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Bonheur

Réflexion n° 7 :

« Il ne faut pas vouloir que les événements arrivent comme tu le veux, il faut les vouloir comme ils arrivent ; ainsi ta vie sera heureuse », disait Epictète au début de notre ère.

Quand j’ai lu cette sentence pour la première fois, à 18 ans, il m’a semblé que puisque j’avais pris conscience de cela, il ne m’était plus possible d’être fondamentalement malheureux : j’avais fait la précieuse découverte que je n’avais pas d’autre problème que celui de refuser ce qui m’arrivait.

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Pourquoi n’ai-je pas droit au bonheur ?

Question de Xavier :

Je me rends compte que j’ai toujours eu très dur à accepter et à vivre le deuil d’une rupture.

J’ai perdu mon papa à l’âge de 12 ans, j’en ai 40 et aujourd’hui je découvre que l’on m’a refusé d’aller voir mon père à la morgue pour lui dire un dernier « au revoir » et que cela peut créer un trouble qui peut se déclarer quand on est adulte, notamment la réflexion « Je n’ai pas droit au bonheur », réflexion que je me fait souvent…

L’année passée, mon meilleur ami m’a fait un électro-choc, car cela faisait 6 ans que je ne parvenais pas à digérer une rupture, la fin d’un rêve, ou plutôt le résultat d’une décision prise en rapport à mon passé : ma copine (21 ans, moi 29) m’annonce un jour qu’elle est enceinte, nous n’avions pas de projet d’avenir commun, que fais-je ? Je ne peux vivre en sachant que j’ai un enfant quelque part, qui ne connaîtrais pas son père. Du coup j’ai pris mes responsabilités, en me disant que l’on pourrait être heureux, ce qui n’a pas été le cas car les bases n’étaient pas fondées, cela a tenu 3 ans…

Après 6 ans donc, je me suis décidé à me laisser vivre, à me tourner vers les autres. Je me suis retrouvé, convivial, joyeux et j’ai fais la connaissance d’une jeune fille de 22 ans. Une amitié est née… l’âge lui importait peu. On se téléphonait tous les jours, on se voyait souvent en toute amitié. Un jour je me suis rendu compte qu’elle avait pris une place importante dans ma vie, que j’en étais tombé amoureux, et qu’elle avait réveillé en moi des sentiments et des envies que je n’avais jamais vécu auparavant, l’envie de fonder une famille !!

Je lui ai avoué mes sentiments, cela l’a mise mal à l’aise, elle a coupé les ponts en disant que cela avait été trop loin, que ce n’est pas normal… Mais ou est la normalité ?

Aujourd’hui, je me sens totalement perdu, démuni, abandonné. Alors vient cette question : pourquoi n’ai je pas droit au bonheur ? Pourquoi ai-je si dur à accepter une rupture et à en faire son deuil ?

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