Comment parvenir à guérir de son enfance ?

« Si vous n’avez pas confiance en vous, si vous ne vous aimez pas, alors ne pensez pas aux aspects douloureux de vos vies. Songez plutôt à ce fantastique potentiel d’être humain que vous détenez. Il ne demande qu’à croître. »

Dalaï-Lama.

« C’est nous qui acceptons d’être blessés. »

G.I. Gurdjieff.

Question de Marius :

A 5 mois de la retraite à Toulouse.

Bientôt 60 ans (malade), je n’ai toujours pas réussi à accepter mon enfance (blessures psychologiques), manque évident de confiance en moi… aucune envie… dépressif depuis mon enfance (avec des hauts et des bas).

Quels conseils pourriez vous me donner ?

Merci pour votre réponse.

Ma réponse :

Sans doute connaissez-vous la chanson de Jean Ferrat :

« Chacun de nous a son histoire

Et dans notre cœur à l’affût

Le va-et-vient de la mémoire

Ouvre et déchire ce qu’il fut

Nul ne guérit de son enfance. »

Nos cœurs sont-ils condamnés pour toujours à être meurtris par le passé ou est-il possible de définitivement guérir de ses blessures d’enfance ?

Pour y voir un peu plus clair, tentons de comprendre comment nous sommes devenus ce que nous sommes.

Au tout début, il y a notre innocence première : personne ne choisit délibérément les personnes qui l’accueillent sur la planète au moment de sa naissance. De même qu’une fondamentale inégalité physique nous caractérise (certains naissent même handicapés, d’autres pas) nous avons – les uns et les autres – été très diversement accueillis par ceux qui nous ont fait naître. Certains ont été aimés et se sont sentis aimés, d’autres (sans doute la majorité) ont des géniteurs qui prétendent les avoir aimés mais ils ne se sont jamais sentis réellement aimés, d’autres encore savent qu’ils n’ont jamais été aimés.

Tous méritent de vivre, tous ont – à égalité – le droit de vivre et d’être heureux, ceux qui ont été aimés au même titre que ceux qui ne l’ont pas été, mais tous ne parviendront pas à l’être car les conditions de leur venue sur terre vont peser très fort sur leur devenir.

Le début de la vie (naissance et premières années) se confond avec une extrême vulnérabilité. Nous n’avons aucune idée préconçue sur nous-mêmes, (nous ne savons pas qui nous sommes), mais juste des besoins et des désirs, les uns demandant à être respectés, les autres à pouvoir se projeter dans l’avenir. Nous sentons tous notre incomplétude et nous la crions (littéralement) corps et âme, en tentant d’y survivre.

Dans cette extrême dépendance, il nous est bien sûr impossible de « faire les difficiles » : obligés par la nécessité, coûte que coûte, nous sommes prêts à conclure n’importe quel pacte avec ceux qui nous accueillent, pourvu qu’ils nous permettent de survivre.

Pire, n’ayant aucune idée préconçue sur nous-mêmes, nous sommes prêts à croire tout ce que nous disent ceux qui nous accueillent dès que nous comprenons ce qu’ils expriment.

Pour le meilleur comme pour le pire, dès le premier jour de notre naissance, nous sommes tous constamment bombardés par des suggestions qui nous limitent : « tu vas tomber » (lorsque nous courons un peu vite), « tu vas salir » (quand nous jouons avec l’eau) « tu vas te faire mal » (quand nous jouons avec des ciseaux) etc. Nous sommes aussi  souvent la proie d’injonctions qui nous déterminent : « méfie-toi des hommes ma fille » ; « un garçon ne pleure pas » ; « dans la vie si tu ne fais pas partie des gagnants, tu seras un perdant » ; « tu dois être parfait » etc.

L’éducation, c’est la découverte progressive de ce que l’on va connaître, mais c’est aussi la fermeture à tout ce que l’on n’a pas pu apprendre.

Quand ceux qui détiennent notre survie nous expliquent, par exemple, que nous ne sommes pas assez gentils, nous n’avons pas d’autres choix que celui d’en convenir, avec l’espoir inconscient de nous sentir (en échange) aimés par eux.

Quand notre mère, en proie à une souffrance insupportable pour elle (cela arrive  sans que nous y soyons pour quoi que ce soit !) nous dit que nous sommes le drame de son existence, nous donnons notre accord pour « être » le drame de notre mère, donc pour nous renier nous-mêmes. Quand elle nous dit que nous sommes celui qui va pouvoir racheter la médiocrité de sa propre vie, nous la croyons et nous nous conformons, le plus souvent, à ce qu’elle veut que nous fassions de notre vie.

Mais quand elle nous fait sentir à travers la manière dont elle nous berce, dont elle nous parle et dont elle pose son regard sur nous, que nous sommes des êtres humains différents et respectables, là aussi, nous croyons que nous sommes des êtres humains différents et respectables parce que nous nous sentons aimés.

C’est ainsi que – peu à peu – et sur la base de ce que les autres ont dit de nous, s’est développée la première idée que nous nous sommes faits de nous-mêmes.

En fait, le sentiment premier que chacun a de lui-même, (tel qu’il est décrit par la psychologie moderne), provient du premier stade de son développement : l’idée que nous nous faisons de nous-mêmes et des autres est liée aux personnes avec qui nous sommes entrées en contact lors des premières années de notre vie. Tout au long de notre enfance, nous remodèlerons l’idée que nous nous faisons de nous-mêmes, à travers les réactions de notre entourage et par ce que nous renvoie notre environnement.

Parce que notre mère nous trouve mignon, nous allons penser que nous sommes mignons, donc faire le beau devant les adultes qui nous trouveront mignons. Parce que nous avons eu peur de lui, nous allons (par exemple) mentir à notre père qui, quand il s’en apercevra, nous traitera de menteur et de peureux, créant ainsi l’idée que nous nous faisons de nous-mêmes : une personne menteuse et peureuse (c’est-à-dire qui se conforme à ce que son père a dit d’elle).

Quand un être organise sa vie en fonction de quelques croyances négatives et fausses sur lui-même (ses « schémas »), il y a de fortes chances que le cours de son existence les confirme : parce qu’elle s’est sentie trahie par son père qui a quitté sa mère quand elle n’avait que dix ans, cette jeune femme se méfiera des hommes qu’elle rencontrera, induisant ainsi une réserve de leur part. Une autre, plus paranoïaque, ne pourra faire autrement que de s’imaginer que les hommes qui la complimentent se moquent d’elle, induisant ainsi une rupture que pourtant, à un niveau plus profond, elle redoute.

Par la suite, cette première image de soi-même (le plus souvent négative) est renforcée par les maîtres d’école, les professeurs, l’autorité et les gens que nous rencontrons. Le médecin, pédiatre et écrivain Janusz Korczak, qui s’est laissé déporter au camp d’extermination de Treblinka avec les enfants du ghetto de Varsovie pour ne pas les abandonner, faisait remarquer : « Plus le niveau spirituel de l’éducateur est pauvre, plus sa morale est incolore, plus grand sera le nombre des injonctions et interdictions qu’il imposera aux enfants, non pas par souci de leur bien, mais pour sa propre tranquillité et son propre confort. »

A l’inverse, si des liens affectifs solides se créent avec nos parents et nos éducateurs et que ceux-ci nous respectent, une saine estime de nous-mêmes s’élabore. Un enfant respecté est un enfant qui assumera ses actes et sera prêt à reconnaître et accepter ses contradictions parce qu’il aura confiance en lui-même.

C’est donc à partir de ce conditionnement permanent que se développe un sentiment habituel de soi basé sur les schémas de notre petite enfance et recréé à travers nos rencontres et nos comportements à mesure que nous nous développons dans l’équilibre ou la névrose.

Le philosophe et stoïcien latin Sénèque disait que « ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, mais parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. » Ce qui signifie que le regard que nous posons sur nous-mêmes détermine nos comportements et que la plupart d’entres nous avons substitué en nous un état de méfiance à un état de confiance.

Il est donc crucial que nous nous intéressions de beaucoup plus près à la manière dont nous sommes devenus méfiants vis-à-vis de nous-mêmes, donc au regard (issu de notre apprentissage) que nous posons sur nous-mêmes, c’est à ce prix que nous parviendrons peu à peu à « liquider » nos blessures d’enfance.

Prenons l’exemple d’une personne à la personnalité dépressive :

Par définition, elle subit un certain nombre de croyances : elle se considère généralement (parce qu’elle l’a appris) la victime de son « caractère », soi-disant établi une fois pour toutes, elle se répète ainsi pendant des années qu’elle ne peut pas changer, créant en elle-même la certitude de son incurabilité. Parce que son entourage (bien souvent maladroit, mais les personnalités dépressives ne sont-elles pas extrêmement lourdes à gérer ?) la persuade que « quand on veut, on peut », elle pense aussi (à tort) qu’il suffit de « se secouer » pour aller mieux, elle s’en veut considérablement, renforçant ainsi son mal-être et sa culpabilité, quand elle essaye de se secouer et n’y parvient pas. Bon an mal an, elle tente de se revaloriser avec une image d’elle-même « dure au mal » qui l’empêche de demander de l’aide à un thérapeute.

Elle devient ainsi incapable de se poser les questions lucides concernant l’origine de sa manière de se représenter et de vivre l’existence, et donc de réaliser que son mal-être est réel et qu’elle a besoin d’aide :

  • Qui m’a appris que nous devons nous sentir condamnés à devoir toujours répéter les mêmes comportements ? Est-ce vrai ? (Je subis une influence.)
  • Quelle démonstration véridique ai-je de la formule « quand on veut, on peut » ? L’être humain est-il une pure volonté ? (C’est toujours mon impuissance actuelle qui est réelle.)
  • Est-ce vraiment égoïste de se prendre en compte ? Est-ce égoïste de considérer que prendre soin de l’autre ce n’est pas le prendre en charge ? (Je pense que je n’ai pas le droit de vivre.)

Récemment, un jeune homme avec qui je travaille et qui vit actuellement un épisode dépressif dans son existence, m’écrit, après une séance d’expression émotionnelle dans laquelle il avait beaucoup sangloté : « Je ne me rendais pas compte à quel point j’ai besoin d’amour et de marque d’affection (mais est-ce que j’en ai manqué ? je ne crois pas ?). Franchement je ne suis pas à plaindre. »

Remarquez que ce jeune homme – dans la même phrase – partage qu’il se rend compte de son besoin d’amour et d’affection (donc qu’il en manque) et s’empresse – manifestement inconsciemment – de préciser qu’il n’en a jamais manqué donc qu’il n’est pas à plaindre. Il obéit ainsi à l’injonction « tu n’as pas le droit de te plaindre », se mettant ainsi une pression terrible sur lui-même, qui est en partie à l’origine de son incapacité grandissante à agir.

Il va s’agir pour lui de comprendre de l’intérieur ce qui le pousse ainsi à ne pas oser s’ouvrir à ses propres besoins, à ses propres désirs. Le travail entrepris depuis quelques mois avec moi, lui a permis de découvrir que sa mère est une personne castratrice et autoritaire qui ne lui avait, par exemple, jamais permis d’avoir une liaison avec une femme, et qui avait exercé une pression considérable sur lui en lui tenant des propos du type « J’espère que tu ne me feras jamais la même chose que ce que m’a fait ton frère » (qui lui s’était permis d’avoir une petite amie). Il découvre donc qu’il avait préféré renoncer à toute relation sentimentale plutôt que de décevoir sa mère, quitte à déclencher des crises d’asthme… et que, aujourd’hui encore (alors même qu’il est marié et vient d’être père), il lui est impossible de renoncer à satisfaire les besoins de sa mère parce que cela serait « égoïste »…

La simple pensée d’obéir à ses propres besoins, en se donnant le droit de les avoir, comme de ressentir ses désirs – qui lui permettrait de se projeter dans l’avenir – lui paraît (pour le moment) plus handicapante que les crises d’asthme et d’angoisses, conséquences de son inhibition.

Pour sortir un jour de ses crises d’angoisses, il lui faudra oser remettre en cause son allégeance à sa mère, oser lui être infidèle, oser renoncer au pacte malsain qu’elle l’a obligé à faire, lui qui s’était juré de lui rester éternellement fidèle… dans une famille dans laquelle le père avait toujours brillé par son absence ou sa soumission.

Rompre la promesse mortifère faite à la mère tentaculaire et incestueuse… pour pouvoir vivre enfin !

Plus généralement, que pouvons-nous faire pour accepter notre enfance (telle qu’elle a été), pour que les blessures ou traumatismes anciens subis ne soient plus un handicap à notre épanouissement actuel ?

Voici 7 points qui me paraissent essentiels pour sortir de l’emprise de son enfance :

  1. L’enjeu n’est pas dans le passé mais ici et maintenant. Ce n’est pas « notre enfance » en elle-même qui est la cause de notre perturbation émotionnelle actuelle, car les perturbations émotionnelles que nous pouvons ressentir aujourd’hui à propos de notre enfance sont causées par ce que nous nous racontons à nous-mêmes en ce moment.
  2. Se confronter à ce que dit « la réalité ». Il est possible et souhaitable de confronter les idées qui nous troublent aujourd’hui en les comparant à la réalité de ce que nous vivons afin de découvrir si elles sont vraies ou fausses. Par exemple identifier une émotion que nous avons ressentie dans notre enfance et que nous ressentons encore aujourd’hui, voir si elle est adaptée ou non à la situation présente, puis identifier les idées (ce que nous nous disons à nous-mêmes) qui donnent naissance à cette émotion.
  3. Les choses sont toujours telles qu’elles sont. Ceux qui nous ont porté préjudice pendant notre enfance l’ont toujours fait en fonction des émotions qu’ils vivaient à cette époque, (dans un tel contexte) ils ne pouvaient pas s’empêcher de le faire. Chacun agit ici et maintenant selon sa nécessité émotionnelle, qu’elle soit avantageuse ou maltraitante pour l’autre n’y change rien.
  4. Rester fidèle à soi-même et à ce que l’on est. Nous avons parfaitement le droit de n’avoir aucune affection et même de détester ceux qui nous ont maltraité, quand nous pensons qu’ils sont à l’origine de notre souffrance. Nous ne leur devons rien, il ne s’agit donc pas de leur pardonner, mais de convenir posément qu’étant donné qui ils étaient, ils ne pouvaient pas agir autrement. (Personne ne choisit ses géniteurs ni ses éducateurs.)
  5. Oser prendre l’initiative de l’action. Nous pouvons « vaincre la malédiction » qui nous oblige à obéir à nos schémas répétitifs. (C’est, par exemple, parce que nous nous sommes habitués depuis l’enfance à considérer certains autres comme des dangers que nous les ressentons aujourd’hui comme tels et que nous adoptons à leur égard des comportements inappropriés de fuite ou de prudence exagérée.)
  6. S’assumer en tant qu’être humain. Ce qui est dramatique ce n’est pas de s’évaluer soi-même négativement mais de s’évaluer tout court. Personne ne vaut rien « en lui-même », chacun est « ce qu’il est », il est donc absurde et malsain de se comparer aux autres. La valeur d’une personne ou d’une chose n’exprime que le rapport qui s’établit entre les caractéristiques objectives de cette personne ou de cette chose et les désirs de celui qui peut voir en cette personne ou cette chose quelque chose d’utile et précieux ou d’inutile et nuisible. En réalité nous sommes tous incomparables et nous avons le droit de vivre ; si nous en restons là dans nos pensées, nous ne déprimerons jamais.
  7. Cesser de se lamenter. Il est possible de s’exercer à ne plus se plaindre de son enfance (la plainte est la démarche de celui qui n’a pas encore fait son deuil de ce dont il se plaint), donc travailler patiemment à changer les effets des influences négatives subies dans le passé, que nous continuons de subir tant que nous ne les confrontons pas à la réalité. Si aller mieux est un choix qui ne dépend que de nous, nous sommes les seuls responsables de notre vie.

Pour résumer, l’éducation parfaite n’existe pas, tout parent est un apprenti, c’est normal car il n’y a pas un seul domaine de l’existence dans lequel l’apprentissage ne passe pas par l’erreur.

En conséquence, chacun de nous a été plus ou moins malmené dans l’enfance, certains ont été carrément maltraités. C’est ainsi, il n’est pas possible de rembobiner le film pour le jouer différemment, notre seule chance de nous en sortir est de l’assumer en le traversant.

Les souvenirs de notre enfance seront toujours « ce qu’ils ont été », si nous focalisons notre vie sur eux, ils nous détruiront. Il n’est pas possible de tricher avec eux, mais il est possible d’être habile avec eux, d’être plus fins qu’eux.

Etre habile, c’est s’ouvrir à ces souvenirs douloureux de telle manière que nous pourrons les digérer au lieu de chercher à les oublier – ce qui leur donne de la force. C’est le seul moyen qui s’offre à nous pour transformer les blessures actuelles (qui purulent) en cicatrices propres.

Des habitudes contractées pendant nos années d’enfance et d’adolescence se sont forgées en nous, nous obligeant à obéir à des (fausses) lois (par exemple : « Je dois être parfait » ; « Je suis un homme donc je ne dois pas montrer mes émotions » etc.).Et comme la force d’inertie des habitudes est immense, il se peut que nous ayons besoin d’être aidés par un thérapeute pour prendre conscience que ces lois sont fausses, donc nous en libérer. Mais de même que – dit-on – celui qui se rend chez le médecin est déjà à moitié guéri, savoir qu’il est possible de guérir de ses blessures d’enfance c’est faire un immense pas vers la guérison.

Pour aller plus loin, cliquez sur Connaissance de soi, vous y trouverez aussi des articles sur la relation thérapeutique.

Et plus particulièrement : Pourquoi un travail thérapeutique ?

15/12/12

Quelques années après avoir écrit cet article je découvre ce texte d’Alice Miller (écrit le 01/06/05), qui résume à merveille ce que nous pouvons attendre d’un travail thérapeutique, (les passages sont mis en gras par moi-même) :

« Le chemin le plus long – ou que faut-il attendre d’une psychothérapie ?

Au cours de mon existence, aucun chemin n’a été aussi long à suivre que celui qui m’a menée à moi-même. Je ne sais pas si je suis une exception, ou si d’autres sont aussi passés par là. Certainement, certains y échappent, car il y a heureusement des personnes qui ont eu la chance d’être pleinement acceptées par leurs parents depuis leur naissance pour ce qu’elles étaient, avec leurs sentiments et leurs besoins. Elles y ont eu accès dès le départ, il ne leur a pas fallu les refouler, et elles n’ont pas été obligées d’emprunter des chemins très longs pour trouver ce qu’elles n’ont pas reçu au bon moment. Ce que j’ai vécu moi, c’est que toute une vie m’a été nécessaire pour que je m’autorise enfin à être comme je suis et à entendre ce que ma vérité intérieure me dit de façon de moins en moins cryptée, sans attendre une autorisation de l’extérieur, de la part de personnes qui symbolisent mes parents.

On me demande régulièrement ce qu’est pour moi une thérapie réussie, bien qu’indirectement j’en aie décrit les éléments dans différents livres. Mais après cette courte introduction, je suis peut-être en mesure de le formuler plus simplement : une thérapie est réussie dans la mesure où elle contribue à raccourcir le long chemin qui mène à se libérer des anciennes stratégies d’adaptation et à apprendre à faire confiance à son propre ressenti, ce que nos parents ont rendu difficile et quelquefois impossible. Nombreux sont ceux et celles pour qui ce chemin reste barré, parce que l’accès en a été interdit dès le début et que de ce fait on est rempli de crainte à l’idée de l’emprunter. Plus tard, le rôle que tenaient les parents est repris par les enseignants, les prêtres, la société, la morale, tant et si bien que la crainte devient dure comme du ciment, et chacun sait qu’il est fort difficile de ramener du ciment à l’état liquide.

Les nombreuses méthodes d’auto-apprentissage de la communication sans violence, ainsi que les conseils précieux et avisés de Thomas Gordon et Marshall Rosenberg, sont très certainement efficaces quand les personnes qui en font usage ont eu dans leur enfance la possibilité de manifester leurs sentiments sans se mettre en danger, entourées d’adultes dont la capacité à vivre au plus près d’eux-mêmes a pu leur servir de modèle. Mais les enfants gravement blessés dans leur identité ne sauront pas plus tard identifier ce qu’ils ressentent et ce dont ils ont véritablement besoin. Il leur faut d’abord en faire l’apprentissage au cours d’une thérapie, le vivre et ensuite le vérifier par de nouvelles expériences aussi souvent que nécessaire, jusqu’à acquérir la certitude qu’ils ne se trompent pas. Car ces enfants d’adultes émotionnellement immatures, ou même perturbés, ont dû tout le temps croire que leurs sentiments et leurs besoins étaient faux. Ils se disent que si ils avaient été vrais, leurs parents n’auraient quand même pas refusé d’établir la communication avec eux.

Je pense qu’aucune thérapie n’est capable de satisfaire le désir que ressentent sans doute bien des personnes, que soient enfin réglés tous les problèmes auxquels elles se sont heurtées douloureusement jusqu’alors. Ce n’est pas possible, parce que la vie nous confronte et nous confrontera toujours à des problèmes nouveaux, susceptibles de réactiver les vieux souvenirs dont le corps a gardé l’empreinte. Mais une thérapie devrait ouvrir la voie qui mène à ses propres sentiments, l’ancien enfant blessé devrait être autorisé à parler, et l’adulte devrait apprendre à comprendre son langage et à en tenir compte. Si le thérapeute a été un véritable témoin lucide et non un éducateur, son patient aura appris à laisser percer ses émotions, à comprendre leur intensité et à en faire des sentiments conscients, qui à leur tour laissent dans la mémoire des empreintes nouvelles. Naturellement, l’ex-patient, comme n’importe quelle autre personne, aura besoin d’amis avec lesquels il pourra partager ses soucis, ses problèmes et ses questionnements, dans une forme de communication plus mature, dans laquelle les rapports d’exploitation ne joueront aucun rôle parce que les deux parties ont déjà pris la mesure de l’exploitation subie dans l’enfance.

La compréhension émotionnelle de l’enfant que j’étais, et par là même aussi de son histoire, modifie ma façon d’accéder à moi-même, et me donne de plus en plus de force pour traiter autrement, plus rationnellement et efficacement, les problèmes qui apparaissent aujourd’hui. Ne plus jamais connaître de souffrances ni faire d’expériences douloureuses, ce serait quasiment impossible, cela n’existe que dans les contes. Cependant, si je ne suis plus une énigme pour moi-même, je peux avoir une réflexion et une action conscientes, je peux laisser de l’espace à mes sentiments, parce que je les comprends et qu’ils ne me font donc plus autant peur. C’est comme ça que les choses peuvent bouger, et l’on a aussi une sorte d’outil entre les mains qui peut être utile si une dépression ou des symptômes corporels viennent à réapparaître. On sait alors qu’ils annoncent quelque chose, qu’ils veulent peut-être faire remonter à la surface un sentiment réprimé, et on essaie de le laisser s’exprimer.

Comme le chemin qui mène à soi-même se prolonge sur toute la vie, il ne s’arrête pas avec la fin d’une thérapie. Mais on peut attendre d’une thérapie réussie qu’elle aide à découvrir ses propres besoins véritables, à les prendre en compte et à apprendre à les satisfaire. C’est précisément ce que les enfants blessés très tôt dans leurs vies n’ont jamais pu apprendre. Après une thérapie menée par un thérapeute, on devrait donc aussi être capable de satisfaire ses propres besoins, qui apparaîtront désormais beaucoup plus nettement et avec plus de force, d’une manière qui corresponde à l’individu concerné, et sans nuire à personne. Les restes d’une éducation reçue très tôt ne se laissent pas toujours éliminer complètement, mais on peut les mettre en œuvre de façon constructive, active et créative si on les prend en compte en toute conscience, au lieu de les subir de façon passive et autodestructrice comme avant. C’est ainsi qu’une fois devenu un adulte conscient, un individu dont la survie avait dépendu de ce qu’il avait réalisé pour complaire à ses parents devient capable de cesser de faire le sacrifice de ses besoins en servant les autres en priorité, comme il lui fallait le faire lorsqu’il était enfant. Il peut rechercher des chemins sur lesquels il déploiera ses capacités précocement acquises à comprendre les autres et les aider, sans négliger pour autant ses propres besoins. Il est possible qu’il devienne thérapeute par exemple, et qu’il satisfasse ainsi son envie de connaître, mais il ne fera pas ce métier pour se prouver sa puissance, car il n’a plus besoin de cette preuve, maintenant qu’il a revécu son impuissance d’enfant.

Il peut devenir un témoin lucide qui propose à son patient un accompagnement engagé. Il faudrait que cela se fasse dans un espace où n’existe aucune pression morale, dans lequel le patient fait l’expérience (souvent pour la première fois de sa vie), de ce que c’est que de sentir son vrai Soi. Et le thérapeute est en état de mettre d’emblée cet espace à disposition si lui-même a déjà fait cette expérience. Alors il est prêt à laisser tomber les vieilles béquilles, celles de la morale comme celles de sa formation (le pardon, les “pensées positives”, etc…). Il n’en a plus l’utilité, parce qu’il voit qu’il a des jambes en bon état, et son patient également. Ni l’un ni l’autre n’ont plus besoin de ces béquilles dès qu’ils font tomber les voiles qui dissimulent ce que furent leurs enfances. »

© 2010 Renaud PERRONNET Tous droits réservés.


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139 Commentaires
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Étoile
Étoile
10 janvier 2018 23:37

Bonjour, Merci, c’est très gentil pour votre message …. Lorsque je dis le masque du « tout va bien » je veux dire le masque du : « j’ai tout oublié » « rien ne s’est passé » « rien n’est grave, il n’y à pas de mal, pas de conséquence » « je ne suis pas touchée» «  vous aviez tous les droits ». J’ai pas eu besoin de parler, de raconter autour de moi, j’ai une famille démonstrative coté dénigrement et râleuse , que les gens comprenaient d’eux-mêmes. Certains membres de la famille ( frère/sœur plus âgés) ont pris part à cette toxicité , et vu… Lire la suite »

Chantal
Chantal
6 janvier 2018 20:00

Bonjour Etoile, comme vous j’ai connu l’enfer étant enfant puis adolescente, et cela a même continué tandis que j’étais jeune adulte. Evidemment cette horreur, cette folie qui ne m’appartient pas, m’a privée très longtemps d’estime de moi et de confiance en mes potentiels mais il n’est jamais trop tard pour ouvrir les yeux. Cette volonté de porter le masque, comme vous le dites si bien, du “Tout va bien” je l’ai vécu comme vous durant des années. J’étais incapable de briser le “Secret” auxquels ces parents cinglés m’avaient enchaînée jusqu’à me faire douter de qui je suis en “Réalité” !… Lire la suite »

Étoile
Étoile
Répondre à  Chantal
16 janvier 2018 09:26

Bonjour Chantal, Je tenais à vous remercier pour votre message. Je voulais aussi vous dire que oui vous avez raison attendre en vain une certaine reconnaissance, un amour, etc …si cela n’est jamais venue des le début pourquoi ce miracle arriverait – il un jour sincèrement ? Mais je ne sais pas si vous connaissez ce dicton  « brosser dans le bon sens du poil » et si vous ne voyez rien cela peut duré des années avant que vous compreniez ce semblant de reconnaissance, cet amour soudain occasionnel avec une bonne conduite sur le moment …. Ma mère m’a fait courir… Lire la suite »

Étoile
Étoile
4 janvier 2018 01:43

Bonjour et merci pour votre article réconfortant et pendant lequel j’ai pleuré…. Je suis devenue aigrie, amère, en colère … je n’aime pas ce visage qui m’associe physiquement à tout mes proches tous toxiques. Je me lève le matin depuis l’enfance je me sens minable et inutile, d’une envie de disparaître comme par magie. Mon passé minable ou je j’en suis tombé malade a fait de mon avenir sans un enfant sans un Travail qui me passionne… Comme puis je me reconstruire, je ne fais que pleurer ? Je souhaite disparaître sans explications plutôt que vider mon sac et devoir… Lire la suite »

Étoile
Étoile
Répondre à  Renaud Perronnet
9 janvier 2018 03:35

Bonjour, je vous remercie vraiment pour votre message … ce que vous dites est vrai et j’ai encore réalisé il y a deux jours que je préfère être seule parce qu’il y a beaucoup de personnes avec qui vraiment je n’ai rien à faire. Ma famille parlent autour d’eux à des proches, des amis, des connaissances… et ceux ci adoptent évidemment avec moi un comportement désagréable et différent du passé … Je me suis éloignée géographiquement il y a quelques mois et cela est ma récompense…. Je sais que ma vie est ailleurs depuis mes 17 ans et l’éloignement n’est… Lire la suite »

Stephanie
Stephanie
5 octobre 2017 21:47

Bonjour. J’ai adoré vous lire et j’avoue que cela m’a déjà un peu réconfortée, mais je me sens de vous exposer mon cas, aussi inédit que celui des autres. Mon père est violent. Je crois même que ça va plus loin, je ne saurai expliquer ses tendances manipulatrices, ses soifs de reconnaissance, sa tendance à posséder et isoler ses femmes, de boire la vie des autres.. Mais je l’aime, c’est mon père, et même si quand j’étais enfant il m’en a fait voir de toutes les couleurs, et que je ne savais pas sur qui prendre modèle, car je ne… Lire la suite »

Nicolas
Nicolas
19 septembre 2017 10:44

Bonjour, Un jour , un mariage , une relation , m’on peut-être révélé ce que je suis : impatient , jaloux , envieux , triste malheureux , hypersensible , anxieux , perdu dans des questions sans reponses … je ne sais plus qui je suis !? ou je vais ? mon mariage est un fiasco ! j’ai voulu des conseils et cela m’a embrouiller le cerveau ! je ne sais plus si je dois divorcer ou rester avec elle et affronter ma réalité ! Comme un enfant avec un jouet qui veux le jeter ! Je ne sais pas si… Lire la suite »

Nicolas
Nicolas
Répondre à  Renaud Perronnet
19 septembre 2017 11:25

Je sais bien tout ça monsieur , mais j’ai comme un brouillard !Est ce que cela vien de moi ou de l’autre (ma femme ) merci de votre réponse !

Abi
Abi
20 mai 2017 00:12

Cette lecture ma beaucoup aidé. On mérite tous le bonheur et on a pas à être gêné de le penser. Par exemple ma mère ne m’a jamais offert de cadeaux à mon anniversaire alors j’ai toujours pensé ne pas en mériter. Mon anniversaire approche et je vais oser lui demander quelque chose, car oui je le mérite bien ^^ merci

Geneviève
Geneviève
5 février 2017 14:50

Bonjour,
J’ai trouvé exactement la réponse à la question que je me posais.
Merci

pierre
pierre
14 novembre 2016 13:02

Bonjour Chantal, Merci de votre témoignage, qui rejoins mon sentiment. J’ai fait 2 psychothérapies, qui ont donné des résultats mitigés, enfin presque puisque le problème de mon enfance, m’a éclaté à la figure, mais à la fin de la 2è, le psychiatre de l’époque, m’a répondu gentiment : “la boîte de pandore est ouverte, il faut faire le tri ou la refermer, c’est vous qui le décidé”. J’ai cru un moment avoir fait mon choix, je me suis fâché avec mes parents par le biais de ma mère, sans finalement affronté mon père directement, car son emprise psychologique a été… Lire la suite »

Chantal Berger
Chantal Berger
12 novembre 2016 23:19

Bonsoir Pierre ! Vous “entendre” parler de votre colère me ramène à la mienne, celle qui ne m’a pas quittée pendant des années jusqu’à ce que je comprenne que la colère cache bien souvent une grande détresse, pour ne pas dire une immense souffrance. Au fond de nous on attend désespérément de nos parents la reconnaissance de leur maltraitance autant qu’une preuve d’amour… Comme vous ceux qui connaissaient mon passé et constataient au Présent l’attitude de mes parents envers moi, désormais adulte, ne comprenaient pas que je ne coupe pas les ponts définitivement mais je m’en sentais incapable. D’un côté… Lire la suite »

pierre
pierre
10 novembre 2016 10:18

Bonjour, Je vais vous poser une question, que je me pose, sans que je puisse y répondre. J’ai été maltraité enfant par mon père, ce serait trop long d’expliquer, ça a été très loin. Mon épouse qui n’a pas connu cette situation, ne comprend pas comment j’arrive encore à parler à mes parents. Elle a l’impression que je redeviens un enfant quand je vais les voir, mon père ne pouvant s’empêcher de faire des réflexions à mon encontre. Je ressens ce besoin comme une culpabilité de les voir et en même temps je sais ce qu’il sait passé. En fait,… Lire la suite »

pierre
pierre
Répondre à  Renaud Perronnet
11 novembre 2016 17:02

Je vous remercie de m’avoir répondu aussi rapidement. Effectivement, votre article en lien est saisissant. Je me suis posé ces questions alors que jusque maintenant je ne me les posaient pas. J’ai débuté, une psychothérapie depuis peu, et si les 2 premiers thérapeutes d’il y a quelque année, n’avait pu que révéler le problème sans approfondir, cette fois, je sens que tout remonte à la surface, moi qui croyais avoir tout enfoui. Je refoule effectivement ma colère, mais en réalité elle s’exprime, de façon anarchique et sous forme de coup de sang pour des choses futiles. Admettre le pire, est… Lire la suite »

Chantal Berger
Chantal Berger
20 octobre 2016 15:03

Je suis tout à fait d’accord Séverine, si nous n’existions pas pour sûr il faudrait nous inventer ! ? S’il y a des gens à nous apprécier c’est que nous sommes de belles personnes et si nous ne plaisons pas à tout le monde c’est normal, inutile de perdre son énergie dans ce sens là. Et je suis aussi d’accord avec vous sur un point important, savoir ne pas toujours se prendre au sérieux, faire preuve d’humour ça rend bien souvent les choses plus simples, plus légères. Sourire et rire sont des cadeaux de la vie alors ne nous en… Lire la suite »

Johanne
Johanne
11 octobre 2016 09:48

Il me semble que la colère est le seul moyen que mon être ait trouvé pour survivre au désespoir, au vide. Le manque, la tristesse, la douleur, la terreur, le sentiment d’abandon, la solitude extrême, ont creusé chaque jour un peu plus le gouffre immense au milieu de ma poitrine. Sans défenses, comme un radeau jeté au milieu de la mer déchaînée. Incomprise, pas écoutée, pas entendue, secouée dans ma chair, jusque dans mes os, jusque dans mon âme. Pleine d’amour et de curiosité et pourtant brutalisée, humiliée, battue. Brisée l’insouciance, l’émerveillement, la candeur, la joie de vivre. Restent les… Lire la suite »

Chantal Berger
Chantal Berger
Répondre à  Johanne
19 octobre 2016 10:16

Bonjour Johanne, comme vous j’ai eu une enfance brutalisée, niée, torturée autant physiquement que moralement par mes deux parents. Comment se lancer dans la vie avec une telle souffrance, souffrance porteuse de honte et d’un profond sentiment de n’être rien, ou pire encore de tromper son monde lorsqu’on fait quelque chose de bien. S’ils savaient combien je suis “pourrie”, nulle et je dois le cacher pour vivre en société. Pendant des années j’ai été ainsi prisonnière de ma colère, en réalité de mon désespoir, pleine de haine pour mes “parents” ces gens qui n’en méritent pas le nom et ont… Lire la suite »

Johanne
Johanne
Répondre à  Chantal Berger
20 octobre 2016 11:28

Bonjour Chantal, merci pour votre réponse/témoignage.
J’ai également lu “tagueur d’espérance” ainsi que “plus fort que la haine” de Tim Guénard, qui vit pas très loin de chez moi d’ailleurs !
Mais ce sont des livres que j’ai du lire en plusieurs fois, à plusieurs mois d’intervalle, tant ils m’ont bouleversés.
Se détacher de l’enfant victime qui est en nous sans avoir l’impression de l’abandonner (encore) et prendre sa place d’adulte – qui a le choix – est un véritable défi et un travail de longue haleine.

Chantal Berger
Chantal Berger
Répondre à  Johanne
20 octobre 2016 14:40

Bonjour Johanne. Vous dites “abandonner… encore… l’enfant victime qui est en nous”. Accepter de vivre au Présent, faire le point sur ce qui va bien dans notre vie d’aujourd’hui, simplement se dire “Je suis en vie, en bonne santé, je ne garde heureusement aucun séquelle physique de mon enfance, voire également de mon adolescence, je peux marcher, me balader, apprécier l’instant présent, mes enfants sont en bonne santé, ils peuvent profiter de la vie, j’ai réussi à ne pas leur transmettre la folie de mes parents, même si ça n’est pas parfait, à l’impossible nul n’est tenu, mais j’ai réussi… Lire la suite »

severine
severine
Répondre à  Chantal Berger
20 octobre 2016 13:31

Bravo chantal! waouh c’est magnifique! avec des gens comme Tim guénard,helen Keller sourde muette et donc incomprise mais qui a malgré tout réussi sa vie et eu de la reconnaissance et appris a communiquer c’a ma redonné un peu d’espoir en la vie,ces gens la sont mes LAMPES..je pense aussi que j’ai eu bien des belles personnes sur ma route comme vous même si je suis pas guérie a fond de mon passé..j’ai encore parfois des cauchemards,de la peine mais moins..mais j’en ai par périodes surtout Noel ..Oui nous sommes belles,importantes.;des fois je me dis même que si j’existais pas… Lire la suite »

severine
severine
Répondre à  Johanne
20 octobre 2016 13:39

pourquoi ne ressentez vous pas ma souffrance?Johanne qui peut la ressentir sauf nous! Je sais que tu as l’air très en colère mais en même temps la souffrance c’est intime a soi,seul nous pouvons ressentir ce que nous ressentons pas les autres.Pourquoi tes parents ton’ pas aimé?ils pouvaient pas,ils en étaient incapables c’est très dur a accepter mais c’est ainsi..certains parents sont défaillants et handicapés,incapables de donner de l’amour et attention a leurs enfants..pourquoi si ,pourquoi ca?peut être que tu resteras sans réponse et que pour avancer et guérir tu dois etre bonne pour toi,apprendre a t’aimer,te donner a TOI… Lire la suite »

severine
severine
12 septembre 2016 19:18

Bonjour j’aime assez cet article qui parle de comment guérir de son enfance.Comme beaucoup j’ai eu une enfance assez pénible faite de carences affectives sévères,père absent alcoolique et enfant je jouais souvent seule isolée,me sentant négligée,indésirable sans pouvoir le nommer..et j’ai fait pas mal de crises de colère enfant,ca s’est apaisé avec l’âge et de bons suivis et car j’ai pu verbaliser ma colère aussi et me donner ce droit,cette légitimité d’avoir été une enfant blessée et d’avoir manqué de soutien..J’ai fait aussi des épisodes dépressifs adultes quand mon père ou géniteur est revenu dans ma vie sans avertir,comme si… Lire la suite »

Stephan
Stephan
9 août 2016 17:02

Bonjour, moi comme beaucoup … Je n accepte pas mon enfance et plus ça va et plus je souffre… Des suivis psychologique j’en est depuis l âgé de 11 ans aujourd’hui j’en est 26 et pour ma part sa ne m’aide pas j’ai lu une partie de se que vous expliquez mais trop long … Jai eu maladie pertes de mémoire à 11 ans dons j’ai déjà perdu 11 ans de ma vie ensuite j’ai grandi avec un parent et pas deux et le deuxième j’en aurais tellement eu besoin qu’il m’a fait du mal à mes 20 ans, depuis… Lire la suite »

salma 1
salma 1
4 mai 2016 21:57

bonjour, je veux votre aide, j’ai maintenant 14 ans et je me sens perturbée je ne sais pas pourquoi mais je crois c’est parceque j’ai vécu une enfance un peu dur car dans ma première et deuxième année primaire, mes camarades de classe se moquaient de moi toujours et des fois elles me donnez des coups, je me rappelle encore de leur nom et de leur visage meme de leur sourire de moquerie je ne disais rien du tous et j’étais toujours silencieuses je n’ai jamais dit ca a personne, mais je sents que je suis maintenant un peu agressif… Lire la suite »

salma 1
salma 1
Répondre à  Renaud Perronnet
8 mai 2016 20:55

merci beaucoup de votre réponse

corinne
corinne
24 décembre 2015 04:58

bonsoir,voila cette nuit je me suis réveillé en crise de larme et depuis je fais que pleurer,en fait mon enfance a ressurgis . j ai quand même 50 ans et je suis plutôt quel q’un de très positive et qui aime la vie . c’est vrai que je n’ai pas u une belle enfance du tout…..mais j’aimerais pourquoi maintenant?

Cécile
Cécile
13 décembre 2015 13:27

Merci de votre réponse rapide, Oui vous avez sans doute raison pour le fait de retourner voir ma psy, mais je n’ose plus trop la jpindre car j’ai cessé la thérapie sans la prévenir, enfin je crois qu’elle est habituée avec nous, dans ce centre spécialisé pour les dépendants aux drogues, je vais prendre mon courage et appeler lundi, savoir si elle peut me voir rapidement, sinon je n’ai pas de haine vous savez mais plutôt énormément de tristesse + de la colère quand on m’attaque verbalement et qu’on me dit ” ferme ta gueule ! ” ça fait très… Lire la suite »

Cécile
Cécile
13 décembre 2015 09:41

Bonjour tout le monde J’ai découvert ce site hier et ça m’a fait l’effet d’une bombe reçue en plein coeur, tellement tout ça est douloureux à vivre quand on a eu des parents immatures et ou absents pour nous montrer le chemin de la vie et quand les rapports entres frères et soeur ( nous sommes 4 , deux garçons, deux filles, suis la troisième, celle qui devait se faire discrète, docile, presque invisible et à l’adolescence j’ai changé du tout au tout et j’ai rencontré les opiacés / mon produit ” fétiche “, mon doudou pour survivre sans avoir… Lire la suite »

nadir
nadir
31 octobre 2015 02:54

les mots clés tapés dans le moteur de recherche m’ont mené a votre article je sais que je dois entreprendre une psychothérapie j’ai 30 ans ce ne sera pas pareil que lorsque j’avais 16 ans de toute façon j’ai l’impression que je n’arriverais pas a sortir la tete de l’eau je dois me faire aider mais c’est difficile de se dire que tout les épreuves vecues dans l’enfance ne m’ont rendu fort que temporairement et qu’a la moindre étape difficile de ma vie tout s’effondre je suis le fils de parents métis ma mere est vietnamienne marocaine et mon père… Lire la suite »

nadir
nadir
Répondre à  Renaud Perronnet
1 novembre 2015 22:23

merci je continue donc

florence
florence
2 octobre 2015 12:28

bonjour, J’ai 48 ans. Ma mère est décédée depuis 17 ans. Je n’ai pas de bons rapports avec mon père. J’ai lutté toute ma vie pour être indépendante et réussir ce que j’entreprenais. J’ai cru y arriver mais je reproduis les mêmes erreurs et c’est de plus en plus dur à assumer. J’ai fait une tentative stupide de suicide (un appel au secours plutôt) parce que mon compagnon me trompait. Je suis une enfant non désirée qui a empêché ma mère de quitter mon père qu’elle n’aimait pas. Elle avait déjà un enfant et elle ne se sentait pas capable… Lire la suite »

Delphine
Delphine
13 septembre 2015 21:39

Bonjour Une question me taraude . Comment se respecter soi même en s’aimant et en prenant soin de soi même face à des personnes qui nous font des “reproches” légitimes ? A partir de quand doit on se remettre en question sur notre façon d’être ? car peut être ce que les autres nous disent est vrai ! peut être faisons nous des erreurs, ou des mauvaises choses . Ne risque t’on pas de tomber dans une sorte d’égoïsme ou de nombrilisme si l’on cherche toujours à satisfaire ses propres besoins ? J’ai très envie d’apprendre à m’aimer et me… Lire la suite »

Sonia
Sonia
13 août 2015 16:16

Bonjour, Alors voilà mon problème, depuis mon enfance, j’ai l’habitude de dire oui à une certaine personne (elle utilisait des méthodes d’intimidations depuis que je suis petites)…. J’en eu ai assez ! J’ai l’impression que cette personne me prend un peu pour sa servante de plus elle est assez…. agressive. Donc un jour je lui ai exprimé mon refus et elle a mal réagis, aussi bien physiquement que verbalement. Avec elle, j’ai l’impression de ne pas avoir le droit d’imposée une opposition sûrement à cause des ”lois” quelle me dictait…Alors dîtes moi, comment s’opposer au “fausse lois” de son enfance… Lire la suite »

Sumire
Sumire
29 mai 2015 19:08

Il est vrai guérir de son enfance est une chose difficile, qu’a force de critique – petit(e) que nous étions – on se bâtit une identité un “soi” faut “tu es trop mou(lle)”, “espèce de binoclard(e)” et qu’une gentille camarade nous dise “meures” – chose qui m’est déjà arrivé – et j’en passe ! et bien…. cela nous laisse des séquelles au futur ! Et c’est exactement ce qui m’arrive. Quelque fois quand on me parle d’un ton trop désagréable, comme à une espèce de servante, ou qu’on se moque, si vous voyez au lieu de me dire que j’ai… Lire la suite »

Sumire
Sumire
Répondre à  Renaud Perronnet
2 juin 2015 11:38

Merci de votre réponse !

Mathilde
Mathilde
25 mai 2015 09:22

Bonjour Renaud, Mon copain m’a quitté ce week-end pas à cause d’une relation qui se dégradait. Mais il ressent le besoin d’être seul pour régler des difficultés relationnels. Ses parents ont divorcé, il les a toujours vu et les voit encore se déchirer et même à 25 ans, ça fait mal. Il est triste, il pense ne pas avoir le droit d’être aimé, qu’on lui apporte de l’attention… J’aimerais l’aider, je ne sais pas comment faire. Je lui ai conseillé d’aller consulter un professionnel. Je ne sais pas s’il fera la démarche. Il dit ne pas vouloir faire une croix… Lire la suite »

Mathilde
Mathilde
Répondre à  Renaud Perronnet
25 mai 2015 13:32

Justement il m’a demandé de l’aider. Mais pas immédiatement car l’émotion est encore forte suite à la séparation. Il souhaite me voir, être seul, il veut tout ce qui n’est pas possible. Je ne souhaite pas jouer au sauveur mais répondre à une demande qu’il m’a faite. Sans réussir à savoir à quel titre je devrais l’aider ? C’est ça ma principale interrogation finalement. Celle sur laquelle j’aimerais que vous m’éclairiez. Et savoir si, selon vous, ça ne lui ferait pas plus de mal que je l’aide (en prenant en compte la tendresse et les sentiments que nous avons l’un… Lire la suite »

Mathilde
Mathilde
Répondre à  Renaud Perronnet
25 mai 2015 18:38

Je veux dire par là, que j’ai envie de l’aider car je l’apprécie. Je suis même amoureuse de lui. Mais j’ai peur de souffrir de le voir pour lui, il a été égoïste en me quittant alors que tout allait bien entre nous. Mais que dans sa tête ça ne va pas. Et il me demande de l’aide, j’ai d’un côté envie d’être égoïste aussi pour me protéger, mais une fois que j’aurais fait le deuil de notre relation et surtout que ça ne sera plus à vif, j’aimerais être disponible.
Cela parait-il plus cohérent ?

marianna
marianna
14 mai 2015 18:20

Bonjour, ce commentaire me touche beaucoup. Il est temps d’apprendre à vous aimer, penser rien que à vous. Faites la liste de tout ce que vous avez de bien. Comme moi vous avez réussi l’éducation de vos enfants, bravo, si j’ai bien lu, vous n’aviez pourtant pas eu de bons modèles, c’est avec le négatif pourtant que vous avez élever vos enfants. Courage la vie est belle quand on veut, d’autres gens on vécu des atrocités dans leur enfance et sont sortis plus forts. Félicitez vous aussi, donnez vous de bonnes pensées , nous sommes que de passage sur terre… Lire la suite »

CHANTAL
CHANTAL
14 mai 2015 17:18

Après des années de souffrance physique et psychologique assénées par des parents toxiques j’ai toujours, à 55 ans, du mal à avoir confiance en moi et en l’autre. J’ai fait un travail sur moi pendant des années auprès de plusieurs thérapeutes mais autant j’ai tourné la page de mon enfance en “pardonnant ” à mes parents après avoir compris leur propre souffrance, autant je n’ai jamais réussi à guérir de tout ce que cette saleté d’enfance a ancré en moi. Comme si j’étais programmée pour ça j’ai fait dans ma vie des choix néfastes pour mon équilibre et mon épanouissement.… Lire la suite »

CHANTAL
CHANTAL
Répondre à  Renaud Perronnet
31 mai 2015 15:57

Après un certain recul je reviens sur votre réponse, on ne peut plus éclairée. Ainsi lorsque vous me dites “Je ne crois pas que vous ayez – tourné la page – comme vous le croyez à tort” je ne peux qu’abonder dans votre sens. En effet, bien que mon premier mariage ait été un fiasco j’ai jusqu’à ce jour conservé le nom de mes deux filles, ceci dans le but déclaré de maintenir l’unité de notre famille. Or depuis j’ai un fils qui porte un autre nom et après le divorce d’avec son père mon fils, souffrant de porter un… Lire la suite »

marianna
marianna
1 mars 2015 17:34

Bonjour, merci j’ai lu votre texte. Moi aussi il a fallu que je comprenne mes failles avec les hommes, bien sûr mon enfance en est la cause mais j’ai fouillé mes souvenirs d’enfants et ma vie d’épouse. J’ai fait une thérapie de trois ans, fais du yoga, vu une énergéticienne et je m’intéresse beaucoup au développement personnel. Aujourd’hui, je suis une femme qui existe pour moi même et mes enfants et petits enfnats. De toutes mes difficultés j’en ai tiré du positif, j’ai grandit. Par contre il me reste un point d’interrogation pour mon homme idéale, je ne sais pas… Lire la suite »

Virginie
Virginie
3 janvier 2015 14:24

Bonjour, En cette nouvelle année, je souffre comme jamais… je ne fais que pleurer, pleurer et pleurer. Cela fait 14 ans que je fais un travail sur moi, mon enfance il n’y en pas eu, d’abord placé dans une famille de l’ADASS jusqu’à deux ans et 3 mois et après repris par des monstres qui m’ont humilié, maltraité et abusé sexuellement, une soeur en hôpital psychiatrique, c’était mes sorties le mercredi après-midi car je n’avais pas le droit de sortir, j’étais comme dans une prison et je sens toujours cette geôle en moi-même, mes deux parents étaient alcooliques et ne… Lire la suite »

Virginie
Virginie
Répondre à  Renaud Perronnet
4 janvier 2015 13:02

Pensez-vous que l’on peut se sortir de ce genre d’histoire… Avez-vous connu des personnes ayant des souffrances liées à des maltraitances parentales du même registre ?
Merci

Lou
Lou
Répondre à  Renaud Perronnet
12 mars 2015 11:03

Bonjour Virginie Je me permets de vous écrire ce petit mot à la suite de votre message qui m’a beaucoup touché, au delà de votre histoire personnelle mais pour la beauté de la personne qui transparaît derrière, “une fleur qui a poussé sur un tas de fumier” c’est exactement ce que je ressent aussi à travers vos écrits mais aussi “une fleur qui continue à prendre racine vers “Sa” belle terre”. Regardez, dans la nature, l’herbe continue à se frayer un chemin meme à travers du béton et vous etes issue de cette incroyable nature, vous avez en vous les… Lire la suite »

Virginie
Virginie
Répondre à  Lou
23 mars 2015 20:11

Merci à vous Lou d’avoir pris du temps afin de me laisser ces mots réconfortants et chaleureux, je fais de mon mieux afin d’aller vers un mieux-être, ce n’est pas tous les jours facile…

Merci encore !

Virginie

Félix
Félix
2 janvier 2015 14:57

J’ai bien aimé le texte. Je voudrais bien prendre contact avec vous pour une échange personnel. Comment avoir votre contact? Bonne soirée. Et Heureux année 2015.

Kahina
Kahina
14 décembre 2014 09:25

Bonjour Docteur et merci pour votre réponse et pour votre humanisme, Jai lu l’article que vous m’avez conseillé http://www.evolute.fr/connaissance-soi/trouver-bon-therapeute . Si j’ai bien compris, le patient a le droit de poser des questions au psychothérapeute sur son vécu et son enfance et sur comment il s’en est sorti ? Votre article m’a guidé vers d’autres articles aussi riches et intéressants : http://www.evolute.fr/connaissance-soi/pourquoi-travail-therapeutique http://www.evolute.fr/connaissance-soi/schemas-renoncer Donc, pour me libérer de mon « faux soi », je dois me libérer de mes schémas et croyances d’enfance. Une autre question si vous voulez bien me répondre : On parle beaucoup de la TCC et… Lire la suite »

Kahina
Kahina
9 décembre 2014 06:35

Bonjour et merci pour votre réponse, Il y a quelques années, j’ai consulté un psychologue suite à mes troubles de sommeils, de nervosité et surtout mes problèmes liés au travail: sensibilité envers les remarques de mon chef et ruminations. Avant je croyais que j’étais nerveuse alors que j’étais agressive. Le psychologue m’a conseillé de commencer d’abord par mettre de l’ordre dans ma vie quotidienne pour diminuer la pression et pour préparer ma fille à l’adolescence sans-complications : revoir ma relation avec ma fille et mon ex, permettre à ma fille de visiter son père ou sa grand-mère (sa famille paternelle… Lire la suite »

Kahina
Kahina
6 décembre 2014 14:30

Grand merci pour ce site lumineux et généreux, pour votre disponibilité et votre aide. Je l’ai découvert en lançant une recherche « comment gérer mon agressivité ». Il m’a aidé à comprendre beaucoup de choses sur mon dysfonctionnement émotionnel. Avant je ne savais pas ce qui m’arrivait. J’ai pris conscience que si je souffre maintenant de la culpabilité et l’anxiété et d’autres émotions négatives et indésirables ce n’est pas de ma faute mais c’est parce que j’étais mal aimée et c’est à cause de mes schémas et croyances d’enfance et à l’idéalisation de mes parents. J’ai compris que je n’étais… Lire la suite »

mioumiou
mioumiou
30 octobre 2014 20:34

Bonjour J ai lancé une bouteille à la mer avec les mots abandon homme dépression couple et famille qui vont mal Aide à mon homme meurtri et qui nous fait du mal ( discutions échanges impossibles .agressivité .nous ne sommes pas son fils et moi sa priorité . Comportement bizarre et égocentrique . Difficultés dans tous les moments de notre vie commune Impression que mon mari est bête , incapable de relations normales Et je suis tombé sur votre site ! Si seulement il pouvait taper ces mots et vous lire (impossible!!! Nous sommes entrer en guerre dans la même… Lire la suite »

F.
F.
21 octobre 2014 08:47

Bonjour, J’ai grandi avec un père très agressif et violent psychologiquement qui me hurlait dessus depuis mon plus jeune âge. Récemment dans mon travail, mon patron m’a crié dessus comme s’il n’y avait pas de séparation entre nous et qu’il avait tous les droits comme le faisait mon père. Cela m’a fait prendre conscience de bcp de chose et du fait que j’attendais qu’on me reconnaisse de la valeur. Je suis en thérapie et alors que j’étais prêté a affronter mes vieux démons, mon thérapeute m’a fait un discours sur le fait que j’ai de naissance un sentiment de, ou… Lire la suite »

Jeff
Jeff
24 juillet 2014 16:37

Je suis dépressif depuis mes 16 ans, j’ai 26 ans, j’ai vu de nombreux thérapeutes. Aucun ne m’a donné d’espoir ou ne m’a paru sincèrement intéressé, ils se sont contentés de me complimenter ou de m’observer en silence comme un objets d’étude sans âme ni désir. Je me sens seul au point d’avoir le sentiment d’appartenir à une autres espèce ( bien plus sensible que l’homo sapiens ), et de me diriger lentement vers mon extinction. Dans votre dossier, il y a un point qui est complètement faux pour moi, le voici : Je n’ai jamais penser que mes sentiments… Lire la suite »

Lucie
Lucie
28 avril 2014 19:37

Bonsoir, je tiens avant tout à vous remercier pour votre article qui me parle. Pour ma part je traverse une période très difficile pour le moment. Pour être honnête ça fait plusieurs années que je vis dans la souffrance (j’ai 26 ans). J’ai vécu une enfance très chaotique. Mes parents ont divorcé quand j’avais 5 ans. Ma maman a eu la garde de ma soeur et moi et je voyais mon papa un week-end sur 2. J’ai beaucoup de traumatismes de mon enfance. Ma maman a été très dure avec moi et j’ai subi de la maltraitance. Je peux dire… Lire la suite »

Virginie
Virginie
23 février 2014 19:38

Bonsoir, Depuis quelques jours, je n’arrête pas de surfer sur internet pour trouver des textes sur la maltraitance. Et là, j’arrive sur votre blog et je vois que vous poster des textes d’Alice Miller… Je suis en arrêt maladie depuis un mois et demi, je relis des livres que j’avais déjà achetés dont ceux d’Alice Miller. Prendre conscience de mon enfant intérieur m’a demandé 40 années, j’ai actuellement 41 ans et oui tout ce temps ou je me suis reniée, en ayant investi dans un travail thérapeutique et c’est fou comme c’est long! Votre travail et réflexion lucide me redonne… Lire la suite »

Virginie
Virginie
Répondre à  Renaud Perronnet
23 février 2014 19:49

Je comprends et espère ne pas avoir été déplacée

DAVID
DAVID
15 mars 2013 16:38

Bonjour, Merci de votre lucidité et de votre approche simple du sujet traité. Cela me conforte dans mon état actuel d’adulte “guérissant” de ses émotions tronquées intégrées pendant l’adolescence. Depuis deux ans, je me suis déprogrammée pour enfin devenir moi-même, vivre en pleine conscience de mes valeurs, mes besoins, mes envies. Je prends beaucoup de recul sur mes sentiments, mes sensations, les laissent venir, vivre puis s’estomper. Mes relations aux autres sont beaucoup plus saines et sereines. Je ne suis plus dans la demande, mais dans le partage. J’ai intégré l’humour comme communication et ai beaucoup plus d’empathie pour les… Lire la suite »

JoJo
JoJo
1 mars 2013 13:37

Bonjour à tous j’ai 53 ans et je constate que nous sommes nombreux ici sur la même ligne d’arrivée. Est-ce que c’est l’âge. j’ai fais ma grande dépression il y a 7 mois, en pensant que jenme relèverais rapidement après ce “coup de fatigue” Au fil du temps, après avoir accepté quelques semaines plus tard de prendre rdv et consulter au CMP, j’ai pris conscience que j’arrivais à mes limites et que pour me sortir de là, je n’avais plus aucun choix de me faire aider. Même si je ne suis pas complètement convaincu du succès. Ne sachant pas comment… Lire la suite »

nina3
nina3
10 septembre 2012 10:13

Bonjour, je souhaiterais aider une amie a “accepter” son passé pour avancer. Elle a 52 ans et ses blessures d’enfant non désirée et de père très autoritaire non jamais guéris. Moi même ayant vécu des choses très difficiles, j’ai réussi à accepter et pardonner. J’aimerai lui offrir un livre, auriez vous un ouvrage à me conseiller ? Difficile de lui demander de pardonner à ses parents (sa mère est décédée), elle risque de penser que je ne la soutiens pas. Je souhaiterais juste lui insuffler la possibilité de pardonner : comment m’y prendre ? J’espère avoir une réponse de votre… Lire la suite »

Bernard
Bernard
30 juin 2012 17:12

J’ai retenu cette citation car elle me fait vibrer: « Plus le niveau spirituel de l’éducateur est pauvre, plus sa morale est incolore, plus grand sera le nombre des injonctions et interdictions qu’il imposera aux enfants, non pas par souci de leur bien, mais pour sa propre tranquillité et son propre confort. » Lorsqu’on a fait un tel constat, pensez-vous qu’il faille aller chercher ailleurs qu’au sein de sa propre famille ce qui vous donnera une “colonne vertébrale”, autrement dit une éthique et des valeurs positives? Est-ce que d’une certaine façon, ce n’est pas prendre le contrepied du modèle familial… Lire la suite »

Sylvie
Sylvie
16 février 2012 15:04

Bonjour et merci à l’avance pour l’éclairage que vous pourrez m’apporter.58ans,fille unique, une enfance désastreuse avec deux parents qui ne m’ont jamais désirée et donc pas aimée.Dépression sentiment profond d’abandon même adulte, une mère ayant le contrôle permanent sur ma vie.A 46ans, crise d’adolescence, prise de conscience du mal que me font mes parents et détachement brutal avec une rupture de 9ans sans aucun contact.A ce moment-là, je revis, je reprends ma vie en main avec bonheur , sans culpabilité.Malheureusement en 2008, mon père décède et ma mère me”raccroche”, me faisant croire qu’elle ne peut vivre sans moi, elle me… Lire la suite »

Sylvie
Sylvie
Répondre à  Renaud Perronnet
17 février 2012 08:47

Merci pour votre réponse mais j’ai déjà fait une psychothérapie qui m’a permis de prendre le large en 1999 et de vivre en paix pendant 9ans. Je ne vois aujourd’hui que dans ma névrose de rejet, dans ce manque d’affection qui me dévore, que je n’arrive pas à contrôler, les causes réelles de cette nouvelle soumission à ma mère toxique. Fuir à nouveau me semble la seule solution.

Sophia67
Sophia67
9 janvier 2012 00:33

Ah l’enfance … tout un sujet. Je dis souvent que si on me laissait aujourd’hui le choix entre revivre mon enfance telle que je l’ai vécu et mourir : et bien je prendrai la deuxième solution. Ca me semble moi-même très extrémiste mais dans la réalité c’est la seule façon que j’ai trouvé d’exprimer à quel point cela a été dur pour moi. J’ai commencé à vivre (vraiment vivre) lorsque j’ai quitté mes parents, ma famille ! Que je suis partie loin d’eux (j’ai tout de suite mis 80km entre eux et moi), de leur poids, de leur influence, de… Lire la suite »

anna
anna
29 août 2011 05:27

Merci encore de vos réponses qui m’aident à avancer. En effet, c’est exactement cela sauf que je n’ai jamais eu ‘peur’ de perdre mon conjoint. Par contre, dans notre relation -qui est ma première expérience de couple installé- je sais que je me suis perdue en route. Paradoxalement je trouvais ma vie de solitaire plus riche que ma vie de couple et dans mon couple je me sens très seule depuis quelque temps. On est une présence l’un pour l’autre mais sa télé occupe toute son attention par exemple. Pour parvenir à me respecter il va falloir au départ de… Lire la suite »

anna
anna
Répondre à  Renaud Perronnet
3 septembre 2011 15:47

Merci encore de vos réponses, questionnements, guides. Je ne sais pas combien de temps il me faudra pour me respecter totalement et ne plus laisser les arguments des autres me culpabiliser. Cela ne se fera pas en un jour et je suis certaine que c’est aussi un entrainement. J’essaie déjà de briser l’habitude de dire oui quand c’est non, d’accepter les émotions négatives suivant ce non, étrange mélange entre la culpabilité, la ‘violence’ de ma décision et la satisfaction de ne pas avoir cédé à ce qui pourrait être la facilité du oui. Faire comprendre à ces autres qu’on est… Lire la suite »

Anna
Anna
12 août 2011 15:07

Bonjour et merci pour votre site qui aide tant de personnes à progresser dont je suis. J’aimerais si cela vous est possible avoir votre avis sur ce qui suit. Mon père a découvert son cancer lorsque j’avais 12-13 ans. Il est resté très stoïque durant les 12 ans qu’a duré sa maladie, très courageux et de mon côté j’ai gardé le cap. Est-ce parce qu’il restait calme, que je n’y pouvais rien ? Je l’ai vu devenir avant l’heure un vieillard et j’ai traversé cela avec une certaine naïveté. Je n’y étais pas indifférente mais c’était le quotidien et je… Lire la suite »

anna
anna
Répondre à  Renaud Perronnet
26 août 2011 15:54

Bonjour M. Perronnet et merci de votre réponse. Je ne culpabilise pas du cancer de ma mère car je suis bien placée pour savoir que chacun doit affronter ses maux quels qu’ils soient. Cela fait quelques mois que j’ai compris que ma mère n’était pas ‘parfaite’ si je puis m’exprimer ainsi. Mais c’est quelqu’un que j’estime et elle va avoir les résultats de son examen. Je pensais sincèrement pouvoir l’accompagner (c’était mon souhait) pour ce jour pas évident mais voilà que mon conjoint souhaite partir une semaine en vacances dans la maison de sa famille et ne fait aucun effort… Lire la suite »

anna
anna
Répondre à  Renaud Perronnet
27 août 2011 15:34

Je vous remercie de votre réponse. J’ai écrit hier une réponse mais depuis je réfléchis beaucoup sur les raisons qui me poussent à obtenir l’approbation de ma mère et, je m’en rends compte de jour en jour, de mon conjoint. Je n’ai pas confiance en moi car petite on me félicitait pour mes notes correctes ; or j’estimais toujours que c’était trop, que je ne méritais pas tant. J’accepte et je préfère la critique constructive et juste plutôt que des félicitations qui selon moi cachent la nécessité de faire encore mieux la prochaine fois. Je ne suis pas perfectionniste, j’essaie… Lire la suite »

Chantal
Chantal
21 juin 2011 11:15

Après une enfance et une adolescence submergée par la violence de mes parents je me suis peu à peu reconstruite. J’ai fait la part des choses entre ce qu’ils sont et qui je suis. Ceci étant je ne vous cache pas que c’est un “travail” de Pénélope et à 52 ans je continue à apprendre à être moi. Il est facile, lorsqu’on a été maltraité, humilié, piétiné, de retomber dans des travers de vicitmisation ou de culpabilité. Lorsque cela m’arrive le temps est mon meilleur allié, il me donne l’occasion de prendre de la distance et justement de me “distancier”… Lire la suite »

Cynthia
Cynthia
Répondre à  Chantal
21 août 2012 15:14

Merci pour votre commentaire, pour l’espoir que vous venez de ré-insuffler en moi qu’il est possible de sortir du schema de violence.

BENAROUS
BENAROUS
2 mai 2011 20:59

bonsoir, Je partage vraiment vos avis Sonna, Nadine et Edith que “l’humanité” gagnerait à côtoyer des personnes comme Renaud… en fait il en faudrait un par famille ! que dis-je un par personne ! Lorsque je le lis je me demande toujours s’il ne sort pas du fond de mon âme tellement la formulation de ses idées rejoint ce que je perçois, ressent, et vis intérieurement mais n’arrive pas à exprimer comme il le fait… je m’interroge : lorsqu’il écrit, les mots lui viennent-ils comme ça ? reprend-il certaines phrases pour les formuler différemment quelquefois ? que les personnes qui… Lire la suite »

Kriss
Kriss
Répondre à  BENAROUS
28 juin 2019 14:07

Bonjour Renaud et à tous,
Ce commentaire de Benarous date de 2011, je viens de le lire et je suis tellement du même avis surtout par rapport à cette phrase “je me demande toujours s’il ne sort pas du fonds de mon âme” oui Renaud, j’ai cette même impression, je le formule un peu différemment, moi je dis “c’en est un peu magique … 🙂”, vous mettez le doigt au bon endroit et “un” nœud tombe …
MERCI

edith
edith
14 mai 2010 11:32

C’est dur de vous lire !
Dur parce que très intéressant, long, et qu’on a toujours envie de lire la (les) suite que vous suggérez…..!!!
Bref, il faut prendre le temps mais combien c’est bon !!!
On sort de vos lectures avec quelques “outils” pour avancer “mieux”, avec quelques espoirs d’un “mieux-aller” si besoin est (ce qui est souvent le cas).
Bref, je vous dis aussi merci !

Nadine
Nadine
9 mai 2010 09:06

C’est dur de guérir de son enfance.
Lorsque notre enfance a souffert, oui je dis c’est le bilan de santé de mon mental.
La guérison pour aller mieux et se soigner, bien sur cela resurgit dans les mauvais moments.
Il faut passer par la case départ pour s’en sortir et au bout avec le thérapeute comme vous Renaud,
la vie commence a être plus belle.
Je dis c’est un nouveau départ même a 59 ans de vivre et le respect de ma personne
Merci de tout coeur.

sonna
sonna
2 mai 2010 22:11

Merci infinement pour tout ce que vous faite pour l’humanité votre emission est tellement importante j’y trouve beaucoup de résolutions à mes problèmes mais si vous me permettez questions : l’enfance est’elle toujours négative? L’Histoire à t’elle une place dans le monde d’aujourd’hui? je veux parler du rithme de vie et la façon dont se passe les choses il y a des moment ou j’ai l’impression que tout est dénaturé et il me semble que plus rien n’est à ça juste place. pourquoi tout est mélangé? est ce qu’il y a un modèle de vie universelle je tiens à vous… Lire la suite »