        Je suis bien consciente de ce que je suis et des efforts que je dois faire. J'ai besoin de conseil pour comprendre les comportements de l'Autre. Vous me dites qu'il ne me "respecte pas", en quoi voyez vous cela car je ne suis pas assez objective pour le constater moi même sans être dans le doute. Maintenant que vous avez un peu plus de descriptif du contexte, j'espère que vous pourrez me donner votre avis sur cette ambiguîté de fascination/répulsion à laquelle nous "jouons" avec mon ex.
        Merci de votre réponse

        • Vous semblez avoir compris, donc « savoir » un certain nombre de choses sur vous-même. La question est donc pour vous aujourd’hui de mettre à profit ce que vous avez compris, plutôt que de « faire comme si vous ne le saviez pas », sinon à quoi servirait la connaissance de soi-même ?
          Je m’explique, vous affirmez, manifestement justement, que votre mère vous « renvoyait une image de vous complètement fausse, car c'était son image qu'elle incarnait en vous », parallèlement vous dites que votre souffrance est liée à un « manque d'affection qu'entraine un manque de rapports avec l'autre ». Ce manque, cette souffrance trouve donc son origine dans une image projetée par votre mère sur vous-même.
          C’est ainsi que vous partagez dans votre relation à votre ami « J'essaie d'être à l'écoute, de lui faire plaisir, de lui donner de l'affection et tout mon amour. Mais aujourd'hui, je me sens de plus en plus impuissante face à cette douleur qu'il exprime, parfois de manière agressive, envers moi », tout cela pour secrètement et désespérément obtenir ce dont vous avez vous-même besoin.
          Vous continuez donc aujourd’hui d’être la victime de votre besoin d’être aimée. N’est-ce pas parce que vous procédez avec vous-même « comme si » vous ne saviez pas que votre besoin de reconnaissance est lié à votre relation difficile à votre mère ? Tant que vous penserez ainsi, vous lui resterez assujettie et vous souffrirez… Par contre si vous admettez peu à peu (et de plus en plus chaque jour) que vos besoins actuels de reconnaissance sont liés à la relation désastreuse (et vis-à-vis de laquelle vous êtes innocente) que vous avez eue avec votre mère, on peut penser qu’un jour vous n’aurez plus nécessairement besoin, pour « aller mieux » d’être reconnue par l’autre ; et même qu’un jour, alors que vous ressentirez ce besoin crier en vous, vous serez capable de le reconnaître et de le démasquer pour ne pas lui obéir et découvrir ainsi que vous êtes capable de « dépasser » ce que l’on pourrait appeler votre souffrance névrotique qui n’appartient qu’à votre passé.
          Vous n’en êtes pas si éloignée que cela quand vous dites « mais tout ça c’est mon passé », ce qui est une autre manière de dire « tout cela ne m’oblige plus parce que je vis dans le présent. »
          De temps à autre votre passé surgit et surgira encore pendant longtemps comme un éclair, ce n’est pas là qu’est le problème, le problème n’est que votre assujettissement « ici maintenant » à cet éclair. Vous aimer mieux – comme vous dites si bien – n’est rien d’autre que ne plus devoir obéir à vos démons qui se masquent (les démons avancent toujours masqués) et vous dupent, en vous faisant croire qu’ils sont encore légitimes aujourd’hui… Ces démons qui vous font me demander ce que vous devriez faire de plus pour l’autre !
          Se sortir de son passé, c’est devenir capable de le reconnaître comme obsolète. Quand vous espérez que votre ami pourra vous donner de « l'attention, de la tendresse, de l'admiration, et de l'amour » d’une manière « éternelle », vous êtes la victime de ces démons dont je vous parle.
          Dans le monde relatif et changeant qui est le nôtre, rien n’est absolu donc rien ne dure « éternellement », ce besoin d’éternité n’est pas en lui-même pathologique, mais il peut le devenir s’il vous broie par son exigence, en vous contraignant de penser qu’il est réalisable dans le relatif.
          Vous semblez avoir du mal à pouvoir sentir que dans une relation ce peut-être l’autre qui peut ne pas être digne de vous… ce qui valide le fait que vous avez encore besoin d’apprendre à vous aimer.

  • Faire le deuil d'un amour passé n'est pas simple, peut s'avérer plus long que prévu au vu des imprévus... confrontée à voir mon ex pratiquement tous les weeks ends sur les marchés, il est hyper difficile de faire le deuil... Nous avons la meme passion, le livre, découvrir, chiner des livres, en parlant, échanger dessus, nous habitons à environ 6 km l'un de l'autre... Cette ,rupture date du 24 avril de cette année un peu plus de trois mois, commençant tout juste à peine a aller un peu mieux, je me retrouve écroulée moralement de nouveau aujourd'hui... Pas de chance sans se connecter il est venu hier matin travailler sur un marché, s'est mis juste en face de moi... On a réussi à se parler, à échanger, à rire pendant toute la matinée, à boire des cafés, ce matin je le revois sur un autre marché, de nouveau on chine ensemble, et pourtant nous avons l'un comme l'autre le meme ressentiment, confrontés de par notre travail à se voir, à se cotoyer sur les marchés, il faut mieux arriver à dialoguer que de s'ignorer c'est trés trés dur
    en meme temps se poser la meme question est ce bon que l'on chine, ensemble sur les marchés ?
    De mon coté le deuil n'est pas fait, cela m'est trés trés douloureux. Dans ma vie j'ai connu un amour platonique dcd en 1995, personne n'a pu le remplacer intellectuellement... sauf celui avec qui je viens de partager quatre ans d'intimité au delà des trois années précédentes. L'amour que j'ai pour cet homme est indéniable
    aimer en sachant que c'est un amour impossible n'est pas bon, se voir sur les memes lieux de travail ce n'est pas bon non plus tant que la blessure n'est pas cicatrisée.
    Parfois pas le choix, il faut faire avec en sachant qu'il faudra sans doute plus de temps pour quitter cette douleur, ne plus etre dans la souffrance que dans une rupture où l'éloignement géographique ou lieux de travail ou autres en commun existe.
    Au delà du fait que je ne crois pas réellement à l'imprévu il me faut accepter totalement que c'est un amour impossible... Du temps beaucoup de temps...

  • Bonjour,
    Ma situation ressemble à certaines personnes ici.
    Je suis sortie avec un homme en 2001 , nous ne sommes pas restés ensemble longtemps mais j étais vraiment sous son charme, d un attachement à lui....Je ne l ai jamais oublié durant toutes ces années avec un espoir de le retrouver un jour.
    Grace à notre modernité, j ai réalisé mon reve : je l ai retrouvé grace à un réseau social, 10 ans apres.
    La première fois où nous sommes parlés, bien sur nous avons parlé du passé où il "regrettait" +/- son départ puis parlé de nos vies respectives.
    Ensuite pas de nouvelles durant 1.5 mois mais à ce stade je n etais pas encore dans un "manque" de lui reparler.
    Mais un jour, forcement, grand concours de circonstance, il se blesse lors d un match ( mars )et le voilà en arret durant 2 mois; deux mois où nous parlons tous les jours, echangeons et retombons sous le charme l un de l autre.On tente de garder de la distance, beaucoup d ambiguité, des mots, des sms, des appels de longue pendant tout ce temps.
    Nous avons finit par se revoir (mai ), 300kms nous séparent et là on sent de part et d autre une tres forte attirance qui nous pousse à se prendre dans les bras et on finit par s embrasser.
    Depuis il me hante. Lui a prit de la distance du fait surtout que je sois en couple, dans une vie d amour, comme il dit.
    Nous devions nous revoir en juillet une journee ( et en aout qq jours )mais la veille, je lui ai pris la tete et nous nous sommes disputés et depuis il ne donne plus aucun signe de vie.
    A l heure d aujourd hui il me hante mes journées, mes nuits, je veux le revoir lui reparler, parler de ce qui s est passé.
    Je le sais tres respectueux, je sais qu il ne veut rien gacher de ma vie, peut etre est ce aussi un moyen de se proteger, pas envie de s attacher si forcement je reste avec mon conjojnt.
    Je suis bien avec ce dernier, mais il m est impossible de l oublier, de profiter de cette dispute pour le banir de ma vie, je veux absolument le revoir, le toucher, etre dans ses bras.
    Comment faire ,? Mr Reynaud, pourriez vous me donner des conseils ?
    Je suis aussi suivi par une psy pour un autre souci, elle tente de m aider mais c est difficile
    Merci de m avoir lue et je veux bien communiquer avec des personnes qui partagent la meme histoire.

    • Est-il souhaitable pour vous - à long terme - de remettre en question votre relation avec un homme avec qui vous dites être bien, au profit d'une relation a priori incertaine et aléatoire ? Vous êtes la seule à pouvoir répondre, mais souvenez-vous, la passion comme l'attrait soudain ne durent qu'un temps...

  • Bonsoir...
    Je suis avec un homme depuis 8 mois et nous vivons une relation passionnelle et fusionnelle. Nous avons tous les deux le meme age. Notre histoire c est la rencontre de 2 ames soeur qui s aiment et qui ne peuvent vivre l un sans l autre meme si nous ne vivons pas encore ensemble. Nous avions decide de vivre ensemble jusqu a ce que son ex reapparaisse dans sa vie apres 1 an d absence pour le recuperer...apres plusieurs harcelement morale de sa part et une tentative de suicide un soir il a couché avec elle pretextant que c etait simplement une coucherie. C est quelqu un qui n a jamais ete infidele dans sa vie. Apres ce fait j ai reussi a le pardonner car il a su me l avouer... Mon ami n a plus de contact avec son ex qu il refuse categoriquement aussi de voir. Mon ami aujourd hui vit mal son infidelité vis a vis de moi malgré mon pardon ! Il suit actuellement une therapie chez un psy pour comprendre son malaise... il refuse de me voir car il bloque face a moi et apprehende une confrontation... que faire ? que dois je faire ? le laisser faire sa therapie et attendre qu il revienne vers moi ? Nous échangeons malgré tout des mails d amour et de soutien...
    Merci d avance pour votre reponse
    (malgre cette infidelité de sa part j ai reussi a tourner la page mais pas lui pourquoi ?)

  • Bonsoir,
    comme beaucoup de personnes ici, je me reconnais dans les témoignages précédents et souhaiterais comprendre la situation dans laquelle je me trouve et savoir comment réussir à avancer.
    J'ai 28 ans, je suis restée 9 ans avec mon conjoint qui m'a quitté il y a un peu moins de 2 mois. Il a été le seul homme avec lequel j'ai vécu une histoire sérieuse et réciproquement moi la seule femme. Notre relation a toujours été trés fusionnelle car les 2 premières années nous ne vivions pas dans la même ville. Nous avions pour habitude de nous voir 1 week-end par mois. Dès que nous avons pu, nous avons choisi de vivre dans la même ville afin que notre relation évolue. A partir de ce moment là, nous nous sommes énormément attaché l'un à l'autre et j'avoue avoir fait ma vie en fonction de lui. Nous étions très tactile, avions besoin de nous caliner et d'être proche l'un de l'autre. En plus, j'ai toujours eu besoin de partager un maximum de tps avec lui ce qui l'a peut être étouffé au fil du tps.
    Il y a 18 mois, il m'a quitté une première fois et m'expliquant qu'il pensait ne plus m'aimer, qu'il avait besoin de temps pour lui (il fait du sport 6jours/7 pr évacuer son mal être et j'essayais de le fréner dans cette passion) et n'avait pas les même projets que moi (enfants). J'ai déménagé dans un autre appartement mais nous avons continué à nous voir trés régulièrement et à passer des nuits ensembles. Au bout de 2 mois, il est revenu vers moi et m'a dit avoir fait une erreur. Il était sur de m'aimer et souhaitait qu'on se remette ensemble. Il souhaitait mon retour au domicile, ce que j'ai fait trés rapidement. Je pensais que cette crise était liée à son enfance difficile (divorce de ses parents à 4 ans, sa mère l'a abandonné chez son père suite à la sépartion et son père l'a abandonné chez sa grand mère afin de pouvoir se remettre en couple avec une autre femme).
    Nous avons vécu à nouveau 1 an 1/2 ensemble. Les premiers mois ont été parfaits, j'ai même tout quitté pour le suivre suite à une mutation. Mais au bout d'un an, j'ai senti qu'il recommancait à s'éloigner et à faire en sorte d'avoir bcp d'activités loin de moi. Ce qui devait arriver arriva, il m'a à nouveau quittée il y a 2 mois pour les mêmes raisons. Il est certain cette fois de ne plus m'aimer, de ne plus avoir de sentiment amoureux pour moi mais plutot une grande affection. (cette nouvelle séparation coincide avec le mariage de ma meilleure amiec et sa prise de distance quelques mois plus tôt avec la naissance de mon neveu).
    J'ai donc à nouveau déménagé et suis rentrée chez mes parents car étant au chomage, je n'avais aucune solution de repli dans ce nouveau département. Nous avons co-habité pendant 1 mois, durant lequel il a continué à dormir dans notre lit, à garder ses distances la journée mais calin la nuit. Depuis je suis partie à 300 km de lui pour me protéger mais il m'envoie des sms, des mails ou appelle pour avoir de mes nouvelles. Il dit que c'est également dur pour lui, que je lui manque mais qu'il faut faire avec. Il souhaite savoir qui je vois, ce que je fais... mais dit toujous être certains de ses sentiments. Moi je suis sincèrement amoureuse de lui et vois ces signes comme de la jalousie de sa part et comme des preuves du fait que je lui manque et donc qu'il m'aime inconsciemment.
    Pour résumer, je ne sais pas quoi penser de son comportement, je suis à la fois heureuse de ses prises de contact et à la fois effondrée par son absence au quotidien, je ne sais pas ce qu'il fait, ce qu'il pense, s'il est bien. Il occupe mon esprit 24h/24 et je ne peux m'empecher de le surveiller à distance, d'espérer son retour, de me rendre malade en envisageant sa remise en couple. Je ne sais pas comment exister sans lui, comment occuper mon temps, je n'ai plus gout pour rien, je me sens trahie, abandonnée...
    bref, je suis perdue et n'avance pas dans ma vie depuis 1 mois (je ne trouve même pas le courage de chercher du travail, je pense qu'un projet de ce type me forcerait à accepter d'avancer sans lui et je n'y arrive pas). Je pense aussi prendre pour excuses ses antécédants familiaux et les circonstances de notre séparation afin de ne pas m'avouer que notre histoire est belle et bien fini car je ne peux la vivre seule. qu'en pensez-vous ? Comment faire faire le deuil de cet amour, de cette fin d'histoire que je ne comprends pas et n'accepte pas ? dois-je couper complètement les contacts avec lui afin de "me sevrer de lui" et d'arréter d'imaginer qu'il se console avec une autre ?

    • Les revirements incessants de cet homme vous montrent son immaturité et être fusionnelle avec quelqu’un d’immature est délicat car vous vous condamnez à souffrir… Un homme jaloux de vous n’est pas un homme amoureux de vous, mais un homme qui se torture avec son passé à travers vous.
      Comment réagissez-vous quand vous vous sentez « trahie et abandonnée » ? Vous avez – en effet – le droit de vous protéger c’est-à-dire de rompre sans plus regarder en arrière.
      Pour cela, il vous faudra de la force et de la détermination liée à votre confiance en vous-même. Etes-vous légitimement persuadée que vous avez le droit, dans votre vie amoureuse, de prétendre à autre chose qu’à ces douches écossaises ?
      Il existe deux méthodes pour enlever un sparadrap collé à sa peau, l’une consiste à tenter de le retirer peu à peu en se faisant mal au quotidien, quitte à décider un jour de le recoller parce que décidément ça fait trop mal... pour tenter de le redécoller de nouveau quelques jours plus tard, en souffrant encore. L’autre, plus radicale, demande du courage mais vous permettra d’en finir d’un coup : vous prenez une grande inspiration en même temps que vous le retirez d’un coup sec. Cela s’appelle partir, sans se retourner : changer de numéro de portable, ne plus jamais ouvrir ses éventuelles lettres, ne plus rien concéder après avoir pris soin de récupérer la moindre de vos affaires qui trainerait encore chez lui et lui avoir rendu la moindre brosse à dents qui trainerait encore chez vous. Cette dernière méthode peut sembler plus difficile, en fait une fois qu’on est déterminé, je crois qu’elle est plus facile, en tout cas elle évite des souffrances interminables…
      Laquelle de ces deux méthodes allez-vous choisir ? Laquelle de ces deux méthodes méritez-vous selon vous ?

      • Bonjour,
        tout d'abord merci de votre réponse, elle m'éclair sur certaines choses et me pousse à me poser les bonnes questions.
        Pour répondre à vos questions, lorsque je me sens trahie j'ai tendance à être méchante avec lui, à essayer de le blesser autant qu'il me blesse en lui faisant des réflexions sur son comportement ou autre... puis je l'imagine allant trés bien de son coté (ce qui n'est pas le cas car il me dit qu'il va mal)et se consolant avec une autre et je pleur et me torture l'esprit durant des heures.
        Dans ma vie amoureuse, je n'imagine pas pouvoir être mieux (ou aussi bien) avec un autre homme que lui. Lorsque nous sommes ensemble, je suis vraiment trés heureuse et n'en demande pas plus à part que notre histoire continue ainsi ensemble (j'idéalise surement bcp notre relation). Je sais aussi que ces séparations répétées ne peuvent pas durer et que même s'il revenait vers moi il faudrait que j'ai le courage de refuser une remise en couple. Tout mon entourage me le dit. Mes proches ne comprendraient pas mon retour avec lui et je sais que je ne peux pas leur faire subir cette situation continuellement par respect pour eux. Tout le paradoxe est là, je sais que pour mon bonheur, il ne faut pas que je me remette avec lui, mais je sais aussi qu'intérieurement je continue à espérer qu'il change d'avis, que nous nous remettions ensemble et qu'il change enfin qu'il comprenne ce qui pause problème chez lui et essaie de le résoudre (si problème il y a, peut être qu'il ne manque que de l'amour dans notre relation et que je ne l'accepte pas tellement je l'aime).
        Je suis pourtant dans le vie en générale pleine de caractère et de motivation mais le concernant, je ne suis pas en mesure de décider et d'avoir de la volonté. Je ne saurai arracher le pansement d'un coup alors ce serait provisoirement en espérant que celà lui fasse un electrochoc, donc ce ne serai pas pour mon bien mais toujours pour lui.
        D'autant plus que pour des raisons pratiques et économiques mes meubles et une partie de mes affaires sont toujours dans notre appartement enfin chez lui maintenant et que nous avons tjs un compte commun que l'on ne peut cloturer du fait d'un crédit. Couper définitivement les ponts me semble difficile avant 3 ou4 mois.
        Parfois j'espère que dans 4/5 mois, j'aurais la force suffisante pour le faire sortir complètement de ma vie, il me semble que c'est un ne sachant rien que je souffirai le moins. Mais celà reste de la théorie et en pratique, j'ai toujours besoin de lui au quotidien.
        Vous parlez de détermination liée à ma confiance en moi, cest peut être un de mes problèmes. Je n'ai pas du tout confiance en moi, d'ailleurs, depuis que nous ne sommes plus ensemble, il me reproche souvent de me rabaisser, il trouve celà insupportable.
        Je pense être condamnée à vivre une vie ennuyeuse, triste, vide de sens, sans objectif...

        • Oui, c'est parce que vous refoulez vos émotions à l'intérieur de vous-même que vous avez tendance à avoir envie de blesser l'autre. Nous avons tous le droit de ne pas aimer quelqu'un qui ne nous respecte pas, mais aimer l'autre n'est-ce pas l'accepter tel qu'il est ?
          Si vous vous rabaissez de la sorte c'est en effet parce que vous ne vous aimez pas. Vous vous condamnez donc à souffrir et à faire souffrir. Pourquoi ne pas aller consulter un psychothérapeute avec lequel vous mettrez à jour vos difficultés personnelles qui vous empêchent de vivre ?

  • Bonjour,

    Je vous serai reconnaissant de m'aiguiller quand à ma situation..
    Je suis actuellement en couple, à distance, avec charmante jeune femme mon aînée de quelques années à peine. Notre couple est né d'une amitié, d'un réconfort que nous avons su nous apporter mutuellement durant quelques mois. Par la force des choses, nous nous sommes "trouvés" et l'opportunité de nous mettre en couple s'étant présentée, nous avons décidé de franchir ce cap.
    A l'heure actuelle, la situation est extrêmement difficile pour moi. En effet, ma "moitié" est toujours en contact avec des ex avec qui elle a entretenu de longues relations.
    Le problème est qu'elle se refuse d'afficher "au grand jour" notre relation, tout d'abord "car cela ne regarde pas les autres" me dit-elle, et ensuite car elle craint de faire souffrir la personne qui partageait sa vie quelques mois auparavant (notre "amitié" étant née suite à cette séparation ; nous étions tous deux comparables à ... des "âmes vagabondes" dirons-nous).
    De plus, j'ai dû la "questionner" pour qu'elle me dise qu'ils se revoyaient, non pas qu'elle ne me le cachait selon elle, mais qu'elle jugeait que cela relevait de sa vie "privée" hors-couple ; je n'ai pas à savoir à toute heure qui elle voit et ce qu'elle fait (chose que je peux comprendre, mais dans une certaine limite qui, là, me paraît franchie...) alors que de mon côté, je ne me permettrai pas de revoir une personne ayant partagé quelque chose d'important avec moi sans lui en parler et la rassurer... Et je signale qu'elle sait qu'il faut me rassurer, que je suis de nature "craintive".
    Je sais de plus que lui éprouve toujours quelque chose pour elle, chose qu'elle refuse de m'avouer quand je lui en parle. Et j'ai bien l'impression que de son côté c'est pareil, mais elle me dit que c'est bel et bien fini et je n'arrive à lui faire confiance sur ce point...
    J'ai découvert également dans son comportement une chose bien délicate ; elle vit selon moi une sorte de "double vie" ; elle se donne une personnalité devant ses amis qui se trouve bien "changeante" lorsqu'elle se trouve avec moi. Elle raconte du mal de moi derrière mon dos (à des gens que je ne connais pas, certes), elle leur souligne qu'elle souhaite en rester là avec moi mais se retient bien de me le dire ou de me le faire savoir. Je l'ai même "aidée" en provocant certaines situations (dialogue) qu'elle aurait largement pu saisir pour mettre fin à tout cela, mais j'ai l'impression qu'elle est trop lâche pour le faire et qu'elle attend que ce soit moi qui le fasse, histoire de passer pour "le salaud qui l'a abandonnée" aux yeux des autres (pardon, des "rares" qui connaissent mon existence..).
    S'ajoute à ça le fai qu'elle me ment en permanence sur ce qu'elle fait, part en week-end je ne sais où et me fait croire qu'elle est chez des amis et rentre tard, et j'en passe (je ferme les yeux sur beaucoup de choses, faute de "preuves" mais je sens bien là le mensonge et la "manipulation" dont elle fait preuve).
    C'est une belle femme, attirante pour pas mal de ses "amis", et je sais qu'elle pourrait retrouver quelqu'un à tout moment.. Ce que je ne comprends pas, c'est que j'ai l'impression qu'elle joue sur les deux tableaux : continuation de sa relation passée dans mon dos, et "tentative" de relation nouvelle avec moi dans le dos de l'autre.. Si elle ne tenait pas à moi, pourquoi ne pas me le faire comprendre tout simplement ? Pourquoi revoir récemment son ex autrement qu'un simple ami (j'en ai la certitude..) mais ne pas me "jeter" si ce n'est pas moi qu'elle désire ?
    A bien réfléchir, je me dis que seule la séparation est envisageable, mais j'en suis bien incapable.. Je tiens à elle malgré tout, et j'ai l'impression d'être l'âne et elle la carotte ! La seule manière de me séparer d'elle serait de la confronter à son mensonge, mais je ne sais comment m'y prendre ; elle contourne tout et sait rester vague...

    Si je me suis un peu éloigne par moments du sujet du "deuil", c'est afin que vous puissiez comprendre un peu sa manière d'être..

    Merci d'avance

    • Oui, les êtres humains qui ne s'estiment pas eux-mêmes ont du mal à faire des choix dans leur vie. Ils demandent alors des conseils aux autres que - la plupart du temps - ils ne peuvent ni ne veulent suivre... C'est ainsi qu'ils se condamnent à louvoyer, à se manipuler et à se faire mutuellement souffrir. C'est affreux.
      Le premier des deux à oser ouvrir les yeux sur une telle relation sera le premier à partir en courant !

      • Bonjour tous,

        Moi, je suis en deuil, j'étais avec mon homme pendant trois année, et à chaque fois qu'il se passait quelque chose d'important dans sa vie, il se tournait vers son ex (célibataire) et non vers moi. (En passant ils n'ont pas d'enfants ensemble).

        J'ai alors décidé de coupé les ponts. Pendant notre relation, j'ai affronter mon homme et son ex à ce sujet. Je me suis fait passer pour une jalouse! Pourtant je ne suis pas jalouse de sa première femme a qui j'ai le plus grand respect car elle fait sa vie avec un homme et n'entre pas dans notre couple. J'ai tenu le coup pendant un certain temps, mais j'en pouvais plus. La seule chose que je demandais c'était qu'il s'investisse dans notre relation, et de se confier à moi. Mais, à chaque fois j'étais tassé dans le coin, sans explications. Faut croire qu'elle avait une plus grande place que moi! Et pourquoi une ex continu t-elle d'entretenir une relation, j'ai du mal à saisir les vrais intentions de son ex.

        Je l'ai appeler pour lui dire de ne plus tenter de me joindre, que même si je croyais qu'il fessait une grosse erreur, que je ne voulais plus essayer de comprendre. Que je ne voulais pas être une amie pour lui, ni un jouet sex, et que je m'attendais à beaucoup plus. Mais que c'était son choix et que c'était lui qu'il le savait plus que moi.

        Ça fait maintenant deux semaine que je n'est aucun contact avec lui et je vous avoue que c'était pénible, mais petit à petit je me reconstruit et je réalise que ma vie de célibat est bien moins compliqué, qu'enfin, il y a quelqu'un qui apprécie ma présence et c'est bien moi. Je ne crois pas aux relations d'amis avec les ex. Je suis d'avis que sa frôle l'hypocrisie...

        Merci de me donner vos commentaires.

        • Vous semblez claire avec ce que vous voulez comme avec ce que vous ne voulez plus. En conséquence il vous restait à agir, conformément à votre ressenti et c'est ce que vous avez fait, quelqu'en soit le prix à payer.
          Je crois en effet que c'est le meilleur moyen de retrouver rapidement la paix. Choisir, c'est toujours perdre quelque chose, et se respecter soi-même, c'est accepter de perdre (vous appelez cela très justement un deuil) pour pouvoir renaître à autre chose... ce que je vous souhaite, à travers la découverte (peut-être douloureuse) que cet homme ne vous valait pas.

  • Bonjour,
    Je suis sortie avec une personne il y a un an. Il a mis fin à la relation à cause de la distance qui allait nous séparer. Nous faisons les mêmes études, nous nous voyons du coup assez régulièrement. D'autant que nous avons des amis en commun. Je n'avais eu aucune nouvelle durant l'année chacun étant dans un pays différent, menant sa propre vie. Cela ne me dérangeait guère, je croyais avoir fait le deuil de cette histoire. Or, depuis cette année, nous sommes à nouveau en France, dans la même école, avec les même amis. Le problème est que je me suis rendue compte qu'il ne me laissait toujours pas indifférente et que finalement, le deuil que je croyais fait, n'est en réalité pas fait du tout. De plus, il est "revenu" pr mon anniversaire, me précisant qu'il a une profonde affection pour moi, ajoutant même que je suis belle et attirante mais qu'il ne voit pas où ça nous mènerait. La conversation s'est conclue sur le fait que cela me faisait peur (j'ai du mal à exprimer mes sentiments, j'ai un manque de confiance en moi qui n'arrange pas les choses) et lui m'a dit qu'il a peur. Seulement, je ne sais pas de quoi. J'en souffre car nous nous entendons bien. Il m'a même précisé que dans une relation, il y avait de l'amitié. J'ai un sentiment d'inachevé en moi, et je ne sais comment le combler. J'ai peur de le perdre définitivement si je lui confis mes sentiments car au final, j'ai énormément d'affection pour lui. C'est d'ailleurs étrange car j'ai l'impression que c'est pareil de son côté, que le fait qu'il soit venu me dire tout cela démontre qu'il n'a pas forcément envie de me perdre (alors même qu'il sait que je ne veux pas rester ami avec mes ex, sinon je n'avance pas, ce qui est le cas en ce moment, je stagne sur place avec mes sentiments). Je suis un peu perdue et j'en souffre énormément, que faire?

  • Bonjour

    Je viens de lire les posts, j'ai l'impression moi même de ne pas arriver à faire le deuil d'une relation. Je tiens énormément à mon, plus que tout. Lui même m'a dit avoir une profonde affection pour moi. Mais il ne voit pas où ça nous mènerait, il a peur. Et moi également. J'étais avec lui avant de partir à l'étranger un an, il m'a quitté, peur de la distance etc... J'ai encaissé, ça a été dur pour moi. Je croyais avoir fait le deuil de cette relation mais je dois le voir aujourd'hui assez souvent. Que faire? Quand nous sommes ensemble, j'ai l'impression de lui faire peur mais en même temps, il semble heureux. Je n'ose pas aller lui parler plus. Je ne sais pas comment faire le deuil de la relation, car au final, s'il n'en a pas envie, je ne peux pas le forcer à revenir, mais je ne veux pas le perdre. Comment faire alors le deuil? Une bonne fois pour toute? Au final, faut-il vraiment faire le deuil d'une histoire pour passer à une autre?

    • Croire que non vous permettrait de rester indécise pendant longtemps, ce qu'une part de vous-même semble vouloir... Décider, c'est choisir donc perdre et cela demande du courage. Savez-ce qui vous en empêche ?

      • Le perdre alors que je tiens à lui. Le fait que nous avons beaucoup d'amis en commun donc on se voit souvent. La désagréable impression d'inachevé, d'absence de clarté dans ce qu'il ressent, lui puisque quand je lui parle, j'ai l'impression de le déranger, il m'évite. C'est loin d'être agréable. Alors que pourtant, je ne compte rien tenter, je ne lui ai jamais réellement dit ce que je ressens aujourd'hui, j'ai de l'affection pour lui mais il réagit étrangement. Peut-être faudrait-il que je lui dise?!

  • J'ai la quarantaine ans et je désespère de faire le deuil d'une relation qui a duré 6 ans. J'ai démarré cette histoire au moment de ma rupture d'avec le papa de mon fils, il y a 9-10 ans. Le monsieur était marié (je le savais) et travaillait à l'étranger. C'est le travail qui nous a rapproché, notre intérêt pour l'Afrique. Nous nous voyions régulièrement, mais de manière très ponctuelles, à ses retours en Europe (où sa famille vit). De mon coté, il a été tout, l'amour de ma vie, l'incarnation d'un idéal, une passion. Nous avons collaboré dans le travail, monté un projet de recherche. Je me suis engagée dans ce projet avec l'espoir d'aller vivre à ses cotés au bout du monde. En attendant, je souffrais de plus en plus de cette situation archiclassique d'adultère. J'existais sans exister; la vie, il la vivait avec une autre, à chacun de ses retours. Il y a 3 ans, ne voyant pas la situation évoluer, j'ai rompu avec lui par téléphone, d'une manière très brutale. Puis l'année suivante, j'ai repris contact, sous le prétexte du boulot. A partir de cet instant, tout s'est à nouveau mélangé, les échanges professionnels et personnels (bien que plus de relations intimes), et nous avons remis sur les rails notre projet de travail en commun. Mais la souffrance s'est réveillée, de manière intense. Avec en point d'orgue, une (première et unique) rencontre avec sa femme. Ce fut un choc. Je l'ai trouvée ... si peu jolie. Puis elle m'a appris qu'après mon "départ", ils s'étaient "retrouvés". S'en sont suivis des épisodes d'angoisse qui m'ont conduit chez une psychologue. Là, mes sentiments et mon histoire ont été décortiqués et les mots posés (sentiment d'abandon, de trahison, blessure narcissique, idéalisation, etc.). Deux ans de thérapie, avec l'impression de ne pas réussir à sortir de cette histoire, de cette angoisse de ne pas avoir été choisie (angoisse encore là aujourd'hui). Démarche d'autant plus difficile, que nous étions toujours en contact boulot, y compris parfois là-bas, en Afrique. Au fond, je gardais l'espoir de le voir revenir à moi (de me "choisir"). La seule solution qui s'est alors imposée à moi fut de stopper net notre collaboration professionnelle. C'est ce que je viens de faire. Je viens de lâcher une opportunité de travail exceptionnelle, une occasion unique de faire un travail passionnant. Dans le même temps, je l'ai rejeté, lui, une 2ème fois, avec encore des propos violents (injustes?) comme cette histoire m'en a tellement inspirés. J'espère que cette décision m'aidera enfin à faire mon deuil de cet homme. Mais les conséquences de cette décision sur ma vie professionnelle sont tellement importantes... Et le silence que je lui ai demandé/imposé (et qu'il ne rompt pas) est tellement pesant...

    • Les mots qui ont été posés sur votre histoire (sentiment d'abandon, de trahison, blessure narcissique) n’ont pas encore permis l’émergence de votre individualité.
      Vous êtes encore dépendante de votre besoin d'incarnation d'idéal et de passion amoureuse, et c’est cette dépendance qui vous contraint jusqu’à aujourd’hui à ressentir comme pesants les actes que vous avez vous-même posés.
      Comme vous le partagez, vous n’êtes pas encore « sortie » de votre histoire, comprenez que quelque chose de blessé crie en vous et continuera de crier dans le secret espoir que vous l’entendiez, que vous lui donniez un peu de votre attention et de votre amour.
      N'est-il pas très important que vous poursuiviez le travail non achevé ?

      • Merci infiniment d'avoir pris le temps de me répondre. Mais je crains de ne pas vous comprendre. Quel travail inachevé? Ma thérapie (c'est vrai que j'ai cessé les séances)? Mon travail de recherche (une thèse, un sujet formidable, mon rêve d'enfance qui se concrétisait enfin...j'ai envoyé valdinguer tout cela!)? La démarche de deuil (j'ai fait le geste d'enterrer-en vrai-ma relation avec cet homme, puis "lui")? Pourtant la souffrance demeure, cette histoire reste en moi. A moins que je n'aie pas encore suffisamment de recul par rapport à ma décision (c'est tout récent)... Merci encore.

        • Je parle en effet de votre thérapie mais vous semblez ne pas savoir ni comprendre ce que vous faisiez avec vous-même dans ce travail...

          • Simplement j'avais mal, je souhaitais que la douleur cesse. Au fil de ma thérapie, je crois avoir découvert les raisons profondes qui m'ont fait m'accrocher à cette histoire. Je crois comprendre tout ce que cet homme signifiait pour moi. Mais il y a "savoir" les choses, et puis les "intégrer" pour (j'imagine...) atteindre la sérénité. Avoir lâché mon projet professionnel fut la solution de la dernière chance. Je veux dire, je n'ai pas trouvé d'autre moyen pour arrêter de souffrir... Et en plus, au fond, le sentiment d'abandon que je ressens (cet homme ne m'a pas choisie) reste présent. Une blessure. Même si je me répète que cet homme ne me méritait pas, même si...., même si... Comment guérir de cela? Quel travail pour rompre la dépendance et "faire émerger son individualité"??? Très basiquement: comment (puisque il y a de cela en ce qui me concerne...) apprendre à s'aimer soi-même? Merci pour vos pistes.

            • Oui, souhaiter que la douleur cesse peut vous empêcher de la traverser en la refoulant. Comme vous le sentez, il vous manque l'intégration émotionnelle de ce que vous avez compris, c'est cette intégration là qui sera libératrice en ce sens qu'elle vous aménera au deuil.
              Vous répéter que cet homme ne vous mérite pas, c'est essayer de tricher avec vous-même. Essayer de sentir ce qui fait que vous vous sentez la victime de cette relation, c'est faire émerger peu à peu la vérité. C'est de ce côté là qu'à mon sens il vous faut aller voir… et cela c'est reprendre votre thérapie interrompue.
              S'aimer soi-même c'est oser se considérer avec bienveillance donc ne plus se maltraiter en se racontant des histoires, être authentique avec soi pour exprimer la "bonne raison" qu'on a de se comporter comme on se comporte.

              • "Tricher", "me victimiser", "me raconter des histoires"... Vous avez sans doute raison (au fond, je crois que je m'en rends compte). Et je devine que ce sentiment d'avoir été une "victime" risque un jour de m'exploser à la figure. Je vais suivre votre conseil... Merci +++ d'avoir été si disponible! Bien à vous.

  • Bonjour tous.

    Oui, je suis profondément bléssé par une rupture.

    J'ai décidé ce matin que si je ne veux plus rien dans la vie, je ne serait plus jamais déçue. Alors, pour moi c'est le néant total. Je vais survivre au lieu de vivre, ça fait moins mal.

    • Désirer ne plus rien vouloir est le meilleur moyen de souffrir... Je vous propose cette attitude stoïcienne, moins douloureuse : "Mon Dieu donne-moi le courage de changer les choses que je peux changer, la sérénité d'accepter celles que je ne peux pas changer et la sagesse d'en voir la différence."

  • bonjour,
    je viens de découvrir votre site, et je voudrai vous faire part de mon histoire, sollicitant vos conseils.
    Voilà j'ai connu un homme quand j'avais 17ans, lui 19. c'était le grand amour!
    Un jour il dit ne plus m'aimer, et coupe tout contact sans donner aucune raison, j'allais en devenir dingue! je me suis dis que c'était peut être dû à la distance qui nous séparait..deux années plus tard j'ai pu reprendre contact avec lui, on en a discuté, il n'a toujours donné aucune raison mais disait comme quoi il préfère qu'on reste amis. Cependant quand on se retrouvait notre relation n'avait rien avoir avec de l'amitié! il m'embrasse et il disparaît encore une fois!
    Aujourd'hui j'ai 23 ans lui 25, on habite la même ville, on se voit de temps à autre autant qu'ami vu que c'est ce qu'il souhaite, il dit qu'entre nous c'est fini, que je ne devrai pas croire qu'il changera ma vie et qu'il a un objectif professionnel à atteindre et que je devrai arrêter d'essayer de m'approcher de lui. Cela ces des paroles, par contre quand on est ensemble ces gestes prouvent le contraire, il y a toujours cette lueur dans ces yeux quand on parle, je le sais ! mais il ne se l'avoue pas! Aussi, il a même fait une proposition rapide au mariage et avant que j ouvre la bouche il me dit " non non surtout ne répond pas et continue ton sujet, ça n'est tjs pas le moment" !! cela fait partie d'une multitude de phrase qu'il dit! a ma place vous ne deviendrez pas dingue? j'avoue l'aimer toujours, aussi je ne veux pas gâcher ma vie et c'est pas le genre qu'on peut mettre devant soi et mettre les points sur les i car il s’énerve trop vite et comme tout les hommes je crois a peur de s'engager. devrai je encore garder espoir ? passer à autre chose? cesser de le voir " sachant que je n'y arrive pas"? Bref aidez moi car c'est difficile à vivre. Merci!!

    • J'ai bien peur qu'en me demandant de vous aider vous ne m'expliquiez que vous êtes incapable de compter sur vos propres forces...
      Qu'est-ce qui fait que vous supportez que ce garçon vous mène ainsi par le bout du nez en vous manipulant ? Vous semblez être devenue sa "chose", mais êtes-vous sûre de n'être qu'une chose ? Vous en arrivez même à vous convaincre que tous les hommes ont peur de s'engager ce qui est faux.

  • Bonjour,

    Je viens de découvrir votre site et de parcourir ce sujet qui résonne totalement avec ce que je vis actuellement.
    J'ai quitté il y a quinze jours un homme avec qui j'ai vécu une histoire d'amour de deux ans qui ont été jalonnés de souffrances pour moi.
    Notre histoire était fusionnelle même si il n'a jamais souhaité construire quelque chose avec moi. Nous nous voyions tous les week-end ainsi que les vacances et avions régulièrement l'occasion de travailler ensemble.
    Je l'ai toujours trouvé égoiste, c'était quelqu'un qui faisait toujours passer ses envies avant les miennes et qui, en quelque sorte me manipulait.
    Durant ces deux ans, je lui ai régulièrement écrit pour lui parler des choses qui me faisaient souffrir, c'est à dire le fait que nous vivions côte à côte mais pas vraiment ensemble et surtout le fait qu'il soit très secret et que je n'arrivais pas à avoir confiance en lui puisqu'il me parlait sans cesse de femmes. En général, il se calmait pendant un moment mais retombait rapidement dans ses travers qui me faisaient souffrir.
    Il y a un an, il m'a quitté, sans préavis. Notre rupture a duré un mois. J'en ai énormément souffert et il est revenu vers moi, me disant qu'il ne supportait pas d'être loin de moi et qu'il voulait construire quelque chose avec moi.
    Quelques mois plus tard, nous étions retombés dans notre ancienne vie. Il n'a jamais voulu me rassurer et m'expliquer ce qui s'était passé durant notre rupture. De mon côté, j'étais persuadée qu'il avait eu une liaison et que cette liaison avait même duré alors qu'il était revenu vers moi. Il y a un mois, j'ai découvert un mail me confirmant ce que je pensais. Je lui en ai parlé mais il m'a répondu que c'était son histoire, son jardin secret.
    J'ai laissé un peu de temps passer, pensant encore une fois me résigner mais un évènement est venu me troubler. Je suis tombée dans les bras d'un ami, quelqu'un qui est tout l'inverse de mon ex compagnon puisqu'il me respecte. Je ne pensais pas être capable d'être troublée par quelqu'un d'autre que lui et toute la souffrance que j'ai vécu pendant ces deux années m'a sauté aux yeux. J'ai donc décidé de le quitter. Le problème est qu'il continue de m'appeler régulièrement, de vouloir me voir et comme je ne supporte pas de le voir souffrir, je réponds à ses attentes. Mon ami, avec qui j'ai entamé une liaison se montre compréhensif mais je me sens perdue et j'ai très peur de recraquer.
    Je sens que je n'arrive pas à faire le deuil de l'amour que j'éprouvais pour lui malgré la souffrance qu'il a pu me causer. Et puis nous avions une vie sexuelle dans laquelle nous avions beaucoup de jeux basés sur des rapports de domination et de soumission et je me sens prisonnière de ces jeux, me demandant même si je retrouverais une vie sexuelle épanouie avec quelqu'un d'autre tellement ce que j'ai vécu avec lui était fort.
    Voilà, j'ai rencontré quelqu'un qui m'aime réellement et que j'aime aussi mais je ne sais pas comment me sortir de cet amour destructeur. J'en fini par me dire que je me refuse le droit au bonheur...
    J'ai vraiment besoin qu'on m'aide parce que je me sens perdue et que je n'ai personne à qui en parler, à part mon ami mais je sais que ce n'est pas forcément la bonne personne puisqu'il est impliqué dans ma vie.
    Merci...

  • Bonjour

    je vis depuis un mois ma première peine d'amour... Le hic c'est que j'ai presque 30 ans. J'ai rencontré cet homme il y a 2 ans, un coup de foudre instantané... On a passé 2 ans toujours collés, à faire plein de projets. On projetais d'avoir un enfant sous peu.

    Il m'a demandé un temps de réflexion afin d'etre sur de prendre la bonne décision... Je lui ai laissé.. 3 semaines d'enfer durant les fêtes en plus... 3 semaines ou il m'a vu ne plus manger, devenir dingue, m'évanouir à tout bout de champ... 3 semaines d'enfer pour à la fin du me laisser en me disant que je trouverais qqun de bien mieux pour moi, qqun qui va pouvoir m'apporter ce que j'ai besoin. J'essaie de vivre le deuil du mieux que je peux, mais j'ai de la difficulté.

    Il m'a dit plusisurs fois ne pas s'imaginer ne plus jamais me reparler de sa vie. Je lui ai toujours mentionné qu'étant amoureuse de lui, je ne peux plus le voir ni lui parler, et comme je crois que cette situation durera longtemps, je n'envisage plus aucun contact, à court ou moyen ou long terme.

    Mais voilà... je suis torturée... j'ai toujours le goût de l'appeler, le texter, le voir... C'est une personne qui a compté beaucoup pour moi et bien que ma tête me dit que ne plus le voir est la meilleure solution, mon coeur lui souffre beaucoup de son absence.

    Lui est resté ami avec toutes ses ex, il les vois régulièrement et n'a jamais connu une seule de ses ex qui n'a pas voulu garder contact avec.

    Je me sens coupable, démolie, blessée... mais je l'aime tout autant qu'au début de notre relation...

    • Le problème est en vous. Vous avez des zones erronées. Vous croyez à des idées qui vous rendent esclave. L'amour humain n'est pas éternel, ni infini. Il est temporaire, fini, imparfait et remplaçable. Cet homme collectionne les ex. Et vous acceptez d'être un spécimen de sa collection. C'est tout cloche votre attitude envers lui. Vous voilà victime et esclave consentante, malheureuse et contente de l'être. Rien comme un nouvel amour pour en effacer un autre. Il y a toujours mieux. Et ce qui est mieux efface ce qui est moins bon. Trouvez-vous un excellent psychologue diplômé, habile et expérimenté pour vous aider à mettre le doigt sur vos complexes de culpabilité, d'orgueil et de soumission dépendante.

  • Bonjour,

    voilà je me trouve dans une situation un peu similaire à toutes les précédentes, seulement je n'arrive pas à m'y retrouver totalement... et j'ai cruellement besoin de réponses ou d'avis pour m'aider à y voir plus clair et sortir enfin de cet état qui me procure tant de souffrance.

    J'ai rencontré un homme il y a de ça presque 2 ans. Lui a déjà un enfant d'une dizaine d'années dont il a la charge exclusive, la mère de l'enfant ayant fait le choix de ne plus voir son fils du jour au lendemain. Situation donc un peu complexe à la base. Je me suis investie dans cette relation dès le départ. J'ai tenté de faire de mon mieux pour combler le manque ressenti par le petit et libérer un peu le poids ressenti par le papa. Mais très vite, tout cela m'a paru excessivement lourd au quotidien. J'en ai alors parlé à mon ami qui disait me comprendre et qu'il n'en demandait pas tant mais n'a pas pour autant pris le relais pour me soulager. Ce que je faisais par plaisir au départ est devenu source de fatigue et d'épuisement, plus psychologique que physique d'ailleurs.

    Nous avons tout de même pris la décision d'emménager ensemble il y a 7 ou 8 mois. A partir de là, tout s'est intensifié pour moi. Lui se déchargeait de plus en plus et moi je subissais ce quotidien et toutes les contraintes qui vont avec. De grosses crises s'en sont suivies et ma baisse de moral s'est faite de plus en plus ressentir, j'étais nerveusement à bout. Mon ami n'a pas pris toute la mesure de cette fatigue et je me suis progressivement détachée d'eux. Mon extrême nervosité m'a poussée à consulter un médecin qui m'a conseillé de reprendre ma liberté, que cette relation n'était pas saine. Il m'a dit clairement que mon ami ne cherchait pas réellement une compagne pour partager sa vie, mais inconsciemment quelqu'un pour prendre le relai et le soulager au quotidien. Que ce soit moi ou quelqu'un d'autre, c'était pareil... Il m'a conseillé de partir estimant que j'étais au bord de la dépression. Il m'a d'ailleurs prescrit des anxiolitiques que j'ai arrêté depuis.

    Je pensais, quand j'ai pris la décision de le quitter, que je n'avais plus de sentiments pour lui. Il m'avait "vidé". Je me sentais pressée comme un citron. Dès l'annonce de ma décision, la cohabitation a été très dure : pendant un mois, j'ai subit réflexions, insultes et continuais d'assumer les tâches ménagères, son fils et tout ce que je faisais déjà avant. J'ai donc décidé de prendre la fuite, sans le lui annoncer, profitant d'une semaine d'absence prévue depuis longtemps pour raison professionnelle. Etant donné la façon dont cela se passait sans qu'il ne sache rien, il était impossible pour moi de lui parler de mon projet de partir de façon anticipée. (nous devions cohabiter 3 mois, durée du préavis pour l'appartement que nous occupions)

    A son retour, j'avais pris mes affaires et avais déménagé. Cela fut un soulagement pour moi, réellement. Cependant, je me retrouve aujourd'hui, soit 2 mois après ma "fuite" à subir les retombées tardives de cette rupture. Tous les souvenirs, les doutes, le manque me sont apparus subitement de plein fouet. Moi qui était sûre de ne plus l'aimer, je me retrouve à le pleurer pendant des jours sans pouvoir me contrôler. Je ne comprends pas pourquoi je ressens un tel manque maintenant et pourquoi cela me fait tant souffrir.

    Je me rends compte qu'en fait je l'ai quitté mais plus pour qu'il prenne conscience de tout ça et qu'il me retienne. Je me suis battue pendant 2 ans pour être entendue, en vain. Je n'étais pas contre lui apporter mon soutien pour tout, mais je ne voulais pas continuer de tout assumer, c'était trop lourd pour moi. Hors à l'annonce de la rupture, il est devenu exécrable et étant donné mon état psychologique déjà fragilisé, j'ai fini pas craqué et m'enfuir.
    Dans les 15 jours qui ont suivi mon départ, il s'est retrouvé une ancienne copine avec qui il file depuis le parfait amour ! J'en suis folle de rage ! Il fait avec elle spontanément tout ce que je lui réclamais vainement depuis 2 ans... Lui qui disait m'aimer, m'a remplacée au bout de 15 jours !

    Comment lutter contre cette colère, cette rancoeur et ce manque pour retrouver la sérénité et l'envie d'avancer. J'ai l'impression d'être incapable de me remémorer les raisons qui m'ont fait partir et je subis cette immense tristesse au quotidien qui m'empêche d'avancer et de tourner la page. Moi qui ait tant donné et tant souffert, je me retrouve mise aux oubliettes en 15 jours. Et lui qui a tout pris et donné si peu retrouve instantanément ce qu'il avait avec moi, les reproches en moins. Je sais pourtant que je suis incapable d'assumer le quotidien avec lui et son fils, mais j'ai énormément de mal à vivre sans lui. Je ne peux pas vivre avec lui, mais pas sans lui non plus... Comment faire ?

    Je n'en vois plus la fin, cette souffrance m'obsède et me grignotte petit à petit. Si vous avez un avis, des pistes pour m'aider à tourner définitivement la page, je suis preneuse.

    • Je vous invite à faire le test Sauveur Victime, Persécuteur, qui figure sur mon site, peut-être y trouverez-vous des pistes qui vous aideront à éclairer vos comportements…

  • Bonjour,

    Impressionnant le rôle du "sauveur" ! Alors toute cette dégringolade dont je me plaints (me transformant donc en victime) et qui me fait tant souffrir ne viendrait en fait que de moi ? C'est terrible de se rendre compte à quel point on peut être responsable de son propre malheur.

    Le problème c'est que je ne sais pas trop comment corriger ces attitudes qui me pourrissent la vie. J'ai devancé tous ses désirs et potentiels besoins afin de me rendre essentielle pour lui et je m'en suis retrouvée vidée et pleine de colère. Je l'ai trouvé ingrat alors que lui ne m'en demandait pas tant réellement...

    Avez-vous des conseils pour m'aider ? Pas facile de changer des habitudes aussi présentes dans le quotidien... C'est frappant de justesse ce que j'ai ressenti en lisant la catégorie "sauveur".
    Même si je me retrouve un peu parfois dans celle de victime et de temps à autre de persécuteur.

    Merci d'avance...

  • "C'est terrible de se rendre compte à quel point on peut être responsable de son propre malheur", me dites-vous, mais s'en rendre compte est aussi une excellente nouvelle car le changement auquel vous aspirez passe d'abord par cette prise de conscience…
    Votre ouverture à votre responsabilité conditionne votre liberté future.

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