L’identification dans la relation d’aide

« Ce n’est pas tant l’aide de nos amis qui nous aide que notre confiance dans cette aide. »

Epicure.

Question de Marie-Claude :

Assistante de Travail Social, en Bourgogne.

Je suis « aidante » dans un groupe de femmes qui sont dans une démarche de trouver le chemin de l’abstinence par rapport à l’alcool. Depuis trois séances, une jeune femme de 33 ans, maman de cinq enfants, n’arrive pas à supporter que ses enfants et son mari ne lui fassent plus confiance. Ils la surveillent en permanence, fouillent dans son sac à main, ont mis des mouchards sur son ordinateur… ils ne la croient pas, quand elle dit ne pas avoir bu alors que cela était vrai et à cause de cela, elle vient de replonger. Elle dit avoir confiance en moi car je ne la juge pas. Je me rends disponible pour elle et je pense être bienveillante car je l’écoute (j’ai fait une formation « Approche Centrée sur la Personne » (1), mais je me sens démunie…

Ma réponse :

Vous n’avez pas d’autre motivation consciente que celle d’aider au mieux les personnes qui participent au groupe que vous animez. Vous pratiquez l’écoute active, telle que vous y avez été formée, avec l’espoir de permettre à ces personnes de se sentir en confiance avec vous.

Un jour quelque chose ne va plus. Alors même que vous analysez que la relation à la personne que vous aidez est bonne, bien que vous sentiez qu’elle a confiance en vous, elle ne parvient pas à tenir son objectif d’abstinence d’alcool et cela vous trouble. C’est seulement que son mari et ses enfants, vraisemblablement lassés par son inconstance, ne lui font plus confiance, ils induisent donc chez elle le comportement que justement ils souhaitent éviter… Leur prédiction manipulatoire se réalise, la personne que vous aidez se remet à boire, et vous vous sentez malheureuse, démunie, trahie par des personnes sur lesquelles vous n’avez en réalité aucun pouvoir puisque vous ne les connaissez même pas.

En fait – sans en avoir conscience – vous vous êtes identifiée à la personne que vous vous proposiez d’aider. Vous avez oublié qu’elle n’est pas vous, c’est-à-dire que ses comportements sont régis par des lois psychologiques que vous ne connaissez pas et qui appartiennent à son histoire à elle.

L’identification est un mécanisme psychologique inconscient par lequel une personne tend à établir une relation de similitude avec une autre personne en en appréhendant les symptômes. La sympathie est, par exemple, une identification affective typique.

S’identifier dans la relation d’aide, c’est se reconnaître soi-même dans une caractéristique psychologique d’une personne que l’on aide. Or s’il s’agit bien de faire preuve d’empathie et de compréhension vis-à-vis de cette femme, il ne s’agit pas de ressentir personnellement sa souffrance comme si vous étiez devenue elle-même.

Se désoler personnellement de la situation que vit l’aidé est quelque chose de dangereux (pour un aidant), car cela revient à prendre et analyser ce que vit l’aidé à travers soi, donc à se mettre à une place qui n’est pas la sienne. Rester à sa place d’aidant, c’est ne pas se fixer sur le rôle du « je » de l’aidé, et pour cela se souvenir constamment (au cœur de la relation) que l’autre est un autre, afin d’éviter de prendre le risque de devenir lui.

C’est à cette condition que la relation d’aide et l’empathie deviennent possibles, une condition qui met chacun (l’aidant comme l’aidé) à sa place objective.

Carl Rogers (2) exprimait les choses ainsi : « Puis-je avoir une personnalité assez forte pour être indépendant de l’autre ? Mon moi intérieur est-il assez fort pour sentir que je ne suis ni détruit par sa colère, ni absorbé par son besoin de dépendance, ni réduit en esclavage par son amour, mais que j’existe en dehors de lui avec des sentiments et des droits qui me sont propres. »

Etre indépendant de l’autre, c’est oser le rencontrer sur la base de la vérité de la relation : je ne suis pas toi, tes problèmes ne sont pas les miens et c’est justement grâce à cela que je peux t’écouter et te comprendre sans te juger, sans devoir prendre parti. Cette attitude n’est pas de l’indifférence, c’est de la « différence respectée » qui est la garantie – pour celui que nous nous proposons d’aider – de notre écoute objective. A l’inverse, craindre de se sentir démuni par exemple, c’est se retrouver préoccupé par soi-même plutôt qu’à l’écoute de l’autre. Je prends tellement à cœur tes problèmes qu’ils me deviennent insupportables… ce qui m’empêche de pouvoir t’entendre. Etymologiquement comprendre signifie « prendre avec soi », inclure, ce que Carl Rogers appelle « être à l’intérieur du monde de l’autre » et non pas « être comme toi » qui signifie s’identifier à l’autre.

Ainsi – dans votre relation d’aide – faire sentir à cette femme que vous êtes avec elle et que vous la comprenez, est différent de souffrir personnellement de la manière dont sa famille se comporte avec elle… Oui, sa famille, se comporte de manière manipulatrice, mais c’est sa famille à elle et vous n’y pouvez rien, c’est ainsi. Quand vous partagez que c’est « à cause de ça », qu’elle s’est remise à boire, vous prenez parti pour elle contre sa famille en vous appropriant ce qu’elle dit, vous devenez en quelque sorte sa complice dans une identification inconsciente.

N’est-ce pas sa contradiction « à elle », de continuer de tolérer que ceux qui sont en principe là pour la soutenir, l’enfoncent en la faisant douter d’elle-même au moment où elle a le plus besoin de ses ressources ?

Vous sentir démunie, c’est aussi prendre le risque de vouloir en faire plus que ce que vous pouvez faire. Ce n’est pas à vous aidant de « réussir », votre rôle est d’accompagner, accompagner ne veut pas dire accompagner dans la réussite exclusivement (car elle ne dépend pas de vous mais de l’aidé), accompagner signifie rester fidèle à l’autre tel qu’il est, donc accompagner l’autre là où il va, quel que soit l’endroit où il va. Surtout, vous n’êtes pas là pour juger ce qui est bon ou mauvais pour la personne que vous accompagnez, la voie de son évolution est unique, par quels chemins contradictoires et insoupçonnables cette personne ne va-t-elle pas passer ? Se souvenir de cela c’est devenir capable de ne pas s’émouvoir outre mesure de ce qui semble – à un moment donné – être un échec. Les échecs ne sont que des mirages par lesquels la vie fait passer ceux qui veulent réussir, pour devenir un jour enfin capables de ce qu’ils veulent vraiment. Les difficultés par lesquelles passent les personnes que vous aidez ne sont pas les preuves de leur incompétence, ou de la cruauté de la vie à leur égard, mais des occasions déguisées, « en vêtements de travail » (l’image est de je ne sais plus qui), qui leur sont données pour les faire progresser. Vous n’avez donc – en tant qu’aidant – rien à craindre, aucune raison d’avoir peur pour l’autre.

Maintenant, regardons d’un peu plus près la situation concrète de cette femme.

Elle se « victimise » en vous disant « si je ne réussis pas ce n’est pas de ma faute (pas de notre faute ?), c’est la faute de ma famille. » Elle bute sur un schéma d’excuse, rançon de sa non confiance en elle, qui l’empêche de faire ses choix de manière autonome en devenant pleinement responsable d’elle-même.

Votre rôle est bien de l’accompagner dans le lieu même où elle bute. L’accompagner c’est l’entendre et la comprendre, pas la justifier. Si – quand elle vous dit « ce n’est pas ma faute » – vous lui répondiez « je suis d’accord avec vous », vous prendriez partie pour la part d’elle-même incapable de faire des choix autonomes, contre la part d’elle-même secrètement désireuse de les faire. Votre travail d’aidant c’est d’adhérer à ce qu’elle dit, c’est-à-dire être tout à fait d’accord pour qu’elle dise ce qu’elle dit, sans devoir pour autant lui exprimer que vous êtes personnellement d’accord avec ce qu’elle dit.

Aider, ce n’est pas prendre parti, c’est être là, faire ressentir sa présence justement bienveillante parce que neutre.

Vous savez que l’approche « ACP (1) » met l’accent sur le patient et le processus relationnel plus que sur le symptôme. La mettre en pratique c’est ici, accorder une importance égale au fait qu’elle se soit remise à boire, et au fait qu’elle « n’arrive pas à supporter que ses enfants et son mari ne lui fassent plus confiance » puisque cela la contraint pour le moment à rechuter. Ces deux aspects des choses sont « sa vérité » du moment, qu’elle a à intégrer pour pouvoir la dépasser.

Même si – pour le moment – elle se sent en échec, c’est sur cet échec qu’elle va pouvoir s’appuyer (avec votre accompagnement bienveillant), pour sentir qu’elle a la force en elle de ne plus succomber à l’attitude négative de sa famille.

Il s’agit donc pour vous, à travers votre écoute active, à travers le regard que vous posez sur elle, de lui permettre de se sentir comprise (donc pas jugée) par vous. C’est ainsi que peu à peu, elle se sentira avec vous comme avec une amie (3) et c’est cela (cette relation issue de votre regard) qui l’aidera à prendre conscience qu’elle est une femme qui a le droit d’être qui elle est et ce qu’elle est. C’est cela qui l’aidera à prendre un jour suffisamment confiance en elle-même pour agir (peut-être pour la première fois de sa vie), positivement pour elle-même en ne buvant plus.

Si vous lui répondez quelque chose comme « oui, je comprends tout à fait que ce soit douloureux pour vous d’être, une fois encore, la victime des agissements manipulateurs de votre famille qui ne vous fait pas confiance. » Vous êtes activement « avec » elle. Peut-être s’en servira-t-elle pour se « victimiser » encore davantage ? Peut-être – a contrario – cela sera-t-il l’occasion pour elle d’une prise de conscience douloureuse et salutaire que ceux qui l’entourent ne lui veulent pas du bien ?

Convenons qu’une personne qui a un problème d’alcool est une personne qui ne se veut pas du bien. Comment une personne qui ne s’aime pas elle-même pourrait-elle s’entourer de personnes réellement bienveillantes ? Ses mécanismes psychologiques inconscients négatifs sont à l’œuvre dans ses relations…

Ce qu’elle conclura sera une étape sur son chemin à elle, au moment même où vous-même êtes « réellement » une personne qui lui voulez du bien.

Mais dès lors que « ce qu’elle fait » ou « ce qu’on lui fait » ne vous convient pas « à vous », cela devient de la confusion (entre vous et elle), et il n’y a plus de relation d’aide.

En réalité, il y a de multiples causes au fait qu’elle ait replongé. Certes sa famille a exercé une influence négative sur elle, au moment où elle avait le plus besoin de se sentir soutenue et crue, mais cette influence aurait été nulle si elle avait eu, en elle, pour la contrebalancer, la force et la confiance qui lui auraient permis de rester fidèle à ses décisions.

N’avons-nous pas vite fait d’accuser les autres de nos faiblesses ou incapacités personnelles ? Ne serait-ce pas injuste de risquer d’entretenir chez elle l’illusion de la victime impuissante, une pauvre femme maltraitée par sa famille indigne ?

La manière dont les schémas des uns et des autres s’enchevêtrent dans les relations familiales créent beaucoup de souffrances mutuelles. Accéder à l’autonomie, n’est-ce pas pouvoir devenir capable de compter sur ses propres forces, de telle manière que même ceux qui prétendent nous aimer ne puissent plus nous influencer négativement ?

Un dernier point…

S’il est vrai qu’aider l’autre c’est comme se retrouver en face du miroir de soi-même – si vous avez le désir d’aller plus loin en comprenant ce qui vous arrive – vous vous retrouvez-là en face d’une belle opportunité…

Quand l’aidant se sent négativement démuni face à l’aidé, ce qui revient à dire, quand l’aidant est atteint émotionnellement par ce que vit l’aidé, il doit (s’il veut grandir) se poser la question de la nature de ce qui est ainsi touché en lui :

→ Qu’est-ce qui fait que la rechute de cette femme me touche personnellement si douloureusement et me remet en cause, créant chez moi une émotion de…

→ En quoi l’histoire de la personne que j’accompagne parle-t-elle de mon histoire à moi (même si c’est dans un contexte différent) ?

Pour être encore plus précis :

→ N’y a-t-il pas encore au fond de moi – vivante et non guérie – une part de moi-même douloureusement trahie par ceux qui avaient pour mission de m’aimer qui, à l’occasion de cette relation d’aide, a resurgi si vite que je n’ai pas eu le temps de l’identifier ?

→ Qu’est ce qui, pour moi, serait si difficile à vivre dans le fait qu’on ne me fasse pas confiance, pire, qu’on ne me croie pas au moment même où j’ai besoin qu’on me croie ?

Si la réponse à ces questions trouve quelque écho en vous, c’est que des émotions cachées ne demandent qu’à être identifiées et mises en lumière, afin de vous permettre de vous en désidentifier.

Ce travail sur vous-même est la condition absolue pour qu’un jour vos propres émotions vous laissent en paix et n’interfèrent plus dans vos relations d’aide car, c’est parce que nous sommes nous-mêmes conscients de nos propres émotions (et que nous les acceptons), que nous pouvons être en relation d’aide avec l’autre.

Notes :

(1) Approche Centrée sur la Personne (ACP) : étiquette qui désigne la méthode mise au point par le psychologue Carl Rogers et qui met l’accent sur la qualité de la relation entre le thérapeute et le patient à travers l’écoute empathique, l’authenticité, le non-jugement, etc.

(2) Carl Rogers, « Le développement de la personne. » Editions Dunod. 1996.

(3) Allusion à l’expression « comme avec une amie », utilisée dans la “Lettre d’une élève infirmière entrain de mourir“, publiée par Elisabeth Kubler-Ross, et qui décrit de manière explicite les besoins réels de l’aidé.

© 2012 Renaud PERRONNET Tous droits réservés.

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3 réflexions au sujet de « L’identification dans la relation d’aide »

  1. * Aud *

    Bonjour, J’aimerais réagir sur le :
    “A l’inverse, craindre de se sentir démuni par exemple, c’est se retrouver préoccupé par soi-même plutôt qu’à l’écoute de l’autre. Je prends tellement à cœur tes problèmes qu’ils me deviennent insupportables… ce qui m’empêche de pouvoir t’entendre. Etymologiquement comprendre signifie « prendre avec soi », inclure, ce que Carl Rogers appelle « être à l’intérieur du monde de l’autre » et non pas « être comme toi » qui signifie s’identifier à l’autre.”

    => comment faire pour ne pas “prendre tellement à cœur” les problèmes des autres ? Est ce qu’il y a une manière de se recentrer sur l’autre lorsqu’on voit qu’on est trop impliqué ?
    Personnellement, en tant que soignante je suis très souvent beaucoup trop impliquée (sensibilité accrue ? Probablement….) : et lors des rares fois où j’essaie de me détacher c’est tout l’inverse qui peut se produire : phénomène d’évitement, or ce n’est pas bien non plus. Comment trouver ce juste milieu ? Dur dur…

    En vous remerciant d’avance de me lire.
    Bonne Journée à vous.

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      N’est-ce pas parce que vous constatez que vous allez trop loin que vous pouvez vous mettre une limite ? Comment s’y prendre, dites-vous ? D’abord en osant le constater, puis en agissant sur soi-même. Que faire si vous n’y parvenez pas ? Découvrir ce qui vous contraint d’avoir des attitudes que vous ne voulez pas avoir.
      Ici, je propose une piste à Marie-Claude quand je lui dis : “N’y a-t-il pas encore au fond de vous – vivante et non guérie – une part de mvous-même douloureusement trahie par ceux qui avaient pour mission de vous aimer qui, à l’occasion de cette relation d’aide, a resurgi si vite que vous n’avez pas eu le temps de l’identifier ?” Comprenez que nous avons besoin de nous “guérir” nous-mêmes, pour aider les autres.
      Prenez donc vos exemples concrets et précis à vous et posez-vous ce type de question. Vous pouvez aussi partager cela sur ce site, je vous répondrai.

      Autre chose, quand vous dites que vous aimeriez trouver ce “juste milieu”, j’ai l’impression que vous aimeriez le trouver “une fois pour toutes” avec vos malades, ce qui n’est, bien entendu, pas possible. Chaque personne est unique comme vous-même, donc chaque malade vous touchera personnellement plus ou moins et d’une manière différente des autres soignantes. A chaque relation, vous aurez donc à vous situer et à faire ce travail, c’est ainsi pour tout aidant.

      Vous vous jugez en partageant que vous trouvez que vous êtes beaucoup trop impliquée, est-ce vrai ? Je ne sais pas, encore une fois, il faudrait que vous partagiez un échantillon vous aussi, nous pourrions voir ensemble. Par contre si vous tentez de vous “détacher” volontairement, il est normal que ce soit l’inverse qui se produise (autrement dit que vous n’y parveniez pas). La relation ne se travaille pas exclusivement avec la volonté et la raison mais aussi avec le coeur et la lucidité, et la lucidité, ça s’apprend peu à peu.

      Répondre
  2. Aud

    Merci pour votre réponse. Effectivement, je cherche toujours une réponse qui serait : “il faut faire ça et pas ça”. or, y a-t-il vraiment une réponse aussi évidente ? Je ne pense pas… les hommes sont tous différents et réagissent différemment aux émotions.
    En fait, quand je mets tout cela par écrit ça me parait si simple… en vrai c’est différent.
    Des vécus d’implication personnel j’en ai pas mal. Par exemple, les fois où je suis au bord des larmes en accompagnant les familles de patients décédés dans notre service. Pourtant j’ai mon petit rituel : avec ma collègue je m’occupe de la personne défunte, la chambre est rangée, propre, j’y prépare des chaises, j’accueil la famille, présente mes condoléances, les accompagnent dans la chambres, les rassurent, leurs expliquent que je les laissent seuls que je ne suis pas loin s’il y à quoique se soit. Lorsque je dit que je m’implique “trop” c’est quand il m’arrive de prendre la famille (mari, femme, fils, fille etc) dans les bras, au bord des larmes moi-même…
    Maintenant que je met tout cela par écrit je me rappelle d’une phrase que vous aviez dites, je crois, en formation : “et alors si vous pleurez ?”. Après tout pourquoi pas ? Je crois que je m’interdit au nom de je ne sais quoi (parce que je suis soignante ?!) de pleurer…
    Je me suis un peu répondu moi même je crois (rire).
    Ps : il est vrai qu’avec les patients souffrant d’addiction, la relation d’aide est plus délicate.

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