Quelles sont vos croyances d’aidant ?

10 questions / réponses pour apprendre à aider sans se perdre.

(Libre adaptation d’un questionnaire de Michelle Arcand, psychothérapeute.)

L’objectif de ce quizz est de vous aider à réfléchir à la manière dont vous pouvez interpréter votre rôle d’aidant à travers des croyances erronées… au risque de vous perdre et de sombrer dans le burn-out.

Répondez à ces questions, puis lisez leurs commentaires et souvenez-vous que – si vous le souhaitez – vous pouvez engager le dialogue avec moi au bas de cette page…

Le Quizz de 10 questions :

© 2010 Renaud PERRONNET Tous droits réservés.

VOS COMMENTAIRES SONT EN BAS DE PAGE, JE VOUS RÉPONDRAI LE CAS ÉCHÉANT.

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Moyennant une modeste participation aux frais de ce site, vous pouvez télécharger l’intégralité de ce test avec ses réponses (4 pages) au format PDF, en cliquant sur ce bouton : 

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Pour aller plus loin dans votre réflexion, n’hésitez pas à lire :

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CC BY-NC-SA 4.0 Quelles sont vos croyances d’aidant ? par Renaud Perronnet est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'utilisation Commerciale-Partage à l'identique 4.0 .

16 réflexions au sujet de « Quelles sont vos croyances d’aidant ? »

  1. Edith

    Merci !
    J’ai répondu au test et… pas mal !
    Je tenais à vous remercier pour toutes les aides que je trouve dans les lectures de vos infos !
    Je tenais aussi à partager avec vous mon dernier « passage vers un autre avenir »
    pour moi ….!
    Comme le dit votre réponse :
    « Les liens familiaux ne sont pas – a priori et par essence – forcément harmonieux, les parents maltraitants existent. Ainsi chacun est moralement libre de prendre soin de ses parents malades ou non, comme de décider librement des limites avec lesquelles il s’imposera cette tâche. »
    Je viens de « fermer la porte de mes pensées et actions envers mon père » en cette fin d’année 2009….! il m’aura fallu 45 ans pour oser dire « stop » à ce père qui n’a d’amour qu’envers les étrangers et associations les plus diverses.
    L’Amour envers ses enfants est inexistant et les maltraitances (physiques ou morales) d’abord « excusées » par ma naïveté me sont devenues insupportables !
    Décision très difficile à prendre car Maman est là….(passive comme toujours mais là !) et la fratrie aussi….!
    Mais je me tourne vers l’avenir et ce passé trop lourd à porter ne m’apporte que des souffrances régulières !
    Inutile de préciser qu’en maison de retraite, je suis devenue « l’infirmière référante en soins palliatifs-fin de vie-accompagnement des familles » et même si j’aime énormément faire ce travail, il me « phagocyte » énormément et je suis souvent « vidée » après un décès…..!
    Je trouve la vie très belle et très dure à la fois et les « dons » que nous avons reçus , apportent tellement aux autres qu’il serait dommage de ne pas leur en faire profiter !
    d’un autre côté, il est tellement difficile de savoir s’arrêter à temps.
    Merci d’avoir pris le temps de me lire, en espérant que vous aurez compris ma bafouille !

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Bonjour Edith et bravo pour vos actes qui suivent vos résolutions !
      Oui, vous avez le droit de vous préserver, de dire « stop » et comme vous le dites si bien de « passer vers un autre avenir »…
      Bonne route sur le chemin du respect de vous-même et à votre disposition si vous souhaitez partager ici des accompagnements difficiles.

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      1. debeire edith

        bonjour !
        5 ans plus tard…….! Un coup de vent a poussé la porte de mes résolutions de la révoltée de 45 ans ! J’ai fait « la paix » avec mon père et de ce fait pu accompagner Maman décédée l’an dernier, à 76 ans de cette maladie d’Alzheimer…..! Je me suis réconciliée avec ce père plein de défauts que je n’ai pas oubliés. Juste tourné la page du passé puisque je ne peux plus rien y changer !
        Je suis à présent infirmière coordinatrice dans un Ehpad de plus de 80 résidents et mon travail est passionnant ! Très difficile d’être toujours à l’écoute mais tellement enrichissant !
        Je donne sans compter avec amour et je crois que c’est mon plus grand bonheur !
        Faire avec amour ! Quand le découragement me frappe (oui, çà arrive!) je me pose, dans le silence, le temps qu’il faut et je « replace » mes priorités dans le bon ordre. Et puis, je redémarre beaucoup plus calmement et çà marche !!!
        Mon père : un malheureux qui ne sait pas ce que c’est que l’amour. J’ai renoncé à essayer de l’aider lui….! Cela reste une relation superficielle et je reste joignable. Mais je me ferme dès qu’il est « méchant » dans ses propos et il ne m’atteint plus….!
        Nous sommes tous pleins d’idées pré-concues, des principes, des « règles » …….
        Aujourd’hui, je prends le temps chaque jour de me poser 20 minutes avant de commencer ma journée. Quand j’agis, je me pose la question « pourquoi ? »  » le fais-tu par amour » « as-tu envie de faire çà ? » « as-tu envie de dire çà » , ou encore « ce que tu vas dire, est-ce intéressant pour celui à qui tu vas le dire? »………..très souvent, je me tais alors, et j’écoute l’autre. Et très souvent je remarque que l’autre est heureux de parler et la discussion devient « utile » et riche….! non pas que ce que je voulais dire ne l’était pas ! Mais mon interlocuteur n’était pas prêt à m’écouter lui !
        Bref en conclusion, je remarque qu’en cinq ans………….on change beaucoup !!!! Je vois la vie de façon plus sage je pense et ma philosophie de la vie est beaucoup plus zen !!! Et j’en suis fort aise !!!!
        Merci

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    2. Edith

      ce n’est pas normal d’avoir des caprices qd on est en bonne santé : je pense qu’on a droit aux caprices qu’on soit en bonne ou en mauvaise santé; la question n’est pas claire ….et je ne savais pas quoi répondre :
      « oui….ce n’est pas normal d’avoir des caprices qd on est en bonne santé »
      « non…ce n’est pas normal d’avoir des caprices quand on est en bonne santé »

      dans les deux cas ma réponse ne me satisfaisait pas…….
      suis-je tordue ou est-ce la question ?
      merci
      edith

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      1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

        Hé bien en ce qui me concerne je dirai non, car cette affirmation est fausse. Mais je vous concède que la question est tordue !

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  2. CARRIÈRE

    Bonjour,
    je suis très surprise du test, c’est très intéressant et renseigne en quelques clic sur le fond de notre personnalité de façon très concrète, moitié de bonnes réponses, significativement j’ai encore du boulot sur la planche pour améliorer ma perception et affiner le soin que je me porte à moi-même. L’année 2009 aura été une cheminement de remise en question nécessaire et de travail d’amélioration, je prenais l’eau… merci de votre mail et je reprends l’année avec une soif de connaissance, au plaisir d’apprendre en vous lisant encore, très bonne année 2010 pleine d’harmonie d’enrichissement et de plaisir de vivre… margot

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  3. Katharina

    Merci, pour votre nouvel article.
    Bonne année à vous et merci pour l’aide à la réflexion et l’aide tout court que vous m’apportez.

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  4. Christelle

    Bonsoir,
    J’ai répondu au test et mon score est de 8 sur 10, j’hésite encore sur les questions :
    « L’autonomie, c’est le fait de répondre à tous ses besoins. »
     » C’est normal de vouloir rendre service. »
    Ce n’est pas toujours évident… mais j’y travaille 🙂
    Merci pour vos bon voeux et recevez les miens tout aussi sincères pour la nouvelle année.

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  5. Viviane

    J’ai fait le test…
    Je dois dire que mes réponses étaient le reflet de la formation que j avais suivi avec vous (comment gérer ses émotions en face d une personne en fin de vie )…
    Formation que j ai beaucoup appréciée et qui m a beaucoup aidée dans mes réflexions . . .
    Merci infiniment
    A bientôt peut être dans le cadre d une autre formation.

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  6. Sandrine

    « Accompagner l’autre » est loin d’être facile, que cela soit par les soins palliatifs, par l’acoompagnement dans les gestes de la vie au quotidien, par les entretiens que l’on peut partager… On ne sort pas indemne de cette rencontre faite de confidentialité, d’humanité… j’ose presque utiliser le terme « amour »… Allez j’ose, on est entre nous. Il n’y a pas de distance à avoir: le chagrin ne s’attrape pas comme un mauvais virus. Il y a juste une écoute, une main, une épaule qui peut réchauffer quand le coeur est gris. Mais moi là dedans, comment fais-je pour me respecter ? ce n’est pas toujours évident de savoir quand je peux être dans l’accomagnement et quand je dois me respecter. Car on ne peut pas être 24h/24 « Super accompagnant », on est aussi femme/homme, maris/épouse, fille/fils, mére/père… et ces rôles-là, ces identités-là sont importantes autant que celui de l’accompagnement.
    Merci pour cette possibilité qui nous est offerte d’échanger en toutes libertés et à très bientôt à travers vos lectures.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Pourquoi le fait de vous respecter vous-même serait-il antinomique avec l’accompagnement ? Il ne s’agit pas de réussir à être 24h/24 un super accompagnant, il s’agit pour un aidant de faire ce qu’il peut sur la base de ses limites. L’accompagnement (comme l’amour) ne peut pas être obligé, il peut être juste librement consenti. Si vous sentez que de poursuivre votre attitude d’écoute bienveillante avec l’accompagné vous empêche de vous respecter vous-même, c’est vraisemblablement que vous êtes dans l’obligation et non plus dans le consentement. Là, chercher ce qui vous contraint de la sorte vous aidera à y voir plus clair en vous et à respecter vos limites.

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  7. mathilde

    et bien disons ke je me suis bien plantée et ce, sur toute la ligne vu ke mon score est nul ! ça me fait penser à ma mère ki ne cesse de me répéter ke si je veux être une (bonne) infirmière, il faut d’abord ke je panse mes maux avant de penser o mots réconfortants ke je peux donner o patient… connaître mes limites afin de ne pas être trop infantilisante… oser dire non quand je commence à dépenser trop d’énergie quand je veux porter la souffrance des autres etc etc… merci pour la clairvoyance de ces propos et de ce site ke je suis depuis bientôt 4 ans (découverte fortuite pendant mes années d’études) la nouvelle conception graphique change et il va falloir prendre de nouveaux repères ! meilleurs veoux à tous et à chacune !

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  8. chantal

    Bonjour

    J’ai découvert votre site par hasard. A la lecture des différents thèmes que vous abordez, j’ai été très touchée par les témoignages qui me renvoient à mon propre questionnement dans la prise en soin des personnes âgées dont je m’ occupe au sein de notre service. J’ai répondu à votre questionnaire et mon score est de 10 sur 10. J’effectue depuis plusieurs années un travail sur moi et c’est la raison pour laquelle je pense mieux me connaître et comprendre que l on ne devient pas un aidant par hasard….pour nous les aidants, il est essentiel de comprendre que pour respecter l’autre il est déterminant de se respecter soi même et connaître ses limites.Être un humain en accord avec soi même en répondant aux valeurs qui nous semblent essentielles ds notre rôle d’aidant, d’ accompagnant.Nous nous occupons pas impunément des patients, ils sont comme un miroir réfléchissant…… Donner donner sans cesse et le moyen le plus évident pour connaître le burn out. Je me remets souvent en cause car je rencontre souvent des patients qui test mes limites et je me questionne souvent . De + en + souvent j’ose dire non. Ma difficulté : travailler avec une collègue qui est dans le pouvoir et la toute puissance de la parfaite « aide soignante » s investissant chez les familles dépassant les limites et en plus vous culpabilise de ne pas vouloir travailler comme elle ! Je prends du recul face à cette personne mais j’éprouve de l agacement …..j’ai tenté de discuter avec elle mais elle n entend pas cette dimension du soin faite ds l’humilité et les limites de notre fonction.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Tenter de discuter avec cette collègue, n’est-ce pas un moyen caché de vouloir la changer… parce qu’elle vous insupporte ? Si vous êtes agacée par votre collègue c’est qu’elle réussit à vous donner mauvaise conscience par ses remarques ou ses comportements… alors interrogez-vous sur ce qui en vous est ainsi touché et si sensible à la culpabilité.
      Je vous invite à lire mon article Le défi de l’aidant.

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  9. Marie

    Bonjour,
    J’ai fait le test et j’ai obtenu 20%, j’ai toujours appris qu’il fallait énormément aider les personnes sinon on risquait de le regretter quand ils ne seront plus là. Et qu’il ne fallait pas se plaindre car on avait de la chance par rapport à d’autre.

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    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Sans doute mais ce ne doit pas être au prix de notre propre équilibre… au risque de le regretter amèrement et d’en vouloir aux personnes de notre propre déséquilibre.

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