Ma propre mère me culpabilise, comment en sortir ?

Question de Dominique :

Commercial à Neuilly-sur-seine, France.

Je suis un homme de 48 ans divorcé ; chaque fois que j’ai ma mère au téléphone, elle a le « don » de pointer du doigt ce qui ne va pas, ou ce que je n’ai pas fait ou bien fait, ma négligence vis-à-vis de mes enfants, mon laisser aller…

Bref elle me fait culpabiliser et cela me perturbe énormément à un point tel que je manque d’estime de moi et donc me sens en permanence en infériorité.

Comment sortir de ce piège qui me détruit ?

Ma réponse :

Le rôle d’une mère est de développer pour ses enfants, adultes ou non, un amour tel qu’ils se sentent aimés « tels qu’ils sont »… car c’est ainsi qu’ils pourront – notamment dans les inévitables moments de crise et de remise en cause qu’ils vivront – continuer de développer leur confiance en eux.

Une mère qui téléphone régulièrement à son fils de 48 ans pour lui faire des reproches sur la manière dont il mène sa vie n’est pas une mère qui le respecte mais une mère qui (peut-être sans le savoir donc inconsciemment) projette son énergie mortifère sur lui ?

Si vous n’avez jamais – au cours de votre vie – osé remettre en cause le jugement de votre propre mère sur vous-même, vous ne pouvez qu’en être la victime. Peut-être vous dites-vous depuis toujours qu’aimer votre mère, c’est croire que ce qu’elle dit de vous est vrai ? Si tel est le cas, vous êtes dans la confusion car penser que de ne pas écouter et croire ses jugements sur vous c’est la désaimer ou lui manquer de respect, vous contraint de souffrir de ses projections négatives, sans jamais pouvoir les remettre en cause.

Nous avons tous été bombardés – dès le premier jour de notre naissance – par des suggestions négatives de nos parents et éducateurs qui nous limitent, et vous semblez l’avoir été fortement par votre propre mère.

La première idée que vous vous êtes faite de vous-même provient des personnes qui vous ont mis sous leur influence et ces personnes s’appellent principalement vos parents. Si des liens affectifs solides et positifs se sont créés avec eux (et en particulier avec votre mère) et que ceux-ci vous ont respectés, une saine estime de vous-même pourra s’élaborer. Si ce n’est pas le cas, le sentiment que vous aurez de vous-même sera à la fois négatif et déficient.

C’est parce que l’idée que vous vous faites de vous-même – aujourd’hui encore – est déficiente que vous vous retrouvez sans défense face aux projections négatives de votre vieille mère tentaculaire, vous êtes condamné à la croire donc à vous culpabiliser quand elle vous culpabilise.

Dépendant que vous étiez (enfant) de votre besoin de lui plaire (n’oubliez pas qu’elle détenait, à cette époque, votre survie), vous n’avez jamais songé à remettre en cause son autorité sur vous… et ceci semble perdurer jusqu’à aujourd’hui où, quand elle se permet de déverser ses critiques et jugements négatifs à votre égard et ceci dans vos propres oreilles, vous ne pensez même pas possible de mettre une limite à ses exactions, pire vous devenez « sa chose », vous êtes « en son pouvoir » : c’est ainsi que parce qu’elle n’a pas d’estime de vous, vous perdez votre propre estime de vous, et que parce qu’elle vous juge « inférieur » ou incapable, vous vous pensez « inférieur » ou incapable.

Peut-être ce temps est-il aujourd’hui révolu pour vous, homme de 48 ans, qui prend conscience, qu’il est depuis si longtemps dans « un piège qui le détruit », pour reprendre votre très juste expression.

Être dans un piège, c’est aussi se laisser piéger et voir qu’on se laisse piéger c’est le commencement du respect dû à soi-même.

Oui, regardez les choses en face : votre propre mère exerce son pouvoir contre vous. Allez-vous la laisser faire ? Allez-vous vous confiner dans ce rôle de victime pourtant si douloureux pour vous ? Croyez-vous que c’est en vous laissant culpabiliser de vos négligences, en pactisant avec celle qui ne vous veut pas du bien, avec celle qui veut vous faire croire que vous n’êtes jamais à la hauteur des situations qu’il vous est donné de vivre, que vous vous aiderez vous-même à les surmonter ?

Un être humain n’accepte d’être culpabilisé ou persécuté par un autre que parce qu’il donne intérieurement son assentiment à ce que pense de lui cet autre. C’est parce que vous vous pensez misérable que vous vous laisserez culpabiliser par ceux qui vous jugeront misérables.

Il vous reste donc – puisque vous avez commencé à remettre en cause la véracité du jugement de votre mère – à découvrir comment elle s’y est prise, depuis si longtemps, pour vous piéger. Cela vous demandera du courage et de la résolution mais c’est à ce prix que peu à peu vous pourrez vaincre les démons qu’elle projette sur vous.

© 2009 Renaud PERRONNET Tous droits réservés.

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Pour aller plus loin, vous pouvez lire mes articles :

36 réflexions au sujet de « Ma propre mère me culpabilise, comment en sortir ? »

  1. Pat

    Ville : Paris
    Pays : France

    S’il est vrai que l’on aime comme l’on a été aimé, alors il est temps de chercher à comprendre pourquoi votre mère vous a mal aimé en vous dévalorisant sans cesse, a-t-elle elle-même été mal aimée, culpabilisée, manipulée ? Peut-être cela vous aidera-t-il a ne pas reproduire le même schéma car c’est souvent ce que l’on fait faute d’en prendre conscience, on reproduit, on souffre et on fait souffrir.

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  2. Véronique

    Merci pour votre courriel, j’en ai grand besoin ! Le texte m’aide énormément à voir plus clair en moi et à comprendre mes réactions ainsi que celle de ma mère.

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  3. Myriam

    Profession : Animatrice
    Ville : Jarny

    Ce que vous vivez, est intolérable et pas supportable. Votre maman a oublié que vous étiez un adulte et non plus son petit enfant. Elle a aussi oublié qu’il fallait qu’elle vous élève pour vous même et non pour elle même. Ce n’est pas digne en tant que parents d’être son dictateur. Le rôle que nous avons en tant que telle, est de les conseiller, de les aider si les enfants nous le demandent, nous n’avons pas le droit d’être les instiguateurs de leur vie. Par expérience, ne vous laissez pas sombrer dans son jeu de maman abusif et destructif, ne lui laisser plus le droit de gérer votre vie car vous, vous ne gérez pas la sienne. Car dans cas, elle outre passe ces droits. Monsieur, remettez votre mère a sa place car elle ne connait certainement pas la signification du mot “RESPECT”. Mais surtout ne reproduisez pas la même chose sur vos enfants, laissez les vivre et soyez là lorqu’ils vous le demandent. C’est cà être de bons parents.

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  4. Martine

    Ces mères collées après nous, nous bouffent ! Oui ! on les aime et elles nous dévorent ! Oui! c’est un “Sale piège !” comme vous dites. Comment vivre ensuite notre vie d’adulte ? On a peur de tout ! On ne peut plus avancer ! Elles nous paralysent ! En deux mots, elles nous emportent avec elles, dans leurs Tombes !
    Vous devez dire : “STOP ! C’EST FINI ! C’EST TERMINE !
    Je ne veux plus t’entendre, je veux vivre ma vie d’adulte, et puis si je me trompe sur mon chemin, et bien, je serais assez Grand pour réparer mes erreurs, et, c’est ainsi que j’avancerais et que j’évoluerais ! Sans toi, ma chère maman, seulement moi et mon samsara ! Seulement MOi ! Car “MOI” seul j’existe et je ne suis pas toi !
    Je veux vivre ma vie d’adulte.

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  5. Joël

    Profession : Formateur
    Ville : Martigues
    Pays : France

    J’apprécie votre manière d’aborder la culpabilité. J’ai réalisé quelques recherches. Il me semble étrange que le « rayonnement » de la culpabilité « colle » bien à l’expansion du christianisme et/ou du catholicisme.
    Je vous propose une citation qui complète les vôtres :

    « Personne ne peut vous faire vous sentir inférieur sans votre consentement. » Eleanor Roosevelt.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Je suis surpris de votre étonnement car on a bien souvent reproché au christianisme d’être culpabilisant. Voir notamment les critiques de Saint Augustin de qui on a dit qu’il était « l’inventeur » du péché originel. Voir aussi l’étude de Jean Delumeau « Le péché et la peur. La culpabilisation en occident, XIIIème – XVIIIème siècles. »

      En tout cas merci pour cette juste citation.

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  6. Nadine

    Profession : Aide soignante
    Ville : Mancy
    Pays : France

    Je comprends bien la souffrance de Dominique. Avec nos parents nous devrions avoir une enfance heureuse. Nos parents sont souvent malades eux-mêmes. Retrouver sa propre identité se fait par un travail pour ne plus être victime des schémas personnels de nos parents. Le respect de soi et des autres. Découvrir l’empathie avec soi et les autres qui comprennent le sens de ce mot. Bon courage.

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  7. Christiane

    Moi aussi, je comprends si bien ! Ma mère n’est pas à ce point mais tout de même, alors que j’ai 50 ans passés, elle se sent encore obligée de m’expliquer comment on égoutte du riz ou autres “techniques” très difficiles ! J’essaie de le prendre avec humour, mais il ne faut quand même pas que je reste trop longtemps avec elle, sinon je finis par craquer. Je vous conseille le site d’Alice Miller, qui est peut-être parfois un peu excessive, mais qui aide bien à prendre sa place d’adulte vis-à-vis de nos parents.

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  8. Xenny

    Profession : Enseignant spécialisé
    Ville : Genève
    Pays : Suisse

    J’apprécie le dialogue et les interventions à ce sujet. J’aimerais juste vous donner un sujet de réflexion car parfois on se sent coupables sans que la mère nous culpabilise. Mais on peut avoir une sensibilité plus marquée, et avoir impression que tout conseil a le but de nous dévaloriser. Bien évidemment, je ne me réfère à ce cas, je veux juste faire remarquer que de nombreux enfants adultes vivent avec cet état de culpabilité qui empêche toute relation constructive avec leur mère. Un travail serait à faire des deux côtés, dans ces cas.

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    1. Corina

      bonjour, j’ai beaucoup apprécié votre réponse. J’ai une fille qui a 31 ans et que j’aime de tout mon coeur. Elle est fragile et je cherche à l’avertir des dangers de la vie. Elle culpabilise de suite, me dit que je suis négative, je sens qu’elle a de la peine à accepter mes conseils. Elle a rompu avec moi depuis presque un an mais je la comprends, peut-être j’ai été trop présente dans sa vie. Elle m’a appelé aujourd’hui et je suis très contente. Je crois qu’elle aussi est attachée à moi, et j’aimerais cesser à la conseiller. C’est vrai qu’elle veut faire ses expériences, J’aimerais tellement que nous profitons une de l’autre, qu’on se promène, qu’on se voit de temps en temps, je ne demande pas beaucoup… Pensez-vous que ça va être possible ? Avez-vous des conseils à me donner pour que je puisse lui apporter le bonheur ? Merci de m’avoir lu et merci pour vos réponses.

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      1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

        Hé bien il va vous falloir approfondir (oser sentir profondément en vous) ce que veut dire aimer sa fille de « tout son cœur »… Je crois que beaucoup de parents ne savent pas qu’ils n’aiment pas (ou peu) leurs enfants. Ils confondent leur amour avec (par exemple) le fait de se faire du souci pour eux ou de se sacrifier. Ils confondent donc leur amour avec leur angoisse ou leurs croyances négatives.
        Un parent qui aime ne se sacrifie pas pour son enfant parce qu’il sait qu’en se sacrifiant pour lui, il risquerait de lui en tenir rigueur en retour ; comme par exemple cette mère harcelée par son enfant qui lui demande, à plusieurs reprises, de le conduire en voiture chez un copain, qui résiste un long moment parce qu’elle sent en elle (par exemple) le besoin de se reposer… et qui finit par céder. C’est ce parent là qui sermonnera son enfant dans la voiture en lui répétant qu’il en a marre de devoir toujours se sacrifier pour lui, qu’il a autre chose à faire etc.
        Aimer son enfant, c’est arrêter de se préoccuper de soi pour s’ouvrir à lui… Se demander si on est un bon père ou une bonne mère, c’est encore une fois s’occuper de soi et non pas s’ouvrir à l’autre. Par contre se demander « quel est le besoin réel de mon enfant ? » c’est l’aimer.

        Donc votre fille a rompu avec vous parce qu’elle ne se sentait pas respectée par vous, mais aujourd’hui (excellente nouvelle), elle revient vers vous (elle vous montre donc qu’elle vous aime), vous ressentez cela puisque vous en êtes heureuse, et les choses se clarifient pour vous. Vous dites « J’aimerais tellement que nous profitons l’une de l’autre, qu’on se promène, qu’on se voie de temps en temps », bien sûr que cela vous pouvez le rendre facilement possible ! Il va vous falloir l’aimer pour elle (pas pour vous), ce qui signifie sentir ce qu’elle est, ce qu’elle veut et… l’accepter, même si « ce qu’elle veut » vous apparaît (à vous, parfois) quelque peu déraisonnable. C’est à cette condition que votre fille se sentira respectée et aimée par vous. Or l’amour est irrésistible, comprenez que si elle sent votre amour (pas votre attachement), elle ne pourra plus s’éloigner longtemps de vous.
        Peut-être votre fille est-elle « fragile » comme vous le dites, mais le meilleur moyen de lui donner de la force, n’est-ce pas de lui permettre de se sentir aimée par vous ?
        Réfléchissez à tout cela et allez-y, autrement dit parlez-lui avec votre cœur (pas avec votre peur) !

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  9. Anonyme

    Bien beau tout ca, moi j’ai décidé de ne plus la voir pendant des années car elle répercutait son mal être sur mes enfants, mais je ne suis toujours pas guérie de ma mauvaise estime de moi, j’ai tout essayé, rien n’y fait. Désolée pour ce message peu rassurant.

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  10. Carmen

    Ville : Nice

    Courage Dominique, je suis passée par la, dans un premier temps j’ai coupé les ponts, j’ai fait le tri en moi (psychothérapie 15 ans), je ne lui en veux plus du tout, j’ai arrêté de lui prêter la toute puissance sur moi comme quand j’étais enfant, je suis convaincu que c’est ce que je pense de moi qui importe et aura une répercussion. Je ne suis pas du tout religion, mais j’aime bien « il te sera fait comme tu crois », c’est assez vrai : crois que tu ne vaux rien, ou crois en ta valeur…

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  11. Jade

    Peut-être considérer que ces schémas qui nous collent et nous suivent ne peuvent pas être cassés sans notre aval, en ce sens, que si le « piège » a pu se constituer, je reste persuadée que la victime dont nous nous assignons alors, porte sa part de responsabilité. Et si on accepte alors de la prendre cette part, on peut quitter ce rôle de « victime » ; sans cette prise de conscience, on rejette tout sur l’autre, et selon moi, dans cette optique, c’est complètement rédhibitoire pour passer à l’action et « revendiquer » son désir de lâcher, de casser, de remettre les choses et les personnes à leur place.

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  12. Anabelle

    Profession : Educatrice
    Ville : Bretagne

    Bonjour Dominique,
    La domination de votre mère sur vous, je l’ai vécu avec ma propre mère durant des années. Un jour j’ai fait une thérapie et j’ai compris… compris qu’à chaque fois que je me laissais avoir par ses critiques, chaque fois que je me mettais à crier, à me défendre… elle avait gagné, je la confortais dans SON jugement. Du jour où je lui ai dit gentillement “maman, c’est ta façon de voir les choses, ce n’est pas la mienne”… donc du jour où je me suis affirmée résolument… jusqu’à raccrocher lorsqu’elle dépassait les bornes que JE m’étais fixées, du style “maman je n’apprécie pas ta façon de me parler donc si tu continue je vais devoir raccrocher” et si elle insistait “maman, je suis désolée je vais raccrocher. Passe une bonne journée, à plus tard, bisou”. Bien souvent ma mère parlait sur mes paroles et j’aurais pu croire qu’elle n’avait pas entendu… illusion… mais au fond quelle importance ? Raccrocher lorsque ça devient trop dur pour nous (parce qu’il faut bien appeler un chat un chat) c’est une façon de mettre une limite, de se protéger mais aussi d’éduquer l’autre à respecter cette limite… même une mère. Un dicton dit : “autant de mariages, autant de ménages !”. Prenez courage, soyez persévérant et, si besoin, faites-vous aider, ça aide à trouver les mots justes et à prendre confiance en soi.

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  13. Martine

    OUI ! laissons là l’Autre !
    L’autre est ce qu’il est !
    L’important c’est “Je”.
    Je suis Grande, Adulte et je fais ce que j’ai envie de faire.
    J’agis avec un mental libre! Un coeur plein peut être, mais libre de toutes pensées sur L’Autre et tant pis si L’Autre n’est pas à mon Ecoute !
    L’Important c’est Agir Librement !
    L’Autre est ce qu’il est !

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  14. tENIG

    Pour comprendre les réactions de sa mère il faut connaitre sa personnalité propre mais aussi son histoire. Souvent l’histoire se répète ou alors s’inverse. C’est à dire si la mère a été négligée, elle négligera ou elle surprotè gera. Ma mère a clairement été mal aimée, négligée , durant son enfance, et savoir ça m’a permis d’abord de la plaindre et de l’aimer mieux dans ses souffrance à elle. Donc quand je suis parti de la maison , elle a eut l’impression d’avoir ” raté ” quelque chose avec moi alors qu’elle avait pas du tout raté , mais comme sa mère l’avait négligé elle a eut l’impression d’avoir négligé , bref un vide en elle, qu’elle ne sait comment compenser. Alors elle a commencer à être présente dans ma vie de manière malsaine, parce que soudainement le nid était vide et il n’y avait rien pour le remplir de nouveau.Cette transition, où l’on montre à son parent qu’on part, que c’est fini, qu’il n’ont plus de pouvoir sur nous, c’est important . Il y a un temps pour tout. mais il faut aussi savoir les rassurer:” d’accord tu n’a pas été parfaite, mais ce que tu m’a donné j’en suis reconnaissante et ça me sert dans ma vie d’adulte. Le reste je l’ai appris toute seule ( comme la chanson d’eddy mitchel: “ya pas qu’les mères qui font les enfants”)” Bref pas faile mais e pense qu’il faut prendre la distance, s’il le faut ne pas répondre aux téléphone pendant quelque temps et au prochain coup de fil dire: non je ne prépond pas car je n’ai pas besoin de critique ni de jugement mal placé. Si quelquechose ne va pas je m’en rend compte tout seul.

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  15. Elke Mallem

    N’oublions pas le père dans nos histoires! La mère se construit non seulement avec l’enfant, mais il y a aussi son partenaire qui la confirme ou infirme dans sa position de mère toute puissante (le mythe de mère qui peut tout pour son enfant: c’est un mythe qui devrait se casser rapidement au roc du réel!) ou alors qui l’ignore et la laisse entièrement seule à son travail éducatif ce qui augmente le stress et qui renforce les comportements irrationnels (disqualifier ses enfants, leurs crier dessus pour des choses qui dépassent leur capacités d’entendement…). Parfois, et cela s’observe heureusement de plus en plus souvent, je trouve, il partage tout simplement ses préoccupations concernant l’enfant et ensemble, ils réglent le mieux possible les problèmes liés à la responsabilité d’élever un enfant qui a besoin d’adultes pour s’orienter dans la vie. Ca, dans notre société, c’est encore une posture rare: le mythe de la mère qui peut tout est bien confortable… Ce n’est jamais la faute du père, c’est toujours la faute de la mère, vous avez remarqué? Et quand on n’arrive pas à couper le cordon ombilicale psychique (maintien de la dépendance au-delà de l’âge raisonnable), il y a à se poser la question: quel confort continue à me procurer l’autre? Le mythe de la bonne mère qui peut tout, cela arrange forcément quelqu’un pour avoir la vie aussi dure.

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  16. Lilou

    Dans les familles qui fonctionnent selon des schémas que je qualifierais de “famille à l’italiene du XIXe siècle” oser contredire le père, le patriarche est difficile voir impossible.
    le prix à payer peut être très très lourd. J’ai résisté pendant 52 ans. le jour où j’ai osé dire que je n’étais pas d’accord avec les pratiques culpabilisatrices, j’ai été rejetée définitivement : tu n’es pas ma fille, tu veux ma mort, dégage
    c’est comme Giorgio, le fils maudit ………..;
    bien sûr, pour ne pas subir le même sort, les autres membres se taisent, pire certains en rajoutent
    le candamné doit désormais vivre en paria.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Oui, il doit vivre en paria comme vous dites, à moins qu’il ne découvre que tout être humain qui s’éloigne de ses bourreaux ne s’exclut pas mais se protège.
      Le paria est une victime, celui qui se protège sait qu’il en a le droit parce qu’il s’estime lui-même et ainsi se sauve.
      Etes-vous prête à l’envisager ?

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    2. Bernard

      Lilou, face aux lâchetés ambiantes et au despotisme, la fuite est la seule solution. Si jamais vous deviez revenir à la mort du “patriarche”, vous seriez surprise de voir comment certaines langues vont peut-être se délier. Quant à être paria… c’est vivre en continuant à se sentir coupable, donc en se laissant encore marcher dessus. Charge à vous de vous trouver un entourage d’amis et de proches plus accueillants que votre “clan” (j’allais dire “secte”) d’origine. Je vous comprends fort bien.

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  17. gigi

    J’ai moi aussi une mère très culpabilisante. Je sens de la manipulation (consciente ou pas) car elle ne cesse de me critiquer et me rabaisser et en même temps elle me fait des ”petits plats” ou me donne des choses. Il est donc difficile de s’y opposer surtout qu’elle a une image de douce et gentille. Mais elle est d’une grande méchanceté dans ses propos qu’elle ne réserve qu’à moi. Avec les autres, elle ne se permet surtout pas de critiquer, au contraire, elle est hyper flateuse et respectueuse. C’est vraiment bizarre. Je ne pense pas que ce soit les autres qui s’occuperont d’elles dans ses vieux jours! Il y a vraiment un déséquilibre de traitement entre moi sa fille et les étrangers. De plus, elle a toujours été très moqueuse de moi. Résultat: je sens que ma confiance en moi en a énormément souffert (j’ai connu la dépression, l’anorexie, les fugues etc). EN fait, elle me montre qu’elle ne me fait pas confiance. Ex: lorsqu’elle part en vacances, elle ne veut pas me laisser sa clé de maison, elle la confie aux voisins!

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  18. printempsdavril

    Bonjour,

    Comme beaucoup d’internautes j’ai bien sûr subi les défauts de mes parents : ils ne sont pas parfaits !
    Mais je remarque que beaucoup de sites assassinent ces parents, comme s’ils étaient des pestiférés. Je trouve même grave d’inciter à ne plus parler à ses parents : cele fait penser à une manipulation mentale.
    Nous devons respecter nos parents et les aimer : avoir du recul quand ils disent telle ou telle chose déplaisante si cela arrive, ils ont eux aussi eu des problèmes avec leurs parents ! Au contraire,le mieux est de leur apporter notre amour d’enfant : un cadeau,un bouquet de fleurs, les emmener en promenade, au cinéma, au resto, leur montrer notre présence et notre affection pour leur donner du bonheur. Le coeur est le meilleur thérapeute, non l’egoïsme qui fait des ravages aujourd’hui.
    Je ne parle pas bien sûr de cas extrêmes… de pathologies mentales (inceste ou autres).

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Je suis d’accord avec vous, les parents parfaits n’existent pas et il serait dommageable « d’assassiner » psychologiquement des parents qui, le plus souvent, font « ce qu’ils peuvent comme ils le peuvent. »

      Par contre, la lucidité m’oblige à regarder en face le fait que de faire « ce que l’on peut, comme on le peut » n’est pas un gage de respect de ses enfants, autrement dit, que la manipulation mentale dont vous parlez ne préserve malheureusement personne.
      Faire croire aux enfants qu’ils doivent nécessairement aimer leurs parents « parce qu’ils sont leurs parents » m’apparait comme une supercherie qui voudrait faire croire à ceux qui seraient les victimes de parents toxiques ou prédateurs, qu’ils devraient en rester éternellement les victimes. Pourquoi serait-il égoïste de ne pas se soumettre à ceux qui nous manipulent ? Au nom de quel masochisme devrions-nous aimer ceux qui nous abusent ?
      Ainsi une certaine « culture du sacrifice », bien ancrée dans notre société, légitime bien souvent les parents dans le droit qu’ils auraient d’attendre de leurs enfants qu’ils leur donnent ce qu’ils exigent d’eux, sous le prétexte de leur avoir eux-mêmes soi-disant « tout donné », créant par là un piège particulièrement pervers parce que presqu’impossible à déjouer pour des personnes trompées depuis leur tout jeune âge.
      Ne vivant pas dans un monde idéal, je suis forcé de constater que bien souvent la psyché névrotique d’un parent se sert de l’amour pour diviser donc abuser son propre enfant.
      Il existe des prédateurs incestueux en effet, mais il en existe bien d’autres, d’autant plus dangereux qu’ils semblent agir au nom de l’amour, ils exercent une violence ordinaire qui passe d’autant plus inaperçue qu’ils font croire à l’enfant qu’ils agissent « pour son bien. »
      Si la partie émergée de l’iceberg nous dit que 25 % des viols sont commis par un membre de la famille (selon les statistiques de la permanence téléphonique nationale « Viols Femmes Informations »), vous semblez n’avoir vraisemblablement que peu idée de l’immense somme de souffrance causée par la maladresse et l’inconscience d’êtres humains qui manifestement ignorent tout de ce qui n’est pas eux et leurs besoins tentaculaires.
      Pour que le cœur puisse devenir le meilleur thérapeute comme vous dites, il a besoin de se purifier donc de renoncer à ses croyances idéales pour oser voir les choses « telles qu’elles sont » ou/et « telles qu’elles ont été. »

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  19. mumu123

    Merci pour votre commentaire très éclairant sur le psychisme humain. La perversité du parent, consciente ou non, est évidente, qu’elle soit grave dans le cas d’inceste, ou plus ”normalisée” comme par des attitudes culpabilisantes. ”C’est pour ton bien” ”tu me dois le respect car je t’ai donné la vie” etc Le don de la vie est sous-jacent dans cette culpabilité. Or, le parent n’a pas choisit son enfant en particulier: il a eut un enfant et dans certains cas c’est même un accident! Alors, de quoi être redevable? A t’on demandé à venir au monde? non, ce n’est donc pas la réponse à une demande. C’est un fait, voilà tout! Alors qu’un parent joue à fond sur cette idée n’est pour moi pas recevable. Le respect, je pense, se mérite à travers ses actes, et surtout à travers la confiance accordée à son enfant afin qu’il évolue et s’épanouisse.

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  20. printemps davril

    Je ne pense pas que mettre d’un côté les bourreaux et de l’autre côté les victimes ce soit vraiment la vérité .
    Les enfants peuvent aussi être méchants envers leurs parents.
    Oui ,bien sûr ,des parents très pervers existent ,mais il ne faut pas en faire une généralité de masse .Le mieux serait de faire preuve d’un esprit nuancé ,de savoir que la perversité existe à des degrés divers ,mais ne pas croire que tous les parents sont des monstres!
    Ils ont des défauts ,ce sont des humains .”c’est pour ton bien!”:eh bien ,si c’est dit avec bonne foi ,où est la perversité?”je t’ai donné la vie”:cela est vrai,on doit le respect envers les parents ,ils nous ont donné la vie ,nous ont élevés ,ont eu des peines ,des chagrins ,des soucis ,ils méritent notre reconnaissance ,même si parfois sans s’en rendre compte ils nous ont blessés,ont été trop autoritaires ,…c’est ainsi ,pourquoi leur en vouloir ?Et nous ,sommes -nous mieux qu’eux?Que ferons -nous avec nos enfants?les laisser libres complètement jusqu’au laxisme ?en faire des enfants rois arrogants à qui tout est dû?
    Soyons nuancés dans note réflexion :certains parents sont des désaxés ,des pervers ,certes ,mais ne pas en faire une généralité.Si nous avons été quelque peu malmenés ,est-ce que cela nous empêche vraiment de vivre normalement?Il y a des degrés dans la maltraitance ,ne pas se croire absolument victime comme le voudraient certains sites qui foisonnent de “recettes anti -parents toxiques”.
    “C’est pour ton bien ” ,disait mon père ,il avait raison ,il le disait avec bonne foi,ce n’était pas de la perversité .
    ‘c’est moi qui t’ai mis au monde”:c’est vrai ,c’est une vérité .Je respecte mes parents et je leur dois la reconnaissance de tout ce qu’ils m’ont apporté de beau et de bien .
    Les parents pervers ne sont pas partout .Savoir aimer ses parents ,accepter leurs défauts ,regarder nos imperfections aussi …Evidemment quand ils sont véritablement destructeurs ,ayant certainement été eux-mêmes détruits par leurs parents,il s’agit de s’en préserver .Mais ce n’est pas une généralité,heureusement .

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  21. Muguet76

    Je me demandais si vous envisagiez d’écrire un livre sur ce sujet; étant fille d’une mère profondemment toxique et ayant survécu avec une longue thérapie que je continue à suivre, je suis preneuse de tout conseil pour m’aider à évacuer les paroles hyperculpabilisantes de ma mère à tous propos et qui m’empêchent de faire un vrai deuil même si j’ai coupé les ponts pour me mettre à l’abri de ses agressions.. Comme toute personne manipulatrice perverse et narcissique, elle n’arrive pas à me laisser partir et me relance en me disant que j’ai détruit la famille alors que je me contente, tout comme ma soeur d’ailleurs, de faire la “morte.”. si vous avez des techniques pour aider à déculpabiliser, je vous lirai avec un grand soulagement.. Pour m’obliger à revenir, entre autres techniques, elle retient et cache l’héritage de mon père qui est décédé en 2009 après avoir vécu l’enfer avec elle et elle le donne à mon frère qui reste sous son emprise mais est profondemment détruit. Son notaire nous a envoyé à ma soeur et à moi, une déclaration de patrimoine erronée en tous points, que nous avons refusée de signer et c’est le statut quo depuis, elle ne cédera jamais car elle pense nous tenir comme ça et nous forcer à revenir.. Nous savons par ailleurs qu’elle s’en est servi pour acheter une maison à notre frère qui est tellement détruit et sous son emprise qu’il ne la remet absolument pas en question, et avec ces dépenses en sa faveur, mon frère se retrouve écrasé par la dette qu’il pense avoir envers elle.. J’ai été reconnue handicapée sur le plan psychologique il y a 5 ans car la souffrance que j’endure à faire des prises de conscience successives en thérapie m’ont rendue totalement insomniaque ce qui m’oblige à demander des horaires aménagés pour mon travail, parfois je me mets à dormir à 7H du matin alors qu’il serait l’heure de se lever pour aller travailler..Enfin pour résumer ce qui m’obsède ce sont toutes ces paroles culpabilisantes dont elle m’a farci la tête depuis ma naissance : ” tu n’as pas honte de.., tu es sale, une vraie souillon, une bonne à rien, tu ne fais rien proprement, il faut toujours repasser derrière toi, quelle honte d’être jalouse de….. ” Quand j’étais petite , je lisais et relisais “les petites filles modèles” de la comtesse de Ségur en pensant y trouver la recette pour être parfaite pour ma mère, mais ça n’allait jamais.. Et au fil du temps, ma colère augmente de réaliser que tout ce qu’elle m’a reprochée, elle pouvait se le reprocher à elle même, c’étaient ses défauts, ses erreurs, pas les miennes, autrement dit, elle ne m’a jamais parlé mais s’est toujours parlée à elle même sans s’en rendre compte, et n’a jamais cherché à me connaître n’y à me voir comme une personne distincte d’elle même; avec elle rien n’allait, et elle ramenait tout à elle constamment après m’avoir reproché des tas de choses..Elle m’a torturée au point que j’ai fait ma première tentative de suicide à 11ans et que j’en ai fait 13 par la suite, jusqu’au jour où j’ai avalé des médicaments chez elle, et où je l’ai entendu dire à mon père: ‘ça m’est égal qu’elle meure, je n’appellerai pas l’hopital…” je me suis réveillée 48H après et j’ai su ce jour là que moi j’avais envie de vivre mais que j’avais toujours réalisé son désir inconscient… Voilà mon témoignage est un peu long, je m’en excuse, j’ai 53ans, 30 ans de thérapie derrière moi et je souffre toujours de culpabilité vis à vis d’elle qui m’a nourrie et habillée, et je souffre surtout de n’avoir pas eu de père pour me protéger car il n’osait jamais s’opposer à elle de peur qu’elle lui rende la vie infernale . En conséquence, nous étions nous les enfants, tellement terrorisés à l’idée de perdre aussi l’amour de notre père qu’elle montait constamment contre nous que nous baissions la tête et ne répondions jamais..Et bien maintenant j’ai envie de répondre, mais je ne sais pas comment faire..

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Le jour où – après votre treizième tentative de suicide – vous avez osé convenir que vous aviez envie vous-même de vivre et que depuis des années vous ne faisiez que réaliser le désir mortifère inconscient de votre mère m’apparait à la fois déterminant, essentiel et magnifique. Quelle prise de conscience !
      Votre travail est donc de la poursuivre en vous accordant le droit de faire avec vous-même ce que vous n’aviez jamais osé : vous respecter, être bienveillante avec vous-même. Je comprends que c’est votre culpabilité qui vous en empêche encore, même si votre colère montante est bon signe.
      Je n’ai pas de technique autre que la relation thérapeutique que vous entretenez avec votre psychothérapeute, mais je m’interroge, travaillez-vous avec le même depuis 30 ans ?

      Vous pouvez lire sur mon site :
      Oser être en colère, oser être vrai avec soi-même
      Culpabilité et amour de soi

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      1. Muguet76

        Merci infiniment pour votre réponse, toujours essentielle pour moi quand elle émane d’une des rares personnes qui accepte que je me révolte contre ma mère.. Mon premier thérapeute m’insuflait des réponses du genre : “vous n’avez pas résolu votre complexe d’Oedipe et vous provoquez constamment votre mère ..” Après 9 ans de “thérapie” avec lui, j’ai fait une rupture psychotique et j’ai enfin eu un réflexe de survie incroyable : je l’ai quitté et j’en ai cherché un autre. Au cours de mes recherches je suis tombée sur des bons et des mauvais psychiatres que j’ai dû quitter pour diverses raisons : ils ont pris leur retraite, la distance m’a obligée à les quitter etc.. Et finalement depuis ces onze dernières années j’ai enfin trouvé le thérapeute qui me convient, quelqu’un d’exceptionnel, profondemment humain, qui me croit, qui ne me juge pas, qui m’écoute de manière bienveillante et avec lequel je vis une relation de confiance.. Quel long chemin pour trouver enfin.. le bon. J’ose à nouveau lui parler de ma mère sans crainte de ses réponses, il sait que les mère toxiques, ça existe.. Voilà pourquoi 30 ans de thérapie, un long chemin pour trouver l’aide et le soutien dont j’avais et j’ai encore besoin…

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  22. Unefille

    Ma mère a toujours eu le contrôle sur moi. Depuis toute petite elle décidait tout qui je devais fréquenter comment je devais m’habiller etc… étant encore enfant je souhaitais déjà quitter la maison . A l’adolescence ça c’est empiré je ne comprenais pas pourquoi je n’avais pas le droit de faire ce qui me plaît comme les autres ma mère trouvait toujours un moyen pour m’humilier ou me rabaisser j’essayais toujours de me convaincre que ce qu’elle disait été faux . Ma mère a toujours préféré ma grande soeur pour elle c’était la fille idéale celle qui réussissait le mieux dans la vie. Et pourtant moi aussi je fesais des efforts j’essayais de faire comme elle le voulais mais elle trouvait toujours les mots blessants elle savait que j’étais très sensible elle avait réussi à me manipuler moi qui aimait la vie qui aimait sortir et qui passait mon temps à prendre soin de moi je me suis négligée oui j’ai arrêté tout ça . Avec le temps j’ai maigri je ne me reconnaissais plus lorsque je me regardais dans le miroir. Un jour je me suis dit ça suffit maintenant je me suis dit que je suis jeune et que j’ai le droit d’être heureuse de m’aimer et d’être moi même. Alors j’ai essayé de changer j’ai essayé de m’améliorer encore une fois mais à chaque que je fesais quelque chose bizarrement cela ne plaisait pas à mère et il fallait l’écouter parce que si je l’écouter pas elle partait se plaindre à mon père et mon père prenait toujours sa défense il me menaçait que si ma mère venait encore à se plaindre j’aurais à faire à lui. Je me rappelle que je courais dans ma chambre et je pleurais comme si j’avais 8 ans alors que j’en avais 18 . Ma vie à continuer ainsi supportant toujours les critiques de ma mère. Elle me disait souvent que lorsque je serais marié , mon mariage n’allait pas durer car mon mari ne pourrais pas me supporter et qu’il allait me chasser de la maison . Une fois encore elle m’a dit qu’elle n’allait pas me laisser ramener un batard à la maison. Moi qui suis toute timide et tellement sensible moi qui parler peu aux garçons moi qui ne sortait même pas avec un mec comment pourrais je faire un enfant dehors. Elle m’a blessé profondément . Et j’étais obligé toujours alors que je n’avais pas tort d’aller m’excuser près d’elle parce que je craignais mon père et je savais qu’elle n’hésiterais pas à allé se plaindre. Je sais qu’elle a vécu une enfance difficile et que mon père ne lui accorder pas souvent la valeur qu’elle méritait mais je trouve aussi que ce n’est pas une raison de se comporter ainsi avec moi. Aujourd’hui j’ai 22 ans j’ai l’impression d’être vielle de ne pas avoir vécu je n’ai pas de vie je n’ai rien choisi y compris mes études ils ont choisi à ma place je me sens terriblement seule puisque comme le voulais ma mère je me suis éloigné de tout le monde j’ai cet impression que je finirais comme elle avec un homme qui ne m’aime pas et qui reste avec moi juste pour les enfants ou peut être je vais finir toute seule

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Vous avez 22 ans et vous vous retrouvez devant un choix, celui de décider de vivre enfin ou de vous laisser mourir à petit feu.
      Sachant que personne, jamais n’est l’esclave de personne, vous êtes là seule personne à pouvoir choisir (et à minima à vous faire aider pour cela) !

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  23. Meslet

    Ma mére me culpabilise d’etre partie de la maison à 19 ans avec mon copain qui est j’en suis sûr l’amour de ma vie. Je n’en peux plus, aujourd’hui j’ai 21 ans, ça ne peut plus duré!

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