L’euthanasie à la sauvette

« L’aide à mourir » telle que prévue par la loi qui doit être très prochainement votée en France, est-elle pour Monsieur Martin – compte tenu de son état – réellement une aide, ou est-elle une opportunité funeste ?

Chacun pourra répondre, en son âme et conscience, après avoir regardé cette petite vidéo de 3 mn :

Pourquoi notre société ressent-elle le besoin de légaliser l’obéissance au désespoir ?

Entre la solidarité et la liberté, pourquoi devrions-nous choisir ?

 

15/07/2026 la loi sur l’aide à mourir est adoptée avec la procédure suivante, étape par étape :

  • Le patient contacte un médecin pour demander une aide médicale à mourir.
    S’il refuse (clause de conscience), il est tenu d’orienter le patient vers un confrère ou une consœur apte à l’accompagner.
  • S’il accepte, il propose une première consultation, qui peut se faire au cabinet, au domicile du patient mais pas à distance, pendant laquelle il l’informe de l’état de sa maladie, de la possibilité de se tourner vers les soins palliatifs, offre l’aide d’un psychologue, et indique que la personne peut renoncer à tout moment à cette procédure.
    Le médecin a 15 jours pour rendre sa décision. Il doit alors vérifier que le patient répond aux critères de cette aide à mourir avec l’appui d’un collège pluri-professionnel constitué d’un médecin spécialiste de la pathologie, un soignant intervenant dans le parcours de soin du patient et éventuellement un proche aidant si le patient en a désigné un.
  • Si le médecin accepte la demande d’aide à mourir, le patient a dorénavant un délai de réflexion de 2 jours minimum et 3 mois maximum.
  • Si le patient confirme son souhait à l’issue de ce délai de réflexion, une date est convenue en concertation avec le médecin ou l’infirmier qui l’assistera lors du geste létal.
  • Le jour J, le médecin peut annuler la procédure s’il constate des pressions des proches pour procéder au geste létal. Le patient peut également y renoncer ou repousser la date. S’il confirme sa volonté, il s’auto-administre le produit létal sous la surveillance du soignant, qui reste à proximité mais n’intervient qu’en cas de problème. En cas d’incapacité physique seulement, c’est le soignant qui injecte le produit.

© 2026 Renaud Perronnet. Tous droits réservés

Illustration :

Vidéo de l’association @Unisdanslafindevie (Collectif de jeunes “unis dans la fin de vie” et dans le but de protéger les plus vulnérables, toutes orientations politiques, religieuses et professionnelles confondues.)

Pour aller plus loin, je vous invite à lire :

 

CLIQUEZ ICI POUR VOUS ABONNER AUX COMMENTAIRES DE CET ARTICLE
Abonnement pour
guest
10 Commentaires
Martine

L’hôpital aujourd’hui est en grande souffrance, manque de personnel, beaucoup de médecins remplaçant, qui ne connaissent pas l histoire de la maladie du Patient, manque de matériel . J ai été moi même hospitalisée ces temps ci, il fait une chaleur à mourir dans les chambres, pas de climatisation, pas de ventilation! Les Urgences sont débordés, car il n y a plus de Médecins généraliste dans nos campagnes. Alors oui, j ai bien peur comme dit Mr Perronnet, l euthanasie à la sauvette peut bien existée. Je préfère croire aux soins palliatifs, qui gère très bien la souffrance du malade… Lire la suite »

Martine

Je vous entends fort bien, Renaud, bien sûr je ne peux pas rester insensible aux mots de Jocelyne et de Claude.
Les Soins palliatifs pratique déjà, l aide à mourir en pratiquant la sedation palliative .
Bien à Vous
Martine

Martine

Merci Renaud, pour toutes vos réponses , la douceur et l’accompagnement de vos mots.

Martine

Non, personne n’a le droit et oui, je suis tout à fait en accord avec Vous

Jocelyne

en lisant le texte sur l’aide médicale à mourir j’ai repensé au départ de mon frère et ma belle soeur dans la même journée main dans la main. Ma belle soeur était sous l’oxygène 24h depuis quelques années. Mon frère a été opéré pour le cancer de la vessie avec traitement. Au fil de temps, le cancer a progressé, la respiration de ma belle soeur de plus en plus difficile. Ils ont prit la décision de demander ce départ dans la dignité et ils remplissaient les critères. Après plusieurs rencontres avec les enfants et moi ainsi que 2 médecins avec… Lire la suite »

Martine

Oh ! Quels vilains mots ! L’euthanasie à la sauvette ! C est comme une exécution ! Je ne suis pas pour l’Euthanasie à la chaîne ! Dans quel monde vivons nous ? Comment a-t-on pu exécuter M. Martin, sans en parler à sa famille. Ce Monsieur, oui, souffrant, peut-être, mais surtout se sentait seul, il était tout simplement dans le Désespoir ! D’avoir perdu son épouse et de se sentir seul. Même, si sa maladie était incurable, il avait le droit, d’avoir, une Ecoute, d’avoir de la Compassion, d’être au milieu de ses enfants. Il avait le droit d’avoir… Lire la suite »

Claude

Mon épouse est décédée le 9 octobre dernier des suites d’un cancer du sein détecté à un stade avancé fin 2015. Ayant vu partir ses parents avec de grandes douleurs non prises en charge ou insuffisamment, il était clair pour elle qu’elle n’attendrait pas les ultimes souffrances pour partir. Elle s’était tenue informée sur ce qui se pratiquait en Belgique en Suisse. Savoir que c’était possible pour elle aussi, était source de réconfort. Que ce choix puisse aussi exister en France pour quelles raisons devraient on le refuser aux personnes qui le demandent et le veulent en toute conscience ?… Lire la suite »

Dernière modification le 25 jours il y a par Claude