Aimer

Réflexion n° 24 :

Beaucoup de personnes ne savent pas bien ce que veut dire « aimer », elles confondent leur besoin d’être aimées avec leur capacité à aimer. 

C’est ainsi que dans leurs relations, elles s’abusent en disant à l’autre « Je t’aime » au moment où elles ressentent plus ou moins confusément qu’elles ont besoin d’être aimées par lui… Leur vérité, si elles la disaient, s’exprimerait ainsi : « J’ai besoin que tu me comprennes, j’ai besoin de ta tendresse ou que tu me prennes dans tes bras. » 

Le psychologue Wayne W. Dyer propose une définition intéressante de l’amour, il dit que c’est « la capacité et la volonté de laisser ceux pour qui on a de l’affection être ce qu’ils choisissent d’être sans exiger que leur comportement nous donne satisfaction. » 

Prenons quelques exemples :

Si mon enfant fait une chose avec laquelle je ne suis pas d’accord, vais-je lui en vouloir ou tenter de comprendre pourquoi il l’a faite – quitte à lui expliquer par la suite que ce qu’il a fait n’était pas approprié ?

Si mon compagnon arrive encore en retard à notre rendez-vous, vais-je l’incendier ou l’écouter et entendre ses raisons – quitte à ne plus lui donner de rendez-vous à l’avenir ?

Si ma femme a encore une liaison extra conjugale, vais-je la juger (en la traitant de « salope ») ou tenter de comprendre son comportement à elle – quitte à agir ensuite pour mettre fin à une relation qui ne me convient plus ?

Dans ce dernier cas, en mettant fin à notre relation sans ressentiment, j’arrête de « mendier » désespérément l’amour de cette femme et je ne tolère plus chez elle un comportement aussi insupportable pour moi que la trahison systématique.

En fait s’il nous est souvent si difficile de prendre les décisions qui sont bonnes pour nous et de nous y tenir, c’est parce que nous n’avons pas assez confiance en nous et que nous n’avons pas le sens de notre propre dignité.  Or cette conscience-là est infiniment précieuse en ce qu’elle nous permet de sentir notre valeur (sacrée) et d’arrêter de mépriser nos besoins.

Ainsi, pour pouvoir aimer l’autre, pour éviter de systématiquement le juger et devenir capable de le comprendre, il faut commencer par faire grandir son estime de soi. C’est à cette condition que nous parviendrons à laisser les autres être ce qu’ils sont sans exiger d’eux qu’ils répondent à nos attentes, sans non plus tolérer qu’ils attentent à notre dignité.

Lorsque nous nous estimerons nous-mêmes tels que nous sommes (sans nous comparer à qui que ce soit), nous serons enfin capables d’aimer les autres. 

© 2014 Renaud & Hélène PERRONNET Tous droits réservés.

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18 réflexions au sujet de « Aimer »

  1. Eva

    Bonjour,
    Cette façon de voir l’amour semble être très à la mode…elle est validée scientifiquement par des psychologues, spirituellement par le bouddhisme. Bien, c’est l’air du temps. Je la comprends mais qu’est ce que je la trouve fade! Je t’aime mais je n’ai pas envie que tu me prennes dans tes bras…pour moi c’est paradoxal! Je t’aime mais tu fais ce que tu veux, je te comprends tellement bien et o joli miroir je me trouve tellement belle et je me respecte tellement…que dans le fond ton amour, notre amour a fort peu d’importance. Aimer, pour moi, c’est prendre un risque, c’est prendre le risque de rencontrer quelqu’un d’autre et l’aimer tel qu’il est en vrai pas dans cette maîtrise travaillée, fade et édulcorée…pas dans ce détachement que je comprends mais qui, pour moi, est stérile. Quelles sensations a-t-on quand on dit je t’aime sans avoir envie que l’autre nous aime aussi? Ce qui ne signifie pas qu’il doive nous aimer…juste nous confirmer qu’il est dans cette optique là, dans cet échange là et que, pour le moment, il ne souhaite pas prendre un autre chemin. Quel plaisir éprouve-t-on, si quand l’autre nous dit je t’aime on n’a pas envie de l’embrasser et de le remercier d’être là, de le remercier de nous aimer et de remercier la vie pour cette rencontre? Voilà, c’est mon avis, mon envie: s’occuper uniquement de moi dans une relation, ce n’est pas ma tasse de thé.
    Merci pour cette réflexion,
    Eva

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  2. Soly

    Je ne trouve pas cette façon d’aimer si facile ! en théorie, voyez le résultat du vote, beaucoup adhèrent en réalité c’est plus compliqué ! on confond aimer et propriété privé, aimer c’est violent et doux à fois, çà n’a rien de conventionnel, çà n’a rien à voir avec une promesse, un papier signé, une bague portée, ou pas…je pense on en a peur…

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  3. Muriel

    Bonjour,
    je pense, comme Eva, qu’aimer quelqu’un c’est aussi se permettre d’etre spontané avec lui dans le positif, comme dans le négatif. Je ne pense pas « qu’incendier » son partenaire pour son retard soit un manque de dignité de notre part ou d’estime de soi mais une réaction de colère que l’on se permet d’avoir parce qu’on la ressent réellement et que l’on est suffisamment en confiance avec cette personne pour ne pas devoir maitriser nos ressentis comme on le ferait avec un patron ou un collègue. En amour, il vaut mieux etre authentique, c’est le plus beau cadeau que l’on puisse faire à l’autre qui saura alors exactement ce que l’on ressent et pourra se situer à son tour. Si nous sommes dans la réflexion et la maitrise constante, quelque part ce n’est plus de l’amour mais du simple relationnel qui peut devenir vide d’émotions.
    Je suis d’accord aussi sur le fait que dire « je t’aime » est autant un don qu’une demande que l’on fait à l’autre, je ne crois pas qu’un humain soit capable de donner de l’amour sans espérer en recevoir en retour, ça c’est le « job » des saints, non?
    Muriel.

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  4. Renaud Perronnet Auteur de l’article

    Vous connaissez la formule de l’égocentrisme : « moi d’abord, où y’a d’la gêne, y’a pas d’plaisir. »

    Personnellement je ne crois pas qu’être en confiance avec une personne nous donne le droit de ne pas se gêner avec elle donc de prendre le risque de la blesser impunément. Je ne crois pas non plus que notre besoin de spontanéité, d’intimité ou de vérité de ce que nous ressentons, nous donne le moins du monde le droit d’incendier l’autre en lui disant ses quatre vérités.
    Je rencontre à longueur de journées, dans mon travail, des personnes en souffrance, le plus souvent victimes des maladresses inconscientes (ou conscientes) des autres.
    Les maladresses (volontaires ou involontaires) qui consistent à ne finalement pas tenir compte de l’autre « tel qu’il est » sous le prétexte que nous sommes trop occupés par nous-mêmes ou que l’autre nous déplait – même si elles semblent anodines – sont des « violences ordinaires » quand bien même elles sont infligées par des personnes de bonne foi.
    Ces violences ordinaires sont les conséquences du comportement de ceux qui agissent sans conscience et ne peuvent donc pas se remettre en cause.

    L’amour oblige, aimer l’autre est une tâche bien difficile notamment quand cela nous demande de le laisser avoir raison plutôt que de le dominer soumis que nous sommes à notre égocentrisme tentaculaire.
    Que les autres nous apparaissent aimables ou désagréables, qu’ils nous conviennent ou non, je crois qu’il est important de nous souvenir qu’ils sont des êtres sensibles comme nous et que comme nous, ils aspirent à être heureux et à ne pas souffrir.
    Et je crois que notre dignité d’humain réside dans notre capacité à tenter de nous souvenir de cela au cœur même de la relation.

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  5. Muriel

    Si mon partenaire arrive encore en retard, si cela est une habitude de sa part, s’il n’a pas pris la peine de m’en prévenir, je peux vivre cela comme un manque de respect pour moi et dans ce cas, c’est moi qui suis blessée impunément et c’est lui qui agit sans conscience. La négligence est aussi une atteinte à l’autre. Si on garde sa colère en soi, n’est-on pas alors dans le non-dit? dans le refoulement?

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      D’abord si votre partenaire arrive encore en retard et que vous ne parvenez plus à lui faire confiance, il est complètement légitime pour vous – si vous le ressentez ainsi – de remettre en cause la relation (donc de vous respecter vous-même). Souvenez-vous que vous êtes libre de vous-même et que personne n’a à être l’esclave de l’autre. Il est – par contre – beaucoup moins légitime d’exiger de lui qu’il vous donne satisfaction.

      Bien sûr que si on garde la colère en soi, on est dans le non dit refoulé, mais ce n’est pas une objection valable et suffisante pour l’exprimer contre les autres.
      Si vous êtes malade en car et que vous avez du vomi dans la bouche, il ne vous viendrait pas à l’idée de le cracher sur la tête de votre voisin… mais bien dans un sac plastique.
      En fait c’est bien moi (et ma manière de voir et de ressentir) qui suis responsable de ma colère (la preuve c’est qu’une autre personne dans un même contexte n’aurait pas les mêmes émotions), ma colère est donc une histoire entre moi et moi que je peux apprendre à comprendre et à exprimer dans un lieu approprié.

      Entre le refoulement et l’expression inconsidérée de nos émotions, il existe une troisième voie qui est l’expression pour soi-même. Vous avez toujours le « droit » d’être « ce que vous êtes », en fait votre colère est une émotion qui – si vous la laissez s’exprimer librement en vous – va s’intensifier et disparaître comme toute émotion que vous ne refoulez pas.

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  6. bernadette

    Je crois que dès notre naissance, on nous met dans la tête l’histoire du beau Prince charmant qui emmène sur son beau cheval blanc sa belle Princesse au 7ième ciel. Combien d’histoires ne lit-on pas aux enfants : ils se marièrent, furent heureux et eurent beaucoup d’enfants. Je crois qu’on nous conditionne, dès l’enfance, à une idéalisation du couple fictive. Et puis, et puis on grandit, on devient adulte et on fait ses expériences…. et après quelques temps ordinaires, banals, quotidiens, répétitifs, le Prince Charmant n’est plus aussi charmant et la Princesse n’est plus aussi merveilleuse. Pourquoi cela ? On a idéalisé un peu trop l’amour et peut être pas assez appronfondi. Avec l’habitude, le respect de l’autre disparaît… et peut être qu’alors…. on se met à chercher un autre Prince Charmant. Et, il est vrai, certes que l’on peut continuer ainsi à changer de Prince Charmant et d’aller de partenaires en partenaires jusqu’à se rendre compte qu’il manque quelque chose en nous, de maturité, de vrai, de réel. L’amour, cela se construit de jours en jours, avec des hauts et des bas, des bonheurs, des tristesses, des déceptions aussi. En fait, cela demande un énorme travail sur soi-même, dans les deux sens, pour peut être enfin arriver au bout de sa vie, ensemble au bout du chemin, se soutenir dans les difficultés, la maladie ou au moment de mourir. On ne sera peut être plus aussi beau qu’au début, aussi sexy, mais Ô COMBIEN heureux de partager les fruits de beaucoup de patience, de respect. Bien à vous

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    1. Soly

      Changer de partenaire n’est pas une solution dites-vous, mais restez avec une personne parce que…vous savez toutes ces raisons, ce n’est pas mieux ! il y a ici ou là un refus de se rencontrer vraiment, de vivre pleinement.

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  7. Manuel

    Bonjour,

    Tout d’abord, je suis surpris par ce billet sur l’amour. En tout premier lieu sur la définition qui est donnée sur l’Amour. Du coup, je me dis que je dois aimer tout le monde, même les personnes pour qui je n’ai pas d’affection. J’entends par là que je laisse les personnes être ce qu’il choisissent d’être, même ceux que je n’aime pas. De même, je cherche à comprendre toutes les personnes qui m’ont fait du tort, tout en refusant ce qu’ils m’ont fait. Je pense avoir du respect pour eux.

    J’ai cherché la définition de l’Amour dans le TLF et j’ai trouvé :  » Attirance, affective ou physique, qu’en raison d’une certaine affinité, un être éprouve pour un autre être, auquel il est uni ou qu’il cherche à s’unir par un lien généralement étroit. « . C’est vrai qu’on ne parle pas trop des liens affectifs que tissent deux personnes qui s’aiment. Sur quels bases tissent-ils ces liens ?

    Je suis tout à fait d’accord sur l’estime de soi. Pour pouvoir aimer quelqu’un, il est important de pouvoir s’aimer soi-même, avoir de l’estime et de la dignité pour sa propre personne. Et il est également important d’avoir de l’estime et de la dignité pour la personne qu’on aime. Mais, quand on estime une personne, on projette des attentes par rapport à son comportement. Dans le cas où elle satisfait nos attentes, on crée une relation, on tisse des liens affectifs dans lesquels on partage des valeurs, des sensibilités et des émotions qui sont épanouissantes. Dans le cas où nos attentes ne sont pas satisfaites, c’est qu’il y a un besoin à remplir. Mais si la personne agit contre nos attentes (je l’attends depuis 30 mins), je suis déçu par rapport à son comportement et j’agirais en fonction de son explication.

    Et comment peut-on tisser cette relation si l’on n’exprime pas sa colère (sans agressivité et violence) ? Il existe une expression considérée des émotions. C’est par le dialogue justement qu’on peut créer les bases solides d’une relation avec une personne qu’on aime. Autrement, si cette colère est exprimée, mais pas entendue, certains liens seront rompus.

    En tout cas merci pour ce poste, j’étais en réflexion sur ce sujet il y a 6 mois et j’ai plusieurs éléments qui sont très intéressants. J’avoue être perdu, même si je trouve tout cela très intéressant entre le billet et les commentaires. Je le suis aussi bien sur les notions d’attentes, de satisfactions que sur l’échange.

    En tout cas, merci.

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    1. Anne

      j’apprécie beaucoup ce que je viens de lire .. je crois qu’effectivement le dialogue sans colère , sans agressivité, sans violence est une base fondamentale dans l’amour ; mais j’ai aussi l’impression que souvent on s’unit à quelqu’un beaucoup trop jeune, ; on a 20, 25 ans et on croit que l’on a découvert le Prince Charmant ; on fait des enfants dont on n’a pas vraiment conscience de la façon « idéale » de les éduquer, on procède par essais et erreurs avec son cœur, avec son amour .. puis la vie, les rencontres , les expériences nous modifient, on prend conscience de la raison de ses choix, mais il est trop tard.. on est engagé et par respect, on courbe l’échine .. on cherche le chemin .. sans vouloir faire mal à qui que ce soit.. et le « on » en fait, c’est « je »

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  8. jean michel

    Ca aide à avancer dans une vie meilleure de rêver d’un domaine où chacun cherche à rencontrer et comprendre les autres sans autre but que être bien ensemble tout en étant pleinement soi même, qu’on appelle cet aspiration amour ou autrement. Une mère est capable de se mettre à la portée des enfants pour qu’ils deviennent eux mêmes pleinement, et sait relativiser ses besoins et projets pour aider à l’épanouissement d’êtres nouveaux, ça aussi c’est une belle expérience d’une forme d’amour très encourageante pour chacun.

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  9. Catherine

    ce billet sur l’amour remet à sa place bien des comportements dits « amoureux », j’ai connu (pour prendre l’exemple cité de l’adultère) des femmes qui avaient connaissance des nombreuses aventures de leurs époux et qui s’en lamentaient, mais qui ne voulaient surtout pas abandonner leur statut social et marital, ni leur maison ni même l’armoire à glace.
    Mais tout ceci n’est qu’une facette de l’Amour, l’amour entre deux êtres, l’Amour c’ est tellement plus vaste.
    Pour mes amours inter humaines, je me suis toujours débrouillée d’aimer profondément des personnes impossibles à vivre, donc la relation aussi intense était -elle, elle ne durait jamais très longtemps tout en me laissant un souvenir impérissable (ceci dit avec une bonne dose d’humour) Je me suis souvent posé la question: Qui était impossible à vivre ? Je trouvais toujours que c’était eux, aujourd’hui je suis avec un ex impossible à vivre légèrement réhabilité mais si ailleurs l’herbe était plus verte ? Ou si je restais à brouter dans mon pré non clôturé et sans attaches ? Je suis peut être impossible à vivre.
    Merci beaucoup pour vos billets
    cordialement

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  10. bernadette

    bonjour à tous,
    J’ai beaucoup aimé la réponse de Catherine. Moi aussi j’ai vécu et vis encore avec un partenaire « difficile » Cela fait 40 ans que cela dure. Changer de partenaires, lors de nos séparations, j’en ai changé énormément. Et à chaque fois je revenais à la case de départ. Je me suis rendue compte que le problème c’était moi-même-. Au lieu de regarder les défauts des autres, j’ai commencé à regarder les miens. Les autres sont un peu votre miroir. Ce que je ne supporte pas chez les autres, je me rends compte c’est ce que je suis moi-même. On voit toujours chez les autres ce qu’on est soi-même sinon on ne le verrait pas. Mais plus que jamais , je prône le dialogue, l’écoute de l’autre, le respect et si l’autre ne vous respecte pas, il faut le lui dire . J’ai eu 2 enfants avec cet homme et c’est ce qui nous rapproche. En plus nous partageons le même ideal philosophique et c’est ce qui nous rapproche. Les émotions font partie de la vie mais elles sont comme un nuage qui passe devant le soleil. Elles passent mais le soleil est toujours là………….

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  11. jean michel

    Tout ce qui vit se transforme, que ce soit de la passion au projet construit, de l’idéal au concret. Partager sincèrement serait la clé, même si dans des cas d’impossibilité il faut changer de cap et peut être d’entourage pour sauver l’essentiel qui me semble l’aspiration à se réaliser authentiquement. L’avancée en âge et les coups durs de la vie tendent à relativiser ou à hésiter, l’important est qu’une option reste bien un choix personnel et non subi.

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  12. Éva

    Bonjour à tous,
    Jean-Michel vous évoquez « l’aspiration à se réaliser authentiquement » et ces mots résonnent en moi comme ce que je n’ai probablement jamais su faire, jusqu’à maintenant. Je n’ai jamais pensé à me réaliser authentiquement… En cela que je n’ai jamais eu de projets préconçus… J’ai accueilli ce que la vie m’a donné, j’ai essayé d’accepter ce qu’elle me reprenait, le plus souvent dans l’arrachement… En quelque sorte, j’ai surfé, surfé en m’adaptant, en résistant, en tenant bon…
    Pardon de parler de moi…mais merci pour cette réflexion…
    Éva

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