Comment gérer celui qui dit du mal de nous ?

Sommes-nous volontairement méchants ?

« Le meilleur service que l’on puisse rendre aux autres, c’est de leur faire remarquer que c’est l’inconscient qui les incite à agir et de les aider à comprendre cet inconscient. »

Swami Prajñânpad(1).

 

« La peur est ce qui rend méchant ; la méchanceté est ce qui fait peur. »

Eugen Drewermann(2).

Socrate (dans le dialogue de Platon, Le Gorgias), énonce : « Nul n’est méchant volontairement. » On peut – en effet – se demander si l’être humain accomplit une action mauvaise en toute connaissance de cause, « parce qu’elle est mauvaise » (auquel cas il serait volontairement méchant), ou « bien qu’elle soit mauvaise » (auquel cas il serait méchant par accident et ne rechercherait pas la méchanceté « pour la méchanceté. »)

Pour Platon, le mal – ne pouvant pas être fait en connaissance de cause – ne saurait être le fait d’un esprit lucide. Un peu comme quand il nous arrive de pressentir, sans en tenir compte, que nous allons commettre une erreur. Si nous avions « vraiment » pressenti notre erreur, l’aurions-nous commise ? En fait peut-être l’avons-nous pressentie, mais certainement pas d’une manière suffisamment explicite pour nous empêcher de la commettre… Comme si nous étions restés incapables de croire en la vérité de notre pressentiment.

Prenons un exemple. Le jour où Olivia a montré à sa mère la robe un peu courte qu’elle venait de s’acheter, et qu’elle s’est entendue dire « Voilà une robe parfaite pour faire le trottoir à Pigalle », elle s’est sentie profondément blessée par la réplique de sa mère, la trouvant méchante avec elle.

Il ne s’agit pas ici, de remettre en cause la nature maltraitante de cette remarque mais de se poser la question de ce qui la motive. Cette mère, incapable de tenir compte du goût de sa fille, et inconsciente des effets à long terme de ses paroles en ce qu’elles ont blessé l’image que sa fille avait d’elle-même et ont mis en cause l’image que sa mère semblait avoir d’elle, avait vraisemblablement intuitivement perçu sa maladresse sur le moment. Elle avait ressenti un malaise immédiat devant la robe de sa fille car cela lui avait rappelé une peur inconsciente (celle de paraître une prostituée), mais elle avait préféré s’en tenir à la pensée qui flattait ce qu’elle interprétait comme son rôle de mère, qu’elle ne voulait pas courir le risque que sa fille soit considérée comme une putain.

L’intention consciente de cette mère n’est pas de blesser sa fille ; pourtant menée par son inconscient, elle la blesse en se racontant à elle-même qu’elle fait « son bien ».

Le psychologue américain Marshall B. Rosenberg (créateur de la méthode « Communication NonViolente ») va plus loin, en écrivant que « La méchanceté est l’expression de l’amertume des gens qui n’ont pas pris soin de leur souffrance. »

Dans notre exemple précédent, une mère devient maltraitante parce qu’elle reste soumise à la part active de son inconscient qu’elle n’a jamais mise à jour. Son « programme intérieur secret » la force à prendre sa revanche coûte que coûte en blessant sa fille innocente.

Nous devenons donc dangereux pour l’autre au moment même où cet autre nous apparaît comme menaçant pour les conflits internes qui sont les nôtres et que nous n’avons jamais résolus. N’entendons-nous pas très souvent : « Il n’avait pas à me traiter comme il m’a traité, maintenant, s’il souffre de la manière dont je l’ai à mon tour traité, c’est bien fait pour lui. »

C’est donc notre cécité concernant nos propres blessures qui nous contraint à la maladresse et à l’agressivité vis-à-vis de l’autre et non une soi-disant nature « mauvaise » ou « méchante ».

Cela fonctionne ainsi dans un implacable enchaînement de causes à effets, contraignant l’agressé à devenir à son tour agresseur, la victime à devenir le bourreau. Si la personne blessée ne peut pas s’empêcher d’être agressive à l’égard de son agresseur, c’est bien parce qu’elle lui prête l’intention, qu’elle lui attribue la responsabilité, de l’avoir volontairement blessé. Dans le cas d’Olivia – qui ne sait rien des « vieilles » blessures de sa propre mère – c’est ce qui s’est passé. La personne blessée ne sait pas que puisque « nul n’est méchant volontairement », la responsabilité qu’elle attribue à celui ou à celle qui l’a blessé est liée à son incapacité à le voir « tel qu’il est » : un être mené par son inconscient qui croit avoir raison et veut le prouver coûte que coûte.

Ordinairement, nous accordons plus d’importance à « ce qui nous arrive », qu’à la manière dont nous le prenons… Mais si nous souhaitons faire évoluer notre relation à celui qui dit du mal de nous, nous avons intérêt à focaliser notre attention sur la manière dont nous interprétons ce qu’il nous dit, plutôt qu’à nous identifier à ce qu’il nous dit (ce qui reviendrait à adopter la position de la victime).

Regarder en face la manière dont nous interprétons les paroles de cet autre (ce qu’Olivia, dans sa relation à sa propre mère était évidemment bien incapable de faire), c’est apprendre à nous situer par rapport aux pensées qui sont les nôtres au moment même de la relation.

A chaque fois que l’autre dit du mal de nous, nous avons le choix entre :

  • croire que ce qu’il dit est vrai et devenir sa victime.

(Il suffit que l’autre dise quelque chose de moi pour que je lui donne raison.)

  • nous demander si nous sommes – en vérité – ce qu’il dit de nous.

(Suis-je réductible à l’interprétation que l’autre fait de moi ? Suis-je entrain d’opérer une confusion entre l’opinion de l’autre sur moi et « ce que je suis » ?)

Et par là même découvrir que la manière dont nous nous sentons provient bien de l’interprétation que nous donnons de ce qui nous arrive. (N’est-ce pas parce que je donne raison à l’autre donc que je lui donne du pouvoir sur moi, que je suis malheureux quand il dit du mal de moi ?) Et notre manière de lui accorder du pouvoir sur nous n’est-elle pas de croire en sa liberté d’être « méchant » avec nous ? Prenons l’exemple, du reproche adressé à l’autre :

« Tu es la personne la plus égoïste que j’aie jamais rencontrée. »

Et observons que c’est le lieu à partir duquel nous allons porter notre attention qui va déterminer notre réponse à celui qui dit du mal de nous.

1)Je porte mon attention sur moi, comme victime passive, je me conforme à ce jugement et je m’y soumets, je deviens la victime de l’autre donc je souffre en me faisant des reproches à moi-même et en culpabilisant.

Je lui réponds donc : « C’est vrai que je suis égoïste et que je ne devrais pas l’être, j’aurais dû être plus ouvert(e), je suis nul(le). »

2) Je porte mon attention sur moi, comme victime agressive, et deviens la victime de l’autre par réaction. Donc je me sens mal, je fais des reproches à l’autre et me mets en colère en rejetant la faute sur l’autre. (Ainsi j’oublie que si l’autre est responsable de ce qu’il dit, je suis – moi – responsable de ce que je ressens à partir de ce qu’il dit.)

Je lui réponds donc : « Tu n’as pas le droit de dire cela, c’est toi qui es égoïste. »

3) Je porte mon attention sur moi, comme ayant des émotions et des besoins non satisfaits et je prends le risque de demander à l’autre de les satisfaire. (En oubliant que l’autre n’est pas nécessairement consentant pour le faire.)

Je lui réponds donc : « Quand je t’entends dire que je suis la personne la plus égoïste que tu aies rencontrée, je me sens frustré(e) et blessé(e) parce que j’ai besoin que tu portes un regard positif sur moi. »

4) Je peux aussi porter mon attention sur l’autre, sur ses émotions et ses besoins non satisfaits. (En effet, nous pouvons observer que tout reproche se fait sur la base d’une frustration des besoins de celui qui les adresse, et que le plus souvent ce n’est pas « volontairement » que ces reproches jaillissent, mais à travers une émotion par nature impulsive.)

Je peux me souvenir que si l’autre se sent blessé c’est parce qu’il a le sentiment que je suis égoïste et que cela le frustre d’avoir l’impression que ses demandes ne sont pas prises en compte. Ce qui me servira à le traiter avec douceur… par exemple en ne lui répondant pas.

 

Dans son Manuel (XLII), Epictète(3) observe :

« Lorsque quelqu’un te fait du mal ou dit du mal de toi, souviens-toi qu’il pense avoir raison d’agir ou de parler ainsi. Il ne lui est donc pas possible de suivre ta façon de juger, mais il suit la sienne, en sorte que s’il juge mal, c’est lui qui subit un dommage, puisqu’il se trompe. (…) Partant de ce principe, traite avec douceur celui qui te fait du tort. Dis-toi à chaque fois : « Il a cru avoir raison. »

C’est ainsi que pour gérer celui qui dit du mal de nous, nous devons devenir capable de porter notre attention sur ses émotions et ses besoins, ce qui nous servira à comprendre qu’il se trompe, d’autant plus que nous nous souviendrons qu’il ne peut pas être volontairement « méchant ».

C’est donc la manière dont nous allons nous situer nous-mêmes, en face de la critique négative de l’autre, qui va déterminer ce que nous allons vivre dans notre relation à cet autre.

Notes :

S. Prajñânpad(1) : (1891 – 1974), sage et thérapeute indien –  qui a proposé, entre psychanalyse et Vedânta, une voie originale vers la liberté.

Eugen Drewermann(2) : (né en 1940) philosophe, théologien, psychanalyste jungien, et psychothérapeute allemand, son interprétation psychanalytique de la Bible lui a valu d’être frappé d’interdit par la hiérarchie catholique.

Epictète(3) : (50 – 135), esclave affranchi par l’Empereur, il devient adepte du stoïcisme qui prône la liberté intérieure et une rigueur de conduite dans les relations humaines.

© 2011 Renaud PERRONNET Tous droits réservés.

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64 réflexions au sujet de « Comment gérer celui qui dit du mal de nous ? »

    1. Francine

      Bonjour Madame ou monsieur. Je suis maman de 5enfants donc une décédé bientôt 14ans, elle m’a laissé une petite fille qui a l’époque avait 3ans mtn elle 18ans, bref!!!.j’ai une de mes filles Sabrina qui a 2enfants donc une handicapés moteur. Manon à 21ans. Ma fille sabrina et très méchante avec ses soeurs et son frère le dernier des cinq. Je fais tout pour la comprendre mais elle contredit tout à l’entendre c’est elle l’a victime et nous les méchants ça fait 2ans qu’elle nous parle plus c dur pour tout le monde elle est très méchante verbalement. Je me rabaisse parce-que c’est ma fille elle nous interdit de voir mes petits enfants ? en plus elle raconte notre vie à tout le monde au lieu de régler ses histoire en familles c’est elle même qui a décidé de prendre ces distance voilà. Sur ce comment faire. Merci pour votre patience. J’espère avoir une réponse.
      Apparemment vous êtes bien placée pour comprendre des situations telle qu’elle, moi personnellement je pense que la vie n’es pas facile pour certains mais on doit survivre qu’elle que soit les conditions toujours avancer !!ou alors se laisser mourir ?? Francine, à bientôt j’espère.

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      1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

        Si votre fille vous contredit sans cesse ce n’est pas parce qu’elle est “très méchante”, c’est parce qu’elle ne se sent pas comprise, entendue et respectée par celle qui a pourtant la charge de le faire. Je vous invite donc à vous remettre en cause pour l’amour de votre fille plutôt que de vous protéger avec des jugements du type “ma fille est très méchante”. Votre fille est votre fille, n’avez-vous pas pour mission de l’aimer même quand elle ne vous comprend pas et qu’elle est injuste avec vous ?
        A quoi tenez-vous le plus ? A avoir raison ou à aimer votre fille ?

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  1. BETBEDER Annie

    Je trouve magnifique la phrase de M.B. Rosenberg :« La méchanceté est l’expression de l’amertume des gens qui n’ont pas pris soin de leur souffrance. »
    Lorsqu’on a compris ça, on ne devrait pas ressentir de peine lors d’une remarque blessante.
    Pourtant, cela arrive toujours, en tout cas en ce qui me concerne, sans doute parce que je n’ai jamais pris assez soin de moi. Entre la raison et le sentiment, ce dernier l’emporte toujours….
    Merci pour votre site, passionnant.

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  2. W.

    …Beaucoup plus encore qu’un article “simplement intéressant”, je le perçois comme un précieux rappel à quelque chose de fondamental dans notre relation à autrui (dont notre vie est faite !) – et, par conséquent, une opportunité de plus à mettre en pratique à chaque instant…

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  3. CHAUDEL NADINE

    Je trouve dure la réaction de sa mère.
    Comment faire confiance dans la vie, avec des jugements odieux.

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  4. MARIE

    Bonjour Renaud,

    Merci pour vos écrits qui sont toujours l’occasion pour moi de me rappeler à l’ordre, de prendre le temps de réfléchir sur ma vie et mes relations aux autres.
    Cet article m’a beaucoup intéressé. Il est vrai que face à la méchanceté, je réagis très mal.
    Pour moi, il y a quand même des gens méchants autour de nous. Ces personnes ont certainement peu pris soin d’elles-mêmes : il est tellement plus rassurant de critiquer (négativement) les autres que de chercher à être quelqu’un de bien et d’aimant envers les autres !
    Effectivement nous avons tous besoin d’avoir un regard positif des autres sur nous, nous avons tous besoin de nous sentir aimés et reconnus, valorisés dans notre travail, notre vie familiale et sociale. Mais franchement, face à des personnes méchantes et médisantes, je me vois mal leur dire en réponse à leurs critiques (souvent indirectes) : ” je me sens blessée et frustrée”. J’ai plutôt envie de réagir, comme le font plus souvent les hommes que les femmes, avec violence. Mais comme ce n’est pas “socialement correct”, et bien je ne dis rien en espérant que ça passe. Mais ça ne passe pas. Alors j’aurais bien aimé que votre article me donne quelques pistes supplémentaires à explorer pour mieux vivre cette méchanceté.
    D’ailleurs, je me demande toujours ce qui amènent certaines personnes à être méchantes. On parle bien de méchanceté gratuite ! La jalousie ? Et alors, le fait d’être jaloux et méchant ne permet pas de vivre en paix pour moi.
    Alors, faut-il ignorer les méchants ? les fuir ou les affronter ? Peut-être que je devrais relire encore une fois votre article et y réfléchir plus. Une autre solution serait de vous les envoyer…
    Merci encore pour vos écrits.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Bonjour Marie et merci pour vos encouragements.
      Il est assez rarement nécessaire de devoir affronter les méchants, mais je vous proposerai quelques pistes de réponses possibles dans un prochain article… Remarquez que notre difficulté à les ignorer parle plus de nous que d’eux…

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  5. Marilyn

    Bonjour, je reviens sur votre article.
    Je comprends l’approche que vous suggérez pour réagir à un reproche, cependant comment être sur que la personne n’a pas raison ? En estimant que l autre à tort de dire cela de nous, n y a t il pas un risque de fermer les yeux sur un aspect de notre caractère, une incompétence qu il faudrait pallier ? Comment faire le tri ?
    En outre, dans l’hypothèse ou la personne qui fait le reproche à objectivement tort, il est parfois difficile de ne pas se laisser manipuler et que la réponse à sa question soit formuler sans excuse. En ce qui me concerne les critiques me pleuvent dessus en ce moment sein de mon couple – mon ami est un peu violent moralement (et l a été avec ses ex) et au travail alors je doute de moi.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Votre partage est explicite… il semble que dans votre culture, il soit légitime d’adresser un reproche à une personne qui a tort… Or si mon ami a tort, je ne lui adresserai justement pas de reproche parce qu’il est mon ami.
      En fait la question est principalement de savoir ce qui est le plus important pour moi : est-ce d’avoir raison ou de préserver mon amitié ?
      Si les critiques au sein de votre couple vous pleuvent dessus, comme vous dites, il va vous falloir – à un moment – choisir : ou votre ami est temporairement agressif et vous le tolérez parce que vous l’aimez, ou c’est une personne qui fonctionne d’une manière habituellement violente avec les femmes, et dans ce cas, interrogez-vous sur vous-même… pourquoi supportez-vous qu’un homme s’adresse à vous violemment ?
      En fait nous tolérons les violences des autres à l’exacte mesure de la manière dont nous sommes non respectueux (violents ?) avec nous-mêmes.
      Posez-vous cette question simple : qu’est-ce qui fait qu’une femme battue reste avec son homme, alors qu’une autre le quitte illico ?

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  6. Carlota

    Merci pour cet article !

    J’espère réussir à me le remémorer quand au travail j’entendrai des choses déplacées à mon égard.
    En effet, pour rebondir sur ce que Marilyn a écrit, il me semble que lorsque l’on a quelque chose à reprocher à quelqu’un, on a plusieurs manières d’agir. Le reproche vexant est la manière violente. On peut aussi essayer la communication non violente. Mais pour arriver à manier ce type de communication, il faut réussir à écouter nos émotions sur le moment et chercher à les comprendre.

    Depuis que j’ai compris la communication non violente, avec mon ami nous ne nous disputons presque plus, nous exprimons nos sentiments, sans nous emporter, en prêtant attention à ce que l’autre ressent. Dans mon métier (enseignante dans le 2nd degré) cela m’a beaucoup aidée !

    Bon dimanche.

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  7. Christiane

    Bonsoir,
    Tous ces derniers temps, je me suis sentie très mal après avoir rencontré mon frère et m’être rendu compte que je ne l’agace pas simplement comme je le pensais jusqu’ici , mais qu’il me méprise vraiment , qu’il interdit à ses enfants de me fréquenter et que je lui suis vraiment insupportable. Nous n’avons pas du tout les mêmes valeurs , pour lui l’apparence est primordiale et je m’habille à la redoute,pas avec des vêtements de marque; je n’ai même pas de smartphone, ni de GPS ! bref je ne suis pas présentable; et il y a 30 ans de cela , j’ai vécu quelques années avec un noir alcoolique et délinquant. Maintenant que ses enfants arrivent à l’âge que j’avais à l’époque , il me tient soigneusement à l’écart. D’autant plus que je lui ai dit que je ne regrettais rien !
    Il me faut quand même beaucoup de recul pour arriver à me dire qu’il doit être extrêmement fragile pour s’accrocher aussi fort à des valeurs aussi superficielles. Et avaler le fait qu’il ne veut pas me voir, ni surtout que je voie ses enfants. Bref couper les ponts avec une partie de la famille. J’aimerais trouver une réponse sur le ton de l’humour qui puisse l’amener à se remettre en question , ou qu’au moins même si il n’est pas d’accord avec ma façon de vivre, qu’il m’accepte moi, mais je crois bien que la seule solution c’est d’accepter de ne pas avoir de contacts . C’est assez difficile à accepter….
    Je ne suis quand même pas prête à aller m’enfermer des après-midis entières dans des magasins de vêtements pour refaire ma garde-robe quand il fait beau dehors ! et que cela m’ennuie prodigieusement !
    Si vous avez une idée; je m’en veux surtout de ne pas savoir lui répondre, ni sur le moment ni même après coup. A la fin de cette rencontre, il était vraiment à bout de me supporter , de m’avoir sous les yeux avec mes habits “de camping” comme il dit, il m’a dit “casse-toi” et je suis partie sans rien dire.
    En fait je voudrais plaire à tout le monde, et quand je rencontre quelqu’un à qui je ne conviens visiblement pas , j’ai toujours du mal. Et d’autant plus quand cela vient de ma propre famille ! Dans la situation inverse, quand je n’apprécie pas quelqu’un, je l’évite au maximum.
    Je ne sais pas si je m’aime trop ou pas assez , je suis dans le brouillard.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Hé bien ce qui me semble intéressant à partir de votre partage, c’est de vous demander pourquoi vous êtes à ce point vulnérable aux jugements péremptoires de votre frère. D’autant plus que vous convenez « il doit être extrêmement fragile pour s’accrocher aussi fort à des valeurs aussi superficielles. » Comment se fait-il que sa fragilité vous émeuve à ce point, où plus précisément pourquoi « sa fragilité à lui » devrait-elle devenir « votre blessure à vous » ?
      En fait j’ai l’impression que quand vous éprouvez le besoin de juger (à votre tour) votre frère comme superficiel, vous êtes en réaction contre lui.
      Essayez de ressentir pourquoi vous vous sentez tellement blessée par ses paroles puisque vous affirmez ne pas être ce qu’il dit.

      Peut-être qu’après l’avoir ressenti, vous découvrirez que si vous êtes si touchée par ses paroles, c’est parce que c’est votre frère et que vous l’aimez…
      Auquel cas – plutôt que de devenir sa victime – pourquoi ne resteriez-vous pas « vous-même », fidèle à votre ressenti ? Ce qui reviendrait à lui dire la vérité de ce que vous sentez dans votre relation à tous les deux. Lui dire que vous l’aimez, que vous vous sentez malheureuse quand il vous parle comme il vous parle parce que vous avez le besoin d’avoir une relation positive avec lui.
      S’il ne l’entend pas, vous pourrez vous dire qu’au moins vous aurez fait tout ce qui est en votre pouvoir pour préserver la relation. A contrario, s’il peut l’entendre vous vous serez rapprochés grâce à votre attitude.
      Parfois il fait beaucoup de courage pour oser « rester soi-même », fidèle à ce que l’on ressent, en face d’un autre auquel on attache de l’importance et qui nous critique.

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  8. marie

    Je suis sortie depuis 15 mois (grâce à un suivi psy) d’une relation de couple où j’étais sous l’emprise d’un mari manipulateur. J’ai bien compris les failles en moi qui ont permis ce type de relation. Je comprends aussi que ce sont ses souffrances qui le font agir ainsi. Mais, il les nie et ne peut donc pas se remettre en question. Après 43 ans à ME remettre en question, j’ai enfin trouvé le courage de partir. Dans ce cas, le fait d’essayer de comprendre la souffrance de l’autre est complètement mortifère(?).
    Comme beaucoup de femmes dans mon cas, il m’a isolée de ma famille et mes enfants (il est ma victime). Je me suis installée dans une petite ville où je ne connais personne et j’ai fait quelques connaissances. L’une de ces personnes se présente constamment en victime des autres, est extrêmement susceptible, dit du mal de tout le monde et se met en colère si on ne fait pas ce qu’elle veut. J’y ai reconnu une souffrance, j’ai essayé de relativiser, de lui présenter une autre vision des choses, mais il m’a fallu me rendre à l’évidence, après une énième colère pour un désaccord (non agressif), que je ne pouvais rien pour elle et qu’elle me “pourrissait la vie” (pardon pour l’expression). C’est elle qui a rompu la relation( pas seulement avec moi) en se posant en victime, mais j’en ai été extrêmement soulagée.
    Ce que je veux dire, c’est que, même si on reconnait la souffrance dans les paroles “méchantes” de l’autre, il faut parfois, pour se préserver, rompre une relation. (Votre avis à ce sujet ?)
    Je pense que cette expérience (pourtant négative) m’a donné une plus grande confiance en moi.

    merci pour vos articles.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      La compréhension de la souffrance de l’autre peut en effet être mortifère si vous vous en servez pour alimenter votre culpabilité.
      Vous semblez confondre « comprendre » et « être d’accord », nous pouvons comprendre le mobile d’un criminel sans pour cela être d’accord avec sa manière d’agir !

      Si vous me demandez s’il est légitime de rompre une relation toxique c’est parce qu’une part de vous-même culpabilise encore de devoir la rompre. Pour en sortir, interrogez-vous précisément sur les causes de votre culpabilité car – en effet – la reconnaissance de la souffrance de votre mari manipulateur ne doit pas vous empêcher de vous protéger de lui et cela peut aller jusqu’à devoir rompre la relation, par amour pour vous-même.

      Répondre
      1. marie

        Merci pour votre réponse. Pour moi, la différence entre amour de soi et égoïsme n’est pas toujours bien nette. Je sais que quitter mon mari a été un sursaut d’instinct de survie, je n’en culpabilise pas, ce n’était pas de l’égoïsme. Mais, même si la place de bouc-emissaire de tout ce qui ne va pas est une place que je ne peux plus et ne veux plus reprendre dans cette famille, la rupture avec mes filles est une souffrance, et je me demande si une autre solution était possible. Je me rends bien compte que mes filles n’ont pas le droit de m’imposer une vie dont je ne veux plus, ni de me “punir” de ne plus l’accepter. Elles ont été manipulées, je ne peux leur ouvrir les yeux. Mais je me sens peut-être malgré tout coupable de cette rupture avec elles, je leur ai fait mal, c’est leur réponse.

        Répondre
        1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

          Ce n’est pas vous qui avez fait du mal à vos filles, vous vous êtes retrouvée au coeur d’une situation que vous n’avez pas voulue et qui a été cause de souffrance pour tous.
          Votre culpabilité vous contraint à penser ce qui aurait pu être et qui n’existera jamais plutôt qu’à devoir assumer votre très réelle souffrance de mère dont les filles ont été manipulées. Or c’est de ce côté là que vous pourrez guérir en voyant ce que vous pouvez – aujourd’hui, compte tenu de cette situation là – faire dans votre relation à vos filles.

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          1. marie

            Merci pour cette réponse, j’y ai beaucoup réfléchi. Je pense que je me réfugie dans la culpabilité pour ne pas voir autre chose, peut-être que c’est plus “simple”. C’est devenu un réflexe automatique et même un état permanent. Je SUIS coupable, alors comment les autres pourraient-ils me voir autrement? Coupable d’imperfection, d’impuissance, de ne pas avoir réussi à guérir ma mère de sa souffrance, d’avoir subi la violence de mon père? Je me rends bien compte que je ne peux pas être coupable de ça. Par contre, je suis responsable d’avoir manqué à mon rôle de mère, envahie par les souffrances psychiques (comme ma mère) de la vie avec un pervers, sans parvenir à le quitter, sans même en prendre conscience.
            Je n’ai plus de relation avec mes filles, pour elles, je suis folle, dépressive. La seule voie possible, je pense est d’être enfin moi-même et de vivre autrement. Etre ce que je suis, quelqu’un qu’elles ne connaissent pas.

            Répondre
            1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

              Hé bien si votre culpabilité vous sert à ne pas voir autre chose, il vous faut mettre en lumière quoi… C’est tout le sens d’un travail de connaissance de soi-même. Rien ne doit rester dans l’ombre, tout doit-être vu. Pourquoi ne pas vous faire accompagner pour cela ?
              Ce que vous évoquez de la relation à vos filles ne concerne que la surface des choses, là aussi il vous faudrait approfondir et ce n’est pas à travers ces commentaires que vous pourrez le faire. Je vous souhaite donc de faire ce travail.

              Répondre
  9. Alice

    Merci pour ces articles qui nous permettent d’avancer et de sortir de cette triangulation toxique en cernant mieux notre personnalités et les faiblesses qui nous font retomber (à 3 reprises en un an pour ma part) dans des relations malsaines et destructrices.

    Après m’être très difficilement arrachée d’un conjoint manipulateur et pervers qui a mis ma santé physique et psychologique en danger et qui ne correspondait pourtant pas du tout au type de relation et de personnalité que je souhaiterais consciemment rencontrer, je me suis relancée dans deux relations successives tout aussi toxiques et destructrices pour moi. Mon état moral fait sans doute que j’attire ce type de personnalités.

    Ma dernière rupture date de samedi. Mon récent compagnon était alcoolo dépendant. J’ai essayé de l’aider, très maladroitement sans doute, n’étant pas habilitée dans ce domaine, etvoulant me persuader que nous pourrions vivre à deux une relation épanouissante ; actuellement en chimiothérapie suite à un cancer du sein en récidive, j’ai subi ses états d’ébriété à répétition, chaque week end. J’ai essayé de l’écouter ressasser son passé des nuits entières, au détriment de mon bien être, j’ai subvenu à ses besoins financiers, affectifs (dépendant au jeu, avec de grosses angoisses d’abandon et une grande immaturité affective). Il a réussi à me mettre hors de moi tant dans ces moments, il pousse les gens à bout, jusqu’à dire les pires horreurs et mensonges, à projeter sur les autres ses propres comportements.

    Je lui avais pourtant fait part de mon ressenti : que je ne voulais pas de cette vie là, que ses comportements me mettaient dans une grande souffrance et me faisaient honte, tout en me montrant bienveillante et lui disant qu’il devait se respecter, que je reconnaissais ses souffrances , mais que je n’hésiterait pas à rompre pour me présrever s’il ne prenait pas la décision de se faire aider par des professionnels et de se prendre en main.

    Que de promesses non tenues, auxquelles j’ai voulu croire mais qu’il était dans l’incapacité de tenir, étant aussi dans le déni de ses addictions !
    J’ai joué le tout pour le tout samedi dernier, sachant qu’il partait à la pétanque avec des amis et lui disant que je lui faisais confiance sur le fait qu’il nous respecterait enfin et ne boirait pas. Il a promis. Il est revenu dans un état lamentable, honteux. J’ai refusé de lui ouvrir la porte (il vivait dans mon appartement et n’a jamais participé aux frais de loyers et de charges). Il a cogné contre à toute volée, m’a insultée et menacée ; mes amis ont tenté d’intervenir pour le raisonner, mais peine perdue : il les a traités de la pire façon qui soit. Il a démoli nos boites aux lettres, a fait un scandale pas possible dans la rue. J’ai fait intervenir les gendarmes et lui ai fait quitter les lieux dès le lendemain définitivement. Il a essayé les excuses. Je suis dans une telle colère, une telle haine, un tel dégout, que je n’ai réussi qu’à l’insulter, à l’humilier en paroles, à refuser tout nouveau contact avec lui. A le traiter comme il nous a tous traités ce soir là. J’ai acheté une bombe lacrymogène car je me doute que ivre, il reviendra me harceler, et j’ai deux enfants qui fort heureusement étaient chez leur papa ce soir là.

    Il a payé les boîtes aux lettres, à ma demande, et est retourné vivre chez un ami de longue date que je connais bien, et a pourtant subi ce que j’ai subi plusieurs années de suite. Ils étaient associés et cet ami, du fait des débordements constants de cette personne, avait dû rompre leur association et le mettre dehors de chez lui.
    Ce qui ne l’empêche pas de le reprendre et d’essayer d’excuser son comportement : il s’ennuie, les autres le poussent à boire en allant à la pétanque, il ne faut pas attacher d’importance à ses paroles et actes quand il a bu !

    Bref. J’ai choisi de me respecter, mais ce qui m’ennuie, c’est ce désir de vengeance, cette volonté de lui faire payer le mal qu’il m’a fait, cette violence que j’ai senti monter en moi et qui ne me quittait pas depuis 4 jours ; juste ce matin en fait, à la lecture de votre article j’ai l’impression qu’elle s’éloigne de moi progressivement.
    Je suis en fait passée du stade de sauveur, victime à celui de persécuteur pour me protéger, protéger mes proches, retrouver mon estime de moi et surtout le dissuader de revenir me pourrir l’existence.

    Il a fait ressurgir en moi des sentiments de peur, de haine de colère, de honte liés à mes expériences antérieurs et qui ont été décuplés par cette” goutte d’eau” devenue un véritable tsunami émotionnel samedi.
    J’ai peur de mes réactions, peur de cette violence qui pourrait me pousser à le massacrer émotionnellement car je sais que c’est une personne fragile, certes profiteuse, mais pas méchante quand elle n’a pas bu ; ce qui l’a sauvé à chaque fois, c’est sa capacité à prendre des airs de petit garçon qui a fait une grosse bêtise, de gosse pris la main dans le pot de confiture : beaucoup lui ont pardonné ses excès et son irrespect total des autres à cause de ce jeu d’acteur, qui lui échappe même probablement ??? Je ne sais pas. Il s’en est touours bien tiré, déléguant ses responsabilités sur les autres, se faisant servir…

    Moi, je refuse de poursuivre ce jeu là. Ce ne sont pas mes valeurs, ce n’est pas la vie à laquelle j’aspire.

    Comment faire, s’il vous plaît, pour ne pas stagner dans un désir de vengeance que j’ai peur de voir ressurgie, et que je sais destructeur ?

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Je comprends en effet que vous ne vouliez pas « stagner dans un désir de vengeance » mais en même temps il vous faut comprendre que votre colère est saine parce qu’elle parle de votre capacité à vous défendre et à mettre des limites à des personnes aux comportements toxiques et que vous en avez le droit.
      Cela dit, la vengeance n’est pas la colère, la vengeance parle peut-être même d’une haine interdite et refoulée depuis bien longtemps et je me demande si les événements douloureux que vous vivez ne sont pas pour vous l’occasion d’aller beaucoup plus profondément rencontrer quelque chose qui aurait besoin de se dire depuis très longtemps ? Cette violence que vous dites percevoir au fond de vous-même ne parle sans doute pas de votre récent compagnon mais de ce qui a été, malgré vous, mis à jour à travers lui.
      C’est un travail psychothérapeutique de connaissance de vous-même qui vous permettrait de mettre à jour cela.

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  10. Alice

    Merci beaucoup, Monsieur, de votre réponse.

    Après mon premier cancer du sein en 2005, j’ai effectivement suivi une psychothérapie de 4 années ; la maladie a mis à jour ce que je refoulais depuis longtemps : la colère de la destructivité que ma mère a perpétré assidument à mon encontre depuis mon enfance, me rabaissant, m’humiliant sans cesse, me crachant violemment sa haine au visage pour des raisons qui m’échappaient , des broutilles : une photo ratée, une joie que je me faisais de partir en camping avec une amie, la découverte d’un petit mot d’amour écrit sur un carnet pour un petit copain de mon âge (12 ans à l’époque) et que j’aimais en secret, des chanteurs que j’écoutais et qui ne lui plaisaient pas…
    Elle est allée très loin dans ses paroles, m’insultant, me disant même que je serai une très mauvaise mère et qu’elle me souhaitait de ne jamais avoir d’enfants – j’avais 13 ans-. J’en passe et des meilleures.

    J’ai épousé un homme bon et respectable que j’aimais et dont je ne ferai jamais le deuil, papa de mes deux enfants, psychologue de formation de surcroît. Nous avons été tellement heureux ensemble, puis mon premier cancer est arrivé, en 2005. Il l’a très mal vécu je pense, et nos relations n’ont plus jamais été les mêmes. je me suis sentie rejetée, oubliée en tant que femme. Il ne me touchait plus, tout en m’aimant je pense sincèrement, mais j’étais seulement devenue alors la mère de ses enfants. On me dit pourtant jolie, coquette, je soignais mon apparence, même en chimio.

    On s’est retiré chacun dans notre bulle (travail) . J’ai haï mon corps, ce corps que j’avais fait tant d’efforts pour apprivoiser et rendre acceptable, et qui me trahissait. ( ma mère m’a toujours dévalorisée sur mon physique : trop ronde etc…). Le vécu avec ma mère, les humiliations subies, tout est alors remonté à la surface d’un coup, comme des bulles de souvenirs venant claquer à la surface de l’eau. J’ai commencé à vivre un enfer psychologique, avec une telle souffrance que j’ai fait une thérapie. De plus, je me rendais compte que je devenais blessante avec ma petite fille, que je reproduisais les attitudes de ma mère. J’ai eu très peur, au point que je n’osais plus me regarder dans un miroir car je voyais…ma mère.
    Sur ce plan, la thérapie a été une vraie réussite : j’ai noué des liens très forts avec ma fille et nous nous aimons tellement.

    Mais…je me suis toujours sentie vide, j’avais l’impression de mourir intérieurement. J’ai fait la plus grosse erreur de ma vie. Quitter mon mari et mes enfants sur un coup de tête pour un homme violent et pervers ; j’ai connu la peur, les violences psychologiques et physiques (intimidations, coups ne laissant pas de traces mais portés quand même) ; la violence de cet individu a redoublé quand, n’étant plus que l’ombre de moi même, j’ai eu néanmoins la force de dire stop et de le quitter ; harcèlement, menaces sur moi et ma famille, vol et destruction de mes effets personnels ont suivi.

    Je n’ai jamais ressenti une telle peur de toute ma vie et ai fait une tentative de suicide qui m’a envoyée à l’hôpital : ce sale type me muselait, je ne pouvais faire exploser ma haine contre lui de peur qu’il ne me tue et se venge sur mes enfants ou mon ex mari (il est allé jusqu’à crever les pneus d’amis à moi qui me soutenaient et me rendaient service) . A mon retour de l’hôpital, très fragilisée, j’étais encore soumise à son harcèlement. Je lui ai opposé un silence de fer et ai continué à porter plainte contre lui. Plusieurs dépots de plaintes dont une pour vol qui a fini par aboutir et l’a fait fuir loin d’ici.

    Puis quelques mois plus tard, je me suis mise en couple avec la personne dont je vous ai parlé , que je connaissais pourtant en tant qu’ami, déjà, et dont je n’ignorais pas les tendances à l’alcool. Mais je pensais que l’amour et l’équilibre d’une vie de couple l’en détourneraient. Lourde erreur.

    Ce que vous me dites m’interpèle dans le sens où son comportement, samedi, m’a tellement rappelé la personne violente que j’avais connue auparavant. Il a eu des mots, des comportements totalement similaires. Sauf que je n’avais plus peur de la même façon qu’il y a quelques mois. Je voulais, je pouvais exprimer toute cette colère, toute cette haine qu’il faisait remonter en moi, et que je n’avais pu exprimer auparavant. Oui, sans doute, ces idées de vengeance pour lui faire payer à lui, mais , à travaers lui, à l’autre aussi, d’autant qu’il a pu être témoin par le passé de ce que j’ai vécu. Je lui en veux d’autant plus, car il a recréé une situation qui m’avait infiniment fragilisée, et qu’il sait que je suis en chimio 3 fois par mois jusqu’en novembre pour lutter contre une récidive de cancer.

    Je pense effectivement entamer à nouveau une thérapie. Merci de l’attention que vous avez porté avec bienveillance à mon cas. Votre aide m’est précieuse…et j’ai déjà moins envie de me venger. Merci de tout coeur.

    Répondre
  11. suzie

    Moi je suis un peu troublé a cause d’un incident avec ma collègue. En effet elle interprète mal mes faits et geste et meme mes dires jusqu’au point ou j’en pouvait plus et j’ai coulé des larmes au travail. deuis ce jour je l’évite parceque je suis en colère a cause de sa manière d’interprèter mes faits et geste. Je suis très takin et marrante mais depuis lors j’évite tous mes collègues parceque je me sent géné. Je veu etreservable mais tout en ayant le respect de mes collgues.

    Répondre
  12. ortola

    Bonjour , je lis et relis votre article ,.
    un groupe d’élèves émet des critiques négatives sur mes actions ce qui à leurs yeux justifie leur refus de travailler . En fait ils ne voient pas l’intérêt de ma ‘matière ‘ : enseignement général lié à la spécialité , en effet , il n’y a pas de note, pas d’examen dans mes cours , je ne fais que compléter leurs matières professionnelles , moi je vois tout ce que je peux leur apporter et j’essaie de le faire (en maths et sciences ) mais ils ont un blocage . je trouve injuste d’être traitée ainsi et me sens complètement démunie , de mon
    côté , je n’ai pas envie de les blesser , je voudrais arriver à leur montrer tout ce que je peux leur apporter et également les mettre devant leur responsabilité ,pour l’instant ,je ne sais pas comment faire .
    Cordialement

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Je suis d’accord avec vous, il est dangereux, pour soi-même de vouloir enseigner des choses à des personnes qui n’en voient pas l’intérêt ! Il vous faut donc commencer par… les intéresser, les intéresser avant tout !

      Répondre
  13. ortola

    oui, je vais partir d’eux , leur demander leurs besoins , comment ils voient de leur côtés , ces séances
    et tout en écrivant une idée me vient , pourquoi ne participeraient ils pas à la création de ces séances …
    ils pourraient (puisqu’ils sont en première , ils ont déjà eu des cours de professionnels et des périodes de stage ) proposer des exercices où les maths et les sciences interviennent, ils pourraient , avec les référentiels de professionnel sous les yeux et en groupe réfléchir sur le lien entre maths et professionnel … je vais de mon côté rechercher des vidéos de situations professionnelles , je creuse …j’ai commencé à rechercher des sujets d’examen en professionnel …

    Répondre
  14. tronche

    Bonjour
    Tout récemment une amie à moi est venue me trouver pour me rapporter son avis concernant des personnes de son entourage et du mien qui lui aurait fait savoir qu’il n’appréciait pas mon côté “désagréable” , “autoritaire”.
    Elle dit qu’à chaque fois elle me couvre et elle répond aux personnes qu’ils me connaissent mal que je ne suis pas comme ça…
    Là elle a voulu m’en informer et elle attendait de moi que je lui dise OK tu as parfaitement raison , faut que je me remette en cause , merci encore.
    Hors très vite je me suis aperçue que les évènements dont elle parlait n’étaient pas réels ou alors ne s’était pas produits comme elle le décrivait et le ton est monté .
    Du coup j’ai coupé cours à la discussion et je suis partie à la quête d’informations auprès des personnes qui avaient des reproches à me faire.
    Il s’est avéré que pas mal des choses avaient mal été interprétées par elle , d’autres effectivement avaient bien eu lieu et d’autres étaient résolues et clarifiées depuis.
    Le souci c’est qu’elle continue à vouloir me conseiller , et me contrôler.
    PS Mon mari n’apprécie pas trop ceci.
    Je lui ai demandé d’arrêter mais en vain.
    On se connait depuis 7 ans et on se voit tous les jours, nos enfants respectifs aussi.
    Que faire?
    Je ne suis pas de nature à me laisser marcher sur les pieds , j’ai horreur que l’on veuille me dicter et me conseiller sur mes faits et gestes aussi bien professionnelles que personnelles.
    Que me conseillerez vous?
    Merci pour votre aide
    Cordialement

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Je présume que votre amie n’est en rien réductible aux comportements que vous me décrivez d’elle. Sinon elle ne serait pas votre amie n’est-ce pas ?
      A quoi attachez-vous le plus d’importance ? A ce qui vous met “hors de vous” ou à votre “amie” et à la relation qu’entretiennent vos enfants respectifs ?

      Répondre
  15. sandra

    Bonjour

    Quand un patron dit du mal de nous comment peut on gérer ça ? Genre empêche d’évoluer professionnellement (n’a pas apprécié qu’on démissionne de chez lui).

    Merci.

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Comment répondre à une question si générale ?! La première chose dont il vous faudra certainement tenir compte c’est que vous êtes du mauvais côté du rapport de force.

      Répondre
  16. danielle

    Bonjour, je voudrais vous cité une situation que j’ai vécu il y a 1 an, je me suis séparé en 2012, et rester chez un de mes fils jusqu’à temps de régler mon divorce, mais celui ci désirait que je demeure chez lui il avait alors 2 enfants et de finir le sous-sol qui m’a couté 18 milles dollars c était l<arrangements avec eux, que je resterait 3 ans sans paye de loyer, mais les choses se sont deteriorer, apres les rénovations ils enviait le sous sol, et les reno-que j ai fait , je me suis fait un ami, que j<aimais beaucoup c est alors qui n<ont pas accepter que ne ne sois pas la souvent pour garder les enfants et faire le menage que je fesais depuis 1 an demi, ma brue a decide de me mettre dehors et m a dit bon tu n est plus disponible, alors, trouve toi un apt. dans une semaine et mon fils a emsuivi et mettait ca sur sa faute a elle , et ne pouvais rien faire………… et en plus m<interdise de voir mes 3 petits enfants que je me suis occupe depuis longtemps car il avait toujours besoin de moi qu<en pensez vous je vous fais ca dans les grandes lignes, j ai tellement souffert cet annee demi a rester chez lui (fils j ai decouvert la manipulation, et les mensonges a grandes echelle.

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Oui, j’entends bien à quel point il était malvenu pour vous en tant que mère de consentir à rester chez votre fils parce que celui-ci et sa famille ne pouvait que vous le faire payer en retour.

      Répondre
  17. danielle

    je trouve ca très dur car en plus il me font du chantage ma brue interdit que je vois mes petits enfants car elle est furie contre moi, car ma disponibilité pour le ménage, et garder les efants ne sont plus la meme mon fils lui me dit c’est ma blonde qui décide et me dit que j’ai absolument raison que ses motifs son inaceptables mais il ne veut pas avoir des discussion avec elle (c est elle qui mene comme on dit) pour vous dire j’étais une maman non accaparante je travaillais 40 hrs semaine et les fin semaine je ne restait pas la pour leur laisser pleine liberté avec leur famille ma brue ma reprocher de ne pas etre disponible pour elle. vous savez les larmes me coule en cachette pour ne pas le démontrer, j’essaies de gérer mes émotions mais j’ai beaucoup de difficulté le monde hypocrithe et menteur et manipulateur me font peur maintenant je suis tellement sur mes garde maintenant
    merci de m’avoir lu

    Répondre
  18. Dominique

    Bonjour, tout d’abord merci pour cet article enrichissant et pour vos réponses qui le sont tout autant. Je suis en couple depuis 3 ans dans une relation qui pourrait être sans ombre, si je ne décelais pas un problème de méchanceté récurrente chez mon ami. Je sais d’où vient cette méchanceté (problèmes dans la relation au père, échec sentimentaux etc …) . Je tente toujours de comprendre d’où vient cette méchanceté, je ne l’accepte pas en lui faisant toujours comprendre par des disputes et des lettres que ces paroles sont blessantes, méchantes et inacceptables. Je lui ai expliqué qu’il devrait consulté un psy, se remettre en question mais pour lui tout va bien. Il n’a aucun problèmes, seuls les autres ne supportent pas d’entendre la vérité. Et la psychanalyse n’est pour lui que “parlote” des faibles qui se plaignent et s’écoutent beaucoup trop. Comment arriver à lui faire comprendre que ces mots, ces paroles sont violentes, méchantes et méprisantes ? Comment arriver à l’amener à se dire : en effet, je suis méchant dans mes paroles ; car connaissant aussi beaucoup de ses qualités, je sais que lorsqu’il en aura pris conscience il fera tout pour stopper ce processus.
    merci pour votre réponse

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Oui, en fait vous partagez que vous espérez que votre ami vous aime suffisamment pour se remettre en cause à votre égard puisque vous le trouvez méchant.
      Et cela ne concerne que la moitié de la relation : ce que l’autre est pour moi.
      Il y a aussi l’autre côté de la relation : ce que je suis pour l’autre.

      Répondre
  19. Annie B

    Je crois que ce qui est le plus difficile, c’est d’aimer l’autre tel qu’il est. Le ressentir “méchant”, c’est notre affaire.
    Je sais de quoi je parle : dès que l’on est dans une relation étroite, il faut accepter l’autre tel qu’il est, mais ce n’est pas toujours facile de garder la distance avec nos émotions. Bon courage et patience, Dominique.

    Répondre
  20. marie

    Et si ce “tel qu’il est” ne nous procure que des émotions négatives, du mal-être, de la culpabilité et de la peur, alors, il faut savoir se respecter, s’aimer et rompre la relation. Parce qu’une relation amoureuse doit être épanouissante. Aimer l’autre tel qu’il est, oui, mais être aimé tel que l’on est aussi.

    Répondre
  21. Dominique

    Merci pour cette réponse malheureusement pertinente puisque elle touche le deuxième problème de notre relation. Il dit tenir à moi, nous vivons ensemble, je suis totalement intégrée dans sa vie et dans sa famille mais il ne veut exprimer aucun sentiment et quand je lui demande, les réponses virent à la critique systématique, et à la méchanceté. Mon mal être n’est pour lui que prises de têtes, questions existentielles et que je me monte des films en imaginant qu’il ne m’aime pas car les mots ne signifient rien … Lui est quelqu’un de totalement honnête et sincère et pas un homme qui sort des jolies choses et trompe sa femme. Pour moi cela est un comportement d’auto défense (peur de l’abandon, du rejet, de la tromperie qu’il a déjà vécu) et lorsque je lui demande pourquoi il ne me quitte pas face à tous mes défauts il repond “j’attends de voir” et je n’en sais jamais plus…. il dit avoir des sentiments mais que les sentiments faussent la vérité de la compatibilité dans un couple !

    Répondre
  22. Dominique

    Merci Annie et Marie pour vos commentaires. Mais en effet accepter l’autre est essentiel mais si l’autre ne vous accepte ? Ce n’est pas qui suis dans la critique systématique et la méchanceté… Et oui quand le mal être est présent doit on vraiment accepter ce comportement ? Je ne pense pas … Après est ve illusoire que d’espérer faire évoluer une personne et lui “ouvrir les yeux” ? car cette méchanceté il ne s’en rend pas compte. Souvent il ne se souvient même plus avoir dit ces paroles ou alors affirme que ce n’est pas ce qu’il voulait dire.

    Répondre
  23. Renaud Perronnet Auteur de l’article

    Je crois en effet qu’il est le plus souvent illusoire de vouloir changer l’autre pour qu’il devienne ce que l’on a envie qu’il soit. Beaucoup y perdent leur vie.
    Regardez les choses de beaucoup plus près : si votre ami a été maltraitant avec vous vous ne pouvez pas faire autrement que de l’accepter et d’essayer de l’intégrer puisque ce qui est fait est fait. Par contre il est évident que vous avez le droit de ne pas le tolérer une seconde de plus. (Ce qui est dramatique c’est que les gens disent ne pas accepter la maltraitance et qu’en même temps ils la tolèrent.)
    C’est le plus souvent l’espoir que l’autre change qui nous contraint à indéfiniment tolérer la maltraitance des autres, réfléchissez à cela.
    D’autre part il est une question intéressante : qu’est-ce qui fait que je supporte depuis si longtemps les critiques et la maltraitance de l’autre ? La réponse parle (le plus souvent) de l’estime que vous avez de vous-même.
    Or il est plus facile de restaurer son estime de soi que de vouloir changer l’autre quand il ne le veut pas !

    Répondre
  24. rose marie

    Entièrement d’accord
    pensez à vous , aimez vous ,faites ce que vous recommanderiez à votre meilleure amie
    vous êtes votre meilleure amie
    vous êtes digne du bonheur , de la paix , de la joie simplement parce que vous êtes
    cordialement

    Répondre
  25. marie

    J’ai attendu 43 ans qu’il change. Oui, j’y ai perdu ma vie. Aujourd’hui, je viens d’obtenir le divorce et je recommence, à 65 ans, avec bonheur,malgré des choses difficiles, une nouvelle vie. J’ai compris que je suis la seule à pouvoir décider de ma vie. Comme dit Rose Marie, je suis devenue ma meilleure amie.
    C’est vous qui devez savoir ce que vous voulez vraiment. C’est VOTRE vie. Vous pouvez décider de changer vous, mais vous n’avez aucun pouvoir sur lui. S’il ne veut pas entendre votre souffrance, vous ne pouvez pas l’y contraindre. Vous ne pouvez que vivre d’espoir qu’il veuille bien un jour changer………et vous laisser mourir un peu chaque jour. Faites-vous confiance et faites-vous aider. Détournez votre regard de lui et posez le sur vous.

    Répondre
  26. helo

    bonjour ! j’aimerai avoir votre avis sur ma situation actuelle !
    je suis en couple depuis 10ans et nous avons 2 filles de 3 ans et 2 mois, je n’arrive pas a lui faire confiance car il ment et il boit beaucoup lors de soirée ou le week-end alors qu’il me promet de “ne pas faire trop fort “, je lui est souvent fait le reproche et je me suis souvent mise en colère et est été assez “méchante ” dans mais parole en espérant qu’il ai conscience du mal que cela me faisait et que je me sentais moins importante que l’alcool ou que ses amis avec qui il “picolait “et du coup je “pétais les plombs ” lors de soirée et l’on se moquait de moi ; car je “cassais l’ambiance “, j’étais la “chiante” qui l’empêché de s’amuser .Et du coup ses amis se sont mis à me critiquer et à se moquer de moi derrière mon dos avec mon conjoint ( me faire des doigts d’honneur à la dérobée lors des soirée…) et mon conjoint leur dire qu’il ne m’aimait plus , mais quand je lui ai demander des explications il m’a dit que j’étais “parano” et que il n’avait jamais dit cela et que j’avais tout inventée etc… etc….. Or récemment nous avons fait revoir notre prêt de maison et avons pris une assurance à 100% alors qu’avant elle était à 50% et lors qu’il a expliquer cela à ses amis , j’ai entendu ses amis dire ;” la noyade est une mort propre”ou encore ” il faut qu’on lui met du GHB dans son verre la prochaine fois qu’on ira en boite ….” et encore d’autre allusion à mon égard et lorsque je leur ai dis que je les avais entendu ils m’on dit que j’étais parano et que je devais aller me faire interner etc… . De plus il y avait d’autre personnes qui lui ont poser la question; mais on dirait pourtant que tu aime ta conjointe ( car effectivement il fait très attentionné vis à vis de moi )et il leur à répondu que c’était pour me “niquer ” et l’expression “ennemi endormi ne mord pas” et donc qu’il jouait la comédie . Depuis je ne sais plus quoi penser et je fais comme si rien ne c’était passer mais j’ai la boule au ventre et je reste pour mes filles car mon conjoint est si différent lorsqu’il est avec moi d’avec ses amis .Mais du coup je ne sais pas a qui faire confiance car il a est très fort pour manipuler les gens .

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      A vous lire, j’ai l’impression que vous avez peur du conflit et que vous avez vraisemblablement une piètre estime de vous-même.
      A tolérer tout d’un être qui ne vous respecte pas, vous ne pourrez que souffrir en accumulant à l’intérieur de vous un ressentiment muet.

      Répondre
  27. helo

    comment retrouver une bonne estime de soi après avoir été aussi mal traité ?
    comment ne pas être touché par leurs réflexions et leurs attitudes blessantes ? alors que je me sent coupable d’avoir été “méchante ”
    comment réagir face a la coalition de ses amis et de sa famille qu’il a monté contre moi et comment regagner leur respect et en quelque sorte “effacer ” tout cela?

    Répondre
  28. noel

    Bonjour

    je tombe par hasard sur cet article vraiment intéressant, et comprenant des tas de “clés” pour se comprendre l ‘autre et aussi en connaître un peu plus sur soi. Voici mon problème, ou plutôt notre problème et cela depuis le debut de notre relation, il y a deux ans.

    Je ne peux émettre une remarque ou tout simplement, un avis contraire à ma compagne sans qu’ elle se dise bien souvent, blessée, ce qui n’est absolument pas mon intention. Cela prend, pour elle et entre nous, des proportions de discordes qui vont au malaise sur plusieurs jours, ce qui nuit à notre couple, sans aucun doute. Il est vrai que je dis les choses parfois sans détour. Disons que “j ‘appelle un chat un chat”. Alors, oui parfois je me mets à sa place et je comprends ses blessures mais il n ‘y a, de ma part, aucune volonté d ‘attaque et d ‘ humiliation pour ce qu’elle est. Je vais vous délivrer un exemple pour bien que vous cerniez la situation. Il y a eu souvent des remarques de ma part sur sa cuisine, qui est parfois médiocre. Ayant une maîtrise plus prononcée dans ce domaine, ma critique l ‘est aussi, (et je suis tout aussi critique vis à vis de mes résultats de cuisine parfois). Elle me dit égoiste, car je ne pense pas à l’effet que va avoir ma critique sur elle. Elle pense que je veux la manipuler, en voulant imposer ma façon de faire, sauf que quand je pense que le résultat va être meilleur, en l ‘occurrence un plat, je ne peux m ’empêcher d ‘intervenir. C ‘est une fille unique et sans père car mort dans un accident de la route, deux mois avant sa naissance. il me semble très important de vous préciser cela. On en parle souvent mais pensez vous comme nous. D’une part, pensez vous que son hypersensibilité vienne de là et aussi, même si j ‘essaie de mettre un peu plus de rondeur dans mes propos, est- ce que cela aura un résultat différent ?

    merci de votre retour

    bien cordialement

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Je trouve votre définition du non égoïsme tout à fait intéressante : “Avoir la délicatesse de penser à l’effet de nos critiques sur les autres.”
      Le fait de dire “je ne peux pas m’empêcher d’intervenir” est certainement une justification de notre esclavage. De l’autre côté il y a la maîtrise de soi n’est-ce pas ?
      Il est plus facile pour nous de penser que si l’autre n’avait pas eu le passé qu’il a eu il serait moins susceptible (même si c’est sans doute vrai), mais reconnaissons que cela est d’autant plus confortable et facile pour nous que cela est un obstacle à notre remise en cause.
      J’entends bien qu’il n’y a pas chez vous de volonté d’humiliation mais si vous avez décidé de vivre avec cette femme c’est bien parce que vous l’aimez n’est-ce pas ? Alors qu’est-ce que vous êtes décidé à mettre en oeuvre pour elle ? Que préférez-vous ? Elle ou avoir raison ?
      Même si je vous concède volontiers que les accrochages dans un couple sont “normaux” mais que l’art est de ne pas les dramatiser.

      Pour aller plus loin, lisez :
      Égoïsme
      Aimer
      Sensibilité

      Répondre
  29. sandra

    Bonjour,

    je cumule les déceptions par certaines personnes méchantes qui me font des remarques sur ma manière de donner mon opinion sur elles, quand elles me le demandent.
    Je suis super sensibles (source enfance) et j’ai du mal avec leurs réactions que je considère injustes et méchantes…

    J’ai une fâcheuse tendance à donner mon opinion pour aider les gens à faire un travail sur eux même pour qu’ils guérissent de leur blessure et pour qu’ils soient plus heureux. Je leurs explique les choses pour qu’ils comprennent leur problème et pour qu’ils arrivent à le dépasser. Tout ça dans un but positif et non de jugement méchant ou mal veillant.

    Problème, quand les personnes sont ouvertes pour évoluer et affronter leur problème tout roule, il y a des échanges constructifs avec parfois des divergences.
    Quand la personne est fermée, c’est catastrophique, j’en prends plein la figure avec une violence qui selon les personnes dépassent toute logique. Et là je le vis super mal car c’est comme si la personne me violentée volontairement (car refus de vois la vérité en face ou voir ses réels problèmes) en me rabaissant, croyant que je lui veut du mal etc…

    Ma question est comment faire pour que cela ne me touche pas?
    Et pourquoi selon vous j’ai besoin tout le temps d’aider les gens pour les sentir heureux? Car faire semblant de ne pas voir leur problème et les laisser dans leur galère ne me convient pas… c’est pour moi une forme de non assitance à personne en danger.
    Par conséquent je n’arrive pas à savoir comment je dois m’y prendre. J’ai fait une thérapie ce qui me donne une vision des problèmes des autres plus précises, c’est aussi pour cela que j’ai envie qu’ils soient aidés.

    Bref, je ne sais pas trop comment faire pour ne plus souffrir, car le refus de mon aide est difficile mais encore j’arrive à le dépasser mais la méchanceté ou l’agressivité, me fait bien trop mal.

    Merci bon été.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      En vous lisant, on peut penser que le monde est mal fait puisqu’en apparence la méchanceté humaine s’oppose à la bonne volonté d’une femme altruiste qui veut aider les autres. Mais en réalité les choses sont beaucoup plus complexes puisque des mécanismes psychologiques de défense le plus souvent inconscients condamnent les êtres à se juger mutuellement (alors même qu’ils croient s’entraider), parce que ce qu’ils pensent que les autres sont réactive en eux des souffrances plus ou moins insupportables.

      Si vous voulez rester en paix, gardez-vous de donner votre opinion sur les autres, même quand ceux-ci vous le demandent. Pourquoi ? Parce que rares, très rares sont les personnes suffisamment matures pour ne pas s’en offusquer.

      Penser aider l’autre en lui disant ce qu’il doit faire, c’est s’illusionner puisque c’est croire pouvoir l’aider sur la base de ce que l’on voudrait qu’il soit, alors qu’il n’est possible de l’aider que sur la base de ce qu’il est.

      Je suis persuadé qu’une thérapie qui vous donne envie d’aider les autres qui ne vous l’ont pas demandé n’est pas une thérapie terminée. Regardez en vous les mécanismes qui vous obligent à vouloir les « sauver » malgré eux et qui – en définitive – vous jouent des tours puisque vous les jugez en retour. Vous découvrirez alors que votre soi-disant altruisme est illusoire.

      Pour aller plus loin :
      – lisez mon article : Le jeu de la victime
      – visionnez le diaporama : Histoire du papillon (Quel est le critère du besoin d’aide ?)

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  30. sandra

    Bonjour,

    merci pour votre réponse j’ai lu vos articles.
    Alors je suis d’accord sur certains points mais pas sur d’autres.

    Je pense qu’avant tout comme vous le dites, il faut tomber sur des personnes qui sont assez matures, ensuite qu’elles soient prêtes, car si ce n’est pas le cas la personne rejette les “conseils” qui sont trop douloureux en renvoyant au selon vous “sauveur” de l’agressivité (signe de refus de voir la réalité en face car bien trop difficile de se remettre en question etc.
    Je tiens à dire que mes amis les plus proches sont capables de recevoir des conseils sans agresser, ce n’est que les gens qui sont fermés à la psychologie qui ne le sont pas. Mon problème est que j’ai tendance à mettre tout le monde au même niveau et donc c’est pour cela que je me heurte à des personnes qui me demandent ce que je pense d’une chose et qui une fois ont la réponse m’agresse car je dis juste des vérités qui se refusent à voir.

    Alors bien sûr que si on regarde on a tous des blessures d’enfance et bien sûr qu’il y a pour ma part un manque de reconnaissance mais je ne crois pas que je sauve TOUT LE TEMPS les gens dans ce but. Sinon je le ferai tout le temps. Je me cantonne aux personnes que je côtoie souvent (amis, voisins… )
    Je crois que le problème est autre, me concernant, je ne supporte pas de voir les gens se détruire et de les voir malheureux, je suis bien trop heureuse quand je les vois joyeux dans leur vie….(nostalgie du monde de l’enfance, refus du monde douloureux de l’adulte)
    Je pense plutôt après un travail sur moi que non seulement j’aime le bonheur, mais peut être (étant hyper sensible) j’essaie de le faire vivre aux autres donc inconsciemment à moi…. Donc on peut dire que c’est égoïste car c’est pour être heureuse à travers eux….
    Rien à voir donc avec le “sauveur” pur comme vous l’entendez.

    Ensuite quand on prend le cas de quelqu’un de ma famille qui est pervers narcissique il a en lui les trois étapes que vous présentez mais je ne suis pas vraiment d’accord avec vous concernant la personnalité “sauveur” pour lui, qui est juste de pouvoir maintenir des personnes sous son emprise et de pouvoir ensuite bien gérer son rôle de persécuteur. Car en aucun cas il a peur d’imposer ses limites, bien au contraire il se fait un plaisir d’aller imposer à tout le monde ses avis et à forcer sa famille à faire comme lui etc…. un vrai TYRAN! Et pourtant il se plie en quatre pour que vous vous sentez redevable pour bien vous détruire par la suite….

    En tous les cas merci pour cet échange qui m’a fait prendre conscience de certains points.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      La question est de découvrir pourquoi vous ressentez le besoin d’asséner des vérités à des personnes qui ne vous demandent rien, cela parle donc de vous et non pas d’elles. Le faire est – de mon point de vue – un comportement abusif qui peut même être vécu comme violent.
      A quoi peut donc être utile pour une personne d’entendre des choses qu’elle rejettera avec plus ou moins d’agressivité justement parce qu’elle ne peut pas les entendre ?
      Je vous répète donc que de vouloir « sauver » les personnes malgré elles, loin d’être altruiste est – vous en convenez vous-même – fondé sur une attitude égoïste, c’est-à-dire qui parle de vos besoins à vous.

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  31. Samuel

    Bonjour, svami prajnampad, un sacré bonhomme !! Sinon, suite à la lecture de vos articles, j’ai une question. Sans le rechercher vraiment, il arrive que certaines personnes m’enscencent et aient envie de collaborer avec moi sur un projet. Ou se confient à moi sur un problème. Je suis aujourd’hui très vigilant quand je suis dans ce cas de figure, … car ça se termine généralement mal. Ce qui a pu faire envi peut-être, c’est que dans l’action je donne le sentiment d’une liberté, aisance qui se traduit par de la popularité. Du coup, j’attive des personnes très intéressées par cet attrait, Comme ce n’est pas ma motivation principale, je me retrouve dans un sorte de quiproquo qui me met vite mal à l’aise. Les personnes ont le sentiment de s’être fait avoir sur la marchandise. C’est plus que le rejet. Je me suis retrouvé en fin d’année de théâtre dans une propriété où nous passons tous un dimanche à la campagne dans la détente autour d’un piscine. Ceci depuis 10ans. Et là mes deux partenaires de jeux ne m’ont pas adressé la parole de la journée. Mieux, elles se congratulaient en ricanant dans mon dos. Je leu ai dit à un moment en les regardant dans les yeux ” Alors, qu’y a-t- il de si drôle ?” L’une s’est éloigné, l’autre m’ répondu “On se moque” J’ai répondu : c’est bien, ça soulage…” Une autre personne,. Que je ne connaissais même pas, que visiblement, elles connaissaient elles, m’a un peu vanné aussi, bref tout ça à pris quelques proportion. Le plus intéressant, bien sûr, c’est mon ressenti. Quand arrive ce scénario, je me sens comme Samson à qui Dalida vient de couper le cheveux. Mon attitude est toujours là même. Je plis bagage, je vais m’iintégrer ailleurs dans un nouveau groupe…. En tentant de ne pas revivre le même scénario. Je crains que ce genre de personnes fédèrent contre moi, car elles aiment appartenir à un groupe dans lequel elles pourront briller. Devant la menace, je décide de continuer mon chemin en leur abandonnant le terrain. Inconvénient, je dois reconstruire, perte de temps. Je perd le lien avec des gens que j’aime et qui m’aime. Je me fais dicter ma conduite par la peur de me faire dominer, d’avoir le dessous dans ce conflit larvé. Chef d’entreprise je me sens un peu humlie de le faire maltraiter par de jeunes trentenaires pas très bien dans leur vie par ailleurs. Mais, c’est plus fort que moi. Plutôt que de croiser des personnes qui risqueraient de me manquer de respect, je préfère partir reconstruire ailleurs pour prendre une posture dans laquelle plus personne n’osera me refaire le coup.
    Après ce long préambule, ma question. Que pourrais-je tenter pour me sentir libre face à des personnes qui ont réussi à me mettre autant en insécurité face à elle ? Quand je mets la limite à temps … Elles se tiennent à carreaux. Si je ne le fais pas, ça m’arrive de temps à autre… J’ai le sentiment que c’est foutu, elle m’ont tondu les cheveux, je n’ai plus qu’à battre en retraite. Comment pourrais-je sortir de ce. Scénario ? J’ai le sentiment qu’il me faudrait un courage, un aplomb qui me fait défaut dans un tel contexte. Si nécessaire, je pourrais donner quelques éléments plus précis de mon enfance, fratrie, école, parents,… Car ce scénario viens de loin.. à vous lire, cdt, Samuel

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Ce ne sont pas les autres qui vous mettent en insécurité mais ce que vous vous dites à vous-même à propos de ces autres. Et c’est cela qu’il vous faudrait investiguer dans le cadre d’une relation thérapeutique de connaissance de vous-même.

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  32. Laetitia

    Bonjour ,
    Comment l’aimer ? Je vis avec un homme extrêmement gentil et agréable , altruiste , à l’écoute …mais dans nos discussions , il arrive toujours un moment où il me décoche une flèche . Parfois , le reproche est juste mais parfois , il est exagéré et pourrait me détruire. J’ai l’impression d’avoir toujours tout faux . Parfois je me demande si ce n’est pas de la manipulation . J’aime bien la phrase d’Epictète , mais je me demande comment aimer cet homme ? Pleurer en silence me disait quelqu’un . Les hommes apprécient les femmes intelligentes qui taisent la blessure qu’ils leur font car ils ne peuvent supporter de voir le mal qu’il leur font . Ils sont trop fragiles pour cela. Cependant est-ce vraiment aimer quelqun que de lui cacher le mal qu’il nous fait ? N’est ce pas un refus de croire en lui ( le pauvre , il ne peut pas faire autrement !!!) De plus s’ajoute à cela une certaine fierté .. je ne veux pas qu’il pense que j’accepte cela par faiblesse ou par servilité mais par amour … Le sait-il ? Lui envoyer la phrase d’Epictète pour montrer que je ne suis pas naïve ?
    Comment l’aimer en vérité ?

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Quelques questions qui – si vous y répondez – vous aideront peut-être à y voir plus clair :
      Dans quelle confusion êtes-vous pour commencer par dire qu’il est charmant et décrire un manipulateur ?
      Pourquoi entretenez-vous une relation dans laquelle vous avez l’impression d’avoir toujours faux ?
      Les “hommes trop fragiles” dont vous parlez ne sont-ils pas les miroirs de vos déceptions ?
      Si vous voulez lui montrer que vous n’êtes pas naïve, n’est-ce pas parce que vous vous sentez l’être ?
      Si vous avez si peur de vous montrer vulnérable devant un homme n’est-ce parce que vous avez peur de lui ? Savez-vous que croyant ainsi obéir à l’amour, vous obéissez à la peur ?

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  33. Sonia

    J ai beaucoup apprécier la lecture de cet article qui m apprends beaucoup sur moi et ma relation avec autrui.Moi qui suis si vulnérable à la critique. Je pense avoir compris que même si on fait de son mieux et surtout sans vouloir faire de mal on peut être l objet de critiques fondées ou non malveillantes ou non. L essentiel est de ne pas donner l impression à l autre qu’ il nous a touché au point de perdre confiance en nous.Je vis autour d un père dépressif menteur parfois blessant et autour d un compagnon qui un jour me fait croire qu’ il m offrira le paradis parce que je suis une bonne personne et à un autre moment qu’ il aura choisi il me critiquera.je respecte les opinions des autres toutefois j ai le droit de ne pas les subir et d éviter ceux qui finalement me jugent plus qu’ ils ne le devraient.

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  34. Chanal

    Bonjour ,
    J’ai lu cet article et merci car il m’aide à poser des mots sur des choses qui m’arrive .
    J’ai 24 ans je suis enceinte , et je suis avec une personne plus âgée de 20 ans.
    Nous sommes ensemble depuis 4 ans et avons de gros problème , et la grossesse n’arrange rien , au contraire , je n’accepte encore moins sa méchanceté .
    Par exemple il insinue très souvent que je n’ai pas de cerveau, ou alors dit très clairement qu’il me trouve bête , ou encore que je suis con , que j’ai été élevé chez les benêts .
    Alors je souffre beaucoup , évidement .
    Si je me dis comme dans l’article , que je dois choisir que je ne crois pas ce que cette personne pense de moi et que j’ai confiance en moi sur le fait que je suis une personne intelligente et non pas une victime de l’autre . Je n’arrive cependant pas à garder mon calme devant ses dits et n’arrive toujours pas à savoir où comprendre pourquoi il agit comme ca ? J’ai l’impression que c’est volontaire .

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Il n’est jamais juste pour soi de se soumettre à la méchanceté de l’autre et de se laisser humilier ce qui revient à dire que vous avez le droit, que vous êtes légitime à vous défendre.
      Vous défendre c’est donc dire à l’autre que vous n’êtes pas d’accord pour qu’il vous traite comme il vous traite et prendre les mesures qui s’imposent s’il continue. Qu’est-ce qui devrait vous empêcher de vous respecter ?

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  35. Sonia

    Bonjour
    Si cet homme vous trouve autant de défauts la question à lui poser est celle de savoir pourquoi s est il mis en couple avec vous 4 années durant et sans avoir eu d enfant ensemble donc sans contrainte morale liée à l abandon de son enfant.
    Par expérience je peux vous dire que 20 ans de différence au départ on ne les ressent pas mais au fur et à mesure un fossé se creuse.Une génération qui vous différencie dans un contexte où le plus âgée est dans la critique c est à dire dans l absence de tolérance puisqu’ effectivement si cet individu avait été tolérant il aurait accepter que lui avec ces 20 années de plus que vous dispose non seulement de plus d expériences et aussi de plus de connaissances inévitablement.
    Si vous pensez l aimer alors battez vous non pas entre vous pour savoir qui aura le dernier mot mais battez vous en lui démontrant que certes du au de vos 20 ans vous manquez d expérience mais que vous tenez compte de ses remarques pour vous cultiver soit en ouvrant un livre devant lui ou soit en vous cultivant par le biais des médias tels les informations.A40 ans vous devez comprendre que lui aussi évolue et que lui aussi à besoin de répondant à savoir avoir une interlocutrice qui sache lui répondre avec cohérence et surtout consistance ce qui n est pas évident vue votre jeune âge.

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