Comment gérer le désespoir d’une femme qui vient de perdre sa mère ?

LE TRAVAIL DE NUIT D’UNE AIDE SOIGNANTE

« Les personnes qui travaillent dans les professions médicales sont vraiment celles qui aident le plus l’humanité et je leur voue une grande admiration. »

Dalaï-Lama.

Question de Martine :

Aide Soignante.

« Alors, c’est ça la mort ? Il n’y a plus rien, après ? »

Ce sont les cris d’une fille qui vient de perdre sa maman cette nuit.

Je n’ai pas pu lui répondre, j’ai gardé le silence.

D’autant plus que la maman, je ne la connaissais pas puisqu’elle était arrivé dans le service le matin même. C’était un transfert du service pneumologie, elle était arrivée chez nous, mourante.

La fille ne comprenait pas pourquoi on avait changé sa maman de service, alors qu’elle était au plus mal ! Je n’ai rien fait d’autre, que de lui donner raison. Pourquoi ?

Elle criait dans le couloir, elle criait au pied de la porte de la chambre, elle disait, en regardant sa maman morte, en la regardant de loin : « Ce n’est pas elle ! Ce n’est pas ma maman ! »

Nous étions toutes les deux sur le pas de la porte, la fille s’assoit sur une chaise et, là, j’ai caressé ses mains, sentant qu’elle ne me repoussait pas je lui ai fait une bise sur son front et je l’ai serrée très fort dans mes bras.

La fille refuse toujours de s’approcher de sa maman, et veut ranger les affaires personnelles de celle-ci dans son sac. Elle me demande d’aller chercher la trousse de toilette qui est restée sur la table de nuit. Elle ne veut pas s’approcher de sa maman morte !

Je me propose de l’aider, elle accepte.

En m’approchant tout près de la table de nuit, je dis à la fille : « Elle repose votre maman, elle ne souffre plus. »

Je pose en même temps une main sur le front de la morte, « Vous pouvez lui dire au revoir, vous pouvez lui faire une bise sur son front. »

La fille semble plus calme et me demande : « Elle n’est pas trop froide ! » Je lui réponds : « Non, elle n’est pas froide. »

Je caresse le visage de la morte, comme si je voulais la réchauffer, le temps d’une bise, le temps que sa fille, lui dise au revoir.

Doucement, la fille s’approche du petit lit blanc, timidement elle fait une bise sur le front de sa maman.

Je suis avec elle et je pose tendrement ma main sur la sienne, en même temps, elle attrape le visage de sa maman, elle l’enlace très fort et lui dit « Adieu. »

Maintenant, la fille pleure sur le visage de sa maman et avec ma main, tendrement, je les réchauffe toutes les deux.

Voilà, c’est mon travail de la nuit, mais cela, personne ne le voit, puisque je suis toute seule dans la chambre avec la morte et la fille.

Parfois je suis très fatiguée.

En écrivant, mon récit, je me pose des questions maintenant.

Est ce que, je suis normale ?

Je voudrais seulement, savoir si je suis normale ?

Ma réponse :

Quand quelqu’un que nous aimons nous quitte momentanément pour aller faire une course, nous ne nous sentons pas démunis car nous continuons de faire exister la personne que nous aimons à « l’intérieur » de nous, dans notre cœur.

Mais quand quelqu’un que nous aimons nous quitte définitivement, parce qu’il est mort, nous nous sentons le plus souvent démunis et – dans notre détresse – nous nous y prenons comme si parce que la personne que nous aimons n’existe plus « à l’extérieur », elle n’existe plus non plus « à l’intérieur », dans notre cœur.

C’est ainsi qu’une fille désespérée par la mort soudaine de sa mère s’écrie, confondant « l’intérieur » (son amour pour elle) et « l’extérieur » (son besoin qu’elle ne la quitte pas) : « Alors, c’est ça la mort ? Il n’y a plus rien, après ? »

L’émotion de détresse et de désespoir causée par l’irrémédiable et l’inéluctable, nous coupe de notre amour pour l’autre et nous condamne à la solitude, tragique solitude de celui qui en oublie de se relier par l’amour. Dans un tel contexte, nous pouvons être réduits à penser que tout est fini et qu’il n’y a plus rien après, que la souffrance et le vide de notre solitude.

Parce que le désespoir ne se raisonne pas et que vous l’avez senti, quand vous vous êtes retrouvée face à : « Alors, c’est ça la mort ? Il n’y a plus rien, après ? », vous avez accueilli l’émotion de désespoir de l’aidé en lui répondant avec tact, par votre silence.

Au paroxysme de la souffrance, s’est rajouté le trouble de l’incompréhension : « Pourquoi a-t-on changé maman de service alors qu’elle était au plus mal ? » Votre risque était de « combler le vide » laissé par l’aidé par une réponse déplacée (il faut que vous compreniez que…), là encore, vous n’avez pas cédé à la tentation, vous avez simplement accompagné son « Pourquoi ? » en vous sentant solidaire de sa question.

Quand dans une relation d’aide, nous ne savons pas quoi répondre (parce que ce n’est pas à nous de répondre ou tout simplement parce que nous ne connaissons pas la réponse), il nous est toujours possible d’accueillir la question, c’est-à-dire faire sentir à l’autre que nous sommes tout à fait d’accord pour qu’il la pose. Condition nécessaire pour qu’il se sente accueilli par nous.

Se sentant accueillie par vous, cette personne a donné libre cours à son émotion, elle regardait sa propre mère en criant, en disant que ce n’était pas sa mère. Quand la souffrance est trop forte, le déni – momentanément – peut nous aider à ne pas « trop » souffrir.

Et vous l’accompagnez en restant avec elle « là où elle est », sur le pas de la porte, dans un entre deux mondes plus supportable. Vous risquez le contact en caressant ses mains, vous sentez qu’elle le permet et vous vous enhardissez, toujours en silence, vous l’embrassez pudiquement sur le front et la serrez dans vos bras.

L’empathie est comme une danse à deux, c’est parce que vous percevez nettement que l’aidé vous donne son consentement que vous vous permettez de vous en rapprocher. (Nous sommes bien loin de la réaction émotionnelle de pitié qui trop occupée par elle-même, ne parvient pas à prendre l’autre en compte.)

Vous vous sentez « au service », à l’exacte mesure du besoin de l’autre. L’accompagnant – au début – n’initie pas, il se contente de répondre à l’initiative de l’aidé. Ici la fille a peur, vous le sentez et parce que vous le sentez vous êtes totalement disponible pour aller chercher la trousse de toilette qui est restée près de la morte. Puis, la danse (avec la vie) continue, vous concluez un accord avec la fille qui se sentant respectée et écoutée accepte votre aide.

Vous prenez l’initiative de vous rapprocher personnellement de la morte, loin de vous les paroles maladroites de réconfort qui ne pourraient être que mal perçues, juste l’écho du réel, de la vérité : cela s’appelle la mort et dans la mort il est vrai, la souffrance est finie.

Alors vous osez, vous osez lui proposer ce qu’elle va peut-être pouvoir faire (pas ce qu’elle doit faire), parce que vous savez que cela l’aidera infiniment à faire son deuil, (c’est-à-dire à être un jour en paix avec la mort de sa mère), vous lui proposez de faire le plus beau cadeau que l’on puisse faire à quelqu’un qui part (comme à celui qui reste) : lui dire « au revoir », l’embrasser une dernière fois et vous l’encouragez à passer à l’acte en osant le faire vous-même : vous posez la main sur le front de la morte.

La fille, dites-vous, « semble plus calme ». La confiance œuvre, une ouverture s’accomplit, au cœur de votre relation à trois, elle accepte, vous lui permettez de s’ouvrir ici et maintenant (par delà sa peur de la froideur) aux sentiments qui sont les siens pour sa mère. Sa vie durant, (et voilà quelque chose d’extrêmement précieux qui à été rendu possible à travers votre participation), elle se souviendra qu’elle a pu dire « adieu » et embrasser sa propre mère au moment de son départ, au moment où elle était encore chaude. Rien de macabre là-dedans, juste de « l’amour permis » qui aidera cette personne à continuer à faire vivre sa mère au-dedans d’elle (à l’intérieur) pour toujours.

Comprenez que vous avez été le lien entre ces deux personnes qui ont failli se perdre, se séparer à cause de la souffrance et du refus de la mort.

Le plus grand service qu’on puisse rendre à un être humain, c’est de l’aider à naître et à mourir et cela passe par lui permettre d’accepter la mort des autres et plus particulièrement de ceux qui lui sont chers. (C’est parce que nous serons en paix avec la mort de ceux qui nous sont chers, que nous pourrons – peut-être – être en paix avec nous, à la veille de notre propre mort. Plus de colère ni de regrets, juste l’acceptation de la vie « telle qu’elle a été. » Quel départ en beauté !)

Cette nuit là, vous étiez une passeuse de vie anonyme, (et une passeuse de vie accompagne aussi à la mort de l’autre), comme vous le dites « personne ne vous voit », pas de reconnaissance pas de gratitude, juste votre présence, dans le silence de la nuit.

Alors vous vous ouvrez à ce qui a été permis à travers vos actes et vos paroles, au cœur de l’intimité d’un humain dans sa relation à la mort de son parent.

© 2006 Renaud PERRONNET Tous droits réservés.

————–

Moyennant une modeste participation aux frais de ce site, vous pouvez télécharger l’intégralité de cet article au format PDF, en cliquant sur ce bouton : 


Pour aller plus loin, vous pouvez télécharger la fiche pratique de formation :


CLIQUEZ ICI POUR VOUS ABONNER AUX COMMENTAIRES DE CET ARTICLE
Abonnement pour
guest

55 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
Jéromine
Jéromine
23 septembre 2012 18:17

Bonjour, merci pour ces mots magnifiques. La qualité de ces échanges est confondante. Je voudrais dire à tous quelque chose de réconfortant. Vous pleurez à cause d’un manque qui est en vous mais vous avez eu la chance d’avoir une maman aimante et tendre, et ceci, personne ne peut vous l’enlever.Je ne suis pas jalouse de vous, mais moi, j’ai eu une mère destructrice et quand elle est décédée je n’ai pas pleuré, hélas. Je pleure en vous lisant tous, en enviant quand même un peu vos larmes, et en mêlant mon empathie à la vôtre. J’ai une fille que… Lire la suite »

Humana Causette
Humana Causette
13 février 2012 01:16

j’ai besoin de revenir écrire chez vous…. mais à cette heure, avoir la gorge serrée n’est pas évident à gérer, alors je tenterai demain…
J’ai perdu ma maman il y a maintenant presque 8 mois. J’ai 35 ans, elle avait 57 ans.. J’ai l’impression de pleurer et souffrir à retardement, de plus en plus…

jf
jf
Répondre à  Humana Causette
30 octobre 2014 10:08

L’impression. Que sa empire et de faire marche arrière est normal il n’y a rien de plus naturel il faut juste accepter ces émotions qui nous accompagneront toutes notre vie et les laissées parler c’est par ces émotions que les personnes qui nous ont quitté continue de vivre et de réchauffer nos cœurs <3 courage

chiara
chiara
6 juillet 2011 15:58

Bonsoir, ma maman est morte il y a un mois et demi, à l’age de 68 ans, d’une terrible maladie neurodégénérative qui l’a enfermée peu à peu (en 6 ans environ) dans son corps, qu’elle ne maitrisait plus et qui était devenu son geolier et tortionnaire…A la fin de sa vie elle était paralysée, grabataire nourrie par sonde, mais avait encore sa tête. Nous l’avons accompagnée mon père et moi dans les quelques heures qui ont précédé sa mort, et le souvenir de son agonie me tord le coeur. Elle qui avait peur de mourir étouffée est morte des suites… Lire la suite »

Laurence
Laurence
17 février 2011 13:23

Bonjour a tous et toutes , Me voilà un peu déconfite , je n’ai pas perdu mes Parents , ils sont encore là quel merveilleux cadeaux et en bonne forme chacun , avec toute leur tête , leur projet , leur joie , leu conseils précieux …Papa va sur ses 82 ans et Maman sur ses 77 ans … ( j’avais tapé 17 ans !!!) et chaque soir je me couche en priant Dieu car malgré tout une échéance de vie normale sera là tôt ou tard , j’aimerais tant arrêter l’horloge du temps et ne point vivre cette épreuve… Lire la suite »

phiroma3
phiroma3
6 novembre 2010 00:09

Bonsoir,

Voilà que je viens de perdre maman moi aussi. Je suis pourtant très contente de l’avoir accompagnée jusqu’à son dernier souffle avec ma soeur et mon frère mais voilà…. la tristesse m’envahit de jour en jour.
J’ai beau me dire que ma tendre maman voudrait me voir avec pleins d’élan et que je continue ma vie si pleine de joie et de tendrese… au lieu de tou ça je me réfugie au cimetière effondrée par la douleur de son absence!
Alors comment être forte devant mes trois enfants?

Anne
Anne
16 juillet 2010 22:40

Bonjour Jipé. Votre témoignage m’a bouleversée, et me voilà en larmes. Pour vous. Pour vous c’est-à-dire à votre place ? ou devant votre chagrin et votre souffrance ? L’intensité de votre hyperactivité témoigne de leur importance. Cela vous fait certainement du bien de pleurer encore souvent, et le fait que vous arriviez à le faire montre qu’heureusement votre sensibilité est intacte à l’intérieur de vous. Mais je me demande pourquoi vous le faites en cachette ? Pourquoi ne voulez-vous pas que vos deux sœurs sachent combien vous souffrez ? Vous-même avez vous une idée de leur souffrance ? Peut-être que… Lire la suite »

Camille
Camille
12 janvier 2010 04:23

Qui est l’auteur de ce magnifique dessin ?
Une dessinatrice qui vient de perdre sa maman.

Mimi
Mimi
Répondre à  Renaud Perronnet
21 février 2018 02:40

J’en peux plus ma mère me manque je suis seul o monde sa fait 15 ans elle et morte à 38ans d une ambolie pulmonaire après la naissance de mon petit frère ma mère et morte dans mes bras j’avais 18ans et l’hôpital la pa soigne il on dit ses rein o urgence j’ai rein compris et plus les jours les Années passe je me sens seul j’ai tout perdu j’ai 2 enfant je suis angoissée et nerveuse j’ai peur de tous j’ai perdu mes grand parent je n’ai plus rein ici a part mes enfants qui me voient malheureuse… Lire la suite »

Karen
Karen
18 novembre 2009 19:27

Profession : Service clientèle J’AI 20 ANS et jai perdu ma mere cherie il y a moins de six mois d’un cancer. je suis teriblement troublee dans le sens ou je lai soutenu durant les 5 mois de sa maladie et je priai meme pour quelle soit soulager. Je l’ai accompagner tous les jours car je rester a la maison afin de la soutenir et l’aider pendant cette epreuve. Son cancer a ete decouvert a travers une simple operatioin et cette nouvelle nous a donc ete fatale a ma famille et a moi meme vu que personne ne s’y attendai.… Lire la suite »

Martine
Martine
17 novembre 2009 11:30

Pas un Homme ne répond à ce témoignage ! Pourquoi ? Messieurs ! Vous cachez-vous pour pleurer ? Pourquoi ?

Jipé
Jipé
Répondre à  Martine
14 juillet 2010 11:12

Bonjour Martine, Je découvre ce 14 juillet 2010 votre post remontant au 23 novembre 2006 et cette question: “Pas un Homme ne répond à ce témoignage ! Pourquoi ? Messieurs ! Vous cachez-vous pour pleurer ? Pourquoi ?”. Alors, je vais y répondre brièvement en espérant que vous recevrez mon message. Et si non, cela m’aura peut-être soulagé un peu. Je suis un homme, j’ai 38 ans (39 dans 13 jours), je vous écris de Belgique. J’ai perdu ma maman le 14 juillet 1987, c’est moi qui l’ai dépendue et n’ai rien pu faire pour la sauver (ni le smur).… Lire la suite »

martine
martine
Répondre à  Jipé
16 juillet 2010 11:25

Bonjour Jipé Je suis profondément touchée par votre témoignage! Merci. Il m’arrive aussi de pleurer en cachette, parce que nous pleurons tous en cachette. Peut être que ses larmes versées en cachette, tout simplement on n’a pas envie de les partager, on a envie de les garder pour soi, comme-ci que dans les larmes que nous versons, il y a dedans notre cher parent défunt, c’est un moment peut être privilégié,un moment sacré, un moment à nous de rester, de sentir, encore le contact de notre parent mort, oui ce moment nous appartient! Peut-être que un jour, vous partagerez ces… Lire la suite »

Radhia
Radhia
17 septembre 2009 23:35

Profession : Commerciale Ville : Nice C’est dur de lire tous vos commentaires si personnels. J’ai perdu ma mère il y a 10 mois, et depuis il n’y a pas un seul jour qui passe sans que l’amertume me gagne. Ma vie n’a plus aucun sens, plus de goût depuis qu’elle est partie. Elle était tellement tout pour moi. Elle est partie toute seule, elle venait d’avoir 51 ans et 1 mois jour pour jour et une hémorragie l’a emporté, seule dans cette chambre d’hôpital alors que mes soeurs et moi étions loin. L’horreur de ce jour me hante, dès… Lire la suite »

Elisa82
Elisa82
18 mai 2009 22:48

Ville : Toulouse Pays : France Comme je vous comprends… je viens de perdre ma maman il y a 15 jours… d’un cancer du foie diagnostiqué depuis 3 ans… après opérations, chimio etc.. on essaie de se préparer mais quand ça arrive, on est JAMAIS prêt !!!! ma mère et moi étions tellement proche, si on ne se voyait pas on se téléphonait tous les jours et aujourd’hui, PLUS RIEN… si vous saviez comme elle me manque !!! 3 jours avant son départ, on était tous les 4, mon père, mon frère et moi en train de parler de tout… Lire la suite »

Martine
Martine
5 mai 2009 10:36

Profession : Aide-soignante
Ville : Gorcy

Poignées de courage à Vous ! Egalement à Florence !
Jodorowsky disait : “Gardons dans notre coeur les défunts que nous avons aimés, mais ne nous enfermons pas avec eux dans leur cercueil… Qu’ils demeurent dans notre mémoire, qu’ils nous nourrissent de leur souvenir, mais construisons sans tarder une nouvelle vie.”
Bien avec Vous.

Florence
Florence
25 avril 2009 08:20

Profession : Mère au foyer J’ai bientot 40 ans et moi aussi j’ai perdu ma maman qui etait atteinte de la maladie d’alzheimer cela va faire bientot 4 ans. mais jai l impression que cela fait beaucoup plus lomptemps car cette maladie change la personne qui en est atteinte. ma maman n etait plus la meme. j etais tres proche d elle et je ne pouvais plus lui parler me confier a elle quand ca n allait pas. pour moi elle est morte quand la maladie a ete diagnostiquee. j ai perdu ma maman a ce moment la . je… Lire la suite »

Anonyme
Anonyme
1 février 2009 01:27

Je pleure, et j’ai mal avec vous. Oui ! elle est au paradis votre maman, mais, je suis sûr que de là-haut elle continue à vous guider !

Stéphanie
Stéphanie
24 janvier 2009 01:48

Profession : Secrétaire Médico Sociale Ville : Paris Pays : France J’ai perdu ma maman adorée ma vie mon ame tout ma reine, ma vie est detruite, cela fait 4 long mois, je n’ai pas supporter les images de la reanimation tous ces tuyaux branchés en elle, ces machines qui là tenait, sa chair meurtrie opérée lacérée de partout mon ange m’a quitter sous mes yeux, l’infirmiere de réa a ete adorable elle pleurait, elle a tout fait pour qu’elle parte belle, elle l’a coiffée la détachée, apres le deces, je lui ai demander de la pouponner le temps que… Lire la suite »

Amandine
Amandine
24 janvier 2009 01:38

Profession : Manager
Ville : Magland
Pays : France

Moi aussi j’ai perdu ma Maman le 23 Octobre 2007. Elle s’est suicidée suite a une terrible maladie qui est la dépression.
Je n’ai pas pu lui dire au revoir et je m’en veux terriblement de n’avoir pas su l’aider.
Depuis qu’elle nous a quitté j’ai du mal a reprendre le cours de la vie. Je ne réalise pas vraiment que c’est fini, que je ne la reverrai jamais…

Martine
Martine
12 janvier 2009 13:16

Profession : Aide-Soignante D’accord avec vous c’est le vide le plus absolu ! Il n’y a rien à faire d’autre que de l’accepter ! Et quand çà fait mal, çà fait mal ! Quand j’ai perdu ma mère, je suis rentrée bien vite chez moi et je me suis mise à crier de toute mes forces, mon mari m’a serré bien fort dans ses bras et il m’a laissé faire. Je disais en quelque sorte au revoir à son corps, je me détachai de son enveloppe corporelle, je ne la verrai plus ! Je ne la toucherai plus, je ne… Lire la suite »

Angélique
Angélique
8 janvier 2009 12:48

Profession : Aide-Soignante Ville : Loyettes Pays : France Je suis aide soignante aussi… J’ai vécu les moments difficile à l’hopital à la mort de patients.. On en sais pas quoi dire, plus quoi faire.. On se sent inutile… Malheureusement aujourd’hui pour moi, je me retrouve à la place de la famille… Maman est entrain de mourir de son cancer… Dans quelques jours elle ne sera plus là… Ma vie s’effondre, maman est tout pour moi. J’ai 23 ans, ma soeur 17… Le plus dur reste a venir… Le vide, le gouffre qu’elle va laisser… Nous l’aimons tellement… Je ne… Lire la suite »

Annabel
Annabel
16 novembre 2008 14:55

Moi aussi, je viens de perdre ma maman cet été, d’un cancer foudroyant. J’ai grandit dans l’angoisse de la perdre car elle même avait perdu sa maman d’un cancer alors qu’elle n’avait qu’une vingatine d’année et n’avait jamais fait le deuil. Elle m’avait transmit cette angoisse de l’abandon. Et voilà que les choses se répètent. J’ai 30 ans et pas encore d’enfants. C’est très dur de se dire qu’elle n’est plus là et de ne plus avoir son oreille attentive et ses bons conseils. Elle est dans mon coeur et me tient chaud mais c’est difficile.

Valérie
Valérie
9 septembre 2008 00:32

J’ai 42 ans maman est partie quand j’avais 20 ans et je ne cesse de penser à elle tous les jours. Je ne peux pas faire le deuil d’ailleurs qu’est ce que ça veut dire… On peut pas. C comme ça. J’ai moi même deux filles et un garçon mais elle me manque. Je ne comprends pas le monde féminin j’aurais tellement voulu parler avec elle. A 20 ans je vivais ma vie, elle elle étais mal. A la fois je me dis que je n’ai pas le droit de partir pour mes enfants et pourtant il y a un… Lire la suite »

Martine
Martine
19 mai 2008 09:22

Profession : Aide Soignante Pleurez, pleurez, accueillez vos émotions, laisser le temps au temps. Perdre sa petite maman, c’est perdre tous nos points de repère : On en veut à la terre entière. Pourquoi ? Que vais-je faire ? Vers qui aller ? Où aller ? des tas de questions envahissent notre mental ! Mais un jour vos yeux s’éclairciront, et si vous avez besoin de dire “je t’aime” à votre petite maman, faites-le ! Ecrivez lui, envoyez ou pas votre lettre ! Il y a un proverbe Indien qui dit : “Les Mots se répandent dans l’Univers”. De tout… Lire la suite »

Sophie
Sophie
15 mars 2008 00:10

Ville : Finistère Pays : France J’ai perdue ma maman le 17 janvier 2007 après qu’elle est passée 3 mois a l’hôpital, tous les jours j’étais avec elle mais elle est partie un matin, toute seule, je m’en voudrais toujours de ne pas avoir été là, elle est partie toute seule et pour moi c’est insupportable ! je n’ai pas pu lui dire ce que j aurais du lui dire depuis longtemps, que je l’aimais, c’est atroce de vivre ça, je ne m en sortirais jamais, elle n’avais que 60 ans ! c’est injuste, j’en veut au médecins qui pour… Lire la suite »

Eloise
Eloise
12 février 2008 12:40

Profession : Etudiante J’ai perdu ma mère en août 2007 du cancer du sein… elle avait 50 ans …. cela faisait au moins 7 ans que sa maladie avait été déclaré, ablation du sein chimio, elle a eu le droit a tout et pourtant sa n’a pas suffit, d’année en année je voyais son état se détériorer…. et les deux dernières années de sa vie je me suis rapproché d’elle, beaucoup rapproché… elle ne pouvait + marcher, perdait la tête, mon père l’amenait de plus en plus en vacance avec lui… la dernière fois ou je l’ai eu bien elle… Lire la suite »

Murielle
Murielle
5 février 2008 21:05

Ville : St. Brieuc Pays : France Je viens de perdre ma maman que j’aime elle avait 59 ans il y 15 jours aussi du cancer, j’ai passé les 15 derniers avec elle à l’hôpital pour l’accompagner, je la vois me sourire, me toucher et me prendre dans ses bras pour me dire au revoir. Je n’arrive pas à me consoler, il n’y a pas un jour ou je ne pleure pas tellement mon chagrin est immense. Je m’énerve sur mon mari ainsi que sur mes enfants pourtant, je sais que je leur fait du mal. J’ai perdu déjà ma… Lire la suite »

DOURNEL
DOURNEL
Répondre à  Murielle
27 janvier 2010 19:06

BONJOUR en voyant se message sa ma fait penser beaucoup a moi car j ai perdu ma maman l le 22 janvier 2008 je ne me suis toujour pas remise et comme beaucoup de personne je n ai pu lui dire que je l aimais elle me manque terriblement je n ai que 34 ans je mettais rattacher a mon papa et malheureusement se 1 janvier 2010 mon papa et partie rejoindre maman en 2 ans j ai tout perdu je ne suis pas d une grande aide mais j ai besoin dans parler beaucoup il nous faut beaucoup de… Lire la suite »

nathalie
nathalie
Répondre à  DOURNEL
13 juillet 2010 08:36

moi aussi j’ai perdu ma maman le 21 mai 2010 et je comprend votre douleur j’ai 38 ans et je suis marié et j’ai 3 enfants j’en es voulu a la terre entière du départ de ma mère mais je sais tant bien que mal que les autres n’y pouvait rien j’ai énormément de chagrin mais je ne le fait pas voire tout es a l’intérieur de moi il m’arrive de regarder sa photo et de me mettre a pleurer ces horrible de perdre un être cher une maman on as en qu’une je n’es pas vue mon père depuis… Lire la suite »

Nadia
Nadia
13 janvier 2008 16:24

Je tiens à vous remercier infiniment de m’avoir répondu, ça ma fait beaucoup de bien de lire vos conseils et l’article sur le deuil… Je pense que vous avez raison et que je dois faire une thérapie car je suis envahie d’une tristesse profonde…
Encore une fois merci du fond de mon coeur de m’avoir écoutée, j’en avais tant besoin.

Nadia
Nadia
10 janvier 2008 18:43

J’ai tout perdu mon enfance ma jeunesse.. à cause du décès de mes parents.. à 7 ans j’ai perdu mon papa.. Je n’ai pas fait son deuil jusqu’à présent et là à 27 ans je viens de perdre l’être que j’ai le plus cher dans ce monde ma si chère maman m’a quitté le 15 juin 2007 suite à une hémorragie cérébrale.. maman avait 58 ans.. Je savais k elle allait nous quitter car elle était hémiplégique suite à un accident vasculaire cérébrale en 2005.. Mais plus le temps passait plus je m’attachais a elle.. Je n’ai même pas pu… Lire la suite »

Valérie
Valérie
11 novembre 2007 02:18

Profession : Mère au foyer Ville : Compiègne Pays : France Moi j’ai perdu ma mère le 24 janvier 07, elle est décédée dans mes bras après de longue souffrance du a un cancer du pancréas. J’en veux beaucoup a cette maladie d’avoir pris ma p’tit maman. J’arrive pas faire son deuil. Ma mère a fait don de son corps à la médecine, donc pas d’enterrement, j’ai été seule à la morgue, la scène était insoutenable, à l’hôpital il nous avais promis à mon père et à moi qu’il allais la préparer, la laver et l’habiller, ils n’ont rien fait.… Lire la suite »

Laetitia
Laetitia
31 août 2007 22:22

Moi aussi je viens de perdre ma petite maman il y a 15 jours. J’ai 34 ans et deux enfants et depuis quelle es partie j’aie mal je souffre et pourtant j’ai la chance de lui dire au revoir et de l’acompagner ses derniers moments de vie je lui es tenue la main jusqu’au bout et j’essayais de l’apaiser de lui dire quelle ne s’inquiete pas pour mes enfants et moi car elle etait tres proche de ses petits enfants. Mais ses extremement douloureux d’aider sa mere a mourir alors que je n’en avait pas envie je voulais la garder… Lire la suite »

Marie
Marie
20 août 2007 22:22

Depuis quarante ans je pleure ma mère adorée, en faire le deuil c’est impossible et même ridicule a laisser supposer, la seule chose que j’ai pu faire durant tout ce temps de souffrance c’est de lui parler et l’invoquer car j’ai toujours pensé qu’elle n’avait pu m’abandonner même dans l’au de là car elle m’aimait et continuerait à me protéger.

Marie-Laure
Marie-Laure
6 juillet 2007 11:22

Je suis issus de famille nombreuse et ça fais du bien de pouvoir se parler, moi j’ai perdu ma mère l’année dernière mais je ne savais pas ce qu’étais la mort d’un proche, j’ignorai et ma mère était tellement dure de caractère, elle était envahissante, toujours derrière moi, car j’étais sa seule fille, j’ai pas compris sur le coup, encore aujourd’hui puisqu’elle à toujours été là, elle m’a mise au monde, m’a guidé, m’a faite, me prenait même le choux (elles sont là pour ça) mais je pleure beaucoup encore en cachette car je peux pas me retenir, et je… Lire la suite »

Elisa
Elisa
1 juin 2007 11:21

Je vais bientôt avoir 24 ans et ma maman est décédée il y a près d’une semaine suite à un cancer. Je serais éternellement reconnaissante à l’aide soignante qui m’a soutenue ces derniers mois. Son regard, son sourire et ses mots m’apaisaient et m’aidaient à mieux me préparer à l’échéance. Je me souviens qu’elle tenait les mains de ma maman qui lui disait “merci de vous occuper si bien de moi”. Aujourd’hui ma maman n’est plus, je suis envahi par le chagrin et souvent je pense à cette dame qui m’a tellement réchauffé le coeur. Et à travers ce mot,… Lire la suite »

Martine
Martine
10 décembre 2006 16:21

Profession : Aide Soignante Merci de votre réponse, merci à Cloé, merci à Brigitte, vos interventions me vont droit au cœur, je suis très émue et rassurée. De nos jours, les « Usines » ferment, et les « Hôpitaux malades » se remplissent de personnes malades du « Cancer ». Bien sûr ces personnes malades ont besoin de soins de confort, mais elles ont besoin aussi de sentir que nous sommes là, à leur écoute. Je n’ai pas peur de m’approcher de ces personnes malades et, dans le service, je vis avec elles, je suis au service de l’autre ;… Lire la suite »

Brigitte
Brigitte
15 décembre 2006 20:21

Vous vous demandez si vous êtes normale. J’ai envie de vous répondre ceci : j’espère de tout mon cœur rencontrer une aide-soignante qui pourra me prendre en charge avec autant de respect et d’amour lorsque le moment arrivera pour moi de vivre la mort de ma maman. Et c’est ce que je souhaite aussi pour mes filles quand leur tour sera venu de me dire adieu.
A la lecture de votre message j’ai ressenti une immense gratitude pour vous.

Cloé
Cloé
2 décembre 2006 23:20

Comme vous l’avez formidablement fait, tout simplement. La mort fait partie intégrante de la vie, mais nous la refoulons au plus profond de notre inconscient pour supporter l’insupportable. Perdre un de ses parents est une épreuve particulière, son vécu, son enfance, sa relation, son attachement, son caractère sont tous des facteurs de réactions différents. Chaque être est unique, sa réaction aussi. Pas de paroles toutes faites, ni de gestes d’ailleurs. Chaque situation est particulière, différente, c’est pourquoi chaque relation d’aide est unique. D’ou la difficulté complexe de l’accompagnement de la personne et de ses proches. Où commence-t-elle ou s’arrête-t-elle ?… Lire la suite »

françois
françois
Répondre à  Cloé
9 décembre 2012 20:42

Bonjour, nous n’avons plus notre Maman depuis 30 jours déjà elle est décédé dans une polyclinique à Aix en pce dans des conditions extrêmes de delaissement des infirmières et aides soignantes sans humanité, jamais une fois nous avons vu un medecin reanimateur parler à là malade nous l’avons accompagné jusqu’à son dernier souffle. Nous n’avons. pas eu un mot humain. Non un infirmier est venu arrêter le respirateur des que l’appareil à sonné. Le reanimateur a enlevé la tracheo sans aucune délicatesse puis il a pris une eguille qu’il a tordu pour coudre le trou béant. Je leur en veut… Lire la suite »