Un rêve de poète

Dans les sociétés primitives, il n’y avait pas le profane et le sacré, tout était sacré : manger, marcher, dormir…
Ces hommes vivaient à longueur de temps le sacré. […]
Je rêve d’une société qui baignerait dans le sacré. Pour moi, le poète doit aider les autres à vivre le sacré dans la vie quotidienne. Le sacré, ce sentiment qui vous exalte, force votre respect, vous fait frôler quelque chose qui vous grandit et peut vous détruire. Le risque de la joie totale.

Eugène Guillevic, Vivre en poésie