Conditionnement

Réflexion n° 18 :

Beaucoup de personnes s’en veulent d’avoir les pensées qu’elles ont. Elles ne savent certainement pas que, comme le disait Françoise Dolto :  « On est responsable de ses actes et pas de ses pensées. »

En effet comment pourrions-nous être responsables de ce que nous ne pouvons pas maîtriser ?
Car comme l’a dit le Bouddha : « Celui qui est le maître de ses pensées est plus grand que celui qui est le maître du monde. »

Cela veut-il dire que nous n’avons pas d’autre choix que de rester passif devant ces pensées qui nous conditionnent ?
Pas tout à fait, nous dit un vieux proverbe Chinois : « On ne peut pas vouloir que les oiseaux noirs ne volent pas au-dessus de nos têtes mais on peut les empêcher d’y faire leur nid. »

Ce qui revient à dire que si – en effet – nous ne sommes pas responsables des pensées qui apparaissent soudainement dans notre esprit sans que nous les ayons voulues, nous sommes par contre bel et bien responsables de la manière dont nous croyons ce qu’elles nous disent, et bien sûr des actions que nous commettons sous leur emprise.

© 2014 Renaud & Hélène PERRONNET Tous droits réservés.

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8 réflexions au sujet de « Conditionnement »

  1. Brigitte

    Bonjour, je suis émerveillée par la clarté et la simplicité de présentation de cet article qui démontre en quelques mots seulement le fonctionnement de ce fléau qui me rend, à l’instar de tant de gens, souvent malheureuse : croire mes pensées mensongères et suivre leur fil comme si elles étaient mes vérités. Merci pour tous ces textes que j’attends tous les lundis car ils me font réfléchir et voir la vie d’un autre côté, peu courant.

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  2. Annie

    Tout à fait d’accord avec ces remarques.
    Sur le plan théorique….car dans la pratique, étant confrontée à une grande solitude, je lutte à chaque instant contre un écheveau de pensées et cela m’épuise… Mais, il faut garder courage et espoir de gagner la lutte.

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  3. jean michel

    Une pensée spontanée donc pas volontairement choisie, n’est peut être pas forcément absurde ni inconsistante. On peut se demander si toute réalité signifiante n’est pas intéressante à rechercher. Dans le cas ou il y aurait des motifs conduisant à l’apparition de pensées apparemment surprenantes, il pourrait être utile de les découvrir, pour mieux connaître la façon dont on élabore nos pensées, ou comment surviennent des idées et représentations en nous. Ca me fait penser au rêve qui survient tout seul et qui est souvent d’apparence très insolite et inhabituel par rapport à nos préoccupations régulières, mais qui parfois révèle des rapports qu’on ignorait avec notre vécu. Ne pas subir un conditionnement implique vraisemblablement d’en distinguer les origines. Est il possible de n’être jamais conditionné ni influencé ? On peut toujours tendre vers plus de liberté, de clarté.

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  4. Bernard

    Les proverbes et les citations, c’est bien, mais combien de fois sommes-nous conscients de notre conditionnement ? Et même si on a commencé un travail d’introspection et qu’on s’aperçoit que nos pensées, notre comportement même ont été dictés par les mots entendus, les actes de notre entourage, leur façon d’être, tout ce qui a été dit et tout ce qui n’a pas été dit mais compris, est-il vraiment possible d’effacer tout ça comme on efface un cdrw ? Si on se répète ces proverbes et ces citations à l’envi mais qu’on agit malgré tout dans le sens opposé, est ce que ce n’est pas vouloir se mettre sur les épaules un poids supplémentaire en voulant à tout prix être meilleur alors que le « conditionnement initial » est toujours bien ancré ? Combien de fois nous adaptons nous à notre entourage, même adultes, et « prenons la couleur du milieu » ? Bref, où est la liberté quand l’influence du milieu est prépondérante ? Et le fait de regarder nos pensées (sous-entendu « pensées discordantes ») annule-t-il de ce fait leur influence sur notre comportement ?

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      C’est tout le long et possible travail de connaissance de soi-même qui est évoqué derrière votre question. Nous ne pouvons agir que sur ce que nous avons constaté donc pour pouvoir intervenir sur soi-même il faut se connaitre. Mais qui a le désir de se comprendre ? Qui se doute que derrière ces citations, derrière ces réflexions, se trouve un véritable outil redoutablement efficace pour apaiser ses souffrances ? Qui a le désir de connaitre peu à peu donc d’objectiver ses mécanismes les plus fins pour pouvoir agir dessus ?
      Il ne s’agit en aucune façon de se répéter bêtement des formules « magiques » (à ce propos je vous invite à lire mon article : Pensée positive ou travail sur les pensées.)
      Il ne s’agit pas non plus « d’effacer ses conditionnements » (décidément la pensée magique a la vie dure), mais de les repérer pour devenir capable de ne plus leur obéir. Exactement comme il est possible de repérer une personne qui tente de vous manipuler afin de déjouer ses jeux, sauf que cette personne, c’est une part de vous-même.
      Cela demande du temps et beaucoup de détermination, cela demande de ne pas avoir peur de se tromper donc du courage.
      La compulsion est inconsciente. Le fait de « regarder nos pensées discordantes » donc d’en prendre conscience grâce à la vigilance n’annule rien mais nous permet d’arrêter de les alimenter de façon compulsive comme le dit ce beau proverbe chinois.

      Comme cela est explicitement dit sur chaque page de mon blog, je demande à chacun de mes lecteurs non pas de « croire » les réflexions et les citations que je fais hebdomadairement paraitre mais de les soumettre à leur expérience c’est-à-dire de vérifier par eux-mêmes si elles sont vraies ou non.
      Qui a envie de tenter cela ?

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  5. Dominique

    Bonsoir, pour moi une fois de plus, cela me fait un bien fou de lire votre réflexion. Comme si je comprenais mieux des états confus que je me trimballe depuis des années ( j’ai qd même 50 ans). Je me rappelle, enfant, d’avoir été terrorisée par mes propres pensées. Par exemple, 1 prêtre d’une église demandait à la bande d’enfant qui jouait dehors si on avait eu des « mauvaises pensées », et auquel cas il fallait se confesser. Nous ne disions rien, les plus « braves » ricanaient et haussaient les épaules. Pour ma part, et je n’étais pas la seule, je me sentais déjà coupable de quelque chose. Le mot conditionnement est tellement vrai. La conclusion de votre réflexion « ce qui revient à dire……..sous leur emprise », me remet face à mes responsabilités d’humain de moi à moi, ce vers quoi j’ai essayé de tendre, mais là aussi très confusément.
    Merci, pour toute cette aide à la réflexion.

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  6. jacques

    Oui, je peux empêcher l’oiseau noir de faire son nid au dessus de ma tête, il est là, il vole au dessus de moi, mais il ne rentrera pas chez moi, car j’ai décidé de faire rupture avec lui.
    Je suis née avec lui, puisque nous sommes jumeaux, je suis issue de cette famille en souffrance depuis des années et des années, j’ai 58 ans et je sais qu’aujourd’hui , je suis issue d’une famille complètement psychotique. Peut être que je suis moi même atteinte, mais cela, moi, je le sais. Oui, je sais que je suis restée fragile, mais eux refusent de croire ou de comprendre leur comportement!
    Ils pourront voler au dessus de chez moi! ils pourront voler au dessus de ma tête! mais ils ne rentrerons pas chez moi! et cela je le sais ! et cela je peux le faire!

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