Question de @belladone :
Je suis perpétuellement angoissée par le futur. Je pense que je me suiciderai si je devais me retrouver seule, alors que je ne me crois pas suicidaire. Mon cerveau associe la solitude à la mort.
Comment arrêter d’angoisser ainsi sur cette idée de solitude et simplement vivre ma vie présente ?
Mes pistes de réponse :
Montaigne (Les Essais, I, 39, 241), homme plutôt extraverti, écrivait :
« Il faut se réserver une arrière boutique toute nôtre, toute libre, dans laquelle nous établissons notre vraie liberté et notre principale retraite dans la solitude.
Sans cette arrière boutique, comment vivre ? La solitude n’est que l’état dans lequel l’être humain puise ses ressources en lui-même pour trouver son équilibre.
Mais plus que la solitude, vous semblez redouter les pensées que vous présumez que vous aurez sur vous-même à l’occasion de votre solitude.
Pour vivre votre vie présente sans angoisses, il vous faudrait investiguer pour découvrir les causes (traumatiques ?) de votre parti pris. Par qui donc vous êtes-vous sentie abandonnée ? Par quelle funeste magie assimilez-vous la solitude à la tristesse et à la mort ?
Il vous faut élaborer les angoisses qui sont les vôtres et qui vous conditionnent paradoxalement à penser devoir vous précipiter vers la mort pour vaincre votre peur de la solitude et de la mort.
Pour aller plus loin, vous pouvez lire :
© 2022 Renaud Perronnet. Tous droits réservés
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Avertissement aux lectrices et aux lecteurs :
Ma formation première est celle d’un philosophe. Il est possible que les idées émises dans ces articles vous apparaissent osées ou déconcertantes. Le travail de connaissance de soi devant passer par votre propre expérience, je ne vous invite pas à croire ces idées parce qu’elles sont écrites, mais à vérifier par vous-même si ce qui est écrit (et que peut-être vous découvrez) est vrai ou non pour vous, afin de vous permettre d’en tirer vos propres conclusions (et peut-être de vous en servir pour mettre en doute certaines de vos anciennes certitudes.)










