Archives de catégorie : Connaissance de soi

La dissociation consciente

Comment s’y prendre pour sortir de l’enfer ?

« C’est difficile à entendre. Tout ce dont vous êtes certains, tout ce pourquoi vous vous êtes peut-être donné tant de mal, dans la mesure où vous y êtes identifiés – je dis bien : dans la mesure où vous y êtes identifiés – je vous le présente comme votre prison. »

Arnaud Desjardins, Un grain de sagesse, p. 253 – 254.

« Chacun est le produit de ses pensées. »

Swami Prajnanpad, Entretiens avec Swami Prajnanpad, p. 57.

 

Arnaud Desjardins posait très clairement la question de la confusion qui est habituellement la nôtre : « Si vous vous confondez avec des aspects de vous-mêmes qu’on vous a appris à juger honteux, méprisables, coupables, comment voulez-vous ne pas mener une vie d’enfer ? »

L’unique moyen de s’en sortir est clair : arrêter de se confondre avec des aspects de soi-même que nous jugeons honteux, méprisables ou coupables. Autrement dit travailler sur la manière dont nous nous « identifions » – avec tant de facilité – à des comportements que nous jugeons méprisables.

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Pédophilie, pédocriminalité et perversion

(Article inspiré par le récit de Vanessa Springora, Le Consentement.)

« À partir du moment où vous entrez en contact avec quelqu’un d’autre, il vous faut chercher le moyen terme entre vos critères et les siens. Ceci pourrait tenir lieu de règle de morale. »

Swami Prajnanpad

La pédophilie est un fantasme

Il n’est pas possible de comprendre la nature de la pédophilie sans se pencher d’abord sur la définition psychanalytique du fantasme : « Il est une construction imaginaire, consciente ou inconsciente, permettant au sujet qui s’y met en scène d’exprimer et de satisfaire un désir plus ou moins refoulé, de surmonter une angoisse.1 »

Le Dr Roland Coutanceau (psychiatre, psychanalyste et psychocriminologue) définit, dans une interview, la pédophilie comme : « Un attrait sexuel au niveau du fantasme pour un corps prépubère d’un garçon ou d’une fille.2 » La pédophilie est donc bien d’abord une construction imaginaire, un fantasme.

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Egocentrisme et vulnérabilité

Comprendre son propre fonctionnement pour devenir capable d’en sortir

« On ne réfléchira jamais trop à la nécessité de se libérer vraiment de l’autre, mais aussi de lui laisser sa liberté en évitant de se former de lui une représentation déterminée. »

Etty Hillesum1 

Si l’égocentrisme est la tendance à être centré sur soi-même, on peut définir la subjectivité comme le caractère de ce qui appartient au sujet. L’égocentrisme est donc une manière de considérer le non-moi (le monde extérieur) exclusivement à travers le sujet, donc soi-même, et – plus précisément – à travers l’intérêt que l’on se porte à soi-même.

Une personne égocentrique est « imbue d’elle-même », imbu vient du verbe ancien « imboire », que l’on ne peut pas boire… donc impropre à la consommation.

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L’attention au monde

à propos des bouleversements du monde et de l’interdépendance

« Il existe un autre univers que celui que nous voyons et rencontrons, c’est celui que nous voyons en réalité mais que nous sommes détournés sans cesse de regarder et qui est caché par l’autre. »

Marcel Proust

Comment ouvrir davantage son être à une approche vivante du monde et des choses ? Comment sortir des habitudes ancrées dans notre relation aux autres ? Comment sortir de ce que notre rationalité moderne nous présente comme étant « la seule réalité » ? 

Peut-être qu’en nous ouvrant un tant soit peu à d’autres cultures, nous découvririons d’autres manières de faire, de voir, d’aborder et d’être au monde, à l’autre et à la relation. En tentant d’autres possibles, d’autres manières d’être en relation avec les principes qui fondent l’existence de tous les hommes…

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Ne pas se remettre en cause

…puisque c’est toujours de la faute des autres !

– Réflexion sur notre prétention –

Le paquet de biscuits

Peut-être connaissez-vous l’histoire de cette femme qui, devant attendre un long moment l’heure de son vol dans un aéroport, décide de s’acheter un roman ainsi qu’un paquet de biscuits.

Elle s’assoit dans la salle d’attente pour lire son livre.

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Esquiver ou digérer

Le chemin pour s’en sortir [1]

Il n’est pas possible de bien jouer avec des cartes truquées. Ainsi les comportements que les autres ont eu à notre égard, ceux que nous avons eus à leur égard, les mots qu’ils ont prononcés à nos oreilles, et ceux que nous avons prononcés à leur oreilles resteront inscrits en nous pour toujours.

Nous ne pourrons jamais revenir en arrière. La machine à remonter le temps qui nous permettrait de pouvoir délibérément changer l’orientation de nos destins n’existe pas.

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Transfert et contre-transfert

Peuvent-ils être des obstacles à la relation thérapeutique ?

Question de Jacinthe :

Tout d’abord je souhaite vous remercier de votre écoute.

J’ai découvert par hasard votre site et c’est un immense plaisir et apaisement de vous lire et apprendre à travers vos écrits.

Je viens à nouveau vers vous pour vous demander quelques éclaircissements par rapport à mon travail personnel.

Je vous ai déjà fait part que je suis en train de suivre un travail avec une psychologue mais j’ai arrêté car il y a eu transfert.

En effet j’avais écrit une lettre d’amour avec mes sentiments pour elle à cette psychologue et elle a demandé l’arrêt des soins. Par la suite elle m’a dit que le travail n’était pas fini mais que je ne pourrai pas le continuer avec elle car j’ai des sentiments pour elle.

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Le pervers narcissique

La violence psychologique, c’est de la violence tout court

« Le bourreau ou « pervers narcissique » peut être un homme ou une femme. La violence morale n’est pas l’apanage des seuls hommes, bon nombre de femmes sont des tyrans domestiques. Les médias donnent trop souvent l’impression que les harceleurs sont tous des hommes et nous devons bannir ce jugement erroné en nous souvenant que les hommes victimes ont tout simplement plus de mal à parler de leurs souffrances.

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L’identification à son enfant intérieur

Apprendre à le reconnaitre en soi pour arrêter de lui obéir

Vous êtes nombreux (plusieurs centaines de personnes par jour), depuis des années, à lire mes deux articles : A propos des parents aux comportements toxiques[1] et Comment parvenir à guérir de son enfance ?[2] , et pour certains d’entre vous (plus de 600 à ce jour), à avoir ressenti le besoin de partager votre propre vécu d’enfant, le plus souvent dramatique.

Nous vivons dans un monde où le sujet de la mère toxique et maltraitante est encore tabou. Une lectrice m’écrivait récemment que quand elle partageait l’histoire douloureuse de son enfance avec ses amies, ces dernières excusaient le plus souvent sa mère (pourtant maltraitante) en justifiant ses actes et en refusant d’admettre que c’était bien elle (et non sa fille) qui était toxique et avait un problème.

Comme si le seul fait d’être parent excusait tout. Comme si le quatrième commandement de la Bible « Tu honoreras ton père et ta mère », nous obligeait – même inconsciemment – à cautionner les dysfonctionnements de nos parents.

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Culpabilité et souffrance

S’ouvrir à sa souffrance pour dépasser sa culpabilité

J’ai connu une mère qui punissait systématiquement sa fille de 12 ans lorsqu’elle avait une mauvaise note au collège – en lui interdisant de sortir retrouver ses amies.

Sa fille avait grandi dans un contexte douloureux, son père ayant quitté la maison quelques années plus tôt après une tentative de suicide.

A 12 ans, cette adolescente a commencé à s’habiller tout en noir et à se scarifier les bras – et continué à ne pas travailler au collège.

La mère était tellement persuadée de faire le bien de sa fille en ne cédant pas à ce qu’elle appelait ses caprices et en lui répétant sans arrêt : « tu es vraiment nulle, tu n’arriveras jamais à rien, tu me fais honte », qu’elle ne s’émouvait pas plus que ça des blessures que sa fille s’infligeait.

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Oser en parler

à propos de l’abus, des abuseurs et des abusés

Quand on parle d’abus, on fait le plus souvent allusion à l’abus sexuel ; dans Le Robert, il est écrit : « Abuser d’une personne, la posséder quand elle n’est pas en situation de refuser ; par euphémisme, la violer ». En fait abuser quelqu’un c’est « le tromper en abusant de sa crédulité ». C’est dans ce sens que nous utiliserons ce mot ici et que nous commencerons par convenir que tous les abus ne sont pas sexuels.

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La connaissance de soi comme remède à la violence

« Quand tous les hommes marcheront à quatre pattes, ceux qui marcheront encore sur deux jambes passeront pour fous. »

Dicton indien

« On n’éteint pas le feu de la haine par la haine, le feu de la haine ne s’éteint que par l’amour. Et si le feu ne s’éteint pas, c’est que la compassion n’est pas encore assez puissante. »

Bouddha

Attentats, guerres, fanatisme, radicalisation, agressions : la violence traverse nos sociétés et nous traverse en même temps. Comment résister ? Comment s’y retrouver dans les discours brouillés et le chaos ?

Voici quelques pistes essentielles de réponse avec Mario Cifali, psychanalyste Genevois, remarquablement interviewé (le 17/1/16), par la RTS (Radio Télévision Suisse) pour l’émission Haute Définition.

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Le mécanisme de l’émotion

Qu’est-ce que l’émotion ?

Le mot émotion vient du latin emovere : mettre en mouvement.

Le Petit Robert nous parle d’un « état de conscience complexe, généralement brusque et momentané, accompagné de troubles physiologiques (pâleur ou rougissement, accélération du pouls, palpitations, sensation de malaise, tremblements, incapacité de bouger ou agitation). »

L’émotion est donc ce qui nous « meut », ce qui (venu de l’intérieur de nous) nous fait bouger et nous déstabilise.

Peut-on contrôler l’émotion ?

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