10 réflexions au sujet de « Comment aimer les autres ? »

  1. Mélanie

    Cher Renaud,

    Depuis hier je bute sur cette publication donc c’est très très intéressant mais je me retrouve confronté je crois à une croyance cachée tapie quelque part au dessus de ma tête. Je me suis dis peut être que je n’avais pas la bonne définition de l’amour pour la comprendre. Quand je cherche à m’éclairer, voilà ce que je trouve : « L’amour désigne un sentiment intense d’affection et d’attachement envers un être vivant ou une chose qui pousse ceux qui le ressentent à rechercher une proximité physique, intellectuelle ou même imaginaire avec l’objet de cet amour. » ou encore «Avoir pour quelqu’un, quelque chose de l’affection, de la tendresse, de l’amitié ou de la passion : trouver du plaisir à faire quelque chose. » C’est tout de même très proche de la dépendance.

    Nos relations humaines sont de l’interdépendance donc dans le fait d’aimer quelqu’un, il y a une certaine dépendance qui va s’installer. La dépendance saine peut être ? Aimer serait peut être à accepter la dépendance SAINE?

    Malgré tout, lorsque je lis « renoncer à son besoin d’approbation comme à son désir d’être accepté permet de se libérer des soucis qu’on se créé vis-à-vis des autres, et c’est la condition nécessaire pour pouvoir les aimer » pour une fois, je ne comprends pas.

    Si je renonce au fait que je sois approuvée dans certaines de mes actions, pensées, mots ainsi qu’à mon désir d’être acceptée telle que je suis, il ne restera très peu de lien autour de moi et quelques gens. Serait-ce ceux qui reste qui m’aiment vraiment, donc ceux qui se sont libérés des soucis vis-à vis de moi? Comment être alors au quotidien avec les autres?

    Quand je lis que « c’est la condition nécessaire pour les aimer » je me dis alors que je n’aime pas grand monde ou que j’aime mal. Finalement il est difficile de définir ce que je ressens pour les gens autour de moi…

    Mon cadre relationnel aujourd’hui est déjà très épuré par contre je remarque que je passe beaucoup de temps à faire du lien qui parfois devient du temps gâché car le lien n’est pas forcément sain, sérieux, durable, constructif…

    Comment faire la part des choses entre être soi-même (pour ma part, assez lunatique selon mes humeurs et donc agréable quand je suis d’humeur au top et fermée voire sarcastique du style Harley QUINN quand je suis d’humeur patop – personnellement ça me fait beaucoup rire cette double facette et je m’accepte de mieux en mieux mais je me transforme – je fais donc des efforts – avec les autres pour être socialement acceptée), le lien (qui pour moi est le moteur pour vivre de l’amour) et les autres (avec leur spécificité et leur besoin aussi d’être acceptés comme ils sont) ?

    Merci pour cette réflexion!!!

    A bientôt

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Le plus souvent ce que nous prenons pour de l’amour n’est que l’amour du loup pour le mouton : les amants, à travers leur désir se consomment et se dévorent mutuellement.
      Dans le désir on est deux, alors que dans l’amour, on est trois : toi + moi + la relation.
      Dans l’amour on ne pense pas à l’autre pour soi-même, on pense à l’autre pour lui, on le respecte en lui permettant d’être qui il est, sans que ses comportements nous donnent nécessairement satisfaction.
      Ainsi celui qui renonce à son désir d’approbation comme à son besoin d’être accepté, s’ouvre à l’autre tel qu’il est, condition nécessaire pour pouvoir aimer autrement que comme le loup aime le mouton.

      Répondre
    2. Amy

      Est-ce que cela vous aidera (?) ; c’est en tout cas comme cela que je comprends les choses pour ma part :

      1) Il y a « aimer » au sens de « traiter avec amour » (Comme on dit : « Aimer est un verbe d’action »)
      Aimer, traiter l’autre avec amour, traiter l’autre de telle façon qu’il se sente aimé (et c’est bien lui qui décide de cela), faire ce qu’il faut pour qu’il se sente traité avec respect, reconnu comme ayant une dignité, conscience et une volonté propre. Traiter avec amour = je ne fais pas payer aux autres mes émotions, mes réactivités réflexes, mes propres biais et conditionnements.

      2) et il y a « aimer » au sens d’apprécier l’être qu’est l’autre au point de rechercher le temps passé à son contact (relation affective amicale ou amoureuse).

      Dans les deux sens, je ne peux aimer vraiment que si je n’ai pas de dépendance.
      Ma capacité à aimer (traiter avec amour et apprécier le contact avec l’autre) est proportionnelle à mon autonomie, ma guérison, ma sérénité, ma solidité, ma force intérieure, versus ma dépendance, ma vulnérabilité, mes blessures latentes.

      C’est lorsque je n’ai pas d’exigence vis-à-vis de l’autre, lorsque je n’ai pas besoin qu’il produise tel ou tel comportement pour, moi, aller bien (je suis guéri, serein, fort), que je peux 1) le traiter avec amour, et 2) apprécier pleinement sa présence (sans arrière pensée).

      Si j’aime l’autre (j’aime son être, j’ai de la satisfaction à être à son contact), alors je dois tout faire pour l’aimer (= être capable de le traiter avec amour).
      Et je peux d’autant plus ressentir de l’amour, de l’affection, de la gratitude pour la présence de l’autre, le fait qu’il existe (et ai de chances de vivre de l’amour avec lui) que je suis défais de mes dépendances qui se traduisent par des émotions et des exigences vis-à-vis de l’autre, et vis-a-vis de moi-même.

      Mes dépendances (mon besoin d’être apprécié, accepté) me conduisent à …
      – mal traiter l’autre : lui faire payer par mes mots, mes intonations, mes actions, le fait qu’il produise un comportement qui ne me satisfait pas ;
      – mal me traiter, moi : me tendre, me faire faire des efforts, me trahir, m’annuler, me transformer, produire un certain comportement pour être accepté, en fait pour tenter d’obtenir quelque chose de la relation en question, obtenir d’y vivre ceci ou cela, ce que j’ai l’espoir et le besoin d’y recevoir ou d’y donner.

      Donc tant qu’il y a dépendance, il n’y a pas beaucoup de place pour de l’amour. En réalité il y a maltraitance puisqu’il y a tension vers un objectif.

      A la surface des choses, « être soi-même » peut sembler vouloir dire être « cash », se comporter tel que l’on se ressent sur l’instant : « ça c’est moi et c’est à prendre ou à laisser » (agréable, ou fermé et sarcastique selon l’humeur) ».
      Mais « être soi-même » c’est aussi et surtout être au contact de son être, être en vérité avec ce qui est vivant, là, en soi-même pour le laisser venir et se transformer.
      Votre être profond n’est pas lunatique. Il n’est pas cette fermeture sarcastique qui apparait lorsque « ça ne va pas », qui est en fait une part de vous blessée et qui souffre, et l’exprime de cette façon car elle n’a pas trouvée d’autre solution pour l’instant.
      « Etre soi-même » dans ce cas n’est pas tant être « brut de décoffrage » avec les autres (quitte à être fermé et sarcastique et tant pis pour les conséquences), qu’être en vérité au contact de vous-même dans ces moments-là : que vous arrive-t-il ?

      Le « comment alors être avec les autres ? » se résout donc peut-être ainsi : aller rencontrer ce qui se passe en vous dans ces moments de fermeture et de sarcasme.
      Tenter de garder sous contrôle des aspects de soi en présence des autres (ou même en leur absence) n’est une voie ni réaliste, ni fertile.
      Laisser venir et se guérir ce qui est là en vous, et fabrique ce comportement réactif qui revient sans cesse (puisqu’il a sa raison d’être pour l’instant), sera vraisemblablement la clé.
      Alors, votre blessure se guérissant peu à peu, vos réactions de fermeture et sarcasme appaissant de moins en moins, le « comment faire pour être soi-même » sera devenu un non sujet.

      Bon, peut-être un peu long tout ça, mais en espérant que cela aide.

      Merci pour votre message (où je me vois moi il y a quelques temps, et encore un petit peu aujourd’hui même si tellement moins, et qui peut résonner pour beaucoup de gens), et bonne chance !

      Répondre
  2. Chris

    Avant tout Bonjour Renaud et merci pour votre post.
    puis
    Bonjour Amy,
    Je trouve votre réponse très intéressante et aidante aussi.
    Je souhaiterais cependant aller plus loin sur un point précis de votre analyse et pour ce faire me permets de reprendre vos deux passages :
    « tenter de garder sous contrôle des aspects de soi en présence des autres (ou même en leur absence n’est un voie ni réelle ni fertile » : c’est ce que je pense également
    « laisser venir et se guérir ce qui est là en vous, et fabrique ce comportement réactif qui revient sans cesse (puisqu’il a sa raison d’être pour l’instant), sera vraisemblablement la clé » : voulez-vous dire par là qu’il conviendrait de laisser venir et ressentir sa « vulnérabilité » ? Si c’est bien cela, si nous acceptons notre vulnérabilité et la laissons ressortir, serait-elle à ne pas montrer à la personne qui de manière non volontaire surement, aurait déclenché l’émotion (dans la mesure ou ne voudrions pas la blesser) ? Car la vulnérabilité d’une personne se voit …. Si une personne déclenche en nous de manière non volontaire une émotion (cela peut-être de la colère en nous, ou de la tristesse), soit nous la contenons et nous nous retrouvons dans le contrôle même si « acceptons » ces émotions « en nous », soit nous ne les contenons pas et nous risquons de blesser autrui : donc, ou se trouve la clé en réalité, nous ne sommes pas loin, mais nous n’y sommes pas encore … 🙂 (?)

    Bien à vous
    Chris

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      Attention aux confusions possibles, en effet, nous n’y sommes pas du tout !
      A propos de votre partage : « tenter de garder sous contrôle des aspects de soi en présence des autres n’est une voie ni réelle ni fertile. »

      Garder sous contrôle des aspects de soi en présence des autres, s’appelle la « maîtrise de soi-même » et c’est bien évidemment LE moyen qui permettra à chacun d’être en harmonie avec les autres et lui-même. (Ce que ne savent pas les personnes, les moi-je, qui croient que « toute vérité est bonne à dire.)
      La maîtrise de soi est la conséquence de la capacité pour un être humain de ne pas s’identifier à ce que l’on dit de lui. C’est cette non identification qui – par exemple – le rendra capable de ne pas répondre aux agressions des autres (parce qu’il ne leur est pas soumis.)

      Si vous avez peur de montrer votre vulnérabilité aux autres, vous restez soumise à ces autres, vous êtes donc dépendante. (La peur vous empêche de rester fidèle à vous-même vulnérable.)

      Devenir responsable de ses émotions c’est comprendre que ce ne sont pas les autres qui les déclenchent mais notre refus d’accepter ces autres tels qu’ils sont. Si – par exemple – vous acceptez que votre vieille mère vous fasse des reproches quand elle vous en fait, vous n’aurez aucune émotion à l’occasion de ces reproches.
      Accepter l’autre tel qu’il est permet donc d’arrêter de conditionner ses propres humeurs au comportement de l’autre.

      Un mot encore pour y voir plus clair : « contenir son émotion » c’est en effet la contrôler et c’est parfaitement juste. Cela doit se faire consciemment et lucidement, comme par exemple dans le cas d’une jeune mère en présence de son petit enfant qui viendrait à apprendre une nouvelle susceptible de la mettre en colère où de la rendre triste : il est parfaitement approprié de sa part de se contrôler pour ne pas mettre à mal son enfant incapable de comprendre ce qui arrive à sa mère (plutôt que de lui expliquer pourquoi sa maman est en colère ou triste, ce qui ne le regarde pas.) En encombrant les enfants de leurs propres émotions, les parents les abusent parce que les enfants sont des éponges émotionnelles, (c’est ce qu’ont fait le plus souvent nos parents avec nous et c’est pour cela que nous sommes si souvent tellement réactifs avec eux.)

      Contrôler son émotion consciemment est donc parfaitement juste et nécessaire (et permet entre autre de vivre avec les autres. Imaginez ce que serait le monde sans le contrôle de soi !)

      Ce qui est dangereux pour soi-même n’est donc pas le contrôle mais le refoulement des émotions chez des êtres humains inconscients de ce qu’ils vivent parce qu’ils sont la proie du dressage qu’ils ont subi.

      Répondre
    2. Amy

      Bonjour,
      Lorsque j’évoquais le « chercher à contrôler des aspects de soi » en en disant que c’est une « voie stérile », je parlais de refoulement (merci Mr Perronnet pour la précision sur ce mot ; et tous les compléments par ailleurs, qui clarifient bien.).

      Dans mon expérience : garder mon self-contrôle pour ne pas faire payer à l’autre la colère (ou autre) que je ressens à un temps T est important. Mais ce que je cherchais à dire est qu’il ne s’agit pas que ce contrôle momentané se transforme en un couvercle mis sur ce que l’on ressent ad vitam eternam (car là, voie stérile et même plus : la garantie que se reproduise toujours la même chose). Au contraire, il me faut, de mon côté et une fois que c’est possible, m’occuper de moi et de ce qui m’habite, pour le guérir. Et là ce n’est pas une logique de contrôle, mais d’accueil de soi-même.

      D’où viennent ces réactions émotionnelles, ces colères qui font que je fais payer à l’autre mon propre mal-être devant le fait que les choses ou lui-même ne sont pas comme elles/il devrai(en)t ; ces tristesses/détresses qui me handicapent en m’ôtant parfois littéralement mes ressources et me rendant dépendant de l’autre ; ces peurs qui me figent et me font m’inhiber et m’annuler, me trahir, au contact de l’autre ?

      Pour ma part, lorsque je me retrouve prise par une réaction conditionnée de cette nature, handicapante (= je constate que je ne suis plus moi, adulte, aux commandes avec mes ressources ; au contraire je suis envahie par mon émotion qui me « déborde » – et c’est bien pour cela qu’elle peut déborder sur l’autre), je m’arrange pour essayer de conserver un comportement modéré et ajusté au mieux aux nécessités de la situation au contact de l’autre sur le moment, puis, dès que j’en ai l’opportunité (c’est à dire une fois seule) je laisse venir ce ressenti qui est là en moi (peur, tristesse, colère), et ce que cela me rappelle de mon passé. Je retombe (naturellement) toujours sur des traumas et manques affectifs chroniques de mon passé d’enfant. Je peux alors les laisser se transmuter et je repars plus forte. Ce qui se passe dans ces moments-là est un mélange de vécu émotionnel dans le corps et de compréhension intellectuelle, qui s’alimentent/se répondent mutuellement.
      Si cela vous intéresse vous pouvez aller voir du côté de la transmutation émotionnelle de Yann Thibaut. (cf. aussi Peter Levine, etc.)
      C’est une expérience intéressante à vivre de se voir évoluer de la sorte, se renforcer (retrouver sa force, sa stabilité) en guérissant petit à petit de ses fragilités, de ses blessures enfouies.
      On se constate alors être différent dans la vie de tous les jours, sans effort, sans nécessité de dominer ce qui apparait en soi tout simplement car de moins en moins de réactions émotionnelles apparaissent puisque leurs causes sont guéries.

      En tout cas voilà où j’en suis et ce que je voulais exprimer : contenir mes réactivité émotionnelles, oui, mais ensuite, impérativement, m’occuper de tout ce « contenu ». La clé n’est donc pas tant dans la « gestion » de relation à l’autre (mais c’est important et c’est là où s’exprimera mon évolution) que dans ma relation à moi-même, mon travail avec moi-même, pour quitter le refoulement et aller vers l’accueil de ce qu’il y a en moi et la guérison.

      La vulnérabilité est une partie de notre nature profonde : nous pouvons être touchés car nous ne sommes pas des pierres mais des êtres sensibles. Etre détendu au moment d’être vu dans sa vulnérabilité, se laisser voir touché sans que cela fasse naître un réflexe de contrôle pour apparaître autrement que ce que l’on est, est la vie pure, la force de celui qui ne porte pas – ou ne porte plus -, en lui, d’objectif conditionné, de tension issue de son passé, à être autre chose que ce qu’il est. (sans en faire porter la responsabilité à autrui).

      Répondre
      1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

        Oui, il est très important de ne pas confondre « maîtrise de soi » et « refoulement » qui n’est que l’automatisme des personnes qui ignorent tout d’elles-mêmes et vivent dans la peur. Bien souvent on croit maitriser alors que l’on refoule.

        Pour découvrir pourquoi vous êtes envahie par une émotion qui vous déborde, il existe un moyen très simple : vous tourner vers ce que vous refusez pour apprendre à l’accepter (puisque l’émotion est toujours le conséquence d’un refus.)
        Dire que les causes de nos réactions émotionnelles sont nos traumatismes passés n’est pas tout à fait juste, il faut aller plus loin donc rechercher la cause de notre émotion « aujourd’hui ». À ce propos je vous invite à lire : Peut-on se libérer des pensées.

        Répondre
  3. Chris

    Bonsoir et merci Renaud pour vos précisions précieuses.

    Il me reste cependant toujours cette question concernant le comment faire exact, je m’explique : si je trouve :
    – si juste que : « Garder sous contrôle des aspects de soi en présence des autres, s’appelle la « maîtrise de soi-même » et c’est bien évidemment LE moyen qui permettra à chacun d’être en harmonie avec les autres et lui-même »
    – et de plus, si je « souhaite » avec force garder le contrôle

    il n’empêche que mes émotions intérieures si elles apparaissent seront senties par l’autre personne car elles me traverseront et me feront subitement changer mon visage qui va plus ou moins se crisper ou devenir triste, un trouble va apparaître …
    Est-ce peut-être cela que veut dire « montrer notre vulnérabilité à l’autre  » ? ne pas cacher son trouble quand il se présente ?

    Il ne resterait qu’à retrousser ses manches et à se battre : pour que le trouble n’y soit pas, la solution : devancer les « pensées automatiques et habituelles » qui soumettent et hypnotisent, en les maitrisant et en les changeant (ce qui demande une grande vigilance, lucidité et rapidité les trois en même temps et de suite) par des pensées de fidélité à soi-même (je suis, et je ne suis pas l’autre, l’autre est en droit d’être qui il est) … oui … mais cela est si difficile lorsqu’il existe des liens d’attachement, l’attachement … pour ce qui me concerne, je cale ici

    Répondre
    1. Renaud Perronnet Auteur de l’article

      La première chose à accepter de vous-même si vous êtes troublée, c’est d’être troublée. Quel autre choix avez-vous ?
      Je crois que tant que vous chercherez à comprendre les situations avant de les accepter, vous resterez dans une impasse. Vous cherchez à les comprendre pour les contrôler parce que vous en avez peur, et c’est cette peur qui vous oblige à renoncer à vous-même et à ce que vous êtes qu’il vous faut rencontrer.
      Vous ne pouvez pas faire l’économie d’un véritable travail de connaissance de vous-même (donc une mise à jour des causes de vos émotions, des attachements auxquels vous restez identifiée), qui vous permettra de commencer par accepter les choses telles qu’elles sont, pour après coup les comprendre.

      Répondre
  4. Chris

    Oui c’est très juste ce que vous dîtes, tant pour le « vouloir contrôler les situations », que pour la peur qui est à l’origine du contrôle.

    La peur est présente parce que la cause des émotions n’est pas entièrement identifiée, elle n’est pas claire.

    Merci pour ces précisions qui me sont d’une grande aide car je n’avais pas vu les choses à premier abord sous cet angle là.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *