Pourquoi sommes-nous agressifs envers nos enfants et comment y remédier ?

« Personne ne peut diriger le vent mais on peut toujours apprendre à ajuster ses voiles. »

Proverbe 

« Parler à un adolescent, ce n’est pas lui dire : “Maintenant je suis là pour t’aider”, mais lui dire la phrase complète : “Je sais qu’à des moments, je n’ai pas été là quand tu m’attendais mais maintenant je suis là. »

Daniel Morin 

Question de Stéphanie :

Bonjour, je suis mariée et maman de trois enfants et mon mari me reproche souvent d’être agressive avec mes enfants, avec lui et même avec les étrangers.

Aujourd’hui, j’ai parlé agressivement à la directrice d’école maternelle où mon fils doit aller, car j’ai appris par une maman qu’elle avait fait entrer un enfant en début de semaine, donc je suis allé lui demander si je pouvais faire de même avec le mien et elle m’a répondu que cela n’était pas possible, qu’il n’y avait plus de rentrée après janvier, et là, au lieu de lui expliquer calmement ce que je venais d’apprendre par une maman, je me suis énervée. Maintenant, je m’en veux j’ai mal au ventre car je sais qu’au lieu de réfléchir à ma demande, ce sera « NON ».

Quant à mes enfants, j’aimerais qu’ils soient parfaits, même si je sais que ce n’est pas possible car je ne suis pas parfaite moi-même (et personne ne l’est). Du coup, ma fille aînée s’éloigne de moi et se rapproche de son père (malgré que je sois là toute la journée et pas lui), mon deuxième cherche à toujours être ailleurs. Ils me mentent car ils savent que je vais monter en flèche et ça m’énerve encore plus.

Je ne sais plus comment faire pour me sortir de cette spirale, j’aimerais que tout le monde m’aime, même si je sais que ce n’est pas possible !

J’ai cette sensation que tout le monde compte sur moi car j’ai du caractère, mais personne ne se préoccupe de savoir si je vais bien !!!!

Ma réponse :

Il y a beaucoup de lucidité dans votre partage : vous convenez d’abord volontiers que ce que vous dit votre mari est vrai, vous convenez également que vous vous y êtes mal prise avec la directrice et que quand on est maladroit, le risque est que l’autre se ferme définitivement, sans espoir de retour.

C’est en effet ce qui se passe le plus souvent dans les relations humaines : quand, sous le prétexte que les autres devraient penser les choses comme nous les pensons, il nous arrive d’être agressifs avec eux, nous les blessons. Or une personne blessée se ferme, nous en avons tous fait personnellement l’expérience, (notamment à travers nos vécus de blessés, quand nous nous refermons nous-mêmes), et les autres ne sont pas si différents de nous…

Comprendre cela, c’est découvrir que si nous parvenons à établir avec l’autre une relation de bienveillance plutôt qu’une relation de domination, cet autre éprouvera moins le besoin de se refermer… pour le plus grand intérêt des deux parties.

Rester bienveillant avec son enfant qui a fait une bêtise (ce qui n’a rien à voir avec le féliciter), lui permettra de ne pas devoir se fermer, en étant le plus souvent agressif à son tour, à notre égard.

Pourquoi en sommes-nous si difficilement capables ?

A ce stade, il nous faut nous demander ce qui se passe en nous-mêmes.

Qu’est-ce qui vous contraint ainsi – presque malgré vous – à être agressive, comme vous l’illustrez dans votre propos ?

La réponse est simple, si vous êtes agressive, c’est parce qu’il y a de l’agressivité à l’intérieur de vous ; cette agressivité étant consensuellement définie par les chercheurs en psychologie sociale comme « un comportement destiné à blesser intentionnellement un autre individu, (ce dernier étant motivé à en éviter les effets.) »

C’est un travail de connaissance de soi qui vous permettra d’aller plus loin, de – vraisemblablement découvrir (c’est vrai pour tellement de personnes !) – que s’il y a une agressivité larvée à l’intérieur de vous qui ne demande qu’à trouver une occasion de s’exprimer, c’est simplement parce que vous l’avez apprise, c’est-à-dire que dans votre histoire, au moment où vous avez été interpellée par vos éducateurs de façon agressive, vous n’avez pas eu d’autre choix que de considérer cela comme une forme d’amour puisqu’on vous a dit que vous l’aviez mérité. Je fais ici allusion à la conclusion des travaux d’Alice Miller qui met en évidence que quand un enfant se fait agresser par un adulte qui lui exprime que cela est « pour son bien », cet enfant n’a pas d’autre choix que de légitimer l’agression de l’adulte en la refoulant (l’agression refoulée s’appelle de la colère), à l’intérieur de lui-même.

Cette colère s’accumule peu à peu, contre les autres et contre la vie, parce que « rien ne marche », elle crée du malheur et de la rancœur qui à leur tour vont se déverser sur les autres et en particulier sur les enfants parce que ce sont les plus faibles, ceux que l’on domine le plus facilement, ceux vis-à-vis desquels on ose dire (sans se remettre en cause), des paroles comme « maintenant, tu te tais, car c’est moi qui ai raison. »

Regardons les choses de plus près :

Les théoriciens de l’apprentissage social pensent que nous avons une capacité à modifier nos comportements et à les adapter à des situations précises, en fonction de nos expériences acquises antérieurement. L’apprentissage passe donc par l’observation des autres, c’est la raison pour laquelle le « parler agressif » comme les châtiments corporels sur les enfants constituent un véritable modèle d’agression.

Les dernières découvertes des neuroscientifiques concernant les mécanismes de l’apprentissage de cette agressivité nous permettent d’y voir plus clair.

Jusqu’à récemment, on ne connaissait pas les mécanismes neuronaux à l’œuvre dans le processus de l’apprentissage par observation, mais depuis une trentaine d’années, des techniques d’investigation très poussées comme l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRM) et la tomographie par émission de positrons, permettent « d’observer le cerveau penser », en repérant en temps réel et de plus en plus précisément, quels groupes de neurones sont actifs au moment de la pensée.

En 1996, le chercheur Giacomo Rizzolatti et son équipe ont voulu voir ce qui se passait dans les cerveaux de deux personnes en interaction. C’est alors qu’ils ont constaté que lorsqu’une personne ressent ou fait quelque chose et qu’une autre personne l’observe, les mêmes neurones – qui sont actifs chez la première personne – vont s’activer chez celle qui l’observe… comme dans un miroir.

La découverte de ces « neurones miroirs » a débouché sur un grand nombre d’études qui permettent aux neuroscientifiques de dire avec certitude (depuis avril 2010), que les comportements qui sont les nôtres sont liés aux comportements que nous avons observé chez les autres. On sait – par exemple – que c’est grâce à ces neurones miroirs qui s’activent que si on tire la langue à un nouveau né, il la tire à son tour.

C’est ainsi que quand on est agressif avec un enfant, on ne lui apprend pas à être sage et patient, mais – par l’intermédiaire des neurones miroirs – on lui montre l’exemple de l’agressivité, c’est-à-dire qu’on lui apprend à être agressif à son tour. Les chercheurs confirment donc la théorie de l’éducation du « par l’exemple », en constatant que nos enfants acquièrent leur agressivité en mimant nos comportements. Pour simplifier, nous pouvons dire que tout au long de l’enfance, nous allons faire des copies des modes de fonctionnement émotionnel de nos éducateurs (donc de leurs connexions neuronales), ce qui va constituer pour nous un conditionnement psychologique d’autant plus profond qu’il sera inconscient.

Seulement voilà, la constatation objective de l’interactivité des phénomènes dans le cerveau des êtres humains à travers l’apprentissage est une chose, leur assimilation émotionnelle en est une autre. La découverte des « neurones miroirs » qui a scientifiquement validé le rôle de l’exemple dans l’éducation est rapidement devenue culpabilisatrice pour des personnes peu lucides avec elles-mêmes donc non désireuses de se remettre en cause. Dans un groupe d’Analyse de la Pratique avec des parents, je sais par expérience à quel point il est délicat de parler des neurones miroirs à des personnes dépendantes de leurs émotions agressives, et je constate le plus souvent que leur déni de cette découverte est proportionnel à leur incapacité à être responsable d’elles-mêmes, donc à reconnaître leurs comportements agressifs.

Les choses sont pourtant très simples, les neurones miroirs qui sont dans notre cerveau enregistrent les comportements que nous voyons et nous incitent à les reproduire. Il s’en suit – que cela nous plaise ou non – que nous sommes d’autant plus responsables de nos comportements, qu’ils induisent ces mêmes comportements en retour chez les autres.

Si le cadre familial constitue la matrice principale du développement émotionnel de nos enfants, c’est la prise de conscience de la responsabilité qui nous incombe dans ce cadre familial qui peut nous influencer positivement dans nos comportements d’éducateurs.

Illustration à travers le thème de la punition :

Les adeptes de la punition argumentent (à juste titre), qu’il faut que l’enfant comprenne son erreur, qu’il s’en souvienne, qu’elle lui serve de leçon. La question est donc de savoir si la punition est un bon moyen, mis à la disposition des éducateurs, pour que l’enfant se souvienne de ce qu’il ne doit pas faire.

Car nous savons maintenant que si la punition subie par l’enfant est vécue par lui comme la vengeance de son éducateur, elle fonctionnera pour lui, à travers ses neurones miroirs, plus comme un « modèle d’agression », que comme une incitation à ne pas recommencer. Or on sait à quel point la punition est fréquemment vécue par les enfants comme une injustice…

C’est ainsi que les chercheurs en psychologie sociale en sont arrivés à nuancer la prétendue efficacité de la punition en précisant que – pour qu’elle puisse être efficace – il faut qu’elle remplisse nécessairement ces trois conditions :

  1. Qu’elle soit administrée de manière prévisible pour le sujet.
  2. Qu’elle soit légitimée par des normes sociales partagées par les protagonistes.
  3. Qu’elle soit donnée immédiatement.

On comprend en effet que pour être efficace (c’est-à-dire pour sortir du modèle dominateur du rapport de force qui crée un « vaincu », donc un désir de revanche plutôt qu’un amendement), il faut d’abord que l’enfant soit averti du risque encouru, puis qu’en tant qu’être humain doué de raison, il comprenne et donne son accord au contrat régi par la punition, enfin que le laps de temps situé entre son acte et la punition ne soit pas trop grand afin qu’il puisse se souvenir émotionnellement de son assentiment à la punition.

A moins de ces trois conditions, le caractère dissuasif de la punition n’est pas garanti ; pire, il risque d’aller à l’encontre de son but, c’est-à-dire de renforcer le comportement pourtant non désiré… et c’est ce qui se passe le plus souvent et les parents de se lamenter : « Je ne te comprends pas, tu savais que tu allais être puni et tu l’as fait quand même. »

Eux – bien sûr – se sentent justifiés, légitimés dans leur désir de donner leur punition, au moment même où l’enfant vit une injustice flagrante pour lui. Confondant son monde à lui avec celui de l’enfant, l’adulte va proférer « tu sais très bien pourquoi je te punis », créant le plus souvent chez l’enfant une soumission apparente avec – en profondeur – la propension à mentir et le ressentiment. (Voir à ce sujet mon article : Enfant menteur, parent qui fait peur.)

De plus, pour un parent, admettre que la punition est néfaste, c’est remettre en cause la manière dont il a été éduqué par ses propres parents, et, le plus souvent, il n’est pas prêt à cela car c’est encore trop douloureux pour lui.

Après ce long détour sur les causes profondes de notre agressivité, voici maintenant quelques pistes qui, si elles sont suivies, nous permettront de ne plus être le jouet de nos comportements agressifs ?

Comme vous en convenez vous-même, vous êtes dans une grande confusion : vous souhaiteriez que vos enfants soient parfaits alors que vous savez pertinemment que la perfection n’existe pas ; vous vous retrouvez face à votre fille qui s’éloigne de vous au moment même où vous ressentez qu’avec tout ce que vous faites pour elle, son comportement est une injustice flagrante pour vous ; vous percevez également que si vos enfants vous mentent c’est parce qu’ils sentent que vous allez « monter en flèche », vous n’êtes donc pas exempte de culpabilité…

Là, vous êtes désappointée, perdue et partagez une souffrance supplémentaire : c’est au moment où vous sentez que vous avez le plus besoin de vous sentir aimée par les vôtres que vous avez la sensation qu’ils vous laissent tomber…

D’anciennes situations d’injustice se réactivent en vous et vous ne savez plus que faire…

« Tous les hommes désirent la paix, mais il y en a peu en vérité qui désirent les choses qui conduisent à la paix », disait Aldous Huxley.

Vous avez déjà perçu (en vous mettant simplement à l’écoute de vous-même), que vous n’êtes en rien une femme « mauvaise », vous savez que ce que vous souhaitez secrètement, au fond de votre cœur, c’est la paix et l’harmonie avec les vôtres. Votre intervention sur mon blog en est la preuve.

Alors, comment vous y prendre pour arriver à désirer « les choses mêmes » qui conduisent à la paix ?

Cela passe par ce qu’il est convenu d’appeler un « travail sur soi-même » dont je vais tenter de décrire quelques moments importants :

  • Commencez d’abord par vous souvenir que (comme vos enfants le font actuellement avec vous) vous avez inconsciemment fait des copies, dans votre propre cerveau, des connexions neuronales de vos éducateurs. Cette prise de conscience est profondément déculpabilisatrice ; en effet la culpabilité appartient au passé. Cherchez simplement à vous souvenir d’agir, au présent, dans la relation à vos enfants. Tout se passe « ici et maintenant. »
  • Pour ce faire, être honnête avec soi-même. Etre honnête c’est oser vous confronter aux choses telles qu’elles sont, plutôt que de les nier sous le prétexte qu’elles ne vous conviennent pas. Dans votre cas c’est d’abord reconnaître votre émotion d’agressivité quand il y a lieu, mais aussi aller plus loin en convenant que vous n’aimez pas votre enfant « à ce moment là », convenir que vous cherchez à lui faire mal, et que vous cherchez à le punir en le lui faisant ressentir.
  • Là, être « belle joueuse » donc conséquente, c’est-à-dire ne plus vous attendre à ce que l’autre accède à votre demande quand vous avez été agressive avec lui donc quand vous l’avez blessé. Peu à peu, vous apprendrez à ne plus vous indigner de l’attitude fermée ou révoltée de l’autre puisque vous serez de plus en plus consciente que vous l’avez – au moins en partie – suscitée, que des mécanismes inconscients très intenses en vous voulaient lui faire mal. Puisque chacun « récolte ce qu’il sème », l’application à nos relations de cette sentence implacable devient : si ma récolte ne me convient pas, j’essaye de voir ce que j’ai semé plutôt que d’accuser les autres de mes malheurs. Travailler là-dessus, c’est travailler à devenir responsable de soi-même, cela permet de relever la tête, et c’est un excellent moyen de s’éloigner de la dépression qui guette celui qui se vit comme une « victime. »
  • Enfin se souvenir que l’agressivité comme la violence ne sont jamais légitimes puisqu’elles ne se réfèrent qu’à « la loi du plus fort ». Avec humour, un proverbe béninois nous le rappelle en énonçant : « un grain de maïs a toujours tort devant une poule », seulement nos enfants ne sont pas des grains de maïs et la capacité que peut avoir une personne à en dominer une autre ne lui confèrera jamais aucune légitimité. Beaucoup de personnes en conviennent superficiellement mais trahissent leurs convictions dès qu’elles ne leur sont plus favorables. Elles énoncent alors des paroles qui montrent leur mauvaise foi et leur confusion, notamment avec les enfants : « Je vais t’en foutre une puisque c’est le seul langage que tu comprennes. » Devenant la proie de leurs émotions, dans leur cécité, elles en arrivent à justifier leur agressivité en se convainquant que l’autre la demande, et sont bien loin de se souvenir qu’une personne blessée se ferme…

Les plus lucides et conscients parmi nous conviendront aisément que ce n’est pas en criant ou en tapant sur notre enfant que nous parviendrons à le faire changer. Tout au plus obtiendrons-nous qu’il se tienne à carreau pendant quelques instants parce qu’il aura peur de nous.

Si nous voulons qu’il s’ouvre à nous, il nous faut nous ouvrir à lui…

Ce premier travail de responsabilité vis-à-vis de vous-même vous amènera à reconnaitre et assumer la vérité de ce qui s’est passé dans la relation. Reconnaître devant l’enfant qu’on a été agressif, quand on l’a été, demande force et courage, mais étonnera celui avec lequel on l’a été. Ce sera le début d’une nouvelle relation, basée non pas sur la peur mais sur le respect mutuel. Ainsi vous pourrez dire à votre enfant quand vous le jugerez opportun, quelque chose comme « tu sais, c’est vrai que je suis bien souvent agressive à ton égard, et je comprends que tu ne te sentes plus aimé par moi dans ces moments là, cela va changer car je t’aime et je suis de plus en plus consciente que c’est douloureux pour toi. »

Les adultes qui découvrent cette ouverture du cœur, dans mon cabinet, se mettent le plus souvent à pleurer.

J’invite ceux qui pensent qu’il ne faut pas se dévaloriser devant son enfant, à faire la différence entre l’amour propre et la dignité : celui qui a de l’amour-propre a honte de son erreur, celui qui a de la dignité l’assume. L’amour-propre épuré, il restera la dignité.

Ce travail préalable d’honnêteté avec soi-même dans la relation à son enfant l’éduquera par l’exemple, (souvenez-vous des neurones miroirs…) Il deviendra à son tour « honnête », ne ressentant pas le besoin de se protéger de ses erreurs parce qu’il n’aura pas vu son parent le faire ; par contre il surprendra (du moins au début) l’enfant qui subissait l’agressivité de son parent, et c’est bien ce dont il s’agit, de le surprendre, de l’étonner… afin qu’il sente (peut-être pour la première fois de sa vie), qu’il est possible de commettre des erreurs tout en continuant de se sentir aimé par ses parents. (Ce sont les parents en perte du sens même de leur rôle, qui veulent priver leur enfant de leur amour afin de les dresser.)

Parfois nos relations familiales se déroulent « sans amour manifesté » et c’est ce dont vous témoignez à la fin de votre partage : « Personne ne se préoccupe de savoir si je vais bien !!!! » Eh bien je fais le pari avec vous que votre entourage – un jour – se préoccupera de savoir si vous allez bien, le jour où – indubitablement – il ressentira que vous êtes vous-même attentive à le respecter. Dans une famille où personne ne respecte personne, tout le monde souffre en silence.

« On peut montrer aux enfants que certains actes ne sont pas humains mais font ressembler à des animaux. C’est un discours moral mais pas culpabilisant. C’est un discours moral que de sortir les gens du niveau des pulsions à l’état brut pour les faire devenir dans le langage au service de la cohésion sociale, au service de l’expression, enfin de la symbolisation qui fait l’humain. On ne peut pas élever des enfants sans morale mais on peut élever des enfants sans sanctions. » Comme Françoise Dolto, je pense que notre humanité n’est pas innée mais qu’elle se prouve inlassablement par des actes qui nous différencient des animaux, et que le meilleur moyen de le faire découvrir à nos enfants, c’est de leur faire sentir qu’on les respecte, parce que le respect est la mise en évidence de l’amour.

Il est intéressant de constater que, dans plusieurs de leurs conclusions récentes, des chercheurs en psychologie sociale soulignent, que pour diminuer les comportements indésirables d’un enfant, il est plus efficace (donc moins potentiellement dangereux), de récompenser leurs comportements désirables, en ignorant purement et simplement leurs comportements agressifs, plutôt qu’en les punissant par de l’agressivité en retour.

© 2012 Renaud PERRONNET Tous droits réservés.

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Pour aller plus loin, vous pouvez lire cet autre article :

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CC BY-NC-SA 4.0 Pourquoi sommes-nous agressifs envers nos enfants et comment y remédier ? par Renaud Perronnet est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'utilisation Commerciale-Partage à l'identique 4.0 .

80 réflexions au sujet de « Pourquoi sommes-nous agressifs envers nos enfants et comment y remédier ? »

  1. edith

    Bien vrai tout çà mais tellement difficile à mettre en pratique !!! Perso, mon ado de 18 ans est super difficile à gérer et effectivement , ma première réaction face à son attitude agressive et excédée …..aurait tendance à être la violence “verbale” ! Je respire , une fois, deux fois, trois fois……………je regarde mon mari qui “bouillonne” …………et quand la colère est sorti (du fils j’entends)………je propose d’en parler mais sans hausser le temps. J’entends qu’il est en colère, fâché, qu’il souffre ………….mais je lui demande de nous laisser aussi la parole ….!
    Alors chacun y va de sa sauce…..le mari “pas très psy” pour le coup……l’ado en pleine crise …..et la maman avec ses envies de dire mais qui essaie que cela vienne d’eux………….. !!!
    J’ai appris à dire “je t’aime” à mon grand et il y répond souvent (par sms…..mais c’est déjà çà !!!!) après une grosse crise !
    Je crois que c’est la base ! Savoir dire je t’aime à ses enfants ; c’est pas évident même si on les aime !!!! plus que tout !!!!
    voilà ! je voulais juste vous le rappeler ; la vie est courte ;
    Bon courage à toutes ses mamans !!!

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    1. aicha kamoun

      Bonjour merci pour votre bienveillance et votre explication, je me suis retrouvée dans le discours de cette maman. J’étais une enfant timide et séparé de ma mère pour des raisons professionnelles durant 3 ans à l’âge de 1 an. Étant mère maintenait j’angoisse pour tout presque tout, je suis quelqu’un qui a tout le temps des remords. Je veux que les enfants progressent, mon ainée 12 ans est dysgraphique et a des problèmes de lenteurs, du coup trop de temps a refaire et à réécrire , un papa submergé par le travail et un cadet de 8 ans qui est très actif et qui ne fait qu’a sa tête, je suis violente oui des tapes c’est mon quotidien, j’essaie d’arrêter à chaque fois mais rebelote je ne peux plus, je suis fatiguée et une colère me démange (contre moi ou contre eux je sais plus) ca me dépasse. Je me demande si c’est moi qui ne se fais pas obéir qui me rend si violente ou c’est l’angoisse d’échouer (échec de mes enfants) ou la peur que ceci manque. Merci de m’orienter SOS

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  2. m

    merci, pour tout ce que je viens de lire sur l’agression envers nos enfants.
    Humblement, je suis mère, blessée par le décès d’un enfants à l’age de 19 ans. Ceci m’amène à trop protéger tous mes enfants . J’aurai aimé qu’ils soient l’idéale de la réuissite ds leur comportement. Mais ma fille de 13 ans avec le concours d’un groupe d’adulte est tombée ds un piège: sortir avec des garçons qui l’ont abusé sexuellement. J’ai essayé de l’aider, mais n’a pas voulu me croire et elle est devenue la source des problèmes ds la petite famille. J’ai été agressive au depart pour l’amener à la raison, ensuite j’ai essayé de l’aider par les conseils, j’ai deprimé et aujourd’hui, je fais tout pour la laisser faire ce qu’elle veut, mais avec la mort ds l’âme. Je veux éviter les conflits car elle me provoque à tout moment. Je ne peux plus accomplir ma fonction de mère. Je la regarde et je la laisse faire. QUE FAIRE ? A ce jour, elle à peine 16 ans.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Même avec le cœur blessé, votre rôle de mère est de l’aimer quoi qu’il advienne, donc de le lui faire ressentir. Soyez persuadée que si vous la regardez comme étant la source de vos problèmes, elle le sent. Pourriez-vous l’aimer par delà le fait que ses comportements vous soucient ?
      Lisez le partage de « Maman en détresse » qui se trouve au bas de cette page : Je réalise que mon fils de 17 ans part à la dérive, que faire ?

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    2. gerda

      Bonjour, si vous êtes vers Paris, il y a un centre spécialisé dans la prise en charge des victimes d’abus sexuels : le centre des buttes Chaumont. Bon courage pour accompagner votre fille dans ces difficultés et ce qui a été pour elle des traumatismes, d’autant plus si elle a été forcé à vivre, après ces agressions, des comportements auto-destructeurs par un groupe d’adultes qui auraient dû la protéger.

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  3. David

    J’ai fait ce soir une rechercher sur google pour essayer de régler mon problème d’aggressivité en vers les garçons de ma copine. Votre site me donne espoir de pouvoir réussir à me guérir de mon problème.
    Merci beaucoup.

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  4. Genevieve

    Je suis tombee sur votre article et je peux vous dire qu il m a beaucoup apaisee ce soir, apres une autre crise avec mon grand de 12 ans…
    Je suis une mere de 4 enfants et je sais que j ai un probleme d agressivite. Je suis consciente d etre trop exigeante envers ma famille et d etre la seule toujours en colere a la maison. Trop souvent et pour un rien je reagis trop fortement, en criant, en disant des gros mots blessants…Mon mari me reproche beaucoup cette attitude agressive que j ai envers eux (et je me le reproche souvent aussi…) et me fait prendre conscience que tot ou tard, les enfants me tourneront le dos si je continue ainsi. Il me reproche aussi de trop en faire dans la maison, que tout ne peut pas etre parfait et a l ordre et que les enfants ne sont que des enfants….Il m aide le plus possible dans les taches, il accompagne les garcons dans leurs sports, mais j ai l impression d en demander toujours plus, que tout devrait etre fait a ma maniere…
    Je sens aussi que presentement, mon grand de 12 ans n est plus capable de m endurer et il a tendance lui aussi a me repondre et a me manquer de respect et pourtant j exige tant que mes enfants se respectent entre eux, mais je ne montre pas beaucoup l exemple. Je leur demande souvent pardon pour mon attitude negative, mais je crois qu il faut que je travaille encore plus fort pour canaliser cette agressivite en moi…Je veux etre heureuse avec eux, avec mon mari, car ils sont ce que j ai de plus beau.
    Je vous remercie donc pour vos conseils ci-dessus, meme s ils s adressaient a quelqu un d autre, car je crois que j ai beaucoup de travail a faire sur moi-meme…

    Répondre
  5. kadej

    bonjour, je me reconnais dans beaucoup de temoignage, moi je me culpabilise tellement que j ai des crises d angoisse ainsi que des problemes a la machoire a force de serrer les dents, j essaye de changer et de controler mon agressivite envers mes enfants mais rien a faire, mes resolutions ne durent jamais longtemps j en souffre ainsi que toute ma famille, pensez-vous qu une therapie pourrait m aider et a qui faudrait il m adresser a votre avis

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Il y a une chose dont vous pouvez être certaine c’est que les troubles dont vous me parlez trouvent leur origine dans votre histoire personnelle. On est pas agressif, angoissé et obligé de serrer les dents comme vous le décrivez par hasard et je ne doute absolument pas que vous êtes la première à en souffrir.
      Peut-être trouverez-vous un psychothérapeute susceptible de vous aider sur l’annuaire des praticiens de la FF2P. Là, je vous conseille de choisir la méthode « Gestalt-thérapie. »

      Dans un premier temps, pour y voir plus clair en vous je vous invite à lire :
      Les racines de la violence

      Avant de rencontrer un thérapeute, je vous invite à lire :
      Se situer et trouver le bon thérapeute
      La confiance, le thérapeute et la relation

      Répondre
      1. fouque

        Bonjour ma fille de 3 ans fait de grosse crises de colère elle tape dit des gros mots se fait pipi dessus quand telle fait ses crises elle se cogne la tête par terre veut se faire mal je pense que j’ai eu des mauvaises reactions j’ai était agressive quand telle ne m’écouter pas car je suis d’une nature très nerveuse et très stresser je tiens sa de mes parents je me retrouve énormément dans tte se que vs avez dit je pense que si ma fille et comme sa c ta cause de moi y a de foie ou je suis très calme et certaine fois où je n’y arrive pas je m’en veut je pense allez voir un psychologue je sens que j’ai besoin d’aide

        Répondre
  6. Nathalie

    Bonjour,
    Après une grosse crise avec mon 2° garçon de 8 ans, je cherche une solution possible à mon pb.
    Je pense que mon agressivité vient de mon enfance et je voudrai sortir de cette spirale infernale.
    J’essaye de rester calme avec un ton neutre le plus possible, en étant ferme et déterminée, mais ça ne dure qu’un moment… Mes enfants savent que je vais craquer…De plus, le papa est en déplacement pour 4 mois et même lorsqu’il est présent ça ne fonctionne pas : au lieu de prendre le relais, il casse mon autorité.
    Face à l’agressivité de mes enfants, j’ai tendance à réagir avec la même agressivité. Ils me manquent souvent de respect et ça me met immédiatement sous pression. Ils se permettent des choses qui ma paraissent intolérables.
    Je punis, il m’arrive de mettre des fessées…mais rien n’y fait, alors il m’arrive aussi d’abdiquer…
    Je pense connaître les principes de base d’une bonne éducation et je pense leur avoir transmis l’essentiel : quand ils sont chez des copains, on me rapporte toujours qu’ils sont polis et gentils, mais à la maison ils se transforment en petits diables.
    Si je cherche plus loin, je sais que j’ai eu une enfance très banale, sans réelles relation mère-fille. On se voit avec mes parents mais pour moi ils ont juste été là pour subvenir à mes besoins matériels. Pour ce qui est du psy, je n’ai jamais eu le sentiment d’avoir été aimée et je crois que j’aime tellement mes enfants que je voudrai que tout soit parfait puisque MOI je les aime. Il m’est arrivé aussi quelque chose de terrible vers l’âge de 4 ans (d’après mes souvenirs) : mon parrain m’a fait subir des attouchements sans aller jusqu’au viol. Ma sœur a failli subir la même chose mais il n’a pas pu assouvir ses pulsions puisque ma sœur a tout de suite fui et a tout dit à mon père.
    Mes souvenirs sont réapparus à l’âge adulte, lorsque je suis devenue maman. Cela m’a énormément perturbée. J’avais beau me dire que je n’avais rien subi, j’y pensais quand même. Pour ma sœur, ça été réglé puisque révélé au grand jour alors que pour moi personne ne s’est posé la question s’il m’avait fait du mal.
    Je pense que tout ça réuni, fait de moi quelqu’un d’assez fragile qui essaye de bien faire mais qui s’y prend mal…J’ai peur de faire du mal psychiquement à mes enfants et qu’un jour il me reproche ma façon de les avoir élevé, alors que je veux juste qu’ils sachent que je les aime et que je voudrai qu’ils deviennent des adultes bien dans leur peau.
    Je sais pertinemment qu’il n’y a pas de remède miracle ni d’éducation type, mais peu être quelques conseils seraient les bienvenus. Merci pour votre blog.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Je crois que cette seconde grosse crise avec votre garçon ne doit pas vous servir à « chercher une solution possible » à votre difficulté car elle n’existe pas : comme vous l’avez compris, il n’y a pas de « remède miracle ».
      Par contre cette grosse crise peut-être pour vous l’occasion de ressentir et d’approfondir réellement votre relation à votre garçon que vous aimez.
      Vous comprendrez aisément qu’il n’est absolument pas surprenant que le manque de respect de vos enfants fasse bondir la mémoire traumatisée qui – en vous – n’a jamais été réparée.
      Cela dit, il est tout à fait possible que les horreurs que vous avez subies et qui n’ont pas été dénoncées ni reconnues par vos proches vous aident – aujourd’hui – à sentir l’opportunité réelle de l’enjeu de votre propre relation à votre enfant, même si le contexte de vos vécus respectifs ne sont pas comparables.
      Je ne doute pas de votre bonne volonté à « bien faire », malheureusement elle restera inopérante tant que vous ne vous respecterez pas vous-même, c’est-à-dire tant que vous n’aurez pas légitimement mis à jour et dénoncé de ce que vous avez dû subir de la part d’adultes qui avaient pour mission de vous protéger.

      Il faut aussi que vous compreniez que « par définition », un enfant ne peut pas parler à son parent comme son parent aimerait qu’il lui parle. En convenir c’est aboutir à la conclusion suivante : nous avons à aimer notre enfant (et à le lui faire sentir), quoi qu’il fasse. (Le chantage à l’amour est toujours destructeur de la relation.)
      Dans un tel contexte, certains disent (parce qu’ils ont été eux-mêmes manipulés dans leur enfance), que puisqu’un enfant est toujours un petit vicieux, il ne pourra qu’en profiter mais ce n’est absolument pas mon avis : un enfant ne demande qu’à être aimé.

      Il vous faut donc casser cette relation que vous avez avec lui, bâtie sur le rapport de force. La question qui suit est celle-ci : Comment allez-vous vous y prendre pour montrer à votre enfant que vous l’aimez, dune façon tellement éclatante qu’il ne pourra pas en douter ? (Etre enfant c’est être enfant, mais ce n’est certainement pas rester insensible à l’amour de son parent.)
      Puisqu’actuellement vous ne réussissez pas à vous rencontrer tous les deux avec vos mots mutuels, il vous reste à tenter de vous rencontrer autrement si vous voulez tenter de changer votre relation.
      Le rencontrer autrement est possible avec des actes surprenants. Qu’allez-vous donc pouvoir trouver, inventer, dans votre relation à lui, de telle sorte qu’il le vive comme un électrochoc d’ouverture et d’amour ?
      Parallèlement, je vous suggère un travail psychothérapeutique de mise à jour de vos traumatismes passés qui seul vous permettra peu à peu d’en devenir libre, c’est-à-dire qui vous aidera à ne plus être l’esclave de votre propre agressivité malgré vous.

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      1. Nathalie G

        Merci pour ces précieux conseils.Je ne crois pas être prête à dénoncé ce que j’ai subi de peur de faire du mal à mes parents… Peut-être une psychothérapie pourrait m’aider à passer ce cap. D’avoir écrit ce que je ressens m’a déjà libérée d’un certain poids et je vois mes enfants d’un autre œil, même si je sais que tout ne va pas changer du jour au lendemain juste par le fait que je le veuille maintenant. Il me reste un long chemin à parcourir et à force de volonté on va y arriver.
        Encore merci, je continuerai à lire les articles qui sont d’une grande richesse pour l’âme.

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        1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

          La richesse d’âme de mes articles comme vous dites, doit vous donner la force d’une richesse d’âme pour vous-même, sinon à quoi vous servirait-elle ?

          Si vous avez si peur de faire du mal à vos propres parents en leur parlant, n’est-ce pas – en vérité – parce que vous craignez d’être confrontée au manque d’amour de leur part ? Or c’est parce que vous aurez reconnu les blessures dont vous avez été la victime que vous pourrez vous en libérer. En ne les reconnaissant pas, vous maltraitez encore et toujours (sans le vouloir), la part de vous-même depuis si longtemps maltraitée par vos parents.
          Alice Miller disait que pour pouvoir se délivrer d’un mal, il faut l’avoir reconnu comme un mal. Comprenez qu’il n’est pas possible de sortir de celà.
          A l’intérieur d’une famille, plus les êtres se parlent (sans crainte) et plus ils s’aiment. Il ne s’agit pas de culpabiliser ou d’accuser vos parents il s’agit de voir et de témoigner lucidement de leurs comportements, de faire le point devant eux, de ce qu’ils vous ont fait, ou pas fait.
          Des parents qui aiment – par définition – peuvent tout entendre n’est-ce pas ?
          Le jour où vous oserez cela, vous aurez fait un grand pas vers votre propre apaisement. Vous deviendrez alors une mère apaisée à son tour, donc capable de ne pas être la victime de sa propre agressivité projetée sur ses enfants.
          Soyez persuadée que votre agressivité n’est que le cri maladroit de la part de vous maltraitée qui demande depuis si longtemps à être entendue, reconnue et comprise.
          Réfléchissez, prenez votre temps, mais sans ce travail sacré pour vous-même, vous vous condamnez à la répétition, l’éternelle répétition.

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  7. Alice M

    bonjour
    je suis tombée sur votre blog en inscrivant dans google la recherche suivante « je suis top exigeante avec ma fille ». la réponse que vous apportez à Stéphanie aurait pu me convenir.
    Sauf que voilà, je suis tout à fait consciente que je retransmets à ma fille (de 7 ans) toute l’agressivité reçue étant enfant par ma mère. Ma mère était alcoolique et est décédée lorsque j’avais 18 ans (j’en ai 34). Elle a commencé à boire peu de temps avant la naissance de mon frère il me semble (j’avais 6-7 ans). Elle a évacué beaucoup d’agressivité envers moi lors de mon adolescence. Agressivité verbale non physique puisque j’étais « plus forte » qu’elle (il suffisait de la repousser pour qu’elle tombe). Par contre mon frère a souvent été battu lorsque je n’étais pas là. De ce fait là je culpabilise énormément. je n’ai jamais su ce qui l’a fait sombrer dans l’alcool.
    J’ai entamé une psychothérapie. Ma psy a bien su pointer cet afflux de colère en moi, certainement dirigé vers elle. Je n’ai jamais pu l’exprimer à ma mère. Ni même au reste de la famille, décédé aujourd’hui, mis à part à mon frère.
    Ma psy me dit que je trouve des excuses à ma mère en disant que l’alcoolisme est une maladie etc …
    Toujours est-il que j’ai compris le fond de mon problème d’agressivité mais que je n’arrive pas à m’en défaire ! ma fille en pâtit, et je suis malheureuse de lui faire subir cela. Comment s’en débarrasser ?
    Merci.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Il ne s’agit pas de rationaliser les choses avec votre psy, mais de sentir de l’intérieur ce qui vous force encore à protéger ainsi votre mère. Alice Miller répétait inlassablement que pour sortir d’un mal, il faut le reconnaître comme un mal. Tant que vous aurez le besoin de protéger votre mère vous ne pourrez pas regarder en face ce qu’elle vous a fait et que vous êtes aujourd’hui contrainte à votre tour de faire vivre à votre fille.

      Pour vous aider dans ce travail, vous avez deux mobiles : votre amour pour la jeune fille maltraitée que vous avez été et votre amour pour votre petite fille de 7 ans.
      Le jour où vos propres yeux seront humides de larmes en ressentant ce que votre mère a fait subir à la jeune fille que vous avez été, ce jour là, vous arrêterez de l’excuser en osant regarder en face les comportements qui ont été les siens.
      On se débarrasse de ses fantômes en osant les regarder droit dans les yeux. Ne vous protégez pas, osez ressentir ce que votre agressivité indue pour votre fille de 7 ans fait à la mère que vous êtes. Il ne s’agit pas de vous inciter à culpabiliser ce qui ne représente aucun intérêt pour personne, il s’agit d’oser voir en face ce que vous faites endurer à votre fille de 7 ans, ce n’est qu’en osant en prendre pleinement conscience que vous pourrez en ressentir l’horreur et ce n’est qu’en osant en ressentir l’horreur que vous pourrez vous arrêter d’agir ainsi et l’aimer comme elle en a besoin.
      Vous voulez – me dites-vous – vous débarrasser de votre agressivité vis-à-vis de votre enfant ? Quel beau et noble programme. Pour ce faire, regardez en face ses yeux affolés quand vous l’agressez et osez pleinement le ressentir car je doute que comme vous le prétendez, vous en soyez « tout à fait consciente ».

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  8. S.

    J’ai 3 enfants de 7 ans et des jumeaux de 5 ans. J’aime ems enfants et je leur dit souvent, et eux aussi d’ailleurs. Mais j’ai décidé de rechercher sur internet une façon de stopper une tendance aggressive qui est trop souvent récurrente dans ma relation avec eux. Cela dépend des périodes, cela se passent mieux tout un temps puis là je suis de nouveau dans une période ou mon agressivité est évidente (paroles pas trop respectueuses, cris, claques sur les fesses ou tape sur la tête, regard noir et voix grave pour les envoyer dans leur chambre, menace de gifle, etc.).
    Et je le remarque surtout par ce que je vois une agressivité se développer chez mes enfant, envers moi (répondre, crier) mais aussi entre eux (se traiter de noms divers pr se blesser, faire des yeux noirs, s’énerver sur eux-même). Comme si cela était un mode de vie, de communication et de comportement normal. Et je veux stopper cela au plus vite avant qu’il ne soit trop tard! J’ai tellement peur d’arriver un jour à une situation de rejet, tellement j’aurai été exigente et agressive vis-à-vis de mes enfants qui ne voudront, comme je l’ai lu plus haut, plus dialoguer avec moi ou même me dire qu’ils m’aiment.
    Je suis une maman exigente et parfois aussi frustrée par tout ce qu’avoir des enfants engendre comme stress, énervement, difficulté à communiquer avec mon mari, à trouver des moments pour nous, etc.
    Mon mari est impliqué dans la vie familiale, ils s’occupent des enfants, par pour tout (certaines tachent reste sous ma responsabilité car il n’aime pas par exemple les bains), mais prend qd même bcp de choses en charge à la maison. Un homme morderne!
    J’ai donc tapé dans google ‘peut-on avouer ses erreurs d’éducation à ses enfants?’ car j’ai déjà eu des discussions ouvertes avec mon enfant de 7 ans, ou je reconnaissais certaines choses qui devaient changer en moi (moins crier, mois m’énerver, etc.). J’essaie de faire comprendre à mes enfants que les efforts doivent venir des 2 côtés (si vous vous disputez moins ou si vous écoutez bien, maman s’énerve moins) mais cette approche peut-être à double tranchant. Cà peut marcher un temps mais si les enfants reprennent les disputes, ce qui est probable, alors je continuerai à m’énerver. Et çà mes enfants l’utilisent et me reproche que je contniue à m’énerver et n’ai pas fait d’efforts (sans nécessairement reconnaitre que eux mêmes n’en ont peut-être pas fait non plus assez).
    Donc est-ce que dialoguer avec ses enfants en avouant une faute n’est pas un pente savonneuse?
    Et je me demande si pour stopper cette agressivité je dois commencer par l’avouer à mes enfants avant d’être certaine moi-même que j’arriverai à stopper cette agressivité? Car sinon ils vont me le reprocher aussi et cette fois je ne pourrai pas dire qu’ils doivent faire des efforts puisque là ce n’est que moi qui suis en question.
    Quant à l’origine de l’agressivité je suis perplexe. Je suis un thérapie depuis 2 ans mtnt. Ce n’est pas la première les 2 précédentes étaient plutôt pour traiter des problèmes plus ponctuels à des moments de crise dans ma vie (relations de couple difficile), la 3ème a été démarrée pour traiter des problèmes de fond comme la confiance en moi, vis-à-vis des autres et vis-à-vis de mes enfants, relation avec mes parents (ou on ne communiquait pas beaucoup et très peu sur les sentiments or moi en me mariant j’ai commencé à avoir cette envie de leur dire que je les aime mais mes tentatives sont restées un peu frustrées), etc.
    Mais je n’ai jamais subi d’agressivité de la part de mes parents donc je ne comprends pas pq je suis agressive avec mes enfants! Et je voudrais le comprendre pour le solutionner à temps, en parler ouvertement avec mes enfants et vraiment changer.
    Merci pour votre aide.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Oui, la sincérité de votre partage montre que vous les aimez.
      Il ne s’agit certainement pas de dialoguer avec vos enfants en leur « avouant » une faute car vos enfants ne sont pas vos juges.
      Si vous « avouez », vous vous situez vous-même dans un rapport de force vis-à-vis de celui à qui vous avouez. Il s’agit de « reconnaître » et ce n’est pas la même chose. La reconnaissance – elle – ne se situe pas dans un rapport de force, elle est objective, elle ne comporte pas de jugement moral. Vous avez fait « comme vous avez pu », mais vous savez que ce que vous avez fait n’était pas juste donc vous le reconnaissez. En fait il y va de votre dignité de reconnaître des faits, quand vous les reconnaissez, vous grandissez à vos propres yeux comme aux yeux de celui auprès de qui vous les reconnaissez. C’est cette énergie là qui est salutaire dans la relation car elle sous-entend que derrière votre stress et vos humeurs, il y a quelqu’un qui observe et qui « sait », il y a quelqu’un qui ose être responsable de lui-même.
      Derrière la « reconnaissance » il y a quelque chose comme : tu vois je t’aime et je vois bien que je me suis mal comporté pour une personne qui t’aime. La « reconnaissance de ce qui est » élève l’être humain dans sa dignité à l’exacte inverse mesure de la manipulation qui veut faire croire à l’enfant que si on a agi comme on a agi c’est parce qu’il l’a mérité.
      On ne peut pas dire à la fois qu’on aime et que l’autre mérite la violence qu’on exerce contre lui.
      Pour ne pas vous y perdre, pourquoi ne pas vous faire accompagner dans ce travail ?
      Pour y voir plus clair, vous pouvez lire :
      “Pourquoi faut-il reconnaître sa toxicité à l’oeuvre dans sa relation à l’enfant ?

      Parallèlement à ce travail d’élucidation de vos propres contradictions, vous pouvez vous demander pourquoi vous devriez être une maman exigeante (puisqu’une maman exigeante est nécessairement une maman frustrée) ? Comment vous allez vous y prendre pour gérer vos besoins à vous dans votre relation à votre mari, puisqu’une femme frustrée est nécessairement une femme en souffrance donc nerveuse…

      Vous pouvez aussi vous interroger, comment se fait-il que vous soyez encore perplexe sur votre agressivité latente puisque ça fait maintenant deux ans que vous êtes en thérapie. Pourquoi les choses n’avancent-elles pas ? Cela vient-il de vous ? En parlez-vous à votre thérapeute ? Etes-vous résolue à « tout », absolument tout partager avec lui ? Ou de lui ? Auquel cas pourquoi ne pas en parler ?

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  9. Andrea

    Bonjour, je suis tombée sur ce blog alors que je cherchais une solution contre l agressivité que j ai envers mon fils de 2 ans et demi. Cela m arrive lorsque je suis fatiguée et que bien sur il n obéit pas a mes demandes. Je lui demande 1,2,3 fois puis le prend brusquement ou lui tire fort les cheveux. Et quand il s en prend a sa sœur (10 mois) ma réaction est de le pousser brusquement. Puis je regrette mon geste dans la seconde il pleure de ma réaction et moi de la mienne. J ai conscience que mon comportement est celui d un dominant-dominé et je veux absolument arrêter cela. Il lui arrive d être agressif envers sa sœur et c est de ma faute car il reproduit ce que je lui ai montré. Lorsque j étais petite j ai été humiliée par mon père devant un groupe de personne pour une bêtise faite mais qui n’était vraiment pas volontaire ou alors je me suis faite grondée alors que j ai reçu une petite fusée dans l œil au lieu d être réconfortée ! Mon père est qqn qui a tjs exprimé sa colère et son agressivité et jamais son amour pour nous (ma sœur et moi). Je me dis que je reproduis le modèle que j ai eu et en mm tps je n ai pas envie de cela. Ce qui m inquiète le plus c de déjà constater les répercussions sur mon fils qui n a que 2 ans et demi j ai peur que ça empire en grandissant. Parfois ma réaction est plus forte que moi puis quand je m observe je me fais presque peur. Je ne sais pas comment gérer ses comportements agressifs. Aujourd’hui pour la 1ère fois il m a dit “maman arrête” en pleurant et j ai culpabilisé. Après nous étions dans sa chambre j étais allongée sur le sol et il lançait tous ces jouets a travers la chambre puis il s en ai pris a moi, m a tapé assez fort a plusieurs reprises et je l ai laisse faire comme pour me punir de ce que j avais fait. Je veux changer mais je ne sais pas comment m y prendre. Quand je réfléchis a tout cela je me dis que l exemple que je veux lui montrer c est de l amour de la tendresse de la compassion mais l agressivité est celle qui se manifeste en premier et il est trop tard quand je me dis que j aurai voulu faire autrement.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Ce n’est pas pour vous culpabiliser que je vous dis que si vous ne faites rien, ça ne pourra – en effet – qu’empirer.
      Il est donc urgent pour vous-même comme pour l’amour que vous portez à votre enfant que vous cessiez vos comportements dévastateurs donc que vous preniez en charge vos blessures anciennes à travers un travail thérapeutique avec un psychothérapeute compétent.
      Lisez cela attentivement : Les racines de la violence

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      1. Andrea

        Merci d’avoir répondu si vite. J’ai lu l’article conseillé et je souhaite me procurer c’est pour ton bien, d’Alice Miller. Si je n’arrive pas a changer par moi-même je ferai appel à quelqu’un mais déjà tous les conseils et témoignages de votre blog me sont d’une grande aide.

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  10. Cindy

    Bonjour,
    J’ai bien lu tous vos commentaires et conseilles, qui m’ont fait pleurer, car je me retrouve assez bien dans beaucoup de ces mamans (agressivité, phrases que l’on ne pense pas… j’essaye souvent d’en parler avec mes enfants alors) ; mais voilà mon autre problème : j’ai deux filles de 6 et 2 ans.
    A la naissance de la deuxième, je pensais que je n’arriverais jamais à l’aimer autant que la première (ce qui totalement faux aujourd’hui, je le sais !) mais j’avais tellement peur de “perdre” mon premier bébé, et peur qu’elle soit jalouse de sa petite sœur que j’essayais de garder beaucoup de temps avec elle.
    Aujourd’hui, ce qui se passe est le contraire : c’est la plus petite de 2 ans et 1/2 qui est jalouse et agressive envers sa grande sœur. Elle la tape, la mord, lui dit qu’elle est méchante, alors qu’elle ne lui fait absolument rien du tout, elle a une vraie colère envers sa grande sœur, ce qui est vraiment insupportable pour moi. Je n’arrive pas à comprendre cette colère ni à y faire face.
    Pouvez-vous me donner un conseil ? Merci

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      La colère de votre petite dernière est certainement liée à un sentiment d’injustice, pourquoi auriez-vous besoin de comprendre sa colère pour y faire face ? Qu’est-ce qui pourrait vous empêcher d’accueillir cette colère avec tout votre amour ?

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  11. Cindy

    Si j’arrivai à comprendre d’où vient cette colère, je saurai peut-être atténuer ce sentiment d’injustice… je ne pense pas faire de différence entre mes enfants. Et oui, lorsqu’elle est en colère, j’ai bien compris que ce ne pas nécessaire d’en rajouter en grondant… mais comment accueillir une colère avec amour ?? cela me parait totalement paradoxal !

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Pourquoi la colère de votre enfant devrait-elle être un obstacle à votre amour pour lui ? Je ne crois pas que c’est parce que vous comprendrez la colère de votre enfant que vous deviendrez capable de l’accueillir mais qu’à l’inverse c’est parce que vous l’accueillerez (donc que vous aimerez votre enfant en colère) que vous deviendrez capable (après coup) de le comprendre.
      D’ailleurs vous exprimez bien dans votre commentaire précédent que la colère de votre enfant est insupportable pour vous, c’est donc bien en vous que se trouve l’obstacle à l’amour et je crois que c’est de ce côté là qu’il vous faut vous tourner : regarder de beaucoup plus près “en vous” ce qui vous insupporte. Ainsi quand votre amour pour votre enfant sera plus fort que ce qui vous insupporte, il n’y aura plus d’obstacle à votre compréhension de son sentiment de jalousie qui le met en colère.
      Je crois que l’amour est un préalable et qu’il n’est pas une conséquence. Dire que c’est parce que vous comprenez l’autre que vous l’aimez ne revient-il pas à s’aimer soi-même ?

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  12. Lau

    Bonsoir,
    J ai 24 ans et mon petit frere 18 ans, mes parents ont divorce quand j avais 15ans. Mon pere qui a 74 ans mnt a deja divorce une premiere fois, et a une fille de 5o ans mnt qui je sais consulte encore un psychologue a cause de lui tellement apparement il l aurait traumatisé,
    Depuis septembre mnt, mon frere et moi vivons chez notre pere. Ns faisons tout pr lui faire plaisir, le menage , les courses, tout les soirs on regarde a la tele les programmes que lui veut pr lui faire plaisir alors que bien entendu a notre age on prefererait voir nos amis, ou parmer a nos amis au telephone…
    Mon pere se plaint tout le temps, n est jamais content, nous insulte quand on oublie de remplir une bouteille d eau, ne nous autorise pas a parler a se parler entre frere et soeurs car il croit tjrs que l on se fait des messes basses, il refuse que l ont voit nos amis,,,
    J ai l impression qu il croit que paskil ns offre un toi, que c est lui qui doit tt commander, j ai l impression qu il pense qu on lui appartient , que l on est ces choses. Et que comme il sait que l on a nul part ou aller, en profite pr nous insulter et ns blesser par des paroles tres dures et blessantes.
    Meme si je pleure tout les soirs, on essait quand meme tout les jours de tout faire pr qu il soit heureux mais il se plaint tout le temps, toutes les minutes,
    J ai l impression de ne plus avoir de vie, que je suis entrqin de perdre ma personnalite et mon propre caractere car je dois dire oui a tout ce qu il dit..
    On a pas d autres endroit ou aller car financierement nous sommes dependant de lui, mon frere etant encore etudiant..
    Ma mere nous dit tjrs de patienter et de le supporter car on a besoin de lui sur le plan financier, mais je n en peux plus, des fois j aimerai mourrir tellement je n en peux plus . Il ne voit pas tout les sacrifices que l ont fait pr lui, nos vies d adolescent que l ont a mis de cote pr lui, il ne pense qu a lui.
    Et quand j essai de lui expliquer calmement les erreurs qu il commet, il dit que l on est chez lui et c est lui qui decide et que celui qui n est pas content degage.
    Je voudrai partir mais j ai peur de laisser mon frere seul , j ai peur kil le rende fou, comme il a rendu sa premiere fille folle, et comme ce qu il est entrain de faire mnt.
    Mon pere n aime pas le monde exterieur, il n a pas d ami, et il ns impose que ce soit la meme chose pr nous, on a pas le droit de lui dire que l on a des amis ou qu on voudrait aller les voirs ou leur telephoner, ns vivions une vie completement differente lorsque ns vivions ac notre mere et la tt a basculé. Je lui en veux, et je crois que je commence a le hair…

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Il vous faut comprendre qu’en vous contraignant à faire plaisir à un tyran domestique, vous ne pouvez que refouler votre colère et faire grandir la haine en vous.
      Qu’allez-vous choisir ? Vous soumettre sous le prétexte que vous avez besoin d’argent ou être libre et ne plus aspirer à mourir ?

      Répondre
  13. Gabrielle

    Bonsoir,
    je viens de lire votre article et les commentaires faits par des mamans. “comment être patient avec bébé”. C’est la phrase sur Google qui m’a amenée sur votre blog. Je suis maman d’une petite fille de 1an et mon aggresivité envers la petite me pourrit la vie. Je lui crie constamment dessus quand elle ne veut pas manger, quand elle touche des objets dangereux, quand elle pleure bref pratiquement tout le temps. J’en peux plus d’être ainsi. je cupabilise, pleure et vie dans l’angoisse d’influener sur le long terme sa personnalité négativement. Pourquoi suis je ainsi? J’aime ma fille plus que tout mais la patience me fait défaut. Aider moi je vous en prie!

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Vous pouvez être certaine que votre agressivité envers votre petite fille est liée à votre colère refoulée que vous n’avez jamais osé rencontrer jusqu’à ce jour.
      Savez-vous de quoi vous avez souffert et pourquoi ?

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  14. barreaux

    Bonjour, Votre article est très intéressant. Aussi, je viens ici, car je souffre énormément d’une situation avec ma fille de 11 ans. Je l’aime plus que tout, mais il m’arrive, lorsqu’elle me pousse à bout, de l’insulter. J’ai très honte, et ai du mal, une fois que je suis calmée, à me regarder dans une glace. C’est horrible à vivre. Pourquoi est-ce que je transgresse comme cela les lois de l’éducation ? c’est inadmissible de dire des mots vulgaires à une enfants. Et en plus, son enfant. Je sois avoir une colère en moi refoulée, et peut être qu’aller voir un psychologue toutes les deux, nous aiderait. Lorsque j’ai retrouvé mon calme, je lui demande pardon, et lui explique que c’est plus fort que moi, que cela doit être dû à un problème dans ma tête. Pourriez vous m’aider, s’il vous plait, car cela devient insupportable à vivre. Je précise que cela ne se passe quand même pas tous les jours, mais c’est toujours de trop. Merci beaucoup.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Oui, la mère en vous côtoie une autre part de vous-même agressive et après coup vous découvrez les dégâts occasionnés. Il vous faut donc mettre à jour dans un travail thérapeutique de connaissance de vous-même cette part de vous-même destructrice et dangereuse pour votre enfant qui cherche à en découdre quand on ne lui obéit pas.

      Répondre
  15. f.k

    Bonsoir
    Cet.article.m’a.beaucoup éclairée sur l’origine de ma rancune et ma colère envers mes enfants. Ça me fait mal de reconnaître qu’il y a en moi ces sentiments destructeurs. Pourtant j’aime mes enfants très très fort..
    Pourquoi n’ai-je pas copié les comportements bienveillants de ma mère avec mes neurones miroir ? J’ai tout absolument tout.de.mon père .. caractère comportement .. il est très gentil ne m’a jamais tapée etant petite mais s’enervait beucoup, faisait des remarques et reproches devant la famille les amis.. et je fais tout pareil avec mes enfants .. pourquoi je suis pas comme ma mère ? Elle n’a JAMAIS crié sur moi ni ma soeur .. jamais frappé.. compréhensive .. calme.. j’ai mal au coeur d’avoir crié toute la journée sur mon fils de 3 ans.. je n’arrive pas à sortir de là .. il fait des crises tout le temps … je ne supporte pas.. j’arrive pas c’est trop douloureux.. pourquoi avoir de la rancune envers un si jeune enfant ?

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Ce n’est pas une question de rancune vis-à-vis de votre enfant, c’est l’effet d’une colère refoulée qui n’a jamais été mise à jour et qui s’exprime contre votre enfant.

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  16. Em

    Bonjour,
    D’abord bravo et merci pour les réponses à tous ces commentaires qui, pour moi en tout cas, m’aident beaucoup.
    J’ai un petit garçon de 13 mois qui est très gentil mais je souhaiterai tellement qui soit bien élévé que dès qu’il fait quelque chose de dangereux, touche la poubelle sale par exemple, ou autre, je lui dit tout de suite NON. Je crois qu’à force, il à tellement peur qu’il stoppe tout de suite ce qu’il fait et se mets a pleurer. Mon conjoint me dit que je suis trop dur avec lui et que du coup, il a maintenant peur de tout ou presque.
    Ma mère était comme ça avec moi lorsque j’étais petite et étant fille unique, dès que je faisait une bétise elle me ridiculisait devant tout le monde, au supermarché, chez des amis…etc.
    Je refuse d’être comme ça car j’en ai beaucoup souffert, mais il est vrai que des fois je trouve que je suis un peu trop rigide et du coup mon fils s’éloigne petit a petit de moi alors que je suis à la maison avec lui tous les jours. Il semble se rapprocher plus de son papa alors qu’il travaille beaucoup et rentre tard le soir.
    Comment dois je faire pour être moins autoritaire tout en essayant d’être écouté quand même?
    D’avance merci de votre réponse.
    Très cordialement
    Em

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Hé bien j’ai l’impression que la première chose qu’il vous faut voir c’est que tant que vous ne remettez pas en cause les humiliations subies de votre mère – conditionnée par elles – vous ne pouvez que les reproduire spontanément avec votre petit garçon. Autrement dit vous préférez reproduire votre propre conditionnement avec votre enfant – plutôt que de dénoncer ce que vos parents vous ont fait subir.
      Essayez de ressentir pour qui – en vous – il est à ce point important d’avoir un enfant “bien élevé” ? Est-ce pour la mère ou pour la petite fille conditionnée par ses parents ?
      A qui voulez-vous obéir ? A la mère qui aime son enfant et qui m’écrit ou à la petite fille qui – parce qu’elle a grandi dans la peur – ne peut que reproduire ce qu’elle a vécu avec son enfant en lui faisant peur à son tour ?
      Pour être moins autoritaire tout en essayant d’être écoutée il vous faut écouter votre coeur de mère plutôt que vos peurs. Et pour apprendre à le faire il vous est possible de vous faire accompagner par une personne qui aura su faire cela avec ses propres enfants.

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  17. erkitam

    notre histoire n’est pas si différente, divorcée il y a 12 ans, j’ai assumé seule l’éducation de mes enfants jusqu’à il y a deux ans, où j’ai rencontré un homme charmant sur qui j’ai enfin pu appuyer ma tête sur mon épaule.
    mon ex mari n’a jamais fait valoir son droit e garde les deux première année, c’est moi qui le “forçait”à prendre les enfants, jusqu’à ce qu’un jours il me laisse à terre , après quoi j’ai laissé faire, il voulait les voir il les voyait il ne voulait pas , il ne les voyais pas
    pendant ces 12 années j’ai par tout les moyens tenté d’aimer mes enfants, mais en vain…je ne sais pas aimer, résultat, je ne suis pas aimée
    aujourd’hui mon fils ainé de 17 ans ne veut plus me voir il est parti vivre chez ce père qui ne s’est jamais soucié de lui, qui lui à entre autre vidé son compte épargne qui ne s’est jamais soucié de ses études, ni de sa vie sociale…(il a dormi avec moi jusqu’à l’age de huit ans, me disait de lui même qu’il m’aimait jusqu’à 12 ans , aujourd’hui ses mots sont “je veux que tu crève)
    mon fils de 14 ans lui, a décidé de suivre les pas de son frère, il veut me quitter aussi pour aller vivre chez ce père absent si longtemps et qu’aujourd’hui ils idolâtre…
    je ne comprend pas qu’un enfants puisses à ce point détruire l’âme
    j’ai aimé mes enfants à en mourir, toutes ces années à les élever seule, ça n’a pas toujours été facile, nous vivons dans une société matèrialiste et complètement abstraite où l’amour n’a pas de place
    j’ai toujours travaillé, le papa c’est logé au rsa pour se substituer à toutes obligations…oui, j’ai grondé, rouspété, parfois frappé, punis aussi, mais j’ai aussi câliné , protègé , défendu , soigné , veillé….et bon nombre de fois pleuré , j’ai même fait une aide à la parentalité (APE)…
    et tous ça pour quoi? pour aujourd’hui me dire que mes enfants me déteste parce que j’ai voulu les aimer et que je ne savais pas aimer….je les aime, je veux toujours les prendre contre moi, les câliner, leur faire des bisous , rire avec eux, danser, chanter, vivre le bonheur…mais voilà, je ne sais pas faire….
    mon fils à 17 ans, se drogue, je n’ai pas accepté, ma propre mère lui donne de l’argent, il fume de la drogue avec se père , ils trinquent aussi ensemble, et je ne peux rien faire, parceque je ne sais pas aimer correctement
    j’aurais aimé qu’il se plaise dans son apprentissage, qu’il ne touche pas à la drogue, qu’il est un brillant avenir, cars il est beau, il est joyeux, et qu’il mérite tout comme son frère de vivre des jours heureux dans un bel avenir
    je suis croyante, et à ce jours je me demande ce que je suis venu faire sur cette terre
    a part avoir mi au monde deux enfants que j’ai rendu malheureux à moi toute seule
    j’ai un douloureux de ces douze dernière années, je ne comprend pas ce qui c’est passé
    je voudrais ne jamais avoir vu le jours

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Vous parlez des sentiments de vos enfants pour vous en termes définitifs. En fait qu’en savez-vous ?
      Ce qui est certain c’est qu’actuellement vous vivez une intense épreuve mais personne ne sait de quelle manière votre amour pour eux à travers les nombreuses difficultés qu’ils traversent les auras aidés.
      Je crois qu’actuellement vous vous sentez désespérée à travers votre manquez de recul, mais vous découvrirez les conséquences de ce que vous avez fait pour eux quand ils seront adultes (pas avant 25 ans au moins.)

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  18. Aelime

    Bonjour,
    c’est après un accès de violence ce matin sur ma fille que j’ai recherché sur Google et suis tombé sur votre article et lu attentivement les commentaires. Je me sens encore plus mal et les larmes coulent.
    J’ai une fille de 5 ans qui poussent les limites depuis quelques mois avec moi mais aussi son père alors qu’à l’extérieur c’est un ange.
    Quand elle ne m’obéit pas, ou me défit du regard, je crie, elle obéit encore moins et là ca monte en moi, je hurle, la secoue par le bras et ce matin je l’ai serrée fort aux joues. J’en ai pleuré toute la journée avec un grand sentiment de honte et de peur.
    J’aime ma fille pourtant. Mais elle ne me le montre jamais, je ne me dit jamais volontairement qu’elle m’aime, ni ne me réponde quand je lui dis que je l’aime. Alors que ma fille de 2 ans c’est tout le contraire.
    Ma fille de 5 ans ne me fait jamais de calin non plus.
    Je me suis excusée ce matin de mon accès de colère.
    Je n’ai jamais été maltraitée pendant mon enfance mais mes parents ne m’ont jamais démontré (à mes yeux) ou pas assez fort leur amour pour moi. Ma mère ne me dit que très rarement je t’aime, je suis censée le savoir sans me le dire. Mon père ne s’est jamais préoccupé de moi, c’est à peine s’il connnait pas date de naissance, pourtant ils vivaient ensemble jusqu’à mes 12 ans. A mes 18 ans, je lui ai dit tout ce que je lui reprochais et j’ai coupé les ponts définitivement.
    Je n’ai jamais reçu de fessée mais ma mère pouvait m’ignorer sans me parler durant 2-3 jours entiers, lorsque j’avais par exemple un comportement non acceptable pour elle à l’adolescence.

    Je dis à mes filles que je les aime, je veux changer, je leur demande pardon quand ca va trop loin.
    J’ai essayé d’entamer une thérapie mais la psy ne partait pas sur ce versant là et me posait trop de questions sur un autre sujet qui pour moi n’était pas problématique à mes yeux donc j’ai stoppé au bout de 4 rendez-vous et j’avoue ne pas avoir assez les moyens pour du long terme.

    Je ne veux plus cette violence physique ni tous ces cris. A la prochaine crise, je vais essayer de me dire qu’elle ne peut pas être parfaite, qu’il y a les neurones mémoires. Il me restera ensuite à trouver des moyens pour améliorer la relation entre nous. Le fait qu’elle ne m’aime pas ou ne me montre pas son amour me fait un mal terrible, d’autant plus que sa sœur me le démontre

    Je me sens tellement mal

    Merci

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Il vous faut prendre les choses à l’endroit : à quoi va vous servir le fait de vous sentir aussi mal ? A vous détruire vous et votre enfant en vous enfermant dans une spirale de violence ou à renforcer votre détermination à vous prendre en main et enfin comprendre de quelle manière votre passé détermine votre présent ?
      Je vous invite – pour approfondir – à lire mon article “Comment parvenir à guérir de son enfance ?
      Est-ce vous la professionnelle ou la psy ? Si votre psy pensait que vous deviez explorer un certain versant de votre histoire, ne croyez-vous pas qu’elle pouvait avoir ses raisons ? Plutôt que de la fuir, pourquoi ne pas vous être confrontée à elle ?
      Vous semblez vouloir vous persuader que votre petite fille a un problème quand vous partagez qu’elle vous “pousse à bout”. Moi je suis persuadé que c’est vous qui en avez un quand vous partagez que si elle ne vous obéit pas cela déchaine votre violence. S’il n’y avait pas de la violence refoulée à l’intérieur de vous, votre petite enfant ne déchainerait rien du tout, elle n’aurait donc aucun pouvoir sur vous.
      Les mutismes abandonniques de votre mère ont été de véritables violences exercées contre vous, tant que vous n’aurez pas mis à jour les causes de vos émotions excessives et déplacées (de vos besoins de câlins par votre enfant), vous vous condamnerez à l’injustice vis-à-vis de votre enfant.
      Alors, êtes-vous prête à vous remettre en cause par amour pour elle ? L’horreur de lui faire du mal va-t-il supplanter chez vous le besoin totalitaire d’être obéie ?

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  19. lilly

    Bonjour j ai été très touchée par cet article . J ai un petit garçon de 6 ans très vivant très sensible aussi parfois trop !!
    Je pense être un peu dur avec lui . Peu de télé pas de consoles vidéo mais beaucoup de sorties et des jeux ..
    il vient de rentrer en cp et mes demandes en matière de résultats scolaire sont exagérées. . Hier soir il devait connaître certains mots et savoir les écrire (les mêmes depuis le début de l année ) mais il ne les connaissait pas du coup je me suis mise en colère et on les a beaucoup travaillé. Je suis assez perfectionniste maniaque et à la fois sensible et aidante envers ceux qui en ont besoin . Mais j ai une personnalité très contradictoire et je pense qu elle jourme un rôle dans mon éducation.
    J adore lui faire des calins et discuter avec lui sur ses emotions sur n importe quel sujet qui l intéresse mais à la fois je me met vite en colère , je veux qu il écoute qu il fasse ce qu on lui demande quand on lui demande . Je veux du travail à l’école et du respect .. je me rend compte que notre quotidien rime avec ” ne fais pas ça, arrête, dépêche toi on est pressé “.. il sait que je l aime énormément je lui dis très souvent mais je ne sais pas lâcher prise et j ai peur que cela affecte sa personnalité. .
    Il est très sensible il à peur que je le laisse peur de la mort , il peut pleurer en écoutant une chanson … je lui explique pour l abandon que jamais un adulte ne doit partir et laisser un enfant seul et que par conséquent je ne le laisserai jamais mais ça l angoisse ..
    il m a dit ce matin que chez son papa ( nous sommes séparé ) la vie était belle mais pas à la maison parce qu il ne pouvait pas déjeuner dans sa chambre .. Bizarrement j entend qu’ à la maison la vien n est pas très joyeuse .. cela me rend extrêmement triste mais je comprend que je récolte le fruit de mon exigence . J aimerais apprendre à moins me prendre la tête ..

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Apprendre à moins vous prendre la tête, c’est faire un travail sur vous-même : vous remettre en cause. Votre petit garçon n’est pas “trop” sensible, il vibre simplement à la mère qui est la sienne à ses exigences comme à ses angoisses, il est “souterrainement” branché à vous, en permanence. “Ce que vous êtes” le façonne d’autant plus qu’il ressent l’amour dont il a besoin chez vous.
      Plus vous mettrez à jour les “contradictions de votre personnalité” comme vous dites, plus vous permettrez à votre enfant de vivre dans un équilibre harmonieux.
      C’est ainsi, vos destins sont liés puisque vous êtes sa mère.
      Prendre conscience de cela et agir c’est l’aimer.

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  20. lilly

    Merci je vais essayer d’ apprendre à lâcher prise et travailler ma personnalité contradictoire qui diffère en fonction de mon état d’esprit chaque jour !! c’est important pour mon fils mais aussi pour moi même !
    Il est certain que ce n’est pas facile tous les jours malgré notre amour et cette facilité à tous les deux à se le montrer .
    Etre parents est tellement difficile : être juste , prendre de bonnes décisions etc ..
    Merci à toutes et tous pour vos commentaires ils sont riches en émotions et c’est important de savoir que l’on n’est pas unique dans ce genre de cas

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  21. NOUR

    Bonjour et bonne année,
    C’est un grand plaisir de vous lire. Ma question paraîtrait bizarre peut être mais je la pose, elle m’empêche de dormir. Je m’en veux à mort mais je ne sais pas d’où commencer.
    Pas longtemps alors que je m’apprêtais a sortir faire quelques courses, comme d’habitude, avec ma femme et laisser nos 3 enfants (garçons de 12, 10 et 8 ans), j’ai une idée de les filmer pendant les 35-40 mins de notre absence, j’avais laissé à chacun ses devoirs….
    3 jours plus tard j’ai eu le temps de visualiser la vidéo, pour moi c’est horrible, je découvre des enfants étranges, vulgaires, dangereux.
    Depuis notre départ il ont sortis un ballon et ont tiré sur la télé les meubles, ils se sont insultés de tous les noms que nous n’avons jamais dis ni à leur présence ni à aucun moment, ils ont sortis ciseaux et fourchettes pour faire semblant de se battre, et ont faillit se faire très mal, vulgarité horrible, gestes odieux…

    Je suis sévère c’est vrai mais jamais vulgaire, je cris mais rarement poser la main sur mes enfants…
    C’est à pleurer, j’ai trop peur pour eux, je ne sais plus quoi faire, ne jamais les laisser seuls, doubler de sévérité, les surveiller en permanence. J’avoue je suis dans un labyrinthe sans sortie. Que faire? Je ne sais pas. Pour le moment j’observe et je dis rien. Je n’ose même pas en parler à personne. A l’aide! j’ai envie de dire!

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Je comprends que votre question vous empêche de dormir ! Regardez en vous-même : qu’est-ce qui vous a donné l’idée de filmer vos enfants à leur insu ? Qu’est-ce qui vous oblige ainsi à les juger négativement ?
      Réfléchissez, à vous lire je ne crois pas que vous ayez peur pour eux mais pour vous-même dans la mesure où leurs comportements ne correspondent pas à la manière dont vous avez voulu les dresser.
      Lisez mon article : Eduquer ou dresser ?

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  22. Roxana

    Bonjour
    Jai une petite fille de 2 ans et demi.
    Je suis aidee par mon entourage et le mari aussi.
    Parfois quand je suis seule avec elle je me surprends a etre agressive si elle mange pas. (Elle est fine et petit appetit, et les moments repas sont compliques) , hier elle a dit “mam mam” qui veut dire manger et quand je lui donne une banane ecrasee etc elle veut plus. Donc ca ma enervee et je l’ai poussee violamment et elle est tombee par terre et a pleure evidemment.
    L’horreur quoi.
    Mais je me rends compte que ma mere etait assez violente avec moi petite. Car je bloquais pour manger et elle voulait que je sois en bonne santé. Apres m’etre calmee je me suis excusee aupres d’elle.
    Jai tellement peur de recommencer parfois. Qu’est ce que ce sera plus tard??

    Donc ca m’est arrive de la bousculer, de taper sur son bras,ses fesses, parceque javais pas le temps, que j’etais pressee, ou qu’elle mangeait pas. La pauvre elle comprend pas elle a 2 ans.5. En + elle est choyee par ses gd parents. Je suis la seule qui cloche.

    Ma mere etait autoritaire, et tapait quand on faisait pas ce qu’elle disait. Mais bon a mon age je devrais reflechir avant de lever le bras non!? (37ans)
    Et pas ceder a ce neuronne miroir, cette impulsion d’agressivite, ce plaisir sadique. :((

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Hé oui, votre travail va être de ressentir le tragique et l’horreur de la conséquence de vos propres actes (je vous assure que si vous vous donnez les moyens de la ressentir pleinement vous ne les reproduiriez pas) et – en même temps – de vous aimer suffisamment pour ne pas vous accabler donc pour comprendre que vous êtes entrain de retourner contre votre petite fille la violence refoulée mise en vous par les comportements maltraitants de votre propre mère.
      Si vous n’y arrivez pas seule, il vous sera possible de vous faire aider.
      En attendant, lisez : Les racines de la violence

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Le fait que vous soyez effrayée de vos propres actes vous montre que vous n’êtes pas réductible à “la femme qui donne des coups”, de même le fait que vous interveniez ici même. Nous nous protégeons naturellement de ce qui nous fait horreur parce que ça nous fait horreur. Il va donc s’agir pour vous de rester dans ce “recul”, de vous souvenir des mots que vous avez employés pour vous décrire dans votre relation à votre enfant.
      Il s’agit donc d’être active avec vous-même, d’être fidèle à ce que vous avez décidé parce que vous comprenez que certains actes sont indignes de vous (et cela autant par amour et fidélité à vous-même qu’à votre enfant.)
      L’autre point c’est de faire le travail qui vous permettra de rencontrer les horreurs que vous avez subies en tant que petite fille victime et cela s’appelle un travail thérapeutique de connaissance de soi-même suivi.
      Vous en trouverez le sens et quelques explications ici : Pourquoi un travail thérapeutique ?

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  23. laet

    Bonjour,
    j’ai pris beaucoup de plaisir à lire votre article car je suis certaine fois agressive.
    Ma fille a bientôt 3 ans et j ai manqué certaines fois de patiente. Je peux dire qu’elle m’a vu dans de grandes colères. Pas forcement toujours envers elle mais elle a vu voir subit une facette de moi qui me dérange et qui ne peux pas la mettre en confiance ni me rendre l’amour que je lui porte. Il paraît que chaque personne à un chemin de vie qui se construit dans les 3 premières années. Je pars du principe qu’il n’est jamais trop tard mais comment faire pour réparer, reconstruire, être sur le bon chemin ? En sachant que chaque clou planté laisse des traces… à vie… Je sais que la base vient de moi. Je travaille sur moi mais n’arrive pas à être constante. Ma culpabilité est moins importante que son bonheur et sa réussite future. J’ai la sensation d’avoir raté ses premières années et donc de l’avoir fait partir sur un mauvais pied. Je ne peux lui faire oublier. Qu’elles seront les conséquences ? Une angoisse permanente pour moi. Si elle le vit bien aujourd’hui, cela ressortira plus tard. Comment faire pour éviter ça ?

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  24. malgré moi

    Bjr je suis agressive et tres colerique…..je peux sortir de mes gongs pr une chose banale…..et je regrette souvent d’avoir autant crier sur mon mari….mes enfants ou mes employés.j’ai l’impression que je deverse ma colère intérieure sur tout le monde.il suffit que cette personne tombe au mauvais moment et je lui passe un savon quelque soit la personne.pourquoi autant de colere, d’agressivité? C’est vrai que mon pere etait autoritaire severe et avait toujours raison, c’est vrai que ma mere n’était pas tendre ni delicate avec nous,elle deversait toute sa colère, nous faisait part du moindre problèmes et que ca m’a beaucoup affecté.le problème est que jai juré ne pas reproduire les memes erreurs mais helas….je suis mariée a un homme un peu spécial, fils unique élevé seul par une mere qui n’a jamais tord et du coup c’est un desastre pr mon état psychologique.chaque jour ma rancoeur s’accroit,tout ce qui se passe mal ds notre couple ou avec mes employés c’est de ma faute d’apres mon mari……s’il me traite mal et que je lui reproche c’est de ma faute…..je suis fatiguée d’être mal traitee et qu’on me dise que c’est de ma faute….jai tt essayé le sport, j’essaye de me maitriser au maximum mais dès que j’ai un problème avec lui et qu’il me parle mal,n’accepte pas sa part de responsabilité ou explique pourquoi il s’est mal comporté par le contexte dans lequel nous vivons (je suis tout le temps en colere,je ne souris pas quand il rentre,je parle sur un ton désobligeant etc) j’ai l’impression d’être incomprise,alors que moi aussi j’ai des raisons entre guillemets d’être comme…..je sens que je n’en peux plus et je ne veux pas d’un tel cadre pour elever nos enfants.mon cercle est tellement viscieux!

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      1. malgré moi

        Un grand merci pour votre réponse. …..je suis un peu inquiète de mon état néanmoins je dois prendre mon courage à deux mains pour sauver mes enfants et la société.sauf que je n’ai pas encore idée de où trouver le livre pour l’acheter ici dans mon pays. meme l’idée de me faire suivre m’effraie un peu….ça me rappelle l’une de mes premières disputes avec mon conjoint qui m’a traité de malade et qu’il fallait que je me fasse soigner. Je me dit juste que c’est l’homme que j’aime,que je me suis pas mal confiée à lui mais malgré ca il n’est pas tolérant, comprehensif ou bienveillant à mon égard…moi je compte sur son aide mais il m’enfonce chaque jour un peu plus. Quand on s’etait séparé j’etais plus confiante et plus joyeuse de me relever pr moi même et quand je me suis remise avec lui je retombe dans les mêmes travers. Du coup je me dis qu’entre temps j’ai été guérie de mon agressivité liee à mon enfance malheureuse et qu’actuellement je me revêt d’une autre carapace contre mari que j’ai toujours trouvé manipulateur et égoïste….peux être que je me trompe et decharge simplement tout sur lui parce qu’il me dit mes quatre vérités qui sait!

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        1. Jennifer Ramkurrun

          Bonjour, je suis maman de 3 enfants, une fille de 11 ans et deux garcons de 9 & 5 ans. Pour moi je suis aggresif envers mes enfants parceque comme je travail et c’est moi meme qui les occupent le matins et soirs, nettoyer, preparer les repas, ca me fatigue car j’ai un mari qui me soutienne jamais, qui boit tous les jours et n’a meme pas de dialogue envers nous. Je l’ai deja parle mais en vain. Peut etre c’est pour ca que quand je rentre du boulot, je reste a crier pour les enfants nettoient leurs chambre ou a m’aider dans la cuisine. Excusez moi pour les orthographes, je suis mauricienne. Aidez moi s’il vous plait. Mon mari est tres colerique et parfois il leve la main sur moi.

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          1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

            Oui, vous faites sans doute porter à vos enfants la souffrance que vous vivez dans votre relation à votre mari. Il n’est pas acceptable que votre mari lève la main sur vous. Pourquoi ne trouveriez-vous pas le courage de porter plainte contre lui ?
            Réfléchissez, c’est parce que vous saurez vous faire justice à vous-même que vous deviendrez plus en paix et que vos enfants pourront profiter en retour d’une mère plus sereine parce qu’elle se respecte.

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  25. SARA

    Bonjour je voulais juste vous remercier.
    J’étais prise dans une problématique et une cupabilité à cause de mon agressivité/impatience de ce week end et en vous lisant, surtout le passage où vous expliquez que lorsqu’on est dans l’agressivité on n’aime pas son enfant ; cette vision claire et puissante a transformé mon rapport à mon fils de 6 ans le soir même. Chaque fois que j’allais être prise par de l’agressivité envers lui pour telle ou telle raison, je pensais immédiatement que je n’étais pas dans l’amour (et c’était très réel), alors je me remettais tout de suite dans un sentiment d’amour et de bienveillance (parce qu’évidemment c’est insupportable de sentir qu’on n’aime pas son enfant ne serait ce qu’un court moment), et mes réactions se transformaient, lui ressentait l’amour que je lui portais et modifiait ses comportements sans que j’ai besoin de crier ou de punir. L’amour circulait de nouveau et notre rapport était transformé.
    Voici plusieurs jours aujourd’hui que j’intègre cette façon d’être avec mes enfants, je me sens beaucoup plus sereine et nos rapports sont meilleurs.
    Bravo pour la justesse de vos analyses, cet article est une vraie thérapie à lui tout seul pour qui est déjà en chemin.
    Merci encore

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Oui, « Quand on est dans l’agressivité, on n’aime pas son enfant », et je sais que cette formule est inaudible pour certaines personnes qui voudront m’expliquer qu’on peut très bien s’énerver contre son enfant et l’aimer.
      Ce qu’il s’agit de comprendre c’est que l’amour pour nos enfants n’existe réellement que quand ils le reçoivent et que l’énervement est un obstacle à pouvoir recevoir l’amour.
      Nous pouvons être persuadés intérieurement d’aimer notre enfant et en même temps nous énerver contre lui et crier. Mais qu’est-ce qu’un soi-disant amour que l’autre ne peut pas recevoir ?
      Votre partage est fort intéressant parce qu’il montre que quand on est énervé, on peut s’entrainer à « revenir à soi-même » et aux véritables sentiments qu’on a pour l’autre. cela s’appelle un entrainement à la maitrise de soi-même et cela l’autre le sent, il sent qu’on fait cela pour lui, parce qu’on l’aime.
      Si – quand nous sommes énervés contre l’autre – nous nous souvenons de revenir à nous-mêmes pour nous souvenir de ce que nous voulons vraiment dans notre relation à cet autre, nos relations aux autres vont très rapidement changer parce que comme vous l’avez découvert « l’amour va circuler ».

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  26. cosi

    Bonjour
    merci beaucoup pour cet article, en effet le non-amour lors des disputes est très douloureux à vivre pour moi.
    Je suis une maman de 46 ans et ma fille en a 13. J’ai le sentiment d’êrte parfois trop dure et exigeante et en même temps parfois laxiste. Je l’élève seule depuis ses 2 ans et demi et son papa ne nous a pas bcp aidées, ils se voient que très peu. J’ai été obligée de travailler depuis tjs et regrette d’avoir ‘gâché’ ses années précieuses dans le sens que j’étais souvent stressée, fatiguée et parfois agressive envers elle. Comme il ne s’est pas occupé de notre fille, j’ai parfois ce sentiment culpabilisant d’avoir perdu des années de ma vie de femme vu que je m’en suis occupée quasi exclusivement.
    Elle est sensible et s’est au fur et à mesure un peu enfermée, même si on a parfois des partages précieux je regrette cette distance qui se crée.. J’ai p.e. moi-mème eu un manque d’affection de ma maman et quelque part dans ma mémoire lointaine il y a un épisode d’abus (mais qui était plutôt une exploration) que je n’arrive pas à cerner.
    Avec ma fille le dialogue est maintenant difficile et je n’arrive pas à lui transmettre l’immense amour que j’ai pour elle mais souvent que les critiques. Je suis épuisée de cette guerre et ce qui m’attriste aussi c’est qu’avec bcp de monde je suis douce et bienveillante mais j’y arrive moins avec elle et elle en a besoin. Je culpabilise mais ce qui est difficile s’est de sentir cette distance qui se creuse et son agressivité envers moi, qui est ce fameux miroir..
    Je vous remercie pour votre aide que j’ai pu déjà cueillir dans les différents commentaires mais peut-être vous avez des conseils qui pourront m’aider encore plus.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Malgré votre ambivalence, si le non amour dans les disputes vous est douloureux à vivre, je présume que cela augure bien pour vous comme pour votre relation à votre enfant.
      Lui transmettre l’immense amour que vous avez pour elle, c’est précisément lui permettre de vivre ses émotions sans devoir les lui reprocher parce qu’elles ne vous conviennent pas.
      Je ne peux que vous conseiller de vous faire aider afin d’explorer les abus dont vous avez été la victime et dont vous convenez en les minimisant, que vous vous remémorez avec peine et qui sont certainement pour quelque chose dans votre propre agressivité.
      Pour aller plus loin, vous pouvez aussi lire : Culpabilité et souffrance

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  27. Heugarot

    J ai lu votre article et je me reconnais dans les témoignages. J ai 1 fils de 8 ans et une fille de 6 ans.depuis quelque temps c est disputes cries insultes violence verbales autant que physiques. Je n en peux plus et eux non plus. Ca à une incidence sur son travail à l école pour mon fils. Je ne sais plus quoi faire. Car je les aimes tellement.

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  28. lilapo

    Je vous écris car j’ai besoin d’aide. Ce n’est pas pour moi mais pour mon mari. C’est un homme très doux avec moi, et avec tout le monde. Aux petits soins avec tous ceux qui le sollicitent. Je vis avec lui depuis presque 10 ans et c’est le mari parfait. Nous avons deux enfants 3 et 1 an. Les deux enfants n’ont pas fait leurs nuits et continuent à se réveiller la nuit (parfois 4 à 5 fois). Puisque nous travaillons tous les deux, on instaure un tour pour le réveil. Parfois, pendant des périodes de fatigue, mon mari devient agressif avec les enfants, les pleurs et les cris l’insupportent. Par exemple, cette nuit (4ème réveil de la nuit), il a pris le dernier (1 an), qui était debout à pleurer dans son lit, par l’encolure de sa gigoteuse, l’a soulevé et l’a « jeté » sur le lit ! Une autre fois, avec le grand, quand il avait 5 mois, il lui a mis l’oreiller sur le visage car il pleurait. Deux secondes, mais pour moi, son geste est impensable ! J’interviens à chaque fois, et il s’arrête net. Il m’a avoué, quand on en a re-parlé, ne pas pouvoir se contrôler sur le moment et il est ensuite rongé par la culpabilité.
    Ces réactions exagérées restent assez rare, et il joue et passe beaucoup de temps avec les enfants.
    Il est à noter que sa mère n’hésitait pas à le gifler quand il était petit (pas de violence acharnée mais éducation à l’ancienne). (Sa maman, elle-même, a été frappée par sa propre mère).
    Ce qui intéressant, c’est que c’est sa mère (ma belle-mère) qui garde nos enfants et, maintenant, après des thérapies et beaucoup de travail sur elle-même, elle applique l’éducation positive avec nos enfants. Et ça se passe très bien.
    Elle en parle avec mon mari quand elle le voit gronder le petit de 3 ans après une bêtise. On a souvent des discussions sur comment élever nos enfants. Elle, elle est à fond dans l’éducation positive, un enfant ne doit pas pleurer. Lui il est pour l’éduquer durement, « une petite fessée n’a fait jamais fait de mal à personne ». Ses propos me choquent mais je ne sais pas s’il le fait pour provoquer sa mère (sorte de jalousie car sa mère qui le giflait quand il était petit, est aux petits soins avec nos enfants), ou bien parce qu’il le pense vraiment !
    Je ne sais pas quoi faire ? Dois-je insister pour que mon mari aille chez un psy ? Je comprends qu’on puisse crier et gronder quand on est fatigué. Mais chez mon mari, ça vient d’un coup. Ça passe directement de la phase « je suis cool, je gère » à « réaction surdimensionnée et inattendue ». Est-ce juste dû à la fatigue, au manque de sommeil et au stress au travail comme il le dit? Mon instinct de mère me sonne l’alarme, en me disant qu’il risque, un jour, de ne pas s’arrêter à temps, un jour où je suis absente pour intervenir, et qu’il fasse un geste que nous regretterons toute notre vie !

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      A vous lire, la première chose qui me frappe est votre contradiction entre la manière dont vous présentez votre mari (doux et aux petits soins) et la manière dont il est réellement quand les autres ne sont pas comme il souhaiterait qu’ils soient. (Je vous assure que nous sommes tous doux et adorables quand les autres ont des comportements conformes à ceux que nous voulons qu’ils aient !)
      Donc je vous invite à commencer par ouvrir les yeux en lisant cet article : Les racines de la violence.
      Oui, écoutez donc votre instinct de mère qui sonne l’alarme, il faut – si vous voulez sauver vos enfants – que votre mari regarde en face sa colère refoulée et cela se fait à travers une psychothérapie.

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  29. Hb

    Bonjour,

    Voilà parfois je n arrive pas à dormir car je me sent mal très mal et regrette ce que je fait… j ai 2 enfants une fille de 9 Ans et demi et un garçon de 5 ans… je suis très dure et très exigente envers ma fille. .. car elle m agace parfois… je la trouve parfois compliqué… elle m observe, m analyse souvent assez curieuse… attentif a ce qui se passe entre son père et moi… quand on sort ensemble (pas très souvent) elle parle beaucoup touche a tout et veux tout le temps que je lui achete des trucs ( petit carnet, stylos, stick à lèvre. ..) je lui refuse et fait mine de pas l entendre… elle est calme et sii douces mais je me rend compte qu elle s éloigne de moi petit à petit qu elle préfère être avec son papa même s il n est jamais present pour eux, fait tout le temps la gueule ne leurs parlent pas bcp…. très distant, elle est très jalouse de son frère car je suis trop laxiste avec lui…

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Quelque soit votre mauvaise conscience et votre culpabilité, vous pouvez être persuadée que le fait que vous soyez dure et exigeante avec votre petite fille répond à des données inscrites en vous depuis l’enfance.
      Votre agressivité ne peut qu’être liée à une souffrance plus ou moins insupportable.
      Et c’est cela que vous pouvez découvrir dans un travail thérapeutique de connaissance de vous-même afin de devenir capable de déjouer des comportements qui ont pu être utiles pour vous dans le passé mais qui vous obligent aujourd’hui à la maltraitance.
      Il vous reste donc à vous demander quels moyens vous souhaitez vous donner à vous-même pour stopper cela ?

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  30. Maryève

    Bonjour, j’ai 37 ans. 2 enfants. Et cela fait 6 ans que je travaille sur le fait que mes parents ont été et sont encore toxiques. J’ai passé ma vie à être rabaissée et à essayer de leur plaire etc…. bref, depuis Noël j ai dit NON, et STOP c’est à dire , que je ne vais pas les changer , mais que je ne veux plus de leur agressivité et mépris et de leur ignorance . 6 ans sur le fait d’expliquer pourquoi ils sont comme cela etc , et après il faut que j avance moi , ma vie se doit pas tourner autour d eux , seul solution, quitter ce milieu toxique. Et enfin démonter une agressivité que j ai en moi . Mes parents m ont donné toute forme d agressivité parce qu’elle était forme amour et méritée. Je lutte pour casser briser ce schéma. J’aime mes enfants plus que tout, est ce qu’il faut leur expliquer pourquoi je peux m emporter et pourquoi je suis protectrice avec eux. Je leur montre énormément d affection mais je suis souvent exigeante. C est je pense le travail d’une vie, j avance doucement et une grande étape de mon histoire en disant stop à mes parents. Je ne peux pas leur pardonner encore je n en suis pas du tout là, je suis en fasse de deuil de ce que je n’aurai jamais. Je me pardonne à moi par contre d avoir pris ce temps pour arrêter d être un enfant de parents toxiques !? La vie est très courte et très dure mais pleines de bonheurs . Merci.

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  31. Stewart

    Maman d’une petite fille de 10 mois j’ai lu votre article (pas tout en detail). Je l’ai gronde aujourd’hui, 2 fois , je lui ai donné une tape sur la main. J’ai remarqué du coup qu’elle me fesait la même chose , le fameux effet miroir… J’en ai parlé à mon compagnon en lui disant que ” c’est nul et que ca ne résoud rien” , que je commençais à ne plus avoir de patience et que celà me fesait peur. Je me découvre tres agressive avec elle quand je suis fatigué et qu’elle ne va pas dans le sens que je veux ( que je suis pressé et qu’elle ne me laisse pas la changer car elle n’arrête pas de vouloir s’asseoir) par exemple. J’ai de l’amour propre mais pas encors de dignité… J’ai lu aussi que vous aviez fait un article sur ” enfant menteur , Parent qui fait peur” je fait parti de ces enfants . Quand j’ai expliqué à ma mère que petite je lui mentais car j’avais peur d’elle , elle ne m’a pas prise au sérieux. Celà m’arrive encors de lui mentir , elle est tres angoisse ( à fait une névrose d’angoisse à la mort de sa mère avant ma naissance) et peux se mettre dans des colères pas possible. Combien de fois petite , elle m’a dit que je n’étais qu’une petite menteuse comme mon père ; alors que elle meme ( je l’ai vu faire, ” ne lui dit pas qu’on a été voir cet personne ou que j’ai telephone à untel”…) mentais à mon grand père a plus de 40 ans car elle avait peur de lui ( il était aussi un grand anxieux) . J’ai hérité de cette anxiété , je ne voudrais pas faire subir celà à ma fille je veux qu’elle ai confiance en moi et qu’elle n’ai pas peur de me parler. Celà ne m’explique pas cette violence, oui violence que je ressent en moi quelquefois. C’est terrible, je me sens desempare.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Ne restez pas ainsi désemparée, agissez : cette violence que vous ressentez en vous quelquefois n’est rien d’autre que de la violence refoulée, quand vos éducateurs ont cherché à vous faire croire que la violence que vous subissiez était un acte d’amour. Il vous faut donc la mettre à jour c’est-à-dire entreprendre un travail de connaissance de vous-même qui vous permettra de donner du sens à vos propres émotions et ressentis.
      Pour commencer je vous invite à lire :
      Les racines de la violence
      Comment sortir de sa toxicité de parent ?
      …et à ne pas considérer que cela s’applique aux autres mais pas à vous !
      C’est votre sentiment de dignité pour vous-même qui vous donnera la force d’entreprendre ce travail.

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      1. Stewart

        Merci pour votre réponse. Juste préciser que je n’ai jamais été battu. J’ai subis des “colères” de ma mère . Est ce que celà peut être aussi traumatisant?

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        1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

          C’est moins la colère en soi qui peut terroriser que la manière dont un enfant la reçoit, la ressent.
          C’est donc vous qui pouvez répondre à cette question (pas moi), car c’est vous qui savez si vous avez eu peur de la colère de votre mère, si vous avez été terrorisée par elle. (Et cela est justement tout l’enjeu d’un travail thérapeutique : découvrir ce que l’on a réellement vécu et que l’on ne sait pas toujours parce qu’on se le cache à soi-même.)

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  32. hiba

    bonjour monsieur
    je ne sais que dire, quand j’ai commencé à lire votre article je me suis senti enervé, je n’ai pas eu le courage de le lire jusqu’à la fin, après je mes suis ressaisi et j’ai continué ma lecture.
    je ne suis pas mariée et je n’ai pas d’enfants, mais ça me rappelle mon enfance, LA VIOLENCE, surtout ya un passage qui m’a tué : mais aussi aller plus loin en convenant que vous n’aimez pas votre enfant “à ce moment là”, convenir à chercher à lui faire mal, et que vous cherchez à le punir en le lui faisant ressentir”.
    vous faire ressentir que vous detesté, que vous n’etes pas à la hauteur de ses attentes et que vous n’êtes pas l’enfant qu’elle souhaité avoir, je l’ai vécu avec ma mére.
    j’ai grandi avec un manque terrible d’amour……actuellement je me prends en charge en suivant des formations psy et aussi des séances chez un specialiste, mais ça me fait toujours mal, je ne suis pas encore guéri, je progresse certes, mais doucement
    j’ai vécu aussi la domination et la méchanceté du père, c’est dur pour un enfant de vivre tout cela, en cet instant où je vous écris j’ai les larmes aux yeux.
    à mon age, (43 ans), je deteste la violence, surtout à l’egard des enfants, ça me revolte vraiment

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  33. Kty

    Bonjour
    Je suis maman d’un deuxième petit garçon qui a 4 mois et je suis au bout du rouleau au point que je lui hurle dessus et que je le prends brusquement. J’ai peur de finir par lui faire mal. Tout a commencé avec son reflux. Des pleurs tout le temps et pour tout. Je suis épuisée mais cette violence je sais que ce n’est pas que ça même si tout me semble démultiplier. J’ai déjà était à bout et me suis emportée contre mon aîné et j’ai cette tendance agressive toxique que vous décrivez si bien. Mais la ca prend des proportions qui me font peur. Je n’ai jamais touché physiquement à mon plus grand. La j’ai envie de le secouer pour qu’il se taise. J’ai tellement honte et me sens tellement mal. Quand je sens que je perds pied j’essaie de le laisser et d’aller crier ma frustration et ma rage dans une autre pièce mais ça ne marche pas toujours. Et plus je suis énervée plus lui evidemment pleure et s’énerve mais je me sens dépassée et épuisée. J’ai l’impression que rien ne va jamais dans ce que je fais et que je ne comprends rien à ce qu’il veut car il pleure tout le temps. Rationnellement je comprends ce que vous expliquez. D’autant plus que j’avais beaucoup fait d’efforts et était parvenue à contrôler en grande partie mon agressivité avec le plus grand notamment grâce à une thérapie que je suis depuis 3 ans. Mais la… je n’arrive à rien et plus je me sens perdre pied plus j’ai peur et moins j’ai l’impression d’y arriver…

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Vous pouvez être certaine que votre propre négativité correspond à des refoulements que vous avez été obligée de mettre en place dans votre enfance et qui ressortent à l’occasion de votre rôle de mère.
      Ce n’est donc pas en “faisant des efforts” que vous vous en sortirez mais en mettant à jour les manières dont vous avez été contrainte de considérer les injustices que vous avez subies comme des témoignages d’amour de la part de ceux qui justement avaient pour mission de vous protéger.
      Votre but est donc de les mettre à jour en profitant à fond de l’opportunité qui est la vôtre d’être dans une relation thérapeutique : vous n’avez rien à perdre et tout à gagner, alors courage, partagez cela avec celui ou celle qui vous écoute.

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  34. mama

    Mettre le holà, tout de suite, mais comment ? Par moment, je n’arrive plus à tout gérer : débordée, fatiguée. La fatigue aidant, il arrive que je ne supporte plus les chamailleries quotidiennes de mes 2 enfants (12 et 7 ans) et les pleurs (également quotidien), réclamations et caprices du plus petit…et quand je suis très fatiguée (burn-out de la maman “parfaite”) : je n’arrive plus à les stopper, les gérer le 2. Je pète littéralement un plomb : on dirait une folle, (je suis dans une telle furie, que je vois la frayeur sur le visage de mes enfants). Je me contiens pour ne pas être violente…Mais jusqu’à quand ? Je suis inquiète, j’ai peur de franchir cette limite ! et vu dans l’état où j’arrive à me mettre ça pourrait être terrible.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Faites-vous aider, servez-vous de votre fatigue, de votre burn out comme d’un signal qui vous dit que vous êtes déjà allée trop loin. Prendre la mesure de ce que cela vous fait de m’écrire que “ça pourrait être terrible” ? Jusqu’où comptez-vous aller dans la destruction ?
      Pour aller plus loin je vous invite à lire : Comment sortir de sa toxicité de parent ?

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  35. Sophie

    Bonjour, je suis maman d’un garçon de 6ans 1/2. Je vais essayer de faire face à cela,ms voilà, depuis mon fils me tient tête et essai de me tordre afin d obtenir satisfaction sur à peu près tout…de plus il est devenu agressif et moi qui ne suis pas à la base comme ça, j ai dû m y résoudre sur les conseils de mon mari militaire (qui a un fichu caractère ). Bref , cette façon me satisfait pas et mon fils ne M apprécie plus comme avant, je sais que si on a dû mal c est parce qu’il n y a pas d équilibre à la maison. .. cela dit, ça me rends folle je déteste cette vie, au point que jspr partir de ce monde où j ai raté ma vie de famille.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Essayez de vous comprendre, essayez de voir pourquoi vous vous condamnez au fatalisme. Pourquoi devriez-vous baisser les bras alors que votre propre sensibilité vous dit très finement que vous vous dirigez dans une mauvaise direction ?
      Pourquoi devriez-vous devenir agressive et violente alors que vous en percevez le danger ? Être maman c’est obéir à votre sensibilité et s’il n’y a pas d’équilibre à la maison, plutôt que de simplement détester la vie qu’on vous impose et désirer partir de ce monde injuste, pourquoi ne pas défendre votre enfant ? C’est Victor Hugo qui disait je crois “Ceux qui vivent sont ceux qui luttent.” Alors courage !

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  36. etoile

    Merci pour cet article que je trouve très aidant. Je suis maman de 2 enfants rapprochés d’1 an dont le plus grand n’a que trois ans. Il y a évidemment beaucoup de moments très agréables à les voir s’épanouir à la vie, mais il y a aussi beaucoup de moments très difficiles pour moi… lorsque l’un entraine l’autre par exemple. Ils sont pleins d’énergie, et parfois je me sens à bout de souffle. Je suis d’un tempérament plutôt patiente, mais effectivement parfois je suis submerger et les colères (et l’agressivité) sortent démultipliées… Je regrette profondément ces accès qui sont à l’opposé de la mère que je souhaite être et des valeurs que je souhaite transmettre à mes petits bouts. Alors je m’excuse auprès d’eux. Ils écoutent attentivement, ne disent rien et repartent jouer… comme si rien ne s’était passer… Parfois j’aimerais être dans leur tête pour connaitre les chemins que prennent et que prendront ces vécus agressifs… Malgré tout je ne cesse d’avancer et d’essayer de m’améliorer…
    Et je m’aperçois aussi de plus en plus de l’importance de l’influence de l’atmosphère général… S’il y a des tensions dans la maison, avec mon conjoint par exemple, c’est bien souvent les enfants qui en font les frais…

    Bref, merci encore pour ces articles qui nous aident à nous comprendre et mieux vivre les difficultés que nous rencontrons, et ainsi à envisager des solutions…

    Très cordialement

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